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Accueil du site > Actualités > Société > L’hyper-individualisme dans notre société

L’hyper-individualisme dans notre société

L’hyper-individualisme est un état d’esprit très majoritaire dans notre société, qui, au moins inconsciemment, voit un individu libre au centre de chacun d’entre nous, un individu qui est « je », le seul vrai « je » et qui, à ce titre, ne devrait subir aucune contrainte, aucune influence, aucune attente d’aucune sorte, aucune « assignation ».

Dans la pensée hégélienne, nous sommes tissés de trois brins, dans trois dimensions : l’universalité (ce qui est à tous), la particularité (toutes nos appartenances à des groupes et non-appartenances à d’autres) et la singularité (ce qui n’est qu’à nous). Ces trois dimensions ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

Le discours hyper-individualiste ne reconnait que la singularité.

Quand on pense à l’individualisme, on pense en général à l’égoïsme, on pense à une condamnation morale d’actes ou de personnes, on pense aussi à un état d’égoïsme extrême des membres de la société qui rend la vie sociale difficile et presqu’impossible. Evidemment, l’égoïsme, c’est toujours l’égoïsme des autres (on est dans la morale) et la condamnation morale est une posture, elle n’a aucune réalisation concrète.

Il me semble que l’état d’esprit des membres de notre société est constitué d’un individualisme quasi absolu, un hyper-individualisme dans lequel toute appartenance à un groupe est une aliénation, un mal qui n’aurait pas lieu d’être et dont il faut se débarrasser. Tout lien social est aliénation. Il faut être un « être humain » tout simplement. On parle du vivre-ensemble, ce vivre-ensemble concerne des individus, tous séparés les uns des autres et se devant une reconnaissance réciproque de leur individualité (ni jugement, ni contrainte, pas même d’attente) et rien d’autre.

En même temps, nous sommes dans un ensemble national, exclusif (dans le discours) des ensembles plus petits ; nous les refusons en leur donnant le nom de communautarisme. Lesdits communautarismes seraient incompatibles avec l’appartenance nationale (nul ne peut servir deux maîtres, quelque chose comme ça), la nation tenant le caractère universel de la démocratie et de la République. « Nos valeurs priment sur l'obscurantisme, au-delà des confessions, au-delà de nos différences appartenances. Nous sommes tous Français », a rappelé Ibrahim Sorel Keita, président de la chaîne de la TNT Banlieues diversité médias TV : http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/28/hommage-a-herve-gourdel-nous-devons-reinstaurer-une-logique-de-fraternite_4495759_3224.html

Bien entendu, dans ce cadre général, il y a moult exceptions. Ce cadre ne s’oppose pas à tous les groupes internes. On ne s’oppose pas aux Bretons, leur déclaration communautaire n’est pas nommée et il n’est pas dit qu’elle abime la République. Pourtant, les Bretons s’opposent par la violence à des lois nationales, issues de l’Assemblée nationale, elle-même issue des urnes et nul ne les range dans les communautaristes, destructeurs de la Nation. N’en font pas partie non plus, les communautés considérées comme victimes (les Roms par exemple).

Il y a le principe et l’application du principe. Nous avons un principe et des applications à choix multiples qui estompent le principe jusqu’à l’effacer. L’application du principe qui déforme considérablement le principe obéit à des régularités qui ne font l’objet d’aucune attention. Ce sont ces régularités que je tente de montrer, de décrire.

On voit le travail de cette distorsion dans le contexte des agressions hideuses de Français par des groupes djihadistes qui se revendiquent de l’Islam. La question de la condamnation de ces actes et de ces groupes djihadistes par les musulmans de France se pose. Mais s’ils le faisaient, même si c’est pour le bien, ils se constitueraient en communauté. Or, en principe, nous ne reconnaissons pas les communautés, et en pratique nous en reconnaissons certaines, sans les nommer communauté parfois, ou à la plainte, quand elles sont victimes.

Ce qui donne des cafouillages en pagaille. Côté orthodoxie républicaine : « Non, je n'irai pas manifester devant la Mosquée de Paris. Si je dois y aller, c'est en tant que Français, horrifié qu'on ait égorgé un autre Français. Pas en tant que musulman. » http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/25/pourquoi-les-musulmans-devraient-prendre-position-apres-la-mort-d-herve-gourdel_4494554_3224.html et encore :

 « La logique à l'œuvre dans tout cela est terrible. Elle présuppose que les musulmans seraient, par défaut, solidaires des actes des terroristes. Elle présuppose que tout musulman est relié au terrorisme islamiste et qu'il doit publiquement couper ce lien. Elle présuppose une suspicion a priori. Une suspicion qui est parfois explicite mais qui est le plus souvent sourde, voire intériorisée par les musulmans eux-mêmes. » Suit une longue liste de comparaisons, dont certaines farfelues (il s’agit de montrer l’absurde de cette demande, pour le journal Rue 89). « Pourquoi demander aux musulmans de France de prendre position ? » demande Michaël Szadkowski, en titre d’un article du Monde. Parce que ce sont les djihadistes qui affirment agir au nom de l’Islam, et qui dans leur « logique » visent la France et les Français ; la question n’est pas dans une « logique » interne à la France (sans compter le caractère paradoxal de cette « logique »). Il faut considérer la succession des discours et des actes, respecter les antériorités, tenir compte du sens du courant dans le flot des paroles. Que les Français nommés par les djihadistes disent ce qu’ils pensent de ce lien et le coupent est une nécessité ; tant qu’ils ne l’ont pas fait, on est en droit de supposer et de craindre que ce lien énoncé par les djihadistes soit bien réel, voire réciproque.

Nous serions dans un monde sans aucun lien, aucune solidarité. Tous des Robinson dans notre île, nos paroles et nos actes ne dépasseraient pas le périmètre dans lequel ils sont faits ! C’est ça qui est absurde, cet hyper-individualisme.

Il me semble qu’au contraire, nos appartenances nous constituent et bâtissent ce moi essentiel à l’intérieur de nous. Nous les voyons comme des gênes, des freins, des soustractions à cet être unique de liberté que nous sommes, alors que ce sont des nourritures, ce sont les désirs, les multiples complémentarités que nous trouvons dans les autres, les coopérations et les oppositions.

Et dans l’application à-peu-près du principe d’unité nationale sans particularisme, il y a (heureusement) une condamnation des actes, la déclaration que même si ces égorgeurs disent avoir agi au nom de leur religion, l’Islam n’a rien à voir avec ça… Cependant le débat continue dans ces termes victimisation ou non des musulmans de France. Cependant le débat continue dans ces termes de l’hyper-individualisme : victimisation ou non des musulmans de France. Il faudrait reconsidérer cette idée d’une insularisation de tous les individus et relier positivement particularité et singularité.


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20 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 1er octobre 2014 18:26

    Pour une grande majorité de Français - les *NOUS* -., les musulmans sont perçus comme des *EUX*, - et c’est cela qu’on en attend des gages - tandis que les musulmans, en tant que Croyants, que Fidèles, se considèrent comme des « NOUS » par rapport aux "EUX* que sont, forcément, les mécréants. les infidèles.


    Croire qu’un tel clivage peut être atomisé par des théories à base d’universalisme républicain, est une de ces angéliques âneries avec lesquelles notre époque tente de se rassurer.

    • César Castique César Castique 1er octobre 2014 18:37
      Correction :

      « ...et c’est pour cela qu’on en attend des gages... »

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 octobre 2014 09:34

      J’avais vu une raison de l’émergence de J-M Le Pen en 2002 dans le délire incroyable sur la 2e Intifada :
      une semaine avant le 21 avril 2002, débat surréaliste entre le président du CRIF et le mufti de Marseille, le 1er demandant au second de condamner les actes antisémites (comme s’il en était le responsable personnel), le second finissant par indiquer benoitement que, au vu des crimes commis « là bas », un certain échauffement était tout à fait normal « ici ». Comme si la France c’était la Palestine.

      La seule communauté invisible là dedans c’est celle des Français qui ne se revendiquent ni ceci ni cela.

      Mais faites l’expérience, revendiquez vous Français sans plus, tout le monde trouvera ça bizarre. Et pourtant...


      • bnosec bnosec 2 octobre 2014 09:50

        Les bonnets rouges sont un bel exemple du « tout pour ma gueule » : on va tous payer l’écotaxe en faisant le plein de notre bagnole pour éviter à ces connards de foutre le feu aux préfectures.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 octobre 2014 10:18

          C’est une bizarrerie française, on est souvent en mode parodique par rapport aux autres pays :
          ailleurs, les régions riches disent « on fait sécession on ne donne plus rien ».
          en France, les mouvements indépendantistes veulent plus d’autonomie et plus de subventions (Corse, Bretagne).

          De même avec Dieudonné (mais ça n’a rien à voir) « franco camerounais » qui reprend à son compte les revendication des éternels descendants d’esclaves Noirs américains (alors qu’il n’a personnellement rien de commun avec cette mémoire !) et leurs récriminations contre les Juifs. Un débat qui a eu lieu il y a...40 ans aux USA.


        • rocla+ rocla+ 2 octobre 2014 10:18

          l’ écotaxe  est l’ envers des privilèges des fonctionnaires 

          une partie des gens ont divers avantages que n’ ont pas les autres . 



          l’ envers de cette situation est de faire payer à certains une taxe pendant 
           que d’ autres ne la paient pas . 

          Ou bien tout le monde a des privilèges ou bien personne en bénéficie .
          Ou bien tout le monde paye des taxes ou personne . 

          Voilà , 

          • rocla+ rocla+ 2 octobre 2014 10:20

            l’ écotaxe  est l’ envers des privilèges des fonctionnaires 

            une partie des gens ont divers avantages que n’ ont pas les autres . 



            l’ envers de cette situation est de faire payer à certains une taxe pendant 
             que d’ autres ne la paient pas . 

            Ou bien tout le monde a des privilèges ou bien personne en bénéficie .
            Ou bien tout le monde paye des taxes ou personne . 

            Voilà , 

            • Crab2 2 octobre 2014 15:18

              « Théorie du genre  »

              Bonne réponse qui renvoie dos à dos une classe politique toujours en retard d’une dizaine de révolutions :

              http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n-113-octobre-2014/

              Site perso :

              http://laicite-moderne.blogspot.fr/


              • Taverne Taverne 2 octobre 2014 15:47

                « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence... voilà l’équation ». (Averroès)

                Et comme vous écrivez que « le discours hyper-individualiste ne reconnait que la singularité », je cite une seconde fois Averroès : « Dieu ignore les singuliers ».


                • soi même 2 octobre 2014 16:39

                  Cela fait mal au mandibule de dire tous simplement égoïsme, non on préfère la poésie des mots pour masquer la réalité crue que l’on en fait partie de c’est égoïsme collectif !

                  Car si ce n’est pas le cas, pourquoi ce peindre, si ce n’est bien sa personnalité qui ce plein d’être oublier ?

                   smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  :- smiley
                  Je te rajoute pas le dernier, il ne passe plus !

                  • vesjem vesjem 2 octobre 2014 22:54

                    @pereol
                    communautaristes, destructeurs de la Nation
                    Le cas breton est très mal choisi ; cette population a subi l’humiliation de « sa » république jusqu’à très récemment ;
                    En effet , jusqu’aux années 1950 , un grand nombre de bretons avait et parlait une langue : le breton (# 50% approx) ;
                    L’école républicaine a tout fait pour éradiquer cette langue ( punitions et humiliations pour quiconque la pratiquait ) ;
                    La fierté du Breton en a été sévèrement altérée , mais il garde encore au tréfonds de lui la volonté sourde de retrouver toute sa culture spoliée ; d’où son unité culturelle dans la révolte contre les injustices ;
                    à noter que dans nos îles qui ont subi l’esclavage , les populations gardent encore malgré eux l’héritage diffus de l’obéissance ;
                    Ont ne sort jamais indemne des violences d’un pouvoir ;
                    De la même façon , le monde a beaucoup de souci a se faire quant au devenir des millions d’orphelins , victimes des exactions de l’occident   


                    • Orélien Péréol Orélien Péréol 4 octobre 2014 14:03

                      Au contraire, vous abondez en mon sens. L’exemple des Bretons n’est pas là pour parler de la Bretagne. Je n’en dis qu’une chose : d’un point de vue général, théorique, c’est un communautarisme et que cette caractéristique de communautarisme n’est pas dans le discours tenu sur les Bretons. Ce qui constitue un viol de l’idée d’égalité de tous en droit. Vous m’expliquez que les Bretons ont de bonnes raisons de se constituer en groupe en part. Ce n’est pas le sujet. Vous allez dans mon sens, puisque vous reconnaissez par là que les Bretons se distinguent et se séparent du peuple français en son ensemble et valorisent cette distinction-séparation.

                      Si le concept de communauté est exclusif de la République et de la Nation, comme il est dit de certains groupes, alors cela doit se dire des Bretons. Et quand vous mettez des guillemets à « sa » (République) vous confirmez la validité de mon exemple pour ce que je veux dire.

                    • huijitsu 4 octobre 2014 01:20

                      Et les bombardements de la colation en votre nom, ça vous va ?


                      • Orélien Péréol Orélien Péréol 4 octobre 2014 14:32

                        Je vais sans doute écrire un deuxième article (voire plus) sur ce sujet.

                        Les commentaires portent sur les exemples que j’ai pris. Les exemples ne sont pas mon sujet. Ce sont des illustrations, pris dans l’actualité parmi beaucoup d’autres.

                        Mon sujet, c’est l’idée qui nous imprègne tous peu à peu selon laquelle les liens naturels, légitimes, ou sociaux non-choisis ou non « bénéficiaires » sont indus, ineptes, faux, à rejeter et combattre, car nous sommes un être libre, sans liens, au centre de nous-mêmes, comme Dieu et que nous choisissons nos solidarités, les solidarités ne viennent pas vers nous. J’appelle cette idée hyper individualisme.

                        Cet argument de l’hyper individualisme est opposé par certains pour dire que les musulmans de France n’ont pas à s’exprimer particulièrement sur les crimes commis au nom de l’Islam, alors qu’ils me semblent qu’ils doivent se séparer fermement de la solidarité que les terroristes leur envoie en déclarant que leurs actes sont faits dans l’exercice de la religion musulmane. Ce que les musulmans de France font.

                        Je vis et ressens au contraire que nous sommes faits de mille liens qui nous tissent à tous, dans le temps, nous sommes liés au Préhistoriens, aux Romains...etc. je vais pas tout passer en revue, à nos parents bien sûr. Nous sommes liés à tous les hommes sur la Terre. ces liens sont la nourriture de notre liberté et loin de nous gêner, voire de nous empêcher de vivre, sont au contraire indispensables pour nous dire nous-mêmes et nous constituer en dignité humaine, de liberté surtout.

                        Voilà une tentative de synthèse de mon article.

                        • epicure 4 octobre 2014 18:26

                          "
                          Quand on pense à l’individualisme, on pense en général à l’égoïsme, on pense à une condamnation morale d’actes ou de personnes, on pense aussi à un état d’égoïsme extrême des membres de la société qui rend la vie sociale difficile et presqu’impossible.

                          "

                          Il ne faut pas prendre son cas pour des généralité.
                          Les mots ont un sens, et deux mots existent pour décrire deux choses différentes.
                          Le problème c’est qu’en général la confusion est faite par nombre de personnes.

                          L’individualisme n’est pas un égoïsme extrême, ce n’est pas un égoïsme tout court. L’individualisme c’est l’autonomie de décision des individu vis à vis de toute autorité arbitraire.
                          Par contre l’égoïsme est la fusion du concept individualiste avec un autre concept, celui de rupture avec l’universel ( le particularisme ), se focalisant sur un seul individu.

                          Il existe deux liens sociaux :
                          le lien vertical, celui de l’autoritarisme, de la soumission, qui est rejeté par l’individualisme proprement dit.
                          Le lien horizontal entre égaux, le lien de l’universalité, qui lui est rejeté aussi par l’égoïsme avec l’autre.

                          Si la singularité est bien une spécificité de l’individualisme, c’est la vision universaliste de l’individu basée sur l’unité de celui ci, c’est à dire voir l’individu au delà de toute particularité spécifique. La singularité, c’est ni être identique, ni être contre, mais ce qui permet de faire lien entre chaque individu car il y a toujours quelque chose qui nous lie à d’autre parmi tout ce qui fait notre singularité ne serait ce au minimum notre humanité.

                          Comme tu dis la particularité crée une inclusion mais aussi une exclusion, donc la stigmatisation de particularités spécifiques c’est ça qui crée la rupture avec l’universel.

                          L’égoïsme repose en fait sur une vision conflictuelle avec les autres faute de lien social (qui reose sur le sentiment de confiance). C’est à dire que ce qui caractérise l’égoïste radical, c’est bien son action agressive vis à vis de la société, à vouloir s’imposer face aux autres.
                          Le bling bling, la rolex à 50 ans, les marques de sport , l’iphone etc..., tout ce qui permet de se montrer, qu’on a les signes de supériorité ce n’est pas de la singularité, mas bien de la particularité opposée à ceux qui ne l’ont pas. Rouler sans tenir compte des autres de amnière agressive, mettre de al musique à fond quand on est dans un immeuble, tout ça ce sont des comportements égoïstes, qui sont en fait des comportement agressifs.

                          Ce qui différencie l’égoïsme de l’individualisme c’est donc l’agressivité, et la non prise en compte totale des autres individus.
                          Alors que en miroir à l’égoïsme il y a un individualisme qui vit le lien social horizontal , comme le cadre de l’émancipation des individus, plutôt que le chacun pour soi et tous contre tous, qui en fait aliène les individus.


                          • Baasiste 2 4 octobre 2014 18:41

                            « Il ne faut pas prendre son cas pour des généralité.
                            Les mots ont un sens, et deux mots existent pour décrire deux choses différentes.
                            Le problème c’est qu’en général la confusion est faite par nombre de personnes.

                            L’individualisme n’est pas un égoïsme extrême, ce n’est pas un égoïsme tout court. L’individualisme c’est l’autonomie de décision des individu vis à vis de toute autorité arbitraire. »

                            l’individualisme est l’opposé à tous groupe, tout ensemble, tous liens avec d’autres (union=anti-individualisme), tout entraide et solidarité (plusieurs gens=anti-individualisme qui est UN et singulier), tous collectif, etc...


                            « Par contre l’égoïsme est la fusion du concept individualiste avec un autre concept, celui de rupture avec l’universel ( le particularisme ), se focalisant sur un seul individu. »

                            un seul individu=individualisme, l’individu est seul SEUL. plusieurs individus et ensemble des individus=groupe, communauté, collectif, donc anti-individualisme, particularisme=identité de plusieurs individus, tu comprends rien comme d’hab. défendre l’individu en défendant un TOUT est anti-individualiste.



                            « Il existe deux liens sociaux :
                            le lien vertical, celui de l’autoritarisme, de la soumission, qui est rejeté par l’individualisme proprement dit.
                            Le lien horizontal entre égaux, le lien de l’universalité, qui lui est rejeté aussi par l’égoïsme avec l’autre. »

                            égalité=incompatible avec la liberté individuelle. et enfin « égalité »=uniformité anti-universelle (rejette les identités des humains).


                            « Si la singularité est bien une spécificité de l’individualisme, c’est la vision universaliste de l’individu basée sur l’unité de celui ci, c’est à dire voir l’individu au delà de toute particularité spécifique. La singularité, c’est ni être identique, ni être contre, mais ce qui permet de faire lien entre chaque individu car il y a toujours quelque chose qui nous lie à d’autre parmi tout ce qui fait notre singularité ne serait ce au minimum notre humanité. »

                            humanité=collectif, identité collective, donc anti individualisme. lien avec les autres, fin de la singularité, mais société marchant sur l’action plurielle les liens pluriels. voir l’individu au-dessus de toute particularité spécifique=déjà en place, c’est le capitalisme donnant une identité uniforme car l’individualité ne varie que très peu.



                            « Comme tu dis la particularité crée une inclusion mais aussi une exclusion, donc la stigmatisation de particularités spécifiques c’est ça qui crée la rupture avec l’universel. »

                            tu stigmatises et tu es anti-universel car le particulier c’est al diversité humaine et les différences humaines... rejetés par ta personne et tous compatibles avec l’universel. tu traites les divers identités humaines d’exclusion pour imposer ton identité à toi morbide.




                            « L’égoïsme repose en fait sur une vision conflictuelle avec les autres faute de lien social (qui reose sur le sentiment de confiance). C’est à dire que ce qui caractérise l’égoïste radical, c’est bien son action agressive vis à vis de la société, à vouloir s’imposer face aux autres. »

                            donc tu parles comme un collectiviste tu n’aimes pas que l’individu aille contre la société collective et les « autres » (autres=pluriel, ensemble, anti-individualisme).



                            « Le bling bling, la rolex à 50 ans, les marques de sport , l’iphone etc..., tout ce qui permet de se montrer, qu’on a les signes de supériorité ce n’est pas de la singularité, mas bien de la particularité opposée à ceux qui ne l’ont pas. »

                            particularité non ce n’est pas de la particularité, tu montres ton individualité et la supériorité de ton individu individu en montrant les richesses que tu peux accumuler, et pour que ta personne épate.


                             « et Rouler sans tenir compte des autres de amnière agressive, mettre de al musique à fond quand on est dans un immeuble, tout ça ce sont des comportements égoïstes, qui sont en fait des comportement agressifs. »

                            individualisme « je m’en tape des autres, MOI MOI ma gueule ».

                            voilà chacun ne pense qu’à lui et suit son individualité et ses volontés individuelles.


                            « Ce qui différencie l’égoïsme de l’individualisme c’est donc l’agressivité, et la non prise en compte totale des autres individus. »

                            l’égoïsme est bien individualiste, c’est l’assouvissement de ses plaisirs individuels, l’individu de chacun ne se lie à aucun autre, INDIVIDU=UN, ce qui n’est pas DIVISIBLE/.



                            « Alors que en miroir à l’égoïsme il y a un individualisme qui vit le lien social horizontal , comme le cadre de l’émancipation des individus, plutôt que le chacun pour soi et tous contre tous, qui en fait aliène les individus. »

                            l’émancipation des individus pour toi=soumission au collectif, chacun pour soi=liberté et volonté de chaque individu. le bien humain n’a rien à voir avec le bien de l’individu.




                          • Baasiste 2 4 octobre 2014 19:41

                            « Il ne faut pas prendre son cas pour des généralité.
                            Les mots ont un sens, et deux mots existent pour décrire deux choses différentes.
                            Le problème c’est qu’en général la confusion est faite par nombre de personnes.

                            L’individualisme n’est pas un égoïsme extrême, ce n’est pas un égoïsme tout court. L’individualisme c’est l’autonomie de décision des individu vis à vis de toute autorité arbitraire. »

                            l’individualisme est l’opposé à tous groupe, tout ensemble, tous liens avec d’autres (union=anti-individualisme), tout entraide et solidarité (solidarité et entraide se fait par plusieurs gens=anti-individualisme, individualisme au contraire qui est UN et singulier), tous collectif, etc...

                            l’autonomie=indépendance de tous les autres individus, l’individualisme c’est l’égoïsme.


                            « Par contre l’égoïsme est la fusion du concept individualiste avec un autre concept, celui de rupture avec l’universel ( le particularisme ), se focalisant sur un seul individu. »

                            un seul individu=individualisme, l’individu est seul SEUL. plusieurs individus et ensemble des individus=groupe, communauté, collectif, donc anti-individualisme. particularisme=identité de plusieurs individus (individu=contraire de plusieurs), tu comprends rien comme d’hab. défendre l’individu en défendant un TOUT est anti-individualiste.



                            « Il existe deux liens sociaux :
                            le lien vertical, celui de l’autoritarisme, de la soumission, qui est rejeté par l’individualisme proprement dit.
                            Le lien horizontal entre égaux, le lien de l’universalité, qui lui est rejeté aussi par l’égoïsme avec l’autre. »

                            égalité=incompatible avec la liberté individuelle. et enfin « égalité »=uniformité anti-universelle (rejette toutes les identités diverses et variés des humains, incompatible avec toute l’humanité).


                            « Si la singularité est bien une spécificité de l’individualisme, c’est la vision universaliste de l’individu basée sur l’unité de celui ci, c’est à dire voir l’individu au delà de toute particularité spécifique. La singularité, c’est ni être identique, ni être contre, mais ce qui permet de faire lien entre chaque individu car il y a toujours quelque chose qui nous lie à d’autre parmi tout ce qui fait notre singularité ne serait ce au minimum notre humanité. »

                            humanité=collectif, identité collective, donc anti individualisme. lien avec les autres, fin de la singularité, mais société marchant sur l’action plurielle les liens pluriels (individualisme=contraire de pluriel). voir l’individu au-dessus de toute particularité spécifique=déjà en place, c’est le capitalisme donnant une identité consumériste uniforme car l’individualité ne varie que très peu.


                            correction


                          • Orélien Péréol Orélien Péréol 4 octobre 2014 20:19

                            à epicure et Baasiste2

                            Pourriez-vous commenter mon texte ?
                            epicure donne ses définitions des mots que j’emploie et expose ce qu’il en pense. OK. Pourrait-il commenter mon texte, et non pas s’en servir pour expliquer son point de vue, tout comme si je n’avais rien écrit. (C’est pas grave, il ne prend pas son cas pour une généralité, lui)
                            Par exemple, il écrit : deux mots existent pour décrire deux choses différentes. On n’en est absolument pas sûr. Le Mont Blanc et le Mont Saint-Michel. Difficile de voir la même chose avec le mot « mont ». Bien des mots décrivent de nombreuses choses. Sans compter la perception singulière que chacun s’en fait et les perceptions particulières (par exemple, les Suisses peuvent dire « tu m’as déçu » en positif. Et les Français non) etc.
                            epicure écrit encore : « Comme tu dis la particularité crée une inclusion mais aussi une exclusion, donc la stigmatisation de particularités spécifiques c’est ça qui crée la rupture avec l’universel. »
                            Je ne dis absolument pas ça, mais alors pas du tout. Je dis que nous sommes tissés de trois dimensions toutes nécessaires l’universalité, la particularité et la singularité. Particularités spécifiques est une sorte de pléonasme. Particularité peut désigner la dimension de la particularité et les applications, les exemples de cette particularité, les particularités (elles sont en effet inclusives et exclusives) mais elles ne créent pas de rupture avec l’universalité, l’universalité ne peut exister qu’avec la particularité et la singularité.
                            Si vous voulez commenter, ce ne sera pas de refus.

                            • Pere Plexe Pere Plexe 5 octobre 2014 11:56

                              L’hyper individualisme qui s’est imposé est sans doute à rapprocher de l’effondrement de la gauche au moins du point de vue idéologique.Si la droite à par essence toujours privilégier l’individu au groupe la gauche s’y est lentement convertie.

                              Les discours de Montant sur la crise puis le vedettariat d’un Tapie (alors présenté comme étant « de gauche ») en sont de symptomatiques marqueurs.

                              • Orélien Péréol Orélien Péréol 2 décembre 2014 11:18

                                Un article du Monde sur cet individu, isolé de tout et qui est le siège de toutes les « valeurs », culpabilisé quand il est célibataire (injustement sans doute, ce n’est pas dit, c’est suggéré) par les couples :

                                Deux des mes trois réactions sur le site du Monde :
                                On ne se reproduit pas que pour soi, on reproduit l’espèce humaine aussi. On est ts des filles et des fils, humains sur un fil (ce sont les mêmes mots). Nous sommes tous issus d’inconnu(e)s depuis la Préhistoire qui nous ont faits, sans qui nous ne serions pas là. Sans couple hétéro, mort de l’humanité. Cela paraît insupportable et même odieux à certains, ce serait un poids injuste et illégitime pour les solos, « une norme sociale qui rend difficile le célibat ». Le remède serait pire que le mal.

                                C’est un article qui culpabilise les couples parce qu’ils culpabilisent les célibataires. Inverser la norme serait pire, l’espèce humaine en mourrait. Surtt, la société est en nous, les autres sont en nous, ns en sommes issus, nous les « nourrissons » sans cesse et ils ns « nourrissent » en retour. Ils ns apportent aussi des contradictions et des pb, ils sont pas tous comme nous, pas ts célibataires (pr les célibataires) pas ts en couple (pr les cpls) ! C’est embêtant mais la solitude est mortelle.

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