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Accueil du site > Actualités > Société > Théorie du genre : la Norvège dit STOP, Saint-Ouen expérimente

Théorie du genre : la Norvège dit STOP, Saint-Ouen expérimente

Les manuels scolaires sont-ils sexistes ? C'est la question que pose Le magazine d'information de la Région Île-de-France de février 2013, dont le directeur de la publication est le socialiste Jean-Paul Huchon. Un magazine dont on lit, dans l'ours, qu'il est édité à 3.401.000 exemplaires. 

Page 9, un article rend compte d'une anomalie, pointée par le centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine-Auclert, selon laquelle les hommes et les femmes ne sont pas également représentés dans les manuels scolaires : "Une femme pour cinq hommes parmi les personnages cités dans les manuels de mathématiques de terminale. Onze biographies de femmes sur les 339 proposées dans les manuels d'histoire de seconde. Décidément, les chiffres sont éloquents !" Un esprit naïf se dirait spontanément que, pour de multiples raisons, ce sont davantage les hommes que les femmes qui ont fait l'Histoire, qui ont eu les commandes. Presque tous nos chefs d'Etat (rois, empereurs, présidents de la République) et leurs conseillers furent ainsi des hommes, de même que les chefs de guerre, les explorateurs... et même les artistes et penseurs sont majoritairement des hommes. On aurait peine à faire une liste paritaire parmi les philosophes, voire même les romanciers, les poètes, les dramaturges, les musiciens, les peintres, etc. Sans aller jusqu'à dire que la création est uniquement masculine...

... elle semble l'être majoritairement. Et même sur Internet, l'inégalité se retrouve : on a souvent noté la surreprésentation des hommes dans ce nouvel espace public, sur les blogs (mis à part les blogs culinaires ou de mode...), les médias citoyens, bref, partout où l'on parle politique, économie, international, géopolitique, etc. Les blogueuses politiques en viennent même à faire des listes de blogs politiques de femmes - et Jegoun y est aussi allé de sa liste (37 blogueuses amies) - pour contrer le machisme supposé d'un David Abiker...

... mais en faisant cela, ces blogueuses confirment son diagnostic. Si on a besoin de se compter, c'est qu'on est très minoritaire.

Propagande discrète pour la théorie du genre

Cependant, pour la sociologue Sylvie Cromer, citée par Le magazine d'information de la Région Île-de-France, l'absence de parité dans les manuels "démontre qu'un manuel n'est pas le reflet de la réalité, sinon on aurait la parité entre personnages masculins et féminins." Il y aurait donc, si les manuels n'étaient pas sexistes, parité parmi les scientifiques, les grands personnages historiques... alors que la prédominance masculine semble pourtant avérée. Et la rédactrice de l'article de commenter : "le discours sous-jacent véhiculé par ces ouvrages pédagogiques reste alarmant : femmes et hommes n'auraient pas les mêmes centres d'intérêt, et donc les mêmes compétences ou les mêmes places dans la société". Il serait donc alarmant de constater que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes intérêts ? Ou plutôt il serait sexiste de penser - à tort - qu'ils n'ont pas les mêmes intérêts ?

On voit là les ravages de cette idéologie de l'égalité abstraite, qui rend aveugle... car n'est-il pas évident - excusez les clichés - que les hommes sont davantage intéressés que les femmes par le sport, la technologie, le bricolage, la guerre, la politique même (si l'on en juge par l'activité sur le web) ? et que les femmes sont davantage intéressées que les hommes par les derniers potins sur nos amis les "people", les recettes de cuisine, la mode, les conseils de beauté (voyez la teneur des magazines féminins...) ou encore la psychologie ? Il y a certes des exceptions... qui confirment la règle. Que les métiers de pompier et de soldat soient ouverts aux femmes n'empêche pas que ce sont des métiers d'abord masculins. Et que les métiers de sage-femme et d'assistante maternelle soient ouverts aux hommes n'empêche pas que ce sont d'abord des métiers féminins. Et d'ailleurs où est le problème dans cette différenciation sexuelle plus ou moins marquée selon les activités ? Il n'y a, à la vérité, aucun problème... sauf pour les tenants de la théorie du genre, en lutte contre le "phallogocentrisme", et dont semble bien faire partie la sociologue Sylvie Cromer... ce que ne précise pas notre magazine d'information régional.

Quelques-unes de ses études :

Le sexisme au programme ? Représentations sexuées dans les lectures de référence à l’école

"Il y a des contradictions indéniables entre le choix des œuvres et les ambitions de lutte contre les inégalités entre les sexes qu’affiche le ministère de l’Éducation nationale. En dépit des objectifs annoncés, les responsables du choix des ouvrages recommandés semblent ne pas s’être intéressés à la valeur égalité des sexes. Ont-ils pensé que le masculin pouvait servir de modèle neutre ? Mais comment transmettre des valeurs d’égalité aux petits garçons en leur donnant à voir des mondes où les partenaires féminines en position égalitaire sont rares ? Les petites filles, quant à elles, manquent de modèles d’identification directs et elles sont renvoyées, « en creux », à une place secondaire par leur nombre et par leur rôle. Elles sont aussi invitées à se projeter dans une vie adulte tournée vers la famille."

Les manuels scolaires de mathématiques ne sont pas neutres. Le système de genre d’une collection panafricaine de l’enseignement primaire

"Ainsi, alors qu’on s’efforce consciemment de bâtir des apprentissages censés conduire à l’autonomie et à la citoyenneté, on diffuse de manière inconsciente, par le biais des représentations, des messages sur les positions des hommes et des femmes particulièrement inégalitaires, bien éloignés de l’idéal d’ « égalité entre les sexes » prôné dans les objectifs du Millénaire de l’ONU ou dans l’Éducation pour tous de l’Unesco. On ne peut alors éluder la question de savoir si la contradiction entre les faits et les principes ne met pas en cause la qualité de l’enseignement…"

L’enfance, laboratoire du genre

"S’intéresser aux processus en œuvre durant l’enfance ouvre des pistes de réflexion et d’action pour déconstruire le genre."

Et une conférence :

Sylvie Cromer : Le subreptice renouvellement du sexisme dans les outils pédagogiques - Colloque "Filles, garçons : une même école ?", organisé par la Direction de l'Egalité des Chances et l'Enseignement à Distance du Ministère de la Communauté française (Wallonie-Bruxelles), le 07.12.2009 à Bruxelles (Palais des Académies)

Expérimentations pour une néo-humanité à Saint-Ouen

S'il faut donc déconstruire le genre - rendre l'homme et la femme indifférenciés -, pour ringardiser les stéréotypes, et, in fine, abolir les inégalités, comment s'y prendre ? Najat Vallaud-Belkacem s'est creusée les méninges...

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Licence Creative Commons - photo Florent Pessaud

... et elle a trouvé la solution. Inverser les rôles, ou les indifférencier, dès le plus jeune âge. Et former, n'ayons pas peur des mots, un Homme nouveau - ou, pour être plus politiquement correct, un être humain (genre neutre) nouveau.

L'expérimentation a commencé depuis 2009 à la crèche Bourdarias, à Saint-Ouen : l’équipe pédagogique se mobilise pour déconstruire les stéréotypes de genre qui assignent les enfants à des rôles différents en fonction de leur sexe ; pour ce faire, elle propose aux enfants de changer leurs habitudes de jeu. « On encourage les filles à manier le marteau à l’atelier bricolage, et les garçons à s’exprimer à l’atelier émotions », explique David, un des éducateurs. Dans la bibliothèque, les histoires pour la sieste s’intitulent par exemple : Le Papa qui avait dix enfants. 
En visite le 7 septembre 2012 dans cette école d'avant-garde, la ministre des Droits des femmes a déclaré, réjouie : "On peut, même quand on est un garçon, laver les bébés, leur mettre les couches, on peut, même quand on est une fille, jouer au soldat, à la guerre". Najat Vallaud-Belkacem et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, ne cachent pas leur désir de voir se multiplier ce type de dispositif. La Ligue de l’enseignement va d'ailleurs compléter l’expérience avec une pièce de théâtre, Le Goal s’appelait Julie, dans les écoles parisiennes à partir de mai 2013.

En 2013, dans ces questionnements sur le sexisme et le genre, on en revient, l'air de rien, à des débats qu'on avait déjà en l'an 2000 dans la fameuse émission populaire d'Evelyne Thomas "C'est mon choix", avec un invité à l'époque décoiffant, un certain Alain Soral, aux prises avec de coriaces féministes : Roselyne Bachelot, femme politique, et Françoise Rey, auteur de romans érotiques. Attention, émission culte !

(sur le même thème, la première participation de Soral à "C'est mon choix", qui a créé la polémique, et a justifié sa réinvitation face à Bachelot et Rey : la revoir ICI)

L'exemple norvégien : quand la science ruine une pseudo-science

Alors que la France s'engouffre la tête la première dans un mouvement d'indifférenciation des genres, la Norvège nous montre peut-être notre avenir, ce pays ayant été désigné comme celui qui respectait le mieux l'égalité des genres. Et nous serions sans doute bien inspirés de regarder à la loupe son exemple et ce qu'il nous enseigne. Le documentaire d'Harald Eia (en fin d'article, à regarder absolument !), diffusé en 2010, est édifiant. Il montre qu'en dépit des mesures politiques qui ont été prises pour instaurer l'égalité et l'indifférenciation, les hommes et les femmes ont invariablement des centres d'intérêts très différents, et ne sont pas attirés du tout par les mêmes activités ; ainsi, en Norvège, les ingénieurs restent très majoritairement des hommes (90%) et les infirmières des femmes (90%). Harald Eia essaie alors de comprendre cette "anomalie", dans un pays où aucune discrimination n'empêche les femmes de devenir ingénieurs et les hommes infirmiers. Et il convoque pour cela une batterie d'experts mondialement reconnus.

D'après une étude monumentale menée dans 53 pays par le Professeur Richard Lippa, sur les envies professionnelles des hommes et des femmes, "il y a beaucoup de différences. Les hommes sont plus intéressés dans la réussite de domaines orientés vers la compréhension du monde, des objets comme l'ingéniérie, la mécanique. Les femmes sont relativement plus intéressées par une réussite auprès des personnes." Pour le Pr. Lippa, il y a probablement une explication biologique à ces différences universelles, qu'on retrouve aussi bien au Pakistan qu'aux Etats-Unis, et qui ne dépendent donc pas de la culture. Le Professeur Trond Haaken Diseth observe, quant à lui, que, dès l'âge de 9 mois, les enfants se dirigent spontanément vers des jouets associés à leur genre. Il y a bel et bien, selon lui, des dispositions innées selon les genres, qui seront certes modulées quelque peu par l'environnement et l'éducation. Ce que confirme le Professeur Simon Baron-Cohen, une pointure en psychopathologie du développement dans les départements de psychiatrie et de psychologie expérimentale à l'université de Cambridge. D'après lui, c'est le niveau de testostérone, quand l'enfant est encore dans le ventre de sa mère, qui produit des caractéristiques et des centres d'intérêts différents chez l'homme et la femme :

"Nous avons remarqué que plus le niveau de testostérone était élevé avant la naissance, plus le développement du langage était lent quand l'enfant était petit, moins il créait de contacts jusqu'à l'âge de 1 ou 2 ans. Un haut niveau de testostérone est associé avec un niveau de langage moins important et un développement social moins important. [...] Nous avons suivi ces enfants juqu'à l'âge de 18 ans pour voir comment ils évoluaient. Nous avons découvert que plus vieux, ces enfants qui avaient eu un haut niveau de testostérone avaient plus de difficulté avec l'empathie [...]. Mais ils avaient aussi plus d'intérêt pour les structures, pour essayer de comprendre le fonctionnement des objets."

Le haut niveau de testostérone caractérise évidemment les hommes. Le documentariste norvégien va également à la rencontre du Professeur Anne Campbell, psychologue évolutionniste, qui confirme l'origine innée (génétique) des différences de centres d'intérêts entre les hommes et les femmes. En bref, les scientifiques sérieux confirment que nous sommes un mixte de nature et de culture, mais qu'il ne faut surtout pas oublier la biologie, qui est déterminante, tandis que les théoriciens du genre présupposent que la biologie n'a aucun rôle, car ils sont avant tout - c'est patent à la fin du documentaire - des idéologues. Suite au débat national qui a eu lieu en Norvège après la diffusion de ce film, l’Institut gouvernemental norvégien pour les études de Genre, l'institut NIKK, a cessé de recevoir toute subvention et a dû de ce fait fermer. Alors que la théorie du genre a, semble-t-il, déjà fait son temps en Norvège, le bon sens ayant repris le dessus, la France va-t-elle se laisser encore bercer longtemps par de telles sornettes ?


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77 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 13 février 2013 18:41

    c’est un trop fort
    toutefois, il faut admettre que tout apprentissage « bete » est du formatage
    le moutonisme de certains humains, les poussent aussi a vouloir s’identifier a un groupe
    les fils de profs ou de medecins sont nombreux


    • Aldous Aldous 13 février 2013 19:25

      Confondre le boeuf et le cheval c’est scandaleux.


      Par contre confondre les genres, c’est cooooooool !

      C’est beau le post-modernisme...

      • S.B. Sabine 13 février 2013 20:38

        J’hallucine. Depuis quand le but d’une crèche n’est plus de garder des enfants mais de « déconstruire des stéréotypes de genre » ? Depuis quand les petits sont des cobayes sur qui ont fait des « expérimentations » ? Les parents sont ok avec ça ? Pas moi.
        L’article en lien est édifiant de connerie :
        « On encourage les filles à manier le marteau à l’atelier bricolage, et les garçons à s’exprimer à l’atelier émotions »
        Pour qui les puéricultrices se prennent-elles et surtout de quoi se mêlent-elles ? Elles n’ont pas à inciter à jouer à ceci ou à cela en fonction de visées idéologiques, ce n’est pas leur job ! Il faut qu’elles retournent à l’école apprendre leur métier. Les jouets sont à disposition des enfants et ils jouent à ce qu’ils veulent, point.
        Dans des écoles :
        "Un kit pédagogique envoyé aux enseignants met en scène deux personnages ours, rigoureusement identiques, mais assignés à des tâches différentes. « Aux enfants de déterminer si c’est papa ou maman ours qui cuisine, lit, bricole, repasse, fait du vélo, travaille sur l’ordinateur ou parle à une tribune politique. » « J’ai vu une petite de fille de 6 ans quasiment programmée pour devenir mère au foyer, raconte Fanny Vaucelle. Et un garçon qui m’expliquait mordicus que “la femme de ménage, à la maison, c’est maman”.
        Ben oui, il le soutient mordicus parce que c’est maman, il ne peut donc pas soutenir le contraire. Cette instit s’occupe vraiment d’enfants ? Catastrophe. Qu’est-ce qu’elle va faire, expliquer au petit garçon que ce qui se passe chez lui n’est pas normal ? Que sa mère et son père ne devraient pas faire comme ça ?
        "Ce genre de dispositif nous fait prendre conscience que tous, enseignants, parents, professionnels, véhiculons auprès des plus jeunes des clichés sexistes sans le vouloir. « 
        Si maman fait la vaisselle et que papa répare la voiture, »ils véhiculent des clichés sexistes« . Va falloir faire super gaffe à la maison. Non, je ne peux pas recoudre ton pantalon, sinon je véhicule un cliché sexiste  smiley
        Najat Vallaud-Belkacem : « Cette démarche doit devenir un réflexe naturel dans l’ensemble des crèches »
        C’est ça le féminisme aujourd’hui ? Sans déconner. Les bras m’en tombent. Ces gens sont fous.

        @ l’auteur : très bon article, qui pose les bonnes questions. Encore mieux si c’est une femme qui l’a écrit. Cet »empire du bien" a un petit arrière-goût de fascisme soft, qui veut s’immiscer dans les vies et les consciences pour imposer LE bon comportement, LES bonnes pensées. Et qui s’y emploie avec les tout petits, apparemment.


        • foufouille foufouille 13 février 2013 22:10

          effectivement a gerber
          toutefois, on reproduit souvent ce que l’on voit
          il faut laisser du temps a la societe de changer


        • 1984 14 février 2013 20:33

          Sabine, je comprend et suis en globalement en accord avec vos propos, mais sans pour autant me faire l’avocat du diable (pardon, du P.S.), il ne faut pas oublier que dans chacunes de nos attitudes se caches et se montres une multitudes d’à priori culturels.
          Et ceux ci sont beaucoup plus insidieux et dangereux que ceux déclarés et voulus !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 février 2013 20:55

          Demain au journal télévisé je vais compter le nombre de femmes et le 

          nombre d’ hommes sur les trente minutes .


          Si le nombre d’ hommes excède celui des femmes je me kamicase 
          au nom de l’ égalité .


          • jef88 jef88 13 février 2013 21:47

            il y a 61 ans, j’ai eu un petit frère, nous étions donc 5 gosses et j’étais l’ainé !
            je lui ai donné ses biberons, je changeais ses couches et j’avais 7 ans...
            tout cela n’a pas érodé ma virilité mais je connaissais des trucs que j’ai transmis à ma femme qui avait pourtant peur que je casse nos bébés...


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 février 2013 22:00

              Salut Jef , 


              comme toi , cinquième d’ une fratrie de neuf je torchais ma plus jeune soeur et 
              mon plus jeune frère âgés de ’une dizaine d’ années de moins . 

              C ’ était la vie de l’ époque .

            • 1984 14 février 2013 20:22

              Au plaisir de vous plusser Jef88 !


            • Dwaabala Dwaabala 13 février 2013 21:49

              Bel article.
              Tout ce qui est excessif est insignifiant
               ; malheureusement ce n’est pas d’une femme.


              • de Mande de Mande 13 février 2013 21:55

                Il est plus croustillant de mettre un marteau dans les mains d’une petite fille favorisée par la fortune que de donner les moyens de son éducation aux parents pauvres d’un garçon.


                • velosolex velosolex 13 février 2013 22:22

                  Bon article

                  C’est quand même un monde de devoir enfoncer les portes ouvertes !
                  Formidable complémentarité des deux sexes, qu’il est con de nier dans leurs différences, car c’est bien la meilleure façon d’abimer la vie.
                  La nature, la culture, vieux débat comme le monde, que certains toujours tentent d’annexer à leur avantage, en manipulant leurs ouailles, pour prendre valeur de grand prête. On frôle le politique, le religieux. Tout est bon dans ce monde pour cliver, et se mettre ensuite à la tête d’une bande.
                  Moi je pense qu’il faut refuser tout ce qui nous divise.
                  Le discours des manipulateurs change. En ce moment, il s’articule sur le droit des individus, qu’on décline à toutes les sauces pour mieux les soumettre.

                  Vu au musée de Beaubourg avec effroi une institutrice commenter aux petits assis en rond, des explications lénifiantes sur les toiles : Mettant en scène des schémas pré établis par elle de domination et de soumission entre les hommes et les femmes.....
                  Les gamins auraient moins perdus de temps en lisant Titeuf...


                  • Zobi Zobi 13 février 2013 22:22

                    La question de l’identité est une question philosophiquement intéressante mais j’ai l’impression qu’ils ont déjà la réponse. Je ne sais pas pourquoi, j’ai comme l’impression qu’on veutt encore nous la faire à l’envers... C’est sûrement l’effet mariage pour tousse.


                    • nemotyrannus nemotyrannus 13 février 2013 22:27

                      Attention tout de même à pas critiquer l’ensemble.


                      Il y en a plein qui n’attendent que de surgir et de vociférer à qui veut l’entendre que tout ça n’était que du vent , qu’il faut pas déranger l’ordre naturel des choses , que tout est déjà écrit et eux de continuer à parler de nature à propos de tout et surtout de n’importe quoi . Passer de cet extrême à celui d’avant. Passer d’une bêtise à l’autre c’est pas ce que j’appelle avancer.

                      En bref, les scientifiques sérieux confirment que nous sommes un mixte de nature et de culture, mais qu’il ne faut surtout pas oublier la biologie, qui est déterminante, tandis que les théoriciens du genre présupposent que la biologie n’a aucun rôle, car ils sont avant tout - c’est patent à la fin du documentaire - des idéologues.

                      Ca fait du bien d’entendre ça.
                      C’est ce que je dis depuis le début .

                      • Serpico Serpico 13 février 2013 22:38

                        Les féministes devraient aller au bout de leur logique : supprimer les catégories féminines en sport.

                        On verra bien s’il y aura des femmes dans les livres scolaires dans le domaine des sports...


                        • 1984 14 février 2013 20:28

                          Mon cher Serpico, vous seriez prêt à vous confronter, au hasard à une championne de natation ?
                          Non, bon alors on est gentil et on ne s’attribue pas les mérites de sportifs qui, si ils sont des hommes ne sont pas VOUS !
                          Cela vous évitera le ridicule consommé de ces « ON a gagnés ! » pathétiques.


                        • riztonmayo 15 février 2013 12:28

                          @ 1984 : il il ne parle pas de lui mais comparons les résultats d’un champion de natation homme avec un champion de natation femme, soyons logiques. 


                        • Slift Slift 13 février 2013 22:41

                          C’est eux qui créer le sexisme là où il n’existe pas.
                          La technique marche bien,c’est en pointant du doigt le sexisme là où personne ne voit de sexisme qu’on le créer.
                          Ca marche aussi avec le racisme et l’antisémitisme..


                          • Serpico Serpico 13 février 2013 22:43

                            Le problème est de tout analyser en termes d’égalité, de parité et autres foutaises complètement irrationnelles dans ce domaine.

                            L’égalité n’a rien à voir. On a appris à l’école primaire qu’on n’additionne pas les bonbons et les morceaux de sucre ni les carottes et les navets ni les garçons et les filles.

                            Non seulement c’est parfaitement inutile mais ça ne peut que provoquer des réactions soit machistes à l’extrême soit féministes à l’excès.

                            aujourd’hui c’est à qui dénichera la « pépite » machiste pour se lancer dans une croisade débile.


                            • Tseng 14 février 2013 00:26

                              Le reportage d’Harald Eia est vraiment intéressant. Je trouve quand même surprenant d’avoir une telle différence d’opinions entre les scientifiques norvégiens et américains. Surtout que dans le reportage, les norvégiens eux-mêmes se dirigent vers des emplois qui leur sont naturellement/biologiquement adapté, mais ces scientifiques se heurtent quand même à leurs idées.


                              • Carl 14 février 2013 01:32
                                Il faudrait peut-être envoyer un exemplaire des droits universellement reconnus comme fondamentaux à notre chère ministre idéologue Najat Vallaud-Belkacem.

                                Pour rappel :
                                Déclaration universelle des droits de l’homme :
                                Article 26
                                3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

                                • Carl 14 février 2013 01:58

                                  Selon les promoteurs médiatiques de l’idéologie du genre que sont Najat Vallaud-Belkacem et autres disciples, la différenciation sexuelle n’est que la résultante d’un formatage social et culturel, par contre les mêmes nous expliquent que l’homosexualité est innée ou spontanée... Comprenne qui pourra...


                                  • kloogab 14 février 2013 11:12

                                    Quel est le rapport ? 

                                    L’homosexualité n’a rien a voir avec la différence sexuelle. 

                                  • Carl 14 février 2013 21:59
                                    @kloogag

                                    « L’homosexualité n’a rien à voir avec la différence sexuelle. »
                                    L’homosexualité a cela à voir avec la différence sexuelle qu’elle est justement l’expression du rejet de cette différence.

                                    Mais peut-être vous êtes vous mal exprimé et vouliez dire que l’on ne peut pas mettre sur le même plan, la différenciation des sexes et l’homosexualité.

                                    Je vous invite donc à vous documenter sur ce que l’on appelle le « troisième sexe » ou « troisième genre » dont vous semblez tout ignorer ? Wikipédia propose d’ailleurs un article relativement court mais instructif sur le sujet. http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_sexe

                                    Vous comprendrez dès lors que je me sois permis de mettre en rapport l’homosexualité en tant que genre au même titre que le masculin et le féminin et de m’étonner de cette contradiction.




                                  • 1984 14 février 2013 23:00

                                    « L’homosexualité a cela à voir avec la différence sexuelle qu’elle est justement l’expression du rejet de cette différence. »

                                    C’est sérieux ce genre ce phrase ??? Quand tu couche avec une fille c’est par rejet de la ressemblance ou par attraction pour la différence ?

                                    Permet aux autres ce que tu te permet au lieu de leur coller tes fantasmes !


                                  • Carl 15 février 2013 00:47
                                    @1984
                                    Je crois en effet que l’homosexualité au même titre que l’hétérosexualité se construit en partie sur le rejet sexuel. Quand il n’y a pas de rejet, peut alors s’exprimer la bisexualité.

                                    Quant à vous, si vous n’avez jamais ressenti aucun rejet d’aucune sorte pour aucun des genres, peut-être devriez vous, si ce n’est déjà fait, vous laisser aller à de nouvelles expériences... Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant...

                                  • 1984 15 février 2013 12:00

                                    Carl je ne cesserai jamais d’être étonné par la différence de pensée.

                                    « s’il vous plait madame, puis-je coucher avec vous, parce-ce que les hommes me dégoute ? »

                                    Bizarre !


                                  • Carl 15 février 2013 13:24

                                    @1984

                                    Je ne vais pas m’évertuer à répondre indéfiniment à quelqu’un qui ne comprend manifestement que ce qu’il veut comprendre. Ce sera le dernier commentaire que je vous adresse.
                                    Je laisse les lecteurs témoins de votre obstination à me prêter des propos que je n’ai pas tenus.
                                    Mon commentaire concerne le rejet sexuel, pas l’attirance sexuelle qui est une autre composante psychologique du choix des relations sexuelles. J’ai d’ailleurs exprimé cette nuance par la locution « en partie » dans mon commentaire précédent.
                                    Pour conclure, votre argumentation est à mettre en rapport, non seulement avec votre orthographe lacunaire, chacun de vos commentaires comportant plusieurs fautes mais aussi avec votre français pour le moins que l’on puisse dire... très approximatif...

                                  • kemilein 14 février 2013 03:52

                                    «  »"que les hommes sont davantage intéressés que les femmes par le sport, la technologie, le bricolage, la guerre, la politique même (si l’on en juge par l’activité sur le web) ? et que les femmes sont davantage intéressées que les hommes par les derniers potins sur nos amis les « people », les recettes de cuisine, la mode, les conseils de beauté (voyez la teneur des magazines féminins...) ou encore la psychologie ?«  »"

                                    tant de bêtise crasse dans un même paragraphe, ça laisse songeur et admiratif.

                                    les femmes comme vous ne semblez pas le comprendre, sont victimes de leur éducation et de la place qu’on leur donne (et il en va de même pour les hommes)

                                    agoravox est peuplé par la bêtise


                                    • riztonmayo 15 février 2013 12:42

                                      Avez vous lu tout l’article ? Ce n’est pas nécessairement si bête, je ne suis pas allé vérifier moi même en Norvège, mais l’auteur soutient à priori que si c’est le cas en France (à cause de l’éducation blabla...) l’essai effectué en Norvège conclut que la biologie a son rôle à jouer, on peut supposer que si ils en sont arrivés à cette conclusion c’est que cette observation s’est faite malgré les changements de mentalités. L’auteur n’a donc peut être pas inventé ce constat.

                                      D’autre part critiquer de cette manière sans apporter d’autres arguments qu’une réflexion qui contredit la conclusion même de l’article n’est pas forcément un grand signe d’intelligence non plus...


                                    • riztonmayo 15 février 2013 12:47

                                      regardez le commentaire de @Malape juste en dessous, celui là est bien plus construit et constructif


                                    • Iren-Nao 14 février 2013 04:07

                                      Il faut abolir de toute urgence la discrimination des chiottes publiques.
                                      C’est du conditionnement.

                                      Iren-nao


                                      • malape 14 février 2013 04:26

                                        Article bien écrit. Mais je ne suis pas d’accord. Je suis partisan de la théorie du genre et si je partage un point de vue avec l’auteur c’est bien celui de dire qu’il est absurde de vouloir mettre autant de femmes que d’hommes au programmes alors que les économistes, philosophes, mathématiciens, politiques ont toujours été en majorité des hommes. Par contre le genre d’affirmation : « les hommes sont davantage intéressés que les femmes par [...] la politique » est aberrant. Ce n’est pas que les femmes s’y intéresse moins c’est simplement parce que la politique est un métier du pouvoir et que les femmes sont cantonnés à des domaines précis, elles allaitent, font plus les tâches ménagères, alors que les hommes sont tout autant capable de faire le ménage ou allaiter. De plus dans le cas de la Norvège il y a deux raisons principales à l’échec de l’effacement des différences, 1) Ce genre de changement prend beaucoup plus de temps que cela. 2)Tant que le système capitaliste perdurera la femme sera maintenue dans l’infériorité.


                                        • nemotyrannus nemotyrannus 14 février 2013 08:41

                                          Pas d’accord sur la dernière phrase , le système capitaliste c’est celui du plus malin et glorifie celui qui rapporte le plus .

                                          Indifféremment de son sexe. 
                                          Et il laisse sur le carreau plein de personnes , indifféremment de leur sexe. 

                                          C’est le pognon qui domine , pas le sexe masculin , pas les blancs , pas les rouquins . Seul le pognon . 
                                          Une femme à toute ses chances , il y en a qui en profitent . Il y a des patrons femme . Mais c’est juste difficile d’arrive à ces hautes places.

                                        • PASDUPE 14 février 2013 11:11

                                          Lagarde et Parisot, pour ne citer que ces deux là, ne font pas partie intégrante du système capitaliste ? J’affirme qu’elles en sont des fleurons.

                                          Revoyez votre copie.

                                          Pour le reste de votre commentaire, toujours la même litanie : femmes vertueuses, contraintes et victimes qui doivent plus que les hommes se battre pour parvenir à des places de parvenus.

                                          Foutaise !

                                          Ce discours pouvait encore faire illusion il y a des années de cela. Mais aujourd’hui... c’est vraiment du réchauffé. Cela ne prend plus !


                                        • Mycroft 14 février 2013 16:18

                                          Le système capitaliste ne privilégie pas le plus fort, il n’est pas méritocratique. Mais bien massivement héréditaire. Les Parisot, les Steves Jobs et autres ne sont que l’arbre qui cache la forêt, bon nombre de puissant sont des hommes blancs, et ils sont puissant par la naissance.

                                          Partout en occident, l’héritage fait la personne, et le fait est que dans la culture conservatrice (qui a dans ses rang la majorité des grands possédants), le successeur est un héritier mâle.


                                        • gaijin gaijin 14 février 2013 17:05

                                          des hommes qui allaitent ???
                                          allons allons ........
                                          une blagounette :
                                          c’est un maitre d’ hotel très british qui rentre dans la salle de bain par accident au moment ou madame sort de la douche
                                          flegmatique il fait :« pardon monsieur » et sort en pensant s’être bien tiré de cette situation délicate
                                          mais là ou ça c’est mal passé c’est quand madame lui a conseillé d’aller voir un opticien .......


                                        • malape 15 février 2013 03:55

                                          Tout à fait, les hommes en donnant le biberon peuvent remplacer la femme concernant l’allaitement !


                                        • antonio 14 février 2013 07:31

                                          Bravo pour votre article. C’est bien « la pulpe de l’info » !
                                          Ce qui m’énerve ,c’est que ces idéologues mettent des échelles de valeur : en quoi, est-ce dévalorisant de faire la cuisine, d’allaiter les enfants ? En quoi, est-ce mieux de réparer la voiture, de changer le robinet qui fuit ? Dans une famille, l’homme et la femme accomplissent les tâches nécessaires en fonction de leurs goûts, de leurs aptitudes  : je connais des hommes qui font toujours la cuisine, je connais des femmes qui bricolent, etc....Et ça n’a rien à voir avec une quelconque idéologie ! C’est simplement l’expression de la complémentarité avec toutes les déclinaisons possibles......
                                          Il est avéré que les hommes ont souvent une force physique supérieure à celle des femmes ; que faut-il faire ? Interdire tout sport aux garçons, muscler au maximum les petites filles ? Orienter systématiquement les garçons vers les entrechats, les filles vers le rugby ?
                                          C’est du grand n’importe quoi !
                                          Mme Vallaud-Belkhacem a déjà prouvé à maintes reprises qu’elle était d’une bêtise crasse mais là elle se surpasse !
                                          Beaucoup de femmes ont honte d’avoir une telle représentante au gouvernement  !


                                          • Inquiet 14 février 2013 08:06

                                            La théorie du genre est une infamie.


                                            Mais, même, si cela est avéré, ne rien faire contre l’excès de testostérone qui font que les hommes manquent d’empathie est criminel.

                                            Je serais donc nuancé : contre une idéologie comme la théorie du genre, mais pour une orientation du monde à mieux vivre ensemble et donc à développer et encourager tous les comportements empathiques.

                                            Même si cela doit aller à l’encontre des « mâles dominants décomplexés de la finance » qui, à n’en pas douter vont trouver une occasion de justifier leurs comportements orduriers par ce genre d’études.

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