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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Ce grand cerf qui fait trembler les nuits de septembre

Ce grand cerf qui fait trembler les nuits de septembre

Cet animal rare, libre et sauvage, et sans aucun prédateur est le roi de nos forêts. Son territoire, quatre vingt dix sept pour cent du territoire français, rien que ça, mais en fait, surtout les forêts. Il entre actuellement en sa période d’appel à la reproduction et l’idée d’aller l’écouter dans la nuit ramène à sa modeste condition tous les humains les moins mégalomanes. Ceux qui le sont encore plus comparent, hautains, ce cri de défi dans la nuit à une puissante motocross du genre de celle qu’ils maitrisent en partie. Par comparaison, un moteur de camion fait douze litres de cylindrée et à mille tours déploie un volume important mais assourdi par un silencieux conséquent. Chez le cerf, point de silencieux. C’est bien simple, le son dont j’ai trouvé qu’il s’approche le plus de l’animal en rut est la Porsche trois litre Carréra, voire le Caterpillar de deux cent chevaux, c’est vous dire la puissance, et surtout l’image.

Son moteur, la plèvre, cette membrane pliée à l’intérieur de ses poumons, ses cordes vocales de plus de dix centimètres, son diaphragme tendu comme le filet d’une catapulte, son ventre qui se vide, se recroqueville et pousse sur son périnée qui lui étreint la verge en quête d’une ovule.

La membrane intérieure couvre une surface de près de quatre vingt mètres carré, huit sur dix, c’est à dire que ses poumons déployés auraient un volume total de près de trente mètres cubes ou trente mille litres, dix fois la cuve à fuel. Même si elle est pliée, cette capacité détermine la résonance dont il se sert fièrement pour épater, effrayer, voire, épouvanter ses semblables. Son geste pneumonique est équivalent à celui que pratique pour sa survie, celui qui s’est enfouie la tête sous l’eau quelques dizaines de secondes jusqu’au point critique ou s’impose le besoin imminent de la dose d’oxygène. En ressortant de l’eau, sa bouche s’ouvre brutalement et admet immédiatement dans un râle impressionnant le volume suffisant à reprendre lumière. Le râle est dû à la contraction des cordes vocales qui vibrent et répercutent comme une trompe dans le vide de sa cage thoracique. Si vous n’avez jamais fait cette expérience, vous pouvez passer la tête dans une cuve de cave à vin vide, d’un volume équivalent, et pousser un petit cri sans prétention. Ce son qui en plein air s’éloigne à l’horizon et disparaît de suite, mat, creux, dans un espace clos devient immédiatement répétitif et à l’écho impressionnant. Le son qui parcours trois cent mètres à la seconde dans un espace clos vous agresse cent fois et toujours tout droit. C’est l’effet d’une bombe, et à devenir fou.

Les plus téméraires des humains mériteraient d’aller se frotter, seuls et en pleine nuit, à cette force de la nature dans son milieu sauvage, et à l’heure du rut. L’animal en combat pour appeler femelle, n’a pas de coupé sport, ni de Rolex au bras. Il fait résonner les ondes par le sol de toute la forêt sans aucun mégaphone. Vous ne me croyez pas, allez y vous verrez, vous entendrez le son vous monter par les pieds. Les femelles effrayées se regroupent vers lui et sont si affolées que leur organe aussi subit une détente et l’appel du ventre est prêt à partager. La portée du brame peut être entendu sur plus de dix secondes, dans les vallées profondes, ce qui fait au bas mot qu’il discutent entre eux jusqu’à trois kilomètres. Se sentant défiés les grands mâles se rapprochent, se comparent, s’évaluent et enfin se percutent de leurs puissants pare-chocs. Ces cornes qui leur poussent dans l’année, qu’ils vont perdre en février, sont faites de la même matière approximativement que vos ongles mesdames, sauf qu’elles pèsent jusqu’à cinq kilos. Quand enfin ils se battent, tous ces bois qui se claquent sont tout aussi impressionnants. Le vainqueur au matin ayant repoussé tous ses rivaux se trouve entouré des plus belles gazelles et dans une aura de phéromones positives, saute sur la première qui feint l’esquive. Le geste d’ensemencement dure au bas mot, une simple seconde, et la femelle s’enfuit, féconde.

Déjà dans les bois sombres par les nuits sans lune, faites cette expérience seul. Engagez vous dans un chemin sur cinquante mètres en plein bois, garez vous, éteignez tout et descendez de voiture. Posez vous contre le capot avant et après deux ou cinq minutes à vous habituer, faites cinquante pas en avant dans l’exacte direction que montraient vos lumières allumées...vous n’y arriverez pas. En période de brame, c’est encore pire, malgré l’absence totale de danger l’animal n’ayant qu’un seul but de chasse, vous n’oserez pas lâcher votre poignée de porte, tellement le noir est pur et le silence angoissant entrecoupé de cris monstrueux répercutés par l’écran noir du bois. La saison des amours dure un bon mois et est bien commencée. Je vous souhaite un bon dimanche plein d’émotions.


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50 réactions à cet article    


  • beneolentia beneolentia 12 septembre 2009 07:42

    ça fait peur ton truc, seul dans la nuit noire avec une voiture éteinte, au milieu des bois et des cerfs en rut.

    je te decerne le prix de l’article le plus horrifiant de l’année, catégorie nature.

    et comme ça m’a fait flipper plus que la grippe AH1N1 , je te plusse.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 septembre 2009 23:44

      Merci Béné,

      Je suis devenu attentif à ces sons parce que j’avais une amie qui possédait un zoo dans son château avec des lions dans la cour fermée d’un hectare. Une nuit que je passais la voir, je gare ma voiture et m’enfonce dans l’allée dans le noir complet vers la lueur de sa fenêtre quand subitement le lion atteint son plaisir derrière le mur de trois mètres...

      Cela m’a pétrifié d’angoisse quelques secondes avant de reprendre mon chemin pour faire les vingt derniers mètres sur la pointe des pieds sans faire le moindre bruit.

      Merci. L.S.


    • ASINUS 12 septembre 2009 10:31

      yep un grand bol de naturel !


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 septembre 2009 23:46

        Yep man ! La nature sauvage le mérite plus elle se fait rare, mais reprend sa place dès qu’on la délaisse.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 septembre 2009 23:56

        Shawford,

        c’est sympa, je n’avais pas ce sentiment, l’ayant un peu tourné vers le comparatif technique chiffré, mais c’est vrai que j’habite à deux pas de la forêt de Troncais, la plus belle forêt d’Europe et qu’on y trouve encore quelques petits chemins creux complètement noirs la nuit. La première fois que j’y suis allé, c’est à vélo et je n’en menais pas large coincé entre deux bêtes à cent ou deux cent mètres l’une de l’autre...J’étais seul, contre un arbre dans une bouchure, une haie, et ça bougeait partout autour, impressionnant.

        Mais j’avais vu la scène dans Ushuaîa avec Hulot couché dans son duvet à quelques mètre d’un animal vu par caméra thermique, il n’y a aucun danger. L’homme pour l’animal sauvage n’est nullement un prédateur à craindre.

        Merci d’avoir apprécié à sa juste valeur mon texte. L.S.


      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 12 septembre 2009 10:43

        Bonjour Lisa Sion,

        j’apprécie de plus en plus la dimension « évasion artistique et littéraire » de vos articles,

        amicalement, barbouse.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 septembre 2009 23:59

          Bonjour Barbouse,

          Je suis très inégal en rendement et en qualité, mais tellement vaste en sujets à traiter. j’apprécie tout à fait votre fidélité. L.S.


        • Gül 12 septembre 2009 11:47

          Génial article !

          Et ces comparaisons diverses sont plutôt drôles. Je t’imagine la tête dans la cuve à vin !!!! smiley

          Bon we Lisa et merci pour cette bouffée d’air pur.

          Amicalement.


          • Arcane 12 septembre 2009 13:08


            Gul, comment avez-vous fait pour le smiley ???


          • Gül 12 septembre 2009 13:28

            Ha ha...... smiley


          • Arcane 12 septembre 2009 16:49


            Ca ne nous eclaire pas beaucoup ...  ; - )


          • Gül 12 septembre 2009 17:38

            C’était pour rire....dsl smiley

            En fait, rien de spécial, j’ai testé et ça a marché... Je supposais que c’était pareil pour tout le monde. Peut-être une question de navigateur ?


          • Arcane 12 septembre 2009 18:11


            Test Firefox :

             smiley  smiley  smiley


          • Arcane 12 septembre 2009 18:12


            Coooooooooool !  smiley

            Merci Agoravox, depuis le temps ...


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:07

            Salut Gül

            Mon oncle, un fameux bricoleur, tenait une cave à Baillargues. Un jour, j’avais douze ans, il m’envoya boucher une fêlure dans une cuve parce que j’étais assez menu pour entrer dedans par la vanne d’ouverture. C’est comme cela que j’ai su que cela pouvait rendre fou sutout à l’idée de s’y faire enfermer...Brrrrr !

            Par contre, dans la cuve l’air est loin d’être...hic.. pur.

             Affectueuse ..hic... ment. L.S.


          • brieli67 12 septembre 2009 11:57

            http://www.youtube.com/watch?v=Zu-MGvUyxzk


            eH oui Très spectaculaire ! Se voit encore dans nos Vosges. !

            par contre ces harnachés

            quel humour !

            merci !

            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:12

              Salut Briely,

              c’est curieux, ces coqs ont la même démarche que les ragondins avec en plus un sac à dos blanc... ?

              Merci pour l’humour. L.S.


            • brieli67 28 septembre 2009 00:46

              quelque part chez fergus....... EN RAPPORT AVEC SES RAPACES....
              j’ai mis une tonne de liens d’une part l’élevage de faucons pour les émirs....
              Les mêmes sont piègeurs, organisateurs de tours de viandage, des chasseurs de grand gibier et leur honteux élevage intensif, de vente et de trafic de carne sauvage
              un de ces personnages Gilbert de Turckheim bien hypocrite est l’instigateur de l’élevage de poulets dits cigogne et sa réintroduction, de montagne des singes, de la volerie des aigles.... et loue avec ses complices la célèbre et scabreuse chasse dite de « Maître Floriot Roussel » à Saint Quirin en Moselle sur la face ouest du Donon...

              ICI  DVD que sponsorisent les viandards.... La honte, le scandale !!
              d’un romantisme douteux.


            • tonton 12 septembre 2009 12:08

              Le geste d’ensemencement dure au bas mot, une simple seconde


              pfffff ... hé bé, elles sont pas gâtées les nanas-cerfs
              non seulement il les rend sourdingues, mais en plus, elles ne prennent même pas leur pied
              et puis on s’étonne qu’il porte des cornes grandes comme ça

              • Arcane 12 septembre 2009 13:06


                J’allais la faire tonton ; - )

                Apres le nartic sur les biches de Barcelone et les colonnes a levrette, ce papier sur les cerfs et le brame (a poutre) est bienvenu.

                Merci Lisa.


              • tonton 12 septembre 2009 16:04

                à ce propos, Arcane, un jour j’ai causé à une nana-cerf qui m’a dit que c’est pour ça qu’elle préférait les vieux cerfs... parce qu’ils gueulent moins fort déjà, et puis le coït dure + longtemps et leur fourrure est + confortable


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:21

                Tonton,

                en plus, le cerf ne prends que celles qui se retournent devant lui...il fait comme le jeune de banlieue, se mets sur la roue arrière, et paf, terminé ! Bien sûr, c’est la notion différente du temps qui nous fait le prendre, varier les plaisirs et affiner nos gestes. Mais nous nous sommes aussi beaucoup compliqués en sommations, options, conditions, produits d’appels, produits dérivés, prothèses, et autres sous complications que cela entraine selon les goûts toujours plus complexes des capricieuses...ex, fraises en hiver !


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:25

                Merci Arcane,

                à cde niveau, on peut dire bitch de Barcelone...


              • jcm jcm 12 septembre 2009 12:09

                J’ai eu il y a une trentaine d’années l’occasion de côtoyer des cerfs à la période du rut, travaillant à Pont Saintes Maxence en déplacement pendant quelques mois.

                Le soir j’allais fréquemment me promener dans cette superbe forêt aux portes de la vile et me suis trouvé, étant promeneur très silencieux et discret, à repérer quelques troupes de ces animaux et des individus isolés.

                Mon « jeu » était de tenter de les approcher sans me faire repérer.

                Ce n’est pas très facile et peu devenir impressionnant, lorsqu’on se trouve dans une futaie de hêtres, très grands arbres éparpillés à quelque 10 mètres les uns des autres dans des zones sans taillis, en milieu relativement libre donc.

                Aller silencieusement de tronc en tronc en profitant des rares instants durant lesquels aucun animal ne semble vous regarder.

                Puis soudain vous êtes repéré, tous s’immobilisent et le grand cerf vous fait face, à 25 / 30 mètres, avance de quelques mètres tandis que a troupe recule.

                Pas certain qu’il vous ait vraiment vu et vous voie encore (dissimulé que vous êtes derrière un fût) mais il fait face aussi longtemps que le doute subsiste.

                On se demande parfois jusqu’où il avancera et ce qui pourrait alors se produire : en fait il reste à distance, frappe du pied, attend que son groupe soit suffisamment éloigné pour le rejoindre sans faire mine de battre en retraite.

                Je me suis ainsi parfois laissé entraîner assez loin de la ville et fait piéger par la nuit, sans avoir apporté de lampe.

                La recette dans le noir complet, sans lune : un bon bâton de marche et tous les sens en éveil.

                L’oreille joue un rôle important et avec un peu d’entraînement on s’aperçoit qu’elle permet de détecter des « échos » auxquels on ne porte habituellement aucune attention et qui renseignent sur l’environnement immédiat.

                Le chemin le plus court pour rejoindre l’hôtel me conduisait à un chemin creux bordé d’un côté par un champ de maïs et de l’autre par une épaisse haie marquant la limite de la forêt.

                A plusieurs reprises je me suis trouvé à surprendre un cerf immobilisé de l’autre côté de la haie et passant la tête au travers.

                Ainsi m’est-il arrivé d’approcher à environ un mètre des naseaux (très grand silence obligatoire !) après avoir repéré quelques bruits de mouvement dans la haie : alors le cerf s’apercevait d’une présence et détalait en poussant un grand cri.

                C’est vraiment très intense, impressionnant mais sans danger.

                Dommage, je n’avais ni magnétophone ni caméra thermique...

                Néanmoins l’expérience est à la portée de chacun et mérite d’être tentée : se trouver par nuit noire dans une forêt que l’on connaît un peu, sans lampe et contraint d’y effectuer un certain parcours permet de découvrir des sensations qui sortent du commun.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:31

                  Bonjour jcm,

                  « Néanmoins l’expérience est à la portée de chacun et mérite d’être tentée : » ce n’est pas tout à fait vrai. Après vingt ans de ville, quand je pénétrais dans les bois, j’entendais en premier mon moulin intérieur qui tournait fort, un peu comme le noir auquel il faut s’habituer en un premier quart d’heure. Mais là, j’ai mis des années à trouver le bon rythme et m’être réadapté à la campagne. L’idéal est d’y aller seul et à vélo, là, les sens de l’audition ne sont pas perturbés par les ondes du diésel.

                  J’écris sans réelle conviction mais dans le but d’être enrichi par ce genre de commentaire. Merci. L.S.


                • jcm jcm 12 septembre 2009 13:15

                  Actias : 15 minutes, probablement, je n’ai pas chronométré.

                  Mais il en va ainsi pour tous les sens dans de telles conditions : il ne faut pas croire que sortir de sa voiture, faire quelques pas et attendre une minute suffira pour prendre vraiment la mesure de ce qu’est la nuit noire et celle de la façon dont on réagira.

                  J’évoquais des parcours dont je n’ai pas mesuré la longueur mais qui pouvaient me prendre 2 heures (on marche lentement dans ces conditions d’obscurité : combien de km ?).

                  Au début on est très lent, très prudent, puis un certain nombre de phénomènes interviennent qui permettent d’être plus rapide : on prend sa mesure et celle de l’environnement, de l’aisance.

                  Passages très désagréables : des ronces au sol, ou certaines déclivités qui signalent qu’on s’est trompé de chemin...


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 00:54

                  Bonjour Actias,

                  Bien sûr, l’homme est le prédateur universel le plus brutal et en plus, bientôt cent pour cent militaire, 4X4, fusil, lunettes de visée nocturne et même micro-onde...etc...

                  Mais beaucoup d’hommes qui sont allé faire des safaris, sont revenus épouvantés par des charges et dès la nuit venue, plus personne ne descend de voiture, sans compter les guides qui font semblant de s’être perdus pour évaluer la zénitude de leurs sujets...

                  Votre histoire me rappelle au Maroc, des villageois m’avaient déconseillés de rejoindre la côte par la montagne, alors que j’étais arrivé chez eux par la même, et parti trop tard j’ai du coucher en plein air. Le ciel était merveilleux et je me délectais de m’être allongé sur le sable d’un petit sommet, jusqu’au moment où j’ai entendu aboyer à quelques mètres...Je n’ai jamais su si c’était un loup ou un ours, mais j’ ai ressenti cette pétrification qui vous interdit de respirer pendant dix minutes...et que vous décrivez fort bien.

                  Cordialement. L.S.


                • beneolentia beneolentia 12 septembre 2009 13:09

                  Bon, déjà ça avait ding dans ma tête au début, mais là c’est trop.

                  je cite l’auteur : Lisa SION 2

                  « Déjà dans les bois sombres par les nuits sans lune, faites cette expérience seul. »

                  et puis ensuite :

                  je cite : jcm « La recette dans le noir complet, sans lune : »

                  une chose est sure vous n’êtes pas des loups garous (absence de pleine lune)
                  mais, j’ai un fort doute en ce qui concerne les vampires, ma question est donc :
                   aimez vous le sang frais ?

                  votre réponse permettras de m’éclairer
                  merci


                  • beneolentia beneolentia 12 septembre 2009 21:53

                    je ne vais pas en boîte nuit non plus, parce que dans les boîte de nuit il fait noir, et ça fait peur.

                    d’ailleurs si ça s’appele une boîte de nuit c’est parce que c’est tout noir dedans, et c’est normal, ces cons n’ont pas mis de fenêtres, c’est pour ça que la lumiére ne peux pas rentrer.

                    un coup des vampires, je vous dis.

                    ps : moi, la nuit je dors, je crois que c’est fait pour en tout cas.


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 01:07

                    Béné,

                    « une chose est sure vous n’êtes pas des loups garous (absence de pleine lune) mais, j’ai un fort doute en ce qui concerne les vampires, ma question est donc : aimez vous le sang frais  ? »

                    J’avais un ami qui faisait onze kilomètres pour passer la soirée avec ma pomme et quand il repartait je le raccompagnais sur trois ou même parfois jusqu’au bout tellement nous aimions partager des instants que nous nourrissions de musique acoustique slammée sur toute la longueur. Je faisais la basse et une partie du rythme avec quelques solos et lui l’accompagnement avec le reste de la rythmique et quelques trompettes. Nous nous éclations tellement que nous ne comptions même pas les kilomètres, sauf qu’au retour chez moi, il pouvait être facilement six heures du mat.

                    Pas besoin d’être sauvage pour avoir envie de vivre jusqu’à pas d’heure et profiter de la beauté et du silence de la nuit. J’ai même un arbre au fond de ma prairie où je dors à poil les plus belles nuits de l’été. Le silence est si profond que je tendais l’oreille de longues heures pour mieux percevoir tout ce qui vit au point de ne pas vouloir dormir tellement c’est enrichissant.

                    Y faut pas en faire un brame...


                  • Georges Yang 12 septembre 2009 16:12

                    Si l’homme en rut se mettait à réer, il faudrait revoir l’insonorisation des hôtel Formule 1 et Ibis !


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 01:11

                      Georges, pour réer tranquille ce que je conseille à ceux qui veulent jouir de la vie jusqu’à perdre haleine, il faut vivre loin de tout ou derrière des murs de quatre vingt...


                    • kitamissa kitamissa 12 septembre 2009 19:31

                      j’ai cette chance d’habiter en lisière de forêt de Fontainebleau ....

                      devant chez moi,ce sont surtout les sangliers qui viennent retourner la pelouse ,il m’est arrivé d’en compter une trentaine qui viennent ensemble la nuit tombée ...

                      il y a une population de cervidés ,mais plutôt vers Recloses un village en lisière vers la Rn 158 ,

                      vers Barbizon également ,ou bien vers la Table du Roi sur la route de Melun ...

                      également sur la Route Ronde ,on en aperçoit de temps en temps,mais surtout des biches et des faons ...

                      il m’est arrivé d’entendre le brâme ,c’est exact que ça surprend ,et ce qui surprend également c’est quand un mâle traverse la route à fond de train,rien ne l’arrête ,on dirait un cheval au galop !


                      • beneolentia beneolentia 12 septembre 2009 22:03

                        "et ce qui surprend également c’est quand un mâle traverse la route à fond de train,rien ne l’arrête ,on dirait un cheval au galop !"

                        ben, c’est normal, il est pas con, il a peur, il a pas envie de se faire écraser

                        c’est pour ça qu’il se dépêche.

                        ahh, stop, qu’est ce là que cette construction bizarre, je vais y passer dix minutes pour étudier ça de plus prés, ensuite je ferais un rapport aux autres, humm voyons voir, pas d’herbe, c’est noir (le noir ça fait peur même la nuit), et ça pue le goudron

                        c’est pas normal ce truc, et pis j’ai oui-dire que plusieurs hérissons y avaient perdus la vie
                        (les hérissons ne courrent pas aussi vite qu’un cheval c’est pour ça)

                        donc, il se méfie le cerf, et puis il est pressé d’aller tirer son coup aussi.


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 01:16

                        Kitamissa,

                        la route ronde, c’est bien celle qui quitte la nationale sept après Melun et retombe dessus après Fontainebleau en passant devant les gorges de Franchard... ?

                        « ce qui surprend également c’est quand un mâle traverse la route à fond de train, rien ne l’arrête , on dirait un cheval au galop ! » Pour l’animal sauvage et même le sanglier, l’homme est négligeable et fuit en général. Même les voitures de deux tonnes à deux cent ne l’impressionne pas. 


                      • kitamissa kitamissa 13 septembre 2009 09:28

                        perso,pour aller tirer mon coup ,je prends mon temps ,je ne traverse pas la route à fond ,d’abord pour garder mes forces,et puis pour les préliminaires,il vaut mieux faire ça relax !

                        ceci dit ,lorsque je vais tirer ce fameux coup ,en général,je ne traverse que la chambre ,là au moins on ne risque pas de se faire écraser par une bagnole !.... smiley


                        • beneolentia beneolentia 13 septembre 2009 13:54

                          réponse à : kitamissa (xxx.xxx.xxx.146)

                          ben, oui mais t’est pas un cerf en rut, ton râle n’est pas aussi puissant que le sien.

                          et t’a pas besoin d’appeler ta femelle, vu qu’elle t’attends dans la chambre.

                          le cerf lui il doit se dépécher, parce qu’il est paumé dans la forêt qui est pleine d’arbre tous pareils, et qu’en plus y vois que dalle vu que c’est une nuit sans lune.

                          de plus il a de la concurrence, donc il se dépèche, et il est vraiment vraiment pressé
                          parce que Le geste d’ensemencement dure au bas mot, une simple seconde, et la femelle s’enfuit, ensuite fécondée.

                          donc il joue tout a une seconde le cerf, y’a pas a arriver en retard.
                          sinon il se retrouve comme un con au milieu d’une clairiére vide, parce qu’un autre est passé avant lui, et que les femelles se sont barrées.


                        • kitamissa kitamissa 13 septembre 2009 14:25

                          remarque que le risque de trouver sa femelle fécondée ou tout au moins rassasiée existe également chez les humains ..

                          il suffit que le facteur ,ou le livreur de pizzas ,ou même le voisin tire sa crampe et se barre par le fenêtre ,et tac ,pour toi c’est trop tard ...

                          alors ce sera le pratique « désolé mon cheri mais j’ai mal à la tête !... »


                        • Halman Halman 13 septembre 2009 10:57

                          97 % du territoire français ?

                          Pas un peu marseillais ?

                          Seulement 3% seraient les villes et banlieues, les champs, les usines, les exploitations agricoles, etc ?

                          Je ne supporte pas les gens qui font dans l’exagération.

                          Et comparer le brame d’un cerfs aux moteurs de cochonneries de voitures de sports et de caterpillars, c’est d’un poétique, ça ne donne pas envie d’y aller à la campagne si c’est pour y retrouver les mêmes horreurs qu’à la ville.


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 septembre 2009 01:25

                            Ah, je l’attendais le calculateur à la suisse...

                            « 97 % du territoire français ? Pas un peu marseillais  ? » le chiffre est une déduction approximative puisque cet animal est partout chez lui sauf dans les montagnes trop abruptes.

                            " Seulement 3% seraient les villes et banlieues, les champs, les usines, les exploitations agricoles, etc ? Je ne supporte pas les gens qui font dans l’exagération.

                            " Renseignez vous avant de ne pas supporter les chiffres exacts qui dépassent de votre connaissance. toutes les infrastructures construites ne dépassent pas les trois pour cent mais évolue j’en conviens.

                            Vous êtes vous même plus calculateur que romantique et poétique. L.S.

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