Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Chut, je retourne vivre un temps chez papa et maman…

Chut, je retourne vivre un temps chez papa et maman…

Ce phénomène est-il en croissance ?

Dans un article publié il y a deux ans, le 30 novembre 2008, nous lancions un petit pavé dans la marre avec un article « Au-revoir Tanguy, bonjour Tarzan ? » Ce papier commençait ainsi : « Et si le logement familial était la liane à laquelle se raccrocher en cas de pépin dans la vie ? Et si être SDF, aujourd’hui, signifiait surtout être « Sans Domicile Familial » ? Dans l’histoire et dans le monde, le logement a toujours été une affaire de famille. Aujourd’hui, les jeunes ont du mal à se loger, les enfants – surtout les fils – restent plus longtemps à la maison, et les filles y retournent davantage en cas de crise conjugale, et pourtant… Loin de « l’effet Tanguy » ces dernières années confirment l’indépendance croissante des jeunes. »

Moins de « Tanguy » mais plus de « Tarzan »

Voila comment pour contrebalancer les « Tanguy » l’expression « Tarzan », sensée définir celles et ceux qui se rattrapent à une liane de l’arbre généalogique pour retourner chez eux, était lancée. Depuis, ce phénomène n’a fait que se développer. Ainsi, dans le magazine « Envoyé Spécial » diffusé le jeudi 25 février 2010 sur France 2, était présenté un sujet sur les DJ (Disques Jockeys). Pour illustrer ce reportage, un DJ de province était suivi. Et très vite, il apparaissait qu’à 28 ans, il était obligé de retourner vivre chez ses parents pour pouvoir exercer son métier, aux revenus aléatoires. Cependant, à part quelques articles ou émissions, ce sujet reste méconnu, comme s’il s’agissait d’un « non-évènement ».

Un effet de la crise de l’emploi ?

Alors que l’on a observé ces dernières années un départ plus précoce de chez ses parents, il n’est plus rare, en Europe et sous les effets de la crise, de voir des jeunes adultes, voire des adultes dans la force de l’âge, revenir chez leurs parents. Cette situation devrait se multiplier avec l’augmentation considérable du nombre de chômeurs de longue durée (plus d’un an) et l’arrivée en « fin de droits » de centaines de milliers d’entre eux.

 

Il est vrais ces « Tarzan » sont loin de pousser un cri de victoire, ou de douleur : ils se cachent. Il est clair que la crise économique et son cortège de licenciements, conjuguée au durcissement des garanties de paiement des loyers demandées par les bailleurs fragilisent l’accès au logement ou au relogement des personnes seules ou en rupture de couple.

Se retrouver sans logement, une crainte largement partagée

Même si plus de la moitié des ménages français est propriétaire de son logement, il y a des cas où l’on peut se retrouver sans toit. Ainsi, six adultes sur dix jugent qu’il est possible qu’eux-mêmes ou un de ses proches se trouve un jour sans domicile fixe. [i]

De plus, selon une étude récente de l’INSEE[ii], une personne sur vingt déclare avoir déjà été privée d’un logement personnel. Un chiffre sous-estimé, car il ne prend en compte que les réponses des personnes qui avaient retrouvé un logement au moment de l’enquête. Dans 8 cas sur 10 (78%), ces personnes ont été logées par un tiers, selon la dénomination de l’INSEE. En réalité, c’est surtout la famille et surtout les parents qui ont offert un logement provisoire, qui peut très bien être l’ancienne chambre d’enfant. Pour les autres, 14% ont été pris en charge par un service d’hébergement, et 10% ont vécu dans un lieu « non prévu pour l’habitation » c’est à dire un logement de fortune (caravane, squat), une situation qui, avec des facteurs psychologiques, peut conduire à la rue. Voila pourquoi nous parlons de « Sans Domicile Familial » à propos des SDF. 

Des périodes transitoires mais « lourdes ».

Une situation le plus souvent provisoire : La durée médiane de séjour dans un logement d’urgence ou temporaire était d’un an. Elle était légèrement plus courte en cas d’hébergement par un tiers (304 jours), contre 243 pour les « squats » et 152 pour les autres lieux comme la rue.[iii] Mais cela reste une situation qui affecte durablement les personnes victimes, qui, pour la grande majorité, ne retrouvent pas de réelle stabilité après.

La famille est donc une sécurité ?

Oui, bien sûr, la famille apparaît de plus en plus comme un refuge, où le don et la gratuité sont supposés l’emporter sur le calcul et l’intérêt, mais la recohabitation n’est pas une solution. Mais il ne faut pas confondre une image idéalisée des rapports familiaux, qui seraient protégés des conflits et des ruptures, avec leur réalité, et avec les contraintes de la vie quotidienne. Car, déjà, ce retour chez ses parents après avoir vécu seul voire créé un foyer, est souvent vécu comme une profonde régression par les enfants. Aujourd’hui, la règle, en ce qui concerne le logement familial, c’est l’autonomie. On ne voit quasiment plus de cohabitation de générations, et d’ailleurs, ce souhait n’est évoqué que par une infime minorité (autour de 3% de la population). De plus, et même dans le cas ou cela permettrait de s’occuper d’un parent âgé dépendant, cette « recohabitation » ne fait qu’ajouter une charge nouvelle au ménage accueillant. Loin de résoudre un problème social, le retour forcé chez ses parents peut très bien additionner les problèmes, en touchant aussi les parents confrontés à de nouvelles charges.

Le rôle de l’Etat

 Il ressort de ces observations le fait que l’Etat Providence, avec ses APL et ses revenus minimaux, a permis aussi de renforcer les liens familiaux. [iv] Ces liens n’étant plus sous le poids de la dépendance financière pouvaient ainsi s’établir plus sainement. Les solidarités familiales sont naturelles mais ne peuvent venir en supplétif de services sociaux défaillants. Comme le rappelle la sociologue Agnès Pitou [v]« Les échanges financiers ou leurs équivalents en dons de biens et de services sont désormais bien recensés, même s’ils tardent à être réellement pris en compte, sous une forme quantifiée, dans le comptes nationaux : la solidarité au sein de la parenté relève encore largement de l’économie souterraine, alors que sa survivance est avérée, en particulier en temps de crise. Il serait utile de s’interroger sur cette occultation du poids des échanges de biens et de services familiaux au sein de l’économie nationale. Est-ce parce qu’ils mettraient en lumière le rôle qu’ils jouent dans l’accroissement des inégalités entre familles plus ou moins dotées en « capitaux » ? On ne peut échanger en effet que ce que l’on possède. Ou bien est-ce parce que le « familial » est par essence gratuit dans l’idéologie courante ? ». 

Il doit exister aussi de fortes inégalités selon les milieux sociaux ?

Naturellement, et ces inégalités se manifestent déjà au moment du départ du foyer parental, en organisant l’indépendance des enfants. En effet, les parents accompagnent souvent cette indépendance, en soutenant leurs enfants durant leurs études par exemple. Une de ces aides est bien le fait d’accepter qu’ils restent si besoin au foyer parental le temps de trouver un emploi. C’est ce que l’on a appelé la « génération Tanguy », du nom du film du cinéaste Etienne Chatillez. Mais ce qu’il faut aussi observer, ce sont les parents qui achètent un studio ou en appartement à leurs enfants. Il s’agit là en effet des catégories les plus aisées. Et même si ce bien peut être vendu par les enfants au cours de l’existence, il s’agit d’une aide concrète. Il ne reste donc aux autres qu’à offrir le gite et le couvert chez eux, et un hébergement si nécessaire

Comment se passe cette recohabitation ?

Il n’y a pas de règle générale, à part celle d’une gène à l’assumer à l’extérieur, presque qu’une honte. Cette honte supportée par l’adulte retourné chez ses parents et qui est liée au sentiment de régression que j’ai déjà exprimé. Nous avons par exemple rencontré un ancien cadre supérieur retourné à plus de cinquante ans ans chez sa mère après un licenciement, et qui en garde une certaine irascibilité. Ou une jeune graphiste, qui à 28 ans, n’assume pas le fait d’habiter le grenier aménagé de la maison familiale, même dans une certaine indépendance. Certaines ou certains sont même retournés chez leurs parents en couple, et même en couple avec des enfants. Même pour un retour individuel, c’est ce qui explique aussi que, en moyenne, cette situation dure rarement plus d’un an.

Faire la part des bonnes relations entre les générations et de l’autonomie attendue.

 Il peut bien sûr y avoir des exceptions. D’abord une très bonne entente, une complicité, entre les parents et les enfants, souvent entre une mère et sa fille. Et qui ne se souvient pas, par exemple, dans les fermes, du cadet des fils qui reste à demeure dans la bâtisse familiale, célibataire et dévoué à ses parents ? Et qui ne remarque pas non plus que dans les cultures méditerranéennes la cohabitation des générations est inscrite dans les traditions ? Le retour chez des parents âgés peut aussi contribuer à prendre soin d’eux.

L’intergénération n’a rien à voir avec les recohabitations des générations

La dynamique des solidarités intergénérationnelles (contacts, échanges de services, soutiens affectifs et aides diverses) n’est pas affectée par la généralisation de la décohabitation et l’augmentation du nombre de personnes vivant seules. 20% des Français ont accompagné un parent dépendant dans une sortie au cours de l’année passée, 11% ont apporté une aide lors dans des ménagères et 5% ont passé des vacances avec elle.[vi] 

Face au vieillissement de la population, il serait illusoire et dangereux de penser qu’une augmentation des recohabitations pourrait aider à la prise en charge des parents âgés. Comme le soulignent Serge Clément, Eric Gagnon et Christine Rolland, [vii] « il est certain que les services publics ont contribué à redéfinir les liens familiaux. Ils ont accompagné et soutenu un ensemble de transformations culturelles, démographiques et économiques (salariat, égalité des hommes et des femmes, aspiration à l’autonomie, taille des familles, scolarisation de la population), qui ont favorisé l’autonomie individuelle et rendu problématique le mode de prise en charge des personnes âgées par les familles. »

« Cette émancipation des individus n’a pas détruit les solidarités familiales, mais elle a modifié en profondeur les liens familiaux, en renforçant l’autonomie et l’égalité de ses membres, qui négocient et réfléchissent davantage leurs responsabilités, en centrant la relation sur la subjectivité et l’affectif, et en déplaçant les lieux d’intérêt sur lesquels se focalisent les liens et le soutien (l’affectif, l’identité). Elle a conduit à une demande toujours grandissante de services de l’Etat, et a placé les individus dans une sorte de tension entre une volonté d’autonomie et une volonté de prendre soin de leurs proches ».

Le nouvel esprit de famille et le « système D ».

Il est indéniable que la quasi-totalité des familles consacrent, dans la longue durée ; une partie de leurs ressources à la mise en place d’un dispositif familial de sécurité, qui permet de disposer d’un peu d’argent pour aider momentanément un chômeur, un malade, un invalide, ou un étudiant. Dans le même temps, la notion de « privatisation de la vie » à l’intérieur de la famille, cette capacité d’être soi-même tout en étant avec les autres, est bien devenue la règle. L’autonomie des générations est inscrite dans le nouvel esprit de famille, et les difficultés à assumer ce retour au foyer le démontre. Mais il faut bien reconnaitre que maintenant, la crise a libéré la parole, et avec, tous aveux de systèmes D. Et les a peut-être aussi décomplexés. Et, pour surmonter les « galères », s’il existe bien un système D, c’est bien le D comme Domicile parental !

Savoir lutter contre une blessure narcissique

Alors, comme nous l’avons démontré, retourner un temps chez ses parents, à la suite d’un « accident » dans la vie, n’est pas exceptionnel, et ne préjuge en rien de sa capacité d’autonomie. S’il existe un risque de régression, il est surtout psychologique. En effet, et comme le rappelle la psychiatre Marie-France Hirigoyen,[viii] « Quelques uns de ceux qui craignent la solitude se sentent coupables d’être seuls. C’est comme si leur situation était le résultat d’une faute : « je suis seul parce que je ne suis pas ce qu’il faudrait être, parce que les autres ne me supportent pas. » Et quand ces personnes consultent, le danger est que beaucoup de psychothérapeutes actuels, au lieu de les aider à aimer leur solitude et à l’enrichir, leur proposent des techniques pour augmenter leur narcissisme : ils les amènent à se fuir dans de multiples rencontres, plutôt que d’apprendre à s’accepter et à s’aimer. Car leur vrai problème, c’est qu’elles ont en général une image pathologique d’elles-mêmes ».

Mais ne jamais oublier le rôle de l’Etat et les valeurs d’autonomie dans la famille

Donc, sachons faire la part du conjoncturel et du structurel, c’est-à-dire d’une période de la vie et de la vie elle-même. Aidons toutes celles et tous ceux qui peuvent avoir recours aux solidarités familiales, et notamment à une solution de logement provisoire dans le foyer parental, à mieux l’accepter pour pouvoir mieux se reconstruire, dépassant ainsi ces accidents de la vie, de plus en plus fréquents. Mais faisons le en rappelant toujours l’Etat à ses responsabilités, et en tenant compte des valeurs contemporaines d’autonomie et d’indépendance qui fondent le nouvel esprit de famille.

 

Eric DONFU, 26 février 2010

 



[i] Etude Sofres réalisée pour le ministère de la ville et du logement, octobre 2008.

[ii] INSEE, 2008.

[iii] Francoscopie 2010. Gérard Mermet, Larousse, Paris, 2009, page 171.

[iv] Les solidarités entre générations. Vieillesse, familles, Etat, Claudine Attias-Donfut (dir.) Nathan. Paris (1995),

[v] Les politiques familiales, approches sociologiques. Agnès Pitou, Syros, Paris, 1994 , page 212.

[vi] CREDOC, février 2007.

[vii] Prendre soin d’un proche âgé. Sous la direction de Serge Clément et Jean-Pierre Lavoie, Erès, pratiques gérontologiques, Ramonville Saint-Agne (33), 2005, page 143 « Dynamiques familiales et configurations d’aide ».

[viii] Les nouvelles solitudes. Marie-France Hirigoyen, La découverte, Paris, 2007, page 17.


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

78 réactions à cet article    


  • non666 non666 27 février 2010 10:45

    Plusieurs remarques :
    Ayant été lié de tres pres a quelqu’un qui travaillait dans les services sociaux , je peux dire que les « obligations de la loi » sont , au moins depuis les années 80, fortement suggérés par les diffrents services sociaux aux membres d’une famille.

    C’est ainsi qu’on a vu exploser les procès de jeunes qui exigeaient des subsides de leurs parents pour des etudes qu’ils poursuivaient sans jamais les rattraper....
    C’est ainsi qu’on commence a voir des proces de « vieux » demandant a leurs enfants des prises en charge pour la fin de vie, heritage ou pas à la clef.
    Car pour les services sociaux, le « reroutage vers les solidarités familiales legales est un bon moyen de faire baisser les demandes d’aides

    De toute façon, avec l’explosion du systeme de retraite qui nous pends au nez du fait de l’INCURIE des politiques et du clientelisme des syndicats officiels, la famille est deja perçu comme le dernier refuge. Contraint et forcé.

    Enfin si nous regardons la situation de la Region parisienne , par exemple, il presque impossible a un jeune de s’installer sans aide ou sans etre au moins en couple pour partager les frais.

    Entre les logements sociaux occupés induement par les »clients« des politiques (ou leur famille), les familles polygame qui occupent a elles seules certains immeubles , avec la volonté des elus (Les Mureaux, Mantes la Jolie) , le prix trop elevé dans les villes sitées hors des territoires occupés, un jeune ne peut pas aujourd’hui, en ile de france prendre un logement seul.
    De plus le systeme des files d’attentes, des »prioritaires" (y compris les clandestins avec enfants)
    de ceux qui ne sont pas de la ville , des villes sans logements a loyer modéré.....

    Sauf a commencer comme cadre , et encore, uniquement dans les filières qui ne sont pas soumises a la crise ou dans la fonctionn publique, un seul de debutant ne suffit pas.


    • Jojo 27 février 2010 20:33

      Décidément et outre le fait « relativement respectable » de ne pas avancer masquer contrairement à à quelques uns de ses copains, ce non 660 est d’un prévisible... Innovez un peu, surprenez moi merde !


    • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 28 février 2010 18:48

      Polygamie.   Circulaire du 10-6-2001 : vise à aider les femmes quittant leur mari polygame. Pour qu’elles soient réellement autonomes, « l’accès à un logement séparé s’avère (...) nécessaire ». Nombre de familles polygames en France (selon le ministère de l’Intérieur) : 10 000 à 20 000. La polygamie est reconnue dans environ 50 pays dont Algérie, Mali, Maroc, Mauritanie, Sénégal. Coût des allocations familiales versées, selon la légalité du séjour de l’allocataire et du nombre d’enfants à charge, aux ménages polygames : 152 à 304 millions d’€/an (sans compter les majorations versées selon l’âge de l’enfant). Autres prestations : complément familial, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire, logement, de parent isolé, réduction famille nombreuse.
      Actuellement les familles polygames sont environ 56 000 aujourd’hui sans compter avec l’habilité du ministère de l’intérieur pour minimiser les chiffres qui peuvent être gênants. Mais comme d’hab , il est de mauvais ton de relever les vérités qui ne sont pas dans la ligne du parti. A vous de réactualiser le montant des allocations. A savoir aussi que vu que la polygamie n’est pas reconnue en France les autres épouses sont souvent considérées comme femmes isolées avec les avantages qui vont avec.


    • Fergus Fergus 27 février 2010 10:46

      Bonjour et merci pour ce très intéressant panorama de la situation de tous ces jeunes condamnés par l’état de la société française soit à ne pas s’éloigner du cocon familial (les Tanguy), soit à y revenir sous la contrainte des difficultés économiques (les Tarzan).

      Une situation généralement bien acceptée désormais tant de la part des parents que de celle des enfants. Mais effectivement le risque de régression psychologique existe et ne contribue pas à l’épanouissement de ces jeunes. En outre, il n’est pas toujours facile de cohabiter, eu égard aux rythmes et aux modes de vie différents des uns et des autres. Mais le principal problème est ailleurs, me semble-t-il : comment envisager une vie de couple dans de telles conditions ? 


      • Fergus Fergus 27 février 2010 15:24

        Bonjour, Calmos.

        Entièrement d’accord avec vous : le premier devoir des parents, c’est d’aider leurs enfants en toutes circonstances, y compris si cela doit avoir une incidence sur leur niveau de vie. Laisser ses enfants à la rue ou même simplement dans la précarité quand on a les moyens, mêmes modestes, de les aider est l’une des plus grandes formes de honte que peut engendrer notre société.


      • Eric Donfu Eric Donfu 27 février 2010 11:18


        Bonjour.
        Ce papier traite d’un sujet commun mais peu évoqué : de plus en plus de gens sont contraints de retourner vivre chez leurs parents, après un licenciement ou un divorce. 
        Et ce phénomène devrait même se développer avec l’arrivée en fin de droits de centaines de milliers de chômeurs.
        Alors, si le maintien des aides sociales, la possibilité de retrouver un emploi et l’accès à des logements bon marchés restent les enjeux clés, il fallait bien mettre en garde sur ce phénomène « gratuit » qui recouvre tant de situations différentes. 
        Il s’agit d’une situation déjà très fréquentes dans des pays comme l’Espagne, où la violence de la crise se conjugue avec des traditions familiales restées plus cohabitantes.
        Depuis quelques années, ce phénomène social gagne aussi la France, alors que les enfants partent plus tôt de chez leurs parents, et que l’autonomie des générations est acquise.
        Alors comment analyser la gestion de ce « filet de sécurité » par des adultes qui assument rarement le fait de retourner chez leurs parents, qui serait le plus souvent synonyme pour eux de régression ?
        Vos commentaires apportent déjà des réponses. Oui, la honte serait plutôt pour les parents qui laissent finir leurs enfants SDF, oui, cela entrave la possibilité de vivre en couple, oui, des procès entre membres d’une même famille, en recouvrement au titre de « l’aide sociale », existent. 
        Ce débat sur les « recohabitations tardives » ouvre d’autres débats, tout aussi interessants. 
        Eric Donfu

        • cmoy patou 27 février 2010 11:26

          Pas mieux Calmos.
          J’ai trois enfants qui sont partis de la maison quand ils se sont mariés, a chacun j’ai donné une clé de notre maison au cas ou....chacun a procuration sur tous mes comptes bancaires je n’ai fait qu’appliquer ce que mes propres parents avaient faits pour moi et je trouve celà tout à fait normal, les enfants n’ont pas demandés a venir au monde , nous avons souhaîtés avoir des enfants et donc nous assumerons jusqu’au bout ce choix.

          Je ne peux pas comprendre les parents qui n’aident pas leur progéniture qui sont dans la difficulté, pourquoi ont-ils alors désirés avoir des enfants ?
          Pour la CAF ?


          • Kétamine 27 février 2010 11:52

            J’approuve tout cela, effectivement même si parfois les enfants nous cassent les pieds, ils n’ont pas demandé à venir au monde, on les a voulus et il faut assumer même quand c’est dur. Actuellement je donne la moitié de mon salaire pour leurs études et cela va durer quelques années. Si l’un d’entre eux avait un gros problème, je lui apporterai mon aide inconditionnellement.


          • gimo 28 février 2010 13:48


             c’est vraiment démago il est facile pour une personne qui touche une bonne retraite
             trop facile  ( bien sur aider ses enfants cest un devoir °

            mais allez dire à des parents qui touchent pour tout !!que une retraite de 600€ par mois
            et dans  HLMP DE 40 M2 !!!

            MERCI

            ps :
             ce qui n’est pas mon cas mais méttons nous  !!!!à leur place
            voyiez ce n’est pas aussi facile que ça

            c’est drole !!! me fait penser à un politique (" etre un bon citoyen !!... bla !! bla !!!
            avec une paye   de 20.000 € par moisz


             


          • sylvain 27 février 2010 11:36

            les d’ jeuns qui passent leur temps a braire dans la rue , a bloquer les facs , feraient mieux d’aller bosser , c’est pas ce qui manque comme taf , les patrons et artisans ne trouvent pas preneurs ; évidemment ils preferent etre fonctionnaires , sociologues , psy , que des emplois de « glande » , plutot que se retrousser les manches .

            apres ils vont se plaindre contre cette société , mais trouveront confortable d’aller vivre aux frais de la princesse chez papa maman
            cette société a trop formaté les cerveaux a l’assistanat socialiste , voila ce qu’il en résulte : une société de zombis , incapables de se prendre en charge , sauf pour aller arpenter le bitume comme des crétins


            • Gueudin 27 février 2010 11:53

              Au moins avant, il y avait le service militaire obligatoire !
              Que des traine-savates ces jeunes !

              Quant à la « régression psychologique » évoquée par l’auteur, ce n’est qu’un cache sexe des jeunes pour pouvoir sucer le sang des parents.


            • foufouille foufouille 27 février 2010 12:01

              @ sylvain
              tes offres d’emplois, ils les mettent ou ?
              en afrique ?


            • Felim Felim 27 février 2010 12:54

              Ces emplois de « glande » comme vous les appelez sont plus intellectuels et on en a besoin autant que des autres. Beaucoup de jeunes ne reviennent pas par plaisir chez leurs parents, croyez moi et sont littéralement étouffés affectivement par leurs parents, surtout les mères qui oublient que leurs fils ou filles ont 28-30 ans et ne supportent pas d’être « couvés ».


              Si vous croyez qu’il suffit d’avoir de la bonne volonté pour trouver un travail, vous vous trompez du tout au tout. Il est quasiment impossible aujourd’hui d’en trouver si on n’a pas de relations bien placées. Les offres actuelles ne servent qu’à débaucher chez les concurrents, laissant les jeunes diplômés dans une merde noire.

              Si ma profession vous intéresse, sachez que je suis géologue, un métier tant intellectuel que physique qui sert tant à la construction des bâtiments qu’à la recherche de matières premières, sans compter les études sur le climat et tant d’autres. Il paraît qu’on en a besoin aujourd’hui. Pourtant, je n’ai quasiment jamais vu une seule offre pour débutant. Grâce à la crise, j’emploie en ce moment mes talents de pédagogue comme prof de sciences naturelles, un métier pour lequel je ne suis formé que par ma pratique de l’enseignement à domicile durant mes études. 

              Beaucoup de jeunes sont prêts à tout pour travailler, même au smic. Si on laisse le choix au gens pour leurs études ou apprentissage, c’est pour qu’ils puissent s’épanouir dans leur travail en conciliant ce dont ils sont capables avec leurs centres d’intérêts. Le problème est que personne ne peut prévoir les débouchés à 5 ans.

            • FRIDA FRIDA 27 février 2010 13:10

              Ne vous fatiguez pas à vous justifier avec des gens de mauvaise foi,
              on vous casse et vous reproche par la suite de couiner ou de ne pas être en forme, c’est de sadisme,
              ils n’ont même pas d’arguments, la seule chose qu’ils répètent inlassablement c’est : vous êtes dans la « M » c’est forcément votre faute,
              ils prennent des cas particuliers et en déduisent des généralités,
              vous parlez avec conviction, d’expérience, acceptant de débattre alors qu’eux sont là pour rabaisser, ils sont inquisiteurs, ne se trompent jamais, quoi infaillible


            • jacques jacques 27 février 2010 15:47

              joli troll ou habitez vous ,moi je vois des bac +5 faire des métiers en cdd de bac -3 ,ça c’est a France d’aujourd’hui,la votre on ne la trouve que sur TF1 ou à L’UMP pride.


            • Gueudin 27 février 2010 16:11

              Jacques,

              la France d’aujourd’hui ? Il y a 10 ans déjà, je bossais en entrepôt pour payer mes études avec un bac +6 ou +7 (spécialisation biologie en écosystème il me semble) ! Le mec en était rendu à faire des palettes en intérim. Et il vivait chez ses parents.


            • jacques jacques 27 février 2010 16:54

              @ Gueudin--- je ne te parle pas d’étudiants je te parle de diplômés qui pour survivre font des petits boulots.De bac+5 avec une formation technique qui ne trouve que des boulots d’accueils bac-3.


            • Pie 3,14 27 février 2010 20:44

              C’est amusant de voir un type vitupérer contre les jeunes et qui se présente avec la panoplie du jeune ( bob et lunettes de soleil) qu’il n’est plus.

              Sans vouloir jouer le psy ( forcément de « glande »), vous n’auriez pas des comptes à régler avec votre jeunesse ?


            • Antoine Diederick 27 février 2010 22:34

              salut Foufouille...bonne remarque


            • Gueudin 28 février 2010 12:31

              Jacques, je me suis mal exprimé : Je finançais mes études, mais mon collègue était diplomé à bac + beaucoup.


            • Raymond SAMUEL paconform 27 février 2010 11:46

              Bonjour,

              Il est évident que la solidarité familiale est de plus en plus sollicitée (tanguy et tarzan additionnés) et est en passe de n’être (comme autrefois) que la seule ressource existante (impécuniosité de l’Etat).
              Comment les parents pourvus d’un logement répondent-ils aux besoins ? c’est un sujet intéressant, mais en effet, comme le note FERGUS, le problème n’est pas là.
              Le problème est économique, on le sait (et on le dit), le problème est de santé publique, je précise, surtout de santé mentale, on le sait moins (et on le dit encore moins).
              Les populations du monde industrialisé ont convergé vers les zones à fort potentiel de feuilles de paye et sont maintenant prises dans la nasse.
               Il faut se demander par quels moyens ces populations pourront en sortir et se redistribuer ailleurs.
              Il faut aussi se demander comment nous faisons pour « dévaster notre encéphale » (Pierre Changeux dans l’homme neuronal), ce qui amène notamment à l’impossibilité de vivre en couple, le féminisme aidant ; comment faisons-nous aussi pour démotiver les enfants, qui naissent formidablement motivés mais arrivent trop souvent à l’âge adulte amoindris, apathiques, en mauvaise santé.
              Parce que le foyer parental ne sera qu’une très, très petite partie de la solution bientôt. Bientôt, quand ? Peut-être dans cinquante ans, mais plutôt bien avant.
              Il n’y a, dans la situation actuelle, aucune chance pour que les mesures qui s’imposent de toute urgence pour parer à ce devenir ne soient prises.
              Bonne journée quand même.


              • LeGus LeGus 27 février 2010 11:55

                @l’auteur,

                Bon papier,en effet le phénomène que vous décrivez est sans doute beaucoup plus courant que les acteurs veulent bien le dire. J’en connais personnellement, dont certains qui préféraient se dire en collocation plutôt que chez papa-maman. Plus facile pour la drague, l’épisode « Moundir aventurier de l’amour » en est l’illustration.

                Bien à vous.


                • nilasse nilasse 27 février 2010 12:38

                  tout ça n’a rien a voir avec le clientelisme politique,ou encore plus délirant comme j’ai pu le lire au dessus,a une quelconque vague de polygamie qui occuperait des immeubles entier. la société est,depuis pas mal d’années,construite de telle maniere qu’il y a une veritable dé-responsabilisation des individus en général. une anecdote que j’ai personnellement vu,mon ex-copine dont le père,géologue,gagnant 6500 euros par mois,vit toujours chez ses parents,touche le rmi et va dire a qui veut l’entendre qu’elle n’a pas droit aux allocations logements parce qu’elle a une micro entreprise,hors j’ai aussi une micro entreprise,je suis dans la meme configuration qu’elle et je touche les apl. en clair,toutes les excuses sont bonnes pour être nourrit,logé et blanchit sans se fatiguer. la société ne fait la promotion que de la facilité, du plaisir immédiat qui ne demande aucun effort. quoi de plus normal pour nombre d’individu d’avoir maman qui fait a manger et papa qui peut dépanner un peu de fric quant on est fauché,en plus d’etre logé bien sur. il existe un tas de possibilité pour se loger,mon experience me le montre régulièrement,mais cela demande d’etre persuasif,de ne pas attendre de vivre dans un palace et de faire quelques sacrifices. allez donc expliquer a quelqu’un qui a toujours tout eu,tout cuit ,tout mâché qu’il doit se bouger les miches.


                  • Attentif75 27 février 2010 12:39

                    Incroyable de lire de façon aussi claire et précise la description vivante d’un problème dont personne ne parle et que tout le monde connait pourtant !
                    Merci @ l’auteur, au sociologue, pour ce papier lucide et juste.
                    P.A


                    • Bélial Bélial 27 février 2010 12:53

                      @ l’auteur Eric Donfu : merci de braquer le projecteur

                      Aux trolls :

                      _ Le travail : toutes les annonces réclament 2,3,5 ans d’expérience, alors tu fais de l’intérim, puis des CDD, puis tu as 5 ans d’expérience ça t’ouvre des portes, mais les recruteurs ne comprennent pas le cheminement logique de l’enchaînement de l’évolution de la gravitation ambitionnnelle de ton plan de carrière, ils croient que t’es instable. Et c’est pareil dans les métiers manuels on est plus dans les 30 glorieuses les amis, en pleine reconstruction/ construction/ industrialisation.

                      _ Le logement : on te demande les bulletins de salaire de ton arrière grand-mère, que tes 2 parents soient caution même si tu as 25 ans. Et ta paye y passe.

                      Alors de nombreuses personnes de 25 ans , 30 ans, 35 ans, ou plus, retournent chez leurs parents qui les dépannent. Ca vous troue le cul les trolls mais c’est pas parce que c’est des fainéants.


                      • Eric Donfu Eric Donfu 27 février 2010 13:29

                        Merci de ce résumé « coup de poing » du parcours du combattant d’un jeune qui souhaite acquérir son autonomie. La société devrait en effet prendre la mesure des difficultés accrues des 20/25 ans, et même des 25/30, d’autant plus fragilisés qu’ils occupent des emplois précaires. 


                        Je viens de finir une étude sur les jeunes salariés du BTP qui me confirme l’abime qu’il y a entre la situation des jeunes qui sont toujours au domicile parental et ceux qui ont pris leur autonomie. Aucun appenti ne peux cumuler les frais d’une voiture et d’un logement. Il faut choisir, et, si l’on se met en couple, conjuguer deux salaires et les garanties des parents pour y arriver. 

                        Mais c’est un, voire plusieurs autres sujets. Bien à vous, ED

                      • furio furio 27 février 2010 13:30

                        Ce phénomène va s’amplifier et produire ses effets néfastes pour l’économie ultra libérale. Il va s’additionner au phénomène de colocations !!!Moins de locataires, défaillance des bénéficiaires de prêts locatifs !! etc...
                        ça va plonger ferme. 


                        • dom y loulou dom 27 février 2010 15:04

                          songez quand même, auteur, que la norme dans d’autres cultures est de vivre en famille et que cela a toujours été le garant de survie en ce monde. Il faut une société débilitée qui regarderait cela comme une curiosité.

                          votre « phénomène tarzan », étiquette absolument grotesque, n’est que l’indicateur que la société n’existe plus en occident. En faveur de quoi ? Les gros cons vont vous le dire, ceux qui jubilent de l’apparente « victoire » de la connerie sur toute raison.

                          Notamment votre croyance que les médias seraient le fil de la conscience.

                          bref.

                          L’entraide est juste et absolument naturelle en cas de besoin... chez les gens qui s’aiment bien sûr... cela vous semble abstrait pour écrire un tel article sur les millions d’infortunées victimes de la bétillère à consommer que vous appelez société ? 

                          On dirait des extraterrestres comme vous en parlez. Des phénomènes de foire... vous voulez les exposer dans un cirque aussi ces new-étiquetés ? 


                          • la_gata la_gata 1er mars 2010 10:49

                            Je suis d’accord avec vous sur ce point .. ici en France , vivre en famille est considéré comme une ’curiosité’ mais il faut penser que dans la plupart des autres pays , c’est plutôt la règle .
                            je me demande pour quoi faire des enfants ,si c’est pour les plaquer dans des crèches depuis presque la naissance et par la suite souhaiter vivement qui se casent ailleurs ...
                            dans ce cas tant mieux se faire stériliser au plus vite .
                            je pense que dans une famille qui s’entend bien il n y rien de plus naturel que souhaiter vivre a proximité les uns des autres.
                            c’est claire si vous avez des parents ivrognes ou maltraitants , etc, le plus logique c’est de vouloir mettre une distance la plus grande possible et a tout jamais,
                            mas dans le cas contraire , pour quoi rester tout seul dans son coin suite a un divorce ou un décès du conjoint ??
                            ici il y a une tendance facheuse a faire des amalgames entre les enfants qui vivent chez leurs parents avec des fainéants et profiteurs ou tout simplement avec des êtres incapables de s’assumer économiquement .


                          • sylvain 27 février 2010 15:27

                            l’autre jour j’ai vu une manif de retraités CGT  : une bande de vieux schnoks aigris hargneux teigneux qui gueulaient apres Sarko
                            ces vieux debris sont res^responsables de l’etat du pays a cause des decennies de greves , manifs , blocages , chantages aux elections ...

                            ils ont plombé l’économie du pays du fait de leurs comportements antisociaux et les voila qu’ils se plaignent des conséquences de leurs festivités sociales .

                            bande de vieux tarés , qu’ils aillent demander pardon aux d’ jeuns de l’état lamentable du pays dont ils sont responsables et dont les jeun’s heritent .


                            • jacques jacques 27 février 2010 15:50

                              Tu pourrais aussi demander des comptes à ceux qui ont prôné le libéralisme à outrance .En France aujourd’hui pour 300€ par mois tu dois réussir à trouver un boulot.


                            • sylvain 27 février 2010 19:11

                              @ calmos

                              ben voila , tout est dit ...parfait resumé de la crapulerie de ceux qui , a gauche , se targuent de beaux principes d’égalité , de solidarité et qui vivent aux crochets de ceux qui triment vraiment .

                              de beaux salopars .


                            • sylvain 27 février 2010 19:16

                              il vaut mieux pas pour vous , mon programme ferait passer Sarko pour un ultra gocho


                            • dom y loulou dom 28 février 2010 00:48

                              Vous voulez continuer à l’aveugle Sylvain ? 
                               
                              Rappel

                              500 individus sur cette planète gagnent autant en une année que 16 millions de salaires de pauvres réunis. Un fait... ce sont sûrement des gauchos, des africains, juifs et molossoïdes, non ? Comment vous dites déjà... des islmogauchistes... on touche le fond de l’irrationel...

                              Savez-vous au moins que chaque centime d’impôt quevous avez payé durant votre vie ne fait que rembourser les dettes nationales accumulées et que les banques financent intégralement toutes les infrastructures d’Etat ?

                              Vous ne voyez pas où est le problème ?

                              Même si je vous dis qu’en ce moment-même TOUTES les banques, même les plus petites, sont avalées dans UNE gigantesque superbanque mondiale ? Vous ne voyez toujours ps où est le problème quand ils nous rendent absolument dépendants ? Vous croyez que c’est pour votre bien ?

                              Dans ce cas vous reproduisez EXACTEMENT la même erreur que les vieux que vous rendez responsable de la ruine générale...

                              ou les gauchos... pff... laissez-moi deviner... c’est dur... les étrangers aussi sont responsables des crimes des marchands d’armes je suppose...


                              Toujours pas d’écoutille qui s’ouvre ?


                            • nilasse nilasse 27 février 2010 15:32

                              pour une fois je trouve que sylvain n’est pas dans le faux.


                              • sylvain 27 février 2010 16:25

                                nilasse tu vas etre mal vu par tous ces tarés decervelés formatés gochistos socialistos cocumunistos , si tu recites pas leur catechisme bien pensant a sens unique

                                interdit de penser autrement que les eux mêmes

                                j’ai ma liberté de penser et çà les genes les « eux »


                                • Fergus Fergus 27 février 2010 16:54

                                  @ Sylvain.

                                  Vous avez parfaitement le droit d’être d’un avis contraire à la majorité des personnes qui s’expriment sur ce fil. Qui vous conteste cela ? Mais votre propos gagnerait en crédibilité et en attention s’il s’exprimait sinon de manière courtoise, du moins sans invective ni insulte à l’égard de vos contradicteurs. Cela serait-il au dessus de vos forces ?

                                  Je vous souhaite une excellente fin d’après-midi.


                                • sylvain 27 février 2010 17:57

                                  est ce que tu dis pareil a ceux qui m’insultent même quand je dis un message moderé mais pas dans la norme gauchiste ici ??

                                  tu sais bien que j’ai raison ..mais tu as interet a ne pas le reconnaitre sinon tu vas te faire «  » fusiller «  »


                                • sylvain 27 février 2010 19:03

                                  de savoir que lui seul remonte le niveau de ce pays peuplé de gogols bobos de gauche bien representés ici

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès