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Accueil du site > Actualités > Société > Stop au lobby des giratoires !

Stop au lobby des giratoires !

Le giratoire, ou plutôt le rond-point aurait cent ans cette année, et le premier a vu le jour en 1906. Il a été créé par Eugène Hénard, inspecteur de la Ville de Paris. Mais le rond-point moderne tel que nous le connaissons, avec priorité à ceux qui sont engagés, date de 1976. Depuis, les lobbies des bâtiments et travaux publics se sont emparés de ce système et les giratoires fleurissent même lorsqu’ils ne sont pas indispensables, quitte à nous faire tourner la tête !

Jusqu’à l’apparition de l’automobile, les places étaient des lieux de vie et de rencontre. Les premières autos empruntent ces places sans vergogne ni sens et en 1906, Eugène Hénard, inspecteur des travaux à la Ville de Paris, s’en inquiète. Il va donc créer les premiers ronds-points. Comme c’est toujours le cas à la place de l’Etoile (pardon ! du général de Gaulle), ces ronds-points sont à priorité à droite.

Le premier giratoire breton

En 1976, les services techniques de la ville de Quimper sont confrontés à un problème de circulation insoluble, au carrefour de Ludugris, à l’entrée de la ville. Le carrefour comporte plusieurs rues et routes, pourvues de feux, qui donnent lieu à des embouteillages interminables. Ils ont alors l’idée de créer un giratoire où les automobilistes déjà engagés ont priorité sur les autres. On les appelle parfois "giratoires avec priorité à gauche". Bien leur en a pris, car le nouveau système a pour effet de supprimer les embouteillages. La circulation devient plus fluide et le nouveau système de giratoire agit comme un « feu à la carte ». Le système ne tarde pas à se répandre, d’abord en Bretagne puis sur tout le territoire national. Parfois, ces giratoires permettent de supprimer jusqu’à dix feux ou « laissez le passage », les encombrements en moins. Bien évidemment, les entreprises de BTP comme la Colas, filiale de Bouygues, se frottent les mains.

Le giratoire de sécurité

Jusqu’en 1984, le giratoire avec priorité à gauche était illégal. En effet, la priorité à droite était inscrite dans les textes législatifs. Le gouvernement change donc la loi, ce qui contribue à multiplier encore les giratoires. D’aucuns, comme l’auteur à polémiques Jean Montaldo, ont écrit que cette multiplication permettait d’avantageuses commissions pour pas mal de monde, élus et partis politiques en tête. On a même dit que les techniciens des collectivités percevaient également des rétributions, ce qui leur est formellement interdit. Mais, à ma connaissance, ces informations n’ont pas été vérifiées. Toujours est-il que l’hexagone se couvre de giratoires, parfois même sans justification. Par exemple, quand un carrefour oppose une route importante à deux rues de bien plus faible circulation, un simple « laissez le passage » ou un bon vieux stop fait l’affaire. N’empêche ! Nous avons tous observé des constructions de giratoires dans des carrefours qui ne connaissaient pourtant aucun problème d’encombrement. C’est que les industriels du BTP ont trouvé un nouvel argument pour imposer des giratoires aux collectivités. Un sésame imparable : la sécurité routière.

Bric et broc aux carrefours

En effet, tout comme les « gendarmes couchés » et autres ralentisseurs qu’on devrait plutôt appeler des « tape-culs », un giratoire placé sur une ligne droite permet de briser la vitesse. Du coup, on trouve à présent des giratoires en ville, et de toutes les tailles. Les constructeurs ont même inventé « le giratoire franchissable » : souvent de petite taille, il est constitué d’un dos d’âne en son centre qu’un automobiliste pressé ou un camion peut tout de même franchir.

Mais les giratoires sont aussi devenus des lieux d’exposition. Les collectivités ont trouvé là un moyen de faire montre de leur exceptionnelle « créativité ». La construction du giratoire seul coûte en moyenne de 600 000 à 800 000 euros. Il faut y ajouter à présent le coût de la « décoration ». Dans le meilleur des cas, elle est confiée aux services des espaces verts qui y plantent fleurs ou arbustes. C’est un moindre mal pour le contribuable. Mais on trouve aussi de tout aux carrefours giratoires : de faux bateaux échoués, pour montrer qu’on arrive près de la mer (comme si on ne le savait pas !), des sculptures qui, étrangement, se ressemblent souvent, réalisées par des artistes grassement subventionnés, de faux avions, des tours Eiffel... J’ai même vu des murs avec des portes ouvertes pour indiquer que l’on arrivait à la ville « machin », vantant qu’elle soit ouverte sur l’Europe, par exemple... Un site, www.sens-giratoire.com, fait l’inventaire de toutes ces créations. Si certaines décorations ne sont pas excessives, l’ensemble est édifiant. Les constructeurs sont toujours bourrés de créativité pour faire passer leur projet. Voici ce qu’on peut lire par exemple sur le site de la ville d’Angoulème où les giratoires doivent symboliser la ville de l’image : « Le rond-point central sera aménagé avec cinq bastions symbolisant le nombre cinq correspondant au compte à rebours, rappelant le compte à rebours du début des films. »

Pour piétons qui tournent en rond

Evidemment, la « décoration » augmente sérieusement le coût. J’ai eu connaissance d’une décoration uniquement « paysagère » sur un giratoire qui se trouve non loin de Gometz-la-Ville, dans l’Essonne. Les entrepreneurs paysagers ont installé des monticules de terre, en forme de collines, etc. Ils ont aussi construit un... petit circuit piétonnier avec dallage et bornes en bronze ! Sachant qu’aucun piéton n’aurait l’idée de se promener ainsi sur un giratoire en plein milieu d’un carrefour hautement passager... Bref. Cet « environnement paysager » a doublé le coût !

La France s’est couverte de dizaines de milliers de giratoires, et il s’en construit encore tous les jours à un rythme soutenu. Alors que chacun sait que des problèmes de sécurité routière sur certaines routes mettent des années à être résolus par les collectivités, la construction de giratoires, elle, semble ne jamais poser le moindre problème, même lorsqu’elle n’est aucunement justifiée. Pourquoi ? Mystère... J’ai bien ri en lisant sur un site qui leur était consacré que le giratoire serait un symbole de la sexualité : le rond-point du centre figurant l’ovule et les voitures qui attendent à chaque voie figurant les spermatozoïdes. Que ne va-t-on pas chercher pour faire payer le contribuable...

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Stop au lobby des giratoires ! Stop au lobby des giratoires !

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73 réactions à cet article    


  • T.B. T.B. 22 novembre 2006 12:35

    Il n’y a qu’en France - ou presque (en Europe) - qu’on laisse faire ces « marchés publics ». Si les citoyens se responsabilisaient un peu plus en demandant des comptes et surtout en s’y intéressant (il s’agit quand même de leurs impôts directs et indirects, TVA par exemple sur n’importe quel produit acheté) , les affaires seraient bien mieux gérées et les impôts ... moindres !

    En Suisse, un simple citoyen (grâce à une pétition d’initiative locale, pétition immédiatement entendue) peut bloquer tout un chantier s’il le juge incohérent ou trop cher.


    • Eon (---.---.113.149) 22 novembre 2006 12:53

      Vous abordez 2 points sans relations :

      - l’utilité du rond point : N’en déplaise à certains, cela permet en effet de fluidifier le traffic et éviter les arrets/redémarrages qui sont une perte temps (feu) d’espace (file d’attente) et d’énergie (frein+accélération). Comme toute chose, il ne faut pas non plus abuser mais on peut pas dire que ça ne soit pas un progrès pour certaines situations.

      La question de transformation de la place publique en échangeur pour voiture au dépit de l’espace de rencontre pour piéton est un autre débat.

      - les malversations : Certes, c’est un des éléments préférés pour obtenir des avantages en nature du BTP mais c’est aussi le as des HLMs, collèges, etc... Faut il les interdire pour cette raison ?


      • alberto (---.---.195.80) 22 novembre 2006 13:37

        Eon, l’auteur n’est pas contre les ronds points, mais leur multiplication abusive en des lieux où leur implentation ne se justifie pas.

        Pour ce qui est des abus je vous en signale un de taille : dans ma commune des feux rouges ont été installés à l’entrée d’un rond point ! Voilà, qui si cette info se répend, donnera des idées au BTP...et aux élus en manque de commissions...


      • pierrarnard (---.---.86.85) 22 novembre 2006 14:27

        ou l’on donne maintenant dans le sublime c’est que certains ronds points sont désormais desservis par des feux rouges !!!!(gare de Poissy 78 et autres)

        Ainsi on recrée les embouteillages mais dans un rond point...

        Kafka reviens ils sont devenus fous !!!

        A quand un rond point plein de feu rouges avec une rotonde pour tramway au milieu surmontée d’un héliport ??? Qu’il est facile de dépenser l’argent que l’on a pas à gagner....Ubu appelait cela la pompe a phynances....


      • (---.---.0.240) 22 novembre 2006 22:17

        le comble (à ma connaissance) est le rond-point du Champ de Mars à Nantes : deux giratoires imbriqués l’un dans l’autre. La première fois que je me suis retrouvée au milieu...je me suis arrêtée, ne sachant plus où aller. Et pourtant je connais le quartier depuis 30 ans...

        La municipalité Nantaise, qui depuis une vingtaine d’années cherche par tous les moyens à se distinguer par l’excentricité et l’inutilisabilité de son réseau routier, ne pouvait pas faire moins que de la surenchère... En tous cas cela n’a pas désengorgé la circulation, les bouchons à cet endroit sont pires que ceux qu’il y avait avant.

        Le réseau routier nantais est une œuvre d’art à lui seul, pas besoin de statues ridicules au milieu des ronds-points : le tracé lui-même mérite déjà une analyse iconographique poussée dont l’interprétation sera au moins aussi difficile que celle des œuvres d’art contemporaines les plus obscures.


      • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 novembre 2006 15:38

        Je connais bien Nantes pour y avoir habité 4 ans, et je confirme : le double rond-point ou « rond-point en huit », ou « gros machin » est une invention spécifiquement nantaise et particulièrement difficile à dominer, même avec plusieurs années de pratique : dès qu’on y rentre, c’est la quatrième dimension, tout le monde a la priorité sur tout le monde, et à chaque fois dans une direction différente (vainqueur toutes catégories : le rond-point de Rennes).

        Une de mes amies, qui s’est fait recycler en sécurité routière à l’occasion d’un coup de radar, s’est entendue dire par un expert de la Sécurité Routière que les signalisations discrètes et pas toujours évidentes augmentaient le niveau de vigilance, et donc la sécurité. Exemple : le cours des 50 otages, où il est impossible de savoir où commencent les passages piétons (ni d’ailleurs où ils finissent).

        Et c’est le Maire de Nantes, le sublime J.-M. Ayrault, qui est pressenti comme futur Premier Ministre de Mme Royal (quand elle aura été élue, léger contretemps qui ne peut que s’aplanir rapidement) : on peut s’attendre au pire !!!!


      • JC (---.---.149.73) 26 novembre 2006 11:03

        J’ai passé dix ans à Nantes, ville qui se distingue par un nombre impressionnant de ronds-points. Il faut reconnaitre aux giratoires la capacité à casser la vitesse et à fluidifier le trafic. Evidemment, lorsque ce dernier devient trop important, il y a bouchon, et ce quelque soit le dispositif de régulation (feu, giratoire ...).

        De toutes les villes où je suis passé, Nantes me parait avoir le réseau le mieux adapté. Même les giratoires doubles, déroutants au début, ont leur utilité.


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 27 novembre 2006 00:59

        Ah les giratoires nantais ! C’est l’oeuvre du grand spécialiste français du giratoire et du double giratoire. Ils sont beaucoup plus économiques que ce qui se dit ici.


      • (---.---.0.240) 27 novembre 2006 10:33

        Discutant hier avec un groupe de retraités du Sud-Loire, ils ont tous décidé de ressortir leurs voitures et d’aller faire leur shopping à Clisson ou La Roche sur Yon. Le nouveau « Busway », au coût pharaonique, leur paraît impraticable par rapport au bus ou au tram (liaisons à pied trop longues) et les nombreux giratoires à franchir pour rentrer en ville, simples et doubles, leur font peur. C’est sûr que ça va désengorger la ville si les gens préfèrent aller plus loin faire leurs courses !


      • mathieu (---.---.69.221) 22 novembre 2006 13:15

        Je suis assez d’accord avec l’auteur d’autant plus que l’apport de C02 (et autre polluant) dû au rond point qui coupe la vitesse dans le cas de route principale / route annexe n’est pas négligeable (pour une berline « standard » je l’avais évalué à 3-4 g de co2/rond point). Alors effectivement la pullulation des rond points et autres casses vitesse lorsque l’on entend partout parler d’environnement je trouve que ça fait un peu désordre ! Par contre pour le rond point de Gometz la ville, il s’agit d’un hommage à l’aérotrain imaginez par Jean bertin (si c’est bien celui que je crois) : http://aernav.free.fr/Evenement/GiratoireIngenieurJeanBertin/GiratoireIngen ieurJeanBertin.html


        • inspecteur la bavure (---.---.183.122) 22 novembre 2006 13:25

          Il n’y a pas que les ronds-points.

          Tous les menus aménagements btp sont une mine de profits corrupteurs-corrompus où s’engouffrent par petits filets discrets plus difficiles à sommer et contrôler, des milliards d’argent public, asséchant d’autant les secteurs prioritaires et obérant ainsi l’avenir.

          Construction de pistes cyclables 4 étoiles à Pétaouchnouk ou sur... 500 m au mileu de nullepart (panneaux, signalisations d’autoroute, relief au sol, ralentisseurs, mobilier urbain art déco, ...), alors que les plus utiles sont dans un état scandaleux et rébarbatif faute d’entretien ou de réfection,

          marques aux sol en veux-tu en voilà qui confinent à la dyslexie furieuse (on les empile même faute de place au sol, la caisse enregistreuse elle facture à l’unité),

          le « hi-tec », 3x plus cher et lucratif, remplace le simple durable et le bon sens commun (une bande de bitumineux prédécoupée, arrachée en 6 mois, à la place d’un simple coup de pochoir indélibile),

          on découpe, on redistribue, on amoindrit l’espace en voie de disparition, on supprime, on remet des bordures, des panneaux, des loupiottes, des chaussées, des feux, inutiles, incongrus, arbitraires, des bancs contondant, des statues diformes, pour justifier de la conservation d’un budget de dépenses annuel, qui empêche les grands projets d’un côté, favorise l’incohérence et la disparité de l’autre (états successifs ubuesques d’une voie traversant plusieurs communes)

          on nous sort du pavé anachronique et dépassé, on le retaille, on le polit, on le retransporte à grand frais, et on nous en remet partout au motif que c’est joli le gris minéral utilitaire, que ça remplit les caisses des sous-traitants du secteur, quand bien même ça rebute piétons, cylistes et poussettes autant que les pneus des chariottes...

          on élargit des routes désertes créant de nouveaux points noirs à réaménager et ainsi de suite, le monstre s’auto-entretient, plus personne ne veut l’arrêter, surtout pas les parasites qui en croquent, le contribuable microbe continuant de payer les yeux fermés...

          etc...

          Pays de M., système de M.


          • (---.---.98.231) 22 novembre 2006 13:36

            Par contre, il y a un endroit ou vous ne verrez jamais de rond points, ou en tous cas pas très souvent : aux carrefours des entrées et sorties d’autoroutes.

            La raison : ces carrefours sont gérés par les sociétés d’autoroutes elles-mêmes, qui préfèrent laisser en l’état des carrefours dangereux, inadaptés et si complexes qu’on ne sait pas qui a la priorité finalement.

            Ironie de l’histoire : si tu as un accident à l’un de ces carrefours, cela augmentera encore plus le prestige de la sécurité des autoroutes.

            le slogant serait plutot : stop au lobby des sociétés d’autoroutes.


            • Ar Brezonneg (---.---.253.22) 22 novembre 2006 13:38

              Sous ces aménagements extrêmement dispendieux, sous prétexte de sécurité et de fluidité du traffic, se cacheraient les primes de de fin année pour des fonctionnaires territoriaux chargés de leur implantation.

              Il paraitrait qu à chaque fois qu un rond point de ce type est aménagé (entre 120 000 euros pour le plus petits à 700 000 euros pour les plus grands !), 2% de la valeur part en prime partagée entre les instigateurs, ce qui arrondit très sérieusement les fins de mois de certains !!!! Voici pourquoi les aménagements urbains fleurissent tant !!!!

              A chaque fois que je passe autour de certains de ces ronds points, je ne peux m empher de penser à ces abus....


              • Eric 22 novembre 2006 20:39

                Donc rien n’a change depuis que j’ais quitte la France ! Mon pere travaillait au ministere et effectivement c’est ainsi que l’on expliquait en interne la multiplicaiton des ronds point, les primes, le pourcentage des fonctionnaires responsables.


              • ingé (---.---.78.84) 23 novembre 2006 10:09

                Oui, c est trerriblement exact. En ce moment je subis des pressions pour faire un gros rond point paysagé dans une ville cotière. Ce rond point est budgeté pour 370 000 euros. J estime que le rond point est superflu. Mais pratiquement toutes les semaines « on » vient me voir pour me presser à faie passer le marché. Mon prédecesseur lui, avait accepté de faire des rond points et des aménagements dans des endoits pratiquement peu fréquentés 10 mois sur 12. En échange, il avait eu des facilités pour paver ses cours et chemins de son jardin qui lui même avait recu un traitement paysagé.... En plus c est vrai que lon percoit une part de la valeur sur le marché. Et cest bien pour cela que ces amenagements fleurissent partout !!!!!


              • Marie Pierre (---.---.200.60) 23 novembre 2006 10:35

                Ar Brezonneg : Cela est effectivement confirmé, les décideurs DDE touchent un pourcentage sur les ronds points. Scandaleux. Surtout lorsqu’on voit un rond point mis en place pour desservir une .... impasse. Effectivement, lorsque je passe ce rond point je me demande si...

                Autre rage pour les ronds points « paysagés » : ils ne sont pas faits pour économiser l’eau. Arrosage les nuits, eau qui coule sur le macadam. En ce moment, dans le Morbihan, il faut saluer l’utilisation des fleurs de jachères, ne nécessitant aucun entretien, offrant des couleurs superbes et une floraison très longue.

                Pour les pistes cyclables, elles sont nécessaires MAIS a-t-on besoin de les construire avec un remblai pouvant supporter des camions ?


              • Droopy (---.---.162.39) 22 novembre 2006 14:55

                Un peu extrémiste cet article sur les giratoires. Il y a deux types de carrefours :
                - type 1 : les circulations des deux voies qui se coupent sont de même ampleur. Dans ce cas, on mets quoi ? Des feux ? Il faut bien qu’il y ait un minimum d’organisation pour gérer la circulation il me semble ? Mais il est archi prouvé que la fluidité est bien meilleure avec des giratoires. Et personnellement je préfère rouler même lentement que d’avancer et s’arrêter 5 fois de suite à cause d’un feu.
                - type 2 : le traffic est dense sur la voie principale et faible sur la voie transversale. Dans ce cas avec un STOP ou un CEDEZ LE PASSAGE, je souhaite bonne chance à celui qui vient de la voie transversale et qui voudra s’insérer sur la voie où le traffic est ininterrompu. J’espère qu’il a le temps d’attendre.

                Au delà de ces histoires de giratoire, se pose plutôt à mon avis le problème des extensions anarchiques dans les périphéries des villes : lotissements, zones commerciales, toujours aussi anarchiques malgré les discours des édiles locales ou nationales. Elles concentrent la circulation sur des zones ponctuelles (carrefours par exemple) où conduire devient infernal, avec ou sans giratoire.


                • (---.---.69.221) 22 novembre 2006 15:29

                  Pour le type 2 pourquoi ne pas déjà mettre une voie d’insertion pour un des deux sens de circu ? Evidement le temps d’attente ne serait réduit que pour un sens de circulation mais cela peut déjà améliorer la fluidité dans certains endroits avec des véhicules rentrant dans la circulation à vitesse constante et non plus à l’arrêt plutot que d’y positionner des ronds points.

                  Pour les endroits dangereux je rejoins ce commentaire pour dire que les ronds points sont nécessaires mais ne peut-on pas améliorer en positionnant des ponts / voies d’insertions qui me semblent une solution plus fluide et mieux pour l’environnement mais malheuresement pas en termes de coût de réalisation et là on retourne au pb principale dénoncer par cette article...


                • Le Hérisson Le Hérisson 22 novembre 2006 15:25

                  @ certains commentateurs. Lisez bien mon article. Je n’ai jamais dit que les giratoires étaient complétement inutiles : « Bien leur en a pris, car le nouveau système a pour effet de supprimer les embouteillages. La circulation devient plus fluide et le giratoire agit comme un « feu à la carte ». Le système ne tarde pas à se répandre, d’abord en Bretagne puis sur tout le territoire national. Parfois, ces giratoires permettent de supprimer jusqu’à dix feux ou « laissez le passage », les encombrements en moins ». Ce que je conteste, c’est leur multiplication là où ils sont injustifiés... Un giratoire coûte peut-être moins cher qu’un lycée, mais il n’y a jamais aucun problème pour que sa construction soit acceptée et ce, dans des délais très courts.


                  • Le Hérisson Le Hérisson 22 novembre 2006 15:31

                    Encore un mot : ce n’est pas pour autant qu’il faut être opposé à tout aménagement urbain ou routier.. Les pistes cyclables vraiment sécurisées, par exemple, demandent un véritable aménagement réfléchi, notamment pour qu’elles soient à l’écart des voitures. D’autre part, j’avais envoyé des photos assez extraordinaires de giratoires : l’un avec un gros camion de toutes le couleurs sur le terre plein central, un autre avec une imitation de tour eiffel (en bien plus moche). Hélas, je n’ai pas réussi à les télécharger apparemment.


                    • Roues Libres Claude DP 22 novembre 2006 15:40

                      Tout à fait d’accord avec l’auteur. Les giratoires sont parfois utiles, mais leur multiplication à l’entrée de la plus petite de nos villes au nom d’une pseudo sécurisation d’un carrefour désert ne laisse pas d’inquiéter. Quant aux vraies raisons ? Pour l’anectode, la diminution sensible du kilométrage moyen des pneus depuis quelques années se mesure parfaitement au niveau du marché national et peut être attribuée à l’augmentation de la densité en giratoires. Il n’y a que Michelin et ses confrères pour s’en réjouir.


                      • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 15:51

                        le giratoire....et les créations artistiques minables qui les peuplent, font de chaque élu un mécène en puissance...

                        Merci de cet article sur le « mobilier » urbain qui prétend à l’art...urbain.

                        Quand les édiles manquent d’imagination (ils ont de l’imagination pour autre chose, heureusement), il est bien d’en avoir pour eux, c’est la « Démocratie participative », les spermatozoïdes ne s’y sont pas trompés. smiley smiley smiley


                        • rjolly (---.---.227.38) 22 novembre 2006 15:55

                          Eon a écrit : « La question de transformation de la place publique en échangeur pour voiture au dépit de l’espace de rencontre pour piéton est un autre débat. » Certes c’est un autre débat mais on est en train de remplacer notre espace de vie par une tuyauterie à 4x4 dont tout être vivant sera à terme banni. Une étude des années 70 montrait déjà le nombre décroissant d’amis par personne en fonction du traffic riverain. C’est une question d’espace, mais aussi de temps ou rythme, rythme imposé par le feux de circulation. Nous vivons dans un circuit cybernétique, nous sommes une machine. Dans les grandes villes les feux sont synchronisés par ordinateur, sans qui la circulation se congestionnerait dans la minute. La vie, sans parler du confort, des circulateurs doux n’a aucune place là-dedans. Les pistes cyclables sont au mieux un moyen de dégager la voie à l’auto. On bétone, on signalise, on synchronise (alors qu’il paraît que l’absence de signalisation améliore la sécurité en faisant ralentir), et on rebétonne et on resignalise à chaque changement électoral, le tout à grand frais de corruption. Résultat : quand nous serons contraints de sortir de la civilisation de l’automobile (et la fin du pétrole et l’emballement climatique ne sont pas pour dans longtemps), il faudra dépenser nos dernières ressources à tout débétonner pour pouvoir... labourer. Alors, par pitié, STOP.


                          • rjolly (---.---.227.38) 22 novembre 2006 16:10

                            Un jeune de 20 ans n’a même pas le temps de traverser pendant le piéton vert, la personne agée ou l’aveugle je ne vous dis même pas, le fait de sortir de chez soi est un suicide.


                          • (---.---.169.27) 22 novembre 2006 15:59

                            on n’a pa s fini de payer de impôts

                            la france bientot championne du monde des prélèvements obligatoires ???


                            • Horus (---.---.185.1) 22 novembre 2006 16:21

                              C beaucoup mieux que d’attendre, bêtement, au feu rouge pour ne laisser passer personne au bout du compte, ET ça ne tombe pas en panne !


                              • deltarho (---.---.197.6) 22 novembre 2006 17:14

                                Dans la description de ces excès, souvent des aberrations !, vous n’avez pas mentionné la prolifération des ralentisseurs ELECTORALISTES que l’on est bien souvent obligé de démonter car la ville ne veut pas perdre le passage du Tour de France !

                                Ici dans une rue secondaire, zone résidentielle des édiles, qui est en courbe (3), longue de 2 kms, comporte pas moins de 7 ralentisseurs , 2 « chicanes » et 2 rond-points qu’un véhicule de 10 tonnes (déménagements) ne peut emprunter.

                                Cette rue est quasiment en prolongement de l’hopital et était empruntée par les ambulances et les pompiers et qui maintenant l’évite, est-ce le but recherché ?

                                Le maire est-il conscient (certainement , il est garagiste !) des dégradations sur le bien de ces nigauds d’automabilistes qui sont obligés de se « taper » au minimum 28 ralentisseurs, et pas des petits, par jour ? Sans oublier le « trou de la Sécu » qui se creuse par colonne vertébrale disloquée !

                                Par contre, à l’occasion d’un « changement de majorité » dans la ville voisine, j’ ai constaté et vérifié qu’ en facilitant au maximum la circulation ( y compris vélos, handicapés ), donc suppression de toutes ces entraves répréhensibles, les habitants rouvraient leur volets, étaient moins gênés par le bruit, et comble d’étonnement ! il y avait moins d’excès de vitesse, moins d’accident impliquant des piétons.

                                Notez que j’ai été renversé par une voiture qui m’a trainé sur 45 mètres, cad 6 fractures, dont 3 ouvertes, 18 interventions chirurgicales soit 96 heures d’anesthésie générale, mais c’était dans un « parking » , encore heureux !.


                                • Aldoo (---.---.43.7) 22 novembre 2006 18:11

                                  Bon, mais finalement, les sens giratoires, c’est bien ou mal ?

                                  Votre titre laisse présager une violente diatribe contre ces aménagements, mais tous les faits objectifs que vous rapportez sont des arguments en leur faveur (à part le coût). C’est un peu étrange non ?

                                  Bon finalement, la question, c’est combien on est prêt à dépenser pour améliorer la fluidité, la sécurité et l’esthétique de sa ville, et si les procédures d’attribution de marchés sont bien réglo.


                                  • Antoine Diederick (---.---.22.128) 22 novembre 2006 21:25

                                    le rond-point, c’est bien, il permet de casser la vitesse et augmente la sécurité sur les grands axes....en revanche son aménagement est souvent moche et parfaitement cul-cul pan pan...

                                    En résumé je suis pour le rond-point mais pas pour ce prétexte au monument lamentable...a quand de la poêsie routière ou le monument intégré ? smiley


                                  • arnes (---.---.18.166) 22 novembre 2006 20:11

                                    « Jusqu’en 1984, le giratoire avec priorité à gauche était illégal. En effet, la priorité à droite était inscrite dans les textes législatifs. Le gouvernement change donc la loi »

                                    Faux, la loi n’a pas ete changee, un carrefour sans aucune signalisation implique toujours la priorite a droite, ce qui illustre une tare constante de nos dirigeants : on met juste une couche de reglementation sans reprendre a zero les regles existantes ; resulat, dans certaines agglomerations, sur la meme rue, vous passez d’un rond point(priorite a gauche) a un croisement sans signal (priorite a droite) a un croisement avec stop (priorite dans les 2 sens). oui, cela existe a St nazaire ! cela illustre bien que ceux qui font les regles ne conduisent pas eux memes leurs voitures officielles. Immaginez un peu le cauchemar des touristes etrangers ayant a gerer ces regles differentes a chaque carrefour en plus de l’incivilite des chauffards francais.

                                    A propos d’etrangers, ce n’est pas un obscur breton qui a invente le rond point avec priorite a gauche - on aurait pu faire tous les rond points avec priorite a droite comme la place de l’etoile - mais cela a ete copie sur les « round about » de nos amis anglais, car c’est plus sur, on voit mieux les vehicules arrivant de la gauche.


                                    • Internaute (---.---.200.149) 22 novembre 2006 21:12

                                      Je ne crois pas du tout à l’histoire du lobby du BTP même s’il est certain qu’ils poussent à la roue.

                                      C’est plutôt le lobby des petites vieilles et des élus démagogues qui est en cause. La circulation en France est devenue impossible à cause de tous les ralentisseurs placés sur la voie publique. Lorsqu’il y a une réunion publique dans une municipalité, les gens actifs qui ont un boulot et qui circulent n’y vont jamais. Les mères de famille non plus. On y trouve 80% de femmes ayant passé la cinquantaine, qui recherchent dans le milieu associatif un frein à leur inéluctable dégénérescence. C’est le type même de la bien-pensante qui s’inscrit dans n’importe quel « collectif » qui passe par là. Elles ne sont absolument pas représentatives de la population mais ce sont elles que rencontrent les élus. Chacune y va de son petit point de vue égoïste - plus de bus, un feu rouge ici, un dos d’âne par là, une piste cyclable pour les jeunes etc. Elles savent mieux que les autres ce qu’il leur faut.

                                      Le deuxième problème est la régionalisation qui a recréé un système féodal. Le patron du Conseil Général a le pouvoir de lever l’impôt et d’acheter ses sujets. Il a l’impression que s’il ne passe son temps à changer le paysage urbain ses sujets penseront qu’il ne fait rien et ne voteront plus pour lui. De là découle une dérive haussière des impôts. On sombre dans le népotisme et le clientélisme, toutes orientations politiques confondues. C’est le système administratif de la régionalisation qui le veut. A l’heure de l’informatique il faut supprimer les conseils régionaux et généraux ou ne leur laisser qu’un simple rôle consultatif.


                                      • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 22:49

                                        Bonjour,

                                        Aldoo n’a pas tort : cet article ne manque pas de contradictions entre ce qu’il dénonce vaguement et les arguments néanmoins plus précis qu’il évoque pour expliquer le grand développement des giratoires que l’on constate.

                                        Ces giratoires ont d’abord remplacé les feux et si vous saviez combien coûte l’entretien des feux de circulation, cela ferait sans doute taire un certain nombre de commentateurs que j’ai lus ici.

                                        On a l’impression parfois que tous les élus locaux sont des imbéciles victimes des entreprises du BTP, quand ils ne sont pas corrompus comme les territoriaux par la même occasion... surtout quand on lit ceux qui n’ont jamais pris aucune responsabilité de gestion et qui ne savent pas comment sont calculés les primes des territoriaux.

                                        Sur le plan de la circulation, le problème c’est de calmer l’automobiliste quand il passe de la route à la ville, et il est souhaitable de rester dans le fluide pour limiter le bruit, la pollution et les accidents. Après cela, il y a aussi des enjeux de communication : c’est certes tout à fait discutable mais on ne peut pas analyser le coût de ce rond point de Marennes par exemple comme un coût de voirie.

                                        Je ne dis pas que tout est bien, loin de là. Il y a, à mes yeux, une incurie face à la dégradation des entrées de ville dont le rond-point fait partie intégrante, mais c’est à mon avis un aspect seulement de problèmes plus fondamentaux et plus larges d’aménagement.

                                        Finalement, quel lobby des giratoires ? Le titre est une dénonciation gratuite (et un brin populiste, les commentaires en attestent) que l’article ne démontre pas du tout. Cela ne cache pas la bonne nouvelle : il y a des vraies questions d’intérêt public dans la gestion locale et il est bon d’en parler. Très bon, il faut approfondir encore un peu, c’est tout.


                                        • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 22:57

                                          Le lien sur le rond point de Marennes n’est pas passé (pour une raison qui m’échappe) : http://www.sens-giratoire.com/imagesrp/photos_rp/marennes.jpg

                                          rond point de Marennes.

                                          Excellent site dans son genre d’ailleurs ce www.sens-giratoire.com


                                        • axion (---.---.174.250) 22 novembre 2006 23:23

                                          C’est vrai que le coût colossal de tous les giratoires créés fait très peur.

                                          Et tout cela se retrouve dans l’endettement abyssal des collectivités locales et territoriales.

                                          Nos enfants en paieront encore les intérêts ...


                                          • Le Hérisson (---.---.121.162) 22 novembre 2006 23:27

                                            Je travaille auprès de collectivités locales, et j’ai pu constater qu’effectivement, tout est bon pour vendre un giratoire à une collectivité. D’autre part, de nombreuses rumeurs (y compris des écrits) ont indiqué que les élus avaient « intérêt » à commander des giratoires. Il me semble que vous connaissez bien les collectivités. Vous ne pouvez donc pas nier que des entreprises comme la COLAS y ont un poids absolument considérable, dans tous les sens du terme.


                                            • Le Hérisson (---.---.121.162) 22 novembre 2006 23:36

                                              @ Arnes : j’ai vérifié, la loi a bien été changée en 1984 car la priorité à droite était inscrite dans la loi. Il fallait donc une nouvelle loi pour changer cet aspect. D’autre part, il est vrai qu’en Angleterre, il y avait déjà un système semblable, cependant, du fait de la circulation à gauche, ce n’est pas tout à fait comparable. Le premier rond point à priorité à gauche, en tout cas en France, a bien été construit à Quimper. Vous pouvez vérifier sur n’importe quel document sur la question. Par exemple, au hasard, sur le site www.sens-giratoire.com : « spécialiste des infrastructures routières, nous apprend que, la première en France, Quimper a instauré le principe du sens giratoire impliquant la priorité à gauche. C’était dès 1976. Il est probable que les bons résultats de cette expérience ont amené le gouvernement à généraliser cette pratique 8 ans plus tard. » Vous pouvez également en avoir la confirmation dans l’ouvrage « Du rond-point au giratoire », d’Eric Alonzo, éditions Parenthèses.


                                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 novembre 2006 23:44

                                              Pas plus un giratoire que d’autres travaux de voirie... La pression pour obtenir un giratoire provient généralement des usagers qui disent aux élus que tel carrefour est dangereux et pas du tout des entreprises qui ont pour préoccupations de faire de faire du chiffre. Point barre.

                                              Quant à l’influence des entreprises de BTP, c’est une autre affaire. C’est un secteur économique très dépendant des collectivités locales effectivement.


                                            • Josew (---.---.25.142) 23 novembre 2006 09:15

                                              Article un peu réactionnaire, comme son auteur...

                                              Les rond-points sont un progrès évident dans l’urbanisme et favorisent largement la fluidité du trafic. De plus, ils évitent les collisions latérales, parmi les plus dangereuses et ralentissent le trafic.

                                              Ils sont aussi un moyen d’implanter des arbres ou des oeuvres artistiques, des fontaines décoratives dans les villes et de donner une thématique décorative à certaines communes inventives...

                                              Bref, ils n’ont pratiquement que des avantages si ce n’est leur coût élevé.

                                              Dans ma ville, un rond-poind important a du être supprimé pour 2 ans du fait de travaux et la population enrage tous les jours du rétablissement des feux, qui entrainent des bouchons considérables et une perte de temps même la nuit quand il n’y a plus de ciculation...

                                              Le seul inconvénient des rond-points, et là l’auteur a un peu raison, c’est leur coût trop élevé !


                                              • Le Hérisson (---.---.46.229) 23 novembre 2006 09:50

                                                Euh..Moi réactionnaire ? Ne peut-on pas critiquer les excès dans ce pays ? Au début de mon article, j’indique textuellement les effets bénéfiques des giratoires. Ce que je conteste, c’est leur diffusion anarchique et superfétatoire ainsi que les décos qui s’apparentent souvent à un bric à brac, quand elles ne sont pas confiées à des « artistes » amis et subventionnés. Quand un giratoire répond effectivement à un besoin de circulation justifié et que la décoration peut être réalisée et entretenue par le service des espaces verts de la ville, d’accord. Quand on en construit deux ou trois sans raison évidente, comme c’est le cas, par exemple actuellement sur la nationale 10, en direction de Poitiers, quand on y installe des tours eiffel miniatures qui rouillent au bout d’un an ou des imitations de bateaux, je m’insurge.


                                                • Josew (---.---.25.142) 23 novembre 2006 10:39

                                                  Oui un peu réactionnaire (y a pire), mais quand je vous lis j’ai l’impression de voir Combien ça coûte sur TF1...

                                                  De la démagogie facile et une façon déplaisante de jeter le bébé avec l’eau du bain.

                                                  Si effectivement il y a des excès dans la décoration des rond-points, vous avez parfois une vision parisianiste de la route : pour vous et votre temps de parcours les rond-points semblent inutiles et vous font perdre du temps sur votre chemin, mais pour les habitants, cela signifie souvent davantage de sécurité.

                                                  Il y évidemment dans le lot des rond-points mal conçus et/ou mal entretenus, mais croyez bien que les villes qui ont opté pour les rond-points sont bien plus fluides et finalement plus modernes et écologiques que les villes avec des feux rouges tous les 100m qui font s’arrêter et stationner moteur allumé les voitures pour rien.

                                                  Tout près d’ici une ville touristique de 40.000 habitants vient de remplacer la plupart de ses feux tricolores par des rond-points et les habitants sont très satisfaits du résultat !!

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