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Derniers commentaires

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    Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.206) 17 mars 20:12
    Martin sur AgoraVox

    Je suis d’accord avec cette observation de Michel Maugis : « On aurait pu penser qu´avec un titre pareil « qu´est ce que la démocratie ? » vous auriez décrit ce qu´elle devrait être selon vous, sans devoir émettre en prémisse que l´on est en démocratie ».

    La prémisse de l’auteur « on est en démocratie » est trop hardie. Où est-ce qu’on est vraiment en démocratie : en France, dans l’UE, au Sénégal etc. ?

    Il y a certains pays au monde qui se rapprochent du système véritablement démocratique, mais il faudrait que cet article les désigne et explique leur fonctionnement. La France n’est pas dans un régime de démocratie véritable et ceux qui ont alterné au pouvoir depuis la Révolution n’ont jamais tenté de rapprocher la France de la démocratie véritable.

    Rappelons la définition de la démocratie qui fait partie de l’héritage culturel des Européens.

    La première mention écrite connue, une définition courte de ce qu’est la démocratie, a été donnée par l’historien Thucydide (470 à 395 avant JC), même si d’autres mentions de la démocratie existent antérieures à Thucydide (notamment Hérodote).

    La définition qui répond exactement et entièrement à la question « qu’est-ce que la démocratie ? » a été donnée par Aristote (384 à 322 avant JC).

    Définition de la démocratie par Aristote (dans La Politique) :
     « Le principe de base de la constitution démocratique c’est la liberté (c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...] De sorte que dans les démocraties, il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] ».

    Voici donc ce que disait cet Athénien il y a plus de 2000 ans, bien avant la Révolution française, laquelle quoi qu’on en dise n’a pas mis en place la démocratie véritable.

    Exprimées en termes modernes les deux conditions de la démocratie véritable sont :

     * La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.

     * Chaque décision politique doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens qui désirent prendre part à la décision.

    Il est certain qu’aucune des deux conditions n’est respectée ni en France ni dans l’Union européenne.

    Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

    L’article suivant donne toutes les explications sur la mise en place concrète de la démocratie véritable : « Où est la démocratie ? ». Le lecteur y trouvera l’exemple d’un pays dont le système politique tend progressivement à se rapprocher de l’idéal de la démocratie véritable.

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    Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.206) 23 février 18:58
    Martin sur AgoraVox

    Sur la question « qu’un groupe de citoyens motivés lance un système monétaire parallèle, basée sur une création mensuelle répartie sur les citoyens, selon le principe de revenu universel d’existence » la réponse est : je ne suis pas juriste mais je pense pouvoir affirmer que cela serait contraire aux lois qui régissent l’activité bancaire d’une part et d’autre part cela serait contraire au principe « la monnaie est garantie par l’État » - autrement dit ce groupe de citoyens serraient de fait des faussaires.

    Cependant des expériences intéressantes existent où des responsables politiques locaux ont décidé d’émettre des traites, destinées à financer certains programmes, et ces traites n’avaient pas de couvertures mais étaient in fine remboursées par des rentrées d’argent que généraient des activités ainsi financées. Quelques recherches sur internet vous permettront de trouver des exemples de création de « monnaie alternative ».

    Sur la question « les tirés au sort pour les jurés d’assises constituent une "assemblée représentative" avec un rôle d’enquête et de contrôle démocratique sur l’exécutif » : il faudrait que des lois soient proposées et votées pour la mise en place de ce système. Mais les lois sont votées par le législatif, c’est-à-dire par les députés (parlementaires et sénateurs). Il se trouve que ces derniers n’ont pas pour principal souci la mise en place des principes démocratiques : c’est d’abord eux qu’il faudrait mettre sous contrôle démocratique. Pour en savoir plus vous pouvez lire l’article « Où est la démocratie ? ».

  • vote :
    Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.127) 31 octobre 2009 15:06
    Martin sur AgoraVox

    L’auteur dit : « nous avons établi des lois qui interdisent certains types de pensées ».
    A cela deux remarques :

    1 – Ce n’est pas nous, les citoyens, en s’exprimant par la volonté de la majorité des voix qui se sentent concernée, qui avons mis en place ces lois.

    Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

    Ce n’est pas la démocratie. En démocratie véritable chaque décision politique doit être conforme aux souhaits de la majorité des citoyens qui désirent exprimer leur volonté sur la décision.

    2 – Les lois n’interdisent pas « certains types de pensées » mais interdisent d’exprimer publiquement certaines convictions. Donc la propagation de certaines opinions est interdite mais vous êtes pour l’instant encore libre d’avoir toutes les pensées que vous voulez.

    Après ces deux précisions examinions cette question de la liberté d’expression.

    La liberté d’expression est une des deux conditions de la démocratie.

    La liberté d’expression ne signifie pas qu’on a d’office le droit de tout dire. Par exemple la liberté d’expression n’autorise pas la vulgarité et les insultes. La liberté d’expression concerne uniquement les opinions. La liberté d’exprimer les opinions, quelles qu’elles soient, est nécessaire pour garantir que les règles législatives pourront toujours être librement proposées aux citoyens par les citoyens.

    Illustrons ce concept de la liberté d’expression des opinions par un exemple. On n’a pas d’office le droit de diffuser la pornographie de même que sa diffusion n’est pas d’office interdite. Mais on a le droit d’exprimer et de propager la conviction que « La loi doit interdire la propagation de la pornographie ! » de même qu’on a le droit d’exprimer et de propager la conviction que « La loi ne doit pas interdire la propagation de la pornographie ! ». Une opinion librement exprimée permet ensuite – si on est en démocratie – d’abord de vérifier (par le vote direct de citoyens et en garantissant le secret du vote) quels sont les souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernées par l’opinion exprimée, et ensuite de mettre en application la décision démocratique des citoyens. On a bien vu dans cet exemple qu’il y a une différence entre propager la pornographie et propager l’opinion que la pornographie doit pouvoir être diffusée. Dans le premier cas on ne propage pas une opinion sur la façon de gérer la société, dans le deuxième cas on propage une opinion qui concerne la législation et c’est cela qui doit toujours être permis. Il faut bien comprendre que la liberté d’expression ne signifie pas qu’on a le droit de propager les insultes ou les diffamations, mais signifie qu’on a essentiellement le droit illimité de proposer des règles qui concernent la communauté dont on fait partie, afin que ces règles puissent être confirmées ou infirmées par le vote démocratique des citoyens qui appartiennent à cette communauté.

    De même la liberté illimitée de propager les informations doit être garantie et encouragée afin que les citoyens puissent prendre des décisions à bon escient, c’est à dire en ayant accès à la vérité. Là encore, la liberté de propager les informations ne signifie pas la liberté de diffamer ou d’insulter : c’est un devoir des journalistes de choisir les mots et les expressions qui ne sont pas insultants, mais c’est également leur devoir d’informer sur tous les faits dont ils ont connaissance et il faut leur garantir la possibilité d’exercer ce devoir. Le fonctionnement démocratique de la société nécessite ces libertés d’expression et de propagation des opinions.

    Le commentaire ci-dessus est en fait une extrait de l’article « Où est la démocratie ? »
    http://www.agoravox.fr/article.php3...

  • vote :
    Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.140) 18 mai 2009 17:23
    Martin sur AgoraVox

    « la France est, et demeure, une Démocratie... » : ce n’est pas exact. Tout d’abord le Conseil Constitutionnel ne respecte pas la règle fondamentale en démocratie qui est qu’il faut tenir compte de ce que veut la majorité des citoyens. Le Conseil Constitutionnel vérifie seulement si la loi est conforme à la Constitution. Mais il se trouve que le texte de la Constitution française ne respecte pas non plus les fondements de ce qu’est la démocratie véritable.

    Pour comprendre ce qu’est la démocratie véritable, il faut en premier lieu prendre conscience des idées faussement inculquées sur ce qu’est la démocratie.

    Il ne faut pas, comme c’est très souvent le cas, confondre la démocratie avec le fait de pouvoir élire les représentants. Être représentés par des députés, élus selon la règle de la majorité des citoyens s’exprimant dans le secret, ne signifie pas qu’on est en démocratie.

    Avant tout il convient de se demander où, dans quel pays, est mise en application la démocratie véritable.

    Certes pas en France ni dans les institutions de l’UE.

    La réponse est dans l’article « Où est la démocratie ? ».

    Le système politique véritablement démocratique n’est pas une théorie utopique, il existe ailleurs, et pourrait être mis en place en France ainsi que dans les autres pays de l’Union européenne.

    Toutes les explications sont dans l’article « Où est la démocratie ? ».

  • vote :
    Par Martin sur AgoraVox (xxx.xxx.xxx.147) 13 mai 2009 21:10
    Martin sur AgoraVox

    Les propagandistes du mondialisme sont les coupables responsables de la catastrophe annoncée.

    Le mondialisme, dans toutes ses variantes, est une catastrophe gigantesque pour les Européens : dans tous les cas il conduit vers l’écroulement généralisé des structures de production de biens et de services basées sur le sol européen.

    Les coupables de cette catastrophe sont à chercher à la fois dans les milieux de gauche (qui veulent le mondialisme pour des raisons « humanistes » comme ils disent) et dans les milieux de gauche (qui le veulent pour maximiser les profits des multinationales au niveau planétaire). 

    En agissant en faveur du mondialisme, les politiques et les intellectuels de gauche et de droite se rejoignent dans leur obstination à conduire les Européens vers leur perte.

    La globalisation des économies a pour conséquence en Europe d’une part la destruction des moyens de production industriels et bientôt agricoles qui sont transférés vers d’autres continents, et surtout d’autre part la dégradation des conditions de travail et la précarisation de l’emploi. Lorsque par exemple les entreprises implantées en Europe délocalisent des emplois vers d’autres continents, au Maroc, en Chine ou ailleurs, les représentants des partis au pouvoir font parfois un déplacement électoraliste sur le lieu de la catastrophe économique européenne et dans des discours de circonstance déplorent publiquement ces conséquences nocives de la globalisation. Mais en vérité ces personnalités politiques appartiennent aux partis politiques qui au fil des 30 dernières années ou plus, en cherchant imperturbablement à réaliser l’ensemble des préceptes idéologiques du mondialisme, ont également mis en place la globalisation économique de l’Europe.

    Ces orientations vers la globalisation économique et le mondialisme ont par exemple été confirmées et renforcées lors du Sommet du Conseil européen de Lisbonne, en mars 2000, puis lors de la signature du Traité européen à Lisbonne le 13 décembre 2007. Le Conseil européen réunit quatre fois par an les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Toutes les orientations importantes de l’Union européenne sont décidées lors de ces sommets périodiques.

    Les politiques qui alternent au pouvoir en Europe sont donc personnellement responsables de la situation dans laquelle vivent les Européens. Quand les politiques disent « Ce n’est pas notre faute, c’est la Commission européenne qui impose les directives que nous devons respecter...  » ils oublient de dire que c’est eux, les politiques qui au fil des ans se réunissent aux Sommets du Conseil européen, qui ont d’une part fixé les orientations mondialistes de l’Union européenne et d’autre part donné le pouvoir à la Commission européenne pour mettre en application ces orientations.

    Les politiques de « gauche  » et de « droite  » qui alternent au pouvoir en Europe agissent donc conformément aux préceptes de l’idéologie mondialiste, dont l’objectif final est la suppression des frontières de tout point de vue  : libre circulation des biens, des services et des personnes. Dans ce contexte la souveraineté des États se réduit progressivement. Les citoyens de ces États n’ont pas été consultés pour donner leur accord avec ces orientations mondialistes. Et notamment les faits confirment que l’Union européenne n’a pas pour objectif principal la défense des intérêts des Européens, ne s’organise pas en forteresse défensive, mais cherche à imposer la suppression de toutes les barrières protectrices.

    Car quoi que fassent les Européens, on peut le faire aussi bien et moins cher ailleurs.

    Dans le monde constitué de vases communicants, le petit vase dénommé « Europe  » voit son niveau (de vie, d’emploi, de revenu global, de retraites, de protection au travail, de sécurité sociale etc.) baisser en liaison avec la montée du niveau des autres vases aux volumes plus grands. Les Européens sont les perdants des processus de globalisation des économies.

    Ces sujet est très bien développé et illustré avec des exemples et des chiffres dans l’article
    « Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens ».

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