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Accueil du site > Actualités > Société > Enquête Pisa, la vraie raison

Enquête Pisa, la vraie raison

Ah Monsieur Peillon, si vous étiez un peu honnête ...

Le fond du gouffre est pour bientôt.

JPEGL'école française reine des inégalités ! Terrible constat, fruit incontestable d'une politique volontariste de protection des élites et de sacrifice du plus grand nombre ! Il n'est qu'à voir où sont scolarisés les enfants de nos décideurs pour apprécier l'hypocrisie qui est la leur.

L'enseignement est en déshérence, en désespérance même ! Une enquête internationale vient attester de la triste réalité. Soudainement, on s'étonne, on s'inquiète, on s'indigne ! La première réaction des responsables de l'heure, c'est de pointer du doigt la faute des prédécesseurs. Voilà une manière bien française de régler le problème ! De majorité en majorité, la rengaine de l'héritage s'accommode à toutes les sauces.

Il est assez curieux en cette occasion, d'observer que nos chères élites ne raisonnent pas différemment de nos têtes blondes, brunes ou teintées. Le déni de l'erreur, le rejet toujours plus systématique de la faute sur l'autre, sur le professeur, le voisin ou la malchance… Ne jamais reconnaître que l'on peut se tromper afin de mettre tout en œuvre pour analyser et ainsi corriger la faute, est la marque de cette société de l'irresponsabilité.

Puis les experts prennent la parole. Il va alors être question de méthodes pédagogiques, science parfaitement ignorée dans cette belle maison qu'est notre Éducation Nationale. Puis, les mêmes vont vous servir le brouet de la formation, initiale ou continue, pour ces enseignants qu'on abandonne en pleine jungle, sans arme ni bagage !

D'autres spécialistes vont surgir. Il évoqueront la mixité sociale, les ghettos scolaires, la désespérance des exclus, le chômage chronique et les valeurs de la République. Les belles paroles que voilà, les belles idées qui ne changeront rien à la réalité quotidienne que vivent les maîtres et les professeurs dans ce pays !

Car, pour être efficace dans ce métier, quelle que soit la méthode, il faut être en mesure d'enseigner, de rentrer dans les apprentissages, de pouvoir travailler, proposer des exercices, les corriger vraiment de manière utile, d'offrir un espace à la parole de l'élève en favorisant son écoute. Dans nos classes en ébullition, hélas, il n'est désormais plus permis de répondre à toutes ces attentes, légitimes, ô combien !

L'enseignant français en grande majorité, n'est plus un pédagogue mais un garde-enfant. Il fait de la discipline à longueur de journée, obligé qu'il est de maintenir un minimum de paix dans une zone de grande turbulence. Quand il en a fini avec cette tâche si peu exaltante, il doit remplir des fiches, des dossiers, des enquêtes, des grilles relatant un travail qu'il n'a pas pu mener à son terme.

Non content d'avoir perdu son temps à ces simagrées administratives, il devra encore affronter la redoutable épreuve des parents. La pire de toutes ! Celle qui explique le désordre actuel, l'impossibilité de remplir la mission qui fit la gloire de nos anciens, hussards noirs d'une République alors porteuse de valeurs communes et incontestables.

En combien de catégories peut-on ranger les géniteurs et génitrices ? La première est composée de ceux qui, pour d'innombrables raisons, se sentent supérieurs à l'enseignant et de ce fait, se croient habilités à contrôler, juger, critiquer tout ce qu'il peut faire. Au moindre problème, ce sont des plaintes auprès de la direction, des courriers à l'inspection ou au rectorat, des visites tonitruantes. L'enfant, leur si cher enfant, a toujours raison et le pauvre professeur, toujours tort. Dans les beaux quartiers, ceux-là font du travail professoral, un enfer.

Font partie de la deuxième catégorie, ceux que l'on ne voit jamais au collège car ils ont abandonné la partie, incapables qu'ils se disent, d'imposer leur volonté à des enfants dans la toute puissance. La rupture est consommée ; il est impossible d'obtenir leur aide ou du moins d'avoir leur confiance. Ils se refusent le droit ou le pouvoir de modifier le comportement de leur redoutable enfant.

Prise entre ces deux feux, une majorité de parents, troisième catégorie, subit et constate les dégâts ainsi que l'impuissance d'une école incapable de maintenir l'ordre et de se faire entendre. La tyrannie de l'enfant roi, qu'il soit issu des milieux trop favorisés ou défavorisés est la cause première de ce cataclysme scolaire. Il y a dans chaque classe, au moins, un représentant de ces petits terroristes du quotidien qui, en toute impunité, imposent leur loi, leur désordre, leur refus de travailler en entravant le travail des adultes, impuissants …

La société française a fermé les yeux sur cette dérive redoutable. À vouloir toujours plus de liberté, toujours plus de droits, toujours plus de recours, l'enfant est devenu le maître du jeu. Il se permet de juger, de réfuter, de se conduire de manière insolente, de jurer, de refuser le travail. Il est libre de ne rien faire et en use et en abuse. L'école n'est plus un lieu paisible, ce ne sont qu'incessantes récriminations et violences, refus et insultes permanents , bagarres et bruits perpétuels....

Alors, tant que nous ferons cours dans des pétaudières, il est évident que les résultats ne seront pas fameux. Surtout naturellement dans les lieux où se concentrent tous les dysfonctionnements. Mais qui osera avancer cette parole de vérité quand on doit taire les problèmes, quand il faut diminuer les sanctions pour ne pas briser la loi de l'hypocrisie ambiante ?

L'enquête PISA n'est que le reflet de cet abandon des adultes devant la tyrannie de la jeunesse. Sans règle, sans discipline, sans silence durant les cours, sans travail, sans contrainte, sans obligation, sans punition ni sanction, l'enseignement hélas, n'est pas possible. Il faudra d'abord effectuer cette révolution avant que d'envisager des méthodes plus responsables, plus autonomes, plus efficaces aussi. Osons ce premier pas ou acceptons de voir disparaître l'Éducation Nationale !

Franchement vôtre


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67 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 5 décembre 2013 09:11

    Depuis ces dix dernières années les différentes réformes de l’Education Nationale n’ont eu qu’un seul but, son intégration sur le marché très porteur du projet néolibéral en matière d’éducation. Peu à peu, l’on prépare le passage d’une école publique à des structures privées...............

    voir : L’ECOLE EST FINIE


    • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:01

      Robert


      Quand les intérêts privés gagneront-ils de l’argent avec une frange de plus importante de la population qui ne croit plus en la nécessité de la formation ?

      À vouloir nous savonner notre planche, ils ont aussi coupé la futur branche sur laquelle ils comptent faire de l’argent !

    • JL JL 5 décembre 2013 09:37

      Ben voyons, les attaques boutoirs et répétées ad nauseam contre les dépenses publiques et les fonctionnaires n’y sont pour rien, dans cette déliquescence constatée des Services publics !

      Continuez à propager la bonne parole, monsieur le bienpensant.


      • Henrique Diaz Henrique Diaz 5 décembre 2013 11:43

        C’est aussi bien une question sociétale liée à l’enfant roi qu’une question économique et politique liée au libéralisme. Tout est lié ici. Avec la suppression de fait du redoublement depuis Jospin en 92 et à cette occasion la mise de l’élève « au centre du système éducatif » en en faisant un consommateur roi vis-à-vis duquel les enseignants seuls ont des devoirs, avec la réduction des moyens d’enseignement (classes de plus en plus souvent surchargées) et du nombre d’heures de cours au profit d’activités confuses ou trop précoces comme les TPE au lycée ou l’anglais en primaire, le socle commun etc. les pouvoirs néo-libéraux se sont succédés pour aboutir à un résultat efficace et donc concerté qui est la dévalorisation générale de l’enseignement public. Prenons seulement le redoublement : c’était une rustine qui marchait mal, mais le supprimer sans solution de substitution ne pouvait évidemment donner de bons résultats. On aurait voulu mettre à genoux notre système éducatif public, on ne s’y serait pas pris autrement.

        Quel peut être l’intérêt de l’Etat français de détruire son propre système éducatif public ? Le même que celui qui a conduit à privatiser les autoroutes, l’électricité, le téléphone : favoriser la concurrence libre et non faussée entre acteurs privés pour arriver au meilleur des mondes libéral. En gros pour « stimuler les forces vives de la nation » d’un certain point de vue ou alors pour favoriser la classe sociale dominante qui par sa main mise sur les médias, les sondages et l’économie a mis les hommes d’Etat que nous avons à leur place de valets du capital. Et pour tuer son chien, afin d’en vendre la carcasse, rien de mieux que de dire qu’il a la rage, et même de la lui avoir inoculée.

        Les attaques contre l’enseignement public et ses moyens, aussi bien que la remise en cause systématique de tout ce qui pouvait représenter l’autorité des enseignants du public pour faire de l’enfant un petit roitelet intouchable et ainsi empêcher tout enseignement efficace, tout cela participe de la volonté libérale de pousser tout ceux qui le peuvent, en gros les classes moyenne et supérieure, à payer directement pour une instruction de qualité pour leurs enfants, car il y a là des milliards à récupérer pour le secteur privé. Il n’y aura plus alors qu’une école publique complètement de seconde zone pour une population corvéable à merci dont on n’a pas intérêt à ce qu’elle soit instruite. Ce projet est déjà vieux, il s’appelle l’Accord Général sur le Commerce des Services et on applique depuis des lustres la technique bien connue de la grenouille dans l’eau bouillante pour le concrétiser petit à petit : augmenter la température qui la fera cuire petit à petit sans qu’elle ne s’aperçoive de rien et reste ainsi d’elle-même dans le bouillon libéral.

        En ce sens, les libertaires qui continuent de nous vendre l’école par le jeu, l’école dont tout ennui devrait être banni, l’école lieu de vie ouvert sur la vie sans entrave, sont les alliés objectifs des libéraux qui eux n’ont de cesse de privatiser tout ce qui pouvait donner un tant soit peu d’effectivité à l’idéal républicain d’une liberté de vivre décemment égale pour tous.


      • mmbbb 5 décembre 2013 21:06

        Vous avez tort La france est un des pays qui depense le plus mais pour quels resultats . ? Le budeget de l’education nationale est le premier budget D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi a chaque rentree scolaire il faille changer de bouquin Une equation du second degre ne se resoud t’elle d’une maniere differente La syntaxe s’est elle transformee Louis XIV n’appartient -il plus a l’histore Voici l’exemple d’un gaspillage parmi tant d’autres comme le fut l’achat des ordinateurs Thomson qui ne servit a rien dans les annes 1990 Par ailleurs ces editions comportent le plus souvent des coquilles Vous avancez comme beaucoup d’enseignants des arguments fallacieux a l’emporte piece Il ne suffit pas de depenser absolument plus pour avoir de melileurs resutats Idem de notre fonctionnement etatique Ce serait une equation trop simple 


      • Henrique Diaz Henrique Diaz 7 décembre 2013 16:11

        Mmbbb,
        Vous répétez sans savoir : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/ressources-depenses-etat/depenses/quelles-sont-depenses-etat-par-fonctions.html
        => Si la « mission éducation » représente 16% de la dépense, cela reste les dépenses d’interventions (sociales mais aussi pour subventionner nombre d’entreprises qui n’en ont pas besoin) et le remboursement de la dette, qui est en fait un impôt payé par l’Etat au capital qui passent largement devant.

        Sur les manuels, ils changent en moyenne tous les 6 ans, ce n’est qu’en cas d’erreur ou de changement de programme qu’un redoublant de collège peut se retrouver avec un livre différent de l’année précédente alors qu’il venait juste d’être renouvelé ; au lycée, les parents d’élèves de la plupart des régions payent les livres, pas l’Etat.

        De mon côté, j’explique principalement la baisse du niveau scolaire par la mise en place d’une idéologie consumériste à l’école par l’Etat lui-même, comme je l’explique plus haut. Mais il n’en demeure pas moins que même si la dépense demeure élevée, les classes dans l’enseignement général sont de plus en plus chargées et donc le nombre d’élèves à encadrer par professeur augmente, de sorte que le temps passé par élève pour les cours vraiment formateurs diminue et ainsi explique aussi la baisse de niveau.

        Où passe donc l’argent si les élèves se retrouvent avec des enseignants de moins en moins en mesure de les suivre ? Peut-être le numérique, peut-être beaucoup d’autres choses : la dépense d’éducation va aussi beaucoup dans l’enseignement professionnel (avec une participation d’autres ministères que l’EN) qui exige à juste titre un renouvellement régulier du matériel utilisé en raison de la rapidité de l’évolution des technologies.


      • paulau 5 décembre 2013 09:42

        Abandon de l’excellence, nivellement par le bas, suppression de toute discipline.
        68 a mené à bien son oeuvre destructrice dans l’enseignement.


        • Fergus Fergus 5 décembre 2013 09:48

          Bonjour, C’est Nabum.

          « L’enseignant français en grande majorité, n’est plus un pédagogue mais un garde-enfant. Il fait de la discipline à longueur de journée, obligé qu’il est de maintenir un minimum de paix dans une zone de grande turbulence. »

          Ce qui est important dans cette remarque est « grande majorité » car il est un fait que des enseignants parviennent en de nombreux lieux, et parfois jusque dans des établissements classés en ZEP, à faire cours et à être respectés.

          Je veux souligner par là qu’un nombre croissant d’enseignants est inadapté à ce métier, faute de charisme, d’autorité personnelle, ou de réelle empathie avec les élèves. A trop vouloir des surdiplômés dans la profession (y compris au niveau des « instituteurs »), on a oublié que ce sont ces qualités de base et non les parchemins qui font les meilleurs pédagogues.

          Cette réalité, ajoutée à la démission de trop nombreux parents incapables de s’opposer avec efficacité aux règles du groupe extérieur, est un facteur aggravant de l’échec de trop nombreux jeunes.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 décembre 2013 10:10

            Et si on arrêtait 5 mn de se poser des questions sur le pourquoi du comment des profs et des rythmes scolaires et de l’autorité et des parents et de la xième réforme du ministre bidule pour faire bosser les élèves, vous croyez pas ?


          • oncle archibald 5 décembre 2013 10:42

            Fergus : pas du tout d’accord avec cette vision d’un enseignant incapable de l’autorité nécessaire pour se créer les conditions nécessaires au déroulement de son cours. Certainement y en a-t-il quelques uns, il y en avait déjà « de mon temps », mais aujourd’hui comme avant-hier c’est quand même très rare à mon avis. 

            Je partage totalement le dernier paragraphe du billet de C’est Nabum. Sans règle, sans discipline, sans silence durant les cours, sans travail, sans contrainte, sans obligation, sans punition ni sanction, l’enseignement n’est pas possible.

            Ce qui a vraiment changé depuis quelques décennies c’est le comportement des parents. C’est à eux de faire régner l’ordre dans la tête de leurs gniards et de les persuader des bienfaits potentiels de l’école pour leur avenir. 

            Si le môme est « tenu » à la maison, si ça n’est pas le règne du n’importe quoi chez lui, s’il part à l’école avec la certitude qu’il doit apprendre dans son intérêt et que, s’il est puni par l’enseignant, il aura des explications à donner au retour à la maison, il ne se croira pas tout permis à l’école ou ailleurs. 

            Voila bien le problème de fond. C’est de la démission des parents et du manque de soutien de l’administration dans les conflits entre enseignants parents et enfants que découle l’impossibilité pour certains enseignants confrontés à des élèves difficiles de faire régner l’ordre dans leurs classes, et par le fait même de pouvoir enseigner ce qu’ils ont pour mission de communiquer aux enfants. 

            Dans le dressage il y a deux méthodes : avec le fouet ou avec récompense. Les enseignants en difficultés face aux enfants soutenus par leurs parents ne reçoivent aucun soutien de leur administration et sont privés des armes qui leur permettraient de rétablir un peu d’ordre. En plus ils se font allumer parce qu’ils risquent de révéler que « tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » à l’EN, réalité qu’il faut depuis des lustres soigneusement occulter.

            La preuve : regardez les taux de réussite au bac « décrétés » par le ministre et le niveau pitoyable de la plupart des bacheliers. Politique de l’autruche !

          • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:06

            Fergus


            Je sais celà mon ami et je peux vous dire que pour être respecté, désormais, il faut être en place depuis plus d’un an.

            Perdre un an à chaque nouveau professeur, n’est-ce pas une grande bêtise ?

            Maintenant, il est facile de pointer du doigt ceux qui ne peuvent être respectés. Pourquoi laisse-t-on faire ?

          • Fergus Fergus 5 décembre 2013 09:55

            Un mot encore : même au cœur de la Seine-Saint-Denis, des jeunes connus comme étant d’irrécupérables trublions dans leurs collèges sont pris en charge avec succès par des éducateurs, souvent bénévoles et souvent remarquables pédagogues, au sein d’associations sportives et culturelles où règne une vraie discipline. Sans doute le fait d’être privé d’une sortie alléchante et plus encore d’un match de championnat ou de coupe, joue-t-il un rôle motivant dans l’acceptation des règles par ces jeunes. Pourquoi ne pas imaginer des partenariats entre les établissements scolaires et ces associations afin de donner aux enseignants un levier d’action ?


            • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:07

              Fergus


              J’ai travaillé aussi dans ces structures

              Nous recevions les jeunes sur la base du volontariat et dans d’autres conditions
              Ça change tout

            • Mycroft 5 décembre 2013 13:53

              Les élèves ne sont pas en permanence sous l’influence des professeur. Il est déjà difficile de faire respecter les punissions « classiques », alors en créer des nouvelles, déconnectée du système éducatifs, c’est complètement surréaliste.

              Sans l’aide active des parents, ces punitions ne seront pas appliquées.

              Le problème en France, c’est que l’incapacité des gens à éduquer des mômes est telle qu’il faudrait établir un permis pour pouvoir garder son gamin. Parce que là, l’incompétence parentale est telle que c’est le seule moyen qui soit d’avoir une jeunesse qui ne soit pas profondément corrompue par l’imbécilité.


            • bakerstreet bakerstreet 5 décembre 2013 10:17

              Bon article, forcément incomplet, mais qui a le mérite de la tentative de compréhension, de quelque chose qui dépasse d’aileurs l’éducation nationale, et qui est l’air du temps, lié à revendication des égos.


              Ce qu’on peut comprendre, même sans être enseignant, un défaut qui selon certains, ne peut valider la pertinence de la critique, attendu que vous parlez de « quelque chose que vous ignorez, n’étant pas prof, et n’ayant certainement pas d’enfants ».... ...Réflexion quasi militaire, débilisante, déclamant le déni de tout débat, vous forclusant hors des murs, en qualité de non-légitime à la parole ( et ça se réclame de l’agora et de l’éducation ...Voilà la caricature qui fait du tort au corps....)

              Inutile de dire que j’ai entendu ce genre de réflexion assez prodigieuse de bétise, de certains enseignants, auquel j’ai été confronté, dans cette longue jungle qu’est le suivi d’un de ces gamins au sein de l’éducation nationale. (Inutile de dire que je ne fais pas dans la généralisation)
              Je l’ai entendu de certains médecins avec qui jai travaillé, auprès de familles de malades : « Nous connaissons notre métier, passez votre chemin ! Qu’est ce que vous avez à nous emerder ! Faite confiance à l’ordonnance, ne regardez surtout pas internet pour vous documenter »
              Le monde s’est ouvert, parfois en dépit du bon sens, Les gens n’ont plus l’attitude humble en face du prétendu savoir comme nagère, tournant leur béret entre leur main de paysan, face à l’autorité. 
              Les injonctions de garde à vous ne sont pas très bien perçus, et sont prises pour ce qu’elles sont : Des défenses lamentables sur fond de conservatisme. 
              Qu’on le veuille ou non, les ajustements et les remises en question sont légions, dérangeantes, mais incontourables. 

              Il faut faire avec, le pire n’est jamais sûr.
               Dans ce monde des fenêtres ouvertes et des portes qui claquent, on peut tout de même profiter de l’information qui nous montre ce qui marche alleurs, et comment ça se passe, et quelles sont les conditions pour s’adapter, s’améliorer, et ne pas être qu’un témoin impuissant et aigri
              Et dire aux autres qu’ils n’y connaissent rien. 
              Ou alors ils faudrait qu’ils soient infaillibles !

              • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:10

                bakerstreet


                Prendre ailleurs les modèles sans se soucier des fondamentaux de ces sociétés ...

                Voilà ce qui risque de nous pendre au nez.
                Car évidement c’est le contrat social dans son ensemble qu’il faut revoir

              • Karol Karol 5 décembre 2013 10:41

                à l’auteur,

                votre texte , fruit d’une expérience vécue, dresse un constat accablant. Heureusement Fergus montre qu’il ne faut pas désespérer de notre jeunesse. Le problème est que l’on doit y mettre le paquet au niveau des moyens à mobiliser. Il faut toujours avoir la conviction qu’il n’est jamais trop tard pour sortir un jeune de la médiocrité et de l’ignorance. C’est un bras de fer permanent entre d’un coté la bande, le groupe de copains, la rue et de l’autre les parents, les enseignants et les animateurs. SI tout le monde va dans le même sens et partage les mêmes valeurs, il est possible de s’imposer. Mais, comme en matière de santé publique, en ne peut pas compter, ni son temps, ni son argent, ni son énergie, pour arracher un jeune d’un milieu qui ne fera que le marginaliser de la société. L’éducation comme la santé, c’est vital. Il faudrait que nos dirigeants ne l’oublient pas.
                En se souvenant toutefois que si on a l’obligation de soigner, d’éduquer et d’instruire, il faut aussi accepter l’échec.


                • ZenZoe ZenZoe 5 décembre 2013 11:33

                  Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers une mini analyse des résultats
                  http://www.oecd.org/fr/education/les-pays-d-asie-arrivent-en-tete-du-classement-de-la-derniere-enquete-pisa-de-l-ocde-sur-l-etat-de-l-education-dans-le-monde.htm

                  Il en ressort que l’auteur a raison en ce qui concerne la formation des enseignants et leur relation avec les parents. Extraits :
                  "L’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes. De plus, ils fixent des objectifs clairs et donnent aux enseignants l’autonomie dont ils ont besoin dans la salle de classe pour pouvoir les atteindre.
                  Les élèves dont les parents ont de fortes attentes ont de meilleurs résultats : ils font généralement plus d’efforts, ont davantage confiance en leurs propres capacités et sont plus désireux d’apprendre.« 

                  Par ailleurs, l’analyse pointe aussi que :
                   »Les systèmes scolaires très performants tendent à répartir plus équitablement leurs ressources entre les écoles favorisées et défavorisées sur le plan socioéconomique."

                  Ce qui n’est pas le cas en France où l’élitisme règne. Pour rappel, nous dépensons :
                  - 5000 euros par an pour un écolier en primaire.
                  -14000 euros pour un étudiant en prépa.
                  Et ceci alors que l’on sait pertinemment que tout se joue dès les premières années.


                  • Mycroft 5 décembre 2013 14:11

                    Le raisonnement que vous tenez n’est pas bon.

                    Ce n’est pas parce que les fondations (le primaire) sont plus importante pour la qualité du produit fini que les finitions (la prépa) que ça implique que lesdites fondations doivent coûter plus chère.

                    Former des ingénieurs, des scientifiques, testé des esprits pour voir s’ils sont capables de comprendre les mathématiques au delà des bases minimalistes, c’est évidement un travail qui coûte chère. Ça demande le temps et l’investissement de gens parmi les plus brillants.

                    On a pas besoin d’avoir des génies pour apprendre à lire aux gamins en primaire. On a juste besoin que les parents fassent ce que les miens ont fait : imposer à l’enfant d’obéir docilement à l’enseignant.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2013 11:45

                    En général dans les pays, il y a un Ministère de l’Education, mais pas de l’Enseignement.

                    Ne trouvez-vous pas cela bizarre ? N’est-ce pas l’inverse ?
                    Ce n’est pas même chose. Éduquer, c’est former. Enseigner, c’est informer.
                    Que voit-on sur le site de PISA : Les pays d’Asie arrivent en tête du classement sur l’état de l’éducation.
                    Cela ne vous donne pas des indices sur l’évolution du monde de demain ?
                    Les parents dans le monde occidental européen ont-ils encore le temps d’exécuter la première phase ?


                    • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2013 11:48

                      Comme je l’ai déjà indiqué sur un autre fil :


                      Il faut se rappeler des manières d’évaluation.
                      C’est d’abord tous les trois ans que sort ce rapport sur les maths, sciences et la lecture dans 65 pays.
                      3500 élèves se sont présentés à l’exercice. 
                      Pisa cherche des élèves de 15 ans et ne cherche pas s’ils ont doublé, s’ils ont vu la même matière. Chiffres de moyennes. L’origine sociale donne des différences énormes.
                      En math, 181 points entre les écoles dites fortes et les faibles. Ce qui correspond à 4 années d’études. Donc études inégalitaires.

                      Chez nous, en math, c’est suffisant. Dans la moyenne de l’OCDE.
                      La proportion des élèves forts diminue et celle des moyens augmente.
                      Les filles sont en descente douce, sans comprendre pourquoi.
                      En Science, peut mieux faire.
                      En lecture, c’est courage, continue comme ça.
                      En douze ans, les faibles étaient 28%, En 2012, 19%.

                    • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:01

                      JL


                      Vous me méprisez et ça se sent ! 

                      • JL JL 5 décembre 2013 12:23

                        N’exagérez rien,

                        simplement je n’aime pas ceux qui hurlent avec les loups pas davantage que ceux qui rient avec l’ennemi.


                      • JL JL 5 décembre 2013 13:24

                        Nabum,

                        de vous je dirai : il est ici des gens qui informent ; d’autres qui s’expriment ; d’autres enfin, qui font les deux. Vous faites partie de la deuxième catégorie. C’est votre droit. Mais je pense qu’un enseignant qui prend à cœur son métier ne peut pas en plus, s’informer et produire un voire deux articles par jour sur des sujets aussi variés.

                        De votre article, je dirai simplement ceci : ’’in cauda venenum’’. Vous aviez bien commencé. Votre conclusion renvoie cette citation bien connue de Brecht.

                        A bon entendeur salut.


                      • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 13:51

                        JL

                        Je ne suis pas un scorpion

                        Par ailleurs j’ai une grande facilité d’expression et j’écris comme je respire.

                        Vous semblez me reprocher de trop écrire ! Voulez-vous me tuer ?


                      • JL JL 5 décembre 2013 14:11

                        Nabum,

                        ce n’est pas tout de savoir écrire, encore faut-il savoir lire : je n’ai pas dit que le venin était dans votre queue, mais dans celle de l’article.Nuance.


                      • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:02

                        Henrique Diaz


                        Je vous remercie pour cette excellente analyse ...

                        • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:04

                          Paulau


                          Soixante huit n’est pas responsable de tout

                          Les coupables sont multiples, les enseignants eux-mêmes sont naturellement fautifs aussi.
                          Il n’est plus temps de montrer du doigt mais de réagir avant que ce soit trop tard !

                          • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:12

                            Oliver


                            Allez faire bosser des gamins qui ne le veulent pas, soutenus qu’ils sont par des parents qui ne croient plus en l’école et ne respectent pas eux-mêmes les règles de la saociété ...

                            Oui, vous avez raison, ils faut qu’ils travaillent !

                            Mais puisque que vous ne voulez pas du Pourquoi ni du comment ... dites moi au moins Quand ?

                            • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:13

                              L’enfoiré


                              Pour l’heure pourtant je ne fais que de l’éducation en classe et j’échoue lamentablement

                              • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 12:27

                                JL


                                Cela fait des années que je dénonce l’état de notre école Je n’ai pas attendu les loups pour hurler mon inquiétude.

                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 décembre 2013 12:56

                                  @Nabum
                                  mais aussi à Oncle Archibald, Fergus,Diaz et alii

                                  Cher Monsieur, bravo et merci pour la constance de votre combat.

                                  Tout est dit dans votre conclusion, laquelle trouve un écho très favorable dans les autres contributions et commentaires que suscite votre excellent billet :

                                  "Sans règle, sans discipline, sans silence durant les cours, sans travail, sans contrainte, sans obligation, sans punition ni sanction, l’enseignement hélas, n’est pas possible. Il faudra d’abord effectuer cette révolution avant que d’envisager des méthodes plus responsables, plus autonomes, plus efficaces aussi. Osons ce premier pas ou acceptons de voir disparaître l’Éducation Nationale !« 

                                  La symbolique étant toujours très significative, il conviendrait de restaurer l’Instruction publique et l’Education nationale, quatre mots qui disent tout et qui devraient inspirer autant les professeurs que les familles et leurs enfants et servir de ligne de conduite à une véritable politique attachée à remettre en valeur l’éducation, le respect et la considération de l’autre, la politesse, le Bien Commun ( »cette plus grande part de ce que nous possédons chacun"), tous ces trésors, toutes ces armes qui font de l’enfant, de l’adolescent, du futur adulte, un être pleinement conscient des qualités, de la valeur, de la richesse qu’il a vocation à apporter,transmettre et recevoir en retour de tous ceux avec lesquels il est invité à vivre.

                                  Cet enseignement, cet Ecole, cette éducation, ces règles existent. Elles ne demandent qu’à être restaurées, revivifiées, imposées comme telles, précisément avec ces règles fondamentales que sont la discipline, la hiérarchie, le mérite, les récompenses, la sélection, l’élitisme, tous mots qui font fuir tout en attirant.

                                  Les bienfaiteurs de l’humanité méritent congrûment l’honneur et la commémoration, écrit A. Huxley  dans sa nouvelle préface à son roman intitulé « Le meilleur des mondes ».

                                  Édifions un panthéon pour les professeurs. Il faudrait qu’il fût situé parmi les ruines d’une des villes éventrées d’Europe ou du Japon, et au-dessus de l’entrée de l’ossuaire, j’inscrirais, en lettres de deux mètres de haut, ces simples mots :

                                  AU SOUVENIR
                                  DES ÉDUCATEURS DU MONDE
                                  SI MONUMENTUM REQUIRIS,
                                  CIRCUMSPICE

                                  Continuez votre combat, cher Nabum. Vous n« êtes pas seul.
                                  Cordialement,
                                  RB

                                  PS

                                  A ceux qui auront eu la patience de lire ce bref commentaire, prenez, je vous prie, le temps de lire et écouter, si vous ne les connaissez pas, le petit livre de Cécile Ladjali intitulé  »Mauvaise langue«  ou encore ces lettres de Ferry, Guizot, Jaurès :

                                  http://www.franceculture.fr/oeuvre-mauvaise-langue-de-c%C3%A9cile-ladjali.html

                                   »La lettre de Jules Ferry aux instituteurs (27 novembre 1883)", Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°75, 75 - La laïcité, p.109-116. Consulté le 2013-12-05 11:57:02 . URL : http://www.revue-pouvoirs.fr/La-lettre-de-Jules-Ferry-aux.html

                                  http://calmann-levy.fr/livres/lettres-aux-instituteurs/


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 13:17

                                    Renaud Bouchard


                                    Merci ! Oui, vraiment, merci ! 

                                    Je reprends votre commentaire nécessaire ... Je ne peux le commenter tant il me semble complet.

                                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 décembre 2013 13:35

                                    Renaud,

                                     La lettre de Jules Ferry prouve que ce que nous vivons dans l’enseignement, n’est pas une histoire neuve.
                                     Ce qui est nouveau par rapport à ma période de vie scolaire, c’est que maintenant, les parents cherchent (sans parfois trouver) l’école qui est le mieux cotée.
                                     Tout jeune, j’habitais en face d’une école primaire, croyez-vous vraiment qu’il y ait le moindre doute chez mes parents de me placer ailleurs ? Non, évidement. Même chose dans la suite au secondaire auquel je devais ajouter deux ou trois kilomètres. Kilomètres qui se faisaient à pieds, ça va sans dire.
                                     Pas question, que l’on m’y mène en voiture comme c’est souvent le cas aujourd’hui.
                                     L’écart se creuse entre les populations et on observe cette ségrégation aux niveaux des écoles.
                                     

                                  • Radix Radix 5 décembre 2013 14:14

                                    Bonjour Nabum

                                    Sans vouloir remettre en question votre excellent billet sur l’état des lieux de l’éducation nationale, il me parait tout de même judicieux de se pencher un peu sur ce classement PISA.

                                    Tout d’abord on nous parle de la Chine qui serait excellente !

                                    Ah bon ? La Chine ne participe pas encore à ce classement, pas avant 2015, seule Hong Kong, Shanghai et Taipei (Tiens, ils vont être ravi d’apprendre qu’ils sont rattaché à la Chine), sont dans le classement.
                                    Comparer de minuscules îlots à des pays entier c’est un peu limite.
                                    Le Liechtenstein est dans le classement au même titre que la fédération de Russie !
                                    D’ailleurs ce pays ne se classe devant nous qu’en mathématique, en lecture et en science il est derrière, surprenant !
                                    Derrière nous aussi le Royaume unis, les USA et la Suède et ce dans les trois disciplines.
                                    On nous dit aussi que nous avons perdu des places au classement, ce que l’on ne dit pas c’est que ce n’est plus 41 pays qui sont classés, mais 75, d’ailleurs la Nouvelle Zélande à perdue ... 30 places !

                                    Donc s’il est sain de se remettre en cause pour améliorer notre système éducatif il vaudrait mieux éviter de trop larmoyer sur ce classement.

                                    Radix
                                     


                                    • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 16:04

                                      Radix

                                      Je me fiche du classement, je déplore la régression véritable et désormais indéniable de notre système

                                      Je sais que j’agis avec ceux qui sont passés au travers des apprentissages mais quand même, ils sont au bord de l’ignorance. C’est terrible après dix ans de scolarité


                                    • Radix Radix 5 décembre 2013 17:09

                                      Petites erreurs de lecture :
                                      Le Liechtenstein se classe devant nous et ce n’est pas la Nouvelle Zélande qui a perdu 30 place au classement mais la Suède.

                                      Mea culpa pour vous avoir enduit avec de l’erreur comme on dit en Segpa !

                                      Radix


                                    • Bulgroz 5 décembre 2013 14:43

                                      Il faut choisir : soit maintenir un bon niveau scolaire, soit juger que l’immigration est une chance pour la France.

                                      Depuis 5 décennies, nous accueillons à bras ouverts des ignorants de notre langue, des quasi-analphabètes qui constituent l’essentiel de la démographie française désormais. Que voulez-vous qu’il en résulte sur les bancs de nos écoles et de nos lycées ?

                                      Bien évidemment, une baisse générale du niveau moyen de l’élève, qui, n’entendant même pas le français en rentrant chez lui, ne pouvant se faire aider par ses parents dans aucune matière, étant en permanence orienté sur les chaînes satellitaires moyen orientales, bon gré mal gré, tenter de se maintenir péniblement aux crochets de l’Education Nationale.

                                      Quand par ailleurs, toute une population ne vit qu’en fonction du Coran, n’a que ce mot à la bouche, il n’est pas étonnant que toute autre instruction que celle de la mosquée ne les intéresse pas

                                      Je sais que Nabum est incapable d’admettre et de dire ces réalités.

                                      Continuez le combat, faites en venir encore plus. Puisqu’ils ne sont nullement la cause de ce caca.


                                      • C'est Nabum C’est Nabum 5 décembre 2013 16:07

                                        Bulgroz

                                        Je suis capable d’admettre que des jeunes d’origines étrangères sont en échec scolaire tout autant hélas que des jeunes issus de parents nationaux comme vous dites.

                                        Après, on fait quoi de ce constat ?

                                        Il faudrait en plus incriminer les premiers et effacer les seconds ?

                                        Notre système est aussi en faillite à cause de ce genre de raccourcis. Les origines ne sont que de peu de chose quand le niveau socail et culturel est d’abord le premier coupable

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