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Accueil du site > Actualités > Société > Yvan Colonna, faux coupable ou vrai innocent ?

Yvan Colonna, faux coupable ou vrai innocent ?

Le 6 février 1998 à 21 h 05, le préfet de Corse, Monsieur Claude Erignac est assassiné rue Colonna-d'Ornano à Ajaccio. En 2002, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Monsieur Nicolas Sarkozy, aujourd'hui Président de la République française avait déclaré publiquement Monsieur Yvan Colonna coupable du meurtre de Monsieur Claude Érignac, préfet de Corse (1), portant ainsi atteinte à sa présomption d’innocence, car à ce moment-là aucune Cour de justice ne l’avait encore déclaré coupable.

Personnellement, je suis étonné par la curieuse coïncidence de noms, entre la rue et le coupable désigné de cette histoire ! Les enquêteurs ont-ils cru que quelqu’un avait écrit le nom du coupable sur la rue ? À l’instar du fameux « Omar m’a tuer » (2) ou plus simplement, c’est le premier nom vu qui s’est imposé. (C’est une simple hypothèse, mais il parait que selon le principe d’Occam : les hypothèses les plus simples sont les plus vraisemblables).

Mais plus sérieusement, considérant les fonctions successives de Monsieur Nicolas Sarkozy, on peut en déduire que la « Justice » ou plutôt les magistrats de la Cour d’assises ne pouvaient plus que le condamner, sinon c’était désavouer la plus haute autorité de l’État !

En France, lorsque la fonction a parlé, elle fait foi et la décision fera loi, et personne ne se mettra en travers d’une injustice commise au nom du peuple français, de la République et de la Démocratie, etc., car personne n’admettra que la France puisse commettre des crimes et des délits judiciaires. Mais que vaut une Démocratie, lorsqu’on juge et condamne des citoyens sur rien, elle ne vaut rien non plus, ce n’est qu’une Démocratie de pacotille, brillante en surface et pourrie en dedans.

Dans ce pays, nul besoin de vérité et de preuves pour désigner un coupable, « l’intime conviction  » peut amplement suffire. Or lorsqu’elle est détournée. Oui, cela arrive ! Elle sert aussi à faire condamner des innocents (affaire d’Outreau (3), affaire des Irlandais de Vincennes (4), etc.) dans ces affaires le droit et la Justice furent instrumentalisés par ceux-là mêmes qui avaient le devoir de rendre la Justice et non simplement de la faire.

Lorsqu’ils rendent des décisions portant atteinte aux libertés individuelles, tous ces gens de loi, qui sont aussi des techniciens du droit, devraient se préoccuper des conséquences que leurs décisions auront fatalement sur les vies familiales et civiles de ces justiciables, et ils oublient souvent de mettre en application les principes fondamentaux, qu’ils ont pourtant juré de défendre avec respect.

La présomption d’innocence en est la quintessence !

Ce n’est pas en fabriquant un coupable idéal, et donc en faisant la justice selon son bon vouloir, uniquement par ce que l’on détient le pouvoir judiciaire, que l’on rendra justice à la victime, même si certains s’en contenteront pour x raisons.

Or s’il est innocent, de coupable, il devient lui-même une victime !

C’est le véritable coupable qu’il faut condamner, avec certitude, et non pas sur de simples soupçons. Par conséquent, si monsieur Yvan Colonna est véritablement ce coupable, la Justice d’un État de droit qui se respecte doit apporter des preuves formelles et incontestables de cette culpabilité, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui.

Elle doit s’en donner les moyens ! Il en va de la dignité de ce pays !

Les autorités partent souvent du principe suivant :

« Il vaut mieux un innocent derrière les barreaux qu’un coupable dehors.  »

Un principe désuet aux antipodes des principes fondamentaux, et dans un État de droit, seuls ces derniers devraient avoir droit de cité. Mais malgré le nombre d’injustices grandissant, la France n’est pas prête de se remettre en question, car ce serait admettre que des individus dotés de pouvoirs décisionnels s’adonneraient à commettre des actes qui sont répertoriés comme des délits dans le Code pénal, chapitre abus d'autorité commis contre les particuliers (5).

Impensable ! Cela ne se peut dans le pays des Droits de l’Homme !

En bref, puisque cela ne se voit pas, cela n’existe pas, il n’y a donc rien à changer !

Les quelques bavures judiciaires dévoilées de-ci de-là sont et seront le prix à payer pour préserver la République (bananière) dans sa forme actuelle.

Mais, personne n’est dupe, lorsque les joutes judiciaires sont truquées, seul le tricheur peut gagner, et ce n’est pas la Justice de ce pays qui en sortira grandit.

Une bonne fois pour toutes, arrêtons de nous abuser, décrétons que la France est une dictature, cela fera faire des économies à l’État, car il ne sera plus obligé de répéter des jugements qui ne sont, pour ainsi dire, quasiment jamais remis en cause par d’autres juges, et in fine aux contribuables qui financent tous ces jugements.

Tous les pourfendeurs de vérité y trouveront leurs comptes, les autorités s’en satisferont, car leur pouvoir de décisions ne sera plus contesté, les contribuables seront contents, car ils feront des économies, et le justiciable, de toute façon, il sera toujours mécontent de sa condamnation.

Donc, tout va bien dans le meilleur des mondes et vu que la « Justice » française « ne se trompe jamais » et qu’il fut condamné par deux fois, il est obligatoirement coupable.

Dont acte, il sera condamné de nouveau.

L’injustice ! Il faut l’avoir subie pour prendre pleinement conscience des dysfonctionnements qui s’installent insidieusement dans les institutions françaises, sous diverses formes, allant de l’incompétence à la malhonnêteté, et lorsqu’elles sont découvertes, au lieu de faire son mea coupla, on les dissimule outrageusement par de la mauvaise foi.

Pour les sceptiques et les inconditionnels croyants en l’honnêteté de l’État, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit, il y a aussi des agents intègres, mais la justice n’est pas une loterie sujette au hasard, elle doit être efficace, et avant tout juste et honnête.

Le simple fait d’appartenir ou de partager des idées nationalistes ne fait pas de cet homme un criminel. Les autorités doivent se rappeler que ce sont les actes qui sont répréhensibles, dans le cas présent, c’est le tir mortel qui a couté la vie au préfet qui est condamnable, certainement pas les idées qui ont précédées, et encore moins les pensées. Or ceux-là mêmes qui l’ont accusé d’être le tireur l’ont aussi innocenté, prenant ensuite à leur actif les tirs mortels.

Alors pourquoi autant d’acharnement judiciaire ?

1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_Claude_Érignac

2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Omar_Raddad

3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_d'Outreau

4)http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d'intervention_de_la_Gendarmerie_nationale#.C2.AB_Les_Irlandais_de_Vincennes_.C2.BB

5)http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do ;jsessionid=F09087B166BEE7E6EC1B72F77EB6A742.tpdjo14v_1?idSectionTA=LEGISCTA000006181758&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20101102


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25 réactions à cet article    


  • non667 11 juin 2011 09:55

    à ddt99
    sa fuite est un aveu de culpabilité . point barre .


    • ddt99 ddt99 11 juin 2011 10:58

      Sa fuite a précisément été considérée comme un aveu de culpabilité, mais se sachant innocent, cette fuite aurait pu être considérée comme de l’instinct de survie.

      Il y a eu d’autres précédents de gens qui ont passé de très longues années derrière les barreaux, alors qu’ils étaient innocents et qu’ils ont fait confiance au système judiciaire.

      Des gens malhonnêtes il y a partout, y compris parmi les agents de l’État, j’ai payé pour le savoir.

      J’ai été interné chez les fous, pour je cite l’arrêté du préfet « …manifestés par des idées différentes… ». Et j’ai été condamné par des magistrats sur un article ABROGÉ et donc CADUC.

      Alors, permettez-moi de douter de la loyauté envers la vérité et la justice de tous les agents de l’État, et plus particulièrement des magistrats, qui sont souvent instrumentalisés par le pouvoir en place.

      Si j’avais été accusé, non pas de simples menaces contre un élu UMP calomniateur, dixit le non-lieu et l’article 226-10 du Code pénal (ce non-lieu je ne l’ai obtenu uniquement parce que j’étais libre de pouvoir me défendre correctement) mais si l’accusation contre moi avait été de meurtre, comme tant d’autres, actuellement, je croupirais toujours derrière les barreaux.

      Si les circonstances avaient été différentes, peut-être aurais-je moi aussi pris la fuite ?

      Ceci dit, aujourd’hui encore je n’arrive pas à me faire entendre objectivement malgré toutes les preuves qui prouvent mon innocence et leur machination.

      La vérité d’État, une fois qu’elle est dite, elle est immuable, et tant pis pour la Justice et les justiciables qui en pâtissent.


    • pastori 11 juin 2011 12:19

       la confiance en la justice et dans les pouvoirs ne peut régner que quand ils ont apporté la preuve pendant longtemps de leur intégrité.


      quand vous avez derrière vous 17 siècles pendant lesquels vous êtes écrasé par des envahisseur(s à la gouvernance cupide où seule la force brutale est la loi, vous êtes bien obligé de fuir même vous sachant innocent, car là seulement est le salut.

      c’est inscrit dans les gènes ! quand de plus un ministre de l’intérieur, avocat de surcroît, qui dis donc les choses sciemment, vous déclare coupable pour des raisons qui sont les siennes mais qu’aucun journaliste d’investigation n’a cherché à comprendre, faire confiance ;... la preuve, est que Mr Colonna sera forcément acquitté ce qui prouvera que sa fuite était justifiée et lui a permis de vivre 4 ans de plus. 

      quand on ne sait pas monsieur non667, on s’abstient !
      et sans vous connaître, mon intuition et votre « point barre » vengeur me dit que vous êtes même pour la peine de mort.

    • Jean-Pierre Lovichi Jean-Pierre Lovichi 11 juin 2011 12:30

      c’est un peu rapide comme argument pour décider de la culpabilité d’un homme qui encoure 20 ans de réclusion !

      je voulais juste dire que l’intime conviction doit se fonder sur les preuves et un raisonnement rationnel.
      il ne s’agit en aucun cas d’une simple croyance ou de l’exercice d’un arbitraire.

      Nous verrons bien si l’auteur a définitivement raison ou pas selon le résultat du procès.

      Mais il est clair que si une condamnation devait intervenir sans que des éléments nouveaux soient versés au débat, il y aurait réellement lieu de s’interroger...


    • aleria 24 janvier 2013 01:13

      Simpliste votre remarque ! Vous avancez à coup de POINT BARRE dans la vie ? Vous passez souvent à côté de la VRAIE VIE et surtout de LA VERITE !... Dommage pour vous ! Et surtout, revenons à nos moutons , si je peux oser cette expression :
      YVAN qui se savait INNOCENT , s’est enfui car il avait la certitude que l’on ne le croirait pas ,et qu’on le jetterait en prison et POURQOUOI ? : PARCE QU’il était AMI depuis des années dans son village avec ceux qui étaient déjà arrêtés et tout le monde le savait ! ! Et c’est exactement ce qui est arrivé ! La justice a mis TOUT LE MONDE dans le MEME SAC car cela était plus facile ,et cela donnait un exemple pour que cela ne se reproduise plus ! C’était un énorme coup de point donné sur la table par l’état français pour faire trembler tous les indépendantistes qui auraient eu encore la mauvaise idée de reprendre ce flambeau !!!
      YVAN N’EST pas COUPABLE ! vous m’entendez , non , il n’est PAS COUPABLE ,JE LE SAIS , oui vous m’avez bien lu ,OUI, JE LE SAIS ! et je ne vous direz pas POURQUOI !!!! (on peut le savoir de source sûre !) ; Que cela vous plaise où non, cette affaire d’état est une énorme erreur judiciaire et nul besoin de vous préciser que j’ai eu les jambes coupées , le jour où je l’ai su, ce fameux jour où je l’ai franchement COMPRIS !


    • aleria 24 janvier 2013 02:33

      Et si tout simplement , l’état français FOUTAIT enfin LA PAIX à la CORSE ?... TOUT CELA NE SERAIT PAS ARRIVE !!!! et tout le monde le sait !!! HYPOCRISIE SUPREME !!!!! Et enfin, si l’état français respectait enfin les Corses et leur culture, et arrêtait de se justifier sans cesse en citant les aides apportées à cette île ?.... Et si tout simplement l’état français arrêtait de se référer aux vieilles lois littorales désuettes qui ne tiennent pas compte des réalités îliennes économiques ? Et si l’état français arrêtait de détruire le patrimoine culturel corse ,ses paillotes par exemple pour ne citer quelles ... ? Et si MR Hollande,oui ,vous MR Hollande,( tout comme MR Sarkosy ,même si celui-ci est passé de mode, et tous les autres d’ailleurs ....de droite ,de gauche, du centre ,des extrêmes ou du milieu , que sais-je encore ... BASTA !!!......), cet été, venait manger des pâtes à la langouste à Coti- Chiavari pour passer un moment fantastique unique, et pour comprendre enfin qui sont ces corses, ces fameux corses que l’on redoute tant sur le continent et dont on ne parle qu’en explosifs pour en résumer la situation ... ? Est-il plus facile de cuisiner un beau texte de loi assis dans un fauteuil en cuir avec un beau noeud de cravate ?....et ce pour la même sueur et le même salaire ? Posons- nous et surtout posez-vous judicieusement la question !  L’état français n’est absolument pas en mesure de gérer la Corse culturellement et humainement parlant , même si elle le fait financièrement depuis des années !!!!.....Elle nous l’a prouvé !!! et nous le prouvera malheureusement encore à travert tous ces fichus drames humains ......L’intelligence a quitté la planète , toute la planète , dommage car nous ne sommes que de passage sur cette terre.... , égalité suprême !!!!......


    • ddt99 ddt99 24 janvier 2013 06:15

      À Aléria.

      Je suppose que votre remarque s’adresse à non667. L’article étant un peu ancien, il ne cous répondra pas, car les alertes de commentaire ne sont transmises que vers l’auteur de l’article.

      Je suis d’accord avec vous sur certains points, mais n’étant pas un proche de monsieur Colonna, je ne peux avoir vos certitudes, je ne peux que m’en tenir aux faits, et les faits parlent en la faveur de Monsieur Colonna.

      La vérité sur son parcours, lui seul l’a connais.

      Mes deux autres articles qui ont suivi celui-ci.

      Yvan Colonna condamné ! Un verdict sans surprise !

      Yvan Colonna condamné ! Motivation ou réquisitoire ?

      La vérité importe peu à nos dirigeants, seul le résultat compte.

      Ils ont un coupable, et ça leur suffit.

      Pauvre démocratie française, pauvre justice, et surtout pauvre de nous, car l’injustice de la « Justice » française peut frapper n’importe quel citoyen de France, corse comprise.


    • pastori 11 juin 2011 10:07

      plus personne aujourd’hui ne peut affirmer que la preuve formelle de la culpabilité de cet homme est établie. 


      c’est comme ça que nos prisons regorgent d’inculpés qui seront libérés après des années de préventive qui ont détruit leur vie, quand ce ne sont pas de véritables erreurs judiciaires. 

      ceux qui connaissent par coeur un dossier de deux mètres de haut et qui ont participé à trois longs procès ne sont pas convaincus. les ânes qui ne connaissent rien de l’affaire eux ont une ferme conviction dictée par des motivations qui n’ont strictement rien à voir avec le sujet, quand il s’agit simplement de racisme.



      • ddt99 ddt99 12 juin 2011 08:27

        Ce qui me fait peur, c’est l’effrayant silence des politiques et des médias, lorsque des injustices manifestes sont commises, les uns se taisent en se retranchant derrière la séparation des pouvoirs, et les autres se taisent en se retranchant, derrière quoi, je vous le demande ?

        Rien ne les empêche de soutenir une cause lorsqu’elle est juste.

        À citer comme exemple : le j’accuse d’Émile Zola.

        En ce temps-là, il y avait un vrai contre-pouvoir, même s’il le pouvoir en place ne les écoutais pas, le peuple lui les entendait, aujourd’hui que reste-t-il à nos journalistes et politiques ? 

        Rien, ce sont tous des carriéristes égoïstes.


      • JL JL 11 juin 2011 10:26

        bonjour,

        vous écrivez fort justement : « Mais, personne n’est dupe, lorsque les joutes judiciaires sont truquées, seul le tricheur peut gagner, et ce n’est pas la Justice de ce pays qui en sortira grandie. »

        Le tricheur ? Rappelons nous le trop célèbre « Nous avons arrêté l’assassin du préfêt Erignac ! » proféré par Nicolas Sarkozy.


        • K K 11 juin 2011 12:17

          oui, et la justice serait de lui faire subir exactement ce qu’il a fait subir à Colonna : une traque de trois ans et quelques années de préventive. On commence quand pour la traque ? LOL


        • Bulgroz 11 juin 2011 12:36

          "L’un des avocats d’Yvan Colonna, Me Pascal Garbarini, a souligné que l’un des experts avait estimé que « le tireur devait nécessairement faire plus d’1,75 m, voire 1,80 m », alors que Colonna mesure 1,72 m. Une conclusion jugée vaine par l’accusation, qui rappelle que la rue Colonna est en pente et que des témoins ont dit que le préfet était plié en deux quand le tueur a fait feu sur lui, ce qui rend contestable toute conclusion technique"

          http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/06/07/01016-20110607ARTFIG00346-proces-colonna-a-ajaccio-des-questions-en-suspens.php

          C’est donc clair qu’avec 3 centimètres de différence et dans une rue en pente et dans le nuit la plus absolue, l’humble berger de Cargese ne peut être l’assassin.

          Avec son 1,72 m et ses espadrilles, Colonna ne peut être l’assassin du Préfet  qui, rappelons le, a été tué dans le dos.


          • non667 11 juin 2011 15:18

            aux moinseurs
             
            1°- le préfet érignac est bien mort
            2°- la maffia violente indépendantiste corse existe
            3°- sa pratique peut aller jusqu’au meurtre (même en rivalité interne )
            4°- le préfet est bien évidemment victime de cette maffia 
            5°- la responsabilité de ce meurtre est collective , (décision ,organisation , commanditaire )
             UN INDIVIDU SEUL NE L’AURAIT PAS FAIT
             en cherchant à condamner uniquement le porte flingue (comme dans n’ importe quelle agression en groupe ,dans le rer par exp ) on dilue /amoindri la responsabilité de chacun .
            en toute logique dans ce cas de meurtre prémédité en groupe venu uniquement pour tuer tous les présents devrait encourir la même condamnation .
            si j’étais juré !


            • ddt99 ddt99 11 juin 2011 16:43

              Votre raisonnement n’est pas faux, et je le partage partiellement, là où il y a maldonne, c’est que RIEN NE PROUVE que Colonna faisait partie du groupe, ni que c’était « le porte-flingue », l’arme n’a pas été trouvée sur lui, ni chez lui, il n’y a pas non plus ses empreintes sur l’arme du crime, etc.

              En outre un des condamnés s’est déjà accusé d’être le tireur, d’autres éléments démontrent qu’il ne pouvait pas être le tireur, et des témoignages le disculpent, alors il faut être logique jusqu’au bout de votre raisonnement et ne pas faire des interprétations présumant des faits qui ne sont pas avérés pour condamner tous les Corses qui ont fréquenté les gens de ce commando, uniquement parce qu’ils ont été en relation ou en contact avec les coupables déjà condamnés.

              S’il n’y a rien de probant des deux cotés, il y a en droit français, LE DOUTE RAISONNABLE, qui doit toujours profiter à l’accusé, et dans cette affaire, il n’y a que cela, des doutes sur la véracité des faits tels qu’ils sont présentés par les autorités.

              Au vu des éléments qui nous sont présentés, il n’aurait jamais dû être condamné.

              Et je tiens à rendre un grand hommage à ses avocats, qui démontre une grande ténacité pour que justice soit rendue.

              Merci aussi à tous ceux qui ont lu cet article.


            • pastori 11 juin 2011 18:54

              et quand tu a dit ça, tu a prouvé quoi ? il y a déjà cinq emprisonnés à perpète, c’est payé non ? sans avoir à vouloir à tout prix faire un déni de justice.


              les juges , les enquêteurs, les avocats qui connaissent le dossier à fond n’ont pas les preuves formelles que cet homme était présent. ; Non 667 lui les a !!

              si j’était juré.... et oui mon ami les prisons regorgent d’innocents grâce à des jurés comme toi.

              un jour tu en sera peut être le victime. ou l’un des tiens. personne n’est à l’abri mon ami.

            • non667 12 juin 2011 00:20

              à pastori
              il s’est sauvé !
              un corse innocent qui a peur des gendarmes ? smiley  smiley  smiley


            • Plum’ 11 juin 2011 15:27

              J’ai suivi ce procès comme les précédents et j’ai trouvé que des éléments nouveaux sont intervenus qui permettent désormais d’avoir une approche différente et cohérente. J’ai donc changé d’avis et, sauf à ce qu’il y ait de nouveaux éléments, j’estime qu’il y a un doute très sérieux qui justifie la libération de Colonna.

              J’ajoute que je considère les autonimistes-activistes corses, pour la plupart, comme des imbéciles qui me tapent sur les nerfs, mais c’est moins grave que d’avoir une Justice injuste et téléguidée par on ne sait trop quoi ou qui. Et je regrette que Mme Erignac n’ait pas remis en cause son appréciation des faits, cela faciliterait les choses.


                • Jacqounet 11 juin 2011 20:42

                  Bonjour,

                  voici une chanson que j’avais écrite au lendemain de sa condamnation en appel.

                  http://www.youtube.com/watch?v=Sf2spVl-j6Y


                  • Ph.Antonetti 12 juin 2011 01:06

                    Il y a dans cette affaire des faits incontestables, des éléments sujets à caution, des soupçons forts sur la sincérité de certains intervenants et des interprétations diverses et variées Nous avons aussi l’expression de préjugés plus ou moins méprisants, plus ou moins haineux. Dans les faits incontestables , nous avons par exemple des témoins directs qui disent depuis 13 ans qu’ils ne reconnaissent pas l’accusé, mieux, qui le mettent totalement et avec constance hors de cause. Nous avons aussi dans les faits, l’absence totale de la moindre preuve matérielle, trace ADN, téléphonie ou autre. Dans les éléments douteux, nous avons les conditions de recueil des aveux, gardes à vue poreuses ; gardes à vue injustifiables en droit des épouses, mensonges de certains enquêteurs, procédures plus que suspectes, actes délictueux voire criminels de certains policiers. Le faux avéré du commissaire Frizon est passible de très longues années de réclusion criminelle.Quant au Capitaine Lebbos, ses turpitudes innombrables suffiraient à disqualifier n’importe quel citoyen ordinaire. Les magistrats instructeurs ont passé leur temps à se tirer dans les pattes au point que la famille Erignac a du les appeler à la raison dans la presse. Le juge Bruguière est d’ailleurs mis en cause par son successeur à l’antiterrorisme sur de nombreux dossiers dont récemment l’attentat de Karachi. La juge LeVert, elle, a reconnu à la barre en 2009 que les agresseurs du préfet étaient deux et non trois, comme elle l’écrit elle-même dans l’acte d’accusation. Alors que la défense d’Yvan Colonna n’est même plus là pour la titiller. Les membres du commando condamnés sont revenus, tous, sur leurs aveux impliquant Colonna. L’ont-ils fait de façon réellement crédibles ? Chacun, en fonction de ses préjugés a son interprétation. Peu se posent la question de savoir si leurs aveux l’étaient, crédibles ! A l’évidence, non, puisque les enquêteurs ont cherché, c’est avéré, à tordre les faits pour que ceux-ci correspondent aux prétendus aveux, preuve s’il en faut, que les enquêteurs eux-même n’y ont jamais cru ! Il ne reste à l’accusation que l’interprétation, souvent de mauvaise foi, de non-dits, de silences, l’évocation de pressions occultes, jamais étayées. Reste aussi la production rocambolesque d’une...photocopie, dont les conditions de son apparition relèvent d’une série Z scénarisée par un adolescent boutonneux. Pièce dont la crédiblité réside uniquement dans la personnalité apparemment irréprochable du messager, appuyée par un plan média semble-t-il organisé.
                     Dans ces conditions, et avec la décision prise par la Cour de motiver son verdict, il parait inconcevable qu’Yvan Colonna soit reconnu coupable.


                    • ddt99 ddt99 12 juin 2011 07:33

                      Merci pour toutes ces précisions, que j’ai rappelées brièvement dans un commentaire.

                      Mon article bien qu’il souligne l’apparente innocence de Monsieur Yvan Colonna, critiquait plus généralement la « Justice » de ce pays, qui lorsqu’elle ne respecte pas le droit, les droits fondamentaux et donc de fait la Loi est totalement criminelle.

                      Vous écrivez :

                      Dans ces conditions, et avec la décision prise par la Cour de motiver son verdict, il parait inconcevable qu’Yvan Colonna soit reconnu coupable.

                      Je vous souhaite d’avoir raison, mais étant moi-même passé injustement entre les mains de la « justice », je peux vous assurer que les magistrats sont retors et lorsqu’ils parlent de motivation de droit et de fait, cela se limites souvent à quelques textes de droits qui sont plus des raisons que des motivations, du genre :

                      « Vu l’article xxxx »

                      « Vu les procès verbaux, »

                      « Vu les rapports balistiques, »

                      « Etc., etc., etc. »

                      « Monsieur Yvan Colonna est déclaré coupable pour les faits qui lui sont reprochés. »

                      Mis à part la gravité des faits et les enjeux qui sont opposés à Monsieur Yvan Colonna, j’ai subi la même injustice de la « Justice » française, dont la stupide accusation était effarante, je vous laisse juge, voici la motivation accusatoire qui me valut un jugement correctionnel :

                      « Faits prévus et réprimés par les articles 2, 15, 16, 17 et 28 du décret-loi du 18 avril 1939  ; »

                      Au moment des faits, le décret-loi de 1939 était déjà abrogé depuis plus de 2 ans, par :

                      L’ordonnance n° 2004-1374 du 20 décembre 2004 relative à la partie législative du code de la défense

                      Article 5 

                      Codifié par Loi n°2005-1550 du 12 décembre 2005 - art. 1, v. init.

                      I. - SONT ABROGÉS, sous réserve des dispositions des articles 6 et 7 :

                      34° LE DÉCRET DU 18 AVRIL 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions ;

                      Par conséquent, les articles du décret de 1939 retenu ne pouvaient plus faire juger qui que ce soit et malgré tous mes arguments et argumentaires, je fus condamné en première instance, le jugement fut confirmé en appel et mon pourvoi rejeté par la Cour de cassation de Paris, actuellement c’est la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui doit se prononcer.

                      Contrairement à ce qui est prétendu, cela n’a rien à voir avec de la Justice, toutes ces procédures sont criminels, c’est réprimé par :

                      Le Code pénal

                      CHAPITRE II : Des atteintes à l’administration publique commises par des personnes exerçant une fonction publique.

                      Section 2 - Des abus d’autorité commis contre les particuliers

                      Paragraphe 1 : Des atteintes à la liberté individuelle

                      Article 432-4 et suivants.

                      Ainsi que par ces autres articles du :

                      Code pénal

                      CHAPITRE IV : Des atteintes à l’action de justice

                      Section 1 : Des entraves à la saisine de la justice

                      Article 434-1 et suivants

                      Les autorités oublis que le Code pénal s’adresse à tous les citoyens, sans exception.

                      Constitution française de 1958

                      Article 1

                      Modifié par LOI constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet ... - art. 1

                      La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. ELLE ASSURE L’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI DE  TOUS LES CITOYENS SANS DISTINCTION…


                    • Ph.Antonetti 12 juin 2011 11:00

                      Je comprends parfaitement vos craintes et je les partage. C’est d’ailleurs pour cela que je reste très prudent sur le verdict à venir. Je voulais modestement faire le point sur ce qu’il reste de l’accusation. D’un autre côté, la cour aurait pu ne pas accepter de motiver sa décision, ce qui lui éviterait bien des contorsion en cas de condamnation.


                      • ddt99 ddt99 12 juin 2011 11:52

                        Vous savez, rien ni aucune « contorsion » ne les arrête, la fonction leur donne tous les droits, peut importe ce qu’ils écrivent, il n’y a aucune autorité qui les sanctionnera.

                        Leur malhonnêteté n’a d’égale que leur incompétence.

                        C’est dommage que mes articles : « Guide de fabrication d’un délinquant » et « Guide de fabrication d’un malade mental » n’est pas reçu validation pour être publié, vous y auriez vu toutes les incohérences écrites de leurs propres mains, et pourtant aucune autorité n’y a mis fin en plus 4 ans.

                        Depuis 2006 et cela jusqu’au mois dernier, ou la Cour administrative d’appel à enfin fini par annuler l’arrêté et le jugement de première instance rendu par le tribunal administratif de Melun, qui avait validé l’arrêté malgré sa motivation absurde, il y est écrit :

                        « …manifestés par DES IDÉES DIFFÉRENTES… »

                        Or, si je ne m’abuse, manifester des idées différentes est un droit fondamental garanti et protégé par l’article 10 - Liberté d’expression de la Convention européenne des Droits de l’Homme.

                        C’est vraiment très grave ce qui se passe en France, des citoyens sont condamnés sans preuve et des agents de l’État sont disculpés sur des faits très graves.

                        Lorsque je vois la bêtise humaine qui nous entoure, je ne m’étonne plus du nombre de personnes qui sont montées sur l’échafaud.

                        Dont acte, attendons le verdict, qui ne saurait tarder maintenant.


                      • ddt99 ddt99 24 janvier 2013 06:13

                        À Aléria.

                        Je suppose que votre remarque s’adresse à non667. L’article étant un peu ancien, il ne vous répondra pas, car les alertes de commentaire ne sont transmises que vers l’auteur de l’article. 

                        Je suis d’accord avec vous sur certains points, mais n’étant pas un proche de monsieur Colonna, je ne peux avoir vos certitudes, je ne peux que m’en tenir aux faits, et les faits parlent en la faveur de Monsieur Colonna.

                        La vérité sur son parcours, lui seul l’a connais.

                        Mes deux autres articles qui ont suivi celui-ci.

                        Yvan Colonna condamné ! Un verdict sans surprise !

                        Yvan Colonna condamné ! Motivation ou réquisitoire ?

                        La vérité importe peu à nos dirigeants, seul le résultat compte.

                        Ils ont un coupable, et ça leur suffit.

                        Pauvre démocratie française, pauvre justice, et surtout pauvre de nous, car l’injustice de la « Justice » française peut frapper n’importe quel citoyen de France, corse comprise.


                        • ddt99 ddt99 24 janvier 2013 06:14

                          À Aléria.

                          Je suppose que votre remarque s’adresse à non667. L’article étant un peu ancien, il ne cous répondra pas, car les alertes de commentaire ne sont transmises que vers l’auteur de l’article.

                          Je suis d’accord avec vous sur certains points, mais n’étant pas un proche de monsieur Colonna, je ne peux avoir vos certitudes, je ne peux que m’en tenir aux faits, et les faits parlent en la faveur de Monsieur Colonna.

                          La vérité sur son parcours, lui seul l’a connais.

                          Mes deux autres articles qui ont suivi celui-ci.

                          Yvan Colonna condamné ! Un verdict sans surprise !

                          Yvan Colonna condamné ! Motivation ou réquisitoire ?

                          La vérité importe peu à nos dirigeants, seul le résultat compte.

                          Ils ont un coupable, et ça leur suffit.

                          Pauvre démocratie française, pauvre justice, et surtout pauvre de nous, car l’injustice de la « Justice » française peut frapper n’importe quel citoyen de France, corse comprise.

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