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Accueil du site > Actualités > Société > De l’absolue nécessité d’un revenu universel

De l’absolue nécessité d’un revenu universel

Comme dirait Coluche : il parait qu’il y a cinq-millions de personnes qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait !

Fin de manif' Je crois bien, mais je ne suis pas sure, que nous n’avons jamais été aussi riches qu’en ce moment. Collectivement riches. Nous n’avons jamais autant produit de richesses qu’en ce moment. Et elles sont de plus en plus mal réparties. Il y a deux nouvelles qui tombent comme la pluie sur nos têtes, cet été : le fait qu’il y a de plus en plus de riches, ici et ailleurs, et celui qu’il y a aussi de plus en plus de chômeurs. Comme une marabunta de désintégration sociale. Et il y a de plus en plus de chômeurs parce qu’il y a de moins en moins de travail.

Ce qui devrait être une foutue bonne nouvelle, non ?

Que l’on puisse satisfaire de plus en plus de besoins en mobilisant de moins en moins d’efforts, c’est quand même une très bonne nouvelle, non ? N’est-ce pas ce après quoi notre espèce court depuis le premier gars qui a inventé la roue pour transporter plus en se fatiguant moins ?

« En RFA, le volume annuel du travail a diminué de 30 % depuis 1955. En France, il a baissé de 15 % en trente ans, de 10 % en six ans. Les conséquences de ces gains de productivité sont ainsi résumées par M. Jacques Delors : en 1946, un salarié âgé de vingt ans devait s’attendre à passer au travail un tiers de sa vie éveillée ; en 1975, un quart seulement ; aujourd’hui, moins d’un cinquième. Et encore ce dernier chiffre n’intègre-t-il pas les gains de productivité à venir et ne prend-il en considération que les salariés employés à plein temps, toute l’année durant. Toujours selon M. Delors, les Français âgés aujourd’hui de plus de quinze ans passeront moins de temps au travail qu’ils n’en passent à regarder la télévision. »

André Gorz dans Le Monde Diplomatique, juin 1990

Mais en fait ce n’est pas tant le travail qui manque que l’emploi. Du travail, il en reste encore pas mal, mais ce n’est pas forcément ce qui permet d’accéder à un salaire et donc des moyens de subsistance suffisants. Et dans notre société, beaucoup de gens prennent grand soin de ne pas distinguer les deux, du fait qu’il y a encore beaucoup de travail créé par des besoins non solvables ou abattu par des personnes dont on estime naturel qu’elles le fassent gratuitement, des personnes comme… les femmes, au hasard.

Dans le monde, les femmes effectuent les 2/3 du nombre d’heures de travail et produisent plus de la moitié des aliments, mais elles ne gagnent que 10 % du revenu total, possèdent moins de 2 % des terres, reçoivent moins de 5 % des prêts bancaires. Dans les régions les plus pauvres et de forte émigration, jusqu’à 70 % des femmes travaillent dans l’agriculture.

Les femmes effectuent la majeure partie du travail domestique et de soins non comptabilisé dans l’économie. En Afrique subsaharienne, elles passent 40 milliards d’heures par an à l’approvisionnement en eau de la famille, ce qui équivaut à une année entière de travail de toute la population active de la France.

Lors des 30 dernières années 552 millions de femmes sont entrées sur le marché du travail et 4 travailleurs sur 10 sont des femmes mais elles gagnent en moyenne 80 centimes contre 1 euros pour les hommes (Rapport Banque mondiale 2012).

218 millions d’enfants travaillent dans le monde, parmi eux, plus de 100 millions de fillettes. Parmi les enfants de moins de 12 ans qui travaillent, les filles (54 millions, dont 20 millions affectées à des tâches dangereuses) sont plus nombreuses que les garçons (OIT). La situation est en aggravation dans le contexte de la crise économique actuelle.

Les femmes constituent 70 % des 1,2 milliard de personnes vivant avec moins de 1 dollar/jour. L’égalité salariale n’existe dans aucun pays. Ainsi, dans l’Union européenne, les femmes gagnent en moyenne 17 % de moins que les hommes. Partout le chômage, la précarité, le travail non qualifié et à temps partiel touchent en premier lieu les femmes. Dans le secteur formel, en moyenne 1 homme sur 8 occupe un poste de haute direction, pour une femme sur 40.

Chiffres et données sur les inégalités femmes-hommes

Donc, nous avons toujours beaucoup de travail disponible, mais de moins en moins d’emplois pour répartir le revenu. Nous n’avons donc pas tant un problème de chômage qu’un problème de revenu. Et l’automatisation grandissante de la plupart des postes de travail devrait amplifier le problème.

Jusqu’alors, les entreprises supprimaient des emplois ici pour en créer d’autres, nettement moins bien payés, ailleurs. Maintenant, les délocalisations sont à destination de… machines.

Je suis allée récemment à côté de l’usine Renault de Tanger. Pas d’hommes en vue. Ça n’a même pas créé d’emplois au Maroc, c’est tout automatisé (ou presque). Et entouré de barrières avec barbelés.

Au sujet de la crise de l’industrie automobile, discussion sur Seenthis

Remplacer les gens par des robots n’est pas un problème en soi. Ce n’est pas grave que l’on passe d’une société du travail à une société du temps libéré. Le problème, c’est comment gérer des droits de tirage sur les richesses créées par les machines, comment redistribuer le revenu, puisque la condition de sa production passe de moins en moins par la contrainte du travail ?

Et là, curieusement, nous manquons cruellement d’imagination !

La création des imaginaires

« Les usines silencieuses et sans déchets fabriquaient tout ce dont les hommes avaient besoin. La clé était la base du système de distribution.

Chaque vivant de Gondawa recevait chaque année une partie égale de crédit, calculée d’après la production totale des usines silencieuses. Ce crédit était inscrit à son compte géré par l’ordinateur central. Il était largement suffisant pour lui permettre de vivre et de profiter de tout ce que la société pouvait lui offrir. Chaque fois qu’un Gonda désirait quelque chose de nouveau, des vêtements, un voyage, des objets, il payait avec sa clé. Il pliait le majeur, enfonçait sa clé dans un emplacement prévu à cet effet et son compte, à l’ordinateur central, était aussitôt diminué de la valeur de la marchandise ou du service demandés.

Certains citoyens, d’une qualité exceptionnelle, tel Coban, directeur de l’Université, recevaient un crédit supplémentaire. Mais il ne leur servait pratiquement à rien, un très petit nombre de Gondas parvenant à épuiser leur crédit annuel. Pour éviter l’accumulation des possibilités de paiement entre les mêmes mains, ce qui restait des crédits était automatiquement annulé à la fin de chaque année. Il n’y avait pas de pauvres, il n’y avait pas de riches, il n’y avait que des citoyens qui pouvaient obtenir tous les biens qu’ils désiraient. Le système de la clé permettait de distribuer la richesse nationale en respectant à la fois l’égalité des droits des Gondas, et l’inégalité de leurs natures, chacun dépensant son crédit selon ses goûts et ses besoins. »

« Une fois construites et mises en marche, les usines fonctionnaient sans main-d’œuvre et avec leur propre cerveau. Elles ne dispensaient pas les hommes de tout travail, car si elles assuraient la production, il restait à accomplir les tâches de la main et de l’intelligence. Chaque Gonda devait au travail la moitié d’une journée tous les cinq jours, ce temps pouvant être réparti par fragments. Il pouvait, s’il le désirait, travailler davantage. Il pouvait, s’il voulait, travailler moins ou pas du tout. Le travail n’était pas rétribué. Celui qui choisissait de moins travailler voyait son crédit diminué d’autant. A celui qui choisissait de ne pas travailler du tout, il restait de quoi subsister et s’offrir un minimum de superflu. »

La nuit des temps, René Barjavel.

J’ai lu La nuit des temps alors que je n’étais guère plus vieille que ma fille aujourd’hui et j’ai été marquée profondément par ce roman. Il y avait bien sûr la dimension romantique de cet amour perdu dans les glaces, ce parfum d’éternité, l’appel, déjà, de la science-fiction qui stimule encore et toujours mon imaginaire, mais il avait surtout ces deux paragraphes que j’ai retrouvés sans difficulté dès qu’on m’a demandé de réfléchir à la question du revenu de base.

Il y a là la description d’une société éminemment désirable, aux antipodes de la nôtre. Il y a là un rêve anarchiste dans le sens plein du terme. Il y a là une utopie qui a durablement changé mon regard sur le monde et ma définition du possible.

En deux petits paragraphes pondus en 1968, en des temps où l’on pouvait espérer changer le monde dans le sens d’une perpétuelle amélioration, Barjavel décrit le fonctionnement du revenu de base, il le rend palpable et presque concret, il en fait une évidence indépassable pour ses personnages, mais aussi pour ses lecteurs.

Bien sûr, on peut noter qu’il évacue habillement la question de la limitation (de plus en plus forte pour nous) des ressources par l’invention d’une source d’énergie renouvelable à l’infini, alors que notre société carbodépendante s’use et s’asphyxie à vouloir exploiter jusqu’à la dernière goutte une ressource dont nous savons depuis le début qu’elle n’existe qu’en quantité hautement finie. On note aussi qu’il ne s’affranchit pas totalement des vieilles hiérarchies, puisqu’il pense quand même que certains hommes sont légèrement plus méritants que d’autres. Mais pour l’essentiel, il décrit un monde affranchi de la nécessité de la survie et donc des rapports de domination qui en découlent, entre ceux qui doivent travailler pour survivre et ceux qui jouissent de l’accumulation des générations précédentes pour conserver, augmenter et transmettre leur pouvoir.

Nous ne pouvons d’ailleurs qu’apprécier la manière radicale avec laquelle Barjavel se propose d’en finir avec l’essence du capitalisme, en rendant l’accumulation impossible par un revenu universel en monnaie fondante.

L’abolition de la nécessité

Dans un monde marchandisé comme le nôtre, il n’existe pas de possibilité de seulement survivre sans argent. Aucun de nos besoins fondamentaux n’est aujourd’hui accessible sans argent : un abri, de la nourriture ou même de l’eau.

Devenu leader sur le marché de l’eau minérale, Nestlé a vu son chiffre d’affaires dépasser les 80 milliards d’euros. Et, tandis que 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, le géant suisse possède aujourd’hui au moins une usine d’embouteillage dans chaque pays.

Interrogé à cette époque, M. Brabeck-Letmathe estimait que la question de la privatisation de l’eau pouvait être abordée de deux manières : « L’une est extrémiste, défendue par quelques ONG qui considèrent que l’eau est un bien public. » Balayant cette thèse, il insiste : « L’eau est une denrée alimentaire comme les autres et doit avoir une valeur marchande. » Empruntée au documentaire We Feed the World, cette profession de foi trouve une place centrale dans l’enquête réalisée par Urs Schnell et Res Gehriger.

Nestlé et le business de l’eau en bouteille, cité sur Seenthis

Pour une écrasante majorité de personnes, l’accès à l’argent passe forcément par un emploi : un travail dont on peut espérer tirer un revenu. Or, nous vivons actuellement une révolution industrielle qui détruit l’emploi et le rend inaccessible à des centaines de millions de personnes dans le monde. Quel modèle politique proposons-nous concrètement dans un monde où de plus en plus de gens sont considérés comme surnuméraires ? Comment peut-on penser l’idéal démocratique quand nous soumettons de plus en plus de personnes au stress de la survie immédiate ?

Était-il plus honorable de crever de faim que de voler ? Beaucoup de gens le disaient, mais rarement ceux qui savaient vraiment ce que c’était que d’avoir le ventre creux, ou de voir un enfant gémir de faim. Était-il plus honorable de mourir de faim que de voler quand d’autres avaient les moyens de vous nourrir mais décidaient de ne pas le faire, à moins d’être payés avec de l’argent que vous n’aviez pas ? Pour sa part, il pensait que non. En choisissant de mourir de faim, on devenait son propre oppresseur, on s’obligeait à rester dans le rang, on se punissait soi-même d’avoir la témérité d’être pauvre, alors que normalement ça devrait être le boulot d’un policier. Dès qu’on faisait preuve d’un peu d’initiative ou d’imagination, on se faisait aussitôt traiter de paresseux, de combinard, de coquin, d’incorrigible. Il avait donc laissé de côté toutes ces histoires d’honneur qui n’étaient bonnes qu’à permettre aux riches de se sentir mieux et aux pauvres de se sentir encore plus mal.

(…)

Une fois libéré de la peur, quand on n’avait plus à se demander comment se procurer son prochain repas ou combien de bouches on aura à nourrir l’an prochain, et si on va se faire virer par son employeur ou flanquer en prison pour une peccadille, on était effectivement libre de faire un choix. On pouvait choisir une vie paisible, douillette, confortable, banale, et mourir en chemise de nuit pendant que votre famille s’agitait impatiemment autour de vous… Ou on pouvait se retrouver à faire quelque chose comme en ce moment, et même si votre corps tremblait de tous ses membres, votre cerveau savourait plutôt l’expérience.

Trames, Iain M. Banks

Si l’on admet qu’il n’est plus possible de vivre dans notre société sans argent, on peut plaider pour la suppression de la monnaie… ou sa redistribution égale et suffisante. Pour nous affranchir de la peur et nous rendre la liberté de choix du citoyen.

Et c’est là que nous devons faire travailler nos imaginaires : construire par la pensée un monde libéré du manque pour le rendre possible, tout simplement. Se projeter, chacun, dans les choix qu’un revenu de base nous ouvrirait et la manière dont il transformerait l’ensemble du corps social.

Combien d’entre nous continuerait à se tuer la santé dans des boulots non gratifiants et mal payés ? Combien continueraient à trimer comme des fous pour payer la voiture… qui leur permet d’aller trimer ? Combien de prostituées continueraient à vendre leur corps, libérées de la nécessité ? Combien de femmes supporteraient encore les coups d’un conjoint violent si elles étaient certaines de pouvoir continuer à nourrir leurs enfants étant seules ? Combien de patrons maltraitants, de vies brisées, d’exploitants cyniques, de frustrations mortifères pourrions-nous nous épargner ?

Demain peut commencer maintenant — de manière bien plus efficace que les voitures volantes — si l’on décide tout simplement de croire que c’est possible.

Rendez-vous du 21 au 23 août 2014 pour la première université d’été du Revenu de base.


Ajout de 13h40 : voir une démonstration inverse… mais pas tant que cela, chez Aude : Un silence embarrassé


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44 réactions à cet article    


  • miha 19 août 2014 11:31

    OK à 100 % !

    L’oiseau se nourrit, dispose d’un nid, élève ses petits, a une vie sociale sans salaire, sans compte en banque.
    L’Homme, soi disant supérieur aux animaux, n’a rien trouvé de mieux que de rendre payant même ce qui est indispensable à la vie.
    Alors, il doit disposer de l’argent nécessaire à cet indispensable.

    En France, le montant mensuel du revenu de vie devra être de 980 euros, pour ne pas être sous le seuil de pauvreté.
    -----------
    il ne s’agit pas d’assistanat, il s’agit du droit de vivre, simplement.


    • bibou1324 bibou1324 19 août 2014 11:49

      « ce qui est indispensable à la vie »


      J’aimerais que vous définissiez cette expression.

      Il est indispensable d’avoir de quoi survivre ? 0€/mois c’est faisable, en glanant dans les champs, en dormant dans les granges abandonnées. Le corps s’habitue vite au froid et à la faim. Mais on survit.

      Il est indispensable d’avoir un toit, de quoi manger, de quoi s’habiller ? 300€/mois ça suffit largement pour cela. Je vous invite à aller sur leboncoin, les collocs moisies à 100€/mois ça existe. Et franchement manger pour moins d’1€/jour, en faisant des galettes de farine et en élevant des insectes pour les protéines, pas de souci.

      Il est indispensable d’avoir un toit privatif, une nourriture correcte et diversifiée, des vêtements normaux ? 700€ par mois ça devrait aller. (je compte 400€/mois pour un appart privé de 35m2, 100€/mois pour se nourrir, 100€ pour les charges diverses, 100€ pour s’habiller.)

      Il est indispensable d’avoir une maison de 200m2, du caviar à chaque repas, des vêtements de grande marque, 3 porsches ? 20 000 € / mois c’est un peu juste, mais on peut faire avec.

      Le problème est qu’il est difficile de définir l’indispensable. Dans l’absolu, rien n’est indispensable pour survivre. Dans la pratique, cela dépend de chacun, du train de vie que l’on définit comme acceptable. Et je peux vous assurer de ne pas avoir la même définition d’acceptable que vous.

    • foufouille foufouille 19 août 2014 12:19

      fais le 5 ans, tu verras si c’est drôle


    • bnosec bnosec 19 août 2014 12:37

      Certains considèrent comme indispensable à la survie le fait de consommer toutes les dernières merdasses à la mode, d’avoir un écran plat, un PC, des nikes, d’aller au cinéma, en vacances, de bouffer des plats tout pret dégueulasses par flemme de faire à bouffer alors qu’ils n’ont que ça à foutre, etc.

      L’indispensable, c’est un toit et à bouffer suffisamment, point barre. Si ils en veulent plus qu’ ils se sortent les doigts du cul.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 19 août 2014 11:32


      De l’absolue nécessité d’un dividende universel.

      Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
      Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
      Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

      ¿ Et si les Français(es) adoptaient un 
      paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

      Cependant, a
      u
      Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
      on peut préférer le
      Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

      ​​
      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

      Lire, SVP :
      Refondation du Capitalisme & Dividende Universel
      ou/et
      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf

      RÉSUMÉ :

      Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

      Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

      Objectif Principal :
      Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
      Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
      Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

      Objectifs Spécifiques :
      I)
      Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
      Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
      II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto,éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
      II.1)
      À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
      II.2)
      a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
      b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
      II.3)
      Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).
      ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 19 août 2014 11:39


        Addendum :
        Je ne considère le Revenu de Base que comme une phase transitoire (financée par la Fiscalité) avant que ne soit opérationnel le Dividende Universel (financé par l’Épargne).


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 20 août 2014 14:17


        Addendum II :
        À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le « capital social » des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.

        -


      • bibou1324 bibou1324 19 août 2014 11:33

        J’aime votre vision idéaliste du monde, et je souhaite la voir se réaliser tout autant que vous. Mais je suis plus pessimiste, ou plus réaliste, au choix, sur la faisabilité de ce monde.


        Parce qu’il y a des gens qui souhaitent, et ont un réel besoin, de se sentir au dessus des autres. Parce qu’ils y a des gens prêts à tuer père et mère, non pas pour avoir plus de confort, mais pour que les autres en aient moins. Parce que ces gens, qui se comparent aux autres sans cesse, qui veulent avoir le dernier machin-phone pour se sentir meilleur que leur voisin, sont une très large majorité de la population.

        Votre monde permettrait aux gens de vivre heureux, une communauté solidaire, égalitaire. Les gens ne souhaitent pas cela. Donc votre monde ne se fera pas. Et c’est bien dommage.

        • Radix Radix 19 août 2014 11:51

          Bonjour Monolecte

          J’ai lu le livre de Barjavel à 12 ans et j’avais fait part au père d’une amie, chef d’entreprise, du système économique développé dans le livre.
          Il l’avait lu et nous en avions discuté en pesant le possible et l’utopique.
          La principale objection était que la société de Barjavel est homogène, ce qui n’est pas (encore) le cas de l’ensemble des sociétés de la planète.
          La réalisation de ce projet dans quelques pays ou cela est possible produirait un appel à l’immigration gigantesque car personne n’accepterait d’être laissé au bord de la route.

          Cela ne peut être réalisé qu’avec une société mondialisée où les inégalités seront gommées... C’est d’ailleurs ce qui est en train de se faire, mais la transition est douloureuse !

          Radix


          • lephénix lephénix 19 août 2014 11:58

            Merci pour cette piqure de rappel plus qu’« utile »... cette idée d’un revenu d’existence inconditionnel fait son chemin depuis 1795 lorsque Thomas Paine le proposait à la tribune de la Convention pour compenser l’appropriation des biens communs et des terres par « certains »...

            il a même été mis en place cette année-là à Speenhamland afin d’assurer le pain aux pauvres et laissés-pour -compte de la première révolution industrielle spoliés de leur lopin de terre (ce revenu a été indexé sur le prix du pain) mais les « profiteurs de la rareté » ont réussi à changer le pain des pauvres en pierre, à faire abroger la loi sur l’indigence et à instaurer en 1834 le « marché du travail »...après avoir fait baisser les salaires sous prétexte de cette « rente » versée à tous...

            depuis, Jacques Duboin avait proposé un « revenu social pour tous » qui a failli voir le jour sous le Front populaire suite à « la grande relève des hommes par la machine » mais il y a eu ’« l’effort de guerre » puis celui de la « reconstruction »...

            en 1995, Rifkin avait prévenu : c’est « la fin du travail » et il était urgent d’envisager une alternative à l’exclusion d’un nombre croissant de « compétences » - tous les métiers sont pratiquement automatisables, y compris celui de journaleux, déjà Sismondi préconisait en 1830 un impôt sur les machines pour assurer un revenu aux hommes qu’elles remplaçaient...

            rien de bien neuf donc, mais une urgence qui se précise...


            • fredleborgne fredleborgne 19 août 2014 12:30

              Bravo pour cet article, y compris avec sa part revendicative à propos du travail non payé des femmes.
              Parce que si on parle d’égalité de droit, dans les faits, ce sont elles qui se coltinent encore les gosses quand il y a divorce, et si un divorcé masculin est capable de vivre dans un taudis avec une console de jeu, un canapé et un RSA (parce s’il était au smic, il devrait payer une pension pour les enfants), une femme se tape les responsabilités, la cuisine, les courses (des vraies), le trajet à l’école... et avec les pseudos aides, ça ne suffit pas, surtout quand il n’y a qu’un seul enfant.
              cette histoire d’égalité est un truc qui fait plaisir aux intellectuelles et à certains patrons qui mettent la pression sur les salaires masculins, mais ruine la vie de nombreuses femmes qui méritent une vraie protection sociale, sinon, la déflation s’appliquera aussi en termes démographiques.


              • bnosec bnosec 19 août 2014 12:39

                Demandez donc à la femme qui désirait des enfants dans le couple.
                Demandez lui aussi sil elle ne voulait pas absolument avoir la garde de ses enfants.


              • groumf 20 août 2014 12:55

                Le beau commentaire bien sexiste... méfiez vous des généralités !
                Moi c’est la mère de mon enfant qui reste au RSA (volontairement) depuis maintenant 1 an, qui a kidnappé notre fille alors que je souhaitait une garde partagée, qui déclare habiter seule (alors que non), pour que moi, son connard d’ex, lui paye une pension exorbitante, parce que je travaille.
                En plus de ça, les courses, la cuisine... je les ai toujours faites bien plus qu’elle quand on était ensemble, et faire les trajets pour l’école... je ne demande que ça !
                Si on parle d’égalité de droit, dans les faits, ce sont encore les mères qui gagnent ce qu’elles veulent concernant les enfants. 
                Sinon, l’égalité, l’équité, la justice et une vraie protection sociale pour tous quelque soit le sexe ?


              • bnosec bnosec 21 août 2014 08:08

                N’essayez pas de convaincre un borgne aveugle, c’est peine perdue...


              • Robert GIL ROBERT GIL 19 août 2014 14:14

                L’allocation universelle, un concept à la mode, aussi bien à droite qu’à gauche. Mais certains, comme le sociologue Mateo Alaluf, ne sont pas du tout d’accord avec cette idée. Pour lui, l’établissement d’une telle allocation entrainerait une régression sociale...

                voir : L’ALLOCATION UNIVERSELLE CONTRE LA PROTECTION SOCIALE


                • bernard29 bernard29 19 août 2014 14:29

                  Je n’ai pas lu ce livre de Barjavel , mais en revanche, j’ai lu, il y a longtemps « Ravages » . Et il me semble que nous nous approchons bien plus de l’avenir catastrophique qui y est décrit que de la « société éminemment désirable » avec revenu de base universel de « la nuit des temps » .

                  D’ailleurs, j’ai repensé fortement à « Ravages » , lorsque notre « ministre de la décentralisation » Le Branchu, a poussé à l’institutionnalisation et la valorisation des « métropoles » dans notre géographie administrative, qui sont en quelque sorte « les mégalopoles » de Barjavel de « Ravages »


                  • ObjectifObjectif 19 août 2014 15:25

                    Bonjour,

                    Merci pour cet article intéressant.

                    Un point important :
                    "Pour une écrasante majorité de personnes, l’accès à l’argent passe forcément par un emploi : un travail dont on peut espérer tirer un revenu« 

                    Dans un premier point, il me semble que le vrai problème de l’emploi, c’est bien l’emploi salarié : c’est un travail dans lequel on est subordonné à quelqu’un d’autre. D’ailleurs en France, toute invention, même si elle n’est pas liée au travail, appartient de droit au subordonnant : c’est un esclavage complet.

                    Quand au problème de »l’accès à l’argent« , il me semble que la clef du problème est que l’accès à l’argent passe par la vente de sa liberté pour une écrasante majorité, parce que la totalité de l’argent est créé sans aucun travail par le reste des humains, un tout petit nombre d’humains, qui sont les dirigeants réels des banques privées.

                    Et donc la majorité doit devenir esclave de ceux qui ont le monopole de la création de l’argent.

                    Ce mécanisme est difficile à voir clairement, car il est camouflé par divers artifices psychologiques, comme le ferait un illusionniste pour protéger ses trucs. On pourrait presque penser à un »virus« informatique qui agit dans l’inconscient des humains... Prenez le temps de lire la série d’article, ou bien de lire par exemple : Les Secrets de la Monnaie – Changer la monnaie pour changer le monde

                    La seule solution : comprendre les mécanismes monétaires de base, et passer à un système monétaire »équilibré" qui donne le droit de création monétaire égal pour chaque humain.

                    Ainsi on rétablit le droit de vivre pour chacun, ce qui correspond à un revenu inconditionnel de base.


                    • HELIOS HELIOS 19 août 2014 15:44

                      Le revenu universel ? la pire chose qu’il manque encore dans la panoplie de ceux qui veulent désintégrer les peuples, les cultures et les sociétés.


                      Offrir un revenu universel, c’est d’ores et déjà créer une sous classe d’humain qui « survivront » et seront rejoint petit a petit par tous ceux qui ont déjà un travail. Il ne subsistera que deux classes sociales :

                      Ceux qui ont le pouvoir (et au passage l’argent) qui feront ce qu’ils veulent, où il veulent sur la planète ...

                      Ceux soumis a ce revenu universel, qui ne sera pas suffisant pour participer a l’économie mondiale, qui sera rapidement suivi de lois pour que personne ne puisse accumuler de l’argent (ça sert a quoi d’économiser, même en se privant ?)... et sachez le : fini l’éducation, la santé et même la sécurité !

                      DEUX classes sociales... les « dieux » et les hommes ! tres bonne idée... quand je pense que les idiots utiles vont applaudir !

                      • ObjectifObjectif 19 août 2014 17:27

                        Bonjour hélios,

                        Il y a justement 2 classes sociales :
                        - le petit groupe qui le droit de créer de la monnaie (dans chaque pays, c’est en fait la même monnaie à une échelle prés, puisque le change est libre) ;
                        - et tous les autres qui doivent louer la monnaie créées par le 1er groupe, et leur faire allégeance car sinon les créateurs de monnaie refusent de louer...

                        On retrouve le vieux système féodal des Souverains et des sujets.

                        La subtilité du scénario est de faire croire aux sujets qu’ils doivent se battre entre eux pour récupérer les miettes de monnaie en jeu pour rembourser les intérêts, en séparant les sujets-patrons, qui ont droit aux crédits, et les autres, les sujets-salariés.

                        Pendant qu’ils se battent entre eux, ils ne comprennent pas le système et acceptent la monnaie créée comme une bénédiction des seigneurs...

                        L’effet de la monnaie est en fait l’effet d’un virus !


                      • zygzornifle zygzornifle 19 août 2014 15:55
                        Revenu citoyen : Villepin pour une allocation (presque) universelle....http://www.libgauche.fr/revenu-citoyen-villepin-allocation-universelle/


                        • Tall 19 août 2014 16:22

                          Article frappé au coin du bon sens ...


                          Bonne nouvelle > d’ici 1 décennie, les robots disposeront d’une véritable intelligence, ce qui imposera le revenu universel comme solution incontournable.

                          Ils n’auront alors plus le choix : ce sera ça ou la dépression générale permanente.

                          • julius 1ER 21 août 2014 16:07

                            @tall,


                            je crois que sur ce site nous ne sommes pas nombreux, à voir les réalités dans leur contexte et à penser qu’autre chose est possible.....

                          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 août 2014 16:30

                            Par julius 1ER (---.---.---.65) 21 août 16:07

                            Ne seriez-vous pas un tantinet suffisant ?...


                          • boris boris 19 août 2014 16:42

                            Il existe une autre solution : supprimer l’argent.


                            • bernard29 bernard29 19 août 2014 17:06

                              Vous avez raison. C’est une solution bien plus simple !!! parce que admettons qu’un pays ;« la France », décide l’établissement d’un revenu universel, il faudrait

                              1) avoir une politique drastique d’immigration, voire de fermeture des frontières.

                              2) déterminer la liste des produits de base nécessaires à la survie permettant de déterminer le revenu universel.Ainsi par exemple, si je veux vivre à Paris ou à Clochemerle, c’est pas la même chose. !! 

                              3) prévoir une évolution de ce revenu de base, sinon attention aux grèves monumentales des « syndiqués  »basistes purs" pour obtenir une revalorisation annuelle, ou bien alors donner des prix fixes aux produits de base (de survie). Mais si on met des prix fixes , quelle est l’entreprise qui se lancera dans la production sans pouvoir investir sur des innovations techniques des produits.

                              etc etc ..

                              En fait il faudrait mieux réfléchir à supprimer l’argent pour l’accès à certains biens, avec des services publics gratuits ( transports, énergie, eau, chauffage, culture, éducation ), parce qu’il ne faut pas se leurrer, si on vous donne un salaire vital, le marché se chargera de vous prendre tout ce que vous avez de toute façon, et même plus par la fourniture de crédits.

                              le problème reste entier...


                            • ObjectifObjectif 19 août 2014 17:34

                              Attention ! Supprimer « l’argent », ce n’est pas forcément supprimer tout système monétaire.

                              Ce qui est toxique, c’est de créer un support matériel anonyme pour compter : c’est un vrai virus.

                              Mais en mettant en place une comptabilité en double partie (ie vérifiable par tous) de ce que chacun fournit à la communauté, permettant de voir ce que chacun à le droit de demander aux autres, c’est très différent : on arrive à un système monétaire équilibré, qui permet de réapprendre à vivre en société sans se battre pour des miettes « d’argent rare ».


                            • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 19 août 2014 17:38

                              De l’absolue nécessité d’avoir encore plus d’argent...

                              Lamentable.


                              • chantecler chantecler 19 août 2014 17:43

                                Entendu ce matin sur France Inter : la Chine investit largement dans les robots .
                                Alors là il y plus qu’un problème ...
                                Parce que les salaires sont liés en grande partie à la production , beaucoup d’autres à la distribution .
                                A quand la voiture jetable ?
                                Pas chère mais que 10 % pourront se payer si ça continue .
                                Cette folie n’annonce rien de bon .
                                Car les « riches » ne lâcheront jamais rien , pas même une are sur 1000 hectares .


                                • rocla+ rocla+ 19 août 2014 18:10

                                  Pour parler d’ une façon juste  de ce que font ou feraient les riches

                                  il aurait fallu avoir été un jour riche .

                                  Comme ça on parlerait pas dans le vide . 

                                  Pour le moment il serait adéquat  de parler de ce que l’ on sait 
                                   c ’est à dire rien .


                                • JL JL 20 août 2014 09:17

                                  Moi ce qui me plait dans cette affaire, c’est de voir comment sont emmerdés les poujadistes : d’un coté, ils ne supportent pas l’idée de payer les gens à ne rien faire, mais de l’autre, cette idée de revenu universel leur plait bien, car elle annonce la fin des services publics et des politiques sociales qu’ils haïssent tant.

                                  Question au Medef : comment allez vous expliquer aux gens que vous favorisez l’immigration clandestine, quand dans le même temps, vous admettez qu’il faut payer les gens à ne rien faire, vu que à cause de vos turpitudes, il n’y a plus de boulot en France ?

                                  Mais que je suis distrait : le Medef n’a pas besoin d’expliquer quoi que ce soit ! Les poujadistes et les idiots utiles de gauche le font pour lui.


                                • julius 1ER 20 août 2014 13:01

                                  @Rocla,

                                  tu es vraiment le blaireau de service, jamais lu une seule intervention de ta par avec une argumentation digne de ce nom , tu es le pollueur de service !!!!!!!!!

                                • Garance 20 août 2014 13:28

                                  Julius 


                                  Il est vrai que traiter quelqu’un de blaireau derrière son clavier est le summum de l’argumentation

                                  Julius étant socialiste : question « Blaireau » il sait de quoi qu’y cause

                                  Il voit les autres à son image 

                                  PS : Julius ; ne me réponds pas : je t’emmerde  smiley...... (fin de mon argumentation)

                                • Blé 21 août 2014 18:04

                                  Si on sait déjà beaucoup de choses sur la richesse de la minorité d’une population.

                                  Pour que ces gens là soient riches il faut un certain pourcentage de pauvres, c’est selon les époques.

                                  Les riches ont beaucoup de mal à justifier leur richesse. Ils utilisent le violence de leur pouvoir pour s garder leur pouvoir. J’imagine mal Dassault expliquer dans sa feuille de chou que sa richesse lui vient des deniers publics depuis toujours. Ce même Dassault qui méprise « l’assistant » est lui même assisté par les contribuables français.

                                  Est-ce si difficile à comprendre que l’économie a érigé en système l’égoïsme incommensurable des imbéciles qui dirigent le monde.


                                • jeanpiètre jeanpiètre 19 août 2014 17:48

                                  C’est une idée équitable mais le monde n’est pas équitable, l’effet d’aubaine créé le rendrait à la fois indispensable et inefficace. tous les prix flamberaient sans une refonte sérieuse de l’économie, à commencer par remettre les banques et assurances à leur place effective et non en joueur arbitre. Et puisque c’est impossible sans remettre à plat tout le système de captation des richesses, ce ne serait qu’un cheval de troie si on s’arretait à mi chemin.


                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 août 2014 18:55

                                    C’est de plus en plus dur d’être de Gauche, surtout quand on n’est pas de Droite...
                                    Cet article est typique de la Gauche « hors sol ». Qui va répartir la richesse nationale ? Qui ?

                                    Dans l’histoire du mouvement ouvrier, ce sont les syndicats qui ont vocation de rassembler les travailleurs au delà des Partis politiques. Où sont les Syndicats actuellement ?


                                    Les sanctions contre la Russie = moins 4 milliards d’euros et + des milliers d’emplois à la trappe. Vous les avez entendus ? Nada. Rien, néant, sont en vacances...

                                    Les principaux syndicats sont adhérents à la CES, Confédération européenne des Syndicats, financée par Bruxelles, contre l’austérité, quand même, mais aussi pour l’équilibre budgétaire, donc pour la dette sous les 3% du PIB. Quant aux fédérations syndicales françaises, elles sont corrompues, ce qui arrange aussi bien le gouvernement que le patronat. Neutralisées.


                                    Alors, avant de faire une liste de choses miraculeuses, il faudrait peut-être commencer par le début, recréer un syndicalisme indépendant ? Et sortir de l’ UE & de l’euro. Et avoir un gouvernement qui soutienne. Donc une Gauche en ordre de marche, et pas des chapelles qui passent leur temps à s’excommunier et à brasser de l’air.
                                    Ras le bol de la Droite, mais aussi ras le bol de la Gauche !

                                    Et question subsidiaire à « la Gauche hors sol » :
                                    Vals et Hollande, droits dans leurs bottes, vont appliquer dès la rentrée, les directives de Bruxelles, les GOPé, publiées début Juin :
                                    * Baisse des pensions de retraite et des indemnités chômage.
                                    * Fin du SMIC et des CDI
                                    * Privatisation de la Sécu etc etc.
                                    Sûr, ça va arranger le pouvoir d’achat...
                                    Ce qui nous attend n’est pas le revenu universel, mais progressivement la situation de la Grèce. 

                                    • jfcog jfcog 19 août 2014 21:30

                                      Cet article parle d’un sujet qui me semble fondamental pour l’établissement de nouvelles bases saines pour l’économie, désolidariser emploi et revenu.

                                      Je pense qu’on doit aller au-delà des débats pour ou contre un revenu de base et passer directement aux étapes suivantes. Comme par exemple quel projet est plus pertinent : le « revenu de base » ou le « salaire à vie » ? 
                                      Une émission d’Arrêt Sur Images traitait de ces différentes visions :

                                      • quid damned quid damned 20 août 2014 00:00

                                        Synthèse très intéressante. Solution qui ne résoudrait probablement pas tous les problèmes de société, mais qui permettrait de s’y atteler plus sereinement, efficacement, et libérés du joug de la nécessité, avec plus de créativité.
                                        Les actuels bénéficiaires des productivités et rendements accrus se goinfrent égoïstement alors qu’ils n’auraient pas été possibles (rendements) sans le travail de ceux que leurs machines remplacent désormais. Je sais, c’est convenu comme remarque mais n’ayons de cesse de le répéter jusqu’à déboucher les oreilles des plus sourds à cette évidence.


                                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 août 2014 06:53

                                          A titre d’illustration voici la répartition de la richesse aux USA.


                                          Et en France. C’est un peu moins pire, en raison de la redistribution par le modèle social français. 

                                          • julius 1ER 20 août 2014 13:20

                                            @l’auteur,


                                            bon article, on sait depuis 40 ans maintenant que la mécanisation poussée à l’extrème ajouté à un productivisme forcené, fait que seulement 10 % des ouvriers employés sont nécessaires à terme au processus de production...........alors que fait -on des 90 % restant au tapis, et bien le paradoxe si paradoxe il y a, c’est que la plupart des gens refusent de voir le problème en face, ils préfèrent à la manière de l’autruche mettre la tête dans le sable....... dit de manière prosaïque tant que çà va pour eux, tout baigne et tant pis pour les 90 % qui resteront exclus à vie ..... c’est du cout-termisme
                                            et de l’aveuglement car d’inversion de courbe il n’y aura pas et ce n’est pas la bonne façon d’envisager le futur..................

                                            • smilodon smilodon 20 août 2014 21:36

                                              Le revenu universel !... Une belle idée !... Sauf que les « salariés » vivent et dépendent du pays où ils sont nés !.... Allez donc payer les fonctionnaires français en peaux de chèvres ou de chameaux !... Les ouvrières du surinam en euros ou chèques-cadeaux !!.. La terre tournera toujours à la même vitesse sur elle-même et autour du soleil, lequel tournera toujours à la même vitesse, sur lui-même, pareil pour la constellation, et pareil pour tout ce qui nous dépasse !.. Et alors !.. Nous autres, pauvres fourmis sur cette planète, on a des leçons à donner ???... Chacun fait ce qu’il peut, tout seul dans son coin.... Si tant de miséreux risquent leurs vies pour venir chez nous, c’est que chez eux ça doit pas être vraiment terrible !.. Mais c’est pas la faute du « monde » !.. C’est juste que nos « anciens » se seront mieux débrouiller que les leurs !.... Pas bien compliqué !.. Adishatz.

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