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Accueil du site > Actualités > Religions > Individualisme et religion : entre pouvoir de consommation, pouvoir du (...)

Individualisme et religion : entre pouvoir de consommation, pouvoir du peuple et nécessité éthique

Toute communauté n’existe que par ce qui relie ses membres. Le terme de religion exprime, littéralement, cette nécessité de cohésion. Mais quelle réalité concrète correspond à ce sens littéral ? La question, d’une très grande importance, a suscité, et suscite encore aujourd’hui, tant de débats que notre Bibliothèque nationale elle-même ne saurait en traiter tous les aspects. C’est énoncer, d’emblée, les limites du présent article. Mais, bon : versons, tout de même, notre modeste obole sur le forum, en espérant que chacun n’oublie jamais le relatif, comme je le fais, de son point de vue...

Il semble évident, en première analyse, que le sens commun du mot religion soit singulièrement restreint, de nos jours. « Ensemble de croyances et de pratiques ayant pour objet les rapports de l’homme avec le sacré ; foi, conviction », voire « obligation (se faire une religion de) » : le caractère de cohésion communautaire n’est plus, directement, exprimé, du moins en France, induisant l’idée, quasiment inverse, que la religion, c’est affaire intime, personnelle. On connaît le débat et le contresens n’est pas fortuit. Il a une histoire, douloureuse, des Cathares, béguins et béguines, aux protestants, juifs et autres libre-penseurs, dont il faudra probablement évoquer, une nouvelle fois, les rudes chemins de croix.

Qui ne croit en rien est déjà convaincu de la suprématie du doute. L’athée rationaliste a foi en la science. L’épicurien, en sa discipline. Bref, « chacun voit midi à sa porte », concédant, plus ou moins activement, à autrui ce qu’il suffit de connivences pour satisfaire l’autre besoin, vital, de relations humaines. On s’organise en cercles, apparemment concentriques (soi-même), et pourtant, souvent sécants (l’autre, donc, en focale ?) : famille, amis, voisins, collègues, partisans, coreligionnaires, nationaux, etc. Qu’y échange-t-on ? Des valeurs, assurément, chacun comptant bien s’y enrichir, s’en habiller de cap en pied, « Il fait si froid, dehors » (Edith Piaf). Mais il faut bien le reconnaître : ces valeurs que nous manipulons, diversement, en fonction de la multiplicité de ces liens, forment, dans leur ensemble, une drôle de bouillabaisse. En dépit de nos déclarations, parfois monolithiques, et d’autant plus pathétiques, nous devons assumer une pluralité de sens, souvent contradictoires, paradoxaux, sinon incohérents.

Rares sont ceux qui s’en délectent, la plupart ne s’en préoccupent guère, braillant, à l’occasion, quelques slogans réducteurs, censés refondre l’unité communautaire. Les très saintes Liberté, Sécurité, Démocratie, Science et Évolution, seraient ainsi les cinq piliers, incontournables, de cette religion nouvelle, où devraient s’araser toutes les particularismes des diverses communautés du monde. La proposition serait, certes, séduisante - du moins, pour une nécessaire et suffisante majorité numérique - si ne s’y cachait un maître autrement despote : le Profit, en ses somptueux dessus : Pouvoir, Richesse, Volupté ; et en ses sombres dessous : Crime, Injustice, Perversion. Sans odeur, l’argent désodorise tout, relativisant, sous sa coupe, les très saints piliers sus-nommés. Arasements sur arasements, les concepts, dès lors, se vident vite. Un exemple, presque au hasard : les multinationales et autres lobbies ne se présentent jamais au suffrage des électeurs, ils ont leurs candidats, variés, et les décisions de nos élus en portent, banalement, le poids.

« Je suis Européen, je m’appelle... - Non, monsieur, êtes-vous assuré social ? Avez-vous une complémentaire ? Y cotisez-vous régulièrement ? La loi vous autorise, en conséquence, à vous installer, librement, sur un quelconque territoire de l’Union. Vos papiers sont périmés ? N’oubliez pas la norme des photos d’identité : de la pointe du menton à la racine des cheveux ; et veillez à fixer correctement l’objectif, le regard droit - Mais je louche, madame ! - Ah, monsieur, c’est l’Europe ! Faites-vous soigner ! Vous êtes bien assuré social, n’est-ce pas ? » On découvre ainsi, avec stupeur, colère, lassitude, ou résignation, c’est selon, combien le champ de la liberté humaine se restreint, chaque jour davantage, là où cette même liberté est posée, ironie du paradoxe, en principe absolu. D’autres l’ont noté avant nous : la domination de la « chose marchande » sur la « chose politique » ne s’est inscrite, dans le discours social, qu’avec l’écriture d’un droit laïque, aromatisé ou non de concepts religieux. Le malheur, sans doute, du peuple, tient à ce que la sécurité des quelques miettes de profit que lui concède le grand capital lui semble, aujourd’hui, préférable à ce qui a toujours fait sa force : l’union.

Or, le système dominant actuel se révèle, globalement, c’est-à-dire à l’échelle de la planète, violemment anti-populaire. Le modèle de développement occidental, construit sur la prolétarisation de ses masses laborieuses et sur l’asservissement des communautés extérieures à son « économie-monde » (F. Braudel), n’est pas exportable, sinon à créer d’épouvantables déséquilibres économiques, écologiques et sociaux, manifestement insupportables. La multiplication des conflits, en dehors de l’œil du cyclone (Europe, Amérique du Nord, Australie, etc.) n’est pas, exclusivement, une expression de ces déséquilibres, elle est, beaucoup plus subtilement et méthodiquement, la prévention de leurs extensions. Non seulement le désordre extérieur valorise et justifie l’ordre intérieur, mais encore sa gestion dynamise l’activité industrielle de celui-ci, tant dans le domaine de la destruction (armement) que de la reconstruction (enjeu politique désormais majeur au Liban, par exemple). Nous l’avons souligné ailleurs : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est en dizaines de millions de victimes - peut-être aujourd’hui centaine de millions
- que se chiffre le coût humain de cette folle stratégie.

Folle, mais pas irréfléchie. Elle est le fruit de cogitations spécialisées, consécutives à la crise de 1929, et en vigueur, aux USA, depuis au moins 1935. On a beaucoup parlé du « New Deal » du démocrate Roosevelt, sans guère insister sur un des aspects les plus troubles de sa politique : le développement, massif, de l’industrie de l’armement, bien avant l’entrée des USA dans le conflit (1942). Dès lors, l’entité-phare de l’économie-monde ne cessera d’avoir un ennemi potentiel, entretenant, un peu partout, suffisamment de conflits localisés pour soutenir son activité militaro-industrielle. Cela fait soixante-dix ans que cela dure, des milliers de milliards de dollars en jeu, et le constat des « néocons » s’appuie sur la continuité de ces investissements, désormais pratiquement « organiques », pour justifier leur politique actuelle.

« Néocons » ne signifie pas, en dépit du raccourci évocateur et du profil de leurs leaders, parfaits imbéciles. Leurs choix, dont on vient de voir qu’ils sont inscrits dans une perspective beaucoup plus large de « développement », impliquent l’entretien de projets « radicalement » autres. Sans insister, ici, sur le financement, probable, parfois avéré, des oppositions extrémistes et / ou désespérées, intéressons-nous, plus particulièrement, à ces entreprises, si généreuses, de promotion sociale de la planète. On y respire un peu mieux et s’y entendent les doux sons des sacrosaints qui sifflent sur nos têtes. Ah, la liberté, « chèrement » conquise, des peuples ! Ah, la sécurité alimentaire, « scientifiquement » assurée, désormais, grâce aux OGM ! Ah, la promotion de la femme, enfin citoyenne, au sein de démocraties plus ou moins retardées ! L’humanité est, à nouveau, en phase évolutive, après tant de siècles invaginés ! Et cependant, on s’accorde à reconnaître, entre la poire et le fromage, qu’il y a des choix restrictifs - pénibles, ma chère amie - qu’il convient d’assumer ; je veux dire : à faire assumer...

C’était l’exacte discussion de la réunion de septembre 1995, à San Francisco, d’un cénacle de quelque « cinq cents hommes politiques, leaders économiques et scientifiques de premier plan » (J.-C. Michéa, dans L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes - Castelnau-le-Lez - Climats - 1999), en vue de conformer leurs vues sur la conduite du troisième millénaire. Considérant, d’emblée, que « 20 % de la population active du monde suffiraient à maintenir l’activité économique de la planète », ils étudièrent la question de la gouvernabilité des 80% restants d’humanité, surnuméraires du point de vue productif. On retint, en fin de compte, pour concluante, la proposition de Zbigniev Brzezinski (ancien conseiller de Jimmy Carter, et fondateur, en 1973, de la « Trilatérale », une des sphères d’influence les plus impénétrables du monde capitaliste, où s’est distingué, notamment, un certain Huntington), visant à développer « un cocktail de divertissements abrutissants et d’alimentation suffisante, permettant de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète ». (cité par H.P. Martin et H. Schuman, dans Le piège de la mondialisation - Solin - Actes Sud - 1997).

Sur une économie mondiale de 30 000 milliards de dollars, 24 000 milliards sont générés dans les pays développés. Traduit en pourcentage, cela veut dire que 20 % des humains (en réalité, beaucoup, beaucoup moins) contrôlent 80 % des richesses. Les trois milliardaires les plus riches du monde ont une fortune supérieure au PIB total des 48 pays les moins avancés, qui totalisent une population de près de 600 millions d’habitants. Un humain sur quatre « vit » avec moins de 1 $ US par jour, à la fin de l’année 1999, et un sur deux, avec moins de 2 $ US par jour. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) estime que les gouvernements d’Afrique sub-saharienne versent, aux créanciers du Nord, quatre fois ce qu’ils investissent pour la santé de leurs populations. Une centaine de sociétés transnationales, ayant, toutes, leur siège dans les pays fortement industrialisés, sont, à elles seules, le moteur de la mondialisation de l’économie. 70% du commerce mondial se négocie dans le cadre des transnationales, ou entre elles. Elles génèrent 80% des investissements étrangers directs et possèdent un cinquième de tous les avoirs détenus par des étrangers. Cependant, elles emploient moins de 3% de la main-d’œuvre mondiale. (Sources : PNUD, Rapports, 1998 et 1999, sur le développement humain, Coalition œcuménique pour la justice économique (Canada), Rapport sur économique X #3, 1999).

Ainsi s’appesantit le constat d’une fracture institutionnalisée de l’humanité, déjà projetée, par la domination en cours, sur le millénaire à venir. D’une part, des démocraties avancées, concernant 25 % de la population mondiale, où la religion, affaire strictement personnelle, ne serait plus qu’un moment de la consommation. D’autre part, des démocraties retardées, régissant trois terriens sur quatre, où la religion garderait, le plus souvent, son statut d’agrégation sociale, animant, notamment, la plupart des réseaux de solidarité communautaire. Le constat est avéré. A l’exclusion, éminemment notable, de la Chine où seulement trois habitants sur dix se disent adeptes « pratiquants » d’une religion, le rapport est, en moyenne de huit sur dix dans les pays du Sud (avec des pointes, en Inde et en Afrique, dépassant les neuf sur dix). Outre le fait que la Chine est, géographiquement - peut-être bientôt : économiquement - presque à moitié un pays du Nord, il s’y entretient, en deçà des miasmes maoïstes, un rapport traditionnel très particulier avec l’Absolu, sur lequel il nous faudra, probablement, revenir au cours du débat. Quant aux pays dits développés, si l’athéisme semble encore minoritaire, la pratique religieuse régulière, toutes religions confondues, ne touche guère plus d’un habitant sur cinq.

Or, ces blocs ne sont évidemment pas étanches. Des courants migratoires, variés, entretiennent des transvasements culturels notables, générateurs de multiples remous. En filigrane de ces interférences, obnubilées, en apparence, par des considérations idéologiques - islam et laïcité, par exemple - transparaît une lutte plus triviale. Il y a ceux qui cherchent une alternative au système actuel, et ceux qui, au contraire, s’y opposent. On retrouve ici la classique lutte de classes, à ceci près que celle-ci ne fait plus guère recette au sein des masses populaires occidentales, surtout préoccupées par la conservation de leur niveau individuel de consommation. Hormis un quarteron d’altermondialistes - courage, monsieur Bové !
- qui tentent, désespérément, d’occuper le créneau, il semble bien que le laboratoire des idées sociales pour une autre planète soit désormais transféré dans les pays du Sud. Avec une conséquence majeure : le religieux y occupe, et y occupera de plus en plus visiblement une place centrale. A moins de générer un formidable renversement de valeurs, persuadant les masses actuellement privilégiées, à l’échelle de la planète, à une réduction, drastique, de leur consommation journalière individualisée, les idéologies laïques vont, irrémédiablement, se retrouver en position réactionnaire : étonnant paradoxe dont on devrait entendre, au cours du présent débat, quelques bruyantes pétarades...

Réduisons-en le volume en évoquant une autre éventualité, qui semble le dernier cheval de bataille du modèle occidental : celle de mutations technologiques suffisamment explicites pour repousser, d’une manière significative, les actuelles limites économico-socio-écologiques du développement mondial. L’exploitation d’énergies, de matières premières, voire d’habitats, extraterrestres, l’optimalisation du bilan énergétique des activités humaines, voire planétaires, le contrôle écologique des cycles de production ; le recours massif aux biotechnologies constituent les fers de lance de cet espoir prométhéen, qui entretient, en revanche, un potentiel, formidablement accru, de dangerosité. Car avec ces orientations, les capacités de nuisance technologique touchent aux fondements mêmes de l’Univers, et de terrifiants déchets des manipulations atomiques et subatomiques s’ajoutent les incertitudes irréductibles liées aux manipulations génétiques, et aux conséquences des interférences entre (éco)systèmes naturels et artificiels. Plus que jamais, se posent les questions du sens et de l’éthique. A l’instar des fondements épistémologiques d’un Joël de Rosnay (notamment : Le macroscope : vers une vision globale, Paris, Seuil, 1977 ; L’homme symbiotique : regard sur le troisième millénaire, Paris, Seuil, 1997), le modèle occidental doit, impérativement, dépasser la vision fragmentée du réel qui fit, jusqu’à nos jours, l’ordinaire de son pouvoir sur la matérialité du monde.

Or ce dépassement ne semble avoir que deux issues conceptuelles. En un, la dilution « totale » du sens, en une relativisation indéfinie des valeurs et des signes, justifiant, jusqu’à l’absurde, les pires errements technologiques et politiques. En deux, son recentrage sur un approfondissement du religieux. Holà, messieurs de l’athéisme, du calme dans l’hémicycle ! Entendons-nous bien sur les mots. Le religieux dont il est question ici, c’est ce qui relie et transcende, ce principe fondamental que l’on peut, bien évidemment, saisir par la queue ou la trompe, l’odorat ou le toucher, l’expansion ou la contraction, l’affirmation ou la négation, la déité ou le Tao, la parole ou le silence... La question n’est pas d’en définir une impossible « forme uniforme », mais d’en reconnaître, enfin, la nécessité. Discuterons-nous de la proposition hégélienne sur l’impérative relation, selon lui, entre le réel et le rationnel ? Peut-être, encore une fois ; mais soyons, déjà, tous certains de ne jamais pouvoir en achever, ne serait-ce que le tour... Ce qui importe, en cette reconnaissance, c’est le dépassement, soudain possible, soudain impératif, de la fracture institutionnelle que nous impose un système moribond. C’est peut-être en ce sens qu’il faut entendre la fameuse intuition de Malraux sur ce XXIe siècle, qui «  sera spirituel, ou ne sera pas », ou bien encore le cri de Rimbaud : « Nous allons vers l’Esprit ! C’est certain, c’est oracle ! ». Et cependant, permettez-moi de conclure par un trait de foi, dont les plus fins d’entre vous entreverront, probablement, l’humour : c’est bien Dieu, certes, qui est Le Savant.



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172 réactions à cet article    


  • miaou (---.---.147.40) 11 septembre 2006 10:46

    Il est banal de constater que la sécularisation a entraîné l’apparition d’un manque, qui n’a pas été comblé par les idéologies modernes. Ces temps-ci, il existe même une sorte de nostalgie du religieux, voire une tendance lourde à vouloir réhabiliter le religieux, sans forcément passer par les religions (Luc Ferry, Regis Debray...).

    Mais une des lectures les plus pertinentes me semble être celle de René Girard ; ce dernier, à partir d’un axiome apparemment très simple (le mimétisme, c’est-à-dire le fait d’imiter), arrive à construire une sorte de théorie de la culture assez complexe ; le sacré (ou le religieux) y occupe une place centrale, en tant que canalisateur et régulateur de la violence mimétique inhérente à l’homme (car à force d’imiter le désir d’autrui, on entre en conflit avec lui ; puis, par effet boule de neige, la société peut être au bord de l’implosion). Les religions archaïques proposaient comme exutoire le lynchage ou le sacrifice humain (ex : lors de l’arrivée de la peste sur Thèbes, Oedipe, son roi, est injustement accusé de parricide et d’inceste). Mais très progressivement, une prise de conscience de l’injustice de ce procédé se fait jour (toute l’histoire du judaïsme en témoigne), qui culmine avec le christianisme : révélation de la supercherie, la victime sacrificielle est effectivement innocente.

    Cette théorie, esquissée ici à gros traits (elle est en fait bien plus subtile), est très puissante ; elle a des implications profondes en critique littéraire, anthropologie, économie, théologie... Elle est cependant assez mal considérée en France (devinez pourquoi), malgré la consécration de son auteur à l’Académie française.


    • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 11:32

      Précision : René Girard est un fervent catholique. Ceci explique en grande partie cela...


    • Antoine Diederick (---.---.170.226) 20 septembre 2006 18:43

      @ miaou

      "révélation de la supercherie, la victime sacrificielle est effectivement innocente.

      Oui c’est en partie ds la pensée chrétienne, ce n’est pas rien et pas tout non plus. Disons aussi que cette thématique est reprise ds les théorie de psychothérapie.

      D’autre part, cette thématique propose de sortir des archaismes.


    • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 11:19

      Très habile plaidoyer islamiste à la sauce tiers-mondiste. On dirait du Tariq Ramadan. Puisque l’auteur cite Malraux, je le fais aussi :

      André Malraux sur l’Islam en 1956

      La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.

      C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. À l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam.

      En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis “musulmane”, je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard !

      Les “misérables” ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution.

      Quand à Dieu (en l’occurrence Allah) « Le Savant » de l’Intelligent design (quelle corânerie, mort de rire), lisez ceci pour vous faire une opinion.


      • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:02

        J’ajoute que l’auteur, qui n’est qu’un propagandiste islamiste planqué derrière un mur de pseudo-références culturelles occidentales pour amuser le gogo, se rend coupable d’une très grave erreur historique (ou d’une crapulerie islamiste, au choix) en suggérant que Roosevelt aurait été complice du « complexe militaro-industriel » étasunien. C’est une insulte à sa mémoire, lui qui s’en inquiétait de manière visionnaire. Voici ce qu’il disait sur ce sujet dans son discours d’adieu à la Nation du 17 janvier 1961 :

        « Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble ».

        Texte complet ici.

        C’est quand même autre chose que les appels au meurtre qui pulullent dans le Coran.


      • Le furtif (---.---.160.140) 11 septembre 2006 18:17

        @ Marsupilami

        =============================================================== Roosevelt aurait été complice du « complexe militaro-industriel » étasunien. C’est une insulte à sa mémoire, lui qui s’en inquiétait de manière visionnaire. Voici ce qu’il disait sur ce sujet dans son discours d’adieu à la Nation du 17 janvier 1961 :

        ============================================================

        Qui , dites-vous a fait ce discours à la nation, en 1961 ???

        Merci


      • (---.---.186.48) 11 septembre 2006 21:22

        « C’est quand même autre chose que les appels au meurtre qui pulullent dans le Coran. » smiley

        Comparer un discours de 1961 à un livre de 0600 A.JC, il faut le faire et il n’y a que marsupilamislamophobe pour le faire...

         smiley


      • Antoine Diederick (---.---.168.8) 20 septembre 2006 22:57

        @(IP:xxx.x49.186.48) le 11 septembre 2006 à 21H22

        oui cette comparaison n’est pas trop valable mais si on s’intéresse au processus décrit par Roosevelt qui voudrait que la démocratie basée sur l’adhésion citoyenne soit courcicuitée par la montée en puissance des complexes militaro-industriels ou mme par des multinationales dont les activités sont stratégiques (pétrole par ex.), nous pourrions aussi nous imaginer que des religions matinées plus du désir de réalisations matérielles et dominantes veuillent imposer non plus un vision du monde spirituelle mais temporelle. Dés lors, le processus serait peut être le mme et ceci au dépend de la Démocratie et de l’Etat tel que nous nous le représentons en Démocratie.


      • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 11:48

        Encore du délire anti américains. Jamais vous ne vous fatiguez ? Les américains ne sont en rien responsable de la paresse des gens du sud, et les 50 millions de morts de la guerre froide, on sait trés bien qui les a fait : les socialistes.


        • zalka (---.---.207.105) 11 septembre 2006 12:15

          Oui, d’ailleurs, l’autre jour, j’ai vu Mitterand et Krazucky, kalashnikov à la main, donner la chasse aux bourgeois honnête et travailleur à Neuilly.

          Sans déconner, certains commentaires me font penser au film dans le film, « red is dead » dans « la cité de la peur » des nuls...

          « Crève, pourriture communiste ! »


        • (---.---.59.170) 11 septembre 2006 12:36

          Mitterant, le type à la fransisque ? Krazukie, le type qui prenet ses ordre à Moscou ? Le socialisme, 100 millions de mort en version internationale, 50 en version nationale, tout ca, ce n’est rien pour vous ? Les socialistes ont les mains pleines de sang, et ils le savent bien d’ailleur, c’est pour cela qu’ils jouent les péres la morales entre deux discours démago. Nazi ou Itzi, aux chiotes !


        • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 14:25

          Faut pas confondre socialisme et communisme, espèce de troll naze. Et en plus, tes réactions à cet article sont totalement hors-sujet. Normal : c’est du pur trollage de décervelé.


        • parkway (---.---.18.161) 12 septembre 2006 13:40

          « Encore du délire anti américains. Jamais vous ne vous fatiguez ? »

          il ne faut surtout pas s’arrêter ! c’est vital pour la planète et les humains !

          et le problème avec marsu, c’est qu’il ne délire pas !

          c’est vrai qu’il est dangereux... pour les imbéciles !


        • La Taverne des Poètes 11 septembre 2006 12:15

          La religion serait partout ? Oui, certes : la religion du profit, les temples de la consommation, l’idôlatrie de la Laïcité parfois chez certains hommes politiques...

          « Les très saintes Liberté, Sécurité, Démocratie » : la religion LSD (vous croyez que je vous ai pas vu venir avec votre message subliminal smiley)


          • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 13:59

            La photo du Christ qui a été ajoutée est complètement hors-sujet, étant donné que cet article est de la propagande islamiste habilement masquée.


            • (---.---.94.25) 11 septembre 2006 14:08

              Tout a fait d’accord..entre le nihilisme musulman ou la reorganisation tiers mondiste utopiste.... on a l’habitude de ce genre de demonstration...

              Moi a choisir entre le monde musulman ou le monde judeo-chretien... mon choix est fait en tant que athée... y’a qu’a voir dans le monde a quoi ressemble le monde musulman ... l’obscurantisme et la culture retrograde non merci...


            • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:43

              Je cite l’auteur : « Ah, la promotion de la femme, enfin citoyenne, au sein de démocraties plus ou moins retardées ! L’humanité est, à nouveau, en phase évolutive, après tant de siècles invaginés ! ».

              Tout ça pour promouvoir (sans le dire bien entendu, c’est un clone de Tariq Ramadan) le statut de la femme musulmane.

              Si l’auteur ne pratiquait pas la takkiya, il aurait plus clairement intitulé son article : « L’individualisme débile des roumis infidèles contre la Oumma géniale des musulmans », étant donné que c’est exactement son propos non-dit.


            • Hakim I. (---.---.29.67) 11 septembre 2006 15:48

              T’es un grand malade marsu


            • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:59

              @ Hakim

              Dans ma grande souffrance et mon grand malheur pathologiques, j’ai eu la chance de ne pas naître dans la religion musulmane. C’est plus facile de se débarrasser mentalement et socialement du catholicisme que de l’Islam.

              Bon, pour te faire plaisir le retourne prendre mes cachets. Des placebos et je le sais.


            • Ibraluz (---.---.87.36) 11 septembre 2006 20:24

              Je suis bien d’accord avec toi, Marsupilami, pas tout à fait, cependant, c’était couru d’avance, pour les mêmes raisons. Une photo du plus grand lieu de pélerinage au monde - plusieurs centaines de millions de fidèles par an - petite devinette : où exactement dans le monde ? - eût été non seulement plus parlante, mais aussi moins provocatrice, ou récupératrice, selon les points de vue... Mais bon, faut pas non plus un faire un plat ; les administrateurs du site ont, eux aussi, leurs faiblesses...


            • (---.---.186.48) 11 septembre 2006 21:27

              Et qui en plus « Un malade » qui ignore qu’il est malade, comme l’autre nase Adolphosssssssssssss smiley


            • parkway (---.---.18.161) 12 septembre 2006 13:49

              hakim, beaucoup de gens pensent que c’est toi qui es malade !

              Le lavage du cerveau existe et dieu ou allah ne l’a jamais explicité (d’après moi)


            • salem (---.---.87.100) 18 septembre 2006 15:47

              Islam invaginé ? Lis le Dictionnaire de l’Erotisme et tu y verras que la libération sexuelle des espagnols et partant des autres européens « asséxués » par le délire de l’Eglise s’est faite grâce aux mususlmans.


            • salem (---.---.86.24) 18 septembre 2006 15:59

              Quand on a vu les croisades, l’Inquisition et la richesse d’une Eglise qui tire sa légitimité d’un prophète qui n’a laissé derrière lui aucune richesse il est normal pour une personne sage de quitter le Chritianisme. Quand on vu Taj Mahal (une merveille universelle dédiée à l’amour d’une femme) et la protection que les musulmans ont apportés à tous les lieux de culte de Jerusalem on reconnait que Mohamed (PSL) est le digne l’héritier de Jesus (PSL).


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 septembre 2006 14:40

              Le problème de votre vision, plus que conception des choses, intéressante dans telle ou telle de ses pro-positions, est qu’elle fait référence beaucoup plus à une religiosité relationnelle vaguement humaniste, disons à la socialité (ou civilité) pluraliste voire athéologique, quà la religion comme machine coercitive d’unification, voire d’uniformisation morale et métaphysique qui oppose droits de l’individus aux droit de Dieu pour refuser les premiers et assigner les individus à un statut et une pratique socials incontestables.

              La vraie opposition, me semble-t-il, réside entre une religion (socialité) libérale principalement civile, voire athée, juridique, individualiste et réciproque (« Ne pas faire à autrui ce que je ne voudrais pas qu’il me fasse ») et une religion qui entend soumettre les individus à une autorité supérieure (ex : « Dieu est le plus grand » et l’islam, au sens litéral, comme religion de la soumission à dieu).

              Cette opposition est irréductible, mais la violence qu’elle génère tient d’abord à la revendication de l’absolu anti-pluralisme identitaire et fusionnel dont la seconde fait profession. S’il faut critiquer les mauvais usages du libéralisme au point qu’ils apparaisent comme anti-libéraux, il convient, me semble-t-il, de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : les libertés et la laïcité dans un monde de plus en plus ouvert aux échanges entre cultures différentes en évolution permanente exigent d’être défendues comme seules capables d’instaurer des relations moins violemment exclusives entre des hommes appellés par nécessité à vivre les uns avec les autres dans des sociétés et un monde pluralistes.

              Entre l’idéologie d’Al Kaïda et le libéralisme, du point de vue de la réduction de la violence dans le monde, il n’ y a pas photo. La première est intrinséquement liberticide et donc violente et terroriste (ne serait-ce que par le recours à la terreur du fantasme de la punition divine), la seconde ne l’est que par ses perversions corrigibles.


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 11 septembre 2006 14:45

                Il faut lire « à des pratiques et des statuts sociaux incontestables »...Ce va et vient entre textes à éditer et à corriger me perturbera toujours...


              • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:10

                @ Docteur Reboul

                Du haut de ton rationalisme dogmatique, tu n’as pas compris que ce texte était écrit par un islamiste confituré (« la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale », etc.) qui cherche à rouler les infidèles dans la farine. Il pratique avec une mæstria toute coranique l’art de la takkyia (mensonge islamique). C’est tout et c’est énorme, mais comme disait Gœbbels, « plus c’est gros, plus ça passe ».


              • (---.---.94.25) 11 septembre 2006 16:47

                Le rasoir philosphique.....heureusement que certains sont des fonctionnaires de l’education nationale... car dans le marche du travail l’art de couper les cheveux quartre vos zero... et c’est une activité masturbatoire ridicule aux yeux de ces concitoyens.. continue a te prendre au serieux pepere et a croire que tu detiens la verite... le ridicule ne tue pas.....


              • dst (---.---.155.60) 11 septembre 2006 15:33

                m arsupilazam le sioniste quand on etale sa culculture on cite ses sources et references


                • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:49

                  @ L’inculte analphabète

                  Les sionistes, j’en ai rien à branler. Pour Malraux, tout individu cultivé peut retrouver la référence de ce discours. T’as qu’à la chercher. Pour Roosevelt, j’ai mis un lien sur la référence. Retourne à ton album de coloriages. N’oublie pas d’utiliser différentes couleurs, si tu es capable de les reconnaître.


                • (---.---.94.50) 11 septembre 2006 15:43

                  A ceux qui préfèrent le parler simple, je dirai qu’il y a d’autres valeurs que religieuses (et bien plus humaines) pour tisser des liens entre les hommes.


                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 septembre 2006 15:48

                    Par exemple la science, les oeuvres de culture, la langue correctement parlée, le progrès juridique et politique ; d’une manière générale ; l’instruction et les bonnes manières partagées.


                  • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 15:53

                    Hélas toutes ces notions ont des définitions & pratiques très différentes, voire opposées selon les religions... Et les religions continuent à dominer la plupart des habitants de la planète. On est pas sortis de l’auberge.


                  • Christophe (---.---.123.26) 11 septembre 2006 16:28

                    Encore un bien bel article de propagande islamiste. Il y va des organisations extrémistes comme des organisations sectaires que pour faire passer leurs idées néfastes elles se doivent d’avancer masquées. Heureusement notre Marsu veille pour démasquer ces infames « tricheurs » ...

                    Quand même, quelle misère pour une religion qui ambitionne de convertir toute la planete d’en être reduit à la terreur ou au mensonge pour arriver à ses fins ...


                    • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 16:51

                      @ Christophe

                      Vu que l’auteur islamiste de service cite non seulement Malraux, mais aussi Rimbaud, une petite citation d’Arthur :

                      « Le meilleur, c’est un sommeil bien ivre, sur la grève ».

                      Depuis que les islamistes ont interdit l’alcool dans à peu près tous les pays qu’ils régissent, ça doit pas être facile. Et tant pis si ce génial connard de Rimbaud avait plus ou moins sympathisé avec l’Islam au temps de sa dérive post-poétique de marchand d’armes paumé. Mektoub.


                    • Ibraluz (---.---.64.110) 11 septembre 2006 16:33

                      Marsupilami a l’oeil fin, et il aime la confiture, l’animal ! Il est clair, dès le départ - il suffit de lire la présentation de mon pseudo et la fin de mon article - que je suis musulman. Islamiste ? Le mot est devenu un peu trop gros pour mon appétit d’oiseau. Puis-je cependant exister entre « Al Kaïda et le libéralisme », monsieur Reboul (ou Sylvain, à votre convenance) ? Première question.

                      Est-il question de débattre, Marsupilami, sur un sujet ou sur les intentions présumées de l’auteur ? Si vous êtes bien « l’agnostique branché sur le »soi véritable« (peut-être) » rencontré, brièvement, sur le dernier fil de P.Adam, votre parcours m’intéresse beaucoup, il est, en son fond, très proche du mien, pendant, disons 40 ans. Au delà, je diverge notablement, puisque je deviens musulman. Aïe, aïe, aïe... Essayez de ne pas m’insulter pour cette « dérive » de « bateau ivre » - ira-t-on boire à la taverne des poètes ? Il semble s’y boire de fines liqueurs... - et proposons-nous une approche moins tranchante de notre différence manifeste.

                      L’argumentation que je développe n’est « islamiste » qu’en seconde semaine. Elle a un sens direct, universel, qui pose des questions socialement pertinentes. Ne les masquez pas, soyez patient, prenez le temps de répondre à celles-ci, avant de cogner comme une brute, que vous n’êtes probablement pas. Sinon, animal à la queue redoutable, ne m’en veuillez pas si je reste à distance...


                      • Ibraluz (---.---.64.110) 11 septembre 2006 16:48

                        à Courouve

                        « la science, les oeuvres de culture, la langue correctement parlée, le progrès juridique et politique ; d’une manière générale : l’instruction et les bonnes manières partagées ».

                        Ok, on est bien d’accord. Mais comment vous faites, demain, s’il n’y a plus de sécurité sociale ? Comment elle s’organise, la société, quant il s’agit de gérer la survie ? Décalez-vous, un peu, de votre relatif confort franco-français...


                      • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 17:10

                        @ Ibraluz

                        Je t’ai reconnu, tu m’as reconnu. Tout est clair dans l’obscurité de la takkiya. Je ne dialoguerai pas avec toi, parce que je sais que ce serait une pantomime dont tu tirerais habilement les ficelles au nom du tiersmondisme et blablabla. Saches seulement que je n’ai aucune considération, en tant qu’agnostique, pour le matérialisme débile de la civilisation occidentale à laquelle j’appartiens, et aucune sympathie, et que je suis contre, d’un point de vue politique, contre les Busheries actuelles. Sache aussi qu’une authentique spiritualité (libre de toutes ces conneries que sont les religions, surtout l’Islam), est au cœur de mes préoccupations quand j’en ai. Sache enfin que les références culturelles, j’en ai rien à branler. Les petits malins islamistes comme toi, je les connais. Je te dirais même : chapeau, t’es vachement doué. Du trotsko-islamisme de très haut vol. Mais moi et certains autres sur Agoravox, comme Patrick Adam, tu ne nous auras jamais. Nous sommes des experts dans l’art du double-langage islamiste, comme toi.

                        Ceci étant dit, je salue encore une fois ton talent pour circonvenir l’adversaire. Bravo.

                        Un ennemi résolu de l’Islam.


                      • Marsupilami (---.---.188.79) 11 septembre 2006 17:32

                        @ D.W.

                        La fantôme d’Andy War-hole t’a permis de sortir de ta boite-de-con-serve ? L’irréel est plus fort que l’affliction.


                      • zalka (---.---.216.4) 11 septembre 2006 17:35

                        Zut ! J’ai été devancé.

                        Le message de Marsupilami a au moins le mérite d’illustrer une vérité que les athées ont du mal à accepter. Leur croyance (ou plutot leur non-croyance) peut au même titre que les religions , être un moteur de l’intolérance.

                        De même que les intégristes de toutes les chapelles ne rêvent que d’imposer leur foi aux autres, un athée peut vouloir imposer ses idées.

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