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Accueil du site > Actualités > Société > Par quoi remplacer le capitalisme ?

Par quoi remplacer le capitalisme ?

Nous sommes nombreux à avoir compris que le capitalisme n’est pas LA solution. Bien. Certains parlent de révolution, d’autres de décroissance, et d’autres encore de moralisation… très bien. Mais rien ne fait taire les contradicteurs qui, très justement, posent la question : on fait quoi, alors ?

Et oui, il est bien gentil de toujours remettre en cause le capitalisme sans rien avoir à lui opposer en retour. Et je plaide coupable, comme les autres. D’ailleurs, c’est sans doute pour cela que tous les penseurs d’aujourd’hui sont soit des économistes, soit des philosophes : les uns ont pris le parti de calculer, et se réfugient ainsi dans leurs chiffres pour ne pas avoir à penser le monde. Les autres se réfugient dans la pensée pour ne pas avoir à regarder le monde en face.

Il ne s’agit pas ici de critiquer les uns ou les autres, mais de comprendre pourquoi il est si délicat de se projeter dans un monde de plus de 6 milliards d’habitants sur une planète de taille finie, et d’en ressortir tout de go un système complet capable de satisfaire au plus grand nombre sans tomber dans des travers idéologiques dangereux.

Car le capitalisme est un système qui permet malgré tout de régler les échanges sur une règle universellement acceptée et partagée par tous, et cela même s’il est inéluctablement créateur d’inégalités, et à terme voué à un échec total. On peut tenter de lui fixer des limites, de le contenir dans sa voracité, mais tout cela est vain : au final l’argent finira toujours par l’emporter sur les autres préoccupations.

Il y a bien sûr certains partisans d’un « retour aux sources », fait de trocs, de peaux de bêtes et de chasse (ce qui règlerait sans doute, soit dit en passant, le problème environnemental), mais j’avoue que pour ma part j’imagine ce retour aux sources plus comme une conséquence malheureuse de la catastrophe qui nous guette (dérèglement climatique grave ou guerre nucléaire) que comme un idéal à espérer.

Le seul système pouvant être concrètement opposé au capitalisme semble malheureusement être un régime totalitaire, où l’argent n’a plus de raison d’être car l’oppression physique et mentale des esclaves est suffisante à la bonne marche des affaires de l’élite au pouvoir. Certains ont déjà essayé et d’autres essaieront encore, et il est même probable qu’un jour ils y parviennent tant les possibilités de réalisation techniques semblent à portée de main. Ce système n’est bien sûr pas celui qu’espèrent les peuples, mais force est de constater qu’il est difficile de concevoir d’autres manières de vivre en société autrement sans remettre en cause tout ce qui caractérise le monde tel que nous l’avons connu.

Et puis il y a « le monde parfait » : un monde où chacun serait assez éclairé pour ne pas vouloir « trop », tout en étant capable de penser aux autres en même temps qu’il pense à lui-même. Ce monde est plus que difficile à concevoir, car il remet en cause l’essence même de l’homme, c’est-à-dire son égoïsme, sa malléabilité, son incapacité à se projeter dans les futures générations. Bien sûr l’homme peut être transformé par la propagande, l’éducation ou l’oppression (physique ou mentale), mais cela nécessite une transformation radicale de tout ce qui régit notre monde présent. Cela signifie remettre en cause l’argent, l’innovation, la recherche, l’éducation. cela signifie gérer autrement le système d’héritage, de transports des biens et des transports, la production, la consommation, l’agriculture, l’industrie. Cela signifie repenser la philosophie, le travail, le bonheur (le sens de la vie), la fécondité, la religion (la notion de bien et de mal).

En définitive c’est la vision de l’homme dans sa nature même qu’il faut modifier, et le problème est de savoir s’il vaut mieux le voir tel qu’il est ou tel qu’on le voudrait.

Car si on le regarde tel qu’il est, ce « monde parfait » a peu de chances d’exister : les contraintes physiques d’un monde qui fonctionne sont réelles, et il ne faut pas les négliger. Certains métiers sont plus difficiles que d’autres, plus ingrats, mais indispensables : or dans « un monde parfait », il semblerait logique d’espérer choisir son activité librement. Le fait qu’elle ne soit contrainte ni par la force ni par l’appât du gain ne laisse pas beaucoup d’espoir quant à la sélection de certaines de ces tâches, celles qu’on appelle en général « le sale boulot ».

Et si on regarde l’homme tel qu’on le voudrait, on retombe rapidement dans le problème de l’idéologie : qui peut prétendre sérieusement détenir la « Vérité » ? celle-ci sera-t-elle imposée ou simplement proposée ? et comment déterminer qui sera réellement capable de juger de cette « vérité » objectivement, sachant que la génération qui conduira cette révolution n’aura pas bien sûr disposé de la préalable éducation à la transformation du monde vers ce « nouvel homme » ; génération qui sera donc inévitablement le fruit du capitalisme et de son idéologie ?

Voilà donc pourquoi il est si difficile de remplacer le capitalisme. Lorsque l’on sort du cadre de l’argent, on retombe dans l’idéologie, et la définition de l’homme se retrouve vierge, à réécrire totalement. La tâche est si ardue qu’elle peut paraître impossible à entamer, mais lorsque l’on pense aux armées de fonctionnaires planchant sur des calculs économiques infinis, sur des articles de loi emmêlés par milliers, sur des statistiques gigantesques, on imagine qu’ils pourraient peut-être se trouver plus judicieusement employés à une autre tâche, autrement plus valorisante : regarder ce qu’est devenu l’homme capitaliste, pour mieux définir ce que devrait être l’homme du futur…un humaniste ?


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62 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 30 octobre 2009 11:19

    argent= aussi ideologie du plus fort


    • ObjectifObjectif 30 octobre 2009 21:28

      Mais surtout argent = mesure du pouvoir

      En fait, je crains que le mot « capitalisme » ne porte beaucoup plus de sens qu’il n’en a techniquement.

      Et par ailleurs, je suis sûr que le fonctionnement actuel des « sociétés à capital » ne soit pas le vrai capitalisme.

      Car dans le vrai capitalisme, tous les éléments apportés à l’entreprise doivent être évalués, rétribués par les bénéfices proportionnellement à leur valeur, et donner droit de vote pour la conduite de l’entreprise.

      Or à ce jour, le seul élément apporté à l’entreprise qui ne soit pas évalué dans le capital est le CAPITAL HUMAIN.

      Mais si le CAPITAL HUMAIN était évalué comme les autres apports à l’entreprise, alors chaque salarié devrait naturellement percevoir la part de bénéfice qui lui revient, et devrait pouvoir voter aux assemblées générales, en tant qu’actionnaire, au même titre que les actionnaires apportant seulement de l’argent, ou tout autre élément matériel ou immatériel.

      Ainsi, toute embauche de salarié est aussi une augmentation de capital, et un licenciement est une baisse de capital.

      Reste à faire l’évaluation financière d’un salarié, mais toutes les sociétés d’assurance sur la vie s’accordent facilement pour le faire. Et la précision importe peu, car les ordres de grandeurs seront très rapidement supérieurs à tous les autres apports.

      Imaginez que ce changement soit mis en place en janvier 2010 : quelles conséquences ?


    • Inquiet 30 octobre 2009 11:44

      Le capitalisme n’est pas une idéologie mais un système.

      Lorsqu’on s’oppose au capitalisme la plupart du temps on s’oppose aux idéologies qui se greffent sur ce système comme l’ultra libéralisme.

      Le capitalisme ne propose rien d’autres qu’un mécanisme d’échange par la monnaie qui se substitue au troc. En se sens qu’on peut effectivement penser qu’il fait dorénavant partie du décors comme l’air et l’eau.

      Ce qui doit être modifié c’est les politiques.

      Les politiques ont trahis les peuples. Au pouvoir, elles doivent être au service des peuples et non au service de quelque uns.

      Les idéologies libérales, même si je pense qu’il y a mieux, ne sont pas forcément incompatibles avec l’intérêt des peuples. Là où le bas blesse c’est lorsque l’état écoute les lobbies affiliés à cette idéologie.

      Les états, et surtout les états européens se sont coupés la tête lorsqu’ils ont abandonné la planche à billet.

      Ce que demande les peuples, ce n’est pas une égalité financière stricto-sensus, mais de quoi vivre « normalement ».

      L’important n’est pas qu’un individu gagne moins pour ne pas « vexer » ceux qui gagnent peu, mais que l’individu qui gagne le moins puisse vivre normalement.

      Et ça quelque soit le système, il doit apporter une réponse.


      • sisyphe sisyphe 30 octobre 2009 16:47

        Les états, et surtout les états européens se sont coupés la tête lorsqu’ils ont abandonné la planche à billet.

        C’est là tout le problème.
        Il ne faut cesser de réclamer l’indispensable REFORME MONETAIRE qui redonne le pouvoir de création de l’argent aux états, ou a un système central contrôlé par les états et les citoyens, et qui ne créé d’argent que pour les états, en fonction de leurs besoins budgetisés.

        Seule possibilité de débarrasser le capitalisme de ses dérives libérales, de la spéculation, de la création d’inégalités, de supprimer le pouvoir de coercition des banques et organismes financiers, de mettre en place des politiques adaptées aux besoins des citoyens.

        VITE ; il y a urgence.


      • abdelkader17 30 octobre 2009 17:06

        @inquiet
        salut
        Pensez-vous sérieusement que l’oligarchie dominante abandonnera la logique prédatrice inhérente au règne du capitalisme financier ?
        Mais qui dirige le monde si ce ne sont les lobbies,les consortiums du pétrole, les multinationales de l’agro alimentaire,les géants de la pharmacie,les empires de presse, les marchands de canon,il ne faut pas se méprendre les pantins en costards ne sont là que pour avaliser et mener à bien les directives des criminels financiers ,les super structures internationales que sont l’omc, le FMI la banque mondiale sous couvert de représenter le bien commun,ne sont que les meilleurs instruments de l’aliénation des masses et de la dépossession des peuples,le capitalisme se nourrit de crises cycliques provoqués par les agents financiers qui contrôlent les rouages de l’économie, ce sont les petits porteurs qui seront toujours flouer par les délinquants en col blanc.


      • Inquiet 31 octobre 2009 08:00

        @abdelkader17 : on est d’accord smiley

        Mais le titre est « Par quoi remplacer le capitalisme ? » et non « Comment remplacer le capitalisme ? ».

        Autant il est important de savoir comment on va faire, autant il est important de savoir pour quoi le faire.

        C’est à mon sens ce qui a fait que les précédentes révolutions ont échouées.

        Si on ne s’intéresse pas aux paradigmes, ça ne vaut rien, on remplace une société matérialiste par une autre société matérialiste et on est repartit pour un tour cqfd smiley


      • plancherDesVaches 30 octobre 2009 12:04

        En 1929, les solutions sont arrivées toutes seules. On va simplement recommencer, c’est tout.
        Merci les « libéraux »...

        Faudra pas les oublier, par ailleurs, ceux qui nous auront mis dans cette situation.


        • Julius Julius 30 octobre 2009 12:15

          Le capitalisme, dans le sens dans lequel vous utilisez ce terme, est une catégorie marxiste, sans correspondance dans un monde réel.

          Le système qui vous désirez remplacer, est en fait la suite d’une longue évolution et se caractérise par plusieurs fonctionnalités de base. Les plus importantes sont :
          1) Le marché libre fondé sur la propriété privée.
          2) La démocratie parlementaire (représentative).
          3) L’Etat de droit.
          4) La société civique.
          5) Les valeurs chrétiennes (qui n’est pas équivalente à une religion).

          Lorsque vous voulez remplacer votre capitalisme, il faut dire lequel de ses caractéristiques vous détestez le plus.


          • Gazi BORAT 30 octobre 2009 15:22

            @JULIUS

            « une catégorie marxiste, sans correspondance dans un monde réel. »

             !!??!!

            Mais encore ?

            gAZi bORAt


          • Gazi BORAT 30 octobre 2009 15:29

            A noter que, plus bas dans ce fil, apparait une définition « Wiki » qui reprend cette catégorie mùarxiste que d’autres ne sauraient voir...

            A noter aussi que, parmi les « valeurs chrétiennes » relative à ce qui semble être un Objet économique Non Identifié.. ne doivent sûrement pas apparaitre celles issues du Decalogue, et surtout l’injonction :

            « Tu ne voleras point ! »

            Sans laquelle le capitalisme ou plutôt, ce qui semble être divinisé au point de ne même plus porter de nom ne saurait fonctionner..

            gAZi bORAt


          • sisyphe sisyphe 30 octobre 2009 17:02

            Le pauvre Julius est en constante confusion mentale.
            Il mélange tout et son contraire.
            Chacun sait que le capitalisme néolibéral transnational est l’ennemi juré de :
            - la démocratie parlementaire
            - l’état de droit
            qui sont des entraves à son emprise financière, et à sa totale dérégulation

            quant à la « société civique », c’est une invention du pauvre Julius, qui fait mourir de rire les vautours de FMI, de la Banque Mondiale, et de l’OMC ; le marché libre une arnaque aux dés pipés, et les valeurs chrétiennes, quelque chose dont le marché libéral se fout comme de l’an quarante.

            Mais le pauvre Julius, comme tous ceux qui ont vécu dans les pays de l’est, est plus royaliste que le roi, et vient répandre sa petite propagande pro-libérale à coups d’amalgames, de désinformation, de mystifications, comme n’importe quel petit membre d’une secte, totalement hors du réel, et conditionné...

            Un zombie...


          • Jean-paul 31 octobre 2009 02:53

            Justement Sysiphe au lieu de s’ ecouter parler et d’insulterles autres ,ecoutez plutot ceux qui ont vecu dans les pays de l’ Est et qui maintenant sont Europeens comme vous et moi ..Vous aurez ainsi une autre vision de l’Europe ,qui ne tourne pas seulement autour de la France .


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 octobre 2009 13:04

            Question : Par quoi remplacer le capitalisme ?
            Réponse : Par un Capitalisme Équitable, Anthropocentrique et Philanthropique !

            Lettre ouverte à Elinor Ostrom et Oliver E. Williamson, prix Nobel d’Économie 2009, et à tous leurs prédécesseurs (encore vivants)
            http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/lettre-ouverte-a-elinor-ostrom-et-63684

            ou/et

            Pour un Nouvel Ordre Économique Français Équitable !
            http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-nouvel-ordre-economique-60258


            • sleeping-zombie 30 octobre 2009 14:11

              Article interessant, malgré de nombreuses approximations (que tu pointes toi-même en conclusion).

              Toutefois, j’aurais quelques questions :
              4eme paragraphe :
              "Car le capitalisme est un système qui permet malgré tout de régler les échanges sur une règle universellement acceptée et partagée par tous« 
              De quelle règle parles-tu ?

              D’ailleurs, qu’appelles-tu capitalisme précisemment ? A la lecture de l’article, c’est un concept un peu flou...
              A priori, le capitalisme n’est qu’un mode de répartition de la production :
              Quand un individu A travaille sur une machine appartenant à un individu B, le produit de la production (bien ou service), appartient à B. Comme en économie, les moyens de productions s’appellent »capital« , on appelle ça »capitalisme". Mais a priori, ça va pas plus loin...
              A priori.


              • sleeping-zombie 30 octobre 2009 14:14

                Ps : et j’avais oublié, tu écris en fin d’article :
                Le fait qu’elle ne soit contrainte ni par la force ni par l’appât du gain ne laisse pas beaucoup d’espoir quant à la sélection de certaines de ces tâches, celles qu’on appelle en général « le sale boulot ».

                Ben, sortir les poubelles, je le fais régulièrement, sans être contraint par la force, ni motivé par l’appât du gain... alors pourquoi ? serais-je une anomalie ?


              • xbrossard 30 octobre 2009 15:03

                définition du capitalisme (Wikipedia) :

                Les définitions du terme se distinguent par les poids différents qu’elles accordent aux caractéristiques suivantes :

                Les points 2 et 5 contente tout le monde, donc autant les garder...
                le point 3 devrait être revu pour équilibrer selon différent critères, car tout les pays n’ont pas les mêmes contraintes : à voir au cas par cas (protectionnisme ?)
                le point 4 est partiellement intéressant, sachant que la spéculation n’est qu’un jeu sur les monnaie qui perverti le système (en créant par exemple des pénuries, ce qui va à l’encontre du point 3).
                Reste le gros morceau, le point 1, qui pose actuellement problème. Puisque la propriété privé au niveau global du pays (cas du communisme) ne marche pas , car chacun se déréponsabilise sur le dos des autres, et qu’à l’inverse l’individualisation à outrance ne crée qu’un système dictatorial, il faut taper entre les deux ;

                le meilleur niveau me semble être l’entreprise, puisque tout les acteurs concernés par ces moyens de production sont impacté par ce pouvoir. Je pense donc qu’un système capitaliste où la « propriété », ou plus exactement le pouvoir d’action sur ces biens de production, serait partagé entre les salariés des entreprises me semblent être le meilleur système.
                C’est un peu le principe de la cogestion, qui a fonctionné longtemps au Japon, mais qui serait le seul système autorisé, car sinon face à un système type « dictatorial » comme les entreprises actuelles, il ne ferait pas le poid.

                En gros, faire tomber le dernier baston non démocratique, les entreprises...


                • Julius Julius 30 octobre 2009 16:20

                  > Je pense donc qu’un système capitaliste où la « propriété », ou plus exactement le pouvoir d’action sur ces biens de production, serait partagé entre les salariés des entreprises me semblent être le meilleur système.

                  Déjà testé. En Yougoslavie. Échec.


                • Mycroft 30 octobre 2009 21:49

                  Le régime de libéralisme économique associé à une sévérité policière vis à vis de la criminalité et de la délinquance a déjà été testé, c’était le Fachisme, un échec également...

                  Comme quoi, si vous aviez un tant soit peu de capacité à raisonner scientifiquement, vous comprendriez qu’il faut plus qu’un simple exemple pour montrer qu’un projet de société ne marche pas.

                  Les problèmes connues par la Yougoslavie ne sont pas nécessairement liés à sont système économico-politique...


                • Le péripate Le péripate 30 octobre 2009 22:21

                  Le fascisme organise l’économie en corporations. Je dois pouvoir retrouver nombre de discours de Mussolini sur ce sujet. Ca vous intéresse ?


                • xbrossard 3 novembre 2009 11:14

                  @julius

                  je peux vous trouver des milliers d’exemples montrant que le système actuel ne marche pas...cela n’empêche pas qu’on l’a quand même mis en place

                  le seul système que vous acceptez, c’est le laisser-aller et la politique du fait accompli ; on laisse les chiens se battrent entre eux et les survivants décident des lois pour les autres.

                  Le système des Scop marcherait certainement si l’on supprimait les autres organisations. Après tout, la démocratie ne marche que si l’on interdit les systèmes totalitaires non ? Et puis, les types d’entreprises (SARL, SA, etc...) ne sont que des constructions de l’esprit, que l’on peut facilement révoqué, supprimé, modifié...tout dépend du bon vouloir de la majorité des gens, du peuple quoi (beurk, le peuple, pas touche à l’économie !).
                  C’est comme pour les actions et obligations ; pourquoi avoir inventé les actions, alors que le système des obligations garantissait une plus grande indépendance entre le possesseur du capital et le « patron » de l’entreprise ? Une mauvaise idée devrait toujours pouvoir être invalidé si elle ne profite pas à la majorité...

                  Il faudra bien un moment ou un autre interdire à certain de mettre en péril la vie des autres


                • JahRaph JahRaph 30 octobre 2009 17:39

                  @l’auteur.

                  Je pense qu’il faut progressivement passer de l’ultra-capitalisme actuel à l’alter-capitalisme (à définir), puis dans un deuxième temps à l’humanisme (à définir également).

                  Je pense qu’il faut lancer un mouvement, pourquoi pas le Mouvement des Humains Unis (une sorte de pendant à l’organisation des nations unies) ; grâce à un site Internet, à une charte humaniste et mus par une volonté de transcender nos clivages, nous pourrions obtenir de très grands résultats.

                  J’y crois.


                  • JahRaph JahRaph 30 octobre 2009 17:41

                    L’humanisme serait une voie médiane, entre le communisme (idéologie collectiviste) et le capitalisme (idéologie individualiste).

                    Pourquoi privilégier l’individuel au détriment du collectif ?

                    Bien sûr, en toile de fond, il faut remettre l’argent à sa place.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 octobre 2009 18:25

                      @ JahRalph

                      L’humanisme est la base même de ce que vous appelez l’idéologie individualiste, et qui est plutôt la mise de l’individu au coeur de la pensée politique.

                      Parmi les fondateurs, si on peut dire, du courant humaniste, il y a La Boétie et Montaigne qui dénonce la tyrannie de la société sur lindividu. (cf. le discours de la servitude volontaire).

                      Le Libéralisme est la seule idéologie humaniste. C’est la seul qui pense l’homme comme base première.

                      Les pensées collectivistes, mettent la société en avant et l’individu comme simple élément de ce tout.
                      Le socialisme pèche par prétention en croyant que la raison peut diriger le monde. Mais le monde est composé de trop d’individus différents, ayant des besoins et des envies différentes pour contenter tout le monde. D’autre part, il est vain de penser qu’une démarche rationnelle peut améliorer le monde dans tout les détails. Il y a trop de facteurs (presqu’une infinité) pour pouvoir controler quoique ce soit.

                      En revanche, on s’aperçoit qui si on laisse à chacun la liberté de faire comme il l’entend, et sous réserve que cela ne nuise pas à autrui, le bénéfice est collectif.


                    • Antoine Diederick 30 octobre 2009 23:23

                      c’est pas du libéralisme que vous faites , c’est du naturalisme ? C’est une question .


                    • sisyphe sisyphe 31 octobre 2009 01:59

                      Mais le monde est composé de trop d’individus différents, ayant des besoins et des envies différentes pour contenter tout le monde. D’autre part, il est vain de penser qu’une démarche rationnelle peut améliorer le monde dans tout les détails. Il y a trop de facteurs (presqu’une infinité) pour pouvoir controler quoique ce soit.

                      En revanche, on s’aperçoit qui si on laisse à chacun la liberté de faire comme il l’entend, et sous réserve que cela ne nuise pas à autrui, le bénéfice est collectif.

                      Lol de lol !!

                      Comment aligner les sophismes et dire, en deux phrases, tout et son contraire !

                      Trop fort ! 

                      Quant au « bénéfice collectif », vu l’évolution de la situation, chacun est capable de se rendre compte de sa redoutable pertinence ; la preuve : 

                      La faim touche aujourd’hui 1,02 milliard de personnes, soit un sixième de la population mondiale, selon un rapport de la FAO (l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture) publié mercredi 14 octobre à Rome à l’occasion de la semaine mondiale de l’alimentation.

                      Les crapules libérales ne reculent devant rien pour sauver leur capacité d’exploitation et d’oppression ; ils sont à mettre hors d’état de nuire, de toute urgence !



                    • Paul Muad Dib 30 octobre 2009 17:51

                      par quoi remplacer le capitalisme est un piège tendu par les voleurs du bien collectif , un piège rhétorique...
                      il n’y a pas de réponse maintenant,et de suite, car c’est faire croire qu’un autre système peut s’imposer comme cela ,en oubliant qu’un système n’existe pas par lui même , mais est la conséquence de l’ensemble des interactions humaines..l’humain ne change pas alors le pire demeure, avec comme motivation unique : je veux faire du profit
                      en clair avec des humains comme nous, le pire est toujours a prévoir..et a venir .la question : que faire a la place de.. ? .est donc une illusion , l’objet de ceci est de détourner l’attention de ce que les humains commettent comme atrocité pour des questions de profit, et détourner l’attention pour que l’on ne comprenne rien devient prioritaire, comme le fait que tout ce qui est fabriqué est collectif, pour voler il faut nier le collectif , y compris ou il est indispensable c’est a dire partout, sans collectif je ne communiquerais pas ici...sans le découvreur du feu , du fer etc. je ne pourrais communiquer ici..voyez le rôle indispensable du collectif, mais certains malins veulent faire main basse sur le max et invente la compétition truquée et la division des humains pour leur leur profit,
                      ainsi nous avons affaire a des bandits ,alors bavasser pendant des siècles sur par quoi remplacer le capitalisme est une hérésie,un leurre si elle vous intéresse, pourquoi pas après tout...sans remonter a la source du mal et donc en chacun, rien de différent ne se produira..c’est une évidence..
                      ..désolé mais il va falloir en arriver a l’éradication de l’humain ?? , ne le voyez vous pas , ? regardez ce gros beauf de Sorros par exemple , regardez sa haine , son visage transpire le malheur et la haine, ils sont tous comme cela ,et oui ils vont crever et ca leur fout les boules, bien sur ! Sorros, ce gars est bourré aux as pour des dizaines de générations , et qu’est ce qu’il fait le gars ,il continue a accumuler ,vous voyez bien que ca déconne ,non ?
                      ce serait ca l’accomplissement ultime de 13.7 milliards d’années après le big bang ???
                      LE GAG !!!


                      • JahRaph JahRaph 30 octobre 2009 17:57

                        Je partage votre analyse. Un changement de système, de société, de civilisation ne sera possible qu’avec le réveil de l’humanité (j’en conviens, c’est pas gagné, mais c’est pas impossible non plus).

                        Il faudrait que nous passions du stade l’Homo Sapiens Sapiens (j’ai conscience d’exister, je flippe, donc je cherche à posséder toujours plus) au stade de l’Homo Sapiens Universalis (j’ai conscience d’exister et d’appartenir à un ensemble plus vaste : les êtres vivants)


                      • Paul Muad Dib 31 octobre 2009 18:56

                        salut et merci de votre mot..........


                      • elec 42 elec 42 30 octobre 2009 18:22

                        a l’auteur:ce n’est pas le capitalisme qui est néfaste,mais ses dérives.


                        • jaja jaja 30 octobre 2009 19:02

                          L’après capitalisme sera défini par ceux qui l’auront renversé... Des Révolutions du 20ème siècle des leçons peuvent être tirées. Il faudra se donner les outils nécessaires pour combattre la résurgence d’une oligarchie, tout aussi exploiteuse que l’ancienne, et donc empêcher l’édification d’un capitalisme d’État comme ce fut le cas en URSS et dans ses pays satellites...

                          Cette oligarchie « nouvelle », tout comme celle qui l’a précédée, craint la démocratie. La démocratie directe au sein de toutes les institutions politiques, comme dans les entreprises, est l’unique outil permettant au peuple de faire connaître ses décisions... Si la démocratie directe meurt, alors la Révolution est morte, le retour progressif au capitalisme privé devient inéluctable...

                          Tout le monde sait qu’en URSS les entreprises étaient soi-disant « propriété collective ». Il est cependant de notoriété publique que la répartition des biens produits était monstrueusement inégalitaire au profit de la Nomenklatura dirigeante.... (salaires de 1 à 272 dans les années 1970 et revenus des plus hauts dirigeants totalement inconnus même à l’heure actuelle).

                          C’est bien grâce à la démocratie directe et à leur force et volonté que les travailleurs pourront enfin réaliser la société égalitaire, souvent promise, mais jamais réalisée...


                          • zelectron zelectron 30 octobre 2009 19:29

                            La solution ? ce sont les zenark qui nous la donnent (hum, menfin, pas tout à fait) c’est la variable d’ajustement (sssttte bonne ruse...)


                            • jefounet 30 octobre 2009 19:59

                              je dis ceci : on peut créer beaucoup de scops, de coopératives :
                              http://www.scop.coop/p193_FR.htm

                              alors, au boulot et plus de blabla sur le système capitaliste qu’on ne pourra vaincre. lol créons nos scops et investissons collectivement dans ces scops. au lieu d’investir dans le grand emprunt national, créons des scops.

                              dérivons l’argent issu du capitalisme vers des formes d’entreprises autogérées.


                              • GéraldCursoux AnnO’Nyme 30 octobre 2009 20:14

                                Dans le Robert, pour Capital on lit : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». C’est comme dans l’agriculture, il ne faut pas consommer tout ce qui est récolté pour avoir des semences à planter, et de nouvelles récoltes. Celui qui trouvera une autre façon de produire, soit des produits agricoles, soit des biens et des services... qu’il se montre ! C’est dire que le capitalisme est la seule façon de produire des biens et des services ; mais le cadre social dans lequel il s’exerce relève du politique qui doit créer les conditions pour que les fruits du système profitent à tous. Cela suppose de répondre à des questions comme : Qui doit détenir le Capital ? Comment répartir les richesses produites ? Quid de l’utilisation des ressources naturelles, des pollutions ? Quelles règles sociales, fiscales et autres (sur la concurrence, le commerce etc. Il faudra un jour admettre qu’en dehors de ce mécanisme – dit capitaliste -, il n’y a rien d’autre que la cueillette ou la chasse pour se nourrir au jour le jour.


                                • xbrossard 3 novembre 2009 11:21

                                  @sampiero

                                  on ne pouvait mieux dire....

                                  tant que les gens n’auront pas compris que le capitalisme n’est que « la privatisations des moyens de production » et continueront à faire l’amalgame avec l’économie de marché, le système perdurera...

                                  on le voit bien d’ailleurs au USA où la moindre décision sociale est taxé de communisme alors que cela n’a AUCUN rapport avec le communisme

                                  AnnO’Nyme, utilisez votre cerveau au lieu de répéter bêtement vos maîtres à penser...

                                  PS : puisque le capitalisme est la possession des moyens de production et que nous allons de plus en plus vers une société de services où le moyen de production est l’homme, n’allons nous pas doucement vers un asservissement généralisé, les employés étant la « propriété » de l’entreprise ?


                                • Jean Yanne Jean Yanne 30 octobre 2009 20:32

                                  Il est un système que l’on confond volontiers avec le capitalisme et qui pourtant en est sont plus efficace ennemi , c’est le libéralisme .

                                  Attention , qui dit libéralisme , dit vrai libéralisme , dans lequel chacun pourrait en toute liberté gérer sa vie .

                                  Par exemple
                                  On est frappé aujourd’hui , de voir que les syndicats s’opposent au travail du dimanche ,dénonçant cela comme l’apogée du libéralisme .

                                  Or que nenni , si les syndicalistes avaient un tantinet de jugement , ils proposeraient au contraire que tous les travailleurs puissent travailler le dimanche ou n’importe quel jour , mais aussi qu’ils puissent gérer leur temps de travail quantitativement et qualitativement.

                                  Dès lors , et si cela était , le capitalisme s’effondrerait de lui même car , c’en serait fini de la consommation débridée et compensatrice d’une vie de con .

                                  Je travaille pour vivre seulement et si je mets en balance la vie de con pour le gadget à la mode et la vraie vie sans le gadget , mon choix est vite fait !

                                  La décroissance ne pourra se faire que lorsque les travailleurs auront la maitrise de leur temps de production .

                                  Mais il est évident que le capitalisme manipule désormais non seulement la droite , depuis longtemps , mais également la gauche et bon nombre de syndicats comme l’a dévoilé la découverte de la caisse noire des patrons de la metallurgie et des charbonnages qui alimentait en sous main les politiques et les syndicalistes au pouvoir .

                                  Dès lors que le choix pourra être réalisé , je suis certain que le peuple choisira le bon sens et laissera l’empilement des sous dont on sait qu’ils ne font ni le bonheur ni la vie !


                                  • Antoine Diederick 30 octobre 2009 23:20

                                    « La décroissance ne pourra se faire que lorsque les travailleurs auront la maitrise de leur temps de production . »

                                    la c’est une farce, n’importe quel artisan ne fonctionne pas comme cela...


                                  • jaja jaja 30 octobre 2009 20:39

                                    @ AnnO’Nyme : Qui doit détenir le Capital ? C’est le monopole bancaire public, contrôlé par les citoyens et non par les capitalistes (qui n’existent plus en tant que tels), qui a pour rôle de gérer les fonds nécessaires à la production de nouveaux biens...
                                    Les entreprises étant socialisées tout le surplus non consommé doit atterrir dans la banque publique.

                                    Comment répartir les richesses produites ? De manière égalitaire entre toutes et tous quels que soient leurs places dans le processus de production...

                                    J’ajouterai : Qui décide ? Le peuple par la pratique référendaire (démocratie directe) que ce soit au niveau politique, économique ou dans l’entreprise

                                    Voila. Si vous appelez ce « mécanisme » capitalisme, libre à vous....

                                    En tout cas on est loin de la cueillette ou de la chasse....


                                    • Le péripate Le péripate 30 octobre 2009 22:41

                                      Il y a bien sur une alternative au capitalisme étatiste qui ne soit pas un système totalitaire : c’est le capitalisme libéral, l’utopie anarcho-capitaliste.


                                      • sisyphe sisyphe 31 octobre 2009 02:07

                                        La solution du péripate :
                                        le retour à la loi de la jungle !

                                        Avec l’autorisation de port d’armes, of course !

                                        Quand l’idéologie et le théoricisme amènent au total déni de la réalité, et aux dérives les plus sanglantes...

                                        Pas étonnant de la part d’un défenseur des dictatures

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