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Accueil du site > Actualités > Société > Différences hommes-femmes : le point sur les recherches

Différences hommes-femmes : le point sur les recherches

Les hommes et les femmes sont différents. Les comportements sont en partie modelés par le milieu, mais certaines différences ne trouvent pas à s’expliquer uniquement par l’éducation et l’environnement social. Il semble qu’il y ait un « inné » et pas seulement un « acquis ». Toutefois il semble que l’interaction entre l’inné et l’acquis soit permanente, l’environnement étant susceptible de modifier l’expression d’un gène et de donner une fonction « acquise » à quelque chose qui était auparavant un « inné ».

C’est ce que l’on nomme l’épigenèse, ou la possibilité pour un matériel génétique donné d’acquérir de nouvelles fonctions pour un besoin spécifique sans modifier la constitution du gêne. C’est un peu comme freiner une voiture avec le frein à main : celui-ci est fait pour la maintenir immobile quand elle est à l’arrêt, mais il peut aussi, dans une certaine mesure, servir à la ralentir quand elle roule. La même structure (frein à main) peut servir à deux fonctions sans être modifiée. Un autre exemple repris de Wikipedia illustre bien cette question :

« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) seront les mêmes dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice.  »

On peut ainsi envisager des différences biologiques et fonctionnelles entre l’homme et la femme, différences pouvant être induites par l’environnement au sens large (pas seulement à l’éducation), sans qu’il y ait une modification génétique profonde, structurelle entre les deux sexes.
H-F7-2.jpg
Le magazine « Cerveau & Psycho » de février-mars-avril 2011 consacre son numéro spécial à faire le point sur les différences homme-femmes. Il synthétise de nombreuses recherches en neurosciences, en statistiques, en biologie et en psychologie sous le titre général : « Cerveau homme/femme : quelles différences ».

Je citerai ces prochains temps quelques-unes des observations relevées dans ce numéro spécial, tant les constats réalisés par des chercheurs incitent à une réflexion et un débat enrichissant. Ou amusant (cliquer sur les images pour les agrandir).

La plupart des recherches citées dans le magazine sont effectuées par des chercheurs anglo-saxons. Il y a moins de travaux français qui tiennent compte de la biologie dans le domaine spécifique des différences hommes-femmes. Il semble que la peur des discriminations incite à évacuer toute référence biologique dans le constat des différences. On craint que ce constat des différences n’induise une hiérarchie de valeur entre elles et n’aboutisse à justifier culturellement des rôles dominants-dominés par l’infériorité d’un des deux sexes dans un domaine particulier.

Par exemple, le fait que l’homme soit en général plus fort physiquement que la femme lui confère assez universellement un rôle de protecteur (et de guerrier). Cette différence ne signifie cependant pas que l’homme soit meilleur que la femme ou supérieur à elle. Mais la notion de différence n’implique pas automatiquement une discrimination négative. Eliminer la part biologique par peur de la discrimination, c’est comme jeter le bébé avec l’eau du bain. Dans ce sens, attribuer les différences entre les sexes uniquement à des facteurs socio-culturels est une négation des facteurs biologiques et une amputation malheureuse d’un élément de compréhension. La peur de la discrimination a engendré l’idéologie de l’indifférenciation.


H-F5.jpgVoici donc quelques premiers exemples de différences hommes-femmes extraits de ce magazine, en pages 60 et suivantes sous le titre « Vrai ou faux ? » :

1. Les garçons sont plus douillets que les filles : faux. Les filles sont plus sensibles à la douleur que les garçons. Une des causes est nerveuse : la peau est plus mince et contient davantage de fibres nerveuses chez les filles. Une autre est cérébrale : les zones cérébrales activées en cas de douleur sont différentes selon les sexes. (...)

2. Les hommes sont aussi compétents que les femmes pour réprimer leurs désirs : faux. Dès la plus tendre enfance les filles sont davantage que les garçons capables d’inhiber toute forme de tentation (même sexuelle) et cela à cause de leurs stratégies de reproduction. En effet la conséquence d’un acte sexuel étant plus importante pour une femme que pour un homme (maternité), elles ont un plus grand intérêt à contrôler leur éveil sexuel pour se donner du temps. Temps indispensable pour évaluer la valeur d’un homme avant de passer à l’acte. (Note personnelle : c’est peut-être l’une des causes de la dissymétrie dans les relations amoureuses, où l’homme est souvent plus visiblement actif que la femme).

3. Le père a davantage d’influence que la mère sur le langage des enfants : vrai. Les études montrent que les enfants dont le père emploie un vocabulaire riche et varié ont un développement du langage plus rapide que les autres. En revanche la façon dont les mères s’expriment n’a pas d’influence notable sur le langage des enfants.


On a constaté que les femmes chefs d’entreprises sont meilleures que les hommes : elles connaissent moins de baisse d’activité et gèrent mieux l’argent. Elles consultent davantage les membres de leur équipe. Par contre elles sont moins compétentes pour prendre des décision rapides et en urgence : les femmes palabrent, les hommes tranchent.

Les références des études figurent à chaque fois dans le magazine. On verra entre autres qu’hommes et femmes ne sont pas égaux devant certaines maladies.

A noter qu'une autre étude récente montre les différences des cerveaux filles-garçons à l'adolescence.

A suivre pour d’autres constats des différences hommes-femmes.


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42 réactions à cet article    


  • NeverMore 23 mars 2011 11:11

    « Mais la notion de différence n’implique pas automatiquement une discrimination négative. Eliminer la part biologique par peur de la discrimination, c’est comme jeter le bébé avec l’eau du bain. »

    Je vous suis complètement. Ceci n’est pas valable que pour les différences homme-femme, mais pour les différences entre « groupes biologiques » humains (« groupes » que l’on continue à appeler « race », sauf notamment en France, cf .wikipedia anglo-saxonne).


    • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 13:41

      @ Egosum :

      Vous l’ignorez peut-être : les différences biologiques sont contestées par des études de genre, surtout en ce qu’elles pourraient avoir de déterminant sur le comportement.

      Cet article, qui reprend quelques pistes de recherche menées par des gens semble-t-il capables, tente plutôt d’ouvrir les esprits que d’enfoncer des portes béantes.

      La prochaine fois, informez-vous. Ou posez des questions. Cela n’arrache pas la bouche de poser des questions...


      • Dominitille 23 mars 2011 14:31

        Pourquoi voudrais-je être l’égale d’un homme ? 
        Les femmes évoluent en tant qu’ être humain, elles devraient se désolidariser de leur homologue masculin qui fait tout pour les ignorer. 
        Elles ont plus à gagner en prenant leurs distances avec cet être imparfait qui centralise pas mal d’ erreurs que de vouloir lui ressembler. 
        J’ aime bien votre article, et la petite photo aussi.
        Une question, ne dit-on pas que chaque être humain est composé des gènes des deux parents ? à quel moment y a t-il partition de ces gènes ? 
         


        • Nums Nums 23 mars 2011 18:38

          à quel moment y a t-il partition de ces gènes ?

          Dès la formation de l’oeuf.


        • Dominitille 24 mars 2011 15:36

          Bonjour Snake,
          L’homme, la femme deux choses différentes, complémentaires ne pouvant parfois vivrent l’un sans l’autre mais toujours en opposition.
          Une femme qui se marie reste une femme, l’homme devient un époux. Une jeune fille qui perd sa virginité devient une femme l’homme reste un homme en perdant la sienne.
          Le masculin l’emporte sur le féminin même s’il y a deux femmes et un homme ;
          Les professions exercées par une femme n’ont pas de féminin spécifique le plus souvent, les caciques de l’académie française s’y opposant fermement ;
          Les clubs spécifiquement masculins interdits aux femmes.
          Ce sont les femmes qui combattent continuellement l’inégalité dont elles sont victimes et jamais l’inverse. Vous avez déjà vu des hommes voulant les mêmes droits que les femmes ?
          Et l’on vilipende encore les femmes que l’on appelle à présent des féministes.
          La perfection féministe ? moquez vous donc.
          Quant à Rodier, en dehors du fait que ses commentaires sont bien écrits, je me demande si deux femmes trouvent grâce à ses yeux. Les hommes d’aujourd’hui se font une idée très rudimentaire du combat féministe, ce combat ne date pas de ces 20 dernières années mais durent depuis quelques siècles.
          Ils ne parlent que de violence conjugale de femmes contre les maris ou de la garde accordée systématiquement aux mères, 
          On est jamais mieux servi que par soi-même, et apparemment nous n’avons que peu à attendre de vous, même si vous vous défendez du contraire. 
          Je ne suis « féministe » que lorsqu’un article ou un commentaire me fait grimacer, le reste du temps j’aime assez bien les hommes, ces choses imparfaites.


        • Annie 24 mars 2011 22:49

          J’ai lu ce que disait Rodier avec une attention particulière, parce qu’il présente très bien ses arguments et que souvent il touche juste. J’ai décroché lorsqu’il a parlé des viols au Congo, dont il a voulu faire un espèce de corollaire normal de la guerre, au même titre que les exactions commises contre les hommes qui eux sont parties prenantes de ces affrontements. Ces viols ont le même caractère exceptionnel que les amputations des membres en Sierra Leone, qui se rencontrent couramment dans tous les conflits, mais qui ne deviennent pas une arme de guerre systématiquement utilisée contre certains segments de la population, une arme de guerre qui se sert des femmes comme d’un objet pour démoraliser les adversaires et une arme de guerre qui a une telle signification culturelle. En cela ces viols et ces amputations sont tout à fait exceptionnels, et les minimiser ne fait que renforcer le sentiment que le calvaire que vivent ces femmes est nié simplement parce qu’il saperait l’argument que les femmes sont des victimes consentantes, et qu’elles peuvent se montrer aussi cruelles que les hommes .


        • hommelibre hommelibre 24 mars 2011 23:21

          Je m’inscris dans la même argumentations que Rodier, avec quelques variantes selon l’angle de vue développé. Par contre les viols de femmes en masse sont clairement insupportables. On détruit les familles pour des génération, en plus de détruire les femmes et leur homme. Le viol en masse des femmes est une manière de prolonger la souffrance pour des générations après la guerre.

          J’ai déjà écrit sur cela :

          http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2008/11/02/ma-revue-de-presse-congo-la-honte-obama-piccard.html

          et ici :

          http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/05/04/le-kivu-le-coltan-et-l-infini.html

          Cela dit qu’est-ce qui est supportable dans une guerre ? Les tortures infligées aux hommes (dont les bâtons ou les fusils dans l’anus) le sont-elles un peu plus ? Il est vrai qu’en parlant de manière systémique des violences faites aux femmes en temps de guerre, on oublie celles faites aux hommes, qui sont quantitativement les premières victimes¨. Mais on trouve cela normal que les hommes se battent et meurent.


        • Dominitille 24 mars 2011 23:46

          Bonsoir Snake
          Je ne viens que peu souvent sur le net, mais il m’arrive de venir glaner les réponses que je peux avoir sur certains de mes commentaires « acides » délibérés ou pas. 
          Souvent les discussions sur l’égalité hommes-femmes font invariablement dévier le débat. Je veux me battre pour que les femmes accèdent aux mêmes droits que les hommes et cela n’est que justice.
          Je suis désemparée de lire dans certains articles, les réactions machistes ou injustes que les hommes nous jettent au visage. Nos acquis ont été arrachés aux hommes et non pas accordés comme un droit naturel.
          Je ne suis pas une mégère non apprivoisée ou complètement stupide comme le laisse à penser Rodier.
          Par curiosité, j’ai lu quelques uns de vos commentaires dans de précédents articles.
          Je clos mes palabres sur l’homme et la femme.
          Je vous suis totalement quant au traumatisme de la circoncision, l’ ayant vécue moi-même, en tant que maman.
          Bonne nuit


        • hommelibre hommelibre 25 mars 2011 00:48

          Dominitille,

          Rien que la phrase « arrachés aux hommes » dénote exactement ce qui ne va pas du tout dans le féminisme et ce que les hommes commencent (enfin) à renvoyer.

          Sur ce chemin nous en avons autant pour vous. A qui allons-nous arracher l’égalité devant la justice ? Et en tant que parent ? Et en tant qu’éducateur ? Et le droit à l’objection de conscience, à qui l’avons-nous arraché ? Là vous n’étiez pas là,femmes, ni en tant que mères ni en tant qu’épouses, Ce droit a été arraché à la prison. Et le droit à être comme nous sommes sans avoir à être formatés par les femmes, à qui allons-nous l’arracher ? Et qui a arraché aux puissants le droit de vivre libres dont vous bénéficiez aujourd’hui ? Combien d’hommes sont morts pour que vous puissiez vivre dans un pays libre ? Combien d’hommes se sont abimé le corps dans des professions dures pour faire vivre leurs familles ?

          Et nous faire respecter, à qui allons-nous l’arracher ? A quel âge devrons-nous symboliquement tuer nos mère pour ne plus être formatés par elles ?

          Les femmes ont toujours eu de la place - sauf sous le code Napoléon. C’était une autre place. Elles veulent changer de place, ok. Relisez les lois du code Hamourabi d’il y a 3000 ans.

          Ce que vous avez « arraché » aux hommes ils vous y ont bien aidé : depuis la révolution française, et même avant ; ce son t eux aussi qui ont décidé le droit de vote pour les femmes - eux qui ne l’avait universellement que depuis 50 ans en pratique.

          Non, ce que vous arrachez à force de stratégie de victimes, c’est notre respect pour vous comme des égales. Car comment considérer comme des égales des êtres qui ont auraient accepté d’être à ce point délibérément démolies, maltraitées, rabaissées, et j’en passe ? Voyez, si vous allez dans la provocation, il y a de quoi vous répondre !

          A quelle Alonso allons-nous devoir obéir et pleurer parce que maintenant les femmes ont décidé que les hommes devaient pleurer, alors qu’avant elles avaient décidé qu’il ne doit pas pleurer ? Jusqu’à quand aller vous jouer ainsi de nous ? La réaction masculine, elle est nécessaire et salutaire. Vous voulez, pour beaucoup, vous masculiniser. Soit. Mais de grâce, puisque le féminin est si horrible que vous le fuyiez, ne nous obligez pas d’en endosser l’habit...


        • Dominitille 25 mars 2011 01:03

          Hommelibre,
          Le terme « arrachés » vous choque ? je le retire ;
          Je ne dirai que cela : l’ Humanité est composée d’ hommes et de femmes. Il est très difficile pour chacun d’ avoir sa place.
          Les femmes ont lutté et luttent encore pour leurs droits, les hommes à présent que les femmes s’expriment ouvertement se sentent désemparés.
          Je n’éprouve absolument aucune animosité pour la gent masculine.
           Je suis féministe, je n’ai aucune honte de l’avouer car je connais la définition de ce mot, contrairement à certains messieurs qui l’utilisent à n’importe quelle sauce.
          Bonne nuit


        • Annie 25 mars 2011 14:56

          Juste une petite réponse au fait que les hommes sont quantitativement les premières victimes des guerres. Tout à fait vrai, mais ce sont aussi eux qui la déclarent normalement, et ils sont également les victimes de faits d’armes ou exactions commis par d’autres hommes. J’ai mentionné auparavant sur ce site que les femmes avaient tenu un rôle important et presque aussi destructif que les hommes dans les massacres du Rwanda en 94. Cela avait un caractère exceptionnel, aussi exceptionnel d’ailleurs que les massacres perpétrés par les hommes à cette occasion, mais cela confirme certainement le potentiel de violence que possèdent les femmes .Mais le fait est qu’à de rares exceptions, les femmes n’assument aucun rôle dans les guerres, sinon celui de victimes. 


        • Dominitille 25 mars 2011 15:11

          Bonjour Annie,
          Ne trouvez-vous pas cela un tantinet bizarre, ce soudain revirement des hommes ?
          Avant, ils étaient fiers et glorieux, mal rasés et pas pomponnés, se ralliant au panache blanc de celui qui avait le cheval le plus grand et pas forcément le plus intelligent ;
          Aujourd’ hui les femmes ne peuvent plus en placer une, côté revendication salariale ou injustice sociale, politique, et autres si affinités, sans que l’un de ces porteurs de culottes viennent nous rabrouer en sanglotant sur l’injustice la rudesse ou pire la violence des femmes à leur encontre ;
          Les hommes veulent-ils la même chose que nous ?
          Bientôt, je vais même hésiter à commenter un article sur les problèmes des femmes, car il se trouve toujours un porteur de culottes pour venir dire le contraire.
          C’ est le monde à l’envers.
          Pourtant, ils ont eu des siècles rien que pour eux, et nous ? seulement depuis à peine 1970 !
          Mais s’ils veulent se lamenter, qu’ ils le fassent, je ressortirai toutes les saloperies dont nous avons été victimes en silence pour leur remonter le moral.
          Bonne journée


        • Annie 25 mars 2011 15:53

          @Bonjour Dominitille,
          Je ne sais pas si j’ai tort ou raison en cela, mais ce site n’offre pas une tribune sereine à ce genre de débats. Je pense que c’est un peu la faute de chacun, parce que les opinions se radicalisent si soudainement qu’on en arrive à défendre des positions auxquelles on n’adhère pas totalement. Il est certain que certains hommes sont mal à l’aise avec le fait que les femmes empiètent de plus en plus sur un territoire qui leur était autrefois réservé, tandis que les femmes, même si elles sont insatisfaites des progrès réalisés, peuvent comparer avec les femmes de la génération de leurs mères, et contemplé les progrès accomplis. Je ne me décrirai pas comme une féministe si cela veut dire envisager les relations entre les hommes et les femmes uniquement en termes de rapports de force, mais je reconnais que dans certains domaines, ces rapports de force existent toujours, et que dans certains cas, ils ont été inversés, mais de façon marginale.


        • chatzen chatzen 23 mars 2011 16:40

          Il est bon de préciser à quoi sert la notion d’égalité : juridique, on à tous les mêmes droits ! Par contre la différence est une richesse comme vous le dites si bien, que ce soit des sexes différents ou des origines sociales et ethniques différentes, la rencontre de deux univers étrangers apporte plus de richesse à coup sur ! A méditer non ?
          Sans parler de la part de féminité ou de masculinité en chacun.


        • Dominitille 25 mars 2011 01:07

          M. Navis,
          Je vous remercie de votre réponse, claire et précise.
          Etre féministe est-ce un défaut ? Un macho n’est pas le pendant masculin de féministe.
          Bonne nuit


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 mars 2011 16:53

          La question de savoir en quoi les femmes seraient biologiquement différentes des hommes, ce que votre article ne prouve pas, est secondaire : le seule question est de savoir ce que chaque individu fait de ces différences, si elles existent ; ce que l’on ne peut nier a priori.


          C’est donc à chaque homme et à chaque femme à faire tel ou tel usage, de tel ou tel talent quel qu’en soit l’origine : biologique, culturelle ou personnelle.

          Ce qui est impossible par les recherches scientifiques est de vouloir enfermer les individus dans un à genre sociologiquement prédéfini. Les sciences n’ont pas à produire des normes sociales. elles n’en ont pas le pouvoir et c’est tant mieux pour la démocratie et les droits de l’homme et de la femme.

          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 mars 2011 17:01

            quelle qu’en soit l’origine, avec mes excuses


          • AN221 AN219 23 mars 2011 17:03

            Et oui encore des études inutiles sauf pour créer des polémiques entre chercheurs et autres ,on prend des cobayes et ont les confrontent a des problèmes etc..mais les seuls problèmes que nous puissions avoir sont d’ordre de santés physique ou mentale(budget restreint),touts les autres problèmes sont créer par un système qui lui même pour fonctionner ce doit de diviser pour mieux régner.

            Pour ceux qui ont des enfants et les ont vu grandirent,nul besoin d’études pour comprendre les différence entre garçons et filles,mais bien sûr dès que tout le monde sera d’accord(l’étude sera irréfutable puisqu’elle aura durée très longtemps),une valeur supplémentaire de l’être humain s’ajouteras afin de continuer l’asservissement abject par le pognon.
            (trouver plutôt comment vendre l’air que l’on respire et la boucle sera bouclée). smiley

            • nikko 23 mars 2011 17:03

              J’aime pas trop ces études, souvent « importées » des pays anglo saxons. Il y a notamment aux USA un courant idéologiquement dangereux à mon sens, la sociobiologie, qui tend à rabattre le social sur le biologique : en d’autres termes, les différences de genre, par exemple, sont innées. (Cela va plus loin : ils en viennent à éliminer littéralement les déterminations sociales de leur discours, pour en venir à expliquer l’essentiel des comportements humains en terme phéromonaux et hormonaux etc : du genre, « vous êtes attiré par ce mec car vous sentez sans en prendre conscience que c’est un bon reproducteur ; Cette nana vous plait car son potentiel génétique est extrêmement compatible avec le votre ; vous trompez votre femme car vous êtes biologiquement déterminé à »disséminer« vos gênes : Bullshit !!! Y a des mecs très fidèles, et de sacrées coureuses !!! Et si l’on est attiré par tel mec, cela peut aussi être parc equ’il ressemble vaguement à votre père , ou qu’au contraire il est à l’opposé du modèle familial que vous avez eu sous les yeux durant toute votre enfance ; Cette nana peut ausi vous plaire avant tout parce qu’elle est intelligente, et, comme vous, passionné par la littérature américaine et le jazz des années 50/60...) 
              Je reste pour ma part convaincu que l’essentiel des différences hommes femmes est socialement construit : si beaucoup de nanas n’aiment pas les maths, ou se disent faibles en math, ce n’est pas parceque leur cerveau serait programmé »différemment« , c’est parcequ’on ne cesse de leur seriner depuis toutes petites que les maths, c’est pour les garçons ( comme les petites voitures et les sports un peu violents...) Fatalement, cela a des conséquences sur la structure du cerveau, les connexions qu’il va ou non, établir....
              L’épigénèse explique donc, pour moi, l’essentiel de la variabilité. 
              Défendre le contraire est potentiellement dangereux, car à risque discriminatoire : »non, mais votre fille, même si elle est bonne en math, on la poussera pas vers des études d’ingénieur, car on sait que les garçons sont meilleurs dans ce domaine...c’est comme ça !!! On préfère les privilégier et envoyer votre fille en section littéraire." Y a infinimement plus de différence inter-individuelles ( entre 10 individus pris au hasard, par exemple.) qu’entre deux groupes : homme/femme... 


              • nikko 23 mars 2011 17:13

                En insistant tant sur le biologique dans l’humain, on cherche, j’ai l’impression, le « plus petit dénominateur commun », on simplifie la réalité pour mieux ( eventuellement.) la manipuler - c’est à dire manipuler l’homme. Or l’homme est infiniment plus complexe que les phéromones et autres hormones ( aussi nombreuses soient elles..) qui détermineraient soit disant son comportement. A l’étage supérieur, y a toujours une conscience, et un certain libre arbitre - bref, du socialement construit : on peut être sous l’emprise de fortes doses d’adrénaline susciter par une polémique houleuse...c’est pas pour cela que l’on va se metttre, obeissant au diktat hormonal, à taper sur la gueule de son interlocuteur. Nous sommes heureusement pour la plupart un peu plus « évolués » que cela !!! 


              • cevennevive cevennevive 23 mars 2011 17:26

                Différences biologiques, mentales ou psychiques, oui !

                Alors, Hommelibre, peut-être y a-t-il là une explication du fait que je sois viscéralement opposée à toute guerre, à toute cruauté, alors que vous non ?

                Vous dites « les femmes palabrent, les hommes tranchent »... A mon avis, cette affirmation est fausse. Réfléchir, comparer et décider n’est pas l’apanage des hommes, de même que palabrer à l’infini n’est pas celui des femmes. C’est une question de caractère, de personnalité. Cela n’a rien à voir avec la différence homme/femme.

                J’ai connu des hommes « mous »...


                • Nums Nums 23 mars 2011 18:43

                  Différences biologiques, mentales ou psychiques, oui !

                  C’est un fait ! Et il n’y a aucun sous-entendu sexiste...


                • VivreDifferent VivreDifferent 23 mars 2011 19:36

                  Ces études montrent seulement que certaines caractéristiques sont statistiquement plus représentées chez un sexe que chez l’autre. Ce n’est absolument pas incompatible avec le fait qu’il y ait des femmes douées pour « trancher » et des hommes mous et indécis.

                  Se baser sur ces études pour dire « tu es une fille/garçon, donc tu es comme ci ou comme ça » est bien sûr une aberration. Par contre, cela peut expliquer (ou non) que tel sexe soit plus représenté dans certaines activités, catégories socioprofessionnelles, ... sans recourir forcément à des facteurs culturels ou conclure à une discrimination.


                • nikko 23 mars 2011 21:39

                  « Les femmes palabrent, les hommes tranchent »  : psychologue en hopital, et en tant que tel, obligé d’assister à de parfois interminables réunions d"équipe, je peux vosu assurer que ce ne sont pas toujours les femmes les plus bavardes : j’ai connu des médecins hommes qui avaient l’art de couper les cheveux en quatre, de délayer jusqu’à vous faire mourir d’ennui...et des médecins femme au contraire très synthétiques, capable d’aller à l’essentiel en quelques phrases...


                • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 22:40

                  @ nikko : votre expérience est intéressante. Il faudrait creuser plus pour faire par exemple l’expérience d’une situation de grand stress, et constater qui agit comment, et en quelles proportions.


                • morice morice 23 mars 2011 17:47

                  Et le revoilà l’homme cible : si vous voulez savoir d’où vient sa théorie abracadabrantesque c’est ici



                  et c’est particulièrement sordide et sinistre....

                  mais ça il s’est bien caché de vous le dire... 


                  • Hijack Hijack 23 mars 2011 18:43

                    Heeu ... les femme font mieux les oeuf durs que les hommes !!!

                    Par contre, je fais mieux mon café que ma femme !!!


                    • zelectron zelectron 23 mars 2011 18:46

                      « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »
                      Alfred De Musset


                      • logan 23 mars 2011 19:36

                        Je vais parler de façon crue. J’ai jamais lu autant de conneries. Il y a surtout une grosse arnaque. D’abord on nous laisse penser dans l’article que l’on va parler de science.
                        Ensuite tout ce qu’on nous sort ce sont des théories vaseuses sans la moindre valeur et fondement scientifique.

                        On sait depuis longtemps qu’il y a un inné et un acquis.
                        L’inné influe constamment, ne serait-ce qu’à cause du tempérament, mais cela n’a rien de déterminant.
                        Ce qui est déterminant c’est toujours et uniquement l’influence socio-culturelle vu qu’elle permet à deux personnes ayant des tempéraments totalement opposés d’acquérir finalement des comportements très proches.
                        Il faut voir le cerveau humain comme une construction, on ne part pas de zero, il y a un inné, mais ce qui compte c’est évidemment la construction finale.
                        Et celle-ci peut engendrer des comportements identiques peu importe les différences au départ.
                        Deux personnes vont partir d’un inné différent, avoir une vie différente et unique, suivre un chemin différent et unique, pour arriver finalement au même résultat.
                        Ca vaut pour les différences innées entre deux hommes, tout comme entre un homme et une femme.


                        • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 19:48

                          Je vous propose de lire le magazine auquel je fais référence, ainsi que les études qu’il cite. Un blog est pour moi un espace d’échange sur une proposition. Aller plus loin dans une analyse scientifique est fait dans les études, que je ne vais pas reproduire. J’en cite la source, ou tout du moins le média qui permet d’aller à la source.

                          Vous affirmer certaines notions de manière péremptoire. Quelle est votre source, par exemple concernant celle-ci : « Ce qui est déterminant c’est toujours et uniquement l’influence socio-culturelle.... » ? Sur quelle base est-il possible d’affirmer que le socio-culturel est plus déterminant que par exemple des modifications biologiques dues à des modifications alimentaires ou environnementales qui seraient de nature à modfier, de manière pathologique ou non, nos échanges biochimiques, la circulation de l’information neuronale, et partant, notre perception du monde et notre capacité ou manière de nous adapter ?


                        • logan 23 mars 2011 21:03

                          J’ai expliqué pourquoi, si peu importe l’inné d’où vous partez, vous pouvez arriver au même résultat comportemental, alors l’inné n’est pas déterminant, c’est le chemin que vous suivez qui sera déterminant, et donc l’influence socio culturelle.

                          Ainsi un comportement asocial ne sera pas le résultat de l’inné mais bien toujours du parcours social suivit, soit parce que ce parcours social aura eu une influence négative, soit parce que ce parcours social n’aura pas eu l’influence positive nécessaire pour contrer les pulsions innées négatives.


                        • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 19:36

                          Les relations hommes-femmes m’intéressent. Qu’est-ce qui fait que l’autre n’est pas moi ? La question est loin d’être résolue.

                          Dans le couple j’ai des espaces indifférenciés, et d’autres où chacun a une place particulière, selon ses données propres, et aussi selon des critères biologiques. J’admets par exemple que ma force musculaire plus grande implique de remplir certaines fonctions que ma compagne ne remplira pas.

                          Je lis certains commentaires suspectant la notion de différence biologique de conduire à une discrimination. Je ne vois pas pourquoi ce serait le cas, ou pourquoi cette discrimination serait négative si elle était. Si ma plus grande force physique me fait remplir certaines tâches, je ne suis ni mieux ni moins bien que l’autre. Mais il est clair qu’à partir d’un certain niveau de poids à porter c’est moi qui porte. C’est basique.

                          Il faut à notre époque avoir le courage de discriminer, c’est-à-dire d’établir des différences et d’en tirer des conclusions. La discrimination juridique est une chose, la discrimination culturelle en est une autre, et celle-ci n’est pas un jugement de valeur mais une intelligence des situations. Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas certaines spécialisations de genre, et en quoi ce serait gênant, ni où serait une quelconque discrimination sexuelle en cas de spécialisation. La maternité est par exemple une spécialisation évidente. Les hommes en sont exclus. Il n’y à là aucun sexisme, mais il en découle une organisation particulière dans le couple et dans la société.

                          Les neurosciences font parfois peur à cause du déterminisme que l’on semble y trouver. Je comprends que cela dérange, d’ailleurs cela me dérange aussi. Mais on peut aussi en faire un débat recadré sur ce qu’est la liberté. Au fond je ne vois pas pourquoi craindre les neurosciences plus que les autres sciences. Le psychisme est-il un fait séparé du corps ? L’usage des drogues et des médicaments, avec les modifications qu’ils engendrent sur l’état de perception et de conscience, semble montrer que psychisme et biologie sont étroitement liés.

                          La richesse et le plein emploi ont gommé un certain nombre de différences dans l’organisation de la société. C’est rendu possible parce que nous avons des activités professionnelles globalement moins difficiles que les semaines de chasse dans le froid parmi les bêtes sauvages. Et aussi parce que nous avons une contraception largement efficace. Ce gommage de certaines différences, de même que le concept juridique d’égalité, n’excluent pas par principe la notion de différence.

                          Je ne prends pas pour argent comptant les théories d’indifférenciation, que rien à ce jour ne prouve. Par contre les différences sont moindres que ce que certains ont parfois pu imaginer. On sait depuis toujours que les femmes savent par exemple faire beaucoup de choses que les hommes faisaient ou font : tenir une ferme, faire tourner la société quand l’homme est à la guerre, etc.

                          Personnellement je revendique les différences. Comme dit plus haut c’est la base de l’altérité. Je pense même que les différences issues de la culture et de l’éducation, et non de la biologie, ont eu et peuvent encore avoir une utilité. La définition d’une identité de personne, de groupe, de genre, passe par la mise en évidence de différences ici et de convergences là. Sachons faire la part des choses entre la validation de différences et l’absurdité des jugements de valeur qui pourraient en résulter.

                          @ cevennevive : Les éléments que je cite dans mon article ont fait l’objet de recherche, je ne les ai pas inventés. C’est une observation générale, qui n’exclut pas les cas particuliers.


                          • cevennevive cevennevive 24 mars 2011 14:00

                            Mais oui hommelibre, je suis tout à fait d’accord avec vous ! Et votre dernier commentaire me le prouve encore plus. « Personnellement, je revendique les différences », moi aussi, le monde serait bien triste si nous étions tous des clônes, tous semblables jusqu’à la nausée. 

                            Je ne vous ai pas vraiment contredit, je faisais juste allusion à l’un de vos derniers articles sur l’intervention en Libye... C’était pour vous taquiner.

                            Vous êtes un type « bien », je vous l’ai déjà dit non ?


                          • logan 23 mars 2011 21:25

                            N’importe quoi.

                            Vous partez du principe que les hommes et les femmes constituent deux blocs homogènes.

                            C’est totalement faux et cela réfute donc toute idée de spécialisation des genres.
                            Bien sur ya des différences physiques, mais pas qu’entre les hommes et les femmes, aussi entre les hommes entre eux, tout comme les femmes entre elles.
                            J’suis beaucoup plus costaud que vous ça veut dire quoi que je devrais avoir un rôle physique et laisser les rôles intellectuels aux gens frêles comme vous ?
                            Vous avez une vision archaique de la relation homme-femme où chacun doit se cantonner à un rôle particulier, et vous essayez de trouver un fondement scientifique à cette connerie, alors que la relation moderne c’est non pas se spécialiser à des tâches mais se les partager selon ses capacités ou ses envies ou encore pour consolider sa relation et faire plaisir à l’autre par amour. Et vous savez pourquoi elle est moderne et la vôtre archaique ? Parce que la modernité c’est rechercher le bonheur, l’émancipation, la liberté, et ça passe par la lutte contre toutes les formes de domination, le patriarcat en est une justement, et la solution c’est de remplacer toutes les relations de dominants / dominés, par des relations d’amitié, de partage, de coopération, d’entraide etc ...


                            • logan 23 mars 2011 21:30

                              bref l’égalité homme femme, ce n’est pas essayer de nier les différences, votre histoire d’indiferrenciation n’existe que dans votre tête, c’est simplement mettre un terme à toutes les formes de domination des hommes sur les femmes
                              les différences elles existent, mais elles n’ont tout simplement aucune importance, ce qui compte c’est la construction finale, et donc le chemin qu’il faut parcourir pour arriver à la construction voulue, en l’occurence dans les relations hommes femmes, une égalité, la fin de toute domination


                              • moebius 23 mars 2011 21:35

                                 C’est pas la science qui va vous donner la réponse a cette interrogation que vous avez fait votre mais pourtant vous l’interrogez ...dans quel but celui de lui donner un statut qu’elle n’a pas et auquel elle ne peut prétendre. Vous vous rendez compte des conséquences que pourrrait avoir une telle réponse ? Elle ferait du scientifique qui l’énonce un idéologue et vous le savez


                                • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 22:38

                                  La science propose des pistes et des informations qui nourrissent la réflexion. Je n’en attends pas une idéologie.


                                • yvesduc 23 mars 2011 21:48
                                  Il ne faut jamais oublier qu’à ces différences homme-femme, prouvées et avérées, s’ajoute une grande variabilité individuelle qui permet à chaque individu de développer les attributs de l’autre sexe, et ce de façon tout à fait courante et banale. C’est en moyenne qu’on décèle les différences.

                                  L’inné, l’acquis et le congénital (influence hormonale) représentent très grossièrement chacun un tiers de la personnalité.


                                  D’ailleurs, lorsque les transsexuels prennent les hormones du sexe opposé, leur cerveau acquiert les spécificités de l’autre sexe.

                                  • hommelibre hommelibre 23 mars 2011 22:35

                                    @ Logan : Où est votre démonstration ? Je vois des affirmations mais pas de démonstration, ni à défaut de source.

                                    A aucun moment je n’ai parlé de deux blocs homogènes pour les hommes et les femmes. Je n’ai pas dit non plus qu’il faut se cantonner à un rôle particulier. Je relate des recherches qui disent que des spécialisations peuvent exister et qu’elles se sont pas uniquement socio-culturelles. Je suis personnellement intéressé à la valorisation des différences. Il n’y a aucune notion de domination en cela. C’est vous qui parlez de domination, pas moi. Je ne reprends pas à mon compte la théorie féministe sur la domination masculine. Par contre, à vous lire et à voir comment vous traitez les gens qui ne disent pas la même chose que vous, j’ai l’impression que vous avez un problème avec la domination. Définir l’autre (comme vous le faites avec moi) sans même lui avoir posé une question ni avoir vérifié si c’est bien ce qu’il veut dire est un comportement typiquement dominant dont l’objectif est de démontrer votre supériorité (par ex. par le clivage archaïque/moderne). Je ne vois pas la mise en pratique d’une quelconque coopération... Sous le discours qui se veut novateur, résident encore les réflexes reptiliens.

                                    L’arrogance qui consiste à vouloir interpréter des milliers d’années d’Histoire humaine à partir des 50 dernières années est un obstacle à une vraie réflexion. Tout peut être pensé, repensé, rediscuté. Généraliser le comportement masculin depuis des milliers d’années n’est pas pour moi le signe d’une réflexion.

                                    La domination existe, elle est largement partagée entre hommes et femmes, mais ne s’applique pas dans les mêmes domaines. Je crois qu’on est allé trop vite sur ces questions et qu’il repenser ce qui prétend être la « modernité » comme le reste.

                                    En ce qui concerne la spécialisation, rien n’empêche de changer de rôle, heureusement. Mais l’évolution va dans le sens des spécialisations, pour toutes les espèces. La différenciation sexuelle est le signe le plus évident, mais pas le seul, de cette spécialisation. L’organisation biologique des espèces dites supérieures est une démonstration constante de la notion de différenciation, mais avec une complexité croissante qui suppose que les limites entre les spécialités (cellulaires par exemple) est souvent poreuse.

                                    Les cellules souches sont un exemple formidable à la fois de l’indifférenciation, puis de la différenciation biologique. La plasticité humaine, dont cérébrale, est étonnante. C’est peut-être cela qui en fait l’espèce la plus avancée dans un certain nombre de domaines : langage articulé, pensée abstraite, technologie, entre autres. Les cellules-douches montrent entre autres que nous ne sommes pas « finis » une fois pour toutes. Mais la complexité demande des éléments spécialisés pour fonctionner. Une entreprise, un Etat, a besoin de fonctions spécialisées pour exister et être efficace. Cependant, et paradoxalement, les espèces les plus avancées dans la complexité sont aussi plus plastiques. On peut changer de spécialisation, ou compléter en partie celles dont nous sommes dotés. La spécialisation c’est l’efficacité, la complexité et la conscience. A l’heure actuelle on ne peut donc plus balancer des certitudes sans admettre leur relativité. Y compris dans vos théories.

                                    Vous dites que la finalité est la même. Quelle est-elle ? A part se reproduire et croître, les espèces ont-elles une autre finalité ? Si oui, laquelle à votre avis ?

                                    Et est-il possible de dialoguer avec vous ?


                                    • logan 25 mars 2011 02:54

                                      La finalité d’un humain c’est tout simplement exister.
                                      Notre désir d’exister se manifeste en deux temps, deux aspirations, qui se manifestent dans notre cerveau d’une manière alternée comme les deux battements d’un coeur, c’est à dire être « soi » et être « avec les autres ». Aspirations qui peuvent se manifester d’une infinité de manières. Et c’est exactement la même peu importe notre sexe.

                                      Et je ne peux absolument pas vous en faire la démonstration sur un forum.

                                      Ouvrez les bouquins qui parlent de sociologie, d’anthropologie et de neuroscience. Vous ne trouverez jamais tout ça dans des magasines.

                                      Je ne m’avancerai guère pour les autres espèces. Mais tout cela est lié aux formidables aptitudes sociales dont nous a doté la nature.

                                      La civilisation est certes une courte période de l’histoire humaine, mais elle n’en est pas moins l’évolution logique compte tenu de nos aspirations et du fonctionnement humain. Au coeur de cette évolution, toujours cette question de l’existence, toujours les mêmes problématiques, qui bien sur diffèrent à la marge en fonction des époques, mais qui au coeur repose sur de nombreux invariants.
                                      L’une de ces problématiques c’est par exemple la survie du groupe. Et cette survie est toujours passée par la régulation de nos rivalités naturelles.
                                      C’est pour cela qu’on a inventé les dieux et les cultes, puis maintenant l’état et les lois.
                                      Nos sociétés oscillent entre divers pôles d’attraction idéologiques qui correspondent aux différentes combinaisons extrêmes de nos deux aspirations et elles évoluent en fonction des idéologies du moment, en fonction de nos croyances collectives. C’est à partir de ces idéologies que nous construisons nos liens sociaux et c’est ainsi que nous transformons nos sociétés.
                                      Contrairement à ce que vous croyez, la modernité dont je vous ai parlé, ce n’est pas ignorer notre histoire, c’est au contraire accomplir cette histoire. A chaque époque il y a eu sa modernité. C’est encore un autre invariant. Et l’histoire peut même se répéter.
                                      Grâce à nos aptitudes sociales et à nos liens sociaux nous pouvons construire la société que nous voulons. On peut effectivement construire une société totalement contraire à nos aspirations, qui génère donc énormément de souffrance, car nous avons entre autre une grande capacité de résilience, et nos idéologies peuvent même nous faire paraitre ce qui nous fait souffrir comme quelque chose de bon pour nous, et on peut vivre très longtemps ainsi. Mais on peut aussi construire une société qui va dans le sens de nos aspirations et ainsi enfin exister, nous émanciper, être vraiment soi tout en étant avec les autres, et cette société là passe par la fin de toutes les formes de domination, c’est à dire par de nouveaux liens sociaux d’amitié, de coopération, de solidarité, qui remplacent les liens de dominants / dominés.
                                      Ca vaut pour toutes les relations, donc même entre les hommes et les femmes dans un couple d’amoureux.

                                      Vous direz que ce ne sont que des affirmations, certes, là encore je serais bien incapable de vous démontrer tout ça, notamment sur un forum.
                                      Mais vous pouvez lire par exemple les livres de Jacques Généreux, il explique bien tout ça.

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