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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Interview exclusive de Maurice Dantec

Interview exclusive de Maurice Dantec

Maurice Dantec, votre dernier roman se divise en trois récits en apparence non liés, pourquoi un tel choix sur la forme ?

Une nécessité absolue née d’une contingence : je devais contractuellement un recueil de novellas à Albin Michel, à l’origine des textes déjà écrits voire publiés. J’ai changé d’orientation car l’idée de trois récits singuliers formant un roman unique s’est imposée, comme image de la Trinité, et donc comme vecteur de ce mystère. Si l’homme a été créé à l’image de Dieu il est à la fois un et trine, le problème de l’identité se pose alors entre le je, l’altérité et une troisième entité, secrète, qui permet la réunification de l’ensemble. C’est le sens ésotérique que j’ai donné au mot "artefact".

Pour moi, forme, structure, sens, rien ne peut jamais être délié, ce n’est même pas conscient, je suis un maniaque. Je crois que dans ce livre cela apparaît encore plus.

Le premier récit, Vers le nord du ciel, nous propulse au coeur des événements tragiques du 11 Septembre et s’impose en quelques chapitres comme la plus grande fiction jamais écrite sur le ground zero, récit d’un réalisme inouï s’il en est. Comment vous êtes vous documenté et enfin pourquoi démarrer votre livre sur l’effondrement des Twin Towers ?

La documentation sert à l’exactitude scientifique. Aujourd’hui elle est la composante la plus intime de nos vies grillagées par les dispositifs de contrôle. Elle est disponible partout. Je suis un maniaque de la précision, donc des nombres, j’ai passé des semaines à compulser les différents horaires, les vitesses de vol, les hectolitres de kérosène, la hauteur des étages, la puissance d’impact d’un Boeing dans une tour, etc.

Mais cela reste de la documentation. Pour raconter précisément - et au-delà du "réalisme", car un tel événement fait exploser le réel - la destruction des tours du WTC, il fallait se trouver à l’intérieur. C’est le terrible miracle de l’imagination fictionnelle : elle est cognition pure, immédiate, "extrasensorielle" en quelque sorte, sans même la médiation de vos sens et de votre "existence". J’étais donc dans la tour, avec les autres, parce que la tour était en moi, avec l’Autre. Celui qui est en moi.

Pourquoi démarrrer ainsi ? Parce qu’il s’agit de l’événement qui focalise la destruction comme point préliminaire, tel que l’indique Ernst Jünger, pour l’histoire du siècle qui vient de commencer.

D’autre part, de cette catastrophe terminale/initiale, pouvait-on percevoir une authentique vérité, pouvait-elle s’invertir et éclairer le mystère de l’amour et de l’altérité ? De l’effondrement vers l’enfer pouvait-on envisager un contrepôle nous aimantant vers le ciel ? La Paternité est-elle d’ordre purement génétique ou fait-elle intervenir un processus ontologique qui dépasse de loin le meccano protéinique ? Mon personnage extraterrestre parvient à adopter une petite terrienne, mais plus encore il en fait sa propre fille : il accélère en elle les processus évolutionnistes afin de lui faire rejoindre sa propre humanité, stellaire.

Après les Racines du Mal, Vers le nord du ciel est votre second récit édifiant de virtuosité sur la schizophrénie. Pourquoi visiter le 11 Septembre par cette maladie psychiatrique ?

Le 11 Septembre a été l’actualisation d’une schize - sans doute terminale - dans l’histoire humaine. Voici la première guerre mondiale CIVILE. Des appareils civils frappent des tours civiles, des civils détournent des avions remplis de civils pour accomplir leur "mission" purement "symbolique". C’est l’évacuation du militaire hors de la sphère de la guerre, c’est non pas le choc des civilisations, mais leur disjonction absolue, car "synthétique", "globale".

D’autre part, pour ce texte comme pour les autres, chaque personnage central est double, quoique d’une manière spécifique, c’est le problème du rapport entre identité et altérité qui est à chaque fois posé, mais depuis un point de vue à la fois conjoint et différencié, comme les personnes divines de la Trinité.

Raphaël Sorin, éditeur de Houellebecq, a salué ce premier récit comme le plus grand texte de la rentrée littéraire 2007. Pourquoi ne pas en avoir fait un roman à part entière ?

Il est un roman à part entière, toute personne de la Trinité est entière. Le premier récit est écrit - à tous les points de vue - depuis la personne du Père. Le second - Artefact - est placé sous le signe du Saint-Esprit, et le troisième, Le Monde de ce Prince, via son inversion diabolique, puis sa réversion salvatrice, sous celui du Fils - de l’Incarnation.

Comme toujours la forme s’est imposée d’elle-même, et comme je vous le disais : d’une rencontre entre la contingence et la nécessité absolue.

Le long voyage du personnage principal avec la jeune fille nous fait visiter parmi les plus beaux paysages du Canada, ses lacs, sa nature immensement poétique, telle une sorte d’éclipse onirique sur le soleil rouge du terrorisme. La beauté de la nature semble vous consoler de l’horreur humaine ?

Je n’ai besoin d’aucune consolation particulière, le Monde créé par Dieu est irrémissiblement un déversoir continu de grâce et de beauté, ensuite le monde des hommes vient y apporter ses abominations tout comme ses propres merveilles. Il n’y a rien de plus "naturel" qu’une mégalopole, car elle fonctionne comme un système organique primitif, et rien de plus "artificiel" qu’une vaste forêt sauvage car sa production n’est pas humaine, et qu’elle participe d’un Acte où la Parole a créé le Monde, donc d’un Acte artistique au plus haut degré d’intensité.

Après l’écriture-machine de Cosmos Incorporated (Albin Michel, 2005), votre style épouse cette fois ci la galaxie de l’amour filial alors que la jeune héroïne de Vers le nord du ciel n’est pas la fille du personnage principal. Quel est donc l’identité de cet amour ?

J’ai voulu commencé par la figure paternelle de la Trinité, quoi de plus logique ? Dans cette configuration-là j’avais besoin de montrer en quoi la création ontologique différait de la simple reproduction biologique. Cela fait longtemps que j’utilise les théories du junk-DNA pour mes romans. Dans ce récit je n’ai pas voulu parler explicitement de la chose, mais le fait patent que 97% de notre code génétique ne sert pas à la fabrication du meccano protéinique, mais à des activités beaucoup plus mystérieuses pour la science matérialiste d’aujourd’hui, continue d’irriguer ma pensée. J’avais envie d’articuler le problème de l’altérité sur ce clivage naissance/création. C’est le clivage principiel de la théologie chrétienne : chaque personne de la Trinité est née avec les autres tout comme l’Unité primordiale, aucune de ces entités n’est "créée". Je voulais essayer de suivre la ligne de fuite d’une "renaissance" extraterrestre d’un être humain par la reconstruction ontologique qui, selon moi, ne peut avoir d’autre vecteur que l’amour.

L’amour "généalogique" (filial ou fraternel, voire strictement spirituel) est d’ailleurs l’ombre portée par toutes les histoires qui s’assemblent dans ce "tri-roman".

Le second récit porte le nom du roman, Artefact, texte peu accessible en revanche, subtilement lynchien dans son traitement. Ombres sur la réalité, sur l’identité, ne serait-ce pas finalement une sorte d’autobiographie ?

Le livre s’est étrangement configuré avec la forme très précise d’un cerveau. Deux hémisphères - le premier et le dernier récit et un corps-interface - dit "corps calleux" en neurologie - qui permet l’entrelacement continu des diverses fonctions hémisphériques, le récit central.

Je savais aussi que ce qui reliait chaque récit tenait dans le fait que chaque "je" était - d’une façon ou d’une autre - un "écrivain", une "machine à écrire", et dans le récit central il fallait que cet angle de vue soit abordé de plein fouet, sans reculer devant l’indicible, car c’est ce récit qui donne sens au deux autres, même sous une forme ésotérique, je le reconnais. Il est le motif caché dans les deux récits qui le complètent.

Quant à votre question sur l’autobiographie je dirais ceci : c’est plutôt une tentative d’autodissection de l’organe même de la littérature, et de son "organiste", l’écrivain, cette "machine à écrire" qui, dans ce texte, tient une place prépondérante comme forme de vie.

Le dernier récit, Le Monde de ce Prince, dialectique du Prince de ce Monde, annonce le retour du Mal absolu dans la littérature. Il est véritablement la foudre d’Artefact et sans doute la fiction la plus hallucinante du genre noir des 10 dernières années. Tout d’abord, comment le désir d’écrire un tel monument de cruauté a pu toucher votre esprit ?

J’ai beaucoup prié pour avoir la force d’aller aussi loin au ceur des ténèbres. Je savais que j’allais laisser le Diable parler par ma bouche, c’était une expérience fascinante et effrayante tout autant que nécessaire. Je savais aussi que je pousserais au plus loin la mise en lumière de la concommittance entre le monde de la technique et la dialectique démonique, je savais que j’allais faire la démonstration que l’horreur réside dans un mécanisme plus-que-parfait, et non dans des flots de sang humain, je voulais reprendre ce thème-là où je l’avais laissé, il y a 12 ans, avec Les Racines du Mal.

D’autre part, je ne pouvais parler de la Trinité en évacuant son inversion diabolique, je ne pouvais montrer la littérature comme l’arme permettant la réunification du corps et de l’esprit sans aborder le sujet du Grand Diviseur, il fallait donc que le dernier récit, celui de l’Incarnation du Verbe, soit aussi celui de son "antéforme", et dans le monde d’aujourd’hui le Diable est paradoxalement plus "présent" maintenant que sa disparition est totale - ou quasi - et que le diabolique a pris possession de l’ensemble des pixels du simulatron général. Je devais donc sinuer sur cette paradoxale ligne de fuite : le Diable prenait des "vacances", et ses "vacances", lui qui est pur néant, consistait justement à trouver un élément humain où - provisoirement - il pouvait s’incarner. Il n’y avait dès lors aucun "pacte faustien" qui tienne. C’était l’élément humain qui, pour une fois, donnait un "pouvoir" à celui qu’il surnomme son "Grand Frère", son "Big Brother". Pour ce faire, l’humain en question devait rester totalement libre, c’est-à-dire absolument seul. Comme tout écrivain. Et c’est par l’enfant qu’il a été un jour qu’il peut choisir la seule liberté qui vaille, celle qu’on obtient par le sacrifice.

Depuis Andreas Schaltzmann, le tueur inoubliable des Racines du Mal, jamais un tueur n’a été si effrayant. Avez vous ressenti des instants de stupeur à la relecture de vos lignes ?

Je me suis dit que certaines pages était de la plus totale inhumanité. Elles étaient à la hauteur du "Grand Frère", de sa dialectique, de sa technicité définitive.

L’Amérique vous ouvre les portes par son plus important éditeur, Random House, qui publiera Babylon Babies à haut tirage dès janvier prochain, deux mois avant la sortie de son adaptation au cinéma par Mathieu Kassovitz Babylon AD. Avez-vous suivi le déroulement de la production ? Que pensez-vous du travail de ce réalisateur ?

Je n’ai pas suivi le déroulement de la production, je n’étais pas payé pour. Nous nous sommes rencontrés, lui et moi, à Montréal, durant l’été 2003 je crois bien, et nous avons échangé nos points de vue, parfois contradictoires, sur le livre et les sujets qu’il aborde. J’ai lu ensuite un scénario final que j’ai annoté, c’est le seul droit que je me suis permis, en spécifiant bien à M. Kassowitz que mes choix, spécifications, changements, etc., étaient bien sûr purement indicatifs. Je ne peux exercer aucun droit sur une oeuvre achetée rubis sur l’ongle et j’entends n’être jamais mêlé au travail du réalisateur et son équipe de scénaristes, dialoguistes, etc. Je suis un romancier, point-barre.

Je suis très curieux de voir comment un réalisateur français va s’en sortir dans un univers de science-fiction qui mélange géopolitique du chaos, sciences biologiques et cybernétiques, Gilles Deleuze, junk-DNA et Jeremy Narby.

Mis à part deux prix (Imaginaire et 813 pour vos deux premiers romans), vous n’avez jamais été courronné par un grand prix littéraire "parisien". Cosmos Incorporated sera aussi publié aux Etats-Unis cette année, en août et toujours chez Random House et vous êtes déjà sur la liste des Philip K. Dick Awards, le prix dont vous rêvez ?

Je ne rêve à aucun prix littéraire, ce n’est ni un but, ni même un simple "étalon" de mon éventuel "talent" ou "succès". J’ai dit un jour que le seul prix auquel je serais sans doute sensible se nomme le prix Hugo et qu’il est une récompense honorifique du public américain pour des oeuvres de science-fiction. J’aurais pu citer aussi bien le prix Nébula, ou les PK Dick Awards, en effet.

Je suis un écrivain nord-américain de langue française, ce serait en fait une grande fierté pour moi de pouvoir démontrer au peuple du Nouveau Monde que la littérature de mon pays d’origine n’est pas confinée sur le divan des psychanalistes du Ve arrondissement.

Michel Houellebecq a déclaré à peu de choses près que depuis une quinzaine d’années, il estimait que seul lui et vous traverserez la postérité. Pourtant vous êtes sans doute l’auteur qui peut se targuer d’être à la fois l’écricain le plus admiré et le plus haï du pays. Qu’avez-vous à lui répondre sur ce point ?

Qu’il a raison.

Internet a généré des forums de discussions où des anonymes passent des heures à critiquer, insulter parfois, sous l’alibi de la polémique. Vous êtes un des auteurs les plus attaqués dans votre pays d’origine. Qu’est-ce que vous avez à répondre aux forumistes qui s’acharnent sur vous sur internet ?

L’anonymat est une vertu typiquement franchouillarde, souvenons-nous avec émotion des héros de la délation nationale vers 1942. Un forumard est généralement un merdaillon nihiliste qui confond Oui-Oui avec Nietzsche et se propose de changer le monde en deux pets foireux sortis de son anus labial. C’est un clone de seconde catégorie d’un Jean-François Kahn ou d’une de ses catins de la "République" : un rebellocrate, comme disait Muray, qui confond le doigt qu’il maintient enfoncé dans le cul avec l’étoile du berger qu’il vient à grand peine d’apercevoir. On les trouve assis sur les plus fameuses des tinettes du Oueb, genre subversives, mais il leur arrive de posséder leur propre blog, dont ils oublient régulièrement de tirer la châsse.

Micro-Michaël Moore de la "pensée" contemporaine, autant dire de leur propre diarrhée verbale, ils se croient de "gôche" alors qu’ils ne sont que des nazillons de garderie, ou de "droite" alors qu’ils ne sont que des chihuahuas jacobins. Dans le meilleur des cas, ils peuvent postuler à la fonction de garde du corps de Dieudonné, autant dire suceur de bite agréé, ou bien aider Alain Soral à écrire les paroles du prochain tube de Jean-Marie le Pen. Hit mondial en perspective !

crédit photo : Chas Ray Krider /
Article de Stéphane Wenger

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Interview exclusive de Maurice Dantec

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48 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 15 novembre 2007 16:13

    Eh ben, toujours en forme le Dantec. Il doit prendre des pills de LSD en guise d’hosties quand il prie l’absinthe Trinité. J’ai beaucoup aimé ses deux premiers romans, mais Cosmos Incorporeted m’est tombé des mains. Trop mystico-techno dézingué. Imbitable et illisible.

    Merci quand même à l’auteur pour cet entretien très rock’n roll.


    • snoopy86 15 novembre 2007 18:50

      Salut Marsu

      Bien d’accord avec toi ; j’aimais beaucoup Dantec mais son dernier pavé est indigeste.

      Ceci posé, la verve est intacte ; la description des forumeurs en réponse à la dernière question devrait tous nous interpeller.


    • snoopy86 15 novembre 2007 19:19

      @ Demian

      1) Quand ai-je « dégueulé » sur vous ? Ou me reprochez-vous de ne pas haïr Marsu

      2) Relisez-bien et interrogez-vous aussi, comme je le fais moi-même...


    • mr.powers mr.powers 15 novembre 2007 19:34

      Son postulat de base est bancal : l’anonymat est présent dans l’ensemble des forums du monde entier, ce n’est pas une spécialité française. Le reste ne grandit pas vraiment son auteur. De plus, ne lui en déplaise, l’anonymat permet pour certains d’écrire sans enfreindre un devoir de réserve. Il faut parfois réfléchir un peu avant de sortir des généralités aussi stupides pour un phénoméne aussi balbutiant que les forums (les forums et autres blogs sont grand public depuis combien ? 10 ans ? Qu’en sera-t-il dans 50 ans, quand tout le monde aura grandi avec Internet ?).


    • snoopy86 15 novembre 2007 22:17

      Mon pauvre Demianchou

      dans les bistrots on peut parfois parler littérature et aussi faire des rencontres.

      c’est mieux que de rester seul à se branler devant son écran sur les images des retraitées du porno...


    • snoopy86 15 novembre 2007 22:29

      @ Léon

      Bonsoir cher vieux Rocco...

      Demianchou est maintenant passé dans le langage commun.

      C’est une appellation assez affectueuse, signe de compassion envers une grande misère sexuelle.


    • Proudhon Proudhon 18 novembre 2007 18:31

      Je comprend pourquoi « Cosmos Incorporeted » qui est le seul bouquin de Dantec que j’ai lu m’a laissé un arrière goût de nullité.

      Depuis le temps que j’entendais parler de Dantec et suite à un passage chez FOG, je m’étais enfin décidé à lire quelque chose de lui. Je crois que j’ai fait le mauvais choix.

      Il faudrait que j’essaie un autre titre. Par contre le personnage est vraiment atypique.

      Autant je suis d’accord avec certaines de ses déclarations et complètement en désaccord avec d’autres. Quelle ambivalence chez Dantec

      Un peu Mr Jekkyl et Mr Hyde, comme chacuns d’entre nous d’ailleurs à des degrés divers et variés.


    • Proudhon Proudhon 18 novembre 2007 18:38

      Si Dantec me demandait un titre de lecture, je lui conseillerais « Récits de Belzébuth à son petit-fils » de Gurdjieff.

      Si il ne l’a déjà lu, je suis sûr que ce texte en trois volumes lui plairaît


    • thirqual 15 novembre 2007 17:09

      Dantec passer à la postérité ! J’en rirai si le reste n’était pas aussi affligeant, montrant qu’il le pense vraiment.

      Et l’anonymat franchouillard, ben tiens... il a déjà fait un tour sur le monstre japonais 2ch où l’anonymat est imposé ? (comme sur ces nombreux avatars dans d’autres langues, d’ailleurs).


      • Gzorg 15 novembre 2007 18:26

        Disons que Dantec a autant de chance de passer à la postérité que BHL ...

        ...c’est tout dire !


        • tvargentine.com lerma 15 novembre 2007 18:47

          Franchement il faut avoir un chusburger à la place du cerveau pour croire ce looser qui se donne une image de « créateur »

          Encore un publi-reportage,mais vraiment de mauvaise qualité (le niveau baisse)


          • caraïbe 15 novembre 2007 19:25

            La tolérance, c’est accepter l’image que l’autre renvoie de soi-même, s’accepter soi-même ou évoluer.

            Il y a aussi la possibilité d’éliminer les miroirs : la solitude des imbéciles. Un vrai poème.........

            Le niveau reste le reflet de sa propre réflexion : sans s’étonner que l’autre puisse descendre où on se trouve.

            Certains humains ont vocation de révéler à chacun son humanité : des miroirs de l’âme.

            Elle en devient gênante, surtout pour eux, cette transparence.


          • le pen la vie la vraie 15 novembre 2007 19:17

            Un génie que je lis à grand peine tellement cet homme est érudit (pour le pauvre petit lepéniste que je suis en tous cas !). Je l’avais laissé il y a quelques mois après la lecture de son dernier « théâtre » et c’est avec un réel plaisir que je retrouve ici sa prose acidulée et démoniaque. Quel talent !

            Houellebecq et dantec sont deux génies mais il faut reconnaitre qu’ils n’ont pas pu tenir la route politiquement, face aux haines diverses. Houellebecq est mort le 11 septembre et dantec a été obligé de la mettre en veilleuse. Le génie littéraire d’un homme est vite oublié dés que le parasite l’hystérie de la « pensée glauque » dominante et souvent, entre son oeuvre et le combat politique, voire même le simple débat, il doit choisir. Le combat est trop souvent inégal.

            Nos « deux meilleurs écrivains » sont donc des exilés. Le troisième larron, soral, lui aussi polémiste et écrivain de génie, est interdit de télé. Pas de quoi être fier de nous. Je souhaite à Maurice Dantec la reconnaissance de la grande Amérique puisque son pays est assez stupide pour ne pas vouloir l’honorer.

            ps : l’opposition dantec/soral, soit en (trés) gros « identitaires »/le pen m’a toujours fait rire. C’est un truc d’écrivain, d’écoles, de bonne guerre industrielle. Moi j’aime tout le monde. C’est le moindre respect que l’on doit à ceux qui nous font rêver, la moindre des reconnaissances à adresser à leur génie. J’ai toujours soupçonné les gens qui aimaient soral OU dantec de n’aimer en fin de compte vraiment ni l’un ni l’autre. En tous cas de ne pas les comprendre totalement. Et de substituer à leur génie des idéologies parasitaires type « juif, musulman ».


            • Gazi BORAT 16 novembre 2007 10:45

              @ « La vie la vraie »

              La droite fascistoïde (pour ne pas dire « Droite Extrème », qui sonne trop Séguéla) n’a vraiment plus grand chose à se mettre sous la dent en matière culturelle..

              Où sont les Drieu , les Celine, les Brasillach ???

              En râclant les fonds de tiroir, elle ne trouve plus que Dantec et Soral...

              gAZi bORAt


            • snoopy86 16 novembre 2007 13:35

              Bonjour Gazi

              Houellebecq, Dantec, voire Soral et Nabe (que je n’aime ni l’un ni l’autre tout en leur reconnaissant un certain talent), c’est mieux que rien...

              Car à gauche, plus rien du tout...


            • socal 15 novembre 2007 19:26

              J’avais entendu dire qu’il avait quitté la France, claqué la porte et s’était « exilé » au Canada.Son départ n’a du reste même pas été remarqué smiley Depuis je le croyais mort...Il vit encore ?!!!...Merde alors !!! smiley smiley smiley

              Pfff !!! Décidément il refuse de se « faire oublier », c’est pourtant ce qu’on attend de lui smiley

              Sans intérêt.


              • caraïbe 15 novembre 2007 19:51

                Nan, il est en convalescence : Manhattan m’a tuer.


              • caraïbe 15 novembre 2007 21:18

                L’idée de « race » est imparable, comme celle des « privilèges » et des « manipulations ».

                LEPEN est aussi très machiste et n’avance pas sur la suprématie de la pensée. Inégalité d’un combat sur ses propres mots avec ses propres idées. Le vécu des autres fonde leurs idées, autant de vies, autant d’idées.

                Seuls les esprits tolérants sont capables de voir les 6 faces d’un dé, ou de penser les idées des autres sans avoir vécu leur vie.

                « Talent, écrivain, génie », un beau cortège mortuaire bardé d’hypocrites. Une politesse bien incivile.

                « Se faire oublier, c’est ce qu’on attend de lui ».

                Une aide : l’indifférence jusqu’à l’ignorance.

                Et l’on trouvera normal de passer sans être regardé.

                Dernière aide : on se lasse de rappeler les privilèges et l’hermétisme de l’intellocratie. Qui ne se décentre jamais pour juger de l’inégalité du combat toujours vu d’en haut.

                Non, le combat n’est pas inégal, il est inadapté.

                On en crève de ce regard extérieur qui déplace la conscience et fait prendre la vérité des autres pour la seule estimable. Une manipulation bien actuelle.


              • kitkat68 15 novembre 2007 20:32

                Le dernier roman de Dantec, Artefact, ILLISIBLE ?? C’est son roman le plus accessible depuis Les racines du mal, toute la presse a été au moins d’accord sur ce point. Il y a un autre comique dans la place ?


                • snoopy86 15 novembre 2007 22:12

                  Nous ne parlions pas d’Artefact que je n’ai pas (encore)lu ( et je ne me fierai pas à la presse pour me faire une opinion ) mais de « Cosmos Incorporated »

                  Je n’en pense pas moins que « les racines du mal » et « babylon babies » sont des bouquins fantastiques...


                • FrancisXV 16 novembre 2007 10:59

                  Tout a fait. les « 3 premiers » romans sont excellents et accessibles a tou(te)s. C’est après que ca se gate, avec le Théâtre et le laboratoire, etc ...


                • Satan's Tango Satan’s Tango 15 novembre 2007 20:42

                  « La documentation sert à l’exactitude scientifique » : pourquoi cette affirmation définitive fausse ?

                  « Tel que l’indique(nt) Ernst Jünger, Nietzsche, Muray, Jean-François Kahn » : référence scientifique ?

                  « le Monde créé par Dieu » : Ouarrfffff !!! Exactitude scientifique ?????

                  « Raphaël Sorin a salué ce premier récit comme le plus grand texte de la rentrée littéraire 2007 » : Lêchage en prime ?

                  « Sans doute la fiction la plus hallucinante du genre noir des 10 dernières années » : Lèche-cul, va !

                  « Avez vous ressenti des instants de stupeur à la relecture de vos lignes ? » Oui, tellement stupéfait et effrayé que je porte des lunettes noires de peur d’être reconnu !

                  « Un forumard est généralement un merdaillon nihiliste qui confond Oui-Oui avec Nietzsche et se propose de changer le monde en deux pets foireux sortis de son anus labial » : Un connaisseur ! Blague de fin de banquet ?

                  « Des appareils civils frappent des tours civiles : de la schizophrénie » Des appareils militaires qui frappent des tours civiles ? De la psychopathie ?

                  « Chihuahuas jacobins » : Du sous-sous-Desproges avarié !

                  « Ernst Jünger, Nietzsche, Muray, Jean-François Kahn, Michaël Moore, Dieudonné, Alain Soral, Jean-Marie le Pen, Gilles Deleuze, junk-DNA et Jeremy Narby » : Tous cités en 10 phrases ! Il aurait dû citer le bottin en entier.

                  « Je ne rêve à aucun prix littéraire » Car je sais qu’ils sont attribués par magouilles et que je suis un chevalier blanc...(faux-cul va !)

                  « J’étais donc dans la tour, avec les autres, parce que la tour était en moi, avec l’Autre ». Celui qui est en moi" : dommage qu’il(s) n’y soi(en)t pas resté(s) !

                  A lire son charabia et à observer son « look » de plouc attardé on n’a certainement pas envie de lire ses délires sur papier

                  Momo ne serait-il un brin autiste ?

                  Tu sais ce qu’ils te répondent les forumeurs ???


                  • caraïbe 15 novembre 2007 21:47

                    En fin de compte, on discute en famille ici, Dantec étant fils de journaliste, et ayant fait un usage très éclectique des drogues.

                    Encore un incompris.


                  • moebius 15 novembre 2007 21:52

                    ....dépassé...


                    • caraïbe 15 novembre 2007 22:06

                      Faites pas iech, laissez-vous observer : les mots seuls comptent. Ecrivez, c’est tout ce qu’on vous demande.


                    • Goulven Goulven 15 novembre 2007 22:16

                      Moi tout ce qu’en j’en dis, c’est qu’il ressemble vachement à Antoine Decaunes.


                      • hieronymus73 16 novembre 2007 00:11

                        J’ai entendu, et lu, plusieurs fois Maurice G.Dantec affirmer qu’il ne fait aucun plan de ses romans, qu’il n’a aucune idée de la fin d’une de ses histoires lorsqu’il en commence l’écriture. Sachant cela, j’ai souvent été fasciné en entendant son argumentation lorsqu’il répond aux journalistes qui l’interrogent sur ses oeuvres. Hors, c’est justement grâce à son mode d’écriture que MGD a une telle argumentation au sujet de ses romans. En plus d’un QI et de connaissances qui ne sont pas moindre, il faut le dire.

                        Dans l’interview ci dessus, il dit au journaliste, en parlant de son dernier livre, que « l’idée de trois récits singuliers formant un roman unique s’est imposée, comme image de la Trinité ». Je suppose donc que cette idée ne s’est pas imposée dans une phase préalable de construction du roman avant la phase d’écriture mais pendant et, je suppose, au début de cette phase. Et elle ne s’est certainement pas non plus imposée d’un coup, elle est sans doute survenue après un certain temps de réflexion, d’analyse. C’est cette réflexion continuelle à laquelle il doit se soumettre pendant la construction de ses romans qui lui permet de construire l’argumentation qu’il va servir aux journalistes lors de la promotion de ces derniers. Et puisque à travers n’importe lequel de ses romans, un écrivain parle avant tout de lui-même, Monsieur Dantec procède ainsi à une sorte d’analyse de lui-même en même temps qu’a une auto-suggestion concernant la forme de son roman.

                        J’aimerais pouvoir lire à nouveau des romans de Maurice G Dantec de la première à la dernière page. J’avais beaucoup apprécié La Sirène Rouge, Les Racines du Mal, Babylon Babies. Je pense même pouvoir les apprécier encore. J’avais également apprécié Le Théâtre des Opérations, Laboratoire de Catastrophe Général. Bien que mon manque de culture et mon coté nihiliste de l’époque on fait que je ne maîtrisais pas tous les sujets abordés, surtout dans le Laboratoire.

                        Au jour d’aujourd’hui, je crois que je pourrais me faire à la sauce hyper catho dans laquelle beigne la littérature de MGD malgré le fait que ça ne soit pas ma tasse de thé (tout le monde l’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes) si seulement celui-ci écrivait en prenant conscience et en mettant un frein à son amour/haine de lui-même. Un peu de modestie, merde !

                        Encore faudrait-il aussi qu’il réflechisse à nouveau à la structure narrative de ses romans avant d’entrer tout à fait dans la phase d’écriture, qu’il construise un plan. Cela lui permettrait sans doute de faire des romans beaucoup moins indigestes que les derniers.

                        Si un ou des architectes n’avaient pas fait un plan des deux Tours du World-Trade-Center et que leurs constructions avaient débutés sans réflexions ni décisions préalables à propos de la structure et des matériaux à utiliser, et s’ils avaient pu aller au bout, je n’aurais pas de mal à croire que deux avions les percuttant à leur sommet puissent les faire tomber en poussière sur leur base. Mais les choses ne se passent pas ainsi et c’est la même chose pour un roman. Surtout lorsqu’il fait plus de 700 pages ... smiley


                        • rodofr rodofr 16 novembre 2007 00:22

                          Alors que depuis quelques temps la littérature a ignoré les révolutions scientifiques, préférant tutoyer un monde finissant et qui n’en finit pas de pleurer cette triste fin, ce que je déplore aussi, leur atermoiement auto fictif ont cependant laissé le champ libre à Houellebecq et Dantec quant au rapport entre la science et la morale, qui s’y sont livrés à coeur ouvert, ne lénisant sur rien pour occuper le champ littéraire et médiatique. Et parjure au suprême, se déclarant catholique tous les deux comme le cinéaste Abel Ferrara et défenseurs d’une morale nourrie d’une religiosité dont le sens ne cesse de se réécrire et que tout le monde jugera en son temps. On peut critiquer ces deux personnages et il y aurait vraiment de quoi, mais il faut leur reconnaitre, de porter à la place du milieu littéraire les vrais enjeux de demain, que dis-je, d’aujourd’hui ! Et surtout de ne pas faire semblant mais d’être à l’image du monde à venir, violent immoral et technique. Cessez de regarder ailleurs et penchez-vous sur nous, nous sommes les signes tremblant de demain ! Pas de quoi se réjouir mais là littérature n’a jamais cessée d’être cela. Les fils lointain de Rimbaud. La beauté en moins.


                          • Gazi BORAT 16 novembre 2007 07:40

                            « ..Dandysme.. »

                            Une fois de plus, Maurice Dantec nous assène sous forme écrite ses dramatiques remontées d’acide...

                            Il nous offre ici un mélange de : crise mystique (phénomène courant après ingestion massive et régulière de psychotropes), pensée « néo réactionnaire » au goût du jour, récupération des angoisses post 11 septembre et poses de dandy...

                            Un article paru il y a deux jours nous le présentait proche de Fred Chichin, autre dandy rock’n’roll... et partageant aussi les mêmes angoisses de guerre civile et de menaces pesant sur l’occident (chrétien ?)..

                            Il ne manque plus ici que Patrick Eudeline, ex rock critique vedette dandy - pour une belle photographie de groupes d’has-been des années quatre-vingt..

                            gAZi bORAt


                            • Zalka Zalka 16 novembre 2007 08:21

                              Article interressant. Ce ne peut qu’être le cas avec un personnage comme Dantec, qu’on l’apprécie ou pas, qu’on soit d’accord avec lui ou non (ce qui n’est pas vraiment mon cas).

                              Néanmoins, je trouve que malgré de bonnes questions, l’interwieveur fait trop dans le cirage de pompe :

                              « Vers le nord du ciel, nous propulse au coeur des événements tragiques du 11 Septembre et s’impose en quelques chapitres comme la plus grande fiction jamais écrite sur le ground zero, récit d’un réalisme inouï s’il en est. »

                              « Après les Racines du Mal, Vers le nord du ciel est votre second récit édifiant de virtuosité sur la schizophrénie. »

                              « Depuis Andreas Schaltzmann, le tueur inoubliable des Racines du Mal, jamais un tueur n’a été si effrayant. »

                              Ensuite chez Dantec, deux choses me dérange dans ses réponses. Sa dernière réponse n’a pour seul effet que de vérouiller toute tentative de critique de lui, de sa pensée ou de son oeuvre. Un peu stalinien comme procédé.

                              Ensuite : « Dans ce récit je n’ai pas voulu parler explicitement de la chose, mais le fait patent que 97% de notre code génétique ne sert pas à la fabrication du meccano protéinique, mais à des activités beaucoup plus mystérieuses pour la science matérialiste d’aujourd’hui, continue d’irriguer ma pensée. »

                              Désolé, mais c’est tout simplement faux. Et surtout, j’ai la vague impression que Dantec veut définir ce qui reste inconnus comme domaine de Dieu.


                              • Gazi BORAT 16 novembre 2007 09:35

                                @ Zalka

                                Bonjour,

                                une réponse à ce commentaire est mal placée (voi + bas).

                                Merci de votre compréhension.

                                gAZi bORAt


                              • rodofr rodofr 16 novembre 2007 09:14

                                C’est incroyable l’incompréhension que vous avez de Dantec ! La moitié de ce qu’il dit n’a pas de sens. Ses mots vont au-delà de toute pensée intelligible. Il est dans la droite ligne de Lautréamont voir Appolinaire, burroughs. Il frise en permanence avec la folie. Les mots se répondent entre eux et il essaie tant bien que mal de nous expliquer ce qu’il peut de ce qu’il a couché sur papier. C’est une forme moderne d’écriture automatique d’un monde effrayant de froide technologie car dénué de tout sens. Et vous voyez pas qu’il joue avec vous, les médias, avec lui-même. C’est un pur produit d’aujourd’hui et c’est pour cela qu’il fascine autant qu’il est détesté. Il nous fait rentrer l’illusion dans le réel. Et chacun doit s’y retrouver un peu dans cette volonté moderne de toute puissance d’avoir un avis sur tout. Je le dis et je le répète il est un peu notre miroir. Notre noire face cachée comme Houellbecq sauf que nous, d’une façon hypocrite, nous le disons avec neutralité, sans risque, sûr de notre belle raison et nos arguments rompus à la critique. Lui n’en a cure . Ce qu’il voit et qu’il rapporte n’a rien à voir avec la bien pensante. Voilà.


                                • Gazi BORAT 16 novembre 2007 09:39

                                  @ rodofr

                                  « Ses mots vont au-delà de toute pensée intelligible.. »

                                  Donc, où est l’intérêt de publier des propos qui ne peuvent être compris que par leur auteur ?

                                  Telle que vous la décrivez, sa démarche est totalement égotique et ne cherche nullement la communication.. Et pourtant, il déteste la critique (cf : sa vision des forumards) alors qu’il devrait planer, en bon dandy, au sommet des nuées.. mais, même en me forçant, j’ai du mal à lui trouver des « ailes de géant ».

                                  gAZi bORat


                                • Gazi BORAT 16 novembre 2007 09:33

                                  @ Zalka

                                  « ...j’ai la vague impression que Dantec veut définir ce qui reste inconnus comme domaine de Dieu... »

                                  J’ai la même impression...

                                  Depuis toujours, Dieu recule quand la Science avance et ne trouve plus refuge que dans ce qu’il reste de « terrae incognitae ». Le concept de « l’intelligent design » illustre bien cette reculade et permet de sauver les meubles pour ceux qui s’accrocheraient encore au créationnisme tout en satisfaisant tous les courants religieux.

                                  C’est pour cette raison qu’aussi bien les fondamentalistes musulmans que protestants en font la promotion.

                                  Des fatras esotérico-mystiques fumeux comme celui de Dantec font régulièrement de beaux succès de librairie car beaucoups y trouvent leur compte. Le sien s’ajoute à une liste qui comprend aussi bien « Le matin des magiciens » de Pauwels & Bergier (comme Dantec, très marqués à droite, voire plus..), l’Alchimiste de Paulo Coelho, etc..

                                  Rien de bien intéressant à mon goût de « forumard ».

                                  gAZi bORAt


                                  • drzz drzz 16 novembre 2007 09:52

                                    Dantec est un génie !

                                    « Depuis toujours, Dieu recule quand la Science avance et ne trouve plus refuge que dans ce qu’il reste de »terrae incognitae"

                                    Je n’en serai pas aussi certain que vous. La science est bien moins avancée que vous pourriez le penser. Imaginez que nous avons toujours aucune idée précise sur le fonctionnement du cerveau, notre premier organe !


                                    • Gazi BORAT 16 novembre 2007 10:40

                                      @ drzzz

                                      La conquête de la connaissance est un processus sans fin. Je n’ai pas indiqué de degré d’avancement de la Science car une telle évaluation est impossible puisque le point d’arrivée n’est pas connu.

                                      Renseignez-vous sur les avancées de la neurologie : beaucoups de progrès ont été fait ces dernières années sur, notamment les neuro-transmetteurs. Par contre, on n’a toujours pas trouvé de traces d’une quelconque « âme »..

                                      Dantec, un génie ? Mais à quel prix Nobel pourrait-il bien concourir ?

                                      gAZi bORAt


                                    • Zalka Zalka 16 novembre 2007 10:42

                                      Certe, beaucoup de choses reste à découvrir. Néanmoins, on en est pas non plus à l’époque de Jésus.

                                      Je vous rappelle qu’à une époque, on pensait que le cerveau n’était qu’un réguléteur de température. Et nous n’avions même pas connaissance du système nerveux. Nous sommes habitué à ces faits, du coup beaucoup de gens ne se rendent même plus compte à quel point la science « matérialiste » a totalement changé nos perceptions du monde.


                                    • elric 16 novembre 2007 11:18

                                      je ne partage pas mais alors pas du tout les opinions de dantec,mais je reconnais que ses romans peuvent être passionnants,quand j’en ouvre un je ne le lache pas jusqu’à la derniere page,ci qui est loin d’être le cas de tous les livres qui sortent en ce moment


                                      • elric 16 novembre 2007 11:29

                                        je rajouterai que ce qu’il dit sur les forumard dont je fait partie,n’est pas toujours si faux que ça


                                        • rodofr rodofr 16 novembre 2007 11:30

                                          Dans une de ces interviews qu’on peut voir sur dailymotion, il dit ne pas être un fou ni un saint, et que la vérité est de l’ordre de l’indicible. Mais il louvoie entre ces deux précipices, d’où cette drôle d’impression qui se dégage de lui. A la fois rebutant et fascinant. Il est un écrivain dont la matière lui échappe pour moitié. Il a lu les saints comme st thomas d’Aquin et d’autres. Il se dit nietzschéen. Il prend ces sources partout, philosophie, mystique, science, fictions, sociologie, etc, et comme en photographie, juxtapose toutes ces photos sur un même plan qu’est la fiction et nous livre un panorama rapide, de ce qu’il croit avoir vue et compris tel un voyant insatiable. Ensuite avec nous, il essaie de se réapproprier la chose, le monstre, tout ce qu’on voudra. Conclusion, sa démesure est aussi la notre. Et à lui tout seul, il nous livre en instantané, une facette, de notre monde en marche vers on ne sait quoi, tout en nous rappelant l’autre. Et j’en connais pas beaucoup aujourd’hui capable d’une pareille envolée, violente, désagréable, qui frise la démagogie, la haine, mais aussi qui fourmille de très bonnes intuitions, à une époque où tout le monde cherche à se rassurer. On lui doit bien ça. Pour le problème de Dieu, on le sent pas très convaincant car c’est un domaine qui nous dépasse tous, mais son but n’est-il pas de nous en faire parler ? Autre intuition. Amener le sujet sur la table et peu importe les moyens. Car, croyez-moi, dans un écrivain il y a quelque chose qui échappe à tout lecture. En tout cas, pour mieux comprendre le Dieu de Dantec il faut comprendre celui d’Abel Ferrara pour ceux qui le connaisse. Cinéaste américain qui a fait « Bad Lieutenant », « The addiction » etc. Des films incroyable de violence et de pessimisme sur le genre humain et qui nous livre pour son dernier film « Mary » une déclaration christique ,plus ou moins réussit, car il est plus facile de montrer la violence du monde que de filmer la grâce à l’œuvre. Scorcese aussi peut se ranger la-dedans. Mais c’est très américain comme retournement de situation, alors que chez nous rien de tout cela n’est possible. Le relativisme est tel que tout se joue à la japonaise. Une liberté figé dans son épure. Dantec brise la glace avec les poings du condamné. nous livre en temps réel sa quête d’un dieu dont les traces se perdent dans la modernité. Au moins, lui il ose, et ne cherche pas à minimiser l’affaire dans un énième réquisitoire sur Dieu qui date du moyen-âge ou a suivre la science comme un chien chien avec son os, pour nous parler d’une chose quelle sera incapable de dire dans 1000 ans , 10000, comme on voudra. Car le Dieu de Dantec, Ferrara et Scorcese parle au coeur de chacun dans un monde plus prédateur que jamais et qui n’a jamais cessé de l’être, d’ailleurs ! Et plus on le cherchera par d’autres moyens moins on le trouvera. Une vérité élémentaire mon cher Watson !

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