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Copié-Collé

Le plagiat est un art délicat, et bien pratique pour s’assurer un succès à bon compte, il suffit de ne pas se faire prendre les doigts dans le pot de confiture.

De la littérature, à la chanson, en passant par le cinéma, l’enseignement, l’industrie, les exemples de ceux qui empruntent sans vergogne sont légion.

Les internautes connaissent sur le bout de leur clavier « le copié-collé » et ont parfois la fâcheuse tendance d’oublier de citer leurs sources.

Les écrivains tombent parfois aussi dans les mêmes travers, telle Françoise Sagan, prise la main dans le sac, accusée d’avoir plagié « la Vieille femme  » de Jean Hougron, pour en faire son « chien couchant  », ce que le tribunal condamna sans hésiter, décidant l’interdiction du livre de Sagan, et le partage de ses droits d’auteurs à l’auteur copié.

Hélas pour Hougron, les avocats de Sagan firent appel, et le Tribunal décida qu’en fin de compte, si le sujet était bien commun, les idées n’étant pas protégées, l’œuvre de Sagan était donc originale. lien

Il arriva la même mésaventure à Régine Deforge coupable, selon le Tribunal de Grande Instance de Paris, d’avoir contrefait « autant en emporte le vent » de Margareth Mitchell, pour en faire sa « bicyclette bleue » ; décision confirmée en cassation, mais cassée par la cour d’appel de Versailles en 1993, affirmant que les ressemblances n’étaient pas constitutives de contrefaçon. lien

Au lecteur de se faire une opinion en relisant les deux. lien

Certains ont eu moins de chance comme Patrice Delbourg, qui a reçu le prix Apollinaire (1996) pour son « ampleur du désastre » lequel en devint donc un, car le tribunal confirma qu’il avait contrefait les poèmes d’un certain Thierry Mattei d’un recueil intitulé « je serais voltigeur ».

Titre prémonitoire dont il aurait du se méfier.

L’histoire ne dit pas si Patrice Delbourg à offert son prix Apollinaire à l’intéressé. lien

Plus loin de nous, même si ce bon Jean de La Fontaine n’a jamais caché avoir puisé allègrement dans l’œuvre d’Esope pour écrire ces fables, nombreux sont ceux qui l’ignorent encore aujourd'hui.

Sur ce lien, quelques exemples qui démontrent les liens évidents qui unissent les œuvres originales d’Esope et les « adaptations » de La Fontaine.

De l’écriture au cinéma, il n’y a qu’un pas : « Séraphine », (dans lequel brille Yolande Moreau, la truculente membre des « Deschiens ») récemment césarisé à sept reprises vient d’être condamné par la justice pour avoir plagié une biographie.

Son réalisateur, Martin Provost, à emprunté sans complexe, (lien) au mot près , des passages de la biographie qu’Alain Vircondelet, expert en histoire de l’art a fait de la vie de Séraphine Louis, cette femme peintre hallucinée. lien

La malchance poursuit Vircondelet, puisqu’il accusa aussi Laure Adler, la très médiatisée journaliste, d’avoir pratiqué le cannibalisme de travaux antérieurs, dans sa biographie de Marguerite Duras.

D’autres ne prennent pas trop de pincettes : le studio brésilien « Vidéo Brinquedo » reprend carrément les dessins animés devenus cultes pour en faire des copies affligeantes. Ainsi Ratatouille, des studios Pixar est-il devenu Ratanouille, et sur ce lien, d’autres exemples de leurs frasques.

Plus prés de nous, l’un des films les plus plébiscités en 2010, « Avatar » va-t-il faire les frais d’un plagiat ?

En effet, l’écrivain chinois Zhou Shaomou, accuse James Cameron d’avoir plagié l’une de ses œuvres pour en faire son « Avatar ».

L’affaire est dans les mains de la justice, mais Cameron n’et pas inquiet.

En effet, il affirme que son scénario a commencé à être conçu il y a 15 ans, soit bien avant que le roman de Shaomou soit terminé. lien

En 1954, le grand Akira Kurosawa présente ses « Les 7 Samouraïs  » monument du cinéma mondial.

Or, six ans après, John Sturgess va réaliser ses « 7 mercenaires  », reprise fidèle du film de Kurosawa.

L’intrigue est totalement la même : un petit village racketté par une bande de brigands, va se donner les moyens de se défendre, en engageant 7 mercenaires afin de retrouver leur vie paisible.

S’agit-il d’un plagiat, ou d’un hommage ?

Disons qu’il s’agit d’un « remake » et n’en parlons plus.

Que dire du « pour une poignées de dollars  » de Sergio Léone et de sa ressemblance avec « le Garde du Corps » du même Kurosawa ?

Si l’on regarde attentivement les deux films, on s’aperçoit que très manifestement, Léone a beaucoup apprécié le film de Kurosawa.

Du constructeur de cercueil, jusqu’à la fumée à la fin du film, en passant par la façon de filmer, d’une façon évidente, Léone a été très largement « influencé » par le  film de Kurosawa.

Du coté de la chanson de variété, le couple Vartan-Hallyday est particulièrement efficace.

On en veut pour preuve le plagiat de Sylvie Vartan qui,  telle un « Shadock » déchainé, pompe allègrement à la fois chez Vladimir Kosma, le créateur de la musique des « feuilles mortes », et chez Guy Bontempelli, comme l’a prouvé Serge LLado dans le montage qu’il a présenté dans son émission chez Ruquier. lien

Quant à son ex-compagnon, l’exilé fiscal Johnny, il a été plus malin en allant chercher une chanson chez un artiste pas trop connu, un nommé Ferre Grignard.

Pour répondre à Antoine qui voulait le mettre en cage à Médrano, dans ses « élucubrations  » il a, sans la moindre hésitation, transformé la chanson du dit Grignard la faisant sienne avec de nouvelles paroles : « cheveux longs et idées courtes ».

Pour s’en assurer, sur ce lien la chanson de Ferré Grignard (my crucified jésus-1966), et sur celui-ci, celle de Johnny.

L’affaire fit du bruit à l’époque, car Grignard demanda réparation, et obtint en échange un contrat chez Barclay, ce qui n’était peut-être pas une très bonne idée, car son succès trop rapide lui fit dilapider ses royalties.

Il devint chanteur de bistrots, oubliés par ses fans, et mourut d’un cancer de la gorge à 43 ans dans l’indifférence quasi générale. lien

L’art du plagiat s’invite aussi de plus en plus souvent dans l’éducation nationale. En effet, élèves, étudiants, puisent sans complexe sur le net, pour réaliser un travail scolaire, leur seul mérite étant de manier l’art du copié-collé, et du téléchargement, sans la plupart du temps donner leur sources, et donc s’attribuant des textes qui ne leur appartiennent pas. lien

Si le résultat final leur permettra d’accumuler bonnes notes et diplômes, pas sur que dans la vie réelle, çà leur soit d’un grand secours.

On se souvient des « sous-doués » de Claude Zidi qui, par tous les subterfuges possibles réussissent à obtenir leurs diplômes. extraits

Pour ceux qui manquent d’imagination, internet fait le tour des astuces possibles. lien

Les plagiats les plus cruels touchent le domaine de l’invention.

Il faut savoir que protéger une invention, c’est un peu la croix et la bannière.

Il faut déposer un brevet, et çà coute très cher.

Comme le dit Peter Temey, les chances qu’un brevet se termine par une application industrielle sont quasi les mêmes que de gagner au loto.

Et puis un inventeur plagié n’aura pas les moyens de faire respecter son titre de propriété intellectuelle. lien

L’inventeur du système de fermeture des bouteilles de limonade, avec son bouchon en porcelaine, (image) son joint en caoutchouc et son bizarre système de fermeture est mort dans la misère. Il s’appelait Alphonse Belmont, et son nom ne figure même pas dans le dictionnaire des inventeurs.

Ce même inventeur avait mis au point un dispositif pour éviter les accidents de trains.

Il arriva même à convaincre un député du bien fondé de son invention, mais l’administration lui répondit que, bien que sa trouvaille soit le système le mieux étudié et le plus parfait, l’installation serait trop couteuse pour la SNCF.

L’une de ses inventions a quand même été couronnée de succès, puisqu’il a été le premier à mettre au point le principe de la vaporisation des gaz dans un carburateur de voiture…mais hélas, d’autres en ont récolté les fruits. lien

Pourtant son brevet, portant le numéro 171780 à été pris le 25 octobre 1885.

Il est manifestement l’un des premiers, sinon le premier, à avoir fait fonctionner « un moteur à gaz par l’air carburé », puisque le brevet de Daimler date seulement du 29 janvier 1886. lien

Aujourd’hui, la seule reconnaissance qu’il ait eu, c’est une plaque sur le mur de la mairie de son village, Chimilin, un petit village du Nord Isère, et la création d’une association qui organise régulièrement des expositions de voitures anciennes.

Même en politique, le plagiat existe : la tentative de copier n’a pas échappé à notre chef de l’état, mais là, il y a un problème de taille. lien

Car comme dit souvent mon vieil ami africain :

« Si j’écoute, c’est moi qui profite, si je parle ce sera tout au plus les autres ». 

L’image illustrant l’article provient de « wikini.ten.laval.tuxcafe.org »


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67 réactions à cet article    


  • antonio 29 décembre 2010 11:50

    Oui, La Fontaine s’est inspiré d’Esope entre autres mais il le fait si bien et surtout dans une langue exceptionnelle...


    • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 13:14

      antonio
      je partage.
      mais déontologiquement, j’aimerais bien voir figurer le nom d’Esope en lien a la fin de ses fables savoureuses,
      et je ne dois pas être le seul.
      merci de ton commentaire.
       ;-
      et vive 2011
       smiley


    • Gabriel Gabriel 29 décembre 2010 12:49

      Bonjour Olivier,

      Je ne vois pas l’intérêt du plagiat qui est personnellement insatisfaisant et intellectuellement frustrant pour qui le commet. Cependant nous devons faire le constat que tout a été dit ou écrit et que nous ne possédons que 26 lettres pour nous exprimer. Alors émettre une vérité déjà énoncée en changeant l’ordre des lettres est-ce plagier ? Asséner les mêmes discours ou se répéter dans ses propos est-ce se plagier ? L’écriture a un formidable avantage sur la parole en ceci qu’elle permet le correctif, une plus longue réflexion et n’est pas trahie par l’intonation. J’ai toujours considéré que l’auteur avait un intérêt mineur par rapport au texte. Pour finir, comme je sais que tu les affectionne, un petit proverbe : « Un lion qui cherche à imiter un autre lion devient un singe. » Cordialement


      • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 13:16

        Gabriel
        je rajoute illico cette citation qui mérite plus qu’aucune autre de figurer dans les paroles de mon vieil ami africain,
        pour le reste, je suis bien sur d’accord.
        s’inspirer c’est normal, copier, çà l’est moins.
         smiley


      • brieli67 29 décembre 2010 13:24

        à titre d’information :


        En Allemagne depuis deux ans, toute publication universitaire ( scientifique, littéraire) est passée à la moulinette. Les auteurs doivent être cités dans leur jus. 
        en banques de données : toute la littérature allemande, anglaise et russe. 

        Pas que des étudiants ont été gaulés, des professeurs ont été exclus de l’Université.

        Il fleurit un label AOC des textes des journalistes « indépendants » : passé à la moulinette de Rostock !

        • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 13:29

          brieli
          je ne suis pas surpris de te retrouver sur ce fil.
          d’accord avec toi pour chaque ligne.
          et merci de ton commentaire, une fois de plus ouvert.


        • brieli67 29 décembre 2010 13:46

          droit d’auteur n’est pas copyright



          Lawrence Lessig pour des liens ( ebooks gratuits) wikipedia fr et en !! et son blog et ses sites.

          une des applications : FREEBEER  de « logiciel libre » 
          soutenue par DH, par ailleurs conseiller du Prezz BO

          • brieli67 29 décembre 2010 14:11

            il n’y a pas que la bière en boisson GNU en liens 


            De la délinquance qu’on ne cause pas !

            voir cette lettre et méfiez vous des « banquiers » si vous avez un projet perso !! immobilier, petites affaires

            Ayez des projets moins gourmands ! 
            On peut lever des fonds par tontine entre copains de bonne foi et de bonnes moeurs !

            • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:45

              brieli
              pour cette fin d’année je vais officiellement te nommer monsieur bons conseils 2011.
              et ne cherches pas de l’humour dans cette phrase, il n’y en a pas.
              encore merci.
               smiley


            • keiser keiser 29 décembre 2010 14:27

              Gros plagiat passé inaperçu ou presque :
              Le fameux Da Vinci code , du minable voleur d’idées : Dan Brown

              Il faut rappeler que les auteurs Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln ont ouvert la route à Brown en écrivant l’Enigme Sacrée .

              Il ne manquait plus que Umberto Eco avec le Pendule de Foucault pour scénariser l’idée de complot et le copieur minable Dan Brown avait son histoire a 10 millions de dollars .
              Umberto Eco , lui au moins cite ses sources sans s’en attribuer la primeur et son livre est bien supérieur que cette soupe à blaireaux de Da Vinci .

              Tranquille !... aucune idée , aucun travail et gros pactole avec la bénédiction de la justice qui a déclaré que Brown était innocent , du fait que le Da Vinci était un roman , imparable ...

              Une bonne fessée , voilà ce qu’il mérite ce Brown .


              • keiser keiser 29 décembre 2010 14:37

                Petit rectificatif  :

                Un arrangement à du être trouvé entre les deux parties car maintenant , on peut voir ceci :
                Copié collé smiley

                Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln, grands reporters et spécialistes des sociétés secrètes, dévoilent la face cachée de la civilisation judéo-chrétienne. L’énigme sacrée et Le message sont des livres recommandés par Dan Brown, l’auteur de Da Vinci Code, best-seller mondial.
                (source Amazon)


              • brieli67 29 décembre 2010 14:50

                entre Umberto & Quenoooooooooooooooooooo ET Raymond du HAVRE


                Y A PAS PHOTO !!

                ECO est dans économique
                son petit dernier  va créer des vagues en Europe et en France
                C’est fait pour et on en saura plus sur Umberto E.

                Le traité .des Vertus Démocratiques 
                oeuvre posthume autour de Liberté, Egalité, Fraternité

              • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:46

                keiser
                allons y pour fesser Brown
                il n’a que ce qu’il mérite.
                merci de ce commentaire enrichissant.
                 smiley


              • Heil Cartman Heil Cartman 30 décembre 2010 09:57

                Snif Keiser, vous remuez le couteau dans la plaie, vous venez inconsciemment de me rappeler que le pendule de Foucault à été irrémédiablement détérioré cette année ; ce qui m’a arraché une larme, j’avais été le voir quelques mois avant au musée des arts et métiers.

                Pour ceux qui l’ignorait voila des liens vers des articles qui en parlent :

                http://www.bakchich.info/Le-pendule-de-Foucault-a-perdu-la,10669.html

                http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/fondamental/20100511.OBS3794/le-pendule-de-foucault-decroche.html

                Snif, le pendule des Arts et Métiers n’est plus qu’une copie ; certes l’intérêt scientifique est toujours là mais je trouve quand même que quelque chose à été perdu.


              • ARMINIUS ARMINIUS 29 décembre 2010 14:41

                Bonne détente, tous ces plagiaires mériteraient d’être entartrés pour s’être fait de la galette avec l’intelligence des autres...En Allemagne aussi la BD française a été pompée, il y a quelques années, avec de pales imitations de Reiser et de Brétécher... la liste est donc loin d’être limitative...en France on a aussi un président Gini : ça à le costume du président, le goût(hum !) du président mais ça n’a rien d’un président.


                • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:48

                  Arminius
                  bravo pour le message publicitaire,
                  pour l’article qui arrive pour boucler cette année horribilis, vous allez trouver du grain à moudre.
                  (la résistance sur un plateau)
                   smiley


                • ARMINIUS ARMINIUS 29 décembre 2010 14:45

                  Pardon, pas Gini, Canada Dry...


                  • cmoy patou 29 décembre 2010 15:15

                    Boinjour Olivier,

                    Permettez moi de ne pas souscrire totalement à votre article pour une fois mais bon il faut bien un début à tout.
                    Si j’ai bien compris quand je dit merde je devrai mettre le lien de cambronne ?

                    Sur celà meilleurs voeux.
                    Patou

                    • brieli67 29 décembre 2010 16:06

                      depuis peu 

                       le « SHIT » international 

                      à Boudaah - Pescht .... 

                      se dit en rigolant SARKO prononcé à la française ( autrement la merde se dit scsscharg )
                      avec un petit mouvement du cul, de voix fluette efféminée « sauvagement » 
                      arrrrrrrrrrrrrrrrrrosé de « Soir de Paris »

                    • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2010 17:31

                      Patou,
                       Absolument smiley
                       « Merde » n’est ce pas breveté ?
                       Si ce n’est pas le cas, je l’introduis immédiatement. dans la liste. smiley


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:49

                      Patou,
                      bon, Cabronne n’a pas inventé le mot, que je sache
                      et par contre il doit un paquet de droits d’auteurs à celui qui l’a inventé,
                      le problème, on ne sait pas à qui il les doit.
                      ben merde alors !!!
                      et très bonne année aussi !!!
                       smiley


                    • cmoy patou 29 décembre 2010 18:18

                      Effectivement l’auteur (cambronne) est contesté :


                      Merde est un mot de français moderne désignant les matières fécales, mais il sert aussi souvent de juron, sous la forme d’une interjection, dans le langage courant. Il a aussi de nombreux autres usages plus ou moins vulgaires. Il est et fut utilisé par les gens de tous milieux sociaux, de l’empereur Napoléon Ier jusqu’au peuple, en passant par les artistes et les plus grands écrivains.

                      Il est souvent désigné en français comme « le mot de Cambronne » en référence au général Pierre Cambronne qui l’aurait prononcé comme seule réponse au général britannique Charles Colville qui le sommait de se rendre. Toutefois, ce fait est souvent contesté.

                      « Merde » est aussi parfois désigné par l’expression « le mot de cinq lettres » ou plus souvent « m**** » ou bien « merdoum ».


                      Cordialement,


                    • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 18:25

                      Patou,
                      c’est l’occasion d’évoquer le mot « crotte »
                      car, si la référence au mot merde est notoire, il faut quand même reconnaitre qu’il a pris tout son sens grace au chocolat.
                      comme quoi, on peut s’inspirer d’une matière fécale pour en faire un merveilleux petit délice.
                      mais hélas, le cas est rare,
                      et ne parlons pas du caca, qui en se doublant ne s’illustre pas particulièrement.
                       smiley


                    • Georges Yang 29 décembre 2010 16:28

                      Le plagiat fait parler de lui quand il met en scène une célébrité, mais il est très fréquent dans le monde universitaire et dans celui des chercheurs. Avec Internet, il est fréquent que des lycéens et ses étudiants recopient de façon éhontée des passage entier d’auteurs sans les citer et sans rien modifier. Il existe d’ailleurs des logiciels pour les débusquer.
                      Mais il existe une autre forme de plagiat que l’on pourrait qualifier d’idéologique. Jadis, c’était l’apanage des communistes qui répétaient, écrivaient ad nauseam les idées du leader, quasiment au mot près. De nos jours cela concerne les publicistes qui sont arrivés à ce que les enfants répètent des slogans publicitaires. Les journalistes s’y mettent : travail de fourmi, moyen dérisoires, problème ! Sans parler de l’alcool à consommer avec modération
                      Enfin les écolos avec le réchauffement climatique et autres balivernes serinées à longueur de journée.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:51

                        Yang,
                        permettez moi d’être le yin de votre commentaire.
                        que les écolos « serinent » à longueur d’année le réchauffement climatique ne l’empèche pas d’être une triste réalité.
                        au contraire, ils sont des lanceurs d’alerte, malheureusement peu entendus.
                        très bonne année 2011
                         smiley


                      • Georges Yang 29 décembre 2010 16:40

                        Et Molière s’est largement inspiré de Plaute !
                        Quant à Marx, il à recopié des lignes entières d’Engels, souvent mot pour mot


                        • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:53

                          Yang
                          bravo pour ces références anciennes qui méritaient d’être données.
                          effectivement Molière est un petit copieur qui devait être montré du doigt.
                           smiley
                          pour Marx, c’est une surprise pour moi, je vais le relire en 2011
                          çà pourrait servir.
                           smiley


                        • brieli67 29 décembre 2010 18:35

                          Y déconne le Dr Yang !! 


                          Pour KM , c’est toutes les femmes qui l’entourent : épouse, ses trois filles et ... 
                          la Lenchen Demuth de son coin lorrain. 

                          GY EST UN GROS JALOUX du polygame de Trèves. 

                        • Georges Yang 29 décembre 2010 18:51

                          Pour Marx, il faut relire les articles sur la colonisation aux Indes qu’il soutient curieusement
                          Il pompe Engels dans le texte

                          Quant à Plaute il faut relire la marmite


                        • brieli67 29 décembre 2010 19:23

                          ELLES écrivaient pour les DEUX


                          et en plus une Lorraine dans l’histoire.....ha ha ha !! qui partageait .....
                          l’un fait, l’autre signe !!

                          les Goncourts ... lorrains
                          les Erckman- Chatrian lorrains...

                          petite étude

                          petit K-do ebook l’Ami Frédéric ( Fritz)



                        • L'enfoiré L’enfoiré 29 décembre 2010 17:30

                           « C’est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c’est stérile. », disait Pablo Picasso
                           smiley


                          • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:54

                            Guy,
                            très joli posture.
                            celui qui se copie lui même.
                            un commentaire tout à fait à sa place sur ce fil.
                             smiley


                          • Bartik Bartik 29 décembre 2010 17:35

                            S’il faut faire référence au dictionnaire à chaque fois qu’on utilise un mot, cher Patou, ça risque d’encombrer un peu la lecture : Cambronne lui-même aurait dû citer sa source !
                            En poussant ce raisonnement à l’extrême nous faisons tous des plagiats puisque nous utilisons les mêmes mots...
                            Les grands esprits se rencontrent parfois, dit-on...
                            Il est toujours possible que 2 auteurs ou artistes aient la même idée au même moment et l’expriment en des moyens similaires mais avec leur style propre. Dans ce cas il vaut mieux être prudent...
                            Les jazzmen se servent de standards, de thèmes communs, et proposent parfois des développements complètement différents. Et toutes les histoires d’amour ne sont-elles que de pâles copies de Roméo et Juliette ?
                            Normalement un artiste réputé n’a pas besoin d’aller se servir ailleurs pour pallier les lacunes de son imagination, ou alors il enrichit l’oeuvre initiale.
                            Les 7 mercenaires n’ont jamais cachés leur référence au film japonais des 7 samouraïs ( rien à voir cependant avec le jeu des 7 erreurs^^) : les américains reprennent souvent à leur sauce des films intéressants afin qu’ils soient compris par le grand public : une sorte d’adaptation avec généralement des moyens supérieurs. C’est du commerce avec contrepartie financière, comme dans True Lies par exemple qui reprend le film français La Totale. Les deux méritent d’être comparés.
                            L’excellent dessinateur espagnol Francisco Ibanez a pillé en toute légalité l’oeuvre de Gaston Lagaffe sous la bénédiction des éditions Dupuis qui touchaient un chèque.
                            Car souvent le problème de paternité artistique est surtout une histoire de gros sous dès lors que le succès est au rendez-vous. Sinon on finit toujours par rendre à César ce qui lui appartient...
                            Mais le plagiat avéré et plus encore le copier-coller est, au final, un aveu d’impuissance et celui qui le pratique et ne fait que cela finit par se faire prendre, comme le voleur, la main dans le sac, et se discrédite.
                            Un autre problème concernant la propriété artistique est le « partage » sur internet car la source n’est pas toujours citée...
                            Alea jacta est ( ce n’est pas de moi mais c’est du domaine public^^)


                            • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 17:58

                              Bartik,
                              c’est vrai qu’en Jazz, les exemples ne manquent pas de ceux qui s’inspirent de tel ou tel grand créateur,
                              mais sommes nous dans le domaine du plagiat ?
                              la frontière semble fragile entre celui qui s’est inspiré, et celui est EST inspiré.
                              pour les 7 mercenaires/samourais, je ne sais pas s’il y a eu des « arrangements », et je l’espère pour le grand réalisateur japonais, mais le moins qu’il aurait fallu, c’est que le réalisateur du western ait clairement affiché, au moins dans le générique, l’emprunt qu’il avait fait.
                              non ?
                              pour le reste, je cosigne et vous souhaite une très jolie année 2011, avec plein de créateurs, et moins de plagiat.
                               smiley


                            • brieli67 29 décembre 2010 19:50

                              c’est l’essence même du jazz :

                              à la base la suite d’accords d’une rengaine bien connue 
                              triturés selon avec talent au bonheur de la chance ou avec génie.

                              Le cantor Bach en son temps a bien tempéré le clavier en usant, abusant des airs/mélodies populaires. 

                            • olivier cabanel olivier cabanel 29 décembre 2010 20:30

                              Brieli
                              bien sur le Jazz,
                              mais le musicien choisit un thème, et ensuite improvise, pour arriver sur de nouvelles mélodies, et là, on n’est pas dans le plagiat, on est dans la création.
                              je me suis amusé au piano ces temps ci en improvisant sur de vieilles rengaines, la vie en rose, si vous connaissiez ma pou-ou-ou-oule de chevalier, ou clopin clopan, et quand l’inspiration est au rendez vous, c’est un vrai bonheur.
                              quelques exemples avec « les feuilles mortes »
                              http://www.youtube.com/watch?v=EVTjMrbG1hs
                              http://vimeo.com/15738269
                              et la version de mon copain Thomy Valdes, chez qui j’enregistre toutes mes chansons
                              http://www.youtube.com/watch?v=2IYw-rH2Qhs
                              régale toi...
                               smiley


                            • brieli67 30 décembre 2010 00:57

                              d’abord du Trane pour de l’Amsterrrrrrrrdam

                              Fergus nous avait parlé de la Folia  portuguische.....

                              dans ce cas Greenleaves on évoque la Romanesca

                              PASSAMENTO + ROMANESCA / 

                              ITS dorian ou dorique plongez vous dans ce monde de modes

                              Trés facile à produire sur nos claviers ..... que les touches blanches. vraiment pas sorcier du tout. Vu ksé de production facile, 300 ans pour les claviers, l’oreille de l’humanité en est pervertie.

                              Le free jazz c’est sortir de ce jeu modal : Trane a fait déferler à toute allure des torrents de notes entrelacées et convoluées ; un style que le célèbre critique de jazz Ira Gitler appelle des nappes de sons (sheets of sounds).

                              AH  les feuilles tod mortes dêêd....

                              il y a Keith  et Michel  un peu aidé c’est vrai par de l’orgue en soutien.

                              en horneur d’instruments à vent, c’est l’interprétation juste et sobre de Doldinger

                              c’est sa « musicalité » , Mon Gars

                              le thème du film das BOOT interprété par son compositeur 

                              qui donne en a capella

                              et la version « fanfare » 



                            • olivier cabanel olivier cabanel 30 décembre 2010 07:46

                              Brieli
                              oui, j’avais vu ces versions,
                              celle de Jarrett est sublime,
                              pour petrucciani, j’ai des réserves depuis que celui ci avait déclaré que Monk n’était pas un grand pianiste !!!
                              et la version « fanfare » voire martiale de la fin n’est pas trop à mon gout, avec cet écran géant montrant des scènes de guerre, on est loin des « feuilles mortes », très loin...
                              merci de tous ces liens
                              et bonne année
                               smiley


                            • thaumaetopea 30 décembre 2010 09:35

                              En matière de cinema :

                              Reste la catégorie des pompes éhontés (C’EST A DIRE SANS MÊME UN CREDIT AU GENERIQUE)... captation ... ? vol ... ?

                              les deux grands spécialistes étant à mon sens Chaplin et Woody Allen.

                              Chaplin :

                              Dans la ruée vers l’or (1925) la danse des petits pains, pompée à un film de Buster Keaton « Fatty chez lui ».

                              Dans la ruée vers l’or toujours, le gag de la ficelle-ceinture qui se trouve être la laisse du chien, pompée à un court métrage d’André Deed dit Boireau, auteur burlesque Français. N.B. Chaplin connaissait bien les burlesques Français qui l’ont beaucoup « inspiré ».

                              Dans Les lumières de la ville, le sketch de la statue, pompé plan par plan à « L’Inauguration de la statue » de Max Linder (autre grand burlesque Français).

                              Dans les temps modernes (inspiré fortement de « à nous la liberté » de René Clair- Il y avait eu procès) la scène ou Charlot est « avalé » par la machine est pompée au court métrage « Les menuisiers » de Stan Laurel.

                              Tout le scénario de « Monsieur Verdoux » est d’Orson Welles simplement cité au générique …

                              W.Allen

                              (déjà très influencé par Shakespeare, Tolstoi, Bergman et ... lui même) :

                              La rose pourpre du Caire (son film préféré) qui doit toute son idée et c’est pas rien, au Sherlock Junior de Buster Keaton.... qui n’est plus là pour gueuler.

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