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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La sonate « Clair de lune » : un modèle du genre au coeur d’une (...)

La sonate « Clair de lune » : un modèle du genre au coeur d’une polémique

La sonate no 14 opus 27 (1er mouvement) - Clair de lune, de Beethoven, est le modèle type de la sonate. Son étude permet de comprendre les sonates classiques. Elle est aussi au coeur d'une polémique : en effet, si elle est jouée généralement à la façon d'une ballade, certains affirment que la partition originelle en fait une marche funèbre qu'il faudrait interpréter différemment de la manière "trop commerciale" que l'on connaît..

Commençons par ce qui fait polémique.

La Sonate au clair de lune est-elle une marche funèbre ?

C'est un poète du XIXe siècle, Ludwig Rellstab, qui donna à cette sonate le nom - apocryphe - de "clair de lune". Il l’a ainsi nommée ainsi parce qu'il voyait dans le premier mouvement "une barque au clair de lune" sur un lac suisse. A sa suite, tous les pianistes ou presque l'ont interprétée ainsi. Mais, en réalité, cette sonate serait une marche funèbre !

On reproche à ce poète de n'avoir pas été capable de percevoir le caractère macabre de la pièce et d'avoir induit en erreur tout le monde après lui. En effet, des témoignages des auditeurs de l'époque de Beethoven font état de l'atmosphère lugubre de l'oeuvre insufflée à cette pièce musicale qui, pour eux, évoquait "un fantôme traînant des chaînes dans un château hanté".

Beethoven la dédicaça à la comtesse Giulietta Guicciardi, dont il était amoureux et qu'il ne put épouser, les parents de la belle ayant fait opposition. Beethoven, dépité, aurait composé cette sonate comme une marche funèbre pour marquer son dépit et le deuil de ce projet de mariage avorté. Le style à imprimer à l'interprétation serait donc, non pas celui d'une ballade poético-romantique reproduisant le lent balancement d'une barque de deux amoureux au clair de lune, mais celui d'une marche funèbre dans la tradition des conventions qui se sont progressivement constituées au XVIIe et au XVIIIe siècles. Les triolets devant se jouer plus discrètement, les anacrouses sont pointées et le rythme est à deux temps et non à quatre, pour respecter la version musicalement correcte. Voilà la position défendue par les tenants de la thèse de la marche funèbre.

Nous n'avons pas d'explication du compositeur qui n'était pas très fier de cette sonate et préféra s'abstenir d'en parler. Le mystère demeure donc.

Sur la polémique, voir par exemple ce blog. Vous pouvez y trouver une vidéo qui montre comment serait jouée cette sonate en version marche funèbre.

La Sonate au clair de lune comme modèle classique

1 - Et d'abord, comment s'est formée la sonate ?

A l’origine du nom "sonate", il y a "sonner" : la sonate s'oppose donc à la cantate. Elle est instrumentale. Héritière de la suite baroque, elle n'en reprend pas les danses mais trois mouvements formels. La sonate baroque ne comportait qu'un seul thème, les autres motifs musicaux découlant du thème initial (variations). C’est sous l’impulsion de Carl Philipp Emmanuel Bach qu’un second thème ayant une personnalité propre est introduit. La sonate de Scarlatti est particulière (non classique) : elle est de structure binaire (fusion du développement et de la réexposition) et n'énonce qu'une fois le thème A qui n'est donc pas réexposé, contrairement à la sonate de forme classique qui va s'imposer. La sonate classique abandonne la basse continue et ouvre sur les développements. Ce principe structurel domina la musique occidentale en gros de 1750 à 1950. C'est à Corelli que la tradition attribue l'idée de retour du thème initial dans la tonalité principale : s'impose ainsi le schéma formel exposition - développement - réexposition. Après ce bref historique, nous allons voir le rôle important qu'a tenu Beethoven en renforçant le contraste entre les deux thèmes.

Un professeur vous explique de vive voix les principes de la sonate classique sur cette courte vidéo :

2 - La sonate "Clair de lune", en exemple illustratif de la sonate classique

Vous pouvez écouter ici les 3 vidéos correspondant aux 3 mouvements de la sonate. Il est bien entendu que seul le mouvement no 1 "Clair de lune" est ici examiné.

Beethoven, applique avec rigueur la forme sonate. Datant de la jeunesse du compositeur (1801), cette sonate est dédiée à Giulietta Carducci. Dans la sonate classique et romantique, on trouve souvent trois mouvements : mouvement vif, mouvement lent, mouvement vif appelé “final” . Beethoven a fait le choix exceptionnel de faire débuter cette sonate par un mouvement lent. Le matériau mélodique est réduit à son expression minimale.

UN PEU DE THEORIE MUSICALE

(sources : Gérard Denizeau : "comprendre et identifier les genres musicaux" Larousse, Claude Abromont "Guide des formes de la musique occidentale" Fayard, Wikipedia, Larousse, site musicologica.)

Le schéma formel de la sonate est donc : exposition - développement - réexposition.

1 - La partie exposition (qui peut débuter par une ouverture) présente 2 thèmes.

- 1er thème dans le ton principal (ou note tonique)
- Pont modulant c'est-à-dire variant la tonalité pour conduire à la tonalité secondaire (ou note dominante)
- 2nd thème la tonalité secondaire : trois phrases b, b’, b’’

L'exposition installe une tonalité secondaire avant d'exposer un second thème, ou un second groupe thématique, ou un second groupe de motifs. La sonate débute donc par un état de repos, celui de la tonalité principale. Cet état de repos est toutefois rapidement dérangé par une modulation à un ton voisin, ce qui entraîne un conflit tonal.

Conclusion (cadence) dans la tonalité principale.

Il peut y avoir reprise d'exposition comme dans la sonate K.545 en do majeur (1er mouvement) de Mozart. Voir ici la vidéo explicative

Passage d'une tonalité à l'autre :

Les thèmes sont reliés le plus souvent par un pont modulant. Mais les deux tonalités peuvent être juxtaposées de façon abrupte comme dans la sonate no 5 opus 10 no1 de Beethoven (finale).

2 - Le développement

Il surgit après l'exposition pour créer le contraste et intensifier de façon dramatique. Comment débute un développement ? Fréquemment par un changement abrupt de tonalité ou de mode. Il peut y avoir ici des variations et des superposition de thèmes. Le conflit tonal introduit par l'exposition atteint son paroxysme dans le développement, où l'auditeur est conduit dans des tonalités éloignées. Il y a dialogue, antagonisme, tension voire conflit. Et quand il y a conflit, cela peut tourner au drame ; il peut y avoir mort d'un des deux thèmes protagonistes. C'est le cas dans la sonate funèbre de Chopin (lien vers le didactitiel) où le thème no 1 n'est pas repris dans la réexposition. Prokoviev usera beaucoup de ce procédé dramatique. Un troisième larron peut aussi faire son apparition, remettant en cause la structure ternaire de la sonate. Ainsi dans l'Allegro du Quatuor K465 de Mozart dit "Dissonances".

3 - La réexposition

Le conflit tonal est résolu avec l'avènement de la réexposition (ou récapitulation). La réexposition ne fait que réécrire l'exposition mais en présentant les deux thèmes et en terminant cette fois dans le ton principal. Le pont est donc cette fois non modulant.

La coda

Conclusion (Cadence) dans la tonalité principale (coda). La plupart de sonates classiques se terminent avec la réexposition et ne possèdent pas de coda. La présence d'une coda affaiblit en effet la symétrie ternaire de l'oeuvre.

EXEMPLE PRATIQUE AVEC LA SONATE CLAIR DE LUNE

Le didactitiel en vidéo permet de visualiser la progression de l'oeuvre selon le modèle ci-dessus expliqué. Attention ! Il est vivement recommandé de regarder en plein écran.

Détails :

L'exposition dure de la mesures 1 à la mesure 22 :

 ... Introduction à 4 mesures qui détermine l'extraordinaire climat sonore de la pièce.
 ... Le 1er thème occupe les 4 mesures suivantes : il est fondé sur la répétition du sol dièse.
 ... Le pont modulant conduit au 2nd thème, d'une simplicité mélodique qui confine à l'abstraction. La mélodie est réduite à la note si et procède par répétitions immédiates.
 ... Un épilogue de 4 mesures conclut la 1ère partie.

Le développement (mesures 23 à 41) : échanges des parties supérieure et inférieure, arpèges brisés, longues tenues méditatives.

La réexposition (non reprise sur la vidéo) occupe les mesures 42 à 59

La coda occupe les mesures 60 à 69 : formule obstinée de l'accompagnement, usage d'une note-pivot.

Autre exemple de sonate de Beethoven, version pédagogique : voici un didactitiel sur la sonate en fa majeur (1er mouvement) de Beethoven

Quelques remarques finales sur la sonate

- Définitions : Il ne faut pas confondre la structure sonate (structure mélodique à deux thèmes et en trois parties : exposition, dévelopement, réexposition) avec la sonate forme musicale ou genre (oeuvre instrumentale en 3 mouvements). La forme sonate s'étend à tous les genres instrumentaux pratiqués à partir de 1750 :la symphonie, le concerto, le quatuor à cordes, etc. Mais tel ou tel mouvement de sonate peut ne pas adopter la structure « sonate » : ce peut être le cas du mouvement lent ou du "finale", dont la structure la plus fréquente est celle du rondo.

- Influence de la position de la sonate : La forme sonate d'un 1er mouvement est souvent élaborée autour de brefs motifs qui permettent de riches développements. La sonate d'un mouvement lent est plus fréquemment d'esprit continu, sans reprises ni développement, chantante voire rhpasodique. La sonate d'un finale est généralement contrastée et fermement articulée par les retours d'un thème à l'allure de refrain.

- Une introduction lente précédent l'allegro initial est dans la plupart des oeuvres un souvenir des ouvertures à la française avec les caratéristisques de celle-ci. Exemple : sonate pathétique opus 13 de Beethoven. Une introduction peut justifier l'évocation d'un univers troublé dont l'allegro nous fait sortir : 9 ème symphonie de Beethoven, quatuor K465 "des dissonances" de Mozart. Elle peut s'expliquer en plus par le besoin de présenter sous une forme embryonnaire le matériau futur : 32ème sonate opus 111 de Beethoven.

- La sonate de concerto.

Dans la seconde moitié du 18ème siècle, le concerto adoptera la forme sonate, mais sans le menuet, pièce de divertissement qui n’a pas lieu d’être lieu d’être dans un concerto. En effet, l’origine du mot “concerto“ vient de la “concurrence“ et l’orchestre s’opposera au soliste (très marqué chez Beethoven). Le concerto étant déjà un dialogue entre un orchestre et un soliste, la forme sonate vient en plus y ajouter un dialogue, cette fois tendu voire conflictuel, entre deux thèmes.

Le premier mouvement sera de forme sonate bithématique, avec une double exposition : celle de l’orchestre puis celle du soliste, ce qui a pour effet de le mettre en valeur grâce à son arrivée à retardement.

Le deuxième mouvement est de forme plus libre. En général, si les deux mouvements rapides mettent en avant la virtuosité du soliste, c’est dans celui-ci que l’interprète doit faire preuve de lyrisme, il est souvent de forme lied ou de forme sonate, parfois un savant mélange entre les deux : andante du 21 ème concerto de Mozart.

Le dernier mouvement peut être également de forme sonate même si il est plus souvent de forme rondo “C’est dans les rondos qu’on trouve Mozart“.

Conclusion

La sonate comme genre à trois mouvements ( vif - lent - vif) est adaptée à l'opéra (entrée des acteurs, partie dramatisée autour des tensions entre personnages, dénouement). Elle peut donc être narrative. Un excellent exemple de l'utilisation de la sonate pour ses propriétés spécifiquement narratives (situation initiale — élément déclencheur — péripéties) peut être trouvé dans les quatre mouvements de la Symphonie numéro 3, op. 56, dite « Écossaise », de Felix Mendelssohn-Bartholdy.


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30 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 11 février 2013 12:18

    Salut, Taverne.

    En réalité, il convient impérativement de distinguer la sonate proprement dite de la « forme sonate ».

    La forme sonate, telle qu’elle s’est imposée à l’époque classique, s’appuie sur deux thèmes et a été popularisée par CPE Bach qui n’en fut pas l’inventeur pour autant.

    Cette forme sonate, que l’on peut regtrouver jusque dans nombre d’oeuvres contemporaines, est caractérisée par 4 mouvements : vif (éventuellemen après une brève intro lente), lent et expressif, menuet, finale vif et brillant. Elle a servi de modèle à la structure symphonique classique, le menuet étant, dès Beethoven, progressivement remplacé par un scherzo.

    Quant à la sonate, venue de la musique d’église (sonata da chiesa), elle est restée durant la majeure partie de la période baroque fidèle à la forme en quatre mouvements, grosso modo largo, allegro, adagio, allegro. Et c’est à la fin du baroque et durant la période pré-classique qu’elle a évolué définitivement vers la forme en trois mouvements, parallèlement au concerto.

    A noter qu’à l’origine, la sonate pouvait concerner un nombre non limité d’instruments. C’est durant la période classique que Mozart et ses contemporains ont abandonné cette appellation de sonate pour les ouevres destinées à plus de 2 instruments : les trios, quatuors, quintettes, etc, étaient nés.

    Bonne journée.


    • Taverne Taverne 11 février 2013 13:20

      Salut Fergus.

      Pour ce qui est de l’évolution progressive du menuet vers la forme de scherzo, j’en ai déjà parlé dans un article ancien qui a été publié sur Agoravox sous mon ancien pseudonyme de Voris. Comme je ne le retrouve pas, voici le lien vers l’article sur mon blog musical.


    • Fergus Fergus 11 février 2013 12:24

      A noter, concernant Beethoven, qu’il a pris beaucoup de libertés avec la sonate. C’est ainsi que si l’opus 27 (Clair de lune) est grosso modo fidèle à la structure codifiée, c’est un retour car il n’en va pas de même dans l’opus 26 : cette autre sonate pour piano s’en dégage en effet presque totalement. 


      • Taverne Taverne 11 février 2013 13:24

        Haydn, Mozart et bien d’autres ont pris des libertés avec la forme sonate dont la structure était en pratique assortie de tellement d’exceptions que je ne pourrais les citer toutes. Je renvoie à l’une des sources de cet article : « Guide des formes de la musique classique » de Claude Abromont et Eugène de Montalembert. Chez fayard.


      • easy easy 11 février 2013 13:36

        Lorsque je jouais cette sonate, autrefois, j’avais cru à son titre en clair de Lune et je ne voyais que ce contexte de solitude, de musique à soi-même.

        Lorsque j’ai entendu la Goutte d’eau de Chopin, j’avais cru en son titre, en ce contexte de pluie.
        Mais récemment, alors qu’un ami jouait la Goutte pendant que la pluie battait contre les vitres du château, j’y ai soudain vu les dernières minutes de la vie.
        J’entendis alors trois musiques, celle du battement de coeur (pris pour goutte) celle de l’âme le s’efforçant de chanter le plus à la destra possible et la Loi de la Mort à la senestra, très impérieuse, à laquelle finit par céder l’âme.
        Je vois un duel entre la mort et la vie légère qui essaye de s’enfuir vers la droite du clavier mais qui s’épuise et finit par céder en mourant au milieu du clavier.


        Partant de ma vision funèbrissime de la Goutte d’eau, je ne parviens pas à trouver funèbre le Clair de Lune où la main gauche joue davantage la même musique, le même rythme que la droite.


        • Taverne Taverne 11 février 2013 14:39

          Au clair de lune assis

          Là sous la lune assis.
          Ah si, la lune. Ah si,

          Nous voyant aussi las
          Lune, tu venais là

          Poser l’halo doré
          Sur la tête adorée

          De ma très tendre amie.
          Mais non, lune ennemie !

          je dois frapper le sol
          De ma main : Sol et Sol !

          Sol dièse et sol solitaire.
          Main nue comme un ver de terre.


        • easy easy 11 février 2013 14:55

          Ah ! la Lune !

          Ah ! Hijo de la luna !

          Mais Taverne, au fond, pourquoi la Lune serait-elle funèbre.
          Qu’elle soit astre de la nuit ; astre des vampires qui ne vivent que la nuit, oui.
          Mais funèbre, il n’y a pas de raison.
          (Si un astre caillou est mort alors chaque caillou terrestre est mort)

          Ce qui est funèbre c’est quoi au fond ?
          C’est l’épuisement non ? (Que ce soit sur un champ de bataille ou dans son lit)

          Si c’est l’épuisement qui est funèbre alors il ne faut considérer funèbres que les musiques exprimant cette grosse fatigue, cette capitulation.


          Reste seulement à discuter pourquoi ça devrait être grave et triste. 
          Grave, ça se comprend au sens où l’on ne peut pas rejouer. 
          Mais triste, ça ne peut l’être que pour les survivants, non ?

          La mort est notre seule véritable délivrance et on ne devrait espérer que d’être délivré de la vie sans trop de douleur physique, sans subir quelque sorte de torture.


        • Taverne Taverne 11 février 2013 15:11

          J’allais conclure en disant :

          Et terrassé, assis,
          Je termine ma sonate à « si ».

          Mais pourquoi pas, après tout ! Easy...

          Reprendre ma marche sous la lune, une marche qui n’est pas funèbre.

          Il me reste à trouver une combine
          Pour séduire Colombine.


        • Taverne Taverne 11 février 2013 15:17

          La vie c’est ça, Easy  :
          Easy come, easy go...

          C’est une fantaisie
          La vie. C’est cela, Easy  !

          Me dit aussi Isidore.
          A présent, dors, Easy, dors !


        • Cocasse Cocasse 11 février 2013 16:07

          J’en ai beaucoup appris sur l’art de la sonate à vous lire, mais je crains d’oublier.

          Je n’ai que mon ressenti pour analyser la sonate au clair de lune. Déjà je trouve ce morceau magnifique. Je l’ai aimé au point d’en faire une transcription à la guitare (à l’oreille).

          Il est plus beau lent, le mouvement suggère plusieurs sentiments au cours de sa progression.
          Lugubre, triste, profond par certaines notes basses au piano. L’ensemble est tragique. La petite montée qui suit le mouvement de base insuffle une sorte d’espoir torturé douloureux et terrible.

          J’aime bien aussi la pathétique, du même compositeur, ou l’adieu de Chopin qui est également plus triste et moins romantique qu’il y parait.
          Je ne comprend pas que Beethoven ait été déçu de son oeuvre, pour quelles raisons ?!


          • Taverne Taverne 11 février 2013 16:13

            Une transcription pour guitare ? Attendez, j’ai vu ça hier dans mes recherches sur YouTube. Hop ! Vois là !

            Beethoven trouvait que sa sonate n’était pas la meilleure qu’il pouvait faire. L’amour rend bête, vous savez...C’est vrai qu’il a fait mieux après mais cette sonate annonçait Chopin...



            • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 18:55

              Pourtant c ’est Roll over Beethoven ... smiley



                • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 19:36

                  Très bon ce morceau Sabine .


                  • Taverne Taverne 11 février 2013 19:43

                    Le pape du rock, on peut dire. Mais lui, il ne démissionne pas. smiley


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 19:44

                    http://youtu.be/d1oyvAMtFsk


                    c ’est la vie mademoiselle , yesssssss

                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 20:28

                      Sabine  smiley


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 19:45

                      Merci Taverne pour cette ouverture d’ esprit .


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 février 2013 19:51

                        Ia orana,merci Taverne ,serais un peu moins con ce soir ...
                        Juste un petit truc ,parler d’une composition en 3 parties et l’appeller ternaire prete à confusion ,rapport à la structure rythmique ...


                        • Taverne Taverne 11 février 2013 20:11

                          Risque de confusion avec le rythme ternaire ou avec le rythme Turner, diraient Sabine et Haddock...


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 20:14

                          à la Sneufeu ils ont le rythme caténaire ....


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 20:12

                          tu veux de l’ énergie  en vllllllll’la 



                          • Taverne Taverne 11 février 2013 22:11

                            "Taverne, est-ce qu’il existe un morceau de classique qui soit aussi puissant et vibrant qu’un pur morceau de rock, ou c’est une question idiote ?« 

                            Oui, Sabine : tapez  »Paganini" dans YouTube et cherchez un peu...Vous m’en direz des nouevlles.


                          • Taverne Taverne 11 février 2013 22:20

                            Mais peut-être connaissez-vous mieux Niccolò Paganini sous sa forme réincarnée : Jimi Hendricks !


                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 20:16

                            Reste que la sonate au clair de lune est une très jolie sonate 

                            très émouvante . 

                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 février 2013 20:31

                              Tiens Taverne  puisque vous êtes branché poèt poèt , ce mat j’ ai lu la 

                              bio de Arthur le Rimbaud , sacré Kérouac le Jack-Arthur . 

                              Une route vertigineuse . 

                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 février 2013 22:19

                                C’est loin l’Abyssinie ?


                              • Antoine 4 mars 2013 22:58

                                 Bonsoir Taverne,
                                 Pour ce qui est du sens de cette sonate, chacun laissera libre court à son imagination et d’aucuns y entendront de la musique pure, c’est à dire sans autre signification qu’elle même. On rapporte l’existence d’éditions (je suppose très anciennes) avec une armature en 4/4 et ce qui est certain, c’est que cet adagio est souvent interprèté trop lentement.
                                 Pour le reste, cette sonate pose notamment deux difficultés d’interprétation : l’usage de la pédale dans l’adagio, devant être gardée en permanence enfoncée d’après le compositeur, ne peut l’être ainsi sur les pianos modernes puisque le charme essentiel de cette oeuvre réside dans les vibrations sympathiques qui ne se produisent pas instanément mais augmentent avec le temps. Il faut une court instant pour les entendre totalement et en percevoir l’effet intégral. L’envoûtement provient ainsi du leger retard de la vibration des cordes à vide. L’autre problème de ce mouvement est le rythme pointé de la mélodie du soprano contre les triolets, signalés par vous, de l’alto : il faut savoir rendre la double-croche du soprano différente du triolet sans la raccourcir au point de la rendre très vulgaire. Il faut aussi conserver sans rupture le rythme à l’alto sans hésitation quand le soprano rentre en scène. Ces triolets doivent garder une régularité hypnotique et éviter tout retard sentimental dans la mélodie. Etc...


                                • oceane 666 29 décembre 2016 18:42

                                  Bonjour,

                                  Pouvez-vous préciser à quelles mesures commencent le pont modulant et le 2ème thème ?
                                  Merci

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