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Accueil du site > Actualités > Santé > Paiement à la performance des médecins : en route vers le chaos

Paiement à la performance des médecins : en route vers le chaos

Les syndicats de médecins ont signé une convention avec l’assurance maladie qui prévoit une rémunération "à la performance". Au delà de la contestable traduction littérale du concept anglais, c’est un désastre sanitaire annoncé. Cette mesure va altérer la confiance des patients dans leurs médecins et risque de rémunérer la médiocrité. Pour mieux comprendre pourquoi, sortons du domaine de la santé et voyons ce que donnerait une telle mesure appliquée à l'art culinaire.

Les dirigeants de l’assurance maladie l’ont annoncé fièrement : la rémunération à la "performance" des médecins va se généraliser. Les syndicats médicaux, presque tous unis pour une fois, acquiescent dans la douleur, voire applaudissent [1].

Pour vous faire toucher du doigt l’absurdité et la dangerosité de cette mesure, je vous propose d’étudier ses conséquences si elle était appliquée à l’art culinaire plutôt qu’à l’art médical.

Mais avant de voir ce que donnerait une rémunération à la performance des cuisiniers, rappelons brièvement de quoi il s’agit.

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La rémunération à la performance est la traduction littérale et donc approximative de l’anglais pay for performance qui signifie plutôt "paiement à l’efficience". Il s’agit d’être payé en fonction de l’atteinte de certains objectifs prédéfinis.

C’est l’aboutissement final de la Démarche Qualité : les gestionnaires, après avoir déterminé ce qui est une bonne et une mauvaise prestation de service, prennent définitivement les rênes en imposant leurs procédures par le biais de la rémunération.

Mais je ne vais pas vous parler du paiement à la performance appliqué à la santé. Pour deux raisons.

Tout d’abord, vous ne m’écouteriez pas, persuadé que j’essaie de défendre maladroitement les "privilèges" de ma profession.

Ensuite, parce que ce concept a été parfaitement étudié et disséqué dans un rapport de l’IGAS de 2008. La synthèse est prudente est claire (page 4) : personne ne peut affirmer à partir des expériences étrangères que ce mode de rémunération améliore la qualité des soins ou diminue les coûts de la santé. Généralement, le système est mis en place de manière volontariste et l’évaluation est bâclée ou approximative avant une généralisation qui n’est donc pas solidement validée. On retrouve le syndrome "Sophia", programme de l’assurance maladie orienté vers la prise en charge du diabète, qui est généralisé avant d’avoir prouvé son efficience [2].

Plus récemment, une publication a montré que la rémunération à la performance conduit les médecins à se concentrer sur les objectifs qui servent à mesurer leur "performance" et à délaisser les autres, non rémunérateurs. Comment s’en étonner ?

Mais venons-en à l’objet de cet article : la cuisine.

Le boeuf bourguignon, les cuisiniers et la rémunération à la performance

Pour vous convaincre de l’absurdité et du danger du paiement à la performance, je vais transposer ce système dans le monde de la cuisine, et plus précisément autour du boeuf bourguignon. Ce célèbre ragoût de boeuf mariné au vin rouge fait partie de notre patrimoine national. Sur cette base, la recette comporte de nombreuses variantes, traduisant la richesse et la diversité de la gastronomie française.

La qualité de la médecine française se traduit aussi par la richesse et la diversité des approches d’une maladie, traduisant la variété des individus, des formes d’une même affection, de l’environnement du malade, de ses aspirations profondes, des ses valeurs, de sa capacité à suivre un traitement. Bref, de tout ce qui touche à l’Humain.

Mais revenons à notre bourguignon.

Si nous appliquions le paiement à la performance au boeuf bourguignon, cela donnerait ceci :

De l’indicateur à l’obligateur

Pour commencer, il nous faut définir des indicateurs de qualités. Pour les gestionnaires, il ne peut y avoir de mesure de performance sans indicateurs mesurables [3].

Par chance, en matière de cuisine, la mesure du résultat paraît facile et immédiate : il suffit de faire goûter le plat et de demander l’avis des testeurs.

Aïe, première difficulté, les testeurs ne sont pas tous d’accords. Certains préfèrent les bourguignons gras et lourds, d’autres des recettes dégraissées. Pour les uns, les lardons sont incontournables, pour d’autres, la présence de porc est superflue (ou interdite par leur religion). Les femmes aiment plutôt les légumes justes cuits dans un jus léger, les hommes les sauces bien liées. Certains n’aiment pas l’ail. L’ajout ou non de concentré de tomate fait l’objet de vifs débats.

Qu’à cela ne tienne, réduisons nos bourguignons à trois variantes et sélectionnons celui qui a globalement le plus de succès. Ce sera notre boeuf bourguignon idéal.

Analysons maintenant la composition de ce bourguignon qui plaît au plus grand nombre afin d’identifier des indicateurs de qualité.

- Il contient de la viande de boeuf marinée entre 6 et 24 heures dans du vin rouge, des oignons, du poivre du persil et des carottes.

- Cette viande est saupoudrée de farine, saisie à l’huile végétale, puis mise à cuire avec sa marinade au moins 4 heures avec persil, laurier, thym, sel et un cube de bouillon de boeuf.

- Il peut contenir éventuellement un cuillère à soupe de concentré de tomate, un peu de romarin, des clous de girofles ou de la muscade.

Nos indicateurs de qualités sont constitués par les composants énumérés, (dont une liste limitée de composants optionnels) et par un mode opératoire.

La première difficulté que nous allons rencontrer va être de convaincre les cuisiniers qu’un boeuf bourguignon remplissant ces critères constitue un bon objectif de qualité pour évaluer leur travail.

Heureusement, comme l’a démontré La Boétie, la servitude volontaire est le propre de l’Homme. Parmi les cuisiniers, et même parmi les grands chefs, il s’en trouvera pour s’intéresser à cette approche, voire pour la soutenir au nom de l’éducation des plus médiocres. Après tout, ces composants entrent dans la recette de leur propre boeuf bourguignon. Ils ressentent une fierté certaine à voir apposer le mot "Qualité" sur leur pratique.

La deuxième difficulté va être de faire croire que le non respect des indicateurs qualité aboutit obligatoirement à un mauvais boeuf bourguignon. Le glissement est subtil : l’indicateur devient un "obligateur". Les représentants de la profession vont alors s’offusquer de l’usage des indicateurs qu’ils ont contribué à créer. Mais il est trop tard.

Ce qui est particulièrement vicieux, c’est qu’il est impossible d’être contre la Qualité. Cette ruse sémantique est une arme redoutable (de même que l’on peut s’opposer au capitalisme, mais pas au développement, comme l’a montré Franck Lepage). Voici nos grands chefs piégés par les indicateurs qu’ils ont contribué à valider.

Pour mater les récalcitrants, mettons en place une habile campagne de communication

- Tout d’abord, communiquons dans les médias sur les accidents constatés après ingestion de mauvais boeuf bourguignon. Stigmatisons les cuisiniers médiocres et fautifs qui ne suivent pas les indicateurs de qualité de la recette et qui sont donc responsables de ces accidents.

Faisons nôtre la devise de Churchill "Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai falsifiées moi-même" (Cfs le programmeSophia, op cit).

- Il nous faut ensuite convaincre les gastronomes que l’augmentation des prix dans les restaurants est liée à des recettes non conformes aux procédures et à l’usage d’ingrédients non recommandés donc sans intérêt. Utilisons la même méthode churchillienne éprouvée.

- Enfin, proposons aux cuisiniers une prime importante s’ils suivent les recettes recommandées plutôt que de se livrer à de dangereuses fantaisies culinaires. Suivant l’adage "Take the money and run", nous aurons de nombreux professionnels enchantés par cette mesure.

Nous avons alors quasiment atteint notre objectif : une grande partie de la France mange du bourguignon de cantine en accord avec la définition de Flaubert "La médiocrité chérit la règle".

Il suffit ensuite de bloquer les prix dans les restaurants, ce qui satisfait le public, et de compenser progressivement le manque à gagner par une augmentation de la prime aux cuisiniers. Cette part de leur rémunération devient bientôt si importante qu’ils prennent de gros risques financiers à s’écarter des recettes imposées.

Mais petit à petit, les cuisiniers se rendent compte que la satisfaction de leurs clients n’a plus beaucoup d’importance car leur rémunération est devenue majoritairement liée au respect des IQCu (Indicateurs Qualité Culinaires.

Certains comprennent vite qu’il suffit de respecter les indicateurs pour obtenir une rémunération significative. Les procédures ne sont pas très détaillées et ne précisent pas qu’il faut éplucher les oignons, ni la découpe des morceaux de boeuf. Ils versent en vrac les ingrédients dans une marmite et se lancent dans une production massive qui demande peu de travail. Parmi les cuisiniers qui gagnent le plus d’argent se trouvent paradoxalement ceux qui produisent un bourguignon immangeable. Quelques consommateurs s’en émeuvent, mais ils sont vite rembarrés : "Depuis quand un bon bourguignon est-il censé être bon à manger ?" Cette appréciation subjective d’un autre âge ne tient pas devant l’objectivité d’un respect strict des IQCu...

Par prudence, nous allons quand même modifier la recette Qualité à l’aide d’experts pour lutter contre ces déviances. Nous aurons quelques soucis avec ceux qui travaillent aussi pour l’industrie agro-alimentaire et qui tenteront de faire ajouter du lait dans la recette pour fortifier les os des consommateurs...

Mais il faudra de nombreuses versions pour contrer toutes les ruses des cuisiniers cyniques ou paresseux, à supposer que nous y parvenions.

Mais là n’est pas le problème : Il sera temps de passer à la normalisation de la blanquette de veau...

Quoi qu’il en soit, le talent et l’expérience des cuisiniers auront été définitivement niés. Ils seront confinés au rôle d’exécutant de recettes figées, interdits d’innovation ou d’adaptation à leur clientèle. Petit-à-petit, ils fermeront leurs restaurants. Ils trouveront un poste de cuisinier salarié dans une cantine ou un restaurant d’entreprise. Ils confieront à leurs proches : "Tant qu’à faire de la merde, je préfère un salaire qui tombe tous les mois et les 35 heures".

Les touristes commenceront à déserter la France. Une vaste enquête montrera que cette désaffection est liée à la baisse de la qualité de la gastronomie française. Elle confirmera aussi que certains cuisiniers rebelles continuent à mettre des lardons, de l’ail, voire du genièvre ou du gingembre dans leur boeuf bourguignon !

Lors de la présentation de cette enquête, nous ferons supprimer les diapositives qui montrent que, paradoxalement, ce sont les restaurants des cuisiniers rebelles que les touristes préfèrent.

Nous accuserons le respect insuffisant des recettes recommandées et des procédures, imposerons une Démarche Qualité renforcée dans les restaurants, reproduisant l’éternelle fable des rameurs. Le prix du repas additionné de la prime et des frais lié à la Qualité sera triplé par rapport à la situation initiale, mais nous nierons toute responsabilité dans cette flambée des coûts, continuant à accuser les cuisiniers qui ne respectent pas assez les IQCu.

Grisés par notre succès, nous pourrons alors passer à notre mission suivante : le paiement à la performance des réalisateurs de cinéma, le public se plaignant du prix des places et des DVD.

PS : Pour mieux comprendre ce qui est en train de se passer, lisez le bref mais indispensable opuscule de Christophe Dejours : "L’évaluation du travail à l’épreuve du réel".

[1] La signature de la convention qui régit les rapports entre l’assurance maladie et les médecins est une farce à la française. Leurs syndicats n’ont pas un sou, mais sont subventionnés en tant que "partenaires conventionnels" s’ils signent la convention. Le jeu pour eux est de faire semblant de défendre leurs adhérents, tout en sachant qu’ils n’ont pas les moyens de ne pas signer.

[2] Pour appréhendez les raisons l’échec de la Démarche Qualité, je vous suggère de lire la "Pierre de Rosette" de la désorganisation, ou comment multiplier le coût d’une vaccination par 20 en croyant l’améliorer

[3] Cette obsession pour des indicateurs objectifs est la raison principale du désastre engendré par la Démarche Qualité, mais c’est un autre débat. Voir la série d’article sur la qualité.


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72 réactions à cet article    


  • paul 27 juillet 2011 11:19

    Le coté absurde de ce paiement à la performance, c’est qu’il est en contradiction avec la déontologie d’un métier, à son éthique . Comme si la conscience professionnelle individuelle avait besoin
    d’être stimulée par une reconnaissance officielle .
    De plus, c’est une pratique profondément infantilisante qui donne au professionnel une récompense proportionnée à son degré de soumission .
    Elle renforce l’individualisme dans chaque corps de métier - cuisinier ou médecin - où l’appât du gain
    devient la principale motivation professionnelle . Elle implique une désolidarisation sociale .
    Question d’époque peut être . En tout cas, un choix de société promu en haut lieu .


    • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 27 juillet 2011 12:56

      Bonjour,

      Vous avez très bien résumé la situation, je ne pourrais pas mieux dire.

    • Dudule 27 juillet 2011 14:05

      « Comme si la conscience professionnelle individuelle avait besoin
      d’être stimulée par une reconnaissance officielle . »

      C’est tout à fait ça. On dirait que pour ce gouvernement et ses soutiers, la conscience professionnel n’existe pas. Que l’immense majorité des gens fassent leur métier du mieux qu’ils peuvent semble être une notion complètement étrangère aux beaux esprits qui nous gouvernent (peut-être bien parce qu’ils font intrinséquement parti de cette minorité sans aucune conscience professionnelle).

      D’où primes au mérite à gogo, pour les hauts fonctionnaires, les magistrats, les policiers,bientôt les profs... dans le but que les gens fassent enfin leur boulot, comme s’ils ne le faisaient pas avant. C’est assez insultant finalement, cette « prime au mérite », je trouve, pour les corps de métiers concernés dans leur ensemble.


    • DrVonSeb 27 juillet 2011 17:38

      message @ Xray 

      êtes vous le propriétaire du blog auquel vous faites référence ? N’en avez vous jamais assez de ressasser les mêmes absurdité ?
      cdlt 

    • PtitLudo PtitLudo 27 juillet 2011 12:00

      C’est un peu partout pareil j’imagine. Tout est axé sur les coûts désormais, alors vous savez, si la totale satisfaction client coute chère, il faut pas aller chercher bien loin.

      Effectivement ensuite il faut rechercher des critères d’évaluation n’ayant rien à voir avec la satisfaction du client, vu que ce n’est plus l’objectif.

      Dans l’informatique notamment on observe cette évolution depuis de nombreuses années, ce qui a conduit à inventer tout un tas d’indicateurs de performances touts plus farfelus les uns que les autres et n’ayant rien à voir avec la satisfaction réelle du client.


      • Plus robert que Redford 27 juillet 2011 12:03

        Payés à la performance !!
        On a déjà sous les yeux les résultats dans la police !!!
        Multiplication des controles au faciès, aggravation de la pression sur la toute petite délinquance (qui est particulièrement énervante pour celui qui la subit, je vous l’accorde) où un fait constaté=un fait élucidé+un coupable trouvé !! Hop, un bonus aux statistiques !
        En attendant, une personne cambriolée avec son appartement dévasté a de grandes chances de ne jamais retrouver quoi que ce soit de volé...


        • Yvance77 27 juillet 2011 12:18

          Salut,

          Associer « médecine » « docteurs » et « performance » est tout simplement un non-sens. D’autant plus qu’il y a les labos qui devraient aussi être jugés à l’aune de la « performance », car ce sont quand même eux qui sortent mes médicaments. Le médecin traitant n’est là que pour le diagnostic et, en fonction de ce qu’il trouve, il prescrit.

          Plus con encore ! Prenons le cas d’un individu lambda atteint d’un glioblastome. On fait quoi et comment pour juger la performance alors que l’espérance de vie est quasi nulle à 5 ans ? Et dans le cas d’un cancer du pancréas mortel à 100 % (ou presque) voir de celui de la peau qui est un des pires à choper.

          Ici il n’y a que le palliatif qui peut prendre place et accompagne le patient en souffrant moins dans l’autre monde. On doit porter une valeur à ceci ?

          En fait, il s’agit encore des conneries de nos crânes d’oeufs en Europe qui n’ont aucune idée de ce qu’est la médecine en soi. Eux on fait des hautes études rationalisantes ... mais paradoxalement c’est bien de rationalité dont ils sont dépourvus.


          • Bulgroz 27 juillet 2011 12:29

            « c’est un désastre sanitaire annoncé » et « Les touristes commenceront à déserter la France »

            C’est donc une véritable catastrophe.

            Effectivement, il était urgent de ne rien faire.

            et les syndicats de médecins qui ont signé cet accord avec L’Assurance Maladie, contrairement à l’auteur, ont tout faux.

            Conclusion ; il faut rien faire pour que rien ne change.


            • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 27 juillet 2011 13:00

              @bulgroz Où avez vous lu qu’il ne fallait rien faire ? J’ai donné des pistes dans les liens et écrit beaucoup sur ce sujet sur mon site ou ailleurs. Ce n’est pas parce qu’une situation est préoccupante ou grave que cela justifie de faire n’importe quoi « pour faire quelque chose ». Sinon, il faut enfiler un uniforme Shadock.


            • Bulgroz 27 juillet 2011 14:26

              Dominique Dupagne,

              Toute société est nécessairement imparfaite. je suis persuadé que dans chaque groupe professionnel, des tas d’individus ont les meilleurs propositions à mettre sur la table. Quel individu peut prétendre détenir les bonne solutions à lui tout seul ?

              Ce sont les syndicats professionnels qui ont la charge de fédérer la profession et de la représenter.

              Pour l’ Assurance Maladie qui représente les intérêts de la collectivité, il est important d’avoir des interlocuteurs (le mieux serait un seul) qui parlent au nom de l’ensemble des professionnels.

              C’est triste à dire, mais l’individu doit s’effacer, aller a delà de ce qui semble être sa vérité ou s’en remettre à l’organisation qui la représente..

              Sinon, il a 2 possibilités :

              i) militer dans un syndicat et faire prévaloir son point de vue en démontrant que votre point de vue est supérieur à ceux des autres.(bon courage !)

              ii) se dé-conventionner totalement et soigner sur ses seuls fonds propres des patients et non pas via un organisme comme la Sécurité Sociale qui se charge de l’accès aux soins de tous.

              C"est mon point de vue (extérieur) et s’il en était autrement, ce serait la pagaille et cela serait ingouvernable et irréformable.


            • posteriori 31 juillet 2011 13:46

              Quel individu peut prétendre détenir les bonne solutions à lui tout seul ?
              Ton modèle sarkozy, il arrête pas et tu es plutôt d’accord avec ça d’habitude.


            • cathy30 cathy30 27 juillet 2011 12:29

              bonjour DD
              oui la capitalisme achète tout et surtout la trahison. Cerise sur le gâteau : les herboristeries ont pratiquement toutes disparues avec le savoir qui va avec pour se soigner avec les plantes. Il est très difficile aujourd’hui de trouver des graines qui repoussent.
              Bon c’est peut-être pas un complot, mais je ne pense pas qu’ils souhaitent une longue vie aux pauvres.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 juillet 2011 12:34

                Bonjour,

                démonstration tout à fait concluante et convaincante ! En effet, un bon hôpital doit être plein de lits vides...


                • Vipère Vipère 27 juillet 2011 12:41

                  Bonjour à tous et à Dominique DUPAGNE

                  La CNAM n’a pas d’autre choix que de faire avancer les médecins « à la carottte », pour freiner l’explosion des dépenses de santé dont ils sont largement responsables par la pratique des dépassements de tarifs qui ne sont pas remboursés par la Sécu !

                  Les toubibs vivent bien, très bien de leurs revenus qui n’ont pas baissé, les spécialistes et les radiologues encore mieux, malgré la crise et ce aux dépens de clients de moins en moins bien remboursés, cela va de soi, quant ils ne renoncent pas à certains soins par défaut de Caisse Complémentaire Maladie. 

                  Qui l’eût cru, se soigner convenablement en France est devenu un luxe pour beaucoup !

                  Devant, une chute conséquente de mes revenus, force est de devoir renoncer soins d’un spécialiste adepte acharné du dépassement tarifaire et nous devons être nombreux dans le landerneau Français à ne plus pouvoir subir de « saignée médicale ».

                  De quoi, vous plaignez-vous ? on vous donne des carottes pour continuer à faire « votre daube » et vous ne dites même pas merci à la Sécu !

                   





                  • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 27 juillet 2011 13:03

                    @Vipère Je ne me plains pas. Je vais très bien en effet. J’explique simplement que vous, en tant que patiente, allez être soumise à des soins débiles qui vont vous coûter encore plus cher en tant que contribuable. Je ne demande rien, je défends rien. Je pointe juste du doigt l’absurdité du système. A titre personnel d’ailleurs, je vais bien sûr refuser cette prime qui jetterait le doute dans l’esprit de mes patients sur chacune de mes prescriptions.


                  • cathy30 cathy30 27 juillet 2011 13:13

                    DD
                    comme le souligne vipère, daube et boeuf bourguignon, c’est voulu ? bravo à vous de refuser cette prime. Je vais demander à mon médecin si elle souhaite refuser cette prime.


                  • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 27 juillet 2011 14:43

                    Je n’ai aucun mérite à refuser cette prime car je suis dans le secteur à honoraires libres. La difficulté sera pour les médecins conventionnés au tarif sécu car elle remplacera les augmentations d’honoraires futures. Refuser aboutira donc pour eux à une baisse de revenu. Cela dit, vu l’espérance de vie limitée de notre système de protection sociale, les prévisions à plus d’un an n’ont pas beaucoup de sens.


                  • lambda 27 juillet 2011 13:10


                    Les médecins ont déjà eu une très belle « carotte » il y a une dizaine d’années quand l’obligation faite aux patients d’avoir un médecin référent, s’est transformée, payé par la Sécurité Sociale, c-a-d-, nous, une somme d’environ 100 euros PAR PATIENT CHAQUE ANNEE et ce n’est pas tout :
                    Pour tout patient étant en ALD (affection de longue durée) , le médecin touche en plus 40 euros PAR PATIENT CHAQUE ANNEE
                    Faites le compte du nombre de patients que constitue une clientèle d’un cabinet et ce pactole s’ajoute à leurs ho noraires, mais chut !!!!!!!!!!!! silence autour de ces cadeaux
                    Etait il nécessaire d’ajouter le cadeau de 9000 euros qui se méritera au détriment du client je voulais dire du patient !!


                    • velosolex velosolex 27 juillet 2011 13:30

                      Logique de comptable dans un monde de comptable. La même à l’œuvre dans les hôpitaux avec ce fameux tôt d’activité, l’encouragement à expédier les patients chez eux le plus vite possible, au mépris de la sécurité.
                      Rappelons nous des années 70. A l’époque, nul n’avait de mutuelle car la sécurité sociale prenait pratiquement en charge tous les honoraires, les frais d’hospitalisation et les médicaments.
                      Le pays est devenu plus riche, parait-il.
                      Pourtant, malgré l’augmentation des ponctions et des saignées, le patient sécu se porte de plus en plus mal. Bientôt on guérira enfin sa maladie, mais lui sera mort.
                      Nul n’est besoin d’être expert et de faire un audit sur les causes : La santé est un pôle économique dont le rétablissement des patients est un but anecdotique. Le malade fait vivre bien trop de gens à travers ses mutiples ramifications, dont les dérives médiatisées actuellement autour du Médiator ne sont qu’un reflet de ses effets secondaires, pour que le monstre puisse évoluer favorablement.
                      Hormis une refonte de fond en comble :
                      Gratuité totale des soins, mutualisation des moyens, je dirais même nationalisation de la médecine et de ses différents agents, ce qui couperait ainsi la branche pourrie des profits savamment entretenus autour de la souffrance et du malheur.
                      Mais bien sûr, c’est là, plus que certains peuvent entendre.

                      Si l’on parlait plutôt d’augmenter encore un peu plus les cotisations ?


                      • LE CHAT LE CHAT 27 juillet 2011 14:49

                        Renaud chantait dans étudiant poil aux dents il y a très longtemps

                        aux bourgeois tu refileras des cancers à tour de bras
                        et aux prolos des ulcères , parce que c’est un peu moins cher

                        c’était déjà dans l’air du temps , on va américaniser la médecine et on va aussi décider qui a le droit de vivre ou de mourir comme dans les hopitaux anglais.........  smiley


                        • Defrance Defrance 27 juillet 2011 17:59

                           Bien vu le Chat,

                           A Austin , Texas, il y a même un hôpital qui soigne les chevaux et les humains ! J’y ai mené un jour un collègue Australien , j’étais mort de rire et ces neveux là ne comprenaient pas pourquoi !

                           Yes, They can !


                        • Musardin Musardin 27 juillet 2011 14:57

                          Excellent article,

                          Vous parlez essentiellement de la médecine libérale, mais (comme le dit mon ami et ex collègue Franck Lepage) vous avez manqué de temps et j’aimerais revenir sur une autre notion qui me parait essentielle à savoir la médecine mutualiste. Les centres de médecine mutualiste, outre les coups tordus dont ils sont victimes de la part de l’administration, rentrent eux aussi dans cette logique comptable. Il y a une forte tendance à la « gestionnite » : les médecins actuellement salariés pourraient à l’avenir être eux aussi rémunérés à l’acte. Il y a une forte tendance au sein de la mutualité à vouloir se débarrasser de ces centres de santé de proximité et à se concentrer uniquement sur la partie des remboursements. Le distinguo avec l’assurance privée devient de plus en plus ténu.


                          • rosa luxemburg 27 juillet 2011 15:04

                             Les medecins ont déjà une tendance au malthusianisme et à l’incompétence ,que tout ce programme ne va faire qu’amplifier.

                            Depuis des années ils s’empifrent dans la médiocritè et cela malgré les examens medicaux ils ne sont plus capables de faire un diagnostique ou de guerir simplement entretenir la maladie avec le moindre mal.Pour cela il faut remercier Martine Aubry et son numerus clausus ,qui fait dire aux jeunes medecins : ce n’est pas la peine de me casser la tête je suis sûr de ne pas avoir de concurents et de faire mon beurre et l’ argent du beurre.

                            L’honnêteté intellectuelle étant perdue on pourrait dire qu’ils ne prêtent pas le « serment d’hypocrate mais le serment d’hypocrites » depuis que plusieurs d’entre eux ,dans les années 90 et 2000 ont paumé l’argent du beurre à la bourse.

                            Et à présent le gouvernement mondial veut les récompenser pour leur participation,à ciel ouvert,dans le grand plan de dépopulation .Beaucoup vont accepter cette corruption car j’en connais de nombreux de par ma profession qui sont dans cet état d’esprit.La plupart des lieutenants ss d’hitler n’étaient ils pas médecins ?

                            Ce genre de corporatisme n’a pas fondamentalement changé depuis 70 ans et malheureusement comme ils se font rares,merci les socialistes,cela va être difficile d’en trouver un compétent ,qui aime son métier et les gens.

                            C’est bien simple ,j’ai tellement peu confiance en eux,que depuis 30 ans je lis tout un tas de bouquins medicaux et lors de la visite je dicte mes ordonnances pour ne pas avoir à avaler tout un tas de médicaments contre indiqués

                            Avant le pharmacien pouvait contre carré les erreurs des medecins mais aujourd’hui eux aussi ne pensent qu’a vendre.Pauvre france ta population est en voie de disparition !


                            • clostra 27 juillet 2011 15:08

                              Merci pour cet article (je vais de plus aller déjeuner dans les meilleures conditions qui soient à la vue de ce boeuf bourguignon ruisselant de ce stimuli virtuel très efficace*)*se soigner ne fait pas le même effet...

                              et, à propos de Qualité (ne pas oublier la majuscule qui précise qu’elle n’est sensée être ni bonne ni mauvaise. La « bonne » qualité s’écrit en nom commun : qualité et on parle de la qualité.

                              Il s’agit donc bien d’introduire une notion de Qualité (dont le synonyme est « Reproductibilité »). Ce qui va bien finalement avec cette prime qui doit pouvoir se fonder sur des résultats identiques pour tous. Peu importe la qualité , elle doit être la même d’un médecin à l’autre.

                              Ce que vous décrivez du bourguignon vient en appoint : un bourguignon acheté la veille doit être identique à celui acheté le lendemain. Les variantes seront étiquetées différemment et pour satisfaire le goût de l’acheteur qui aime bien les « variantes » et surtout les améliorations.

                              Pour nous usagers de la santé, nous serions bien inspirés de demander à notre médecin préféré (référent) s’ils souhaite toucher la prime. Ceci nous donnerait de précieuses indications dans la poursuite de la consultation.

                              Avec un peu de chance, ceux qui ne souhaitent pas toucher la prime se retrouveraient avec une partie de la patientèle de leur confrère soumis et les quelques 370 consultations supplémentaires annuelles pour combler ce manque à gagner. On notera la précision exemplaire du grand calculateur comptable bien décidé à offrir une consultation par jour à ces gentils médecins sans travailler plus !


                              • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 27 juillet 2011 15:38

                                Bonjour Musardin. Le problème des centres des santé mutualistes, c’est que la consultation y coûte 50 à 100 euros (à la mutualité, pas au patient) et est facturée 23 euros à la sécu. Ces centres sont des gouffres financiers, et plus ils tournent, plus ils coûtent cher. Soit on assume de faire de la médecine mutualiste lente et donc chère, soit on veut s’aligner sur le privé et en effet, ce n’est pas jouable, voir Le beurre, l’argent du beurre et la crémière libérale.


                                • foufouille foufouille 27 juillet 2011 16:08

                                  vu le temps d’une consultation d’un medecin, sur que c’est rentable
                                  un coup d’oeil sur chaque page du dossier medical


                                • Defrance Defrance 27 juillet 2011 17:38

                                  Euh, c’est quoi un centre de santé mutualiste ? ( j’habite dans le désert medical de l’oise) !

                                   


                                • Musardin Musardin 27 juillet 2011 21:32

                                  Bonjour Docteur,

                                  Effectivement, la médecine mutualiste est plus chère mais est elle plus lente ? Dans mon centre médical situé dans une petite ville portuaire des B du Rh, le médecin généraliste que j’ai consulté récemment me disait faire jusqu’à 40 consultations par jour et justement elle démissionnait pour d’autres projets car dixit « ce n’était pas l’idée que je me faisais de la médecine mutualiste ». Elle est le énième médecin à agir ainsi ou à se faire muter ce qui provoque un turn over tel que l’on a affaire en moyenne 18 à 30 mois au même toubib. Du coup j’ai décidé d’aller vers un médecin libéral, car je souhaite légitimement me semble t-il avoir « un médecin de famille » sur la durée. Pour ce qui est du coût : la cotisation mutualiste est en principe là pour faire la différence en partie. Malgré tout je reste attaché à ce centre qui a été construit au tout début des années 60 par des ouvriers bénévoles (dockers et chimie), dont mon père, durant leurs loisirs le soir, les week end et vacances. Et que pour moi mutualité se rattache à solidarisme, mais c’est un autre débat j’en conviens.


                                • mac 27 juillet 2011 15:45

                                  Excellent article qui pourrait tout à fait s’appliquer au domaine de l’enseignement.
                                  Il suffit pour par exemple de remplacer la recette du bourguignon par le « livret personnel de compétences ».
                                  Mais , il existera toujours de bons « pédagogistes » pour vous dire que le niveau ne baisse pas...
                                  Ne vous inquiétez pas, les oligarques, eux, iront toujours dans les meilleures cliniques, dans les meilleures écoles privées hors contrat et dans les restaurants 3 étoiles où l’on n’appliquera pas toutes ces règles.
                                  La m..de c’est pour le peuple et si vous dénoncez cela, on vous traitera de populistes.


                                  • AN221 AN219 27 juillet 2011 16:20
                                    Histoire vrai(si,si y en a).

                                    Nos deux enfants ont été contaminés cet hiver dernier,nous sommes donc allez au médecin, règlement +pharmacie,maintenant nous sommes trois contaminés parce que les médicaments prescris sont inefficaces ou le diagnostique est faux,belote,nous retournons voir le médecin, règlement +pharmacie,maintenant nous sommes quatre contaminés parce que les médicaments prescris sont inefficaces ou le diagnostique est faux,rebelote et dix de der,nous sommes donc allez au médecin, règlement +pharmacie,et la enfin le bon diagnostique et les super bons médicaments,nous sommes enfin guéris de cette grippe hivernale après 120 jours,3 toubibs et 380 euros de consultation et de pharmacie,voyez vous la carotte est inutile donc ......

                                    • foufouille foufouille 27 juillet 2011 16:34

                                      fallai manger du miel


                                    • AN221 AN219 27 juillet 2011 17:22

                                      Le miel existe depuis fort longtemps,les virus sont toujours d’actualité,fôt bien que tout le monde vive,dit le cobaye...


                                    • Krokodilo Krokodilo 27 juillet 2011 18:48

                                      Aucun médicament n’aurait pu éviter la contagion, surtout que celle-ci avait eu lieu quelques jours avant (période d’incubation). Par ailleurs, la grippe guérissant toute seule (sauf complications rares, ou personne s fragiles), il suffit d’attendre avec un « traitement » qui ne vise pas à guérir mais à soulager la fièvre et la toux. Peut-être le premier médecin aurait-il dû vous l’expliquer mieux ?


                                    • Defrance Defrance 27 juillet 2011 16:28

                                       Je me demande pourquoi nos politicards n’ont pas appliqué le modèle Chinois  ?

                                       De plus puisqu’ils l’ont appliqué aux Flics, a l’éducation Nationale......, POURQUOI NE SERAIS CE PAS APPLICABLE AUX ZOMMES POLITIQUES ???

                                       Ex déficit multiplié par deux = salaire ou plutôt revenu divisé par deux ou encore 5 promesses non tenues sur 10 = encore divisé par deux ?


                                      • Taverne Taverne 27 juillet 2011 16:30

                                        Moi, je vois pas d’un oeil forcément défavorable cette initiative. D’abord, ce n’est pas toute la rémunération, c’est juste une part de la rémunération qui est tributaire de ce principe. Ensuite, il y a des raisons de santé publique (l’excès des prescriptions d’antibiotiques qui à terme, à force de banalisation, réduit l’efficacité de ces médicaments). Les génériques, généralement moins chers pour la Sécu. Enfin, je trouve malin de recourir à ce procédé plutôt qu’à une énième augmentation générale des tarifs surtout que beaucoup de médecins ne respectent pas le serment d’hypocrate : trop de refus de soigner les bénéficiaires de la CMU, refus jamais sanctionnés.


                                        • Taverne Taverne 27 juillet 2011 16:30

                                          Correction : le serment d’Hippocrate.


                                        • clostra 28 juillet 2011 13:33

                                          Certains actes de dépistage n’ont pas fait leur preuve et certains d’entre nous font des choix dans ce domaine, confirmés par des études récentes, d’autres moins récentes : citons l’abandon du dépistage systématique de certains cancers qui, au final, ne diminuent pas le nombre de malades atteints dans les âges où on pouvait espérer la disparition de ces cancers dans la population suivie, citons également l’excès de rayons X, citons parfois l’inefficacité de certains génériques comparée au produit initial.

                                          Un choix qu’on peut faire, sans risquer d’être « harcelé » par un médecin qui court après sa prime.

                                          D’ailleurs pourquoi courir après sa prime ? (l’équivalent d’une consultation par jour, soit sur 20 consultations « pondérées » : env 1 euros/consult contre 540 euros/jour ou - si on calcule env 270 eurosx5 (ou 6) x52 moins les vacances=47=63 400 euros soit 5287,5 par mois.

                                          et certains font des économies avec une consult de 10 mn, doublant leurs revenus, soit 40 visites par jour, soit env 10 500 euros par mois

                                          donc

                                          +27x7x52=9828 euros, soit +819 euros par mois/2=408.5 euros

                                          au final : presque 11 000 euros par mois, pour des personnes qui n’ont pas le temps de les dépenser : ça fait beaucoup !

                                          et puis : c’est kiki va payer ?


                                        • clostra 28 juillet 2011 13:34

                                          "l’abandon du dépistage systématique de certains cancers qui, au final, ne diminuent pas le nombre de malades atteints dans les âges où on pouvait espérer la disparition de ces cancers dans la population suivie"

                                          dans les pays nordiques, les premiers à avoir testé le dépistage de masse


                                        • clostra 28 juillet 2011 13:39

                                          « 27x7x52=9828 euros »

                                          depuis quand utilise-t-on des stagiaires de CE2 au ministère de la santé ?

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