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Accueil du site > Actualités > Religions > La première éjaculation d’Adam, acte fondateur de la civilisation

La première éjaculation d’Adam, acte fondateur de la civilisation

Il serait grand temps, surtout pour les croyants, de relire la Genèse avec des yeux non embrouillés par l’imagerie d’Epinal des anciens catéchismes et encore moins avec la vision naïve, au pied de la lettre des créationnistes américains. Car selon une logique qui devrait être évidente pour un vrai croyant, si Dieu est en toute chose, alors il l’est aussi dans une giclée de sperme, même si la première fut l’aboutissement d’un acte de rébellion. Cette réflexion s’adresse donc avant tout aux fidèles des trois monothéismes, car l’athée, l’agnostique peut certes exprimer des considérations métaphysiques et morales sur les origines de l’homme et de la civilisation, mais pour lui, Dieu n’est ni omniprésent ni omnipotent. La particularité du monothéisme est de ne pas admettre que Dieu puisse être faillible, commettre des erreurs et être imparfait comme l’étaient ses homologues de l’Olympe et des Germano-scandinaves. De ce parti pris, il faut donc tirer la conclusion que le Dieu infaillible n’a rien créé au hasard et à la va-vite et que tout a son utilité si ce n’est sa finalité. Ce texte qui ne remet en cause ni l’existence de Dieu ni la Genèse, aurait très bien pu être écrit par un croyant désirant sortir des sentiers battus de la foi.
 
Dieu est donc partout si l’on en croit les textes sacrés. Et ce partout concerne aussi bien les splendeurs de l’art et de la nature que les sécrétions corporelles des humains. Or Dieu possède la fâcheuse idée de s’exprimer à ses créatures par le biais de prophètes et d’un clergé formaté, et ces intermédiaires veulent imposer une morale restrictive en Son nom. Hélas, peu de prêtres suivent en plaisantant Eddy Mitchell sur la sexualité dans son sermon du boogie-woogie avant les prières du soir. Cependant, en toute logique, on ne peut clamer l’omniprésence et l’omniscience de Dieu du début à la fin des temps et même pourquoi pas avant le big bang et après la fin du monde, sans accepter aussi la présence divine dans le pet, l’excrément, la sueur et la menstruation. Pourquoi Dieu aurait-il créé tout cela et pourquoi ne faudrait-il point en parler, ou alors honteusement et à voix basse ? Pourquoi y aurait-il des choses, des aliments et des comportements impurs et interdits qui seraient cependant les créations de Dieu ? Si le porc est une créature divine, pourquoi est-il interdit d’en consommer ? Dieu, si l’on croit en la Genèse, s’est finalement comporté comme un ingénieur motoriste de chez Ferrari ou BMW qui équipe un véhicule qui dépasse les 250 kms/h alors qu’il est au courant des limitations de vitesse sur autoroute. Mais dans ce cas, c’est l’ingénieur lui-même qui impose les entraves à l’utilisation du moteur qu’il a conçu.
 
Donc, si Dieu est l’alpha et l’oméga et qu’il ne peut commettre d’erreur ni être superficiel, en toute logique, un vrai croyant devrait autant louer et glorifier Son nom sacré tant au travers de l’art, de la prière que de ses créations physiologiques. « Et Dieu dans sa grande sagesse inventa le sperme et il permit qu’il se répande en d’onctueuses giclées ». Le Tout Puissant, si l’on veut continuer à l’appeler ainsi, se retrouve autant dans la prière, la Chapelle Sixtine, les lieux saints de l’islam et du judaïsme que dans l’émission d’un étron ou un acte sexuel. Si le croyant doit vivre pour louer Dieu, que ne peut-il le faire en baisant, en pétant ou en chiant !
 
Mais cela est propos d’hérétique qui valurent jadis la lapidation et le bûcher et qui peuvent encore de nos jours être frappés d’une fatwa vengeresse bien que les propos tenus par les hérétiques aient été et soient encore souvent nettement moins provocateurs que ce qui est écrit présentement. Et pourtant, Dieu se retrouve magnifiquement dans l’œuvre de Sade, de Pasolini et dans celle de Salman Rushdie dont le génie donne l’impression d’une communion sacrée. Il semble assurément que la religion n’ait été qu’un instrument de pouvoir aux mains des hommes pour affirmer la domination des plus puissants d’entre eux. Un Dieu sympa et débonnaire, qui lâcherait la grappe à ses créatures ne convient absolument pas à ceux qui ont possédé et qui possèdent encore le pouvoir sur les fidèles. La religion est censée empêcher la révolte et la rébellion contre l’ordre établi, que cet ordre soit divin en accentue encore plus les effets pervers.
 
Mais revenons à Adam à l’aune de la Genèse. Créature unique, né sans nombril car sans mère utérine, Adam semble être apparu sur terre une fois adulte ou du moins physiquement autonome. Car on ne peut imaginer un nourrisson tout seul à quatre pattes dans la nature, Adam, ce n’est pas Romulus et Remus. Et même concernant les fondateurs de Rome, on a du mal à croire en la légende. Lupa en argot latin, c’est aussi la prostituée. Les jumeaux abandonnés nourris au sein par une pute, c’est nettement plus vraisemblable que par une louve, mais c’est beaucoup moins gratifiant pour la Ville Eternelle.
 
Donc Adam se morfond et s’ennuie au paradis, il a déjà le désir de savoir dans un monde où il n’y a rien à apprendre. Et comme Dieu qui n’est pas encore le caractériel plein de courroux qu’il deviendra ensuite, en a pitié, en lui arrachant une côte il lui crée une « copine » appelée Eve, elle aussi sans nombril et probablement née adulte. Car Dieu dans sa sagesse n’aurait jamais confié bébé la première femme à un homme adulte incapable de lui trouver du lait. De plus, même en faisant l’impasse sur l’alimentaire, si Adam avait élevé Eve, il se serait développé une relation proto-paternelle et ensuite, il aurait été difficile d’envisager un accouplement qui ne soit pas de type incestueux. Cette hypothèse biblique qui nous présente un Adam plus vieux qu’Eve semble aussi justifier le fait qu’un homme doit prendre une épouse bien moins âgée que lui et que l’union d’une femme avec un homme plus jeune est donc contre la logique divine.
 
Quand il était seul, Adam vivait dans le jardin d’Eden et n’avait aucune notion de plaisir charnel et de civilisation. Il ne faisait que s’empiffrer de crudités probablement sans assaisonnement. Et il ne faisait encore moins d’effort, tout lui tombait dans le bec, Dieu n’ayant pas encore eu l’idée du travail, des trois 8 et des cadences infernales. A propos de ce dont il profitait, on aurait pu dire rôti dans le bec, mais en tant que premier homme, il devait manger cru, n’ayant pas encore inventé le feu et encore moins le four microondes, si l’on en croit Claude Lévi-Strauss et les anthropologues. Donc notre Adam se prélasse et ne fout rien, il émet peut-être des pollutions nocturnes reflexes durant le sommeil, mais sans fantasme érotique et pour cause, il ne sait rien de la sexualité. Sa première éjaculation consciente, elle aura lieu avec Eve !
 
Si l’on est croyant mais sans prendre le texte sacré au pied de la lettre comme les néo-évangélistes américains, on admet l’évolution développée par Darwin. Dieu peut très bien avoir créé un hominien pas très futé et non d’emblée un homo sapiens sapiens comme vous et moi. Comme Dieu avait autre chose à faire que de lui donner une éducation sexuelle, Adam a dû agir par tâtonnement comme un chimpanzé vierge que l’on met pour la première fois devant une femelle. Et il a du copuler en levrette, comme tout bon mammifère. Eve, de son côté avait dit-on reçu des conseils mal intentionnés du serpent, mais on ne voit pas un reptile sans mains capable de caresser et palper donner des informations sexuelles valable à une humaine. Les zoologistes vous le diront assurément, le serpent n’est pas vraiment connu pour ses orgasmes. Intervient alors l’épisode essentiel de la pomme et de l’arbre de vie, que l’on qualifie aussi d’arbre de la connaissance. On connait l’interdit divin et le fait que les deux premiers baiseurs se sont fait virer du paradis terrestre. Premier coup, pas forcement premier orgasme. Eve y a probablement pris goût à la longue, mais au début, elle s’est probablement dit, « tout ça pour ça » et a de fait considéré le serpent comme un farceur de mauvais conseil. Quant à la colère du Tout Puissant, elle a dû se demander quelle mouche l’avait piqué pour si peu de choses. Ensuite, une fois chassés du paradis terrestre, nos deux protagonistes ont eu tout le loisir d’améliorer et de diversifier leurs performances par l’acquisition de la civilisation qui les caractérisait des autres animaux. Et « la première gorgée de sperme » ne dû pas attendre longtemps après la première copulation. Dieu qui est juif si l’on en croit Serge Gainsbourg et n’en déplaise aux antisémites, est aussi un fumeur de havane, et en se faisant tirer sur le cigare, l’homme se rapproche absolument de Lui. Bill Clinton est donc l’un de ses apôtres éclairés.
 
L’explication purement sexuelle de la fin du paradis terrestre est malgré tout incomplète et erronée, pas besoin d’être un fin exégète des textes sacrés pour en arriver à cette conclusion. En copulant, Adam et Eve font bien plus qu’enfreindre un interdit sexuel. Ils font acte de volonté, ils s’opposent à leur Maitre absolu et veulent se débrouiller par eux-mêmes, donc développer un monde à eux, autonome de la tutelle divine. C’est en quoi on peut parler d’acte de culture et de civilisation dans la première copulation. Car Dieu probablement a initialement voulu créer un couple de niais pas trop intelligent qui serait resté éternellement à cueillir des fruits sans lui créer de problèmes. Pour l’accomplissement de l’homme et la rémission de ses fautes il faut à la fois un acte fondateur, le premier coït et sa culpabilisation. Sans la « faute » d’Adam, point de connaissance et le sacrifice sur la croix pour la rédemption des humains devient alors inutile et totalement sans fondement. Adam, puis Judas sont donc indispensable à l’accomplissement de Dieu.
 
Le premier acte sexuel peut donc être à la fois assimilé à un acte de rébellion et à un acte de connaissance, donc de civilisation. Par la rébellion, l’homme raisonne et peut donc penser et créer, il sort de l’animalité du grand anthropoïde. Auparavant Adam et Eve vivaient dans un état de nature qui aurait plu à Jean-Jacques Rousseau, c’est-à-dire comme deux abrutis inexpérimentés et gauches qui cueillaient des fruits et n’en ramaient pas une. Une fois chassés, ils font des gosses, jouissent en faisant du bruit car il n’y a pas de voisins et développent parallèlement l’élevage et l’agriculture. Cela sous-entend que les cueilleurs étaient les premiers hommes bien avant les paysans et les éleveurs, ce qui corrobore l’hypothèse des évolutionnistes.
 
Ce qui interpelle, pour employer une terminologie religieuse, c’est la main mise sur la sexualité et le libre arbitre par ceux qui vont propager la foi, que ce soit dans le monde juif, chrétien et musulman. L’acte sexuel dans une saine dimension religieuse devrait être considéré comme un affranchissement indispensable et essentiel et non comme un péché ou une faute. Et pourtant, les premiers gnostiques, bien qu’inspirés de culture et de religion juive ou de sa dissidence chrétienne ont tout fait pour revaloriser la sexualité comme moyen de communion avec Dieu. Que ce soit Carpocrate, Simon le Magicien, cité dans l’Evangile, Barbélo et les premiers prédicateurs de cette mouvance, tous pratiquent une sexualité libre qualifiée d’orgiaque par leurs détracteurs. Ils sanctifient le sperme et la menstruation, même si certains préfèrent l’avortement à la reproduction sexuée. Et si certains d’entre eux furent des proto-chrétiens, ils seront rapidement condamnés, dénoncés puis persécutés par les tenants de la secte initialement minoritaire de Paul devenue puissante, dominatrice et liée au pouvoir. Condamner le sexe, le sperme et le plaisir des sens en dehors du cadre familial et reproducteur va devenir au fil des siècles l’une des principales préoccupations des monothéismes. Les exceptions des extases orgasmiques de Thérèse d’Avila et les dérives masochistes et scatologiques de Marie Alacoque ne sont acceptées par les catholiques car déclarées sublimation pour glorifier le Christ. Car malgré le dogme et les interdits des différentes religions, le sexe c’est la vie, c’est la liberté et des hommes libres sont prompts à se révolter. La religion étant devenue un objet de pouvoir, puis au service du pouvoir, il n’est pas question de cabrioles libératrices qui font réfléchir sur le libre arbitre. La vision d’un Dieu qui demande la soumission et l’obéissance semble venir tout droit de la volonté des hommes de pouvoir que provenir d’une essence divine.
 
Mais allons encore plus loin dans la logique créationniste. Imaginons un Dieu qui au lieu de donner une compagne, ait choisi un compagnon à Adam. Le paradis terrestre aurait abrité deux mecs avec probablement le même interdit. Et nous aurions hérité d’une société à dominante homosexuelle, car Dieu omnipotent aurait bien trouvé un artifice pour qu’ils se reproduisent sans l’aide des femmes. Par contre, l’hypothèse d’un monde de lesbiennes, sans hommes est totalement inconcevable pour la majorité des croyants et ne peut séduire qu’un très petit noyau de féministes excessives et athées.
 
Tout ce qui vient d’être dit ne tient pas si l’on admet que Dieu est bon et juste et que les malheurs des hommes viennent du Diable, du Démon, de Belzebuth ou de Shaytan quelque soit le nom qu’on veuille bien lui donner. Mais il se peut aussi, autre pensée totalement hérétique, que le Diable ne soit que le côté sombre et le revers d’un même Dieu schizophrène. Et dans ce cas, Satan créature déchue par Dieu n’est que l’expression des revirements et des sautes d’humeur du Dieu unique. Reste enfin les marxistes qui après des tâtonnements et des déclarations sur l’opium ont inventé une religion sans Dieu, bien qu’avec son « clergé » d’apparatchiks. Mais ces communistes athées n’ont pu s’affranchir d’une morale sexuelle répressive digne des rabbins orthodoxes, des pères de l’Eglise et des âyatollâhs.

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88 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 2 décembre 2010 11:10

    Vade retro satanas ! :->


    • impertinent3 impertinent3 2 décembre 2010 12:00

      Bible, Coran, Bhagavad-Gîtâ,etc, mais qui donc dis que ces écrits, qui se contredisent largement l’un l’autre et également à l’intérieur d’eux-mêmes, sont sacrés ?

      Moi, je crois en Peter Pan, la preuve qu’il existe : c’est écrit dans un livre !


    • Fergus Fergus 2 décembre 2010 11:12

      Bonjour, Georges.

      Amusant article qui démythifie des textes « sacrés » certes poétiques et riches en principes moraux de bon aloi, mais évidemment totalement déconnectés des réalités de la création.

      Je crains toutefois que ces propos « blasphèmatoires » ne soient fort mal accueillis par certains lecteurs, et cela d’autant plus que le « blasphème » passe par le sexe, un sujet encore tabou pour de nombreux croyants dès lors qu’il touche aux personnages de la mythologie monothéiste. Sur ce point là au moins les mythologies grecque et romaine, ainsi que les commentaires qu’elles suscitaient, étaient autrement plus jouissifs.


      • Jean 2 décembre 2010 11:36

        « Amusant article qui démythifie des textes »sacrés" certes poétiques et riches en principes moraux de bon aloi, mais évidemment totalement déconnectés des réalités de la création. « 

        Je pense, tout au contraire, que les textes dits sacrés doivent être mythifiés pour y trouver une crédibilité, c’ est à dire le contraire du sot créationnisme...

        Le »péché« n’ est nullement la sexualité mais la pensée déconnectée du coeur.
        Ce »péché« est indispensable pour que »Ce qui est« pense »JE SUIS« dans l’ évolution de la matière... vivante puis pensante, puis aimante...
        sur les scandales : »Il n’ est point possible qu’ ils n’ y en ait point, il est nécessaire qu’ ils arrivent etc.« (Jésus)

        Mais le péché n’ est que passage temporaire dans l’ évolution :
        ...quand l’ Homme aura retrouvé le chemin du coeur, unit en lui »Ciel et Terre« 

        En réalité le péché n’ existe pas
         »Ce qui est mauvais, boue ici-bas est alléluia « en haut »« 

         »On fait l’ or avec le plomb"


      • Georges Yang 2 décembre 2010 11:35

        Fergus
        Il ne s’agit pas de blaspheme, mais d’heresie
        L’heresie est le ferment de la vie, la foi et la religion ne sont acceptables que dans la dissidence
        Si a 15 ans , on m’avait ainsi explique la Genese, je serais encore croyant


        • Jean 2 décembre 2010 11:40

          Il est bon de ne pas être croyant

          La croyance n’ a pas le suffrage du coeur.


        • bruno 2 décembre 2010 12:05

          coucou petite réponse d’un croyant lambda
          1. c’est rigolo
          2. bien sur que Dieu est présent dans le sperme et la merde.
          3. il faut arrêter avec cette vision de l’église qui dit ce qui est bien et ce qui est mal : depuis le concile Vatican 2 l’église dit que la conscience du croyant est première devant la loi de l’eglise ...
          4. et du même coup il faut arrêter avec l’image des croyant petsec coince et bloque par une morlae qui les dominent : on peut etre coryant et plein dautres choses (anar, communiste, facho,...) et on peut meme etre croyant et rire


          • Georges Yang 2 décembre 2010 12:15

            Certains catholiques evoluent, mais regardez les neo conservateurs evangelistes americains, les islamistes et les juifs orthodoxes, eux ils lisent les textes au pied de la lettre


            • Georges Yang 2 décembre 2010 14:03

              Votre raisonnement sur l’islam serait valable, s’il n’y avait l’adjectif LICITE, en quoi un Dieu, un Prophète, un religieux est en droit de dire ce qui est licite en matière de sexualité
              Dans un monde laic, la loi décide de ce qui est légal ou pas


            • dupont dupont 2 décembre 2010 14:21

              Ben khaloub

              Vous faites bien de nous rappeler que le coran c’est mieux, on avait oublié. Rien que pour nous montrer que vous êtes large d’esprit, critique, drôle, faites nous SVP un petit article dans la même veine que celui-ci sur votre livre vert.


            • dupont dupont 2 décembre 2010 14:57

              @ celui dont j’ai écorché le pseudo,

              C’est le jeu des questions ? Ce n’était pas ça ma suggestion.


            • Georges Yang 2 décembre 2010 15:16

              Vous confondez la foi et le dogme


            • easy easy 2 décembre 2010 12:36

              Blasphème, tu iras griller en enfer vilain !
              (je réclame une part de la brochette s’il y a des oignons et un peu de cèpes entre les morceaux)


              Les Grecs, au travers de leur polythéisme, posaient que leurs dieux avaient des comportement aussi glauques que nous autres, pauvres mortels. Ils buvaient, forniquaient, éjaculaient...Mais ils ne pétaient pas.
              Faut dire qu’une tempête d’Eole c’est déjà dur à vivre, si de surcroît c’est du pet, ça devient vraiment irrespirable.

              De là tu comprends bien qu’un étron de Zeus, mesurant 10 kilomètres de largeur, un par jour, une gastro de temps en temps, du vomi de gros rouge, tout ça pendant cent mille ans, sur ce sol où l’on pose nos pailassons, ça fertilise peut-être mais j’te jure qu’on est dans la merde jusqu’au cou.


              A part ça, vu les problèmes énergétiques qui se posent, je me demande ce qu’on attend pour exploiter enfin les feux de l’Enfer.

              Bon, sérieux. sur 6 milliards d’individus, en 2010, il y a bien 5 900 000 000 de superstitieux et ça me troue le cul. Je ne sais expliquer ça que par notre très impérieux besoin de dénier quelque chose.
              Notre mort peut-être. 
              Nous sommes en tous cas essentiellement des menteurs et c’est d’abord à soi que l’on ment.


              • ZEN ZEN 2 décembre 2010 12:46

                Nietzsche aimait bien le joyeux libertinage a-moral des dieux grecs
                Contre la rigueur morale du monothéisme, version paulinienne,engendrant la culpabilité,la mauvaise conscience et le ressentiment


              • plancherDesVaches 2 décembre 2010 13:00

                Easy, Zen te le confirmera : je ne suis pas superstitieux : ça porte malheur smiley


              • plancherDesVaches 2 décembre 2010 13:05

                Au fait, Zen.
                En parlant de dieux grecs. Je te rappelle que tu dois toujours me présenter ta fille-déesse-du-vélo...

                Et, je remercierais grandement toute personne qui pourrait m’indiquer l’emplacement des tombes des dieux grecs.
                Car, en principe, ils sont bien morts, non ?


              • easy easy 2 décembre 2010 13:24

                Zen,
                C’est certain, le polythéisme Grec ou Romain permetttait à chacun de se sentir normal. Petit, infime, passager, mais normal.

                Il paraît que dans Rome, il y avait parfois des milliers de divinités, presque une par personne. Du sur mesure moral. Avec le droit à toutes les sortes d’alliances et de mixités morales.

                Et puis, va savoir pourquoi, les chrétiens, les musulmans, les juifs, ont su imposer le prêt à porter, l’uniforme moral, l’impossibilité de négocier.


              • easy easy 2 décembre 2010 13:31

                Plancher des vaches,

                Punaise, tu viens de lever un sacré lièvre l’ami !

                Ils sont morts ou pas les Zeus, Neptune et autres Minerve ?

                Oh la vache, si ça se trouve, ils boudent et crèvent la dalle mais ils sont p’tet bien encore en vie. T’imagine comment ils seraient contents qu’on aille leur apporter à nouveau de quoi becqueter. Ils nous couvriraient de faveurs, sans nul doute.

                Punaise, j’imagine d’ici la bagarre entre Zeus et Athéna revigorés par mes lasagnes et mes bananes, lançant des foudres contre Jesus en slip, courant d’un mont à un autre, implorant son père d’envoyer au plus vite ses troupes d’archanges. Whouahhh quel spectacle !



              • ZEN ZEN 2 décembre 2010 13:37

                Plancher
                C’est une obsession ?..
                Je n’ai pas de fille smiley


              • ZEN ZEN 2 décembre 2010 13:55

                Et puis, va savoir pourquoi, les chrétiens, les musulmans, les juifs, ont su imposer le prêt à porter, l’uniforme moral, l’impossibilité de négocier.

                Jolies et justes métaphores, easy
                J’aime cette manière toute personnelle de réveiller les vieilles problématiques philosophiques


              • Dionysos Dionysos 2 décembre 2010 14:08

                ZEN, je parlerais plutôt d’immoralisme que d’amoralisme.


              • plancherDesVaches 2 décembre 2010 15:20

                Zen, tu sais que je ne crois que ce que je vois : la photo de ton pseudo fut une magnifique demoiselle chevauchant un vélo.
                D’ailleurs, même si ce n’est pas ta fille, ce n’est pas un obstacle à me la présenter.
                Amicalement. Avec mes gros sabots..

                Easy, il est clair que j’ai toujours été fasciné par les histoires de famille des dieux grecques alors que j’ai décroché à la page 5 de la bible...
                Ce qui constituait déjà un exploit non négligeable.
                5 pages d’hérésies complètes..
                Quoique le record fut 2 pages d’un bouquin des témoins de chez Nova.
                La nourriture spirituelle marche mal, avec moi.

                Et en parlant de bouffe, les dieux grecques doivent être bien morts de faim, à l’heure actuelle. Car ils croutaient sévère, les petits gars.
                D’où ma question on ne peut plus logique.


              • Abderraouf 2 décembre 2010 12:41

                « De plus, même en faisant l’impasse sur l’alimentaire, si Adam avait élevé Eve, il se serait développé une relation proto-paternelle et ensuite, il aurait été difficile d’envisager un accouplement qui ne soit pas de type incestueux »

                Et comment croyez vous que les enfants d’Adam aient pu avoir une descendance ? En épousant des martiens peut être ?
                L’inceste était bien la règle. Marrant un oubli pareil au milieu d’une telle construction, cela dit marrant mais normal, vous n’êtes manifestement qu’un homme... vous aurez donc été créé de ce que vous savez... Oups, si tant est que, évidemment.

                PS1 : A propos de la divinité cool qui lâcherait la grappe à ses créatures et si vous lui donniez l’exemple en lâchant la grappe aux croyants par exemple ?

                PS2 : Est-ce vraiment nécessaire à votre « art », d’être à ce point grossier ? C’en est pénible.


                • easy easy 2 décembre 2010 13:15

                  Gné ?

                  Je ne pige pas cher Abderraouf

                  «  »« L’inceste était bien la règle. Marrant un oubli pareil au milieu d’une telle construction »«  »"

                  Notre ami Georges Yang n’a pas oublié ce fait de l’inceste puisqu’il en parle. Vous tenez tant à ce qu’il soit à côté de la plaque que vous lui inventez un oubli en le contredisant sur ce qu’il est, selon vous, censé avoir oublié.

                  Cela dit, ce qui m’étonne le plus dans cette fable adamique, c’est que les inventeurs de l’origine de l’homme n’aient pas trouvé de soluce évitant l’inceste originel. Tout semble indiquer que cet aspect les fascine et qu’ils aient eu envie de le diviniser.

                  A leurs yeux, l’inceste ne serait pas impossible (et il est un fait qu’il ne l’est pas) mais il serait divin, réservé aux dieux ou aux Sources.

                  Je ne sais pas dans quelle mesure, le problème suivant s’est posé aux affabulateurs :

                  Ils avaient à expliquer d’une part la discontinuité de l’homme (et du mouton) en tant qu’enveloppe corporelle quasiment autonome lorsque suspendue au-dessus du sol, et d’autre part la continuité de ce sol sur lequel tout semble reposer. C’est que le sol, ça saute aux yeux, est composé de dunes, de vallées, de lacs, de mers, de plages...sans que jamais on ne puisse discerner nettement où ces composants s’arrêtent et où ils commencent.
                  Il leur a semblé qu’on pouvait isoler un homme ou un papillon mais pas le vent, pas le brouillard, pas le désert, pas la pluie.
                  C’est peut-être ce problème de Continuité Vs Discontinuité qui a conduit les fabulistes à imaginer une formule trouble mi divine, mi mortelle pour l’origine de l’humanité.

                  Et une fois qu’ils auront bricolé leur fable, ils auront posé qu’il est tabou de revisiter cette limite trouble. Il serait alors interdit de revivre cette origine bizarre. Elle doit rester mystérieuse car très faiblement étayée.


                • Cogno2 2 décembre 2010 13:48

                  si vous lui donniez l’exemple en lâchant la grappe aux croyants par exemple ?

                  Bien gentil mon biquet, mais les articles bigot sont particulièrement nombreux en ce moment, alors si les croyants pouvaient arrêter de casser les couilles à tous le monde avec leurs business, ce serait sympa.
                  Si les religions pouvaient arrêter de tenter de s’incruster partout, ce serait gentil aussi.
                  Bref, gardez vos délires pour vous.


                • Georges Yang 2 décembre 2010 14:07

                  Les Gnostiques étaient croyants, bien que minoritaires et je les aime bien en partie à cause de leur hérésie

                  Et puis il faut prendre les textes sacrés en contre-pied
                  Cela dit , cet article pourrait avoir été écritpar un croyant mais un croyant qui réfléchit autrement qu’il soit juif, chrétien ou musulman


                • Georges Yang 2 décembre 2010 14:11

                  Pour calmer le jeu, sans chercher à convaicre disons que l’intégriste traque le blasphèmateur et veut le châtier
                  Le croyant éclairé déclare : on ne blasphème pas contre le néant, blasphèmer, c’est reconnaitre l’existence de Dieu !


                • Abderraouf 2 décembre 2010 19:37

                  A Cogno2
                  « Gardez vos délires pour vous » accordé. Alors il va bien falloir que vous m’accordiez la réciproque et que vous gardiez les vôtres pour vous. Honnête comme arrangement vous ne trouvez-pas ?
                  Ah oui au fait, si j’étais « votre biquet  », je crois que je le saurais… De l’air grossier personnage merci.

                  A Easy,
                  Bonjour
                  Je vous cite : « Notre ami Georges Yang n’a pas oublié ce fait de l’inceste puisqu’il en parle. Vous tenez tant à ce qu’il soit à côté de la plaque que vous lui inventez un oubli en le contredisant sur ce qu’il est, selon vous, censé avoir oublié. »

                  Mauvais procès Easy, et d’un vous ne savez rien de mes intentions et de deux, je ne lui reproche pas un oubli dans l’absolu, mais un oubli de ce qu’était l’inceste à l’époque. Parce qu’en effet il en parle oui, mais justement uniquement dans le cadre d’une démonstration, voulant qu’Adam n’aurait en aucune manière pu élever Eve, sinon leurs rapports auraient été quasi incestueux quelle horreur ! Ce faisant, il donne à l’inceste un caractère d’interdit et même d’inimaginable, alors que c’était la règle dès la génération d’après voila mon propos. Et il vous suffirait de relire le paragraphe pour vérifier.

                  Quant à ce que vous dites de la fable adamique. Disons que c’est votre point de vue et qu’il ne démontre pas grand-chose.

                  L’inceste ne pouvait être que légal à l’époque (de la fable), puisque autrement c’était l’extinction pure et simple. Et contrairement à ce que vous pensez, ça n’est pas si différent maintenant, puisque pour ne pas … m’éteindre (ne pas me mettre en danger de mort quoi), il m’est permis tout musulman que je sois, de manger du porc et de boire ce que je voudrai, crus bordelais inclus.

                  Tenez vous bien, j’ai même ordre de le faire (si ma vie est en danger).

                  Bref, vous voyez une évolution « forcée » dans la fable, là où je ne vois que cohérence de bout en bout. Nous devrions en rester là smiley

                  Cordialement.


                • bruno 2 décembre 2010 12:58

                  il faut se rappeler qu’il y a toujours eu des cons partout.
                  mais ne pas oublier qu’on est le con de quelqu’un d’autre ...


                  • BlackMatter 2 décembre 2010 15:09

                    oui.

                    Et souvent je dine seul avec moi même.


                  • Dominitille 2 décembre 2010 13:02

                    Georges Yang,
                    Il est vrai que vous aviez oublié de nous dire comment nous en étions arrivés à quelques milliards d’individus alors qu’ il n’était que deux au départ.
                    Si les croyants étaient moins coincés, ils se rendraient compte d’eux mêmes que certaines vérités décrites dans la bible ne collent pas du tout avec la logique humaine.
                    Mais logique et croyance sont incompatibles.
                    J’ai bien sûr apprécié votre article, j’en ai un peu soupé de ces grenouilles de bénitier qui voudraient vous enrôler de force dans leurs délires mystiques.
                    Je crois en un dieu athé, agnostique et tutti quanti, car pour avoir créé l’ univers il fallait bien que quelqu’ un ou quelquechose jette la première semence.


                    • Fergus Fergus 2 décembre 2010 13:51

                      Bonjour, Dominitille.

                      Et encore Georges nous a-t-il épargné les considérations sur l’inceste et la consanguinité...


                    • Dominitille 2 décembre 2010 14:00

                      Cher Fergus,
                      Vous donnez peut-être à Georges Yang une idée de possibles articles.
                      Celui-ci est celui que j’approuve totalement car écrit par un être humain pour d’autres êtres humains ;
                      J’ai eu à souffrir de la bigoterie de ma belle-mère à qui j’en ai fait voir de belles côté non-croyance. Cela a été un peu ma revanche.
                      La religion est la pire des choses inventée par l’homme pour l’homme.
                      Bonne journée


                    • Georges Yang 2 décembre 2010 14:17

                      J’aime bien votre échange à tous les deux ! Non, je n’ai pas oublié l’inceste il est arrivé après, mais il ne pouvait décemment être fondateur
                      Cela dit, j’ai voulu être léger, mais me sens prèt à ouvrir le débat avec des théologiens des « religions et leur affirmer que mon interprétation n’est pas »ortodoxe", hérétique peut être, mais elle se tient. et puis, les hérétiques quelqefois prennent le dessus et leur hérésie devient dogme


                    • Fergus Fergus 2 décembre 2010 15:56

                      @ Dominitille.

                      Je comprends vos difficultés, ayant moi-même connu des gens bigots, par chance pas dans ma propre famille, ce qui ne m’a pas empêché de suivre le cursus habituel : baptême, communion.

                      Ma chance, en matière de religion, a été mon internat, durant plus de 2 ans jusqu’à mon exclusion définitive, dans une institution catholique (cf. mon article « Au bon vieux temps des châtiments corporels dans l’enseignement catholique »). Comme nombre de mes condisciples, j’en suis sorti guéri de la religion et définitivement athée.

                      Cordiales salutations.


                    • La sentinelle La sentinelle 2 décembre 2010 13:07

                      Bonjour

                      C’est certain que toute l’humanité descend de 2 êtres à la base, il n’y a qu’à constater les ravages de la consanguinité.

                      A+


                      • plancherDesVaches 2 décembre 2010 15:31

                        Sanguinité toi-même.

                        Ceci dit, il est maintenant vérifié depuis l’invention de l’analyse ADN que l’humanité descend de 5 femmes.
                        Ce qui ne fait pas lourd...


                      • robin 2 décembre 2010 13:36

                        Je ne vois pas pourquoi on s’imagine que Dieu interdit la sexualité puisqu’il a crée des couples d’animaux ? Aurait-il réservé à l’homme seul la reproduction par parthénogénèse ? ca parait bizarre !

                        L’impression que Dieu condamne la sexualité vient de la seule phrase : « Ils surent (Adam et Eve) qu’ils étaient nus et en eurent honte ».

                        Mais êtes vous sûr qu’on parle ici d’une nudité physique ? et pas plutôt le fait que la réalisation du péché leur a ouvert les yeux sur le fait que leurs pensées n’étaient plus en adéquation avec celle du créateur et qu’ils étaient ainsi « mis à nu » par le créateur en flagrant délit de pensée et d’action en infraction avec la loi divine, ce qui par un processus incompréhensible a eu une répercussion sur le reste de la création car Dieu déclare lui même :« le sol est maudit à cause de toi » ?

                        Votre analyse du statut d’Adam et Eve est trop premier degré. En supposant que de telles créatures aient été à l’origine de l’humanité, je pense que leur description et situation physique était à 100 lieues de ce que l’entendement humain peut comprendre .

                        On peut imaginer par exemple des êtres pluridimensionnels capables d’avoir une vue simultanée sur l’ensemble de la création dans une unité psychique parfaite avec Dieu. L’exercice du « péché » a crée une transition de phase dans laquelle leurs « corps » s’est soudain rabougri dans les 4 dimensions que nous connaissons, ce qui pourrait expliquer la question de Dieu « Où es-tu ? » quand il parle à Adam jusqu’après son péché.










                        • Dionysos Dionysos 2 décembre 2010 14:17

                          En fait, Adam et Eve étaient des extra-terrestres.


                        • Jean 2 décembre 2010 14:37

                          La sexualité est le degré charnel de l’ Amour : dans la nature l’ Amour « matériel », physique,

                          nécessite que l’ Autre soit autre (donc physiquement), d’ où les pôles féminin et masculin, les femelles et les mâles. Mais dans le degré spirituel, l’ Amour sublimé s’ affranchit de cette nécessité (dépasse ce degré) physique (qui subsiste évidemment pour la procréation, pour engendrer l’ Homme nouveau en nous ; ...et chaque degré du créé demeure...).


                          Pour qui saisit...


                          Quand à Adam et Eve, la pudeur est celle du coeur, ils se cachent de « Dieu » c’ est à dire de l’ Amour : qu’ il est difficile de dire, simplement « je t’ aime » à l’ autre !

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