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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 juillet 2012 16:20

    Cher Léo,

    Un microcosme est souvent riche de sa diversité acceptée, respectée et valorisée quand un grand ensemble mal construit est le jeu des forces dislocatrices qui le rendent instable.

    Chaque jour, j’apprécie mieux ce microcosme humain si diversifié et enrichissant qu’est Taïwan, comme la variété des poissons parmi lesquels je plonge régulièrement afin de partager un moment de bonheur calme avec ces animaux multicolores pacifiques.

    Merci pour vos posts qui permettent de mesurer (cerner ?) votre connaissance réelle sur un sujet et jauger votre capacité à apprécier ou nier les complexités qui ne sont pas basées sur des binômes simplistes de contradictions basiques fantasmées.

    Cela permet de préciser, détailler, affiner, et, comme on dit à Taïwan, de comparer les capacités à progresser et s’améliorer.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 juillet 2012 16:06

    Cher(ère) Verbaline,

    Merci pour votre message.

    Bon courage à vous,

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 juillet 2012 13:20

    Cher Léo le sage,

    Il semble que votre grille de lecture de l’Asie soit assez archaïque et quelque peu en retard sur les réalités vivantes du continent.

    Le dossier Chine-Taïwan nécessite, pour être même abordé, sans parler de le comprendre, une connaissance affinée de l’histoire de la Chine, du Japon et des mouvements migratoires anciens, ainsi que des grandes évènements politiques du 20me siècle, notamment pour les populations aborigènes de Taïwan qui n’ont rien à voir avec la Chine, car venant des îles du Pacifique, de l’Océan Indien et des côtes orientales de l’Afrique ainsi que de Madagascar.

    On est loin ici du sujet de l’article.

    Si vous êtes sinophone et connaisseur de la culture chinoise, laquelle est loin d’être homogène, une et unique, mais multiple et souvent contradictoire (comme beaucoup de cultures anciennes faites de brassages de populations et de cultures), vous apprécierez cette boutade qui résume avec finesse et subtilité (un trait culturel asiatique) la complexité extrême des relations entre la Chine et Taïwan :

    «  A Beijing comme à Taipei, nos dirigeants sont des Hakkas ».

    A titre personnel, sur des sujets éminemment complexes, je vous inviterais à être à la fois moins « brut » et à développer une approche « affinée », souple et ouverte, d’autant que ce sont les faits qui décident, non des opinions personnelles.

    Les relations sino-taïwanaises sont en effet bien plus subtiles et nourries de contradictions innombrables que votre approche suggère avec une naïveté réductrice.

    Prendre pour des réalités les rodomontades régulières des dirigeants de Pékin ou du KMT à Taïwan revient ) prendre des vessies pour des lanternes. La phraséologie maoïste et son pendant tchang kaï tchekien ne trompent plus que les niais. Ce qui prime sont les rapports construits avec le temps, les relations économiques et les réalités politiques incontournables dans les deux pays.

    Mais, si vous voulez synthétiser la clé de ces rapports et l’utiliser pour un avenir prévisible, retenez cette maxime que j’enseigne, tant avec mes amis chinois que taïwanais :

    «  la clé du futur des relations entre les peuples de Chine et de Taïwan est la démocratie en Chine, la démocratie réelle, du peuple, pour le peuple et par le peuple ».

    En filigrane, se dessine une Chine future, non plus bureaucratiquement centralisée, système ingérable à terme et par nature instable, mais une Chine fédérale, avec des Etats ayant leurs prérogatives propres, comme au Brésil, en Allemagne ou aux Etats-Unis.

    Unité ne veut pas dire unicité, ce facteur d’ explosion des carcans systémiques intenables.

    B
    ien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 juillet 2012 09:29

    Cher Léo le sage,

    J’ai oublié de corriger votre vision « guerre froide » dépassée des relations sino-taïwanaises, puisque vous pensez, de France, que les « Taïwanais ont peu de la Chine » !!!

    Les deux Etats ont signé un traité ECFA ( accord de libre échange préférentiel très avancé), entretiennent des relations pacifiques et même de coopération politico-militaire- notamment face au Japon sur les îles Spratley-, les capitaux taïwanais ayant été les premiers à s’investir en Chine dès 1982 (HTC, ACER, ASUS, etc...) et chaque jour, des milliers de touristes chinois viennent visiter Taïwan et y faire leurs emplettes via laéroport de Songshan.

    Si cela est de la peur, avec plus 6 millions de salariés chinois de sociétés taïwanaises, cette notion doit être révisée.

    Vous avez bien mis vos logiciels de connaissances sur l’Asie à jour ?

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 22 juillet 2012 09:13

    Cher Léo le sage,

    J’ai lu votre dernier post avec intérêt, mais sans en percevoir le sens et l’utilité

    Il semble que, dans votre forme de pensée, le problème soit d’avoir raison ou tort, tout en acceptant les faits donnés par l’article en vue d’exposer un avis sur des comparatifs historiques passés qui, dans le futur, n’auront aucun intérêt pour personne.

    On voit que vous avez des lectures « franco-françaises » sur la Chine et l’Asie en général, mais que, parfois, un déni des réalités strictement existantes se fait jour, comme de qualifier à ce jour Taïwan de province (de quel Etat ?) ou de pouvoir estimer, de France, que les gens vivant en Asie et sinophones sont plus « ignorants’ que des individualités résidant en France, avec des bribes d’informations qui ne constituent pas, par nature, une réalité vivante, colorée, avec ses contradictions et ses processus de fond.

    Il est manifeste que, malgré votre souhait exprimé de prétendre vouloir appréhender des réalités fort complexes de la Chine, de l’Afrique et de l’Asie, vous avez quelques difficultés à séparer les intérêts du pouvoir politique chinois et ceux du peuple chinois, donc les intérêts propres de la caste gouvernementale de ceux, bien différents, de la société dans son ensemble avec se contradictions de plus en plus violentes.

    Pour appréhender au moins des réalités lointaines, il est souhaitable de se munir d’outils clairs et précis de compréhension et de communication, cela évite de chuter dans des confusions dommageables. Cela est surtout essentiel quand on est éloigné géographiquement, culturellement et intellectuellement des réalités que l’on souhaite étudier et comprendre.

    Il est ainsi regrettable qu’en France, mais c’est un défaut collectif européen, on ignore volontairement :
    la montée des grèves et mouvements de protestation sociale tant dans les villes que dans les campagnes,
    la résistance populaire à la corruption généralisée des pouvoirs à tous les niveaux (la plaie fondamentale de la société chinoise qui conditionne la solution ou non de tous les autres problèmes),
    le ralentissement de la croissance de l’économie et ses effets sociaux déstabilisateurs, les délocalisations vers le Vietnam, l’Inde ou la Corée du Sud,
    ainsi que les mille autres difficultés de cet énorme pays.

    Ainsi, évoquer la Chine en 2012 sans essayer au moins d’apprécier les conséquences en profondeur de ce qu’on a appelé »l’affaire Bo Xi Laï« et ses ravages dans l’appareil d’Etat et du parti unique ou sans avoir en tête la carte des mouvements sociaux gigantesques qui secouent le régime dans ses fondations, revient à se priver des outils indispensables à une connaissance, même sommaire, de la Chine actuelle, de ses problèmes, de ses acquis, de ses évolutions.

    C’est bien la raison d’être de cet article que d’essayer de brosser un tableau d’un aspect de la politique du gouvernement chinois actuel, celui des relations sino-africaines que d’aucuns appellent déjà » la Chinafrique".

    Tout cela pour conclure sur une réalité simple : les idées avancées par les uns ou les autres ne donnent ni raison, ni tort à quiconque, ce sont les faits réels, historiques qui peuvent seuls démontrer si une opinion était ou non fondée.

    Les convictions personnelles, sur le passé ou le présent, sur les colonialismes des uns ou des autres, sont du domaine des opinions, ce qui importe en journalisme d’information est de tenter au mieux des possibilités et des compétences de dégager des tendances pour dessiner et comprendre l’avenir en évolution, et donc pouvoir agir, si cela est possible et/ou nécessaire, dans et sur les réalités vues et comprises.

    Bien cordialement,

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