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Accueil du site > Actualités > Société > Le caractère propre de l’Enseignement Catholique

Le caractère propre de l’Enseignement Catholique

Le caractère propre introduit dans la Loi Debré en 1959 est une notion complexe et multiforme.

Il permet à l'enseignement catholique dans le cadre de la formation de tous les enseignants de proposer une formation à la prise en compte du fait religieux et aux principaux éléments de la culture chrétienne dans le cadre d'une matière.

Il permet à des chefs d'établissements catholiques d'annualiser les horaires par matière en mettant de séquences de 50 minutes au lieu d'une heure et d'imposer à un enseignant 21 séquences de 50 minutes plutôt que 18 séquences d'une heure.

Le caractère propre introduit dans la Loi Debré en 1959 est une notion complexe et multiforme.

Il permet à l'enseignement catholique dans le cadre de la formation de tous les enseignants de proposer une formation à la prise en compte du fait religieux et aux principaux éléments de la culture chrétienne dans le cadre d'une matière.

Il permet à des chefs d'établissements catholiques d'annualiser les horaires par matière en mettant de séquences de 50 minutes au lieu d'une heure et d'imposer à un enseignant 21 séquences de 50 minutes plutôt que 18 séquences d'une heure, de supprimer certains horaires et certains référentiels dans certaines classes.

Il permet à des chefs d'établissements d'organiser des réunions pédagogiques pour les enseignants uniquement sur l'aspect de la religion .

Il permet aux établissements de mettre en avant le caractère propre dans le règlement intérieur.

Une sanction peut alors être prononcée si l'on ne respecte pas le caractère propre de l'enseignement catholique :

Il permettra également de licencier une enseignante :

Ce fut le cas en 1975 lorsque l’assemblée plénière de la Cour de cassation a déclaré légitime le licenciement de Mme Roy, institutrice d’un établissement sous contrat simple, pour la raison qu’elle s’était remariée après avoir divorcé.

 

Quel est donc ce caractère propre de l’enseignement privé, qui, bien que non défini, ni du point de vue légal, ni du point de vue jurisprudentiel, permet à l’enseignement catholique d'utiliser ce caractère propre qui semble donner aux établissements des droits dans de nombreux domaines ( religieux, enseignement, environnement).

 

Regardons la loi Debré et notamment son article premier qui introduit le caractère propre :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/loidebre/sommaire.asp

Article premier.

Suivant les principes définis dans la Constitution, l'État assure aux enfants et adolescents, dans les établissements publics d'enseignement, la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances.

L'État proclame et respecte la liberté de l'enseignement et en garantit l'exercice aux établissements privés régulièrement ouverts.

Il prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l'enseignement public la liberté des cultes et de l'instruction religieuse.

Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l'enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l'État. L'établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d'origine, d'opinions ou de croyances, y ont accès.

 

Dès le début de la Loi, il y a cette notion de caractère propre avec son vis-à-vis : la liberté de conscience. 

Ces deux notions peuvent paraître antinomiques et contradictoires en première instance, puisque le caractère propre tendrait à faire accroire que le chef d’établissement peut faire ce qu’il veut au nom du caractère propre, mais l’enseignant doit pouvoir mettre en avant sa liberté de conscience.

Les choses ne sont pas aussi simples, même en 2012 :

En effet, les chefs d’établissements et directeurs diocésains ne se gênent pas pour demander aux futurs enseignants leur religion, s’ils seront d’accord pour faire de la catéchèse, violant ainsi manifestement la liberté de conscience des enseignants, qui est aussi un droit constitutionnel.

Actuellement, dans la plupart des établissements privés catholique du 1° degré, les chefs d’établissements catholiques font faire une 28° heure de catéchèse (bénévole bien sûr) et peu d’enseignants osent refuser, alors qu’ils sont agents publics.

http://ec-ressources.fr/PVC/PVCdossier/PVCf2.pdf

 

Cette recherche et cette compréhension ne doivent pas nous emmener trop loin.

Une première analyse, basée sur la réalité des établissements catholiques s'impose

La réalité est simple :

 La loi ne définit pas le caractère propre, la jurisprudence non plus.

On le discerne bien en distinguant ce qui relève de l'éducation et ce qui relève de l'enseignement. Le caractère propre, c'est la « valeur différente  » de l'enseignement privé, le style de l'éducation, l'encadrement, les activités postscolaires, les formes de la vie pédagogique, les rapports avec les familles, avec les élèves, la disposition même des locaux, les valeurs au nom desquelles cet établissement a été créé... »

Dans l'Enseignement catholique, ce caractère propre correspond à cette approche, à cela près qu'il est lié explicitement à une anthropologie, à des finalités, à une conception de la culture, qui trouvent leur source dans la Bonne Nouvelle de l'Évangile.

La loi ne définit pas les établissements catholiques, mais les établissements privés.

Chaque établissement privé peut avoir son caractère propre, son ipséité, pour le dire plus concrètement.

 

Pour le conseil d’état, le caractère propre de l’enseignement catholique est lié à uneanthropologie et à une culture dont la source est le crédo de l’Eglise catholique et le Christ.

 

J’avais déjà à l’occasion fait un article sur l’opposition entre caractère propre et liberté de conscience.

La réalité des établissements catholiques est que la liberté de conscience est bafouée avec régularité et consciencieusement au nom du caractère propre.

Il n’y a pas du tout équilibre, puisque bien souvent les établissements organisent des réunions « pédagogiques » qui sont liées à la religion et non à l’enseignement. Les chefs d’établissements jouent de leurs pouvoirs pour imposer ce « caractère propre lié à la religion catholique ».

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-waeselynck/131110/liberte-de-conscience-et-caractere-propre

 

L’ICP (Institut Catholique de Paris) dit clairement la même chose que le conseil d’état :

« Même si la tâche n’est pas toujours aisée, cela revient à la fois à prodiguer la catéchèse sans prosélytisme abusif et à éveiller à la connaissance des croyances et des convictions ; à respecter la dignité de chaque conscience ; mais également à procurer les meilleurs formations culturelles, éthiques, scientifiques et professionnelles ; tout cela pouvant être relu dans une perspective d’anthropologie chrétienne et à la lumière de la Doctrine sociale de l’Eglise. »

L’ICP va plus loin et considère que le droit canon a valeur à s’appliquer dans l’enseignement catholique, ce que nous, les syndicats (sauf le SPELC), refusons catégoriquement. En effet, la formation des chefs d’établissements est bien évidemment axée sur l’anthropologie chrétienne et sur le droit canon, les statuts des chefs d’établissements étant définis par les Evêques. L'enseignement catholique serait mieux inspiré de former les chefs d'établissements en droit social, comptabilité, gestion et droit réglementaire.....

 

http://www.icp.fr/fr/Organismes/Faculte-de-Droit-Canonique/Actualites/Caractere-propre-l-engagement-de-l-Eglise

L'enseignement catholique et l'Eglise catholique voient l’espace de liberté qui leur est accordé selon eux, et estiment que l'équilibre juridique d'aujourd'hui offre toutefois de larges espaces de liberté à l'enseignement catholique.

C'est au chef d'établissement, « véritable maître d'œuvre du projet éducatif fondé sur l'identité religieuse », qu'il revient de faire vivre le projet éducatif portant l'identité religieuse. 

Sauf que l’établissement n’a pas le droit légalement de mettre des cours de catéchèse au milieu de l’emploi du temps.

Et que la plupart des élèves et des parents actuellement, mettent leurs enfants dans l’enseignement catholique à cause des résultats et pour des problèmes de mixité scolaire.

 

L’enseignement catholique a envisagé des « pistes juridiques » pour faire mieux respecter l'identité religieuse des établissements. Certains ont avancé l'idée que le droit privé et le droit des contrats pourraient permettre à l'enseignement catholique de mieux faire prévaloir son « caractère propre », au détriment de la liberté de conscience des professeurs. L’enseignement catholique a donc imaginé le message que les enseignants eux-mêmes souhaiteraient cette « avancée »

Voir

http://www.creer-son-ecole.com/index.php?page=news&id=32

et :

http://medias.formiris.org/cle_184_1.pdf

 

http://ep.inrp.fr/EP/colloques/colloque_repenser_justice/communication_sylvie_da_costa/

Le Concile de Vatican II affirme que le caractère propre de la foi suppose la liberté d'adhésion de l'homme croyant

 

« Par sa nature même, l'acte de foi a un caractère volontaire puisque l'homme, racheté par le Christ Sauveur et appelé Jésus-Christ à l'adoption finale, ne peut adhérer au Dieu révélé, que si, attiré par le Père, il met raisonnablement et librement sa foi en Dieu. Il est donc pleinement conforme au caractère propre de la foi qu'en matière religieuse soit exclue toute espèce de contrainte de la part des hommes. »

 

La réalité, comme je l’ai rappelé plus haut, c’est que certes, les chefs d’établissements ne peuvent imposer la foi à un enseignant, mais se permettent de proposer les heures bénévoles de catéchèse, les heures bénévoles de réunion liée à l’église catholique, lié à la religion catholique.

 

http://gdlyon.pagesperso-orange.fr/EcoleCatho.htm

 

Le conseil constitutionnel saisi par la droite et tous les députés UPMP adonné une décision touchant au caractère propre et aus enseignants.

On voit bien le lobby de l'enseignement catholique et la droite qui est son relais pour qu'aucune loi ne vienne à l'encontre des désirs de l'Enseignement catholique.

 

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1985/84-185-dc/decision-n-84-185-dc-du-18-janvier-1985.8160.html

des modifications introduites à l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi du 31 décembre 1959 ( loi Debré) : 

  • - suppression dans la phrase : "Dans les classes faisant l'objet d'un contrat, l'enseignement est dispensé selon les règles et programmes de l'enseignement public" du mot "générales", introduit par la loi de 1971, après le mot "règles" ; 
  • - en ce qui concerne la nomination des maîtres, substitution des termes "en accord avec la direction de l'établissement" à ceux de "sur proposition de la direction de l'établissement" ; 
  • - suppression de la phrase : "Les maîtres assurant cet enseignement sont tenus au respect du caractère propre de l'établissement prévu à l'article 1er de la présente loi" ;

 

On voit bien sur ces propositions, que la Loi Debré et son carcatère propre sont toujours au centre d'apres négociations.

Le conseil constitutionnel dans son article 11, conclut ainsi :

 Considérant qu'ainsi l'abrogation de la disposition de la loi du 25 novembre 1977 imposant aux maîtres enseignant dans les classes sous contrat d'association l'obligation de respecter le caractère propre de l'établissement n'a pas pour effet de soustraire les maîtres à cette obligation qui découle du dernier alinéa de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1959 ; qu'une telle obligation, si elle ne peut être interprétée comme permettant qu'il soit porté atteinte à la liberté de conscience des maîtres, qui a valeur constitutionnelle, impose à ces derniers d'observer dans leur enseignement un devoir de réserve ;

Le respect du caractère propre par un enseignant pourrait se résumer à un devoir de réserve dans son enseignement (ce qui est quand même délicat à appliquer dans certains cours : histoire, philo, svt,...d'autant plus que l'enseignant, agent public, est soumis aussi à l'obligation de respecter les programmes et à une obligation de réserve vis à vis de l'Etat).

 

Néanmoins une obligation de réserve n'empêche pas d'aborder certains sujets dans son enseignement si c'est avec modération.

Le conseil constitutionnel s'est donc penché sur le caractère propre et en a en quelque sorte défini les limites :

  • obligation de respecter le caractère propre de l'établissement 
  • le caractère propre ne peut être interprété comme permettant qu'il soit porté atteinte à la liberté de conscience des maîtres, qui a valeur constitutionnelle, impose à ces derniers d'observer dans leur enseignement un devoir de réserve ;

 

il est donc dès lors évident que l'enseignement catholique semble sortir outrepasser le cadre constitutionnel du caractère propre dans sa vision et sa communication sur la liberté de l'enseignement et "biaise" cette notion surtout quand elle voudrait faire des enseignants leurs instruments actifs du caractère propre.

 

La Loi sur le port des signes d'appartenance religieuse n’a pas concerné les établissements privés au nom du caractère constitutionnel du « caractère propre ».

http://www.senat.fr/rap/l03-219/l03-2198.html

Et pourtant, nombreux sont ceux qui pensent que l’enseignement catholique a perdu son « caractère propre ». Les parents mettent leurs enfants dans l’enseignement catholique pour d’autres raisons : mixité sociale, résultats aux examens, enfants « mieux tenus », devoirs et « meilleure préparation aux examens, sont certainement les choix mis en avant de la part des parents.

C’est également la perception d’un certain nombre d’Evêques dont Mr Cattenoz, qui, lui voulait imposer la religion dans toute sa dimension (mais il est très minoritaire) :

 

http://www.france-catholique.fr/Oublie-son-caractere-propre-l.html

C’est ce que fait apparaître Veille-Education, un site « pro-catholique ».

http://veille-education.org/2010/03/20/le-caractere-propre-de-l-enseignement-catholique-est-il-en-crise/

Pour l’enseignement catholique et l’Eglise Catholique, » l’éducation doit être donnée selon les principes traditionnels de l’éducation catholique ; les distinctions entre matières profanes et religieuses paraissent moins tranchées. L’enseignement religieux et la catéchèse y tiennent une place privilégiée. Enfin, l’organisation interne de l’établissement est marquée par l’esprit évangélique en ce sens que l’école doit être une communauté éducative et spirituelle ».

Il est évident que ce point de vue se heurte à l’obligation des établissements de dispenser les matières suivant les référentiels de l’Education Nationale. Peut-on faire de la Physique avec un esprit évangélique ? Par contre la question est beaucoup plus légitime pour des matières telle que l’économie, l’Histoire, la philosophie.

On imagine actuellement les chefs d’établissements qui pourraient faire pression sur les enseignants de philosophie pour leur faire parler de « l’amour » du point de vue de la religion catholique.

http://www.voixdujura.fr/l-enseignement-prive-et-son-caractere-propre-l-ecole-communaute-spirituelle.html

Bernard Toulemonde pense également que l’enseignement catholique, par le biais de son secrétaire général, a commis une faute juridique en appelant à des discussions sur le mariage pour tous dans les établissements catholiques. Il semble donc que le caractère propre ne permette pas tous les excès, l'enseignement privé ayant également des devoirs.

 

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2013/01/04/pour-bernard-toulemonde-lenseignement-catholique-nest-pas-tres-loin-de-la-faute-juridique/

 

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/France/Mariage-homosexuel-Vincent-Peillon-met-l-enseignement-catholique-sous-surveillance-_NG_-2013-01-04-895155

 

Enfin, le caractère propre s’invite jusque dans les conventions collectives puisque tous les personnels de droit privé s’engagent à respecter le caractère propre de l'établissement, y compris les psychologues.

 

ConventionsConvention collective nationale des personnels des services administratifs et économiques, personnels d'éducation et documentalistes des établissements d'enseignement privés du 14 juin 2004.

Caractère propre et projet éducatif.

Article 1.03 (VNE)


Dans le respect de la liberté de conscience, les membres du personnel s'engagent à respecter le caractère propre de l'établissement, qu'il s'agisse ou non d'un établissement catholique d'enseignement.

Chacun participe, dans le cadre de ses fonctions, à la mise en œuvre et à la promotion du projet éducatif de l'établissement qui doit lui être communiqué dès son embauche.

 

  •  Convention collective nationale des psychologues de l'enseignement privé du 11 janvier 1985.
  • Caractère propre.

 

Article 3 En savoir plus sur cet article...

Le psychologue respecte le caractère propre de l'établissement ou du service dans lequel il travaille.

 

Je mets ici quelques liens permettant d'éclairer cette notion de caractère propre de l'enseignement catholique :

http://www.fondationpourlecole.org/fr/articles/hors-contrat-et-caract-re-propre.html

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000006525003&dateTexte=20120306

 http://blogs.mediapart.fr/edition/laicite/article/080210/caracteres-propres

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.08/5   (25 votes)




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44 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 19 janvier 2013 13:32

    Si une racaille peut en quelques semaines ruiner les acquis d’une éducation, c’est que cette dernière n’est pas si bonne que cela.


  • syracuse syracuse 19 janvier 2013 14:41

    Mon article traite du caractère propre, pas des établissements.


  • lulupipistrelle 19 janvier 2013 12:57

    Deux de mes neveux ont fait leur scolarité dans un établissement catholique... 


    -Ils étaient baptisés, mais n’ont pas suivi de cours d’éducation religieuse et donc, n’ont pas fait ni communion, ni confirmation... 
    - leurs parents étaient non mariés religieusement et déjà divorcés au moment de leur entrée dans ce Collège...

    C’est leur dentiste juif, dont les enfants ont été aussi scolarisés dans cet établissement qui l’avait recommandé à leur mère. 
    Ils ont eu pour condisciples des musulmans, issus des quartiers, et brillants... dont les frais de scolarité était financés.. par un système public d’aide à la promotion, ha,ha,ha. 

    L’aîné de mes neveux est actuellement dans une prépa de prestige loin de son foyer...il vit dans un petit appartement pour un loyer très,très modeste dans un monastère grâce à la recommandation du Collège. . 

    Continuez à colporter des conneries, c’est votre problème. L’immense majorité de vos concitoyens ne sont pas dupes. 

    • lulupipistrelle 19 janvier 2013 13:01

      ...n’est pas dupe...


    • La mouche du coche La mouche du coche 19 janvier 2013 13:23

      Commentaire incompréhensible. Qu’est-ce que vous reprochez à l’église catholique ?


    • Deneb Deneb 19 janvier 2013 13:35

      La mouche du coche : On voit que vous avez appris à lire dans un école catho.


    • La mouche du coche La mouche du coche 19 janvier 2013 13:53

      Vu votre tête, on voit que vous n’y avez jamais mis les pieds. smiley


    • Shawford Shawford42 19 janvier 2013 14:15

      Je confirme Lulu, j’ai moi même fait mon collège en internat dans un établissement catho non mixte (beurk et smiley ) et répondant au doux nom de Rambaud, et les parents du meilleur ami que j’avais à l’époque dans mon village, juifs donc (des séfarades pieds noirs pur jus et pure faconde comprise, et qui pour la petite histoire avaient créé la chaine des boites de nuit Macumba dans les 70’s) l’ont placé également dans l’Etablissement, voyant les bénéfices ( smiley smiley ) de cette éducation à la dure (façon Rambo = ça s’invente pas smiley ² )


    • syracuse syracuse 19 janvier 2013 14:42

      Je ne vois pas de quelles « conneries » je parle.


      Je parle du caractère propre de l’enseignement catholique.

    • syracuse syracuse 19 janvier 2013 14:45

      Mon article traite du caractère propre de l’enseignement catholique.

      Lisez le au moins.
      De quelles conneries parlez-vous ?

    • syracuse syracuse 19 janvier 2013 15:11

      Rien.


      Je parle du caractère propre de l’enseignement catholique.

    • Deneb Deneb 19 janvier 2013 15:18

      Auteur : ne vous repliez pas, tout de même. Ce n’est pas parce qu’Agoravox pullule de bigots et que votre article aura le max de votes négatifs, qu’il faille en tirer une généralité, surtout, que ça ne vous fasse pas perdre le moral.
      Vous avez remarqué que tous les cathos vous disent que l’école leur a été recommandé par des juifs, qu’ils aient eu des camarades musulmans, aucun ne vous parlera d’athées.


    • lulupipistrelle 19 janvier 2013 15:24

      @lamouche : moi je reproche rien, mais l’auteur un prof cgtiste du public phantasme sur les établissements d’enseignement privé catholiques , alors je remets les choses dans leur réalité : cet enseignement est ouvert à tous... il n’ y a pas de prosélytisme, personne n’est tenu ni de suivre l’éducation religieuse ni de se convertir....


    • Shawford Shawford42 19 janvier 2013 15:30

      Deneb, ta religio-phobie te fait dire que des conneries. 

      Tu lances des généralités, alors même que mon cas particulier suffit à contredire sous ton nez ta généralisation vaseuse : c’est ma famille (dont mon père 100% athée) qui avait conseillé le collège aux juifs qui y ont placé mon pote juif, et pas du tout le contraire pour ce qui me concerne donc.
      Alors tu repasseras smiley smiley

    • lulupipistrelle 19 janvier 2013 15:57

       l’éducation doit être donnée selon les principes traditionnels de l’éducation catholique ; les distinctions entre matières profanes et religieuses paraissent moins tranchées. L’enseignement religieux et la catéchèse y tiennent une place privilégiée. Enfin, l’organisation interne de l’établissement est marquée par l’esprit évangélique en ce sens que l’école doit être une communauté éducative et spirituelle ».


      C’est ça le caractère propre ? dans la réalité on demande aux mêmes d’être propre sur soi, de ne pas voler, de respecter leurs camarades et leurs profs... si c’est spécifique aux cathos... où en sont les autres, ha,ha,ha,...ou les cours de 50 mn , à la discrétions du chef d’établissement ( en réalité ce sont plutôt des conseils)
      ça vous en bouche un coin qu’il y ait des directeurs avec la liberté de gérer leur établissement en fonction des problèmes spécifiques ... ça change de l’Education Nationale et ses dogmes, et son hypocrisie, et son inertie... D’ailleurs le système est tellement pourri... que ce sont des écoles publiques, qui montent des dossiers pour que les meilleurs éléments des quartiers accèdent aussi à l’enseignement catholique privé sans bourse déliée. 



    • lulupipistrelle 19 janvier 2013 16:29

      ... délier...


    • syracuse syracuse 19 janvier 2013 17:53

      Désolé.

      je ne suis pas prof du public, mais enseignant dans le Privé. smiley

    • oncle archibald 20 janvier 2013 10:33

      « je ne suis pas prof du public, mais enseignant dans le Privé. »

      Une brebis égarée de l’enseignement public en somme ...

    • syracuse syracuse 20 janvier 2013 11:14

      Je ne comprends pas le sens de votre intervention.
      Je suis dans l’enseignement privé.
      Voulez-vous dire que seuls certains enseignants avec des caractéristiques précises, peuvent être dans le Privé ?


    • oncle archibald 20 janvier 2013 12:16

      Mon intervention souhaitait souligner que vous enseignez dans le privé tout en critiquant le fait qu’il souhaite que son personnel transmette aux enfants, outre l’enseignement des programmes fixés par l’EN, certaines valeurs qui lui sont propres .. Il serait peut être plus simple pour vous d’enseigner dans le public si vous ne souhaitez pas vous plier à cette obligation. Ce qui m’a fait écrire que vous étiez une brebis du public égarée dans le privé ... C’est assez clair maintenant ou bien vous aviez juste fait semblant de ne pas comprendre ?


    • syracuse syracuse 20 janvier 2013 12:44

      Votre intervention prouve que vous n’avez rien compris au caractère propre.
      L’enseignement catholique ne peut pas m’obliger et heureusement à faire ce qui est contraire à ma conscience.
      Je me dois de respecter le caractère propre de l’enseignement catholique.
      Le fait que je ne suis pas d’accord prouve à l’évidence qu’on ne peut m’obliger à agir contre ma conscience.
      Vous pensez que je ne devrais pas être dans l’enseignement privé, montrant ainsi votre incompréhension des textes et de notre constitution.
      Bien sûr que je comprends à travers ce que vous dites vos opinions....


    • oncle archibald 20 janvier 2013 14:32

      Votre papa ne vous a pas expliqué que la vie est un choix perpétuel ? Le mien si ! Le beurre l’argent du beurre et le sourire de la crémière, je laisse croire que c’est possible à ceux qui font profession de nager entre deux eaux ...


    • oncle archibald 20 janvier 2013 14:34

      Et mon opinion que vous présupposez (de quel droit ?), c’est aussi qu’il ne faut pas mordre la main qui vous fait manger ... 


    • syracuse syracuse 20 janvier 2013 14:41

      Mordre la main qui vous fait manger.
      Cela me fait penser à un instituteur de la Mayenne.
      Je le dis une fois encore.
      Nous sommes agents publics.
      Notre employeur est l’état, pas l’enseignement catholique.
      C’est l’enseignement catholique qui l’a voulu ainsi !

      Mordre la main qui vous fait manger concerne en général des animaux.
      Je ne suis pas un animal !


    • oncle archibald 20 janvier 2013 17:50

      Certes vous n’êtes pas un animal. Juste un enseignant qui n’apprécie pas le langage métaphorique quand cela ne l’arrange pas.


    • oncle archibald 20 janvier 2013 18:20

      « Notre employeur est l’état, pas l’enseignement catholique. »

      Les choses ne sont pas aussi simples que cela me semble-t-il. Pour enseigner dans un établissement confessionnel catholique il faut le vouloir et faire acte de candidature spécifique.

      L’accord collégial obligatoire pour tous les candidats à l’enseignement catholique est délivré par la Commission d’accueil de l’accord collégial (CAAC), composée de chefs d’établissement, du chargé de la formation initiale (à titre consultatif) et du directeur diocésain président de la commission académique de l’emploi.

      Toute personne désirant faire carrière comme professeur dans l’enseignement catholique doit obtenir au préalable ce pré-accord, qui a valeur sur tout le territoire national. Il consiste en un entretien avec, en général, deux chefs d’établissement, où il s’agit d’exposer les raisons personnelles de son double choix, celui d’enseigner en général et en particulier dans l’enseignement catholique. Le préaccord se transforme en accord collégial entre les épreuves d’admissibilité et d’admission, sous réserve que le candidat ait respecté ses engagements et que les évaluations des stages soient positives.

      Donc si celui qui vous paie est bien l’état, celui qui vous recrute et vous emploie est bien l’établissement dans lequel vous travaillez . Et au risque de me répéter, il me parait pour lamons peu élégant de venir se plaindre d’un statut que l’on a librement choisi. Qu’est ce qui vous empêchait d’enseigner dans le public si telle était votre préférence ? Qu’est ce qui vous empêche demain de changer du privé bers le public si vous ne vous sentez plus à l’aise dans votre établissement ?


    • syracuse syracuse 20 janvier 2013 18:33

      Vous confondez le droit et les « décisions » et structures de l’enseignement catholiques qui n’ont aucune valeur légale et encore moins constitutionnelle.

      Le CAAC est un truc de l’enseignement catholique, où précisément les chefs d’établissements et directeurs diocésains violent la liberté de conscience et bafouent les droits constitutionnels en demandant la religion des futurs enseignants.

      Qui vous dit que je suis mal dans mon établissement ? 
      Je demande seulement que la Loi Française soit appliquée ainsi que la constitution.
      Je suis pour la diversité.
      Mais surtout le respect des Lois.

    • oncle archibald 20 janvier 2013 19:17

      « Le CAAC est un truc de l’enseignement catholique, où précisément les chefs d’établissements et directeurs diocésains violent la liberté de conscience et bafouent les droits constitutionnels en demandant la religion des futurs enseignants ».

      Si c’est aussi illégal que vous nous le dites, je suis très étonné qu’il n’y ait pas eu un seul enseignant, ni un seul élu du reste, pour saisir un tribunal ...

      En gros je comprends que vous êtes « pour la diversité » à condition que rien ne diffère entre un établissement public et un établissement privé .. Ignoriez vous que même le grand François a du retirer un projet de loi dans ce sens, du temps ou Monsieur SAVARY était ministre .. Et que cela a couté son poste au premier ministre MAUROY ....

      Une petite revanche à prendre sous le règne de François II ? A mon avis il ne va pas s’y hasarder .... pas durant son premier mandat en tout cas.

    • ZEN ZEN 19 janvier 2013 14:17

      J’y ai mis les pieds très jeune, malgré moi...
      A l’époque où les frères (?) régnaient en maîtres
      J’y ai vu beaucoup d’hypocrisie et même de turpitudes..
      Je pourrais en faire un article !
      Je peux même dire que mon athéisme s’y est forgé
      Et le niveau était loin d’être meilleur que ceux des établissements publics du voisinage


      • Talion Talion 19 janvier 2013 14:59

        « Et le niveau était loin d’être meilleur que ceux des établissements publics du voisinage »

        C’est marrant... Moi par contre je suis dans la situation exactement inverse...

        J’ai fais ma scolarité uniquement au sein d’établissements publics et rétrospectivement je m’aperçois que l’enseignement offert par les établissements catholiques de ma commune était souvent (et est toujours) de bien meilleure qualité...

        Ça ne signifie pas que l’enseignement public par chez moi est mauvais (il y a même en son sein quelques profs véritablement exceptionnels), mais il faut être objectif et reconnaitre que l’autre est globalement un cran au dessus.


      • syracuse syracuse 19 janvier 2013 14:45

        Bonjour, 


        allez-y, lâchez-vous.

        • La mouche du coche La mouche du coche 19 janvier 2013 15:13

          Les commentaires sous cet article sont tellement à la ramasse qu’ils prouvent mieux que l’article lui-même l’état de déchéance mentale des opposants à l’enseignement catholique. smiley


          • syracuse syracuse 19 janvier 2013 15:17

            Je me dois de répéter les choses simplement.

            Cet article n’est pas pour ou contre l’enseignement privé ou l’enseignement public, ni une comparaison des 2 systèmes, mais simplement de parler du caractère propre de l’enseignement privé né avec la Loi Debré.

            • Daniel D. Daniel D. 19 janvier 2013 16:19

              Je me doit de répéter les choses simplement.

              C’est article n’est pas pour parler du caractère propre de l’enseignement privé né avec la Loi Debré, mais simplement pour parler d’une attaque spécifique envers l’enseignement catholique en particulier, et ceci des le titre.

              Vous voulez remettre le couvert avec l’éducation ? il y as quelques temps vous avez essayé d’obtenir la mort de l’éducation libre pour pouvoir formater vos clones a l’école publique des ploucs, et les gardiens d’enfant a l’ENA, et vous vous étiez fait sévèrement recaler par tout ceux qui entendent faire respecter leur liberté de choix.

              L’Eglise catholique vous fait si peur pour que vous l’attaquiez en permanence dans tout les domaines ? il est évident que oui...

              Daniel D.


            • lulupipistrelle 19 janvier 2013 16:27

              C’est ça oui... au vu des morceaux choisis de votre article, compte tenu de votre CV,on ne va pas vous laisser le bénéfice du doute... 

              Je ne sais pas dans quel degré vous enseignez, mais cessez de vous adresser à des adultes comme à vos élèves (si vous en avez encore, et si vous n’êtes pas décharger de votre service pour cause de syndicalisme, ha ,ha ha)... 

              Plutôt que nous enfumer avec le supposé caractère propre de l’enseignement privé catholique, analysez nous les pourquoi et comment l’enseignement public échoue dans toutes ses missions en dépit des sommes faramineuses investies. 

            • syracuse syracuse 19 janvier 2013 17:09

              Pourquoi réagissez-vous ainsi.


              peut-être n’avez-vous pas lu l’article ?
              Peut-être que le droit est trop difficile ?
              Des termes techniques que vous ne comprendriez pas ?
              A votre disposition, si vous ne comprenez pas que l’article est le caractère propre de l’enseignement catholique.

            • syracuse syracuse 19 janvier 2013 17:12

              Je n’attaque pas l’Eglise Catholique.

              Ni dans cet article ni ailleurs.
              Je suis sûr que vous n’avez même pas lu l’article, ni essayé de le comprendre.-)

            • Daniel D. Daniel D. 21 janvier 2013 17:37

              Quand on est assez stupide pour ne pas savoir lire son propre titre qui parle de l’enseignement catholique et non pas de l’ensemble du privé, il faut se rendre a l’évidence, on as affaire soit a un franc macon soit a un con.


            • Kookaburra Kookaburra 19 janvier 2013 17:51

              Qu’est-ce la liberté de conscience ? L’athéisme de l’école publique peut-être ?


              • ZEN ZEN 19 janvier 2013 18:51

                L’athéisme de l’école publique ?

                Kooka
                J’avais un vieil instituteur, dans mon village, athée et franc-maçon (sanctionné par Pétain),, qui nous respectait et nous faisait bosser pour nous sortir de notre ignorance crasse de culs-terreux,
                et qui nous permettait même de quitter la classe pour aller servir la messe pour un enterrement..
                Jamais un mot contre la religion en classe
                C’était un simple laïc...

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