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Accueil du site > Actualités > Santé > AFSSAPS et labos : ce qu’on ne vous dit pas

AFSSAPS et labos : ce qu’on ne vous dit pas

L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) est cet organisme qui est habilité à autoriser la mise sur le marché d’un médicament. Son rôle affiché est un rôle de vigilance et de protection du consommateur.

Sauf que...

Dans un rapport gardé secret pendant un certain temps, des inspecteurs de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) ont dévoilé des choses qui laissent à réfléchir. Ce rapport, remis au Ministre de la Santé en Août 2007, commençait ainsi son article 2.4.3 sur la place excessive de l’industrie pharmaceutique dans le système de santé :

"Ces tentatives réitérées d’accéder directement au public et au patient sont problématiques quand on considère l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur quasiment l’ensemble des secteurs du système de santé. Cette emprise, en France comme dans d’autres pays paraît d’autant plus excessive qu’elle n’est pas manifeste."

Puis il évoque le fait que les industries pharmaceutiques assurent majoritairement le financement de l’AFSSAPS. Effectivement d’autres documents nous apprendront que l’AFSSAPS est financée à plus de 80% par les laboratoires pharmaceutiques.

Le rapport évoque aussi d’autres dangers de l’intrusion de l’industrie pharmaceutique dans le pays :

"L’industrie pharmaceutique intervient également dans le financement d’associations de malades, au point , parfois, de les créer de toutes pièces. Certaines associations soutenues se voient positionnées comme interlocutrices privilégiées par les institutions internationales, notamment par la Commission européenne ;


Les entreprises ne sont pas absentes de la formation initiale des médecins ; 
elles contribuent très largement au financement de leur formation continue ;


Elles s’immiscent dans celui de l’évaluation des pratiques professionnelles ; 


Elles assurent de façon sinon quasi-monopolistique du moins très excessive l’information des professionnels de santé ; 


Elles participent à l’information des patients, en étant parfois à l’origine de campagnes de sensibilisation précoces au caractère parfois trompeur ; 


Elles contribuent au financement de campagne d’éducation pour la santé ; 


Elles participent, largement, à la définition de nouveaux périmètres de définition de maladies, de critères permettant d’évaluer les thérapeutiques nouvelles ; 


Elles interviennent pour abaisser les seuils de facteurs de risque ; 


Contribuant ainsi, pour certains, à une « médicalisation » excessive de la société ;


Dans certains cas même, elles induisent la création de nouvelles pathologies. Au point que ces interventions ont été à l’origine d’une expression nouvelle pour les caractériser aux Etats-Unis : le façonnage de nouvelles maladies (disease mongering)."

Dans un autre rapport de l’IGAS de septembre 2007 (Rapport RM 2007-136P), d’autres inspecteurs avaient rappelé « On consomme, en France, plus de médicaments que dans n’importe quel pays au monde. »
 
Ils avaient étudié les dangers de la promotion et du marketing des laboratoires pharmaceutiques qu’ils avaient comparés à « une course à l’armement ». Ils avaient évalué le chiffre d’affaires de ces laboratoires en France à 22 milliards d’euros en 2004, dont 4 milliards étaient réinvestis dans les actions promotionnelles pour les médicaments.
 
La majorité de ces 4 milliards étaient utilisées pour les visites médicales promotionnelles (chaque médecin reçoit en moyenne 330 visites des labos par an). Les « visiteurs médicaux » sont directement sous les ordres du directeur des ventes, et sont intéressés par des primes aux prescriptions ultérieures des médecins visités. Le rapport dit : « les laboratoires tendent à affiner les systèmes de ciblage pour optimiser l’efficience de la visite sur les prescriptions ». Toute la rentabilité est contrôlée médecin par médecin par des systèmes de veille très performants. Le but : vendre, vendre, vendre !

En addition au financement de l’AFSSAPS par les labos, les méthodes d’obtention d’autorisation de mises sur le marché sont bien souvent amalgamées avec des techniques promotionnelles douteuses impliquant des grands noms pour donner une connotation scientifique aux produits . Le professeur Edouard Zarifan, dans un rapport commandé en 1996 par le gouvernement sur les prescriptions de psychotropes en France, citait déjà à l’époque une étude de l’OMS : « D’après certaines études, il est fréquent que des médecins de renom aient des liens avec l’industrie pharmaceutique et y occupent des fonctions, par exemple en siégeant au conseil d’administration ou dans un conseil scientifique. Ces mêmes médecins exercent des fonctions de recherche et d’enseignement, participent à la rédaction de revues médicales, siègent dans des comités médicaux et dans les organismes chargés du remboursement des dépenses de santé et sont ainsi à même d’influer sur la politique de santé et la politique du médicament de leur pays. »

Il avait lui aussi mis le doigt sur le financement de l’AFSSAPS par les laboratoires pharmaceutiques, ce qui leur enlevait toute crédibilité alors qu’ils avaient le pouvoir absolu de vie et de mort sur nos concitoyens, grâce aux médicaments.

Les rapports récents de l’IGAS montrent que la scène française ne s’est pas améliorée.

Le premier rapport que j’ai cité étudiait le problème des « programmes patients ». Il s’agit de programmes de suivis de patients sous traitements médicamenteux par les labos eux-mêmes. Le rapport dénonce les risques avérés de volonté commerciale et de « fidélisation » des malades à des produits donnés. De plus, qui donne l’accord pour de tels programmes ? L’AFSSAPS, à son bon gré, ou au bon gré de ses commanditaires.
 
Lorsque le gouvernement avait voulu légiférer sur ces « programmes patients », il s’était heurté à de tels problèmes qu’il avait dû faire marche arrière. Et un sénateur avait déclaré qu’il se chargeait de proposer une loi. Qui est-il ? Nicolas About, co-président de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS) ami des grands laboratoires pharmaceutiques : directeur des relations médicales au laboratoires Servier de 1981 à 1985. Puis responsable de communication médicale chez le groupe Sanofi à partir de 1988... Pas de quoi espérer en terme d’indépendance, d’autant que Nicolas About est un idéaliste du contrôle des populations par les molécules ou les puces électroniques. Il déclarait le 6 mars 2009 devant le Sénat : « Il nous faut réfléchir aux parcours, à la prise en charge, à l’encadrement, aux soins pour protéger l’individu mais évidemment aussi la société, comme l’a dit M. Fauchon. Les neurosciences font des progrès fulgurants, elles vont démontrer les limites du discernement et de la liberté de décision, elles sont en train de rapprocher la psychiatrie et la neurologie trop longtemps séparées. Les cinquante prochaines années seront fabuleuses dans ce domaine. Il suffit de placer une électrode à tel endroit du cerveau pour provoquer une dépression brutale et de la déplacer légèrement pour que la vie redevienne belle... Le cerveau humain est si fragile... »

Le projet de loi n’est jamais revenu sur le tapis, on comprend pourquoi.

Il est certain qu’une manne de 24 milliards d’euros annuels va attirer autour d’elles de nombreux protagonistes. D’après ces différents rapports, il apparaît que des organismes comme l’AFSSAPS ne semblent absolument pas être une garantie de sécurité pour les consommateurs, et bien au contraire, ils semblent participer d’une logique commerciale qui ne peut que nuire à la santé des français, sauf peut-être pour les quelques français qui s’enrichissent avec les labos. Une minorité tout de même !
 
 
 
 

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39 réactions à cet article    


  • etonne 9 février 2010 10:00

    « d’autres documents nous apprendront que l’AFSSAPS est financée à plus de 80% par les laboratoires pharmaceutiques. »
    lesquels ?

    "L’industrie pharmaceutique intervient également dans le financement d’associations de malades, au point , parfois, de les créer de toutes pièces.
    lesquels ?

    votre article manque sérieusement de références pour être pris au sérieux


    • terrienhope3 terrienhope3 9 février 2010 10:27

      euh !!! je ne sais dans quel monde tu vis moi je l’ai entendu sur France info au sujet des vaccins h1n1
      maintenant je comprend pourquoi y a tous le temps des appelles au don a la télé pour deux trois personne atteint d’une maladie rare en France
      ils veulent même nous piquer nos pièces rouge restantes


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 février 2010 12:40

      @ Etonne


       La virée d’un milliard d’euros en vaccins m"a aussi beaucoup étonné pour une pandémie sur laquelle on manquait sérieusement de références pour la prendre au sérieux..

      J’ai déjà écrit que que l’industrie pharmaceutique serait au XXIe siècle ce qu’a été celle des armenents au XXe. C’était il y a dix ans. Je cris que cette prophétie est en bonne voie de se réaliser


      Pierre JC Allard

    • coudjouac 9 février 2010 13:56

      @etonne
      La source de Roseau est pourtant clairement indiquée dans son article : le rapport de l’IGAS remis au Ministre en Août 2007. Disponible ici : http://www.atoute.org/n/IMG/pdf/rapport-igas-programme-accompagnement.pdf
      Très bon article !


    • Terry31 14 février 2010 19:40

      Homme de peu de foi ! Et ce lien sur le site du sénat, c’est suffisamment sérieux pour vous ?

      http://www.senat.fr/rap/r05-382/r05-3825.html


    • curieux curieux 9 février 2010 10:49

      Et sur ce site, Carevox et ses articles débiles contribue à cette psychose : Il nous dit que tout le monde est malade. Consultez les spécialistes..., prenez tel médicament ? etc...


      • frugeky 9 février 2010 11:01

        Certaines associations à visée européenne travaillent actuellement (depuis deux ans au moins) sur la « nécessité » de revoir le principe de précaution qui restreint les capacités des entreprises à innover et donc à produire de nouvelles richesses.
        L’histoire de la grippe A est significative. On achète des stocks de vaccins pour lutter contre une pandémie probable, annoncée partout, dans ’idée du principe de précaution. Puis devant le désastre connu, « Qu’auriez vous dit si nous n’avions rien fait ? ». C’est donc le principe de précaution qui n’est pas bon et qu’il faut revoir, amender !


        • crazycaze 10 février 2010 00:07

          Désolé, ça n’a rien à voir avec le principe de précaution, mais c’est au contraire une parfaite illustration de l’article. Dès le début, on a su pour la supercherie, des grandes voix scientifiques non inféodées aux labos ont dénoncé la manipulation, le deal entre labos pharmaceutiques et l’OMS pour oter des critères d’alerte pandémique le taux de morbidité fut la première pierre. Et quant aux principes de précaution, il suffisait de s’en tenir aux données réelles du nombre de morts/nombre de grippés dans l’hémisphère sud pour n’avoir aucun doute sur la dangerosité de la grippe H1N1. Au fait, où sont les victimes annuelles de la grippe saisionnière, entre 3000 et 5000 chaque année en France. On a suffisament débattu sur la question ici même dès le début de cette arnaque mondiale pour savoir de quoi il retourne. Où sont-ils tous ceux qui nous raillaient au nez, et soutenaient mordicus qu’il fallait absolument se faire vacciner ??


        • JL JL 9 février 2010 11:33

          Bonjour, je voudrais rebondir sur seulementun point de votre article, avec un exemple que chacun pourra vérifier  : « Les entreprises ne sont pas absentes de la formation initiale des médecins ; 
elles contribuent très largement au financement de leur formation continue  »

          Autrefois, les médecins prescrivaient, en même temps que des antibitique, de l’ultra levure, en gélules. Il n’est pas bécéssaire d’être éclairé pour comprendre que ce produit faisait l’objet d’un brevet et l’information était diffusée auprès des médecins.

          Aujourd’hui, et depuis quelques années, personne ne prescrit plus d’ultra levure. Et si pendant quelques temps les médecins disaient que les yaourts avaient le même effet, cela ne se dit plus. Pas besoin d’être de la partie pour comprendre que l’ultra levure n’est plus un produit rentable, les brevets étant probablement tombés dans le domaine public. Par conséquent, il ne faut évidemment pas compter sur les labos pour enseigner aux médecins de prescrire des yaourts.


          • alberto alberto 9 février 2010 11:58

            JL : tu laisses accroire que Danone ne serait pas généreux avec le corps médical ?

            Bien à toi.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 février 2010 19:39

            JL,

            je vais rebondir sur toi. J’ai aperçu un soir, dans l’émission 66 minutes de M6, Patrick Laffont et Michel Drucker, l’écharpe autour du cou, déclarer qu’ils étaient hypocondriaques et ne sortaient jamais de chez eux sans leurs médicaments dans les poches...L’air complètement affectés et ruisselants de souffrance, ils vénéraient ces petites pilules miracles qui leur apportaient tant de bonheur et les sauvaient de toutes les attaques microbiennes quotidiennes...

            Ce n’est pas seulement pathétique comme scène, c’est de la pure propagande théâtrale devant les millions de français qui s’identi-fient à ces dangereux prédicateurs de bien-être médicinaux...

            Ces hommes, vu leurs statuts médiatiques, devraient être poursuivis devant les tribunaux pour charlatanisme avancé et délit d’abus de faiblesse auprès de leur public béat d’admiration.

            Déjà, dans ce texte, Michel Drucker se prête à un exercice périlleux, le lapsus révélateur... http://www.lepost.fr/article/2009/03/17/1459637_selon-michel-drucker-cancer-considerable-enjeu-economique.html


          • alberto alberto 9 février 2010 11:55

            ça serait à crever de rire, si ce n’était pas aussi dramatique, quand on constate que l’AFSSAPS, autorise placidement la mise sur le marché de médicament dangereux responsables de la mort de nombreux utilisateurs (Vioxx, Zezullin, Bayol... dont l’alerte de dangerosité venant de l’étranger finira pas obliger l’AFSSAPS à les interdire ! )

            Mais dans le même temps, voir la même dite Agence lancer de grandes campagnes avec tambours et trompette à tenter de faire interdire le purin d’orties ou le silicium de Le Ribaud (et bien d’autres produits insignifiants) dont jamais on ne vit quiconque se plaindre de la toxicité mais dont le plus grand tort serait de n’être pas produit par leurs bailleurs de fonds de l’Industrie !

            Bravo à l’auteur d’avoir déniché ces infos qui ne font que d’en remettre une couche sur la connaissance qu’a le citoyen sur ces collusions public/privé de plus en plus fréquentes dans cette société où la course au fric est l’objectif prioritaire et où l’urgence (et pour cause) est de « dépénaliser le droit des affaires ».

            Bien à vous.


            • Romain Desbois 10 février 2010 12:05

              L’AFSSAPS autorise la mise sur le marché d’un médicament sans faire aucune recherche.

              Elle se contente des documents fournit par la firme qui propose.

              Questionnée sur le sujet par Duquesne dans le cadre de le l’émission de France 2 « complément d’enquête » , la présidente de l’AFSAAPS reconnait ce fait et précise que des recherches sont fait par eux seulement si il y a un retour épistémologique inquiétant.

              Autrement dit les nouveaux médicaments autorisés à être administrés sont testés sur les gens sans aucune garantie. Et si les medecins font remonter des « problèmes » liés à la prise du médicament, L’APSSAPS fera ses investigations de son côté.

              A ce niveau ce n’est pas de l’inconscience, c’est criminel.

              Avec un gâchis humain et un gaspillage de la sécu en prime.


            • cmoy patou 9 février 2010 11:58

              Bon article,
              Pas mieux JL, vous avez bien résumé , on comprend mieux pourquoi sur agora certains traitent ceux qui osent dire les choses comme elles sont de soucoupistes.

              Il est vrai que de se faire injecter des couleuvres celà risque de mal se passer par la suite .

              Quel est donc c’est égo qui empèche de reconnaître que l’on n’a pas pensé ou plutôt mal pensé ou pas pensé du tout et suivi les consignes comme des toutous ?


              • Capone13000 Capone13000 9 février 2010 12:26

                Catherie Lemorton Député PS en parlait dans un interview à voir ici : http://www.dailymotion.com/video/xalm3s_lobbying-pharmaceutique-catherine-l_news


                • miwari miwari 9 février 2010 12:39

                  Ceci explique cela !

                  "La France est l’un des pays les plus consommateurs de médicaments au monde. Elle se situe également en tête pour les médicaments psychotropes (Pélissolo et al., 1996). L’écart entre la France et les autres pays est surtout marqué pour les anxiolytiques hypnotiques et moindres pour les antidépresseurs [5]. Chez les adolescents âgés de 16 ans, la consommation de tranquillisants et somnifères place la France parmi les tout premiers pays européens : avec 13 % des jeunes élèves français qui déclarent au moins un usage de médicaments psychotropes sans ordonnance, elle occupe ainsi la troisième place du classement derrière la Pologne et la Lituanie [6]."


                  • marie81 9 février 2010 17:29

                     Cette prise de conscience est difficile tant que les médias sont muselés ;pour beuacoup des gens la télé reste la seule réference et la parole du medecin sacrée
                    Est-ce que quelqu’un a vu un seul débat serieux sur l’alimentation, les medicaments,la vaccination ?
                    Plus je creuse la question, plus le maintien de status quo me parrait voulu et inquietant ...Pour faire court : ce sont les memes qui nous rendent malades et qui veulent nous « soigner » après. ;
                    La prise de conscience devrait se faire chez les medecins aussi,mais ils n’ont pas le temps ,,ils soignent de la meme façon depuis des années,et se sera peut etre difficile de se rendre compte qu’on s’est toujours fait berner par les labos


                  • Romain Desbois 10 février 2010 12:19

                    D’autre pays le font, on pourrait s’en inspirer.

                    Par exemple pour supprime le balai des « visiteurs médicaux » qui d’ailleurs servent de formation continue aux médecins, un truc simple à décider

                    1 interdire aux médecins de prescrire des marques de médicament mais seulement les molécules
                     (du paracétamol pas du doliprane par exemple).
                    C’est le rôle du pharmacien de proposer aux patients les marques en boutique.

                    2 Le pharmacien doit vendre que la dose prescrite et pas des boites de 12 quand vous avez besoin de 14 comprimés.

                    Tout le monde est gagnant.

                     Plus de risque d’automédication , de gaspillage et d’empoisonnement liés au stock de médicament dans les pharmacies persos.

                    Plus de surcout lié à l’achat de médicament superflu, plus d’économie pour la sécu.

                    Autre scandale d’ailleurs, l’Etat touche une TVA sur les médicaments (3 taux 2,8% ; 5,5% et 19,6% d’après mon pharmacien). Combien de milliards la sécu reverse à l’Etat à ce titre ?


                  • coudjouac 9 février 2010 14:18

                    C’est aussi l’AFSSAPS qui a autorisé récemment les prescriptions de Prozac aux enfants à partir de 8 ans, alors que les dégâts causés par ce « médicament » sont ultra connus et d’une dangerosité maximum.


                    • njama njama 9 février 2010 14:20
                      Le président a demandé aux géants pharmaceutiques mondiaux d’investir en France.Les grands industriels de la pharmacie ont eu vendredi une journée remplie. Réunis dans le cadre d’un colloque sur les neurosciences organisé à Paris par les LIR (Laboratoires internationaux de recherche), ils ont été reçus à l’Élysée par Nicolas Sarkozy en personne. « Je m’engage aujourd’hui, devant vous, à faire en sorte que les industries de santé deviennent un axe majeur de la compétitivité en France », leur a affirmé le président.

                      Le Figaro 05/06/2009

                      Industrie, compétitivité ...


                      • colza 10 février 2010 11:34

                        Ce qui me choque plus, c’est « industrie » et « santé ».
                        Comme si les industries pharmaceutiques avaient en vue notre santé. Elles n’ont comme but que le profit et la satisfaction de leurs actionnaires.
                        Si en outre, c’est bon pour la santé, ce sera un plus, mais pas une fin en soi !


                      • njama njama 9 février 2010 14:26

                        « Il suffit de placer une électrode à tel endroit du cerveau pour provoquer une dépression brutale ... »
                        (Nicolas About)

                        Il suffit de manger trop de pruneaux pour avoir la chiasse ! smiley


                        • R.L. 9 février 2010 15:01

                          Quelques jours après la quasi-grâce accordée pour raisons économiques au « cartel de la sidérurgie », le Conseil d’Etat récidive. Un médicament suspendu par l’Affsaps a été de nouveau autorisé pour... ne pas nuire aux intérêts financiers du laboratoire pharmaceutique (et des gros actionnaires) !

                          Pas besoin de dessin : pour que l’AFFSAPS l’interdissent, il faut qu’il soit méchant le médicament, hein Roseline ?!

                          http://www.lesmotsontunsens.com/ketum-medicament-dangereux-commercialise-conseil-etat-rentabilite-laboratoire-menarini-6963

                          On n’a pas à rougir avec deux des derniers arrêts abjects de la Cour Suprême des USA (dont le premier correspondait à la position du gouvernement d’Obama : le statut de no-personne et donc le droit de torture et de mort sur des individus suspectés seulement, de terrorisme, et par la seule administration (même pas condamnés par un tribunal !) !!!.


                          • jallatte 9 février 2010 15:34

                            " Les « visiteurs médicaux » sont directement sous les ordres du directeur des ventes, et sont intéressés par des primes aux prescriptions ultérieures des médecins visités. « 

                            En êtes vous bien certain ? ça me semble un peu tiré par les cheveux . Il faudrait pour cela qu’on puisse tenir la main et le stylo du médecin qui prescrit, ou être en permanence derrière son dos pendant ses consultations.

                            C’est un peu farfelu ? Comment contrôler des »représentants" qui ne vendent rien ?


                            • njama njama 9 février 2010 16:24

                              C’est très simple. Le contrôle se fait directement sur ce qui est livré aux pharmacies.
                              Si l’activité « d’information » du visiteur médical a été efficace, elle se traduit en prescriptions et les ventes augmentent.


                            • Krokodilo Krokodilo 9 février 2010 23:40

                              Je confirme : il s’agit d’une estimation de l’effet de la visite, mais assez précise, basée sur des recoupements permanents de la vente des pharmacies, en fonction de la date des passages des visiteurs dans le même secteur.


                            • jallatte 9 février 2010 15:35

                              on aimerait des liens et des documents pour étayer vos assertions


                              • Yannick Comenge Yannick Comenge 9 février 2010 15:39

                                Article interessant mais il y a deux axes qui semblent manquer. Les commissions de transparences et l’expertise de cet établissement. C’est cela qu’il faut analyser. Ensuite le fonctionnement interne.


                                • liebe liebe 9 février 2010 16:09

                                  @ l’auteur,
                                  Merci pour cet article,
                                  il éclaire de nombreux points d’ombre concernant l’AFSAPSS.
                                  En lisant quelques articles sur le web, j’ai découvert celui ci qui montre que The lancet roule pour Big Pharma.
                                  Ainsi la main mise de big pharma est vraiment étendue. Nous nous doutions réellement de tout ce qui se passe, mais cela devient vraiment évident.


                                  • Marie 9 février 2010 16:53

                                    Je comprends mieux pourquoi Monsieur About, sénateur, s’en prend systématiquement à tout mouvement spirituel ou thérapeutique qui peut aider les gens à vivre mieux mentalement et parfois physiquement. Ce sont en réalité des concurrents de ses partenaires financiers, pharmacie et psychiatrie. Je dois dire que ce qu’il dit sur le prétendu lien entre la santé mentale et la neurologie a de quoi faire froid dans le dos, tant il condamne tout homme à ne devenir qu’une marionnette entre les mains d’apprentis charlatants. Que Monsieur About s’en réjouisse, cela en dit long sur le personnage. J’ai détesté la loi « About-Picard » qui cible les minorités agissantes sous couvert de mensonges éhontés. Son intention est une attaque haineuse des nouvelles compréhensions qui aident les hommes. Ce Monsieur About mérite-t-il vraiment sa place au Sénat ?


                                    • marcus 9 février 2010 18:08

                                      Il est clair que l’industrie pharmaceutique est ce qu’était l’industrie d’armement avant la guerre 14/18. Les peuples n’avaient aucun intérêt à s’étriper pour des raisons soi-disant patriotiques.
                                      « La patrie en danger ! »
                                      Et maintenant : « La santé en danger »’.
                                      Combat pour la santé, devoir d’être un bon patient... Un bon consommateur de l’industrie pharma, un bon soldat comme les pauvres gars auxquels on filait un fusil pour aller crever dans les tranchées. Les « grands professeurs » , « experts », on remplacé les généraux. On fait miroiter la santé éternelle, le principe de précaution (et pour les vaccinés qui déclenchent des effets secondaires ?).
                                      Une idéologie unique, pour des profits et un pouvoir.. Mais bien sûr tout cela va tomber à l’eau. Mais combien auront souffert ?
                                      L’histoire est implacable, big pharma va un jour s’écrouler. Et ne sera plus qu’un triste souvenir. Et tous les acteurs de ce drama auront été oubliés.
                                      Car quoi de plus triste que d’être le méchant dans le film ? La vérité est dans la fiction, et tout le monde sait que tous ces « professeurs », « scientifiques », sont les méchants dans les histoires. Il suffit de voir nos hommes et femmes politiques, ils ne sont pas beaux, et les « experts » sont très laids, privés de charme. Des gros nuls, c’est pour ça qu’ils défendent des intérêts nuls... Où est donc le plaisir d’exister quand on est ça ?


                                        • Clojea CLOJEA 9 février 2010 19:39

                                          Les labos pharmaceutiques = comment faire du pognon, et encore du pognon, et encore plus de pognon. La santé, vous avez dit la santé ??? Pognon d’abord et on voit après.


                                          • Krokodilo Krokodilo 9 février 2010 23:58

                                            Toujours utile de répercuter des documents aussi fouillés que ce rapport de l’IGAS, dont l’existence prouve qu’il ne faut pas tomber dans le complotisme et qu’il existe des fonctionnaires qui font leur boulot, que tout n’est pas pourri dans notre démocratie : in fine, ces infos nous viennent directement de l’Etat !
                                            L’article ne pouvait tout citer, on peut rajouter l’impact des revues gratuites envoyées aux médecins, et l’action des labos auprès des leaders d’opinion, spécialistes en vue, présents dans les congrès, auteurs de publications, pas forcément sous forme de voyages, parfois en subventionnant les services hospitaliers, en offrant quelques machines ou le financement d’une étude.
                                            Ces différentes méthodes sont très complémentaires : de même que dans les services secrets on croit davantage une info si elle est recoupée, un médecin croira d’autant plus le baratin des visiteurs qu’il lira la même chose dans un publi-reportage, un article scientifique relayant la campagne du labo et le message d’un leader d’opinion !
                                            A noter que débuit 2009, le parrainage d’émissions de télévision par les labos a été assoupli par décret...
                                            Mais ce rapport ne traite que de la France ; le lobbying de l’industrie pharmaceutique s’exerce aussi depuis des années auprès de la Commission européenne. La Commission veut confier la pharmacovigilance (recueil et analyse des effets indésirables des médicaments) aux labos, qui seraient alors juge et partie ! Ce serait une régression majeure de la santé publique, par des mesures qu’ils présentent comme de simples ajustements techniques.
                                            Autre gros enjeu européen pour l’industrie : obtenir l’autorisation de publicité directe de leurs médicaments auprès des patients, c’est-à-dire faire du médicaments un produit comme les autres.
                                            Il existe un groupe de patients et de médecins qui tentent de contrer la complaisance de la Commission devant les multinationales pharmaceutiques : le Collectif Europe et médicament.


                                            • crazycaze 10 février 2010 00:18

                                              N’oublions pas que les liens entre différents membres de l’AFSAPSS et les labos sont avérés... notamment en regardant 1) qui a participé au financement des thèses de certains, 2) qui a été invité dans des colloques sponsorisés par ces firmes. Après les lobbies du pétrole, du nucléaire, ceux de l’industrie agro-alimentaires, on trouve aussi ceux de l’industrie pharmaceutique... quand ce ne sont pas les mêmes  smiley  !! Quant aux liens entre formation des médecins et labos, là aussi, au plan européen, il suffit de rentrer dans le hall de la faculté de médecine de Bologne, pour en être convaincu. Et bientôt, grâce à la réforme de la recherche, tout sera du même acabit. Soit tu penses comme je te finance, soit tu éjectes et tu crèves la bouche ouverte avec tes idées, aussi bonnes soient-elles, et d’autant plus si elles sont désintéressées. On se prépare à un bel avenir...

                                              Dis moi qui te finance, je te dirai ce que tu penses !!


                                              • Philou017 Philou017 10 février 2010 01:16

                                                En 2003, Jacques Valentin écrivait :
                                                "Notons aussi que l’AFSSAPS contrairement à ses obligations d’information des professionnels et des usagers n’a mis en ligne sur son site Internet qu’une petite partie des avis de la commission de la transparence ! Et encore faut-il aller « à la pêche » car ils sont dispersés et sans lien avec la section sur le SMR ! On croit rêver ! Sans doute une pudeur légitime, même chez ces grands cyniques, devant l’incroyable médiocrité du travail fourni. Car effectivement, les avis que j’ai pu consulter souffrent tous de la même abscence de justification, sont parsemés de pétition de principe et d’arguments d’autorité, et devrait donc être annulés de la même façon par le CE s’ils sont attaqués !« 
                                                http://gestionsante.free.fr/jurisprudenceduce.htm

                                                D’autre part :

                                                Dans leur ouvrage »Santé mensonges et propagande", Thierry Souccar et Isabelle Robard ont dénoncé les conflits d’intérêts déclarés des membres de l’AFFSAPS. Sur 675 personnes siégeant dans cette organisation, près de 415 personnes (donc 62.4%) déclarent avoir des intérêts dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique ou autre.

                                                Les auteurs mettent en garde quant à la nécessaire indépendance de cet organisme en ce qui concerne la santé publique, qui se retrouve pilotée par les intérêts commerciaux, au lieu d’être pilotée par l’intérêt général.

                                                http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_fran%C3%A7aise

                                                Didier Torny, chargé de recherche à l’INRA-TSV : Je partage une grande partie des constats qui viennent d’être faits. La conception de la norme et son application ont largement évolué sous influence européenne. Les acteurs privés sont incités à mettre en œuvre eux-mêmes les tests, ce qui pose une question fondamentale : que deviennent alors les procédures de vigilance, d’alerte et de surveillance, qui relèvent normalement du domaine public ? Comment le « faire » et le « faire faire » s’articulent-ils ? Et le public, qui manque de personnels et de compétences, peut-il contrôler les activités du privé ?

                                                http://www.strategie.gouv.fr/revue/article.php3?id_article=255

                                                Les acrobaties de l’Afssaps avec les conflits d’intérêts
                                                Agence de sécurité sanitaire : financement industriel, conflits d’intérêts, dépendance, opacité, dangerexcellent.
                                                Que se passe-t-il quand les « experts » de l’AFSSAPS manquent à leurs obligations déclaratives ?

                                                Et voilà que l’AFSSAPS nous fait cadeau d’une autre AMM conditionnelle, honteusement donnée à un somnifère dont trois essais cliniques sur cinq ont été non concluants, dont le bénéfice théorique est très modeste et celui clinique probablement inexistant, dont les interactions médicamenteuses sont potentiellement très nombreuses mais non étudiées (vive la sécurité !), dont les effets secondaires déjà connus ne sont pas anodins et qui, de surcroît, n’est à utiliser qu’entre 55 et 65 ans
                                                http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/


                                                  • Krokodilo Krokodilo 10 février 2010 17:39

                                                    Merci pour le lien vers ce site effectivement très riche.


                                                  • marie81 18 février 2010 08:43

                                                    un peu tard,
                                                    un autre site ; pour ceux qui connaissent pas ; avec un article paru le 17/02 sur la pharmacovigilance

                                                    http://www.rolandsimion.org/spip.php?article124

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