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Luc-Laurent Salvador

  • Psychologue scolaire et chercheur en psychologie

  • Fidèle de Darwin, Piaget, Girard, Krishnamurti, etc.

  • Ecologiste libertaire de la première heure, convaincu que le web social sera l’instrument d’une révolution nécessaire, celle de la déconstruction de l’information et de la construction sociale de la réalité
 

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Derniers commentaires

  • Par Luc-Laurent Salvador (xxx.xxx.xxx.123) 9 février 14:09
    Luc-Laurent Salvador

    Merci à vous pour ces réflexions.
    L’argumentation pro-temps est pas mal amenée.
    Mais je reste centré sur la causalité.

    Votre intérêt pour le rapport de l’individu à la masse m’amène à vous suggérer de lire Girard dans son analyse sur les Notes dans un souterrain de Dostoievski où le héros dit à un moment donné :

    "Moi je suis seul, eux ils sont tous"

    Ici la problématique est de construction identitaire. Donc spatiale, puisqu’il faut fixer les limites.
    Mais je ne doute pas que le temps s’y loge smiley

  • Par Luc-Laurent Salvador (xxx.xxx.xxx.123) 9 février 14:02
    Luc-Laurent Salvador

    J’ai fait une thèse pour montrer que ce que nous appelons "volonté" et "libre-arbitre" ne sont que fiction, parce que le "soi" est lui aussi une fiction.
    Donc je suis complètement d’accord avec la sage indienne.

    Sauf que le soi, la volonté, le libre-arbitre, tout fictions qu’ils soient, sont des fictions "utiles" ne serait-ce que parce que la société représente les interactions entre individus sur cette base, sans faire référence à des déterminismes externes (à l’exception parfois des procès).

    Sans parler du fait que toutes les réalités auxquelles nous nous adressons sont aussi des constructions sociales, donc des fictions du même ordre.

    Maintenant, si le déterminisme ne nous dispense pas du choix, nous pouvons il est vrai nous dispenser de rapporter le choix à une entité telle que le "soi".

    Mais c’est un peu dommage. Un peu comme de refuser de boire du vin quand on habite en Bourgogne smiley

  • Par Luc-Laurent Salvador (xxx.xxx.xxx.123) 9 février 13:23
    Luc-Laurent Salvador

    Merci pour le compliment et pour la suggestion.

    Je n’exclue pas d’y venir un jour mais comme c’est quelque chose de très personnel qui porte à généralisation et donc partage, je me dis que j’ai quand même bien d’autres choses à écrire avant.

    Mais pourquoi pas dans le cadre plus général d’un papier sur les expériences de conversion ?

    Je vais y réfléchir... smiley

  • Par Luc-Laurent Salvador (xxx.xxx.xxx.123) 9 février 13:19
    Luc-Laurent Salvador

    Merci pour ces informations, notamment concernant EE Schmitt.

    J’avoue que je suis sympathisant mais pas connaisseur smiley

    Par contre, concernant le déterminisme, même si je n’ai rien à redire à votre formulation, je m’empresse d’indiquer que le destin écrit de toute éternité s’accomplit par... les actes ""volontaires"" de l’homme.

    Nous ne sommes pas dispensés de choisir et d’adhérer.
    C’est un droit.
    C’est probablement un devoir smiley

    Et cela reste conciliable avec l’idée de destinée
    Peut-être y reviendrai-je un jour...

  • Par Luc-Laurent Salvador (xxx.xxx.xxx.123) 9 février 13:14
    Luc-Laurent Salvador

    Merci pour le surlignage très visible !

    Le problème pour votre démonstration est qui si je collectais pareillement les mots parlant d’espace (autour, sortir, etc. il y en a une ribambelle) vous pourriez voir qu’il y en a bien davantage que ceux parlant de sacrifice.

    Qu’est-ce que cela signifie ?

    Tout simplement que la pensée s’est déployée de la manière la plus pertinente pour des proto-hominiens descendus de l’arbre : en traduisant le mouvement, dans l’espace, ce qui a justement permis d’exprimer le temps sur un mode spatial.

    Notre pensée est spatio-temporelle autant que causale. Dès lors, pourquoi privilégier l’un plutôt que l’autre ?

    Pourquoi ne me parlez-vous pas du dieu de l’espace au lieu de celui du temps ?

    Ceci, cependant, ne retire rien à l’intérêt des réflexions que vous proposez, mais j’avoue être un peu désemparé car il s’agit d’une vision qui m’est assez étrangère.

    Je travaille dans le contexte girardien et j’ai mené une réflexion sur la construction mimétique de la réalité comme attribution causale mimétique (accusation collective si vous voulez) à l’égard d’une chose, jugée cause.

    A l’origine, la première cause était la "cause première", cad, le divin.
    Il y aurait une foultitude de livres à écrire à partir de là et ce n’est pas le moment d’aller plus loin.
    Je dirais donc simplement qu’on peut faire fonctionner comme cela le modèle girardien et je m’y emploie depuis de nombreuses années dans toutes les dimensions de la psychologie.

    J’avoue que j’ai peu exploré la question du temps. Mais j’ai peur qu’il me soit difficile de tirer profit de vos propositions, car je ne pars pas d’Adam.
    Tout croyant que je suis, je reste évolutionniste car il n’y a pour moi aucune espèce de contradiction. Et c’est dans le cadre évolutionniste que le modèle girardien, le modèle de la genèse sacrificielle d’un culturel religieux prend toute sa signification.

    Du moins, c’est ce que je crois smiley

    Quoi qu’il en soit, merci pour votre intervention.

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