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Accueil du site > Actualités > Société > L’école aujourd’hui, entre violence et désespoir

L’école aujourd’hui, entre violence et désespoir

Guerriers brutaux et grossiers ; adolescents qui se complaisent dans la violence et la grossièreté. Place aux cancres déclarés et fiers de l’être, unisexes, arrogants, insultants, la bouche meurtrière et le couteau dissimulé dans le poing fermé.
"La journée de la jupe", excellent condensé. Tout le contraire d’une fiction à l’américaine, avec des bons et des mauvais dans un concert binaire "harmonique". Ce film crache sans honte ni pudeur des moments de guerre psychologique meurtriers dans lesquels une enseignante idéaliste et courageuse est immergée. Psychiquement éprouvée jusqu’au suicide plus ou moins conscient.

Je me souviens d’une époque pas si lointaine ou des mauvais prêtres et des enseignants indignes, des maitres et des reitres, se moquaient et punissaient les enfants simplement différents.

...ce temps-là ne reviendra plus
prenez en votre parti
c’est fini
le temps des cerises ne reviendra plus
et le temps des noyaux non plus
inutile de gémir
allez plutôt dormir
vous tombez de sommeil
votre suaire est fraîchement repassé
le marchand de sable va passer...

Il est bien terminé ce temps de la tyrannie à la Ferry, Jules évidemment, pas l’autre, pas Luc le philosophe, Jules l’ancien, Jules, le Ferry, le futur représentant des maitres d’écoles en blouses grises, le fleuron humanitaire pourvoyeur d’injustice et de colonialisme. Pur produit de l’intellectualité de grand-papa mais aussi de la religiosité dogmatique et de son contraire, l’athéisme maladif dont les instituteurs et professeurs de mon enfance étaient largement pourvus. Que le diable les emporte avec leurs préjugés.
Cette ambivalence au demeurant humaine sévit depuis toujours dans les instances éducatives religieuses et laïques. N’en déplaise aux calotins et aux anti-calotins, qui leur ressemblent tellement par leur intolérance naturelle ..."blanc bonnet et bonnet blanc" aurait dit Jacques Duclos, lui qui devait faire une indigestion de curé tant il en bouffait.
Maintenant les pédagogues, bons ou mauvais affrontent la souffrance et la révolte de plein fouet, frontalement.
Terminé le temps des doux, des inhibés, des humbles, des pauvres de tout sauf d’esprit, terminé le temps des faux cancres à la Jacques Prévert,

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu’il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Maintenant c’est du lourd comme on dit chez les jeunes. Terminé le temps de la douceur, des garçons féminins qui longent les murs, des petites filles en fleur qui rêvent au prince charmant et s’appliquent studieusement blotties en un coin de la classe. Place aux cancres déclarés et fiers de l’être, unisexes, arrogants, insultants, la bouche meurtrière et le couteau dissimulé dans le poing fermé.
La révolte, voire même la révolution s’inscrit en lettres rouges dans le coeur et dans la tête d’élèves venus d’ailleurs. Venus d’ailleurs en catastrophe, de l’Algérie d’abord. De toute l’Afrique ensuite. Leurs grands-pères avaient fait le choix français. Quelque fois un choix obligatoire et contraint. Mais eux, les petits enfants, les héritiers d’une situation lamentable de cruauté et d’injustice, n’ont rien à cirer de la culture en général et surtout de la culture française en particulier, elle évoque dans leurs consciences brumeuses des douleurs, des violences lointaines, des brimades et des injustices. En ont-ils vraiment conscience, c’est tellement vieux...oui mais les vieux parlons-en ont parlé. De toute façon, s’ils n’avaient pas parlé, leur situation de détresse et de résignation gueulait depuis si longtemps.
Maintenant, leurs petits enfants à moitié drogués, violents et insoumis, sont pour la plupart des cas désespérés et pour certains sous l’emprise avancée de la drogue, des cas psychiatriques profonds et irrécupérables. Nous avons tellement honte plus ou moins consciemment de cet état de fait que tous les politiciens de toutes politiques confondues n’osent dénoncer la situation sans redouter de voir s’agiter l’étendard du racisme à leur endroit.
Le pire, c’est qu’un jour, à moins d’un miracle auquel je crois, celui de l’intelligence du coeur aujourd’hui moribond. Un jour, si le miracle ne quitte pas la terre, comme l’oxygène nos villes ridicules. Un jour, si le miracle n’opère pas, c’est l’armée qui prendra d’assaut des cités entières, des repères de drogue, d’armement et de commerces nuisibles. Des cités marginalisées jadis, aujourd’hui au coeur de nos villes de nos préoccupations et de nos peurs. Ce jour viendra peut être, hélas. Un jour en forme de guerre civile entre les français gaulois, reconnaissables à la moustache identitaire, comme celle de José bové, qui n’a au demeurant rien à faire ici, et les autres français venus d’ailleurs un jour de misère ou d’orage. Des gaulois assimilés couleur de matière grasse bovine, sans moustache, le regard noir, intense et profond, comme une nuit douloureuse et interminable, mais avec le crâne rasé...qui ressemblent étrangement aux crânes rasés des hyper gaulois à l’identité française, celle estampillée,comme des bestiaux de comice agricole, comme la bêtise et la peur absolues. Celle de certains "supporters" violents de foot-ball de tous horizons. Dissimulés sous des tatouages et des piercing. La connerie est définitivement déclarée et absolument universelle.
Une autre société, moins d’argent, plus d’amour...une vue de l’esprit pas du tout !
Quelques conseils vieux comme le monde...
Avant le déluge "civilisateur" les peuples de la tradition avaient certainement réalisé l’une des plus intéressantes symbioses homme-nature et même la symbiose homme-homme. Ils se considéraient comme appartenant à la nature, ils n’avaient pas la prétention de la maitriser. Ils ne possédaient rien et n’avaient de droit sur rien.
Au début du XXe siècle, des interrogations nombreuses demeurent sur le devenir de notre monde, quand les bonnes intentions humaines sont confrontées à de puissants systèmes qui absorbent sans compter les ressources terrestres et les énergies humaines. A l’instar de chronos dévorant sa progéniture, la culture matérialiste œuvre aveuglément pour mettre un terme à l’humanité. Les mouvements écologiques modernes sont une résurgence de cette vision du monde, ils interviennent tardivement, comme après une catastrophe irréversible. La mentalité "finances" est celle de chronos, de l’inhumanité, en un mot de la mort.
Des perspectives plus respectueuses des sensibilités humaines et non de la stupide performance qui prévaut dans les esprits "modernes", sont à l’oeuvre depuis le début des temps en extrême orient.
Peut-être faudrait-il réconcilier le monde nature-tradition au monde culture-civilisation.

Le pouvoir de l’éducation ?
Cela dépend des enfants et de leur entourage. Si l’on ne perçoit pas que leur conduite est dictée par une fragilité intérieure, si on les contraint à changer de modèle, ils renforceront leurs défenses. Il faut les aider à comprendre qu’ils vont mal, quand ils vont mal, sans leur faire la morale ni s’instituer " psychologue ", mais en établissant les limites de l’insupportable : " Là, tu vas trop loin, tu piétines mon espace vital. " C’est en posant, sans agressivité, ses propres besoins, qu’on a le plus de chance de donner à l’autre le désir d’évoluer. Mais il faut rester patient et accepter qu’il ne sera jamais parfait. On ne peut pas changer radicalement la personnalité initiale de l’enfant.
Cela suppose une sérieuse formation d’éducateur et de pédagogue...et dans un autre monde.
Les politiciens de gauche et de droite s’acharnent à reproduire les mêmes schémas, ceux qui ont tellement servi leur gout immodéré pour le pouvoir et leur mentalité d’énarque. A propos de ces brillants personnages, Coluche déclarait :
"Les hommes politiques, zommes politiques, si vous leurs donniez le désert du Sahara, en quelques jours il ne resterait plus un gramme de sable."

Le courage et le savoir ne manquent pas aux enseignants, mais l’humour d’un Coluche, pour les lycées et collèges et celui d’un Pierre Desproges, pour les universités, certainement. A l’évidence, le climat actuel n’est pas à la rigolade. Les éducateurs et les enseignants ne sauraient être des dresseurs de fauve.
Idéalement, il faudrait deux enseignants par classe, un pédagogue au savoir être et un humoriste au savoir rire.
C’est d’une gravité absolue car, lorsque l’humour vient à manquer on peut en appeler à la psychiatrie...qui est paradoxalement sinistre. Ils font ce qu’ils peuvent également, mais sont encore plus impuissants.
Le jour ou l’on intervertira le budget de l’éducation nationale et celui de l’armement, les problèmes seront en partie réglés, en partie seulement car l’homme demeure avec ses gouts suicidaires.
 

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30 réactions à cet article    


  • jako jako 19 avril 2010 14:19

    Bonjour Jack, très condensé votre article et qui parcourt plusieurs sujets.
    En tant que coupable de cette nouvelle société je m’interroge sans cesse sur les raisons de cet état des lieux si sombre.
    Il doit y avoir plusieurs raisons à cela nous sommes passés de la civilisation de la vallée, du village , a celle de la mondialisation, l’influence religieuse a disparu et n’a pas été remplacée , plus d’amour, plus de liens sociaux, plus de liens familiaux ( taux record de divorce)
    Affichage sans vergogne de la violence et garnde délinquance d’états etc etc...
    De l’espoir dans tout cela ? je le voudrais de tout mon coeur mais d’ou ?


    • jack mandon jack mandon 19 avril 2010 16:42

      Jako

      Coupable, peut être en esprit, sous l’angle psychologique, mais certainement pas coupable en réalité.Nous sommes plus ou moins responsables mais pas coupables. Les outils de travail sont nombreux, cependant nous sommes devant un jeu de construction, comme vous le dites si bien, à l’échelle de la planète, une espèce de tour de Babel qui a pris de l’altitude et les ouvriers ne parlent pas la même langue. Dans l’ancien testament l’effondrement se produit. Des outils interactifs de communication existent et se pratiquent depuis plus de 50 ans. Dans une classe à l’effectif assez lourd, deux enseignants pour la même matière mais antagonistes, dans un jeu psychologique bien rôdé, pourraient assurer une triangulation transactionnelle. Ils auraient une solide formation d’éducateur. Cela pourrait contribuer à susciter le désir, la curiosité et le plaisir.
      Je vois le psychologique en amont de l’éducatif.
      Merci d’être passé par là.


    • ARMINIUS ARMINIUS 19 avril 2010 15:54

      Décidément Mr Mandon quel talent !et pan sur le bec ! à droite, à gauche, avec le recul nécessaire et un brin d’humour en prime. Merci pour ce constat alarmant et lucide, dommage que nos politiques passent à coté de ce qui devrait leur servir de fil conducteur. Réintroduire la morale à l’école quelle c... ! Par contre introduire un permis citoyen expliquant les multiples pièges auxquels nos enfants seront confrontés dans leur vie d’adulte, là il y a peu être une piste...


      • jack mandon jack mandon 19 avril 2010 16:58

        Arminius

        introduire un permis citoyen expliquant les multiples pièges auxquels nos enfants seront confrontés dans leur vie d’adulte, là il y a peu être une piste."..
        Une assise, du bon sens, de l’utile avant l’éducatif et le culturel
        Pour la manière, je crois que l’humour manquant et souvent l’indice d’un problème psychique. Je trouve que la jeunesse dont nous parlons a quelque chose de sinistre...la maladie s’insinue.
        Pour la gauche et la droite, c’est tout simplement navrant et d’un autre temps.C’est une espèce de jeu qui n’amuse plus personne, sinon les intéressés qui sombrent dans le ridicule. Tout au plus cette connotation est une structure basique, un échafaudage appliqué devant l’architecture...en finale, c’est l’oeuvre d’art qui prend toute son importance.
        Merci de votre commentaire


      • Raymond SAMUEL paconform 19 avril 2010 17:05

        Bonjour,

        On regarde le doigt..................
        L’école est ce qui est le plus visible. Regardons plutôt la lune et ensuite on verra mieux le doigt, et le reste.

        Un début d’explication :

        - Que pouvons-nous attendre d’une machine mal construite ?
        - Avez-vous observé un arbre qui a été étêté, ou bouffé par les ongulés, ou écrasé par un plus gros ? Il est tordu.

        C’est ça un délinquant juvénile, un incivil, et aussi un enfant qui devient parent d’enfant martyre, ou tueur en série de femmes ou d’enfants.
        Cet arbre c’est un enfant maltraité, soit gravement, soit de façon ordinaire et culturelle par notre civilisation (que nous ne voulons pas changer).

        - « c’est comme ça » nous a dit cette instit de première section de maternelle, presque seule avec près de trente « élèves ». « c’est comme ça et personne ne veut que ça change, ils viennent de la crèche ou d’un autre mode de garde, après ils iront à la grande école, non ça ne m’inquiète pas, c’est fatigant pour eux et pour moi mais quand ils sont trop fatigués ils tombent malades comme ça ils se reposent. C’est comme ça, les femmes ne retourneront pas à la maison. »

        Une remarque en passant : pour ne pas garder un ou deux enfants à la maison (les siens) elle va en garder trente ailleurs ! C’est vrai qu’elle reçoit des sous, ce qui est une obligation puisque nous avons laissé le système économico-financier pousser à la surconsommation et à la vie chère. Autre obligation : les sous donnent la possibilité de changer de conjoint selon sa volonté. Tant pis pour les enfants (les changements de conjoint et l’adultère dans les familles sont une réalité, ne me tombez pas dessus).


        • Internaute Internaute 20 avril 2010 12:22

          Les arbres tordus, on les arrache et on les brûle.


        • marie81 19 avril 2010 18:13

          des mômes malheureux,malades,
          quelqu’un qui est heureux,cela ne lui vient même pas à l’idée de cogner,de bruler une voiture,faire mal,se faire mal,se suicider à petif feu par la drogue ,l’alcool

          d’autres,ceux qui’on dit rapidement qui« s’en sortent »,je dirais plutot trouvent une compensation,souvent de bons élèves,qui ont appris à« se battre »,à « prendre sur eux »,à etre supérieurs aux autres(voyez le langage de guerre,la violence des mots qui en dit long..),leur violence resortira un jour sous une forme ou une autre

          oui ,des enfants malheureux,souvent les parents pas mieux eux- memes ou désemparées face à la violence ambiante
          faudrait pas oublier cette violence ambiante,souvent considerée comme quelque chose de positif,encouragée même
          la violence dans le travail,dans la politique,le monde des finances
          on « se bat »partout,même les paysans sont devenus« des exploitants »
          la violence de nos jeunes fait partie de tout
          c’est allé tellement loin que comme dans toute cette crise d’ailleurs ça pourrait etre l’occasion d’une transformation, un miracle comme vous dites


          • jack mandon jack mandon 19 avril 2010 18:41

            Marie,

            la violence dans le travail,dans la politique,le monde des finances Vous évoquez un paramètre important,
            La construction d’une personnalité, d’un caractère se fait presque essentiellement par effet de modélisation.
            L’enfant, l’adolescent s’identifient à un modèle pour évoluer.
            Ce que l’on dit importe peu, ce que l’on fait est décisif pour un jeune observateur.

            Avant d’observer l’environnement social, l’enfant a pour seuls repères ses parents.
            Le rôle des parents est primordial...mais où sont-ils et qui sont-ils ?


          • jack mandon jack mandon 19 avril 2010 18:24

            paconform

            Les outils existent, certes les problèmes aussi.
            Nous n’avons peut être pas cherché la liberté au bon endroit.
            D’autre part, les enfants arrivent à l’école dans un état avancé
            de manque de tout et de rien. Où sont les parents, on nous avait dit
            qu’ils avaient des parents ?...et puis tout s’enchaine...le père connait
            le chômage, le couple des difficultés, ils se disputent, divorcent.
            En fait un enfant, c’est un luxe naturel et une chance qui se confirme
            dans l’aisance d’un milieu favorisé socialement et intellectuellement.
            Dans un milieu équilibré même très modeste, ce peut être une belle réussite.

            Un critère qui n’est pas mince...des familles nombreuses à l’africaine,
            se retrouvent dans un contexte culturel et social qui n’est pas en adéquation
            avec leurs traditions et leurs cultures, alors ça implose et ça explose.
            C’est précisément ces familles qui connaissent d’immenses difficultés.
            La France se repeuple d’une curieuse manière.
            merci pour votre intervention
            aconform

            • vivien françoise 19 avril 2010 18:35

              « des familles nombreuses à l’africaine ». C’est Dieu qui envoie les enfants. Bizarre ces couples à trois. Dieu pourrait aussi contribuer et envoyer un sac de riz, des ignames et des bananes jaunes et un peu de viande de brousse pour faire la sauce. Avec du kub maggi 3 étoiles, cela lui donne un meilleur goût.
              pour l’avoir vu et entendu, je maintiens ce que j’ai écrit.
              La France telle que je l’ai connue, n’existe plus. Pour avoir ouvert ses frontières sans limite, elle se retrouve au bord de l’implosion culturelle.
              Françoise


              • marie81 19 avril 2010 19:25

                dans mon post plus haut j’ai parlé de la violence ambiante qui n’est pas que africaine
                c’est un modèle plutot occidental qui a contaminé toutes les cultures
                je ne crois pas que le problème soit culturel
                moi mème je ne suis pas « d’ici » mais question violence ça va


              • jack mandon jack mandon 19 avril 2010 18:54

                Françoise,

                La France telle que je l’ai connue, n’existe plus. Pour avoir ouvert ses frontières sans limite, elle se retrouve au bord de l’implosion culturelle.

                Entre nous, j’en suis encore à la France de Marcel Pagnol, de la gloire de mon père au château de ma mère, chef d’oeuvre de tendresse, la formidable vocation d’enseignant, l’intelligence, la simplicité et l’amour.
                J’ai du retard, mais j’aime ça.

                Merci pour cette touche de réalisme exotique....tellement vrai !


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 19 avril 2010 18:59

                  Bravo pour la qualité de votre article. C’est déjà un plaisir de le lire.

                  Maintenant quelques pistes de réflexion :

                  Est-il possible de traiter tant de cas différents, avec des attentes et des besoins si différents, avec cet énorme « machin » monolithique qu’est l’Éducation Nationale ?

                  La multiplicité des besoins appelle la multiplicité des offres.

                  Autre réflexion : Quand les enseignants, représentant de l’autorité, ne cesse de dénoncer cette autorité, voire de la bafouer, ne scient-ils pas la branche sur laquelle ils sont assis ?

                  Jules Ferry a imposé son entreprise de formatage. Ca a fonctionné tant que cela s’adressait à une population mono-culturelle. Mais, avec l’apport d’autres cultures, tout le système se désagrège.

                  Il existe pourtant, dans le monde, des exemples de réussite dans l’éducation : Connaissances acquises par les élèves (gage de liberté), et ascenseur social efficace.

                  La Finlande et la Corée du Sud devrait, entre autres, nous fournir des pistes. Pourquoi ne pas piocher dans les idées qui fonctionnent, quitte à les adapter et les améliorer. (Offres multiples, petite structures <500 élèves, équipes pédagogiques choisies par le responsable d’établissement, soudées, autonomes et responsables devant les parents ...).

                  Je connais trop de professeurs investis et compétents qui se désespèrent, mais ne remettent pas en cause le carcan qui les étouffe. Il faut dire qu’ils sont eux-même les purs produits de ce formatages des idées, et qu’il leur est difficile de le remettre en cause, même s’ils en souffrent et font partis de ses victimes.


                  • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 07:37

                    Jesuisunhommelibre,

                    Je connais trop de professeurs investis et compétents qui se désespèrent, mais ne remettent pas en cause le carcan qui les étouffe. Il faut dire qu’ils sont eux-même les purs produits de ce formatages des idées, et qu’il leur est difficile de le remettre en cause, même s’ils en souffrent et font partis de ses victimes.« 

                    Voilà à mon avis un argument de poids.
                    Quand on quitte sa famille pour prendre son envol, le risque est grand de se réinstaller dans une autre famille, celle la à l’échelle de la nation. C’est comme cela que l’on entre dans un »carcan protecteur". Il faut une certaine maturité, un bon équilibre personnel pour quitter son carcan protecteur.
                    Le réflex est humain, il me semble difficile de préparer des enfants à l’autonomie quand on le fait depuis un carcan. D’autre part, pour revenir au problème de la prise d’autonomie quand on est un enfant, il faut un acte fort pour devenir soi-même, car il faut tuer psychologiquement son père et sa mère.
                    La communication en général, la communication éducative et culturelle en particulier représentent 80 %
                    de non dit. Ce qui signifie que l’on a du mal en vérité de faire passer un message libérateur quand on est enchainé ou prisonnier d’un carcan.
                    Je vais m’attirer les foudres des fonctionnaires...ils aiment tellement leur carcan sécurisé en forme de prison, la négation de ce qui fait leur différence.
                    Pour revenir aux enfants en général et aux cas difficiles en particulier, ils partagent tous un gout immodéré de la liberté au point de massacrer en esprit et en acte tout espèce de carcan...ils oublient qu’ils ne sont pas libres car au fond ils n’assument rien.
                    Merci de votre intervention


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 avril 2010 19:35

                    Bonjour Jack ,

                    Ce coup-çi je vous trouve bien pessimiste . Le monde ne s’ est-il pas toujours avancé cahin-caha  ?

                    Les problèmes sont certes nombreux .

                    Notre façon de penser a peut-être simplement fait son temps . Les plus jolis champigons ne poussent -ils pas à l’ endroit des plus beaux fumiers ?

                    Le niveau d’ éducation a baissé ? La compréhension du monde par les jeunes est sans doute totalement différente de la nôtre , comme nous à l’ époque rapport à nos parents . Pourquoi en serait-il autrement  ?

                    Et la fatalité Jack , vous en faites quoi ? Il reste toujours une part d’ impondérable qui fait le sel de la vie .

                    Regardez la bio de Ray Charles devenu aveugle vers l’ âge de 6 ans , pianiste dans des bouges de troisième ordre , est devenu en quelques années une star mondiale .

                    Perso j’ aime bien cet aspect de la vie , c ’est elle qui décide , nous on est des jouets .

                    Allez Jack ça va passer , il fait beau ..... smiley


                    • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 08:03

                      Capitaine

                      Le monde n’avance plus comme vous dites cahin-caha, mais cahin-cahin- ou caha-caha...
                      vous ne sentez pas la différence à l’oreille ?
                      Le monde avance sur un pieds, il est boiteux, c’est inconfortable, c’est fatigant et déséquilibrant.

                      Vrai pour les champignons mais il faut apprendre à les identifier car parmi les bons se glissent des peu comestibles et certains vénéneux voire même mortels.

                      La France a connu des flux migratoires, polonais, russes, espagnols, italiens, mais depuis quelques temps pour des raisons fort complexes qui nous dépassent, l’intégration se fait mal, une espèce de saturation.

                      Un dosage se serait imposé et cela n’a rien à faire avec le racisme, c’est du bon sens.

                      Ray Charles, génial, mais quelle croix à porter, quelle souffrance. La valeur qui transcende et qui porte, la passion, la passion pour la musique. c’est ce qui donne un sens à la vie, c’est à la base de toute véritable construction humaine...ce qu’il faut s’attacher à débusquer chez un enfant afin qu’il édifie son éthique et par la même, qu’il aime sa vie...tout le reste c’est du remplissage, une béquille, un carcan, et ne tient pas dans la durée. Le désir et le sens, l’éducation après.
                      Cela va peut être passer, mais hélas aussi trépasser.
                      Longtemps, longtemps longtemps après que les poètes ont disparu leur chansons courent encore dans les rues...le temps bien sur mais il faut l’étincelle, l’évènement pour que s’opère la magie de la vie.


                    • Monica Monica 19 avril 2010 20:52

                      Merci de ce bel article un peu mélancolique, cher Jack, dont nous sommes (je l’espère) nombreux à partager les constats et à nous interroger sur les causes, et solutions à apporter.

                      L’école - l’école publique, de la République - ne peut plus contenir les violences et les inégalités qui traversent l’ensemble du champ social. Hélas, elle en devient le reflet impuissant, guetté par l’ombre des panoptiques de surveillance... Et les errances pédagogiques, éducatives, renforcent le malaise depuis tant d’années !

                      Il n’est pas de bon ton de dire les statistiques des difficultés scolaires en fin de primaire. Plus de 20% d’enfants entrent pourtant en 6ème sans maîtriser les acquis les plus basiques de la langue et des mathématiques.

                      Il est en revanche de bon ton aujourd’hui de diagnostiquer à tour de bras des dyslexies, dyscalculies, troubles de l’attention et autres hyperactivités qui existent, mais dont une part non négligeable vient des interactions de l’enfant avec son environnement. Mais il est tellement plus facile de « médicaliser » que de mettre en cause explicitement les aberrations du système...

                      Bien amicalement.


                      • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 08:21

                        Chère Monica,

                        Apaisante et lumineuse...toute en finesse.

                        Le monde prendra tout son sens quand l’énergie féminine et l’énergie masculine seront en équilibre.

                        Le muscle, la volonté, la conquête, le passage en force, l’avoir, la guerre, et j’en passe, des critères d’énergie masculine bien mal dosés.

                        Vous avez remarqué, Obama est gaucher, comme beaucoup d’américains d’ailleurs, et pourtant il n’est pas sinistre. C’est un modèle...beaucoup trop exposé, mais un modèle d’humain.

                        De temps en temps la vie accomplit des miracles...le miracle de la vie, mais jusqu’où et jusqu’à quand ?

                        Merci de vos précieux commentaires


                      • Raymond SAMUEL paconform 19 avril 2010 22:11

                        Bonjour,

                        Eh oui Monica, l’enfant est le bouc émissaire. C’est tellement plus facile, il ne se défend pas, pas encore, on peut laisser croire sans risque que c’est lui qui pose problème.
                        Inventons des maladies comme la dyscalculie ou l’hyperactivité. Le plus satisfaisant pour les autorités, et les adultes en général, c’est de trouver un gène fautif, ensuite d’inventer un médicament (comme la ritaline). Tous les adultes sont innocentés et on peut donc ne rien changer. à rien.
                         Les adultes ne peuvent pas être coupables, évidemment, et les établissement « d’accueil » de même que le personnel sont irréprochables. Pensez donc, l’école de la République....
                        Peut-être devrait-on enfin savoir ce qu’est un enfant, de quoi il a besoin poiur devenir un adulte en bonne santé psychique (et physique). Il est vrai que ça chamboulerait beaucoup d’habitudes.
                        L’école s’est organisée (et continue de le faire) en ne connaissant presque rien de ces besoins et en refusant de s’en préoccuper. Les autorités et beaucoup d’adultes ont fait (et font encore) de même.

                        L’auteur, merci de votre appréciation.
                        Vous citez le père au chômage et la famille africaine. Je vais faire ma remarque habituelle : à mon avis ce ne sont que des éléments aggravant.
                        Le problème de fond est que les enfants, qui ne sont pas différents des autres petits de mammifères, doivent impérativement être protégés par leurs parents de façon absolue jusqu’à l’âge de sept ans environ (temps nécessaire pour la construction du cerveau). Il faut donc réduire le coût de la vie et la consommation pour libérer du temps aux parents. Il faut aussi combattre les idéologies qui ont avili la famille et une bonne partie de la vie privée. « Il faut réduire la durée du congé de maternité pour que la femme puisse GARDER UN PIED DANS LA VIE SOCIALE » a dit SARKOZY. Elever des enfants est considéré comme une relégation.
                        Les parents actuels ont subi la même « éducation » que leurs enfants, de sorte que la situation leur parait normale.

                        Ainsi peu de personnes imaginent de changer sérieusement nos modes de vie et quelles que soient les solutions que l’on peut imaginer, leur mise en œuvre se heurtera fatalement à la culture et surtout à la mauvaise santé psychique de presque trois générations.
                        Pour en sortir il faudrait que la génération actuelle réussisse à élever une génération entière en bonne santé psychique, qui à son tour ferait de même et ainsi de suite... utopie bien sûr.


                        • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 08:28

                          paconform

                          Merci pour vos réflexions, vos commentaires, au fil de l’échange on mesure le bien fondé d’une communication courtoise...il est vrai que le sujet est sérieux et qu’il inspire l’humanité, toutes ces ressources qui se mettent en action dans les moments les plus délicats.
                          Au plaisir


                        • bernard bernard425 20 avril 2010 00:28

                          vous citez Coluche qui déclarait :
                          « Les hommes politiques, zommes politiques, si vous leurs donniez le désert du Sahara, en quelques jours il ne resterait plus un gramme de sable. »

                          Il semblerait que Coluche ait « emprunté » cette phrase à Georges Courteline et l’ait adaptée pour la circonstance. Courteline disait :
                          « savez-vous ce qui arriverait au sahara si on y installait le communisme ? Pendant 50 ans, rien. Au bout de 50 ans, pénurie de sable. »

                          Ce qui n’enlève rien à la valeur de votre article qui, je trouve, s’inscrit dans le pessimisme ambiant. Les temps ne sont plus ce qu’ils étaient, les valeurs humaines ont été abandonnées au « profit ». L’éducation nationale est devenue un espèce de machin ayant abandonné sa fonction première, à savoir l’éducation de nos enfants, nos lois sont bafouées en permanence par des individus(civils et politiques) qui n’ont que faire des valeurs républicaines bref, je ne vais pas me lancer dans l’énumération des griefs officiels recencés, tant la liste est longue et non exaustive. 
                          Drôle d’époque, oui vraiment drôle d’époque.


                          • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 08:42

                            Bernard

                            Dégraisser le mammouth, une expression intéressante et très mal vécu mais peut être mal comprise.

                            C’est à dire la compréhension est à la mesure de l’implication de chacun.

                            De plus M. Allègre se montre aussi maladroit quelquefois.

                            Un meilleur dosage entre le public et le privé, l’état ne saurait prendre en compte tout et tous.

                            Entre collectivité et collectivisme ne pas oublier la différence.

                            Merci de votre intervention


                            • Fergus Fergus 20 avril 2010 09:34

                              Bonjour, Jack, et bravo pour ce très beau texte que je viens de lire tardivement pour cause d’absence de mon domicile.

                              Je ne crois pas qu’il y ait foncièrement un problème de l’éducation, mais avant tout un problème de la société qui induit ce problème de l’éducation. C’est parce que les gouvernements successifs ont ghettoïsé les classes populaires dans des cités puis délaissé ces quartiers qu’il existe désormais de graves difficultés de relations et d’intégration dans le milieu scolaire.

                              La faute à la part du feu qui a été faite par les uns et les autres dans ces quartiers où, en contrepartie d’un chômage en hausse, on a toléré des trafics et des dérives inacceptables en matière d’économie souterraine. Dérives qu ont entraîné chez les enfants une redéfinition inconsciente de l’échelle des pouvoirs et des hiérarchies. Tout cela, ajouté à des parents ne maîtrisant pas ou maîtrisant peu la langue, ainsi qu’au fait dramatique que des élèves d’aujourd’hui n’ont jamais vu leurs parents au travail, tout cela donc a créé un climat délétère et porteur de toutes les aberrations comportementales que l’on connait.

                              Qu’il faille tout faire pour améliorer la situation en milieu scolaire est une évidence. Mais cela ne pourra pas se faire si l’on ne réforme pas les conditions de la vie en société pour des classes populaires durablement confrontées à la précarité.

                              Cordiales salutations.


                              • Internaute Internaute 20 avril 2010 12:15

                                « Maintenant les pédagogues, bons ou mauvais affrontent la souffrance et la révolte de plein fouet, frontalement. » Tout à fait. Les psychologues ont tout simplement remplacé les curés. Avant on allait raconter au curé ses petits soucis de la vie quotidienne pour y trouver un réconfort, aujourd’hui on va voir le psychologue. Son rôle est le même, sans la dimension divine.

                                Concernant l’immigration vous faites bien de mentionner qu’elle est le principal problème de l’EN aujourd’hui. Cependant vous nous trompez en sombrant dans l’éternel fouettage masochiste qu’adorent les intellectuels français. Si leurs grands pères sont venu chez nous, ce n’est pas à cause d’une douleur irréparable que nous leurs aurions fait subir mais principalement par la fascination qu’a excercé sur eux notre civilisation. Ils en ont eu un avant goût sur leur terre grâce à la colonisation et ils se sont imaginés que le France est un paradis.

                                Votre logique inversée est fausse. Que je saches, il n’y a pas un seul juif qui ait envie de retourner dans un camp de concentration. Si la France avait fait tant souffrir les africains, je ne crois pas qu’il y aurait tant de candidats au voyage.

                                Vous écrivez « Le jour ou l’on intervertira le budget de l’éducation nationale et celui de l’armement, les problèmes seront en partie réglés, en partie seulement car l’homme demeure avec ses gouts suicidaires. » En reprenant la feuille d’information de Bercy pour le budget 2009 jointe à nos déclarations on y lit : Enseignement et recherche 84 milliards, Défense 37,3 milliards. Est-ce que votre intervention signifie qu’on devait doubler les dépenses militaires et diminuer celles de l’EN ?

                                Finalement, vous pointez du doigt l’ineptie qui consiste à vouloir mélanger les peuples et leurs territoires lorsqu’en plus ils n’ont aucune racines raciales ni cultutrelles communes. Cela a été un fiasco partout. Il n’existe pas un seul exemple de succès dans l’histoire. Malheureusement il y a toujours des intellectuels pour venir culpabiliser les gens qui veulent vivrent en paix chez eux et essayer de nous faire croire que l’immigration russe ou portugaise en France est en tous points comparable à l’immigration malienne et arabe.

                                N’ayez pas peur. Il n’y aura aucune guerre civile. La Grèce et Rome ont disparu de la même manière. Nous entrerons simplement dans un hiver qui verra la régression de notre civilisation en attendant quelques siècles que resurgisse un royaume sur nos cendres.


                                • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 14:07

                                  Internaute,

                                  Bien sur ils étaient attirés, ces vieux combattants coloniaux par la chimère française, c’est après qu’ils trouvèrent sur leur route des complications, des murs et des réflex de rejet...souvenez vous en 1950/60 on les nommait "les crouilles« , »les bounioulles".
                                  J’ai passé 2 ans en Agérie comme météorologiste militaire, à Alger maison blanche, puis sur l’aéroport d’Aïn-el bey à Constantine,
                                  J’ai eu beaucoup d’amis musulmans, j’avais souvent le privilège de pénétrer dans leur maisons et rencontrer leur femme dévoilée ce qui a leurs yeux était un privilège.C’est un peu comme si vous demandiez à votre femme de se mettre nue lorsque vous recevez un ami. J’ai eu beaucoup d’ennuis avec mes collègues de la météo qui me prenaient pour un rouge...les cons.
                                  Je me suis sans doute mal exprimé, nous ne nous étions pas compris.
                                  Pour le budget de l’EN, c’est une manière d’évoquer l’importance que l’on devrait accorder à l’éveil de la conscience sur ce qui sert la barbarie absolue.
                                  Pour l’Islam, religion médiévale elle en est à peu près en l’état au niveau d’obscurantisme du judéo- christianime du XV ème siècle.
                                  Mieux elle s’inspire des pratiques judaïques de l’ancien testament. J’ai eu l’occasion de me faire insulter par des pseudo-intellectuels Agoraphobes. C’est un autre problème mais avec un amalgame possible pour les questions qui nous préoccupent . Les européens trouvent des racines communes, mais avec l’Islam, dans le meilleur des cas c’est de la poudre aux yeux. Je dénonce un danger absolu. Le sectarisme ne peut pas faire bon ménage avec la liberté d’expression.
                                  D’autres part le manque d’auto-dérision et d’humour chez certains religieux est un indice alarmant, car chez les psychotiques aussi l’humour vient à manquer. Toutes les religions sans exception sont des volcans gris qui regroupent des êtres humains qui n’existent pas en qualité d’êtres autonomes et dont l’existence est conjuguée à la première personne du pluriel. Le nous, c’est on, c’est tout, c’est rien. Quand un véritable problème se présente, ces personnages qui ont nié leur moi, et refoulé leur différence,se révoltent comme un volcan imprévisible.
                                  N’en déplaise aux empêcheurs de tourner en rond, ce que je dis n’est pas une vue de l’esprit mais une données scientifique observées depuis  le début des temps et mis en équation depuis un siècle.
                                  Certaines pratiques barbares s’apparentent à celles de certaines sectes judéo-chrétiennes. J’ai commencé au séminaire de théologie, je sais de quoi je parle. Après j’ai pris ma liberté...je ne la perdrai pas avec des nanas soumises dans une burqa fantomatique et des barbus enturbannés sortis des contes des mille et une nuits, sans les contes mais avec des nuits ténébreuses.J’espère que vous avez raison pour le dénouement heureux,
                                  Au plaisir de vous avoir lu

                                  Merci de votre passage.


                                • jack mandon jack mandon 20 avril 2010 15:02

                                  Musima

                                  Je ressens aussi ce vide et j’en suis navré. Au fond ce n’est pas étrange car le problème est de taille.
                                  Je vais vous dire quelque chose de simple. Comme je l’ai défendu dans des papiers précédents, l’énergie féminines est déficitaire dans les instances responsables qui influencent l’évolution du monde sur le plan humain. On peut y remédier.
                                  Le fondement de la personnalité de l’enfant se construit dans les premières années de la vie. Cela signifie que même un enfant de délinquant ou de caractériel ou même de psychotique, dans les mains d’une équipe spécialisée d’éducatrices et d’éducateurs...parité absolument nécessaire,
                                  recevra les vrais outils de ce qui fera de lui un être curieux, intéressé, passionné, centré en lui même et plus tard intégré dans l’environnement scolaire éducatif.
                                  Dans tous les travaux, la préparation, la base, la genèse donnent le la.
                                  Ce sont les enfants qui formeront les parents.
                                  D’ailleurs, cet état de fait existe depuis longtemps déjà.
                                  Un effort important doit être accompli dans les maternelles et dans les petites classes.
                                  Concentration faites sur les petits, ils trouveront la force et l’intelligence pour faire émerger de leur imaginaire et de leur bon sens ce qui nous permet de dire que tout enfant est intelligent, certains plus doués que d’autres bien sur.
                                  Soigner le microcosme sans redouter les problèmes planétaires. Leurs solutions s’inscrivent toujours dans une tête bien faites et chez un enfant heureux et valorisé.
                                  Au fond les petits sont les plus intelligents et les plus flexibles pour assumer les bouleversements, les mutations, les grands bouleversements migratoires...à condition de recevoir de l’amour sous toute ses formes et de se sentir sécurisé.
                                  Les grands bouleversements mondiaux ne posent pas de problème majeur à ces enfants là.
                                  Il faut donc focaliser sur l’enfant.


                                • jack mandon jack mandon 21 avril 2010 07:25

                                  paarkway,

                                  Tout à fait, j’ai deux citations, l’une de Paul Léautaud, le pamphlétaire,

                                  « Le plus grand nombre est bête, il est vénal, il est haineux. C’est le plus grand nombre qui est tout.
                                  Voilà la démocratie.

                                   » Dans une démocratie pure, la tyrannie populaire est cause d’autant de violence, d’ombrages mutuels et de terreur que sous le plus absolu despotisme, avec cette différence qu’il est plus facile d’échapper aux agents d’un royal tyran qu’aux injures du vulgaire dont on est partout environné.
                                   
                                  Lord Brougham

                                  Merci pour le clin d’oeil


                                  • Raymond SAMUEL paconform 21 avril 2010 11:04

                                    Bonjour Jack et Mussima,

                                    Excusez-moi de m’intercaler. Mais vous dites tous les deux des choses fort riches et je voudrais apporter mon grain de sel.

                                    - D’abord à Jack (peut-être aurais-je le temps d’enchaîner pour Mussima) :

                                    « Le fondement de la personne de l’enfant se construit dans les premières années de la vie ».
                                    Une obs. : On l’a dit mais presque tout le monde le nie. Par commodité et égoïsme. (ça permet de déléguer ses responsabilités de parent).
                                    Un certitude : l’enfant sacrifié au consumérisme le restera tant que cette première chose ne sera pas acquise, avec toute son acuité, dans tous les esprits : l’essentiel de la construction du cerveau, avec toutes ses conséquences, se fait pendant les neuf premiers mois de vie intra-utérine et les six à sept années suivantes.

                                    « Cela signifie que...même un enfant de délinquant... »
                                    Une obs. : un enfant de parents qui ne sont que délinquants est moins exposé qu’un enfant de parents indifférents, égoïstes, injustes ou trop peu présents.

                                    « Entre les mains d’une équipe spécialisée... »
                                    Une obs. : Cette équipe peut remettre un peu d’ordre dans le mental fracassé mais ne peut pas guérir suffisamment l’affectif. Cet enfant en partie « réparé » restera toute sa vie suspendu au dessus d’un trou noir (difficulté à vivre en couple notamment).

                                    « Ce sont les enfants qui formeront les parents... »
                                    Une obs. : Vous parlez d’or. Vous dites aussi que c’est déjà le cas. Malheureusement cesq cas sont assez rares et fortement contré par les idéologies dominantes.
                                    D’autre part, avec un ou deux enfants les parents n’ont pas le temps de se former et on constate que les grands-parents qui ont cumulé le parentage de leurs enfants avec celui de leurs petits-enfants, plus d’autres expériences parfoi, se laissent plus largement former par les enfants que les jeunes parents.

                                    Le monde a absolument besoin de parents formés (en gros, qui auront maîtrisé leur cultur, en particulier leur ego, et les idéologies très dominantes) de façon à permettre aux enfants de parvenir à l’âge adulte en bonne santé psychique (et physique).
                                    C’est là la clé de tous les problèmes (ceux qui sont encore solubles) parce que ces têtes bien faites seront aptes à prendre de bonnes décisions.

                                    Excusez-moi Jack, mais il faut abandonner l’idée que de jeunes enfants puissent être en bonne santé psychique hors de la famille, entre les mains d’une équipe, aussi spécialisée soit-elle.
                                    Le problème principal très ardu auquel nous nous heurtons est celui-ci :

                                    COMMENT FAIRE EN SORTE QUE DES PARENTS MALADES ELEVENT DES ENFANTS BIEN PÖRTANTS ?


                                    • jack mandon jack mandon 21 avril 2010 12:01

                                      paconform

                                      Soyons synthétiques, l’école de la vie des parents est envisageable, sous une forme pédagogique et ludique,
                                      une manière de répondre, pour une famille aux aides de l’état. Donnant, donnant.

                                      Le projet actif et original d’un appui valorisant pour tout enfant depuis le plus jeune âge persiste.

                                      Cela peut contribuer à rapprocher les parents et les enfants et les rendre plus attentifs à la beauté humaine.

                                      Place à l’humain tout azimut, c’est pour les gens pratiques un investissement à moyen et long terme.

                                      Pour les idéaliste et les rêveurs, c’est l’occasion de libérer une formidable énergie d’amour.

                                      Après les pédagogues, psychologues, éducateurs et enseignants travailleront avec de meilleurs appuis et avec des perspectives ouvertes.


                                      • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 24 avril 2010 11:01

                                        Ou pire ! les financiers de tous poils, qui leur sont alliés, parviendraient à vendre ce sable aux caravaniers...

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