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Multiculturalisme, cohésion nationale et extrême-droite

 Multiculturalisme  : voilà un intrigant concept.

On dit que le multiculturalisme, c’est pour une société faire le choix d’accepter en son sein diverses cultures. Dit comme cela, qui pourrait ne pas y adhérer, hormis des nervis d’extrême-droite obsédés par le repli sur soi ?

La France n’est pas, en tout cas pour le moment, et depuis un bon nombre de siècles, multiculturelle. Ce n’est, selon toute vraisemblance, pas dans nos traditions d’accepter les divergences, peut-on penser.

Ceci étant dit, imaginons-nous un instant régner sur la France au temps du Roi Soleil ou encore présider au temps de la IIIe République. L’opposition religieuse protestante recouvre des oppositions politiques, une mise en danger de l’intégrité de l’État ; les Alsaciens-Mosellans parlent une langue germanique et les Allemands y voient la preuve de la germanité de cette aire géographique (conception notamment développée par l’historien renommé Theodor Mommsen, lien), ceci mettant en danger l’intégrité de la nation en interne comme en externe. Que faisons-nous ? Si nous sommes logiques et cohérents avec notre temps, nous révoquons l’Édit de Nantes et nous rendons obligatoire l’emploi du français. De fait, pour assurer la cohésion d’ensemble, pour assurer la cohésion de la construction civique à laquelle on adhère, nous rejetons le multiculturalisme.

Que peut-on lire à propos des pays s’étant adonnés au multiculturalisme ? Selon le sociologue Aje Carlbom, parlant de la Suède, pays revendiquant le multiculturalisme, certaines cultures s’enclavent, « fournissant un terreau favorable aux islamistes », et «  la société suédoise ne comprend pas ce qui arrive du fait de son climat de tolérance » (« Sociologist Aje Carlbom warns that such "enclavisation" provides fertile ground for Islamists and "Swedish society doesn’t understand what’s going on because of the climate of tolerance" », lien).

Eh oui, accepter chez soi toutes les cultures, toutes les traditions, ne pas fixer de tronc commun, et donc éviter le conflit immédiat, c’est aussi prendre le risque d’un conflit plus grave, plus sournois, qui ne se fera jour que lorsque certaines cultures autrefois minoritaires bénéficieront d’un autre rapport de force, comme c’est le cas de la culture musulmane jouissant d’un bénéfice démographique net (Jean-Louis Borloo : « Le taux de natalité de ces quartiers [de banlieue, à forte population musulmane] est deux fois plus élevé que sur le reste du territoire national », lien) et de la terreur créée par les islamistes (ils en jouent, puisque n’importe quel évènement n’étant pas de leur goût est mis par eux en parallèle avec les risques terroristes, comme nous l’avons vu dans l’affaire époustouflante des caricatures et à présent dans la lamentable affaire des propos pontificaux récents, lien).

La surprise, en matière de multiculturalisme, vient de l’extrême-droite. L’extrême-droite française arbore les signes de la nation, notamment le bleu-blanc-rouge, sur le logo du Front national, ou encore servant de noms à des fêtes. Pourtant, on trouve très facilement des passerelles entre l’extrême-droite et le multiculturalisme, notamment celle du régionalisme. On retrouve notamment la problématique de la langue, noir sur blanc, dans les textes du groupe de rock Vae Victis, disant en substance : « Aujourd’hui encore, On parle de patois, On appelle ça du folklore. Pour te persuader, Que c’est du passé, Que c’est un dialecte mort. Ils ont déjà brisé, L’âme des régions, C’est au tour des nations. Mélangées, diluées, Standardisées, Par la mondialisation » (lien). On retrouve là la patte touche-à-tout sans cohérence de l’extrême, qui fait que l’extrême-droite soutient sans aucune réserve en Palestine les islamistes alors qu’en France elle présente, grosso modo, tous les Arabes comme des dangers. Que les nations aient été bâties au détriment des cultures régionales, c’est un fait, mais on ne peut prétendre que les acteurs de la mondialisation sont ceux des nationalismes ; et il est d’autant plus incohérent que les nationalistes extrêmes rejettent le fait nationaliste (le drapeau tricolore est celui de la nation française, pas celui du Royaume de France ni celui du Royaume des Francs).

De nos jours, si en France nous apprécions sans complexe les cultures régionales, c’est parce qu’elles ne sont plus que touristiques (culinaires et autres) et que nous sommes devenus trop individualistes pour qu’un petit retour aux sources bouleverse des rapports de force au sein de la nation. Il en est autrement avec les nouveaux arrivants en France, qui eux adhérent encore profondément à des cultures, notamment par la langue. Nous pourrions aussi parler de religion. Plus personne, ou presque, en Europe, ne se réfère à notre civilisation comme la chrétienté, contrairement au monde musulman pour qui les termes Dar al-Islam et Dar al-Harb (lien) n’ont pas cessé d’être pertinents.

Le multiculturalisme est donc régulièrement présenté comme vertueux, que ce soit selon une vision humaniste nordique, qui semble absolument inapte à comprendre la différence à force de refuser de l’évaluer, ou une vision nationaliste extrême à la française, où il signifie souvent plus le refus de la mixité que l’acceptation de la différence. On observe qu’il ne permet des cohésions civiques que lorsque les cultures sont suffisamment diluées, faute de quoi le risque d’enclaves n’est pas nul.


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80 réactions à cet article


  • 18 septembre 2006 12:47

    As-tu lu l’article ?


  • miaou 18 septembre 2006 12:52

    Pour éviter les généralités oiseuses : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau .... »


  • miaou 18 septembre 2006 13:03

    Effectivement, j’ai beau chercher des exemples de réussites du multiculturaliste, que ce soit historiques ou dans le monde contemporain, je ne trouve pas. (Certains citent le Brésil, mais ce dernier, s’il est multi-racial, possède une indéniable matrice cuturelle chrétienne) .

    Néanmoins, je suis convaincu qu’un zeste de culture différente est très largement positif ; les problèmes se mettent en place à partir du dépassement d’un certain seuil (qui est fonction de la compatibilité des cultures en question)


  • Stravos 18 septembre 2006 18:39

    Il y a pourtant une réussite multiculturelle dont personne , ou presque, ne parle, hélas : celle de la France en amérique, au 17em et 18em siècle. A la différence des Anglo-Saxons, particulièrement puritains et intolérants, les français ont su s’y mélanger et adopter nombre de traits de la culture indienne. Encore aujourd’hui, nombreux sont les amérindiens qui portent un patronyme d’origine française... Mais comme le disait cet imbécile de Voltaire, pourquoi se battre pour quelques arpents de neige ? Enfin, ne nous plaignons pas : Bush est un âne de renommée mondiale et il se prénomme Bush, tandis que le nom de Buisson - son équivalent français - restera celui de quelque anonyme Cajun perdu en ses marais de Louisianne. Notre honneur est sauf !


  • Panama 18 septembre 2006 12:48

    humm... et comment faites-vous la différence entre multiculturalisme et communautarisme ?

    Mais je suis d’accord avec votre analyse globalement.


    • 18 septembre 2006 12:59

      Le multiculturalisme est une bonne chose. C’est un grand progrés de notre société. C’est uniquement en assurant à chacun le droit à l’intégrité de sa culture que l’on pourra vivre dans l’ouverture à l’autre et la tolérance. Cela passe biens ur par des écoles monoculturelles, pour éviter toute contamination. Puis par des quatiers réservés, selon l’origine, pour que chacun puisse s’épanouir dans sa culture sans indisposer l’autres. Bien sur, cette séparation doit s’étendre à tout les aspect de la vie ou de la mort (par exempele, les musulmans refusent à juste titre d’être enterré avec des franaçs de souches, et ont obtenue des cimetiére réservé). A terme, on va, tout en ayant une nationalité commune, vers des Lois personnel, différente selon l’identité de l’individu. Par ex la charia pour les musulman, le code civil pour d’autre, la common law pour les anglais vivants en france, etc.. Nous recréront ainsi un monde en miniature, fait de diversité respecté, d’échange de culture authentique, en évitant ces frictions qui, comme au Rwando, en yougoslavie, en Cote d’Ivoire, etc.. pourrait faire douter aux simples d’esprits de la valeur de batir une Nouvelle Andalousie.


      • Marsupilami 18 septembre 2006 15:47

        Ouaf ! Et en plus ça donnera du boulot à plein d’entreprises de BTP pour construire des murs infranchissables autour de ces délectables « gated communities ».


      • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 19 septembre 2006 00:43

        Oui on appele ça des frontières...


      • wrisya 18 septembre 2006 13:03

        Bonjour,

        La co-existence de plusieurs cultures dans un même pays n’est pas un problème tant que ces mêmes cultures fédèrent autour d’une même identité nationale. De plus, il ne s’agit pas non plus de confondre les pratiques culturelles et la religion : les muslims d’Occident étant nés et ayant vécus « Ici » se sentent bien plus appartenir aux sociétés dans lesquelles ils vivent qu’à celle de la génération de leur parents : c’est une évidence clair il suffit de les cotoyer et non s’intéresser aux brebis galeuses en galère de reconnaissance de leur identité. La simple appellation « français d’origine » ne fait bien souvent que renvoyer à une identité, première , supposée être à priori celle de ceux qui sont nés, vivent dans les pays occidentaux et affichent, en dehors de quelques détails de leur vie religieuse, un mode de vie similaire à la majorité de la population. A mon sens, les muslims d’Occident sont très différents de ceux vivant dans les pays traditionnellement muslims car ils se trouvent justement au carrefour de plusieurs valeurs et cultures, il s’agit donc pour eux d’en faire un métissage intelligent et non faire preuve d’une certaine schizophrénie en écrasant l’un pour assouvir l’autre. De toute façon, à mon sens les muslims devront nécessairement assimiler leur part culturelle occidentale originelle, qui fait partie intrinsèque de leur identité, avec leur islam pour prétendre être des citoyens de leur pays à part entière et ne pas tomber dans une confusion totale entre ce qu’ils sont, ce qu’ils croient être et ce qu’ils aimeraient devenir...

        Cdt


        • Hakim I. 18 septembre 2006 14:30

          +1 Je n’aurais jamais pu dire mieux...


        • Marsupilami 18 septembre 2006 14:59

          Article qui met vaguement les pieds dans le plat.

          @ Wrysia

          Comme d’habitude ton propos de musulmane évoluée et laïque est sage et mesuré - donc relève d’un Islam parfaitement hétérodoxe et ultra-minoritaire. Mais tu sais bien que tu n’es pas représentative des musulmans européens et plus largement des gens issus de la culture musulmane et vivant en Europe. Vivre dans une société multiculturelle avec des musulmettes voilées comme Ka ou toi, ou avec les potes nés dans la culture musulmane et devenus athées ou agnostiques, voire même avec de paisibles et authentiques soufis ne me poserait aucun problème : j’ai suffisamment voyagé pour m’être habitué à bien des cultures différentes. Mais tu ne peux pas nier les terribles problèmes d’intégration que cause en Europe l’Islam sclérosé, politique et intolérant qui travaille au corps les musulmans européens (et je ne parle pas des autres), et la terrible culture musulmane véhiculant le machisme, le sexisme et leur corollaire obligé, la violence.

          @ L’auteur

          Il ne s’agit pas d’un problème de « multiculturalisme ». Ce mot est une expression politiquement correcte pour ne pas désigner nommément :

          1) Le problème de l’Islam, qui est certes un vecteur de culture, mais avant tout une religion. Personne ne par le de « multiculturalisme » à propos des immigrés bouddhistes (vietnamiens, laotiens, etc.), taoïstes ou confucianistes (chinois), etc. Ce qui pose problème, ce n’est pas le multiculturalisme en général, mais la religion-culture islamique en particulier.

          2) Le problème de l’immigration d’origine sub-saharienne (noire donc), religieusement très musulmane, et dont la plupart des coutumes, les modes de vie et la démographie anarchique sont incompatibles avec les standards européens, ceci d’autant plus que nous n’avons pas les moyens d’offrir à ces gens des emplois adaptés à leur très bas niveau d’instruction (les Trente Glorieuses, c’est fini et bien fini, et il n’y a plus de boulot pour les analphabètes et les non-qualifiés, sinon celui proposé par les néo-esclavagistes ultracapitalistes.

          Je trouve enfin que le parallèle fait entre les tentations régiolanistes de l’extrême droite et le problème que pose l’intégration des musulmans est tout à fait inapproprié. Il y a certes des gens du Languedoc qui ont fait le choix de réapprendre à parler la langue d’oc : pourquoi pas, si ça leur chante. Ils partagent quand même la même culture que ceux nés dans d’autres provinces françaises, à quelques saveurs culinaires et accents toniques près. Ça n’a rien à voir avec des communautés islamiques repliées sur elles-mêmes, parlant un très pauvre français ou pas du tout de français.

          Même si l’auteur a raison de rappeler que l’extrême-droite nationaliste verse aisément dans le régionalisme franco-français tout en soutenant ailleurs, par antijudaïsme, les islamistes ou les dictatures arabo-musulmanes, il ne faut pas négliger l’apparition d’une nouvelle composante de l’extrême-droite française, représentée par le MPF de De Villiers, qui n’est pas du tout antijudaïque et à laquelle adhèrent de plus en plus de nos concitoyens juifs qui en ont ras-le-bol, comme beaucoup de Français d’autres origines culturelles, ethniques ou religieuses, de l’islamisme rampant qui grignote notre pays - et l’Europe.

          Alors le multiculturalisme culinaire, musical, esthétique : oui, tant que tout le monde joue la même règle du jeu, celle imposée par la République laïque dans un monde post-chrétien sécularisé. C’est-à-dire tant que tout le monde - et surtout les musulmans, qui sont les premiers visés, et à juste titre - laisse sa religion et ses habitudes tribalistes au vestiaire ou dans sa sphère intime.

          Il ne s’agit pas de cohésion nationale, mais de cohésion culturelle - laquelle egnglobe entre autre l’idée de nation. Mais j’ai aussi récemment lu, dans Courrier international, un article écrit par un de nos voisins d’outre-Manche, qui, constatant la faillite du modèle communautariste anglo-saxon à intégrer les populations musulmanes (cf. le Londonistan et les attentats de Londres commis par des musulmans « bien intégrés » (sic)), lorgnait avec envie du côté du modèle français... qui n’est guère plus performant, ce qui veut dire très clairement que quel que soit le modèle qu’on choisisse (assimilation ou intégration) ça ne marche généralement pas avec les musulmans.

          Que faire alors ? Etre féroce, impitoyable avec l’islamisme et inciter avec un très haut degré d’exigence l’islam d’Europe à se réformer aussi rapidement que possible pour qu’il devienne compatible avec la laïcité républicaine. Etant donné le très haut degré d’inculture de la plupart des musulmans, cela passe également par un très sévère contrôle démographique de ces populations, afin qu’elles cessent de faire pulluler l’infection islamiste en se reproduisant grâce aux généreuses lois républicaines et laïque.

          Quant à l’immigration d’origine sub-saharienne, il faut la stopper en mettant en place des politiques de développement réalistes (c’est-à-dire néo-colonialistes) pour fixer ces gens chez eux, mais aussi en édictant d’urgence des lois qui leur ôtent tout espoir dans les bienfaits de l’immigration.

          Sinon, on se tape l’extrême-droite au pouvoir dans six ans. Qui a vraiment envie de ce cauchemar ?.


        • c florian 18 septembre 2006 15:17

          marsu, dans ta vie de tous les jours, croises tu plus de musulmans extremes ou plutot des musulmans modérés comme wrisya ou ka ? personnellement je n’est quasiment rencontré que des modérés, pratiquants ou pas. en me baladant à paris, je traverse le monde entier, la ville est multiculturelle, mais pas encore communautaire (même si ça empire). c’est là ou des communautés se forment que les problémes apparaissent, pas là ou les gens se mélangent.


        • Marsupilami 18 septembre 2006 15:26

          « Pas encore communautariste (même si ça empire) ».

          Eh bien justement. Vu que ça empire, il faut éviter que ça empire encore plus. Et il est évident que je ne rencontre que des musulmans modérés vu que je ne mets jamais les pieds dans les mosquées, dans la banlieue de la ville où je vis et où les femmes bâchées et les barbus pulullent de plus en plus, ou dans les bars-à-vin pour islamistes. Nous n’en sommes qu’au début...


        • Dominique 18 septembre 2006 17:21

          Malheureusement, ce n’est pas ce à quoi les incitent certains imams et/ou responsables politiques islamistes, cf. lycée et université musulmanes de Lille largement financées par les fonds publics et promues par Madame Aubry, discours des frères musulmans sur la nécessité de s’extraire des lois civiles françaises, revendications stigmatisantes et ghettoïsantes du type « tu nais musulman, tu meurs musulman » (voir la décision de justice relative à l’interdiction d’incinération d’un Français musulman), etc., etc., etc....


        • Dominique 18 septembre 2006 17:37

          commentaire précédent adressé à wrysia dont j’aimerais partager l’optimisme « De toute façon, à mon sens les muslims devront nécessairement assimiler leur part culturelle occidentale originelle, qui fait partie intrinsèque de leur identité »


        • Stravos 18 septembre 2006 19:06

          Petit détail que vous semblez ignorer, Mr Marsupilami : le Magrehb a déja commencé sa transition démographique. En Tunisie, par exemple, les taux de natalité sont désormais plus bas qu’en France et s’alignent sur les standarts européens. Le reste de ces pays suivra, quelque soit l’opinion des barbudos islamiques sur le sujet ( en Iran où, pourtant, ils sont au pouvoir, les mollahs n’ont pu empécher une transition démographique qui, peu à peu, amène les taux de fécondité vers un niveau occidental). Bref, il faut savoir rompre de temps à autre avec les clichés d’un catastrophisme facile...


        • Marsupilami Marsupilami 19 septembre 2006 09:09

          Je ne parlais pas de la démographie du Maghreb ou de la Turquie, mais de la démographie des nord-africains immigrés en France.


        • Yann 18 septembre 2006 13:20

          Votre post cher inconnu est la définition même du communautarisme que prône N.Sarkozy et que refuse la grande majorité des Français. En effet les exemples de pays multiculturalistes sont des exemples frappant de l’inanité de cette idéologie mortifère dont les germes sont le racisme, la guerre civile et le conflit intérieur permanent. Quand à vous Wrisya vos posts sont toujours des délices d’intelligence et de modération, mais il faut désormais stopper l’immigration africaine pour faire un moratoire et une comptabilité réelle de cette population, ensuite il faut expulser les clandestins, criminels et islamistes et en revenir à une immigration de travail pour les pays du tiers monde et une immigration familiale pour les immigrés Européens. Une fois ces mesures appliquées il n’y aura plus aucun problême entre les différentes ethnies et cultures qui font la France


          • zalka 18 septembre 2006 13:36

            assez d’accord sur une grande partie de votre propos.

            Seul un point me déplait. Ainsi, les africains auraient le droit de venir travailler, et c’est tout ? Pourquoi appliquerait-on une politique pour la famille d’un côté mais pas de l’autre ? C’est une ségrégation que vous proposez là.


          • Mahomet 18 septembre 2006 13:26

            Le communautarisme ( le repli sur ses valeurs, le refus d’accepter les valeurs de son pays d’acceuil) est la voie royale vers l’apartheid....


            • Mahomet 18 septembre 2006 13:31

              Mais l’apartheid c’est pas si mal quand on est blanc, blond aux yeux bleus, pas religieux et riche...


            • Visiteur Indigène 18 septembre 2006 13:35

              Qu’est ce donc cette frénésie anti-musulmane qui surgit de tous les côtés ?

              Le multiculturalisme ne signifie pas intrèsequement adopter un mimétisme absolu pour l’acceptation de l’autre, les sociétes se forgent par le cumul de ces apports dont le moule en est l’esprit républicain.

              Merci Wrysia, ton commentaire est une excellente analyse.


              • Guillaume 18 septembre 2006 13:39

                Bonjour.

                Le multiculturalisme n’existe pas. Il s’opposerait à l’uniculturalisme, concept totalement absurde puisqu’une culture n’est faite que d’emprunts et d’échanges (volontaires ou non). Une culture figée n’existe pas. La culture évolue par les contacts qu’une population a avec une autre (échanges commerciaux, mariages, guerres...).

                Le ’problème’ du multiculturalisme n’est bien souvent qu’un prétexte pour parler de l’immigration et de ses ’dangers’. C’est un discours classique : Ils n’ont pas les mêmes croyances, et ça va poser un problème. Il faut donc qu’ils s’adaptent. Ils ne veulent pas s’adapter [Essayez de changer radicalement de mode de vie en quelques années...] donc ils sont dangereux. Il faut donc les empêcher de venir chez nous, et renvoyer ceux qui sont déjà là.

                C’est la peur du barbare (dans le sens premier, celui qui est étranger à la cité) qui motive ce genre de discours, pas la peur d’un conflit futur hypothétique.


                • 18 septembre 2006 13:54

                  En changeant de pays, il est illusoire de préserver l’intégralité de sa culture. Soit on s’assimile à un certain niveau, soit on sombre dans le communautarisme. Pourquoi on émigre ? Le plus souvent pour des raisons économiques, ensuite politiques, ou tout simplement par amour envers l’autre pays. Mais il est impossible d’avoir les supermarchés français et les habitudes culturelles de chez soi. Les mairies qui imposent les heures spéciales à la piscine, réservées aux femmes (pas femmes tout court - femmes musulmanes), c’est scandaleux. En tant qu’immigré, je pense qu’on s’adapte ou on s’en va. Recréer son pays d’origine dans le pays d’accueil est nuisible pour soi-même (la frustration) et pour le pays d’accueil (je ne crois pas à la société multiculturelle).


                • Guillaume 18 septembre 2006 14:01

                  Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’adapter. Je dis juste qu’il est illusoire d’espérer que les immigrés s’intègrent à 100% dans une autre culture. Deux petits exemples : essaye de faire manger du jambon à un musulman (c’est une figure de style, hein, pas de bêtise smiley), et puis, tu arrêterais de fêter Noël, dans un pays dont la culture n’a pas une base judéo-chrétienne ?


                • wieeinstlilimarleen 18 septembre 2006 14:03

                  Note : le sens premier de barbare, ce n’est pas « celui qui est étranger à la cité », faute de quoi les grecs se seraient mutuellement traités de barbares. Non, le barbare, c’est celui qui ne parle pas grec, celui dont la langue semble faire un bruit d’oiseau « bar bar ». Les romains ont ensuite repris le concept pour l’étendre à ceux qui ne parlent pas latin. De fait, ils ont donc ainsi désigné notamment les envahisseurs venus de l’Est.

                  Mais le terme barbare ne désigne pas une peur et ne parle pas de la cité, mais parle de la culture et désigne une différienciation (les grecs sont été plutôt prolixes sur la différence qu’il trouvait entre eux et les perses, même s’ils n’étaient pas toujours bien renseignés sur les moeurs persanes)

                  Pour le reste, je n’ai pas écrit d’article pour parler d’autre chose que de son contenu. Ce n’est pas un « prétexte » pour quoi que ce soit. Evidemment, l’immigration est incluse dans son contenu. Il ne se résume pas à cela.


                • Guillaume 18 septembre 2006 14:13

                  Désolé, j’ai dû confondre avec un autre terme...

                  De plus, je ne parlais pas du cas particulier du texte, mais dans un cadre plus général des discours sur le multiculturalisme (notamment en politique).


                • 18 septembre 2006 14:54

                  « essaye de faire manger du jambon à un musulman »

                  Il veut pas, il mange pas. Moi, j’aime pas les tripes, c’est mon droit aussi smiley Ca c’est pas grave. Ce qui est grave, c’est l’apparition des superettes « halal », où le porc et l’alcool ne se vendent pas, même si le quartier n’est pas exclusivement musulman. Ou les repas en double dans les cantines - pour ceux qui ne mangent pas de porc. Ce sont déjà les modifications apportées par les gens d’une autre culture, qui, au lieu de s’adapter, essaient d’adapter leur nouveau pays à leur goût.


                • Yves 18 septembre 2006 14:56

                  Peut-être avec « métèque », qui désignait chez les Grecs les étrangers vivant en Grèce mais citoyens libres (par opposition à l’esclave) ?

                  Y.


                • c florian 18 septembre 2006 15:23

                  en quoi l’apparition de superettes hallal est grave ? les commerçants sont encore libres d’adapter l’offre à la demande. depuis longtemps des boucheries kacher existent sans que cela ne pose probléme. beaucoup de commerces bio se sont ouverts ces derniéres années. voyons si bientôt un épicier devra proposer les produits imposés par une loi.

                  et encore heureux que l’école propose au moins deux menus, un individu a bien le droit de ne pas manger certaines choses. c’est bien plus scandaleux de n’avoir choix qu’au poisson le vendredi.


                • wieeinstlilimarleen 18 septembre 2006 15:43

                  Pour être plus précis, le métèque est un individu vivant dans une autre cité, de manière stable, que la sienne. Ce sont donc des étrangers à la cité, qui ne sont pas esclaves. Ils ne sont par contre pas nécessairement non-grecs. Étranger dans le cadre grec antique est toujours à comprendre comme non-membre de la cité ; le terme barbare désigne plus spécifiquement les noms membres qui ne sont pas grecs, qui ne parlent pas grec.


                • Dominique 18 septembre 2006 17:24

                  A propos de cochon, on sait bien qu’ils sont beaucoup plus tolérants que les musulmans : un cochon affamé, lui, n’hésitera pas à manger un musulman (P. Desproges)


                • Mahomet 18 septembre 2006 17:27

                  En quoi donc les superettes et les cantines halal sont-elles gênantes ? On se le demande. J’ai mis mes enfants dans une école primaire au Maroc et j’ai demandé pour qu’à la cantine, ils reçoivent de la nouriture non-halal et du porc tous les mardis. Cela m’a été accordé sans problème. A la suite de cela, j’ai d’ailleurs décidé d’ouvrir une boucherie porcine à Casablanca...


                • Mahomet 18 septembre 2006 17:30

                  Très bel exemple de la tolérance islamique à la multiculturalité....


                • wrisya 18 septembre 2006 14:12

                  Encore une fois, il y a mélange entre culture et religion. Manger du porc pour un muslim relève non pas de la culture, mais de la religion : donc, qu’il se retrouve partout ailleurs dans le monde ou même sur la lune il n’en mangera point (sauf s’il s’avère que c’est son seul manger lunaire lol !) Mais par exemple, agir culturellement comme la société le fait en partant toutes les fins d’année en sport d’hiver : cela relève d’une pratique culturelle qui peut parfaitement être assimilée par les muslims. Fêter Noël, c’est une tradition païenne à la base, certains la considèrent culturelle et la fête, d’autres estiment que c’est religieux (fete de la naissance du Christ) et s’y refusent... Chacun comme il veut, de toute façon c’est accessoire, mais « visible » donc les gens vont plus faire attention à cela pour juger du degré d’assimilation de la personne en question.

                  De toute façon, necessairement il ne s’agit pas de faire table rase de sa culture qui participe inévitablement de son identité intrinsèque : de toute façon c’est impossible, et lorsque c’est fait, cela n’est qu’au détriment de soi pour paraître « plus Blanc que Blanc. » Il ne s’agit pas donc de cela, mais bien plutôt à mon sens de prendre ce qui a de bon dans les deux cultures qui vont se confronter pour ensuite y affirmer la base de son identité : Par ex., pour certaines sociétés où les femmes sont releguées au rang de Rien du Tout, vivre en occident a permit de confronter l’idéologie culturelle patriarcal prédominant avec les droits qu’ont ces femmes dans ces pays là. Elles réussissent à comprendre que c’est leur droit de travailler, d’avoir des loisirs ou autres... mais elles resteront toujours attachées à leur culture car c’est leur identité, et elles y parsèmeront ça et là, des valeurs qu’elles ont connu dans leur exil.

                  De toute façon, à mon sens cet article pose un faux problème concernant les muslims en France : ils sont ou seront inévitablement amenés à assimiler leur francité et à comprendre que la France c’est leur pays, pas un pays islamiste ou musulman, mais que c’est LEUR pays... Ce qui est somme toute très différent quand on y pense...


                  • 18 septembre 2006 14:41

                    Mais non, il n’y a pas de confusion entre culture et religion. Le religion fait partie de la culture. Pour faire simple, qu’est-ce que la culture ? La culture est un ensemble de valeurs. Qu’est-ce que les valeurs ? A nouveau pour faire simple, les valeurs d’un individu ou d’un groupe d’individus, c’est la liste de ce que cet individu ou groupe d’individus, considère comme « bon » ou « bien ». Par exemple, parmi les choses que les musulmans considèrent comme « bonne » ou « bien », il y a le fait de ne pas manger du cochon. La religion, c’est une liste de valeurs qui fait partie intégrante d’une culture. Quand des individus ont des listes de valeurs très opposées, ils ont du mal à vivre ensemble. C’est pour réduire les oppositions dues aux respect strict de valeurs contradictoires que la plupart des pays européens sont laïques. En effet, quand on limite la pratique de sa religion a la vie privée, on réduit déjà pas mal la liste des oppositions possibles. Le communautarisme c’est le repli sur des valeurs particulières au groupe. Le communautarisme amplifie les différences. Dans un pays communautarisé, au mieux, les différentes communautés vivent côte à côte en s’ignorant, au pire, elles s’entredéchirent de manière permanente. Le communautarisme conduit chaque communauté à avoir, ses lois, ses règles de vie, ses quartiers, ses commerces, ses écoles, ses hôpitaux, son système de sécurité sociale, ses centres de loisirs et de culture, etc... Bien sûr, chaque communauté paie pour ses infrastructures et pour les services qu’elle offre à ses membres. Le communautarisme, c’est le développement séparé, c’-a-d l’apartheid. C’est un système qui ne déplait absoulment pas aux plus riches. Ils auront, les meilleurs quartiers, les meilleures habitations, les meilleures écoles, les meilleurs hôpitaux, les meilleurs centres sportifs et culturels, les meilleurs services sociaux, etc.. et ne seront pas obligé de réquenter les autres communautés. Comme en Europe, les plus riches sont aussi les plus blancs, vive le cmmunautarisme....


                    • c florian 18 septembre 2006 14:55

                      « La France n’est pas, en tout cas pour le moment, et depuis un bon nombre de siècles, multiculturelle » le constat de base est faux. la france est multiculturelle depuis toujours, sinon elle se limiterait à une partie de l’hexagone. son expansion s’est faite par des guerres et alliances sans aucun lien avec la culture. l’unité culturelle n’est apparue qu’avec la révolution et s’est propagée grace (ou à cause) de la république et de l’empire. il est important de savoir qu’en 1945 beaucoup de français avaient comme langue maternelle une langue « régionale ». ce multiculturalisme est d’autant plus vrai en prenant en compte les dom tom.

                      le multiculturalisme n’est pas un probléme quand tous les autochtones et immigrants peuvent se rattacher à des idées communes, or celles ci font défaut aujourd’hui. « liberté, égalité, fraternité », 3 valeurs en perte de vitesse depuis quelques années. l’idée nationale se base de plus en plus sur le passé au lieu d’être tournée vers l’avenir. pour qu’un peuple soit uni, il lui faut un avenir commun, pas un passé.

                      vous faites une plaidoirie contre le multiculturalisme juste pour vous en prendre une nouvelle fois aux musulmans, mais combien parmi eux sont des islamistes ? à voir le nombre de manifestants dans les rues aprés les discours du pape, vraiment pas beaucoup.


                      • wieeinstlilimarleen 18 septembre 2006 15:36

                        Quand j’écris « la France n’est pas multiculturelle », c’est bien référence à la définition donnée juste avant : « On dit que le multiculturalisme, c’est pour une société faire le choix d’accepter en son sein diverses cultures ». Sinon, je vois mal quel sens donner aux deux exemples évoqués ensuite, l’un portant sur la religion (Edit de Nantes), l’autre sur la langue (Alsace-Moselle).

                        « la france est multiculturelle depuis toujours, sinon elle se limiterait à une partie de l’hexagone », la France ne serait pas un hexagone s’il elle n’avait pas absorbé différentes cultures, certes. Ce n’est pas pour autant que la France est une société multiculturelle au sens du multiculturalisme dont la société suédoise est présentée en exemple, qui est sujet de l’article.

                        En lisant « il est important de savoir qu’en 1945 beaucoup de français avaient comme langue maternelle », j’ai la vague sensation que vous n’avez pas lu le troisième paragraphe, ou trop vite.

                        En lisant « le multiculturalisme n’est pas un probléme quand tous les autochtones et immigrants peuvent se rattacher à des idées communes », j’ai l’impression que vous n’avez pas non plus lu l’avant dernier.

                        Quant à « vous faites une plaidoirie contre le multiculturalisme juste pour vous en prendre une nouvelle fois aux musulmans », je trouve le procès d’intention un peu léger et inapproprié. Mieux vaut en revenir au contenu de l’article qui vous a peut-être échappé.


                      • 18 septembre 2006 15:38

                        Bien vu, tout à fait d’accord avec vous.

                        Cordialement

                        Dad


                      • 18 septembre 2006 15:40

                        (IP:xxx.x53.4.4) le 18 septembre 2006 à 15H38 Bien vu, tout à fait d’accord avec vous. Cordialement

                        Dad

                        Ce message s’adresse à c Florian.

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