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Accueil du site > Actualités > Société > Qui licenciera le président pour manque de résultats ?

Qui licenciera le président pour manque de résultats ?

La grève d’aujourd’hui m’a fait mentir, je ne pensais pas qu’elle réunisse autant de citoyens tant les déclarations d’hostilités au monde syndical s’étaient accrues. La misère du jour est d’entendre le gouvernement dire que ce ne fut pas une journée noire et que le plan de service minimum avait fonctionné.

Mais mon sujet n’est pas là, il se situe dans la suite de l’article précédent, dans lequel j’envisage un avenir pas très réjouissant ; indiquant la tendance de PDG qu’a notre président et d’en conclure que comme les entreprises ne sont pas démocratiques à vouloir leur ressembler nous la perdrons aussi, la démocratie bien sûr.

Chacun se rappelle la période où copiant les Etats-Unis et les Anglais, notre président s’est lancé dans la culture du résultat, imposant à ses ministres de répondre des leurs. Dans cet état d’esprit il faut bien en déduire que près de deux millions de Français dans la rue pour dénoncer l’échec de la politique de notre président, en est un, de piètre résultat pour lui. En toute logique, il devrait s’infliger ce qu’il préconise pour les autres. Il serait donc bien inspiré de donner sa démission avant que le peuple ne le démissionne. Et bien NON ! 

Nous sommes en démocratie et les français l’ont élu et doivent assumer leur vote jusqu’au bout. S’ils ne sont plus d’accord avec le mandat qu’ils lui avaient confié ,et bien la rue est là pour qu’il le dise. Mais il est vrai aussi qu’elle ne s’écoute que si elle représente suffisamment de pas qui défilent, sauf quand l’on est sourd comme l’ont montré à chaud les dirigeants interpellés sur ce mouvement.

Mais lui devrait s’appliquer ce qu’il voulait pour les autres et pour comprendre cela il faut comprendre ce qu’est la culture du résultat

La culture du résultat. : Cette formule que personne ne connaissait encore il y a deux ans a été choisie à l’Élysée, n’en doutons pas, à la suite d’une étude marketing. Le mot culture inspire le respect. La culture scientifique, la culture littéraire et bien d’autres cultures comportent des traditions communes à toute une société. C’est donc au niveau de la culture que de nouvelles idées peuvent s’imposer. D’autre part le mot résultat est simple, rassurant, à la portée de tous.

Chacun de nous, depuis l’école primaire, s’intéresse aux résultats. Les résultats, bons ou mauvais, ce sont des faits. La culture du résultat, en somme, ce serait du bon sens, ce serait simplement du pragmatisme.

Les idées suggérées par cette formule ont une portée plus grande qu’il n’y paraît. Un résultat implique généralement une sanction. Le bon élève a des félicitations. Le directeur commercial qui a décroché un gros contrat a une augmentation de salaire. Mais le mauvais élève est renvoyé du lycée et le directeur commercial qui a échoué dans une négociation est licencié.

Une menace semble donc se profiler sous ces deux mots anodins.

D’abord fixer des objectifs

Fixer un objectif à un salarié et tenir compte du résultat sur sa fiche de paye, l’idée n’est pas neuve. C’est un principe de gestion qui est appliqué dans beaucoup d’entreprises du secteur privé. Jusqu’à une date récente, cette pratique n’existait pas dans l’administration française.

L’idée de l’étendre aux fonctionnaires : policiers, magistrats, etc. s’est imposée peu à peu dans l’opinion publique à partir des premières mesures sur l’immigration. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, réclamait déjà une obligation de résultats pour les policiers qui expulsaient des sans-papiers. Il disait qu’en politique aucun sujet ne doit être tabou. Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, s’était déclaré hostile à la méthode en disant qu’elle risquait de provoquer des dérives et des excès regrettables.

L’idée de fixer des objectifs à tous les fonctionnaires s’est affirmée plus nettement dans les déclarations du gouvernement en 2006, et dans une brochure publiée par La documentation Française, Dominique de Villepin étant Premier ministre et Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur, à la suite de la promulgation des décrets d’application de la loi organique relative aux lois de finances, la « LOLF ». C’est à ce moment que le terme « culture du résultat  » est apparu pour la première fois dans la presse.

Des objectifs pour les fonctionnaires

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont pris de l’avance sur la France en ce domaine. En 1980, les policiers américains avaient déjà des objectifs annuels de contraventions sur lesquels ils étaient notés, et beaucoup de fonctionnaires fédéraux étaient notés sur le nombre de réunions auxquelles ils participaient chaque année. En 1991, le ministère de l’éducation desEtats-Unis a publié une circulaire disant que « tous les établissement financés par l’administration fédérale seront soumis à des normes de performance  ».

Quand Tony Blair est devenu Premier ministre du gouvernement britannique en 1997, il a franchi une nouvelle étape. Il s’est mis à diriger la Grande-Bretagne comme une grande entreprise en s’attribuant les fonctions d’un président de conseil d’administration, ce qui est maintenant l’ambition de Nicolas Sarkozy. Il a fixé des objectifs aux policiers, aux juges, aux médecins, aux enseignants. Les établissements d’enseignement ont des objectifs chiffrés avec pour principal indicateur le taux de réussite aux examens.

Ceux qui peuvent apporter des preuves de leur réussite ont des subventions accrues, et les autres, généralement ceux des quartiers difficiles, sont pénalisés. Les hôpitaux aussi ont des objectifs chiffrés, avec pour principal indicateur le temps d’attente des patients. Le temps d’attente a diminué globalement, mais le nombre de patients mal soignés a augmenté. Seuls les riches sont bien soignés parce qu’ils vont dans des cliniques privées. Bref, les statistiques montrent une augmentation d’efficacité selon les indicateurs officiels, mais l’opinion publique britannique constate une diminution considérable de la qualité des services rendus.

La justification du privé

On dit que la culture du résultat donne de bons résultats dans le secteur privé. Une méthode classique pour gérer le personnel consiste à organiser chaque année un entretien d’évaluation entre le salarié et son supérieur hiérarchique afin de définir les objectifs de l’année suivante et les critères chiffrables de réalisation de ces objectifs. L’entretien passe en revue les critères de l’année en cours et les écarts entre les prévisions et les réalisations. Cette méthode d’origine américaine n’est pas toujours facile à mettre en place dans les entreprises françaises.

On l’appelle aux Etats-Unis le « merit rating  ». Elle est connue en France sous le nom de « salaire au mérite  », regrettable abus de langage, car il serait plus exact de dire « notation de la valeur  ». Le principe d’un entretien annuel n’est pas critiquable, il est d’ailleurs prévu dans le code du travail. Le problème est plutôt dans la méthode de fixation des critères, qui sont toujours chiffrés en heures, en euros, en rendements de production et en taux de réussite. Or le salarié n’exerce jamais un contrôle total sur le résultat attendu par sa direction, car celui-cidépend de nombreux facteurs dont il n’est pas maître : la conjoncture économique, l’environnement, etc.

Le salarié éprouve donc un sentiment de frustration quand le résultat est insuffisant. Le supérieur hiérarchique peut aussi fixer des objectifs impossibles à atteindre, son seul but étant de faire pression sur le salarié pour le « motiver », d’où un stress insupportable, qui peut même le conduire au suicide. Enfin les résultats de cette méthode ne sont pas probants dans l’industrie américaine, notamment dans l’industrie automobile qui perd constamment des parts de marché face à ses concurrents européens et japonais, malgré le taux avantageux du dollar.

Des objectifs pour les ministres

En 2006, le gouvernement a publié une brochure de La documentation Française qui définit les nouvelles règles de gestion des ressources humaines dans la fonction publique. On peut lire dans la préface : « On passe ainsi d’une administration de moyens (au sens où il s’agissait de gérer des crédits) à une administration de résultats, au sens où chaque gestionnaire devra atteindre les résultats fixés  ».

Le Premier ministre était à l’époque Dominique de Villepin, mais n’oublions pas que Nicolas Sarkozy était ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, numéro deux du gouvernement. Il veillait à ce que la fonction publique soit réformée en profondeur.

Le mot « performance » est rarement utilisé dans les déclarations officielles, peut-être parce que cela pourrait inquiéter les électeurs. La brochure de La documentation Française justifie néanmoins ce terme : « La performance ne consiste pas à réaliser un exploit, au sens où on l’entend dans le langage sportif ; la performance signifie ici que l’on définit le résultat que l’on souhaite atteindre, et que l’on met en place un indicateur pour mesurer le chemin parcouru en direction de ce résultat. Autrement dit, c’est moins le caractère ambitieux du résultat visé qui est en question, que le fait de se mettre en situation d’évaluer jusqu’à quel point ce résultat est atteint et de s’inscrire dans une dynamique de progrès.  »

L’explication ne surprendra pas les salariés du privé, mais on comprend pourquoi l’Élysée estime préférable d’utiliser le mot « résultat ».

Dans ses lettres de mission adressées en août 2007 à tous les ministres, cosignées de François Fillon, Nicolas Sarkozy s’exprime comme un chef d’entreprise donnant des objectifs à ses subordonnés. De l’une à l’autre on trouve les mêmes phrases. Au début : « Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L’objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d’obtenir rapidement des résultats. »

Puis : « Sur l’ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultat dont le suivi sera conjoint.  » Enfin : « Nous ferons le point d’ici un an de l’avancement de votre mission et des inflexions qu’il convient, le cas échéant, de lui apporter.  »

Le principe d’assigner aux fonctionnaires des objectifs chiffrés avec des critères opérationnels avait été admis par les députés, à quelques exceptions près, avant que le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, annonce à la sortie du premier conseil des ministres de l’année 2008, que les ministres eux-mêmes seraient évalués sur leur bilan individuel. « Les ministres, comme les autres, doivent rendre des comptes  », a-t-il dit. Il a précisé qu’un cabinet d’audit avait aidé les cabinets du Premier ministre et des principaux ministres à définir une grille d’évaluation composée de critères quantifiables. Cette déclaration n’était pas une surprise car elle s’inscrivait dans le fil des lettres de mission.

Puis le lendemain le journal Le Monde a donné le nom du cabinet d’audit : il s’agissait de Mars & Co. Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a protesté aussitôt par la voix de son porte-parole, en qualifiant cette initiative de « grotesque et dangereuse  ». Ce qui a d’ailleurs le plus choqué de nombreux observateurs dans cette annonce était sans doute le choix d’un cabinet d’audit privé, ce qui montre que Nicolas Sarkozy et François Fillon ne font pas confiance à l’Inspection des Finances et à la Cour des Comptes, dont la plupart des membres sont issus de l’ENA, pour organiser l’évaluation des ministres.

Je ne vois donc pas pourquoi l’on dédouanerait notre président d’avoir à supporter la conjoncture internationale pour le justifier de ses mauvais résultats. Le fait-il pour les salariés de ses administrations ?

La culture du résultat c’est celle qui a poussé des milliers de Kerviel de par le monde à trouver des ficelles pour engranger plus, et c’est à lui que l’on vous demande de vous en prendre plutôt qu’à ceux qui initient ce système. À importer le made in USA nous en subissons aussi les dérives, et l’amusant est le constat d’un nouveau deal américain qui prend le contrepied de la politique du Président Sarkozy, il devient urgent qu’il change de conseillers.

 

Écrit avec l’aide du livre de Jean-Marie Gogue La Culture du Résultat


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215 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 30 janvier 2009 10:57

    Nous sommes en démocratie et les français l’ont élu et doivent assumer leur vote jusqu’au bout. S’ils ne sont plus d’accord avec le mandat qu’ils lui avaient confié ,et bien la rue est là pour qu’il le dise. Mais il est vrai aussi qu’elle ne s’écoute que si elle représente suffisamment de pas qui défilent, sauf quand l’on est sourd comme l’ont montré à chaud les dirigeants interpellés sur ce mouvement.

    Et ca changera quoi ?? ? ? ???????


    Faudrait il changer de systeme ?

    Meme si il y a tellement de personne avec la volonté pour faire un soulévement,
    ce soulévement "révolutionnaire" sera instrumentalisé par une "organisation" ( peut etre meme avec des politiques déja au pouvoir ou d’autre élite en place) qui retombera dans les mains de persoenne dont l’idéologie est sensiblement la meme que celle du systeme ( et qui ne chercheront pas à le rénoveau parcequ’ils font partie du bon coté du systeme)

    Et le systeme en place ne pourra rééllement changer dans le fond.

    Il y a t’il des gens bien intentionné ? Oui.
    Essaye t’il de renover pour plus de justice, et d’égalité ? OUi.
    ( Dans chaque "Révolte" / "Greve"/ révolution ce fut le cas, il y eu ce genre de personne qui se sont meme regroupé, mais ca n’a pas suffit).

    Ce ne sont pas ce genre de personne que l’élite, la bureaucratie , et peut etre un peuple aveugle choisit pour CHANGER le systeme.

    Pour le moment Tous ces gens n’ont pas encore compris ! La Fete est finie, rentrez chez vous brave gens. L’humanité ne connaitras surement plus jamais la meme oppulence et les meme gachis(sur cette planete).


    • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:31

      bonjour kalki

      çà ne changera pas grand chose sinon de dire ce que l’on veut ou ne veut pas. changer le monde revient à bouleverser tous système et modèles théorisés qui dirigent nos comportements. cela se fait à pas lent et quand l’environnement y pousse. c’est ce qui c’est produit, mais les mesures de relances ne sont utile que pour redonner confiance, sous réserve que l’on puisse modifier, la nature de nos production, les règles de la capitalisation en commençant par le plan comptable, et autres sans détruire le processus de création de richesse et lui donner d’autres source. cela ne s’invente pas, çà émerge des difficultés par la capacité d’adaptation dont nous l’humain est capable. sinon avec le système actuel les masse financière réinvesti se retrouverons à nouveau dans les mêmes mains.

      retrouver une croissance avec des productions moins polluantes et mettre en place des puits de CO2 et autres est un travail gigantesque à l’échelle de la planète et source d’un nouvel idéal pour entrainer les hommes, sans qu’il abadonne leur prospérité (elle se déclinera autrement). soit nous aurons la lucidité de nous inscrire dans cette orientation et conserver nos produits énergétiques rares pour « l’innovation » soit l’épuisement des matières premières fera de nos successeurs des hommes bien malheureux.

      cordialement.


    • imago imago 30 janvier 2009 16:00

      L’opulence est finie ? Ah, première nouvelle. Si l’auteur du commentaire se base sur la disparition des montres bling bling à la une des journeaux...


    • imago imago 30 janvier 2009 16:03

      l’opulence est finie ? ah, bon... Si l’auteur se base sur la disparition des bijoux à la une des journeaux...


    • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 16:45

      bonjour imago

      notre société qui spécule sur le cour terme, qui ne demande pas de projection au delà de ses émotions, se trouve confronté aux analyses du long terme dont nous avons confié la responsabilité à certains qui sonnent l’alarme. ce n’est point parce que l’échéance est lointaine et dépasse des générations qu’elle ne vérifient pas aujourd’hui.

      à fermer les yeux dessus c’est faire comme la formule attribuée à louisXV "aprés moi le déluge".
      cordialement.


    • JONAS JONAS 30 janvier 2009 21:56

      C’est vrai que Mazarine n’a pas coûté à la République le prix d’une Rolex !

      Pauvre cloche, faut être à l’heure pour sonner !  smiley


    • sisyphe sisyphe 31 janvier 2009 01:51

      En fait de culture du résultat, on en est, en ce qui concerne le petit kondukator, au résultat de l’inculture ; dans tous les domaines....

      Puissent les français le lui faire savoir de plus en plus clairement... 


    • Yena-Marre Yena-Marre 30 janvier 2009 11:38

      Bonjour,
      Citation : Nous sommes en démocratie et les français l’ont élu et doivent assumer leur vote jusqu’au bout.
      D’accord mais pas les autres qui sont nettement majoritaires dans ce pays !


      • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:39

        bonjour yena marre

        les autres de la même manière, dans son principe, le changement d’orientation qu’indique la population par ses manifestations, doivent faire l’objet, non d’un départ du président que nous avons élu, mais d’un changement de gouvernement ou du ministère concerné par les demandes exprimées, ce n’est jamais chose facile, et je ne crois pas que c’est ce que fera notre président qui poursuit envers et contre tous l’orientation que j’ai indiqué dans mon précédent article du 29.

        cordialement.


      • manusan 30 janvier 2009 13:37

        majoritaire ?

        ceux qui ont voté contre : non
        ceux qui n’ont pas été voté : non plus.

        ceux qui n’assume pas leur vote : beaucoup.


      • Mouche-zélée 30 janvier 2009 14:12

        Majoritaire ? NON !

        Si nous comptons les bulletins nuls et les abstentions de vote seuls 30% des Français on élu Tsar Hongrois
        .

        Réformer le mode de scrutin en créant un bulletin "ne se sent pas représenté" donnerai une image réaliste du paysage politique Français .
        Les gens qui votent encore ne votent pas POUR le meilleur mais CONTRE ce qui leur semble le pire.


      • keops27 30 janvier 2009 16:45

        Donc si on tient compte que seulement 30% des français ont voté pour le petit prince, que dire des 4% présents à manifester ? (en prenant les chiffres des syndicats de 2,5 millions de manifestants sur une population de 60)
        cela se traduit par 12% de mécontents donc 88% de satisfaits !
        Qui doit on écouter ? n’est ce pas généralement la majorité (relative ou absolue, dans ce cas cela ne change rien...)
        De toutes façons si l’on écoute ceux qui ne veulent rien changer, c’est pas comme cela que l’on y changera quelque chose hmmpppfff ! 


      • spartacus1 spartacus1 30 janvier 2009 17:59
        @Mouche-zélée qui dit : "... Les gens qui votent encore ne votent pas POUR le meilleur mais CONTRE ce qui leur semble le pire. ...".

        Je n’ai voté ni pour l’une, ni pour l’autre !

        Mais j’ai bien peur que le pire nous l’ayons effectivement. Sarko élu, c’est lui
        qui dirige tout, agence tout à sa façon, au profit de ses copains. Premiers ministres et ministres ne sont là que pour faire de la décoration. Les membres de l’UMP s’aplatissent devant lui, on se demande bien pourquoi d’ailleurs, peut-être qu’ayant été ministre de l’intérieur, il a des petites fiches.
        La France s’est donnée à un névrosé qui est en train de la détruire.

        Si Ségo avait été élue, je pense que les choses se seraient mieux passées, non pas qu’elle ait plus de qualités qu’un Sarko, mais parce qu’elle n’aurait tout simplement pas pu prendre personnellement le pouvoir, les membres du PS ne l’aurait pas supporté. Il y aurait un premier ministre dirigeant effectivement, et le PS ne manque pas de gens ayant cette capacité, même si je ne soutiens absolument pas la politique droitière du PS, il faut lui laisser cela.

        L’avenir ? Sans lire dans le marc de café, force est de reconnaitre que, pour l’instant, le peuple français penche en majorité à droite (sous l’effet de la crise, les choses peuvent changer, mais je n’y crois pas trop à court terme).
        Alors, je vois quelqu’un que Sarko a renvoyé du gouvernement et qui n’aime absolument pas Sarko. Quelqu’un qui, bien planqué dans sa bonne ville de Bordeaux, attend tranquillement son heure en espérant que Sarko accumule encore plus de conneries (si c’est possible). En fait Sarko lui a rendu l’inestimable service de pouvoir se faire oublier momentanément et de se refaire une santé politique.

      • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 20:50

        re mouche zélee

        tu as raison sur les votes, ceux du candidat président son ceux du premier tour, ensuite se son des votes de raliements ou de sélection et il est un usage abusif dans notre démocratie de s’attribuer le vote de tous ceux qui s’étaient réparti ailleurs. aprés l’on trouve injuste de ne pas être suivi et l’on reproche injustement à la population d’être versatile. depuis que je vote j’entends cela de la part de ceux qui ont été lu, a croire que leur intelligence leur bloque le cerveau ou qu’ils éssaie en permanance de trromper l’opinion..

        cordialement.


      • ddacoudre ddacoudre 31 janvier 2009 14:52

        bonjour kéops

        ton calcul m’a amusé, dans tous changement ce n’est pas la masse qui l’initie, elle ne vient que l’installer une fois qu’il se matérialise. la masse n’est qu’un élément de stabilité pas de changement. ce qui bien sur fausse toute analyse mathématique.

        cordialement.


      • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:48

        bonjour abgeschiedenheit

        Je ne sais pas de quelle vidéo tu parles, pour ma part il y a long temps que je me suis rendu compte que la connerie est infini même quand elle se pare de culture, et j’ai appris en observant ma dose à être un peu plus humble et respecter les idées des autres mêmes si je ne les partage pas, et si parfois la forme d’expression me gène je fais comme toi un petit mot., car sur ago nous ne sommes pas dans une lutte armé, nous échangeons seulement.

         

        Cordialement.


      • Mouche-zélée 30 janvier 2009 14:15

        abgeschiedenheit

        Au niveau des insultes c’est vrai que ce "président" est la hauteur de sa bassesse à l’attention de ses citoyens.
        "Casse toi pauv’con" , "descends içi si t’es un homme" etc...


        Le tout pour nous pondre une loi sur le délit d’outrage juste après ....


      • Varsass 30 janvier 2009 14:47

        "une seule chose est infinie, c’est la connerie. "

        En fait il y a deux choses infinies : La connerie humaine, et le besoin de reconnaissance de notre président. Et c’est dommage pour les deux.


      • Céphale Céphale 30 janvier 2009 11:45

        Très, très bien vu, ddacoudre

        Comme dirait Nadine Morano, dans la vie, faut être logique.

        Sarko démission !


        • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:49

          bonjour cephale

          merci à toi aussi sans ton lien je ne l’aurais pas fait.

          cordialement.


        • Emmanuel Aguéra LeManu 30 janvier 2009 17:29

          Ne me parlez pas de Nadine Morano.
          Il fairt d’abord la renvoyer à l’école. On ne comprend rien à ce qu’elle dit elle non plus, d’ailleurs. Elle connaît son texte (systématiquement des litanies à l’honneur du boss, mais on ne sait jamais, maintenant que Rachida s’en va, peut-être une place de favorite à prendre ?), mais mélange tout et dans son enthousiasme de lèche-mocassins présidentiels, déverse des flots d’inepties qui n’ont en général rien à voir avec le sujet.
          Et ne parlons pas de son français, mais je me calme, je me calme...

          A part ça, oui c’est terrible. J’en finis par me demander si Sarkozy ne savait pas pour son échec politique. Cela expliquerait son augmentation de salaire avant-résultats, parcequ’au pourcentage, il ne serait pas allé bien loin.
          Il y a quelque chose dans votre article qui rejoins celui en cours sur "faut-il sauver les banques ?" on y sent un besoin, mais de quoi ?

          S’il m’est personnellement impossible pour cause de crise subite et instantanée d’urticaire, de "refaire" confiance aux banquiers dans le climat actuel, et j’ajoutais dans un commentaire sur ce fil qu’en terme de "pompier pyromane" (excusez-moi les pompiers !), Sarkozy n’a pas de leçon à recevoir de ces incapables de financiers. Ne repense-t-il jamais aux 17 milliards du -1er volet du- paquet fiscal qu’il distribue en ce momment-même à ceux qui en ont le moins besoin ! Ne repense-t-il pas aux exhortations qui étaitent les siennes en faveur de la retraite par capitalisation, et quid des encouragemments aux crédits de consommation ?

          Je ne fais plus confiance aux banques, je ne fais pas confiance à Sarkozy, je ne fais confiance ni au système politique ni aux institutions actuelles pour nous sortir du merdier où ils nous ont fourrés malgré toutes sortes d’avertissement variés depuis 68.

          Je ne comprends même pas qu’il aient encore assez de morgue pour venir pérorer en public.
          Attention les balles perdues... Il me vient la bile.


        • Blé 30 janvier 2009 19:49

          Vous aussi vous parlez de balles perdues !!! C’est incroyable la quantité de personnes qui rêve d’une balle perdue pour le "Petit".


        • Emmanuel Aguéra LeManu 31 janvier 2009 14:57

          Quoi d’étonnant ?


        • La Taverne des Poètes 30 janvier 2009 11:51

          Deux millions de Français dans la rue ont contrarié le président Sarkozy : ils seront tous mutés !


          • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:50

            bonjour la taverne

            comme souvent un bon trait d’humour.

            cordialement.


          • appoline appoline 30 janvier 2009 14:27

            @ Taverne,
            Effectivement, je ne sais plus quel préfet s’est fait botté le cul pour ne pas avoir pu maîtriser la rue devant sa seignerie. Je pense que malgré tout, ça lui reste en travers de la gorge de voir que moins en moins de gens l’apprécie. Son égo est encore une fois mis à mal.


          • non666 non666 30 janvier 2009 12:03

            La culture du résultat est un prétexte depuis le début.
            La preuve comme ministre de l’Intérieur, Sarkozy de nagy Bosca avait déjà echoué dans tous les domaines.

            Pendant les emeutes("french intifada" chez les anglophones...) il pretendait foutre dehors les etrangers qui seraient coupables d’actes "d’incuivilités" . 500 arrestations puis 50 gardés puis 7 puis 1 , puis 0....
            Il avait alors montré du doigt la Justice : "c’est de sa faute" avait pleurniché le mouchard....
            A t’il changé un seul iota de la loi sur les expulsions de nuisibles etrangers sur notre sol ?
            NON
            Donc si on a une autre "french intifada" , le résultat sera identique. Qui accusera t’il ce coup ci lui qui n’a pas fait modifié les lois sur ce sujet ?

            Les rapports de police indiquaient que dans certains departements, 1 jeune sur 3 conduisait sans permis.
            A t’il fait renforcer les controles ?
            Non, il fait distribué des permis "gratuits", via la politique de la ville aux futurs chauffards non formés....

            Il s’etait fixé lui-meme le chiffre de 50000 expulsés par ans de clandestins (10% des entrants selon les organismes de controle des migrations...)
            Jamais il n’a atteint la moitié de ce chiffre....
            Il a d’ailleurs fixé ce quota , celui qu’il avait atteint, a son porte flingue, Hortefeu...

            On parle de la sécurité routière ?.....

            Nul sur l’immigration, nul sur la sécurité, nul sur les libertés publiques et le respect de la démocratie( referendum...).
            Effectivement, il ne risque pas de se payer aux résultats et c’est bien pour cela qu’il s’est auto-augmenté d’office...

            Ses declarations de "responsabilité ne visent jamais que les autres de toute façon.
            Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
            Quand il voulait se debarasser de Juppé, après avoir feint la grande reconciliation entre Chiraquien et sarkoziste pour sa propre campagne , il a fixé comme resultat pour etre maintenu au gouvernement d’etre reelu....aux municipales.... !
            Les sondages lui avait indiqué que cela serait chaud pour Juppé....
            Mais il met son fils en position d’etre reelu a vie, dans une ville et un departement qui ne risque pas de bouger.....

            Et quand les europeennes s’approchent et que les sondages sont très très mauvais , on met la rachida dont on veut se debarasser dans la baignoire, pour etre jetée avec l’eau du bain...
            L’hyperprésident ne veut etre "responsable" que des bonnes nouvelles , des places ou on peut briller (bling bling), pour le reste on laisse le "petit personnel" faire.

            Mais tout fonctionnement a un prix.
            Puisque l’UMp est le parti du président, son fan club, c’est bien lui, meme s’il refuse d’assumer ses choix qui sera jugé aux europeennes.

            Ce sera nos dernières elections LIBRES, n’oubliez pas.








            • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 12:58

              bonjour non666

              j’ai lu que tu tiens les comptes. il est rare que l’employeur se licencie il fait plutôt faillite en entrainat son personel et plus avec lui. heureusement que l’état n’est pas une entreprise et qu’il y a avec l’opposion toujours un repreneur.

              cordialement.


            • appoline appoline 30 janvier 2009 14:37

              @ l’Auteur,
              La guérison de toute pathologie commence déjà par son acceptation. Or, notre nain de jardin voit le défaut partout sauf chez sa petite personne. Dans ce cas, nous sommes dans l’impossibilité de soulager les maux de sa seignerie.
              Nous allons être obligés d’acheter un camion complet de poupées vaudou, en espérant que cela marche. Je piquerai d’abord le bas ventre ; on m’a dit que les bourses de l’état étaient vides mais après tout, on ne m’a pas dit lesquelles. Je pique.


            • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 16:49

              bonjour appoline

              bien amusant je ne te fournirais pas les aiguilles, car ce qui fera le plus mal c’est le bulletin de vote.

              cordialement.


            • Rage Rage 30 janvier 2009 18:42

              Bonjour,

              Pour être bret tant il y a à dire :
              Manque de résultats ? Certainement pas ! Résultats catastrophiques : en effet.

              Déficit annuel : + 50%
              Chômage : remonte vers les 10% officiels, 15% réels
              Balance commerciale : pire en pire
              Croissance : 0 et moins
              Qualitatif pour l’avenir : hausse de l’échec scolaire, hausse des arrêts maladies, baisse des couvertures sociales, etc...

              Justice, éducation, santé, économie, environnement : tout est à faire. Tout est fait à l’envers.

              Pour preuve, ce qui est dit un jour, est fait à l’inverse le lendemain.
              Le paradigme du "tout libéral" s’effondre et voilà que l’intervention de l’Etat est une nécessité vitale.
              Quand il s’agit de sauver les puissants, oui. Quand il faut réguler et tirer la société vers le haut, non.

              Le licencier pour manque de résultats ?
              Oui, mais sans oublier toute la clique de courtisans qui agissent pour lui et subissent grâce et disgrâces.

              Attention à ne pas heurter : une foule en colère et c’est la mutation d’office !

              D’ailleurs, avec Sarkozy et ensemble, sans les étrangers, les pauvres, les cheminots, les postiers, les urgentistes, les fonctionnaires, les jeunes, les magistrats etc, etc... Bref, ensemble et avec aucune opposition tout devient possible !

              En 2007, le problème c’est qu’ils ont dû couper une phrase dans la com’ UMP :
              Il sera le prédident de tous les français... dont les revenus, les cotisations et autres soutien sont venus alimenter sa campagne à hauteur de plusieurs dizaine de milliers d’euros et +.

              Entre eux, et pour eux uniquement, alors tout est devenu possible.

              Manque de chance, une crise internationale est venue gâcher leur plans !

              C’est "balot" non ?


            • Louis 30 janvier 2009 20:17

              @ non666

              Cher ami, je partage vos inquiétudes :

              "Ce sera nos dernières elections LIBRES, n’oubliez pas."

              Voir à ce sujet l’article récent sur le nouvel intérêt du gouvernement pour le vote électronique : www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39386794,00.htm

              Mais chez moi, c’est plus de l’ordre de l’intuition que de la conaissance. Auriez-vous la gratitude d’argumenter et de nous éclairer sur la question ? merci d’avance.




            • non666 non666 31 janvier 2009 00:19

              @Louis.
              Oui tous les experts qui ont eu a se prononcer sur le vote electronique l’ont condamné.
              La "modernisation" permet toute les formes de manipulation possible.
              Rien n’empeche un programme vérolé de se declancher , de se charger en memoire, de "nettoyer" son emplacement sur le disque dur et de renomme à sa place le "vrai" programme , une fois sa tache effectuée. Aucun traçage ne pourra etre effectué une fois le controle effectué, a posteriori.

              Le système des bulletin de vote dans des urnes transparente, aussis "archaique" soit il, aussi peut compatible qu’il soient avec les annonces de pubs les soirs d’election , sontla seule et la meilleure sécurité possible de notre démocratie.

              Ce n’est pas un hasard si ce sont les mairies du "coffre fort" (le 92...) qui sont en pointe dans ce combat de "modernité". Papa essaie de vérrouiller pour son fiston le controle de la casseta.... et ses futures reelections.



            • ddacoudre ddacoudre 31 janvier 2009 14:32

              bonjour rage

              je pense que le résultat final cera celui là, mais il faut être tout de même lucide pour ne pas lui attibuer toutes fautes car par l’impassivité dont la population à fait preuve il ne pouvait arriver que ce genre de chefs.

              cordialement.


            • ZEN ZEN 30 janvier 2009 12:10

              Constitutionnellement, HP ne peut être "licencié"
              Mais il est possible qu’il soit congédié ...par Carla


              • ddacoudre ddacoudre 30 janvier 2009 13:01

                bonjour Zen

                ne parle pas de malheur qu’au moins il est quelque chose qu’il réussisse.

                cordialement.


              • appoline appoline 30 janvier 2009 14:41

                @ Non,
                Cocu une deuxième fois. Vous êtes sûr ? A mon avis, c’est un cocu de naissance. C’est le genre de type qu’il faut consommer avec parcimonie par risque d’une rapide overdose.


              • non666 non666 30 janvier 2009 15:46

                Congédié par carla....déjà, des infos ?

                Ma réponse a disparue grace à la censure.

                Je faisais remarquué que les présient si tot elu et déjà cocu avait trouvé des amis plublicistes pour lui amener la suivante.
                Il est vrai que le sobriquet de "cornu de l’Elysée" aurait fait tache pour l’Orgueil français et l’image de marque de nos males a l’etranger....



                 


              • LE CHAT LE CHAT 30 janvier 2009 12:20

                ça sera dur aux conseillers de l’ANPE de trouver un job correspondant à son profil !  smiley

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