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[#Coville #EDF #Fessenheim] 2017 : année de la catastrophe nucléaire en France ?

Bien que le premier mois d’une nouvelle année soit traditionnellement dévolu aux vœux de santé, de joie, de bonheur, il me faut décidément déroger à la règle et endosser de nouveau le plumage de l’oiseau de mauvais augure en vous faisant part du profond pessimisme de Thomas Coville, le tout récent recordman du tour du monde à la voile en multicoque. En guise de vœux le 29 décembre il s’est interrogé sur le nucléaire avec une gravité inhabituelle en cette période de fêtes, en des termes laissant peu de place à l’optimisme. « Faudra-t-il attendre que Fessenheim pète pour se décider à sortir du nucléaire ? » s’est-il exclamé à l’orée de la nouvelle année dans les locaux de Libération.

Un tel pessimisme au lendemain de son exploit, chez un sportif de haut niveau enclin à la combativité, a de quoi surprendre. D’autant plus qu’il peut par ailleurs, et plein de contradictions, afficher une relative tolérance pour le nucléaire, intoxiqué par la propagande simpliste et se jouant des mots, selon laquelle le nucléaire serait bien plus « propre » que le charbon. D’où peut donc lui venir un tel pessimisme quand il nourrit, sauf sur le retraitement des déchets, une relative confiance dans le nucléaire ? C’est que son surmoi conformiste formaté au bourrage de crane nucléariste tente finalement bien inefficacement de s’imposer à sa conscience, quand en réalité la peur de l’accident - fermement verrouillée mais avec plus ou moins de succès - est intense. Et c’est très probablement du fait d’un optimisme déçu, forgé de la croyance qu’il avait probablement mise, comme de nombreux français, dans la promesse répétée à de multiples reprises depuis 2012 par le Président Hollande qu’il fermerait la centrale au plus tard fin 2016, que cette phrase profondément pessimiste a jailli. Parce que nous sommes en 2017 et que malheureusement Fessenheim n’est toujours pas fermée. Et la fine Cosse, fine politique s’entend, qui avait assuré en cours d’année - elle en mettait sa main à couper - que la centrale serait bien fermée en 2016...

A croire qu’en France l’ombre du Général est tellement imposante qu’elle obscurcit jusqu’à la synapse la plus reculée du cerveau des ingénieurs X-Mines, tétanisant, tels des Camardes affublées de leur faux, toute la classe politique conformiste et conservatrice française. Nulle part ailleurs dans le monde l’aliénation nucléariste n’est poussée à ce degré de paroxysme. De Gaulle est pourtant bien mort et n’a jamais réclamé dans un quelconque testament que le Titanic-EDF poursuive, imperturbable, sa trajectoire jusqu’à l’iceberg financier et industriel, ou pire vers la catastrophe nucléaire. Or la situation aujourd’hui n’est rien de moins que catastrophique. Tous les signaux sont en alerte maximale.

Retour en arrière

Rappelez-vous, c’était lors du débat précédant le second tour de la présidentielle de 2012. C’était juste avant les célèbres anaphores qui déstabilisèrent le candidat à talonnettes, le débat était vif et ne parvenait pas à s’éteindre sur le nucléaire civil. Et Hollande de répéter « Une seule centrale fermera lors du prochain quinquennat, une, ce sera Fessenheim ! ». Et par la suite il répéta donc de multiples fois que sa fermeture aurait lieu « d’ici à la fin 2016 ». Et nous sommes bien en 2017.

Même la demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim que devait déposer EDF avant fin juin 2016 comme l’avait exigé Ségolène Royal au PDG d’EDF à la suite des négociations d’indemnisation, ne l’est toujours pas. C’est seulement une fois armé de cette demande que le gouvernement serait amené à publier un décret d'abrogation. Mais un décret aux effets tardifs : un arrêt effectif de la centrale n’est prévu qu’au démarrage de l'EPR de Flamanville, envisagé aujourd’hui fin 2018 au plus tôt ! S’il démarre en réalité un jour…

Et pour autant ce décret ne garantit pas en lui même une fermeture définitive ! Il est juste une nouvelle étape dans le labyrinthe administratif censé aboutir à sa fermeture, et que pourrait tout à fait annuler le nouveau Président.

Hollande, embourbé de bonne grâce dans ce marais administratif, a convoqué le 3 janvier le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, une vieille connaissance de lycée qu'il a placé à la tête de l'entreprise nucléaire, pour soi-disant « lui intimer un ordre clair et net : il doit obtenir de son conseil d’administration du 24 janvier le feu vert nécessaire à la fermeture de la centrale de Fessenheim ». Pour cela il doit y recevoir l’autorisation de signer la convention d'indemnisation entre l'Etat et EDF. A la suite de quoi le PDG, qui tergiverse depuis sa nomination en novembre 2014, pourra demander au gouvernement l’abrogation d’exploiter. Et comme la majorité est loin d’être acquise, cette décision n’est pas à portée de main.

En bref un enfumage du plus bel effet, Hollande voulant se faire passer pour un président déterminé mettant tout en œuvre pour réaliser sa plus célèbre promesse.
 

Bien misérables « responsables » qui n’ont donc pour horizon, non pas, à défaut de leur peuple, la destinée de leurs enfants et petits-enfants, mais une carrière, une ambition qui, pour Hollande devrait se limiter à arriver en bonne santé au Conseil constitutionnel. Et c’est cet homme dont on a dit qu’il avait été digne et qu’il avait fait preuve de courage en annonçant son renoncement à une nouvelle candidature, qui veut nous donner l’illusion qu’il fait tout pour obtenir la fermeture de Fessenheim, mais en réalité qui s’agite pour pouvoir en cas d’échec reprocher aux dirigeants d’EDF leur mauvaise volonté. Et qui le fait, dans le meilleur des cas, pour nous faire croire que la signature du décret est bien la réalisation de sa promesse, ce qui n’est évidemment pas le cas.

 

La perspective de l'accident nucléaire

Mais en renonçant en réalité à la fermeture de Fessenheim il condamne la France à rien de moins que l’accident nucléaire. Beau final en effet ! Après moi le déluge ! Les conditions politiques, économiques et psychologiques ainsi installées seront telles que l’accident pourrait bien être inéluctable. Qui à droite, déjà encline au mieux à l’immobilisme, au pire à la fuite en avant, prendrait le risque d’un fiasco similaire dans la suite d’un président velléitaire s’étant égosillé à nous assurer de la fermeture de la très veille centrale ? Personne. L’accident tant redouté est donc probable, sauf à élire un président sincèrement favorable à la sortie du nucléaire.

Le pronostic vous parait peu réaliste ? Pour vous en convaincre il suffira de lister les éléments du chaos dans lequel évolue aujourd’hui l’industrie nucléaire française, ainsi qu’un certain nombre d’autres déterminismes :

Tout d’abord un peu d’histoire : rappelez-vous ce que nous a dit Gorbatchev des répercussions de la catastrophe de Tchernobyl. Que cet accident gravissime toujours en devenir (le nouveau dôme de confinement a été inauguré en novembre dernier) avait joué un rôle essentiel dans la chute du mur de Berlin 3 ans plus tard et dans la dissolution de l’URSS dans les deux années qui suivirent. Quelles sont et seront les conséquences de la catastrophe de Fukushima qui a débuté il y a 6 ans ?

On sait déjà qu’Areva, fournisseur du mox de la centrale japonaise, a sombré, qu’elle est démantelée, et que le désastre financier n’en est qu’à son début. Elle avait bien tentée une curieuse diversion en cherchant contre toute logique apparente à se payer le José Bové de la lutte antinucléaire, Stéphane Lhomme. Luc Oursel, son PDG d’alors, pensait n’en faire qu’une bouchée. Seulement voilà c’est encore une fois David qui terrassa Goliath, et de toute façon ce n’est pas cet absurde contre-feu qui aurait permis de ralentir la chute d’Areva. La suite va dépendre désormais de l’attitude de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) qui saura ou non résister au chantage à la faillite qu’exerce sur elle la Commission européenne. En effet celle-ci conditionne, entre autre, son accord aux augmentations de capital d’Areva par l'Etat français, plafonnées à 5 milliards, à la conclusion positive par l’ASN des essais concernant la cuve du réacteur EPR de Flamanville 3. Et la chose est en bonne voie puisqu’elle a déjà donné son accord au redémarrage des réacteurs dont le générateur de vapeur est constitué du même acier défectueux que celui de la cuve de l’EPR. Avec l’aval tout récent du Conseil d’Etat.

Pour mémoire, depuis avril 2015, les révélations se multiplient concernant des pièces mal fabriquées avec l’acier défectueux par Areva au Creusot et par le japonais JCFC, ainsi que sur des certificats falsifiés.

La situation économique d’EDF n’est guère plus florissante. Les nuages s’accumulent à l’horizon et Jean-Bernard Lévy, le Conseil d’administration et les syndicats font le choix aveugle d’une fuite en avant. Non pas que ces derniers n’aient pas tenté de mettre le holà au sujet des EPR anglais, mais ils n’ont pas été écoutés. La démission du directeur financier, geste on ne peut moins anodin, si elle a influencé les syndicats, n’a pas été en revanche suivi d’effet sur les choix de la direction. Sinon, apparemment, celui de raidir un peu plus sa position.

Par ailleurs le rafistolage des centrales pour les mettre aux normes post-Fukushima est évalué à 100 milliards selon la Cour des comptes. Autant d’argent non investi dans les énergies renouvelables et dont le seul but est le prolongement insensé des centrales jusqu'à 60 ans quand elles n'étaient prévues de fonctionner qu'une trentaine d'années maximum.

L’EPR de Flamanville comme celui de Finlande sont des fiascos.

Le moral des salariés d’EDF est en chute libre (Cette enquête interne qui fait trembler la direction d’EDF). 

Et La bêtise des syndicats de Fessenheim est qualifiée d’expertise (L’Humanité).

Et demain 24 janvier le Conseil d’administration d’EDF doit prendre une nouvelle décision : la confirmation ou non de la fuite en avant du fleuron de l’industrie nucléaire française.

La décision est donc avant tout symbolique. Elle déterminera la volonté chez EDF d’éviter à la France un accident nucléaire irréversible.


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51 réactions à cet article    


  • sarcastelle 23 janvier 09:01

    Voilà que Patrick Samba prenant ses lecteurs pour de parfaits imbéciles débute son article radoteur en se réclamant de l’autorité en nucléaire d’un navigateur à la voile. Cela sent les dernières cartouches, mon bon ami. 


    • gaijin gaijin 23 janvier 09:13

      @sarcastelle
      mais quelles sont les « bonnes » autorités en nucléaire on se demande ? ( a part la direction de tepco ça va de soi smiley )
      de toute façon sortir du nucléaire ne demande pas d’expertise en nucléaire .......juste du bon sens paysan qui doit exister aussi quelque part chez les marins .


    • sarcastelle 23 janvier 09:18

      @gaijin

      .
      Très juste. Demandons l’avis technique de José Bové. 

    • Elric de Melniboné Griffon Jaune 23 janvier 09:20

      @sarcastelle

      Il vous en prie !


    • Patrick Samba Patrick Samba 23 janvier 13:26

      Bonjour,

      rappel :

      en novembre dernier sortait une étude sur les comptes d’EDF, réalisée par le cabinet d’analyse financière AlphaValue et commandée par Greenpeace, qui faisait la lumière sur une entreprise surendettée et en situation de faillite.

      Lire +++ : Actions, déboires financiers et juridiques : le nucléaire français sur la sellette | Greenpeace France

      .


    • sarcastelle 23 janvier 14:25

      @Patrick Samba

      .
      Quel intérêt de lire Greenpeace ? On connaît à l’avance le contenu. 
      .
      Quand on commence à lire « les militant-e-s », le mieux est d’interrompre tout de suite. 

    • Albert123 23 janvier 14:52

      @Patrick Samba

      Greenpeace, le bousin anti nucléaire chez les autres mais pas aux USA, la blague à duré 40 ans pour finalement s’avérer n’être qu’un enième outils de soumission au service des USA, comme tous les écolos et leur potes young leaders tous traitres à la nation française.


    • Onecinikiou 23 janvier 19:04

      @Albert123


      Tout ce qui contribue à l’amoindrissent de la France semble faire jouir M. Samba et ses accolytes !

      Ce sont des fossoyeurs au service d’intérêts et d’agendas qui dépassent très largement ces imbéciles heureux. 

    • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 20:26

      @Patrick Samba. Bin ! Quels sont les banksters et fortunes pétrolières qui financent et dirigent PisseVerte, des fois ?


      Echange de bons procédés : PisseVerte est actionnaire de BP.

    • ENZOLIGARK 23 janvier 09:13

      ... Une de plus , Une de moins ... dans un pays largue qui interdit a ses citoyens les feux d ’ artifices SAUF le 14 juillet ( la mauvaise reputation ... Music / video ORIGINAL par G. Brassens ... ou Sinsemilia ... ) , ca fera un peu rebelle et c ’ est tout ... . ... VIVE LA RUSSIE * ET CES FEUX D ’ ARTIFICES TOUTE L ’ ANNEE ... pour un anniversaire , mariage , diplome , nouveau ne , une victoire , ... . ... A FRANCIA FORA ... INDIPENDENZA SOLA SOLUZIONE pe a Corsica * ...


      • sarcastelle 23 janvier 09:24

        @ Patrick Samba

        .
        le rafistolage des centrales..........est évalué à 100 milliards. Autant d’argent non investi dans les énergies non renouvelable.
        .
        Parce que la prolongation des centrales rapportera beaucoup plus de cent milliards. 

        • Bambootrees 23 janvier 11:03

          @sarcastelle

          Faux et archi-faux ! Une centrale nucléaire coûte plus cher, de sa construction à son démantèlement, que toute l’électricité produite et vendue pendant toute « vie » ! Démantèlement que, soit dit en passant, nous sommes encore incapable de réaliser !


        • sarcastelle 23 janvier 12:46

          @Bambootrees

          .
          Puisque vous le dites ! 
          Avec un ordinateur sous les doigts on trouve des réacteurs démantelés au jour qu’il est, mais il faut répéter qu’on ne sait pas démanteler.
          A part cela un réacteur de 1300 MW produit en soixante ans cinq cents milliards de kWh. Je paie le mien 15 centimes et un industriel le paie 10 centimes. Mais il faut répéter que le réacteur est plus cher que sa production. 
          .
          PS : il n’est pas mal votre dernier post sur la Sécurité Sociale. 

        • amiaplacidus amiaplacidus 23 janvier 16:56

          @sarcastelle
          ..
          Puisque vous le dites !

          Pouvez-vous nous donner les références d’un réacteur de puissance démantelé ?
          Pouvez-vous nous dire ce que l’on a fait des déchets à longue période, de(s) réacteur(s) démantelé()s ?
          .
          Et puis, comme je suis stupide, je ne comprends pas tout, pouvez-vous me dire, alors que, selon vous, le nuke est si rentable, si économique, pourquoi Areva est en faillite et EDF en quasi faillite, malgré de copieuses subventions déguisées ?


        • sarcastelle 23 janvier 17:18

          @amiaplacidus

          .
          Répondez à vos questions vous-même pour apprendre à vous servir de l’internet. 

        • amiaplacidus amiaplacidus 23 janvier 17:34

          @sarcastelle

          Force est de conclure que vous ne pouvez pas répondre à ces questions.

          Remarquez, je m’en doutais, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je vous les ai posées.
          Facile de dire n’importe quoi lorsque ne peut pas le prouver.


        • sarcastelle 23 janvier 17:39

          @amiaplacidus

          .
          Je pense avoir détecté depuis un certain temps les émetteurs de fausses questions destinées à tenter de faire répondre des pages entières, puisque c’est le cas, et qui de toute façon s’en foutent. 

        • Onecinikiou 23 janvier 18:55

          @amiaplacidus


          « pourquoi Areva est en faillite et EDF en quasi faillite »

          Parce que les gens pour lesquels vous avez voté depuis trente ans et que vous avez porté aux responsabilités, ont sciemment organisé, par leur insondable bêtise, par leur démagogie, et par leur soumission au politiquement correct et à l’Union européenne, la destruction de nos fleurons industriels, correspondants à nos attributs régaliens de souveraineté. 

          Le programme EPR, qui est à l’origine des déboires actuels d’AREVA, est un fiasco pour plusieurs raisons : 

          1/ Alliance irréfléchie avec SIEMENS qui a imposé ses normes ubuesques pour mieux se retirer ensuite du projet, et qui est déjà très suspect quant aux objectifs occultes de nos « partenaires » allemands. 

          2/ Financement exclusivement privé qui à impacté très fortement le coût du programme dès lors que des retards sont intervenus, et qui ont fait exploser le montant des intérêts. Encore une fois la logique de prédation bancaire est ici à l’oeuvre, alors que si l’Etat avait pu prêter à taux zéro (interdit par les traités européens), le coût aurait été moitié moindre. 

          3/ Retards qui ont été précisément fomentés par les idéologues anti-nucléaires de l’ASN, placés à leurs postes par les médiocres politicards ci-avant visés, qui ont pour but de torpiller le programme électro-nucléaire français. 

          4/ Imposer de nouvelles normes en cours de partie et contraire aux cahiers des charges, qui grève sa capacité industrielle.

          5/ Gabegie de maitrise d’ouvrage par l’emploi massif d’entreprises et d’ouvriers étrangers, soit le moins disant socio-économiques promu par les directives détachements européistes, qui ont participé à une baisse des contrôles qualités et à des dysfonctionnement à répétition. Là encore la responsabilité du politique est majeur.

          D’une manière générale comment comprendre que la France - et la France seule - eut été capable en 15 ans de temps de construire 58 réacteurs nucléaires sur son territoire, sans difficultés et dépassements de budget majeurs, mais qu’elle n’en serait plus capable 20 ans après ? 

          Poser la question c’est y répondre : en réalité nous sommes trahis !

          Quant à EDF c’est encore plus consternant encore : 

          1/ Organiser sous couvert des dogmes néolibéraux en vigueur partout en Europe, la concurrence « libre et non faussée », c’est à dire la privatisation, la dérégulation et la destruction méthodique des monopoles de services publics, aux préjudices évidents de nos anciens fleurons, dans un but de transfert de rente aux bénéfices de l’actionnariat privée et des ploutocrates.

          2/ Imposer par la loi que l’opérateur doive vendre à prix coûtant - à ses concurrents directs - une part substantielle de sa production électro-nucléaire ! Ce qui est assimilable non pas à un suicide, mais à un meurtre étatique en bonne et due forme !

          3/ Subventionner à milliards d’€, par l’argent des contribuables, des énergies alternatives et non rentables - sinon pourquoi devoir les subventionner... - pour concurrencer le producteur historique et favoriser ses compétiteurs. 

          Je pourrai rajouter à ce scénario noir la vente à vil prix d’Alstom à GE, son concurrent américain, histoire d’achever de convaincre les quelques naïfs - souvent les mêmes cocus et irresponsables qui ont voté des deux mains pour les traitres qui nous « gouvernent », que nous sommes superbement dirigés par des gens convaincus de l’interêt national !

        • amiaplacidus amiaplacidus 24 janvier 10:43

          @Onecinikiou qui écrit : « Parce que les gens pour lesquels vous avez voté depuis trente ans et que vous avez porté aux responsabilités,  »

          Parce que vous pensez savoir ce que j’ai voté ?

          Je peut vous promettre solennellement que depuis au moins 30 ans je n’ai jamais voté pour des gens qui ont été aux commandes de la France.

          La seule personne pour laquelle j’ai voté et qui a été élue, c’est la Maire de mon village, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a strictement rien à voir avec les débâcles tant d’Areva que d’EDF, elle les déplore plutôt.

          J’ai pris note de votre analyse de cette débâcle.
          Ce n’est pas la mienne. Pour moi, la catastrophe provient essentiellement d’un accrochage stupide à des technologies totalement dépassées. À une centralisation imbécile à l’heure où le futur se conjugue en terme de production locale épaulée par un réseau intelligent (smart grid).
          Pas trop de temps de développer ici, mais vous trouverez un très bref résumé sous : https://fr.wikipedia.org/wiki/Smart_grid.


        • Onecinikiou 24 janvier 14:44

          @amiaplacidus


          Mais arrêter vos C... avec votre production locale ! 

          Nous consommons 470 TWh annuel d’électricité. Qu’ils soient produit localement ou de manière centralisée ne change rien au problème : il faut être en capacité de les produire, quelque condition climatique qu’il fasse ! 

          Le mix énergétique actuel, incluant jusqu’à 80% de nucléaire, a prouvé non seulement qu’il en était capable, mais à un coût maitrisé et une électricité décarbonnée. 

          Plus nous sortons d’un système de production de masse et intégrons des « renouvelables » (les éoliennes et les panneaux ne sont en rien renouvelables) plus le réseau est instable.

          Combien de puissance installée nécessaire à votre système décentralisé, à base d’énergies intermittentes et qui plus est à faible voire très faible facteur de charge, pour encaisser les 470 TWh ?! Je suis tout ouïe.

          Avez-vous seulement des ordres de grandeur à nous fournir ?

        • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 11:10

          on s’en fiche on a Ségo , avec sa salive elle va colmater les brèches......


          • zygzornifle zygzornifle 23 janvier 11:11

            Daesh va être chargé du démantèlement des centrales ....


            • ENZOLIGARK 23 janvier 12:09

              @zygzornifle ... , ... Faites vos jeux ! .... Rien ne va plus ... . ... [ AFF ISS ] .


            • ENZOLIGARK 23 janvier 12:11

              @zygzornifle ... , ... avec des « jetons » offerts par Soros peut etre aussi ... ! ? ... 


            • Ruut Ruut 23 janvier 12:14

              @zygzornifle
              Rigole pas, aucun rapport sur les survols de toutes nos centrales par des drones jamais interceptés.
              Or avec un bête drone tu peux faire péter toutes nos centrales en supprimant leur capacité a se refroidir.
              Alors imagine une attaque coordonné sur plusieurs site en même temps....
              Vue l’efficacité des précédents survols, les conséquences sont terrifiantes.


            • Shawford Orange Skyline 4230 23 janvier 12:15

              @ENZOLIGARK

              Au fait les papattes, avec basilic et parmesan mais sans sauce tomate pour l’instant.

              « spaghetti tomate basilic ? » smiley smiley (big up au papé smiley )


            • sarcastelle 23 janvier 12:52

              @Ruut

              .
              Un gros drone ou un modèle réduit classique qu’on sait faire depuis plus longtemps qu’on sait faire des centrales nucléaires. 

            • ENZOLIGARK 23 janvier 13:01

              @Orange Skyline 4230 ... , ... avec un petit « space cake » en desert .... OUH OUH ca va satelliser le cuisto pres de l ’ ISS ... . ... AhAhAh ... 


            • Ruut Ruut 23 janvier 12:10

              Tout ça pour des Bombes Sales....
              Car le Nucléaire au thorium est bien moins dangereux que celui actuellement mis en œuvre.
              La seule raison d’être de notre technologie nucléaire actuelle est de pouvoir faire des bombes Sales grâce a ces centrales de mort.

              Responsables jamais coupables....... :(


              • sarcastelle 23 janvier 12:50

                @Ruut

                .
                L’électricité d’un réacteur au thorium est plus chère, en particulier parce que le réacteur nécessite un accélérateur de protons annexe qui dévore une fraction notable de sa production. Aux commencements de l’électricité nucléaire civile, on se demandait déjà, avant le premier choc pétrolier, si le nucléaire pourrait devenir compétitif. Alors on ne risquait pas de choisir la filière la plus chère. 

              • JMBerniolles 23 janvier 17:12
                Normal que Coville défende l’éolien !

                Ceci dit pour avoir moi-même pratiqué la voile, j’ai beaucoup de respect pour lui.

                Effectivement Lévy est un soumis. Pas à Mélenchon mais à Hollande.
                Celui-ci pratique un chantage digne du personnage. Si le conseil d’administration de l’EDF [suivant la LTE c’est à l’EDF de décider de la fermeture de réacteurs pour ne pas dépasser les 63,2 MWe de puissance nucléaire installée] ne prend pas la décision de fermer Fessenheim (dans des conditions financières déplorables pour l’EDF puisque les réacteurs sont autorisés à fonctionner plus de dix années), l’Etat ne recapitalisera pas l’entreprise.

                Il est évident qu’il y a aussi le désir de créer les conditions pour dépecer l’EDF
                Il faut que les gens réalisent que le PS et l’UMP avant, ont la destruction de notre pays comme objectif ce que disait d’ailleurs Houellebecq dans son livre soumission.

                On peut penser que demain Lévy utilisera sa voix prépondérante pour cette décision de fermeture.
                Qui pourra être remise en cause.

                On notera que si une action d’anciens du nucléaire n’avait pas fait reculer l’ASN sur ses manœuvres basées sur des arguments techniques bidons, afin que 8 réacteurs nucléaires redémarrent, nous aurions eu droit à un sérieux Black out ou à des délestages massifs, notamment lors du pic de la demande d’électricité du 18 janvier dernier.

                Je pense que sur le plan financier une décision s’impose :
                celle de supprimer définitivement le financement des surcoûts de l’éolien et du photovoltaïque. Ceux-ci, pour une production totalement marginale et pas aux moments cruciaux, se montent actuellement à près de 5 milliards d’euros par an.


                • Onecinikiou 23 janvier 19:01

                  @JMBerniolle


                  Il n’y aura pas de décision financière sans décision politique préalable : nom de dieu il faut virer à grands coups de lattes dans le fion les illustres salopards qui nous trahissent et promettent de détruire ce pays !

                • JMBerniolles 23 janvier 20:51
                  @JMBerniolles

                  Je suis d’accord avec vous....
                   

                • pissefroid pissefroid 23 janvier 18:35

                  Patrick Samba,


                  je pense utile de préciser

                  que la catastrophe de Fukushima est la suite d’un tsunami,

                  que la catastrophe de Tchernobyl concerne un réacteur rbmk

                  que fessenheim est un réacteur pwr, donc de technologie différente des réacteurs précédents.

                  L’accident à considérer pour fessenheim est plutot du type de Three Mile Island.

                  • JMBerniolles 23 janvier 19:00
                    @pissefroid

                    Exactement.
                    C’est bien vu parce que le Président de l’ASN, P-Y Chevet semble lui-même l’ignorer.
                    Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose qu’il ignore dans le domaine où il sévit.


                  • alinea alinea 23 janvier 19:09

                    Sans blague : quelqu’un saurait-il faire la carte et les dégâts que pourrait faire un accident à Fessenheim ?
                    Une fois le scénario minimum, scénario maximum estimé, organiser une mise en demeure ou une plainte, signée par tous ceux concernés, avec demande de dommages et intérêts proportionnels aux dégâts subis par chacun ; sans compter qu’il y a des gens qu’on aime là-bas, dont nous n’aimerions pas nous voir priver ; déjà que les cancers des quinqua sexa explosent dans les régions de l’est, grâce à Tchernobyl très probablement !
                    Sinon, voter Mélenchon !


                    • sarcastelle 23 janvier 20:51

                      @alinea

                      .
                      les cancers des quinqua explosent dans les régions de l’est grâce à Tchernobyl très probablement
                      Fournissez de bonnes sources sinon les misérables soutiens du lobby nucléaire vont encore chipoter en disant que même pour la bonne cause de la liquidation du nucléaire, on ne doit pas inventer. Vous savez comment ils sont...



                    • JMBerniolles 23 janvier 21:07
                      @alinea

                      De temps en temps, il faut que vous lisiez et compreniez ce qu’écrivent les gens ici.

                      Juste au-dessus de votre commentaire, Pisse froid (je ne suis pas responsable de ce pseudo peu engageant !) vient d’écrire que l’accident grave (fusion du cœur) sur un REP s’apparenterait à celui de TMI.
                      Où le tiers du cœur a fondu sans qu’il y ait de contamination extérieure parce qu’il y a une enceinte.
                      Renseignez vous aussi, les gens de là bas sont majoritairement contre la fermeture de la centrale avec des arguments. [il faut faire venir des militants anti nucléaires allemands pour gonfler les manifs anti.

                      A part cela, en janvier les insoumis devaient sortir un livret sur l’énergie.
                      J’ai vu que cela se faisait sous l’égide de Jean-Marie Brom un vrai scientifique, mais qui n’est pas capable d’avoir des arguments personnels pour justifier la fermeture de Fessenheim. Dans un article, sur lequel nous avons demandé à DNA un droit de réponse qui nous a été refusé, ce scientifique renommé n’a rien trouvé de mieux que de reprendre sans aucun recul les arguments anti nucléaires basiques et bidons.

                      J’attends la justification qu’une transition écologique, ce ne sont que des mots pour l"instant, générerait des centaines de milliers d’emplois.

                      Ce que je vois c’est que la destruction de notre industrie nucléaire porterait sur des centaines de milliers d’emplois et au-delà nous jetterait dans le sous développement. 














                    • sarcastelle 23 janvier 23:03

                      @ Alinéa

                      .
                      Je voudrais aller répandre la nouvelle que Tchernobyl est en train de faire exploser les cancers des quinquagénaires dans l’est (de la France, au moins ? si c’est l’est de l’Europe c’est encore autre chose), mais comment voulez-vous que je sème la bonne parole si je suis sans documents ? 

                    • alinea alinea 24 janvier 00:00

                      @JMBerniolles
                      Aucune envie de reprendre les discussions du passé ; les accidents des centrales existent, leur probabilité se multiplient avec l’âge, aussi, nous voudrions des garanties de la part des décideurs, et des responsables. Être entre des mains qui n’ont pas souvent prouvé qu’elles étaient fiables autorise de vouloir prendre quelques précautions.

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