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Accueil du site > Actualités > Société > Jérôme Kerviel avant l’heure

Jérôme Kerviel avant l’heure

Ce n’est pas la première fois qu’un prévenu ou un accusé se sert des médias en même temps qu’il les sert, pour créer le contexte le plus favorable possible pour son procès. Je continue à être choqué par cette dérive qui pollue le débat judiciaire à venir et donne l’impression que l’essentiel ne serait que l’accessoire de l’effervescence médiatique.

A partir du 8 juin, le tribunal correctionnel de Paris jugera Jérôme Kerviel, qui avait heureusement disparu de l’actualité, sans doute à la suite des conseils judicieux de ses avocats. Alors qu’on pouvait espérer un débat de qualité, Kerviel a décidé - et le processus est évidemment organisé tant il est multiplié - de revenir en pleine lumière. Le Journal du Dimanche lui consacre deux pages, dont un entretien avec Michel Deléan, et Laurent Delahousse s’entretiendra avec lui dans le Journal de 20 heures de France 2. Ainsi, la promotion de son livre "L’engrenage-Mémoires d’un trader", en vente le 5 juin, pourra être assurée.

La première page du JDD nous annonce que "Kerviel accuse". Quelle mouche a donc piqué ce prévenu pour que, plus d’un mois avant l’audience le concernant, il décide non seulement de réapparaître mais de publier un ouvrage ? Faut-il y voir la démarche classique qui croit pouvoir faire pression avant l’heure sur les magistrats, en tentant de gagner les faveurs de l’opinion publique - et donc de jouer subtilement de celle-ci contre ceux-là ? Quelle étrange idée qui consiste à cultiver une stratégie de défense d’abord grâce aux médias puis, contraint et forcé, devant l’obligatoire justice ?

Michel Deléan fournit à Jérôme Kerviel l’opportunité de se présenter sous un jour tranquille, qui ne lui interdit cependant pas de dénoncer le comportement des magistrats instructeurs. Ils sont, manque de chance pour lui, d’incontestables et loyaux professionnels. Kerviel pointe également des anomalies et des dysfonctionnements dont il aurait été victime et n’hésite pas à mettre en cause ses anciens collègues (nouvelobs.com)... Ainsi, un paysage est créé, un climat diffusé, qui visent à rien de moins qu’à imposer médiatiquement sinon une innocence du moins une culpabilité largement atténuée. Parce qu’il serait si peu sûr de pouvoir plaider efficacement sa cause à partir du 8 juin ou au contraire parce qu’assuré de son succès, il prend toutes les précautions pour qu’il soit amplifié ?

Les médias profitent donc de Kerviel qui en retour profite d’eux. Je ne parviens pas à accepter ces attitudes qui, sous prétexte d’information, mettent sur le devant de la scène quelqu’un qui devrait être laissé dans l’ombre jusqu’à sa comparution. Le récent débat sur les Infiltrés a montré comme certains journalistes avaient enfin pris conscience du fait que dans leur activité professionnelle ils n’avaient pas à éluder leur responsabilité de citoyens. Un jour, aura-t-on le bonheur démocratique de féliciter des médias parce qu’ils auront su s’abstenir de toute promotion, de toute exploitation, de toute manipulation avant que les juges aient tranché ?

L’Etat de droit ne concerne pas que les juges et les avocats. Il devrait être sensible aux journalistes. Pourquoi pas une Société de droit qui rappellerait le bon tempo aux prévenus et aux accusés ? 


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24 réactions à cet article    


  • Leila Leila 3 mai 2010 10:59

    Monsieur Bilger, n’est-ce pas une simple affaire de gros sous ? J’ai entendu à la radio que ce Kerviel va sortir un livre.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 3 mai 2010 10:59

      Au début de l’affaire VA-OM le procureur Éric de Montgolfier organisait des conférences de presse.


      • Leila Leila 3 mai 2010 11:01

        Vous le signalez d’ailleurs : Ainsi, la promotion de son livre « L’engrenage-Mémoires d’un trader », en vente le 5 juin, pourra être assurée.


        • Yohan Yohan 3 mai 2010 11:13

          Certes, certes

          Mais tout prévenu ne peut-il craindre de se sentir broyé par la machine judiciaire, au point d’être tenté de faire valoir son point de vue ailleurs que devant le juge et de se laisser convaincre par certains de sortir « sa vérité » avant le procès ?. Après tout, c’est humain, le glaive de la justice dérapant parfois.
          En toute logique, la justice ne devrait pas se laisser impressionner par les agitations extérieures, puisqu’elle doit rester sereine en toute chose et juger en toute impartialité...


          • Voris 3 mai 2010 11:16

            Cette affaire a été hyper médiatisée et traitée pour ce qu’elle est : une vraie question de société, celle des dérives de la finance. Il n’est donc pas inutile que Kerviel témoigne par le biais d’un livre. Tant pis si cela pointe une vérité insoutenable : rien n’a changé pour les traders et les sociétés financières qui continuent comme avant, Sarkozy n’a pas tenu sa promesse de réforme du système. Je trouve qu’il est sain que ce rappel soit fait.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 mai 2010 11:20

              Bonjour maitre,

              " Un jour, aura-t-on le bonheur démocratique de féliciter des médias parce qu’ils auront su s’abstenir de toute promotion, de toute exploitation, de toute manipulation avant que les juges aient tranché « de toute spéculation auriez vous pu ajouter.

              je viens de mettre en ligne un jeu spéculatif sur le résultat de ce procès. Si tout se passe bien, je compte me faire un bon million d’euros sur l’affaire. Je compte sur vous pour faire une bonne pub pour mon site » spéculsurkerviel.jeu.com et merci à la presse pour son coup de main inattendu.


              • JL JL 3 mai 2010 11:23

                Je ne comprends pas où veut en venir l’auteur : que nous dit cet article ? Rien de chez rien ! Désolé.


                • geo63 3 mai 2010 11:33

                  Bien sûr vous avez raison dans le principe, mais n’assiste-t-on pas à une dérive effarante depuis un certain temps, voir la dernière en date : le procès Pasqua par exemple où toutes les « ficelles » ont été tirées par un expert en la matière. La liste des dérives est très très longue...

                  A propos de Kerviel, il y a un aspect que je voudrais souligner c’est la relative jeunesse de l’accusé, apparemment avec un QI important et un comportement bien « comme il faut » (dans la définition bougeoise), qui n’a fait que reproduire les modèles tant admirés dans l’aristocratie de la finance. Même s’il s’est perdu dans son addiction aux chiffres et aux primes exceptionnelles, il est assez pathétique à mon avis.
                  Il a voulu briller dans cette activité financière digne du gangstérisme le plus méprisable, le piège s’est refermé sur lui et bien sûr la finance s’en lave les mains (...). C’est cette finance qui fait basculer le monde dans un chaos inquiétant et qui dicte sa loi, bien loin des « interprétations » du droit, M. Bilger.
                  Ce serait très intéressant d’interroger les jeunes de tous les niveaux sur cette histoire, car il pourrait bien apparaître à leurs yeux comme une victime.


                  • Polemikvictor Polemikvictor 3 mai 2010 12:18

                    Encore une chance qu’il ne se pose pas en candidat a la présidence de République pour impressionner ses juges comme certains...
                    Ceci dit, il faut bien constater qu’il est présenté par les médias comme l’homme qui à fait perdre des milliards à la société générale, où est la présomption d’innocence ? 
                    Quand on sait qe ses positions etaient beneficiaires le vendredi précedent « le scandale » et que la direction de la banque à décidée de tous solder ( a perte le lundi ) occasionnant une chute de 7% ( de mémoire) du CAC40 car Wall Street etait fermée ce jour là et le marché n’a pas pus absorber de telles ventes.
                    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080125-596.html


                    • Daniel Roux Daniel Roux 3 mai 2010 12:34

                      L’auteur joue les vierges effarouchées comme s’il découvrait un phénomène extraordinaire.

                      Chacun joue son jeu en suivant les règles en vigueur dans la société dans laquelle il vit. Règles qu’il perçoit de son point de vue, suivant ses propres expériences et positions qu’il occupent.

                      Des procureurs et des juges surmédiatisés ne doivent leur carrière ultra rapide qu’aux services qu’ils ont rendu aux hommes politiques et principalement à ceux qui occupe ou ont occupé les plus hautes fonction. Les affaires politico-judiciaires qui permettent de neutraliser un adversaire politique et qui arrivent au bon moment sont légions.

                      Kerviel est un pur produit de l’économie libérale et de la finance mais il n’est pas sot. Il sait dans quel monde dévoyé il vit. Pas plus que les autres, il n’imagine pas un instant que la justice soit aveugle ou sourde.

                      La condamnation, si condamnation il y a, sera probablement le résultat de négociation entre la puissance politique et celle de la finance et non pas la juste sanction d’excès menant à des pertes effrayantes pour les dirigeants parce qu’inacceptables par les actionnaires.

                      A moins que le juge fasse partie de ceux qui, au mépris de leur carrière, restent encore indépendants, qu’il considère uniquement les faits et les rapports hiérarchiques qui sont la règle et s’imposent à tous dans ces établissements financiers.


                      • Voris 3 mai 2010 12:44

                        N’est-il pas plus indécent d’ouvrir les médias à Polanski ? (se demande Marine Le Pen)


                        • Internaute Internaute 3 mai 2010 16:35

                          Tout à fait, avec en plus une complicité évidente. On aura noté que les journalistes utilisent à son endroit la circonvolution « accusé de relations sexuelles avec une mineure » et jamais le terme « pédophile » pourtant jeté à la volée sans aucun discernement sur tant de religieux.


                        • zelectron zelectron 3 mai 2010 13:25

                          L’instruction (Renaud Van Ruymbecke et Françoise Desset) n’a été faite qu’à charge de J. Kerviel et la Générale devrait en l’occasion être en la personne d’un certain nombre de ses dirigeant , au même titre sur le banc des accusés ( qui ne le récuse pas). En laissant le temps à la Générale « on » lui a permis de faire disparaître ce qui était compromettant, de créer des opérations exemplaires d’honnêteté pour remplacer un certain nombre de magouilles.
                          Il faut souligner une fois de plus que c’est la trouille des dirigeants qui a amené la vente à perte et le trou de 5 milliards. Cette somme aurait pu être divisée par au moins 2 voire 3 si il y avait eu 3 à 4 jours de plus pour « liquider » les positions dangereuses.
                          On peut se demander si le personnel, les cadres et la direction de la Société Générale n’est pas atteinte de débilité profonde puisque personne, absolument personne n’a rien vu ni entendu, au grand jamais avec les yeux levés aux cieux et une petite voix contrite (sans oublier les mains qui s’emmêlent et se tordent de gêne à joues rouges)
                          Je serais curieux de savoir ce qu’il en est de certaines « disparitions » d’informaticiens, peut-être comme certains architectes de pyramides d’Egypte ?


                          • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 3 mai 2010 13:39

                            M’sieur Bilger,
                            Vous vous perdez un peu trop dans les détails (la forme)...La question n’est pas dans cette affaire les rapports souvent sulfureux (je vous l’accorde) entre les juges et les médias qui cherchent à manipuler l’opinion publique, on a vu ça dans des tas de dossiers dont la lamentable affaire du meurtre du petit Grégory. Mais c’est vrai que c’est assez insupportable, c’est déjà assez compliqué comme ça de démêler les choses. C’est vrai qu’une presse avide (et en difficulté) de scoops croustillants joue un rôle néfaste et ne concoure pas à l’éclatement de la vérité. Il est vrai qu’aussi certains magistrats aiment se faire de la pub et paradent dans les médias, mais le rôle souvent pervers de ces mêmes médias est un paramètre obligé.

                            Non, dans cette affaire Kerviel le plus important est le système financier lui même qui a permit (et même encouragé) ce genre de dérives. Kerviel n’est qu’un lampiste et sert de bouc émissaire dans un système économique dévoyé. Ce n’est pas lui qui a érigé ce système, il n’a fait que faire son travail. Les vrais responsables sont tous ces directeurs de banque et financiers sans scrupule qui font du fric et n’hésitent pas à mettre des millions de personnes sur la paille. On voit actuellement que leur cynisme va jusqu’à tenter de démolir un pays comme la Grèce alors qu’après avoir bénéficié d’argent public pour les renflouer ils n’hésitent pas à attaquer un état européen en spéculant sur sa dette. Ceci n’est pas acceptable pour les citoyens que nous sommes tous…N’est-il pas ?


                            • finael finael 3 mai 2010 14:25

                              Monsieur l’avocat général.

                              Permettrez-moi de vous dire que la « justice », comme dieu dans le proverbe, est habituellement du côté des gros bataillons.

                              J’ai travaillé comme informaticien, entre autres à la S.G. mais pas seulement, dans des sociétés de bourse, ...

                              Il est matériellement impossible à un trader quel qu’il soit « d’arnaquer une banque » ou une société de bourse.

                              Tout est surveillé en temps réel, les transactions les plus importantes sont automatiquement détectées et doivent recevoir l’aval des échelons supérieurs. Tout cela passe par des programmes surveillés en permanence.

                              Alors votre « indignation » me semble bien opportune pour l’ensemble des personnes qui ont été obligatoirement informées et je doute que le personnel d’un tribunal soit allé souvent dans les « Front Office » et « Back Office » de ces sociétés, et encore moins qu’il comprenne dans toute leur complexité l’ensemble des dispositifs qui rendent ce genre de manipulation impossible.

                              Sinon croyez bien que les traders en général ne se seraient pas privés et ce depuis des lustres !.


                              • cmoy patou 3 mai 2010 15:39

                                @Mr Bilger

                                Ne croyez vous pas que Mr Kerviel n’a fait qu’utiliser ce que les Banksters lui ont appris, la justice si elle n’était pas aussi carriériste pour la plupart de ses acteurs en fermant les yeux nous n’en serions certainement pas a la voir se décomposer devant nos yeux.

                                Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des administrations, des lois, du gouvernement, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des proprios, des salaires, du chômage, des impôts, des rentiers, de la cherté des vivres et des loyers, des longues journées d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

                                Tu te plains, mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours

                                . Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ? Parce que tu es l’électeur, celui qui accepte ce qui est, celui qui, par le bulletin sanctionne toutes ses misères, consacre toutes ses servitudes. Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet. Tu es toi-même ton bourreau.

                                Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le locataire bénévole. De quoi te plains-tu ?".
                                (Le culte de la charogne)

                                http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-30326423.html

                                La plainte est un processus, et tous ceux qui ont un jour eu le courage de se mettre en action face à une injustice commerciale (frais bancaires abusifs, SMS surtaxés) en savent quelque chose. Dominique Roux, Professeur à l’Institut de recherche en gestion (Paris Est), parle du « coût » de la plainte pour le consommateur : effets de seuil (à partir de quel moment je décide de porter plainte), coût de la plainte (en démarches, en recherche d’infos, en courriers à répétition), problèmes d’identification du responsable (le producteur ? le distributeur ? le fournisseur ? l’installateur ?)…

                                En guise de conclusion, on peut évoquer les pistes qui s’offrent au mouvement des consommacteurs, notamment celui, judiciaire, des « class actions ». Ces actions en justice (aussi appelés « recours collectifs »), si l’on traduit ce concept venu des Etats-Unis, permettent à des personnes lésées par un même service/produit/entreprise de se réunir et d’attaquer en nom collectif pour obtenir des dommages et intérêts substantiels.
                                http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-petition-48368373.html


                                • pilhaouer 3 mai 2010 21:06

                                  LIBERTAD qui disait aussi "Toutes les lois sont scélérates, tous les jugements sont iniques, tous les juges sont mauvais, tous les condamnés sont innocents." ce qui est hors de portée de Monsieur BILGER.

                                  Au fait, Monsieur BILGER s’est-il fendu d’un billet sur Daniel BOUTON et consorts, a-t-il un instant envisagé de mettre en cause le système ou se contente-t-il des comparses comme Kerviel ?


                                • chlovis 3 mai 2010 19:06
                                  Lettre ouverte à jérome kerviel
                                   
                                   
                                  En général, je commence mes lettres par chère Madame ou cher Monsieur mais avec vous je ne commencerai par rien, car vous n’êtes pas cher, vous ne valez même rien du tout.
                                  J’ai, hélas, subi votre présence au journal de A2 -chaîne qui commence à faire amis-amis avec n’importe qui-, numéro que vous avez réitéré sur France-Inter le lendemain matin (Dieu merci, c’est une chaîne que j’ai cessé d’écouter). Vous organisez magistralement votre défense en essayant de faire basculer l’opinion en votre faveur mais qui sera dupe ? Alors comme ça, vous ne gagnez plus que 2000 € par mois ? Pauvre petit, ça doit faire drôle de gagner sa vie honnêtement, mais tout de même, ...vous vous situez encore un peu haut dans l’échelle des salaires, il y en a tellement qui gagne moins que ça, en France. Mais vous avez raison, il faut rester crédible et cela montre bien la valeur que vous vous accordez. Vous voulez bien faire pleurer dans les chaumières mais une certaine classe tout de même, la classe dite « moyenne », la plus apte à vous comprendre, celle qui a quelques économies en banque, en général. Celle qui sait combien c’est dur de travailler pour épargner un peu.
                                  Le coup du converti-qui-travaille-honnêtement-désormais, ça ne prend pas, vous savez parfaitement que les droits de votre livre (il y aura un tome 2 un jour, je suis prêt à le parier) et du film probable qui fera de vous un héros, vous rapporteront bien plus que ces 2000 € qui vous servent d’argent de poche pour la semaine. Votre méthode de défense « oui, j’ai fais des erreurs mais... » est une méthode de ripoux, vous voulez bien tomber mais pas tout seul, c’est la méthode classique du voyou. En fait, contrairement à ce que vous prétendez, vous n’assumez rien du tout, vous voulez défier une fois de plus le système et la société. Certes, ceux qui vous ont employé sont de la même trempe que vous, c’est à dire de la vermine, mais ça ne vous blanchit pas pour autant.
                                  Quand vous dénoncez le système « rien n’a été fait depuis », vous chercher à jouer la victime mais vous êtes fin prêt à recommencer demain si on vous en donne l’autorisation.
                                  Alors arrêtez votre petit numéro, vous savez de plus que vous êtes beau gosse et que ça joue en votre faveur. Pour moi, vous n’êtes qu’une racaille car contrairement à une idée très répandue, la racaille ne se trouve pas que dans les banlieues où pleuvent les pierres, elle a aussi pignon sur rue et accès aux rédactions des grands journaux, ses entrée au Fouquet’s et dans les boîtes de nuits branchées. Elle a pour nom kerviel, proglio, fofana, et la liste est longue. Avez vous remarqué ? aucun de ces noms ne porte de majuscule, c’est délibéré, bien entendu. La seule chose qui me réjouisse cependant : c’est que votre nom est tellement connu qu’il en est devenu synonyme de mauvais et qu’il fera à jamais la honte de votre famille et surtout celle de la femme et de l’homme qui vous ont engendré. Et si tel n’est pas le cas, c’est qu’ils ne valent pas mieux que vous.
                                   
                                   
                                  Ch un honnête homme.

                                  • leréveur 3 mai 2010 22:16

                                    Ah ! ce n’est pas le procureur Marin , à la veille du procès Clearstream , qui se serait permis une chose pareille !
                                    Quant à van Ruymbeck comme instructeur impartial , je crois que vous pouvez repasser aussi.

                                    Kerviel rappelle simplement une chose évidente : il ne pouvait pas prendre des positions en salle de trading jusqu’à 50 milliard de dollars sans que la chaine hiérarchique le sache. A ce petit jeu la banque a sifflé la fin de la récré en perdant 5 milliard. Bon ratio.
                                    Quant à la façon dont le droit a été piétiné, rappelons le rejet de demandes d’enquête complémentaire. Quel impartial ce Van Ruymbeck. 


                                    • frédéric lyon 4 mai 2010 01:08

                                      Allons bon, voilà que l’article de Monsieur Bilger tire de leur léthargie tous les adorateurs de feu Leon Degrelle, le kollabo Belge ancien officier de la Waffen SS qui leur a appris à pourfendre ces maudit « banksters » !


                                      Cela étant dit, si la Presse ne respecte pas le secret de l’instruction, la présomption d’innocence, et l’interdiction de commenter les décisions de justice à propos de telle ou telle affaire, pourquoi ne pas la sanctionner ?

                                      Il suffirait d’un peu de courage, la Presse ne jouit plus d’une bonne image dans l’opinion depuis longtemps.
                                       

                                      • Traroth Traroth 4 mai 2010 01:17

                                        "la Presse ne jouit plus d’une bonne image dans l’opinion depuis longtemps" : Donc on peut y aller, pas vrai ?

                                        Le secret de l’instruction et la présomption d’innocence sont d’abord des notions que la justice se doit de respecter elle-même. Quant à l’interdiction de commenter une décision de justice, il s’agit encore d’une de ces lois iniques si typiquement française visant à limiter le droit d’expression !


                                      • finael finael 4 mai 2010 10:45

                                        Pouvez-vous expliquer en quoi la mise en évidence du fait qu’aucun trader ne peut à lui seul « jouer » tant de milliards fait de nous des admirateurs des nazis ?

                                        N’est-ce pas votre attaque insultante et sans démonstration aucune qui ferait bien de vous le digne successeur des propagandistes de ce régime ?


                                      • King Al Batar King Al Batar 4 mai 2010 10:11

                                        BOnjour Monsier l’avocat.

                                        Au même titre que vous trouver e comprotement de Kerviel surprenant. Ne trouvez vous pas surprenant que les joueurs de l’équipe de France, cité comme témoin dans une affaire de moeurs, aient vu leur nom cirucler ainsi que le contenu de leur temoignage dans la presse ?

                                        Le secret de l’inctruction ainsi que la présomption d’innocence semble ne pas touvcher ceux que les Francçais préfèrent critiquer....

                                        Navré de constater que vous découvrez seulement maintenant que notre justice s’achete aussi facilement qu’une boite de préservatifs....


                                        • Sébastien Sébastien 4 mai 2010 11:36

                                          La justice est un spectacle. On suit certaines affaires comme un téléfilm, en attendant avidement la suite et en espérant des rebondissements croustillants.

                                          Alors que l’accusé médiatise son procès avant l’heure, cela ne me choque pas. Certains magistrats en font autant. Est-ce que cela influera sur les débats ? Je ne le pense pas.

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