• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > La femme d’aujourd’hui selon la Banque populaire... et la Vénus (...)

La femme d’aujourd’hui selon la Banque populaire... et la Vénus d’Urbino du Titien

Si les publicitaires sont les vigies des modes plus que leurs inventeurs, alors il faut voir, dans la dernière publicité de la Banque populaire, parue dans « Le Nouvel Observateur » du 17 au 23 mai 2007, l’image familiale de cette nouvelle société qui désormais s’affiche sans complexes. La rupture avec celle de ces quarante dernières années est consommée. Arrière toute !

La parenthèse est refermée. L’avenir est dans le passé. La famille, et donc la femme, selon la Banque populaire, se rangent sagement dans les stéréotypes du début du XXe siècle, voire du XIXe siècle.

Une famille a placé sur un mur dans un cadre une photo d’elle-même qui lui permet de s’autocontempler. On y reconnaît, en plan d’ensemble, la famille-type d’aujourd’hui avec son chien, un couple et ses deux enfants - heureusement répartis en fille et garçon - où dans une mise en scène traditionaliste, le décor et les postures définissent le statut de chacun dans une famille aisée.

Une aisance enviable

Le père et la mère approchent de la quarantaine et possèdent déjà un patrimoine enviable. Quelques métonymies (la partie pour le tout) en donnent une idée : une porte vitrée où conduit un perron, et de hautes fenêtres habillées d’amples rideaux à embrasses dessinent une « maison de caractère ». On n’est pas dans un lotissement de maisons Phénix, mais dans un quartier résidentiel où les demeures se tiennent à distance au milieu de rases pelouses traversées d’allées de gravier.
De même, quoique chics et sans doute avec marque, les vêtements des propriétaires sont d’une sobriété de bon aloi : ils signent une manière d’être plutôt stricte, ennemie de l’excentricité, de l’exhibitionnisme et du négligé. Seule concession de la tradition la plus rigoriste aux temps nouveaux, la mère porte un pantalon de tergal. La fille, en revanche, est en robe et non en jean. Le fauteuil de jardin en rotin confirme cette aisance dans un luxe discret.

Le langage analogique de la femme assise et de l’homme debout

Surtout, comme il sied dans la famille traditionnelle bourgeoise, il revient à la mère d’être assise quand le père est debout. Ce langage analogique est évident. L’étiquette révérencielle qu’on réserve à la femme ne fait pas oublier que cette place assise assignée renvoie à son image traditionnelle d’être faible qui a besoin à la fois de se reposer et d’être protégée par son mari. Ici, l’époux surplombe donc son épouse et du même coup la domine. Une image renforce cette fonction : le mari est le seul de la famille à être planté de face, justement... pour faire face à toute éventualité, quand les autres membres de la famille, présentés de trois quarts, donnent l’impression d’aborder la vie de biais et donc dans une position de faiblesse.
Quant à la répartition des deux rejetons du couple, elle obéit à des canons inconscients que Freud a rendu familiers : à chacun « son Œdipe » ! La fille près de son père chéri qui la prend par l’épaule, le fils assis sur un bras du fauteuil appuyé sagement contre sa chère maman.
Le chien, une bonne pâte de Golden Retriever, est à la fois la peluche offerte aux enfants et le chien de garde de la maison : il est le seul à détourner la gueule du lecteur, c’est normal, il surveille son domaine. Le garçon a sans doute lui aussi le regard ailleurs, mais il garde le visage de face : c’est la seule petite entorse à la discipline familiale qu’il peut sur le moment se permettre à son âge sans être vu, au risque de se faire gronder quand on verra sa mine inconvenante qui gâche un peu la photo.

Le prix à payer

Mais quatre détails permettent par métonymie « de voir sans être vu » l’envers de ce trop beau tableau de famille.
- Le mari a le col de chemise ouvert : il est chez lui, fini le stress ! Il a tombé la cravate du cadre dynamique ! Il ne peut toutefois en cacher les stigmates malgré un franc sourire d’homme heureux : il suffit de voir les lourdes valises qu’il promène sous les yeux ! Elles en disent long sur ses longues journées épuisantes sans horaire fixe, voire ses insomnies. On n’a rien sans rien : il est au moins récompensé par cette propriété plutôt cossue.
- L’épouse et mère sourit elle aussi mais d’un sourire plutôt pincé : elle pince les lèvres au moins aussi fort qu’elle tient serrées jambes et cuisses l’une contre l’autre ; elle n’est pas le genre de femme à ouvrir la bouche ni à croiser les jambes. Sa pudeur, de règle ancestrale, en souffrirait. Son bras gauche d’ailleurs retombe nonchalamment de l’accoudoir et, sans le faire exprès sans doute, porte la main à hauteur du pubis. Par intericonité, évidemment cette posture parle. Depuis le temps que les hommes s’expriment en images, toute image est peu ou prou la citation d’une autre image. On songe ici à l’ambiguïté volontaire de la posture que le Titien a fait prendre à sa "Vénus d’Urbino » en 1538. Mais, ici, dans notre famille bien rangée dont le patrimoine multiplie les lignes droites de l’ordre physique et moral, des marches jusqu’aux fenêtres, pas d’équivoque, s’il vous plaît ! Tout indique - les jambes et cuisses serrées de Madame par dessus tout - que ce n’est pas l’invitation à un érotisme débridé qui guide cette femme. Ce serait même plutôt la volonté de s’en garder sagement comme de la peste.

« Pour nous, dit la Banque populaire en légende, votre patrimoine, c’est beaucoup plus que de l’argent  ». On l’a compris, cette banque milite politiquement pour un type de société et donc de femme qu’on ne croyait pas revoir de sitôt. Ce paradoxe assimile volontiers patrimoine et famille traditionaliste des siècles passés : mesdames, peut-être faut-il vous préparer à redevenir « femmes d’intérieur » !

Documents joints à cet article

La femme d'aujourd'hui selon la Banque populaire... et la Vénus d'Urbino du Titien La femme d'aujourd'hui selon la Banque populaire... et la Vénus d'Urbino du Titien La femme d'aujourd'hui selon la Banque populaire... et la Vénus d'Urbino du Titien La femme d'aujourd'hui selon la Banque populaire... et la Vénus d'Urbino du Titien La femme d'aujourd'hui selon la Banque populaire... et la Vénus d'Urbino du Titien

Moyenne des avis sur cet article :  4.3/5   (46 votes)




Réagissez à l'article

86 réactions à cet article    


  • Marie Pierre 31 mai 2007 09:59

    Bonjour, et bon regard sur cette publicité. C’est l’image de la France propriétaire. Et ça vient de la Banque POPULAIRE (pas celle du peuple, ne pas confondre) ! Il est vrai que sur le site de la banque, c’est un lien vers... l’ISF. Mais nouvelle photo , le gamin a disparu, l’homme, la femme et la fille sont ... assis sur les marches. Le chien est toujours là.

    Putain, 5 ans.....


    • ocean 31 mai 2007 15:40

      vous ne croyez pas que c’est un peu tiré par les cheveux, de faire un rapprochement avec les élections ? Pourquoi vouloir à tout prix que l’argent soit haïssable ?

      Pourquoi laisser supposer qu’on commence à se salir dès qu’on approche de l’ISF ? Vous n’aimez pas l’argent, vous ? Ou bien est-ce que vous tenez tant que ça à vivre dans un pays où tout le monde serait pauvre ? Pensez-vous qu’il n’y a pas d’argent à gauche, ou qu’il y serait généreusement redistribué ?

      Cette réflexion est hors sujet, mais c’est votre « putain, 5 ans... » : je me lâche un peu ... ! sans rancune !


    • Marie Pierre 31 mai 2007 15:55

      @ Océan,

      Mais lachez-vous, ça fait du bien !

      Ceux qui paient l’ISF ne me gênent pas, j’en ai parmi mes copains, j’aime pas les riches cons comme je n’aime pas les cons tout court. (attention, je n’ai pas dit que les riches étaient cons, je précise des fois que !). J’ai simplement fait un lien entre la Banque Populaire (parce qu’on peut être banque et populaire...) et l’ISF. Sur le site de la BP, cette photo est un hyperlien pour la gestion du patrimoine.

      Quant au putain, 5 ans, c’est bien sûr en rapport avec la France des propriétaires. Les banques collent au discours politique : le président dit :« tous propriétaires », les banques sortent les pubs, pas celles de la maison Borloo, celles cossues du centre ville, pour en faire rêver quelques uns. Tiens, ça me rappelle le sketch de Font et Val : Villa Mon cul.


    • ocean 31 mai 2007 16:43

      on est d’accord, vous aimez bien les riches intelligents, et vous n’aimez pas ceux qui sont pauvres et cons.

      Moi non plus.

      Mais vous préférez vraiment être locataire plutôt que propriétaire ?


    • Marie Pierre 31 mai 2007 16:59

      On est propriétaire lorsqu’on a fini de rembourser son emprunt. En attendant, on est locataire de sa banque. Les jeunes qui achètent aujourd’hui en prennent pour 25 ans... Et quand arrivent les gros travaux, nombreux sont ceux qui ne peuvent y faire face.


    • ocean 31 mai 2007 17:25

      sans la banque, c’est pas en 25 ans qu’ils l’auraient, c’est jamais. Vous trouvez ça mieux ? 35 et 25 ça fait 60. Restent 25 ans à vivre propriétaire, avec des répérations moins chères quand même qu’un loyer. C’est pas bien ?

      Imginez que la banque ne fasse pas d’argent avec ses prêts et le travail de l’argent, vous pensez qu’elle pourra prêter au jeune couple sympa qui veut acheter sa maison ?

      On dirait que vous regardez une banque comme une personne rapace et radine, assise sur son magot d’or.

      La richesse que produisent les banques circule, et vous en bénéficiez tous les jours.


    • ocean 31 mai 2007 23:58

      banque populaire, banque du peuple, vous savez ce qu’on dit : « le crédit agricole n’est pas plus agricole que le crédit lyonnais n’est lyonnais » !


    • maxim maxim 31 mai 2007 10:05

      pour une banque dont l’argument est la gestion du patrimoine ,on a voulu symboliser une famille traditionnelle ,effectivement,plutot l’image d’un couple rangé ,ayant réussi ,et réunissant la famille avec le message de la transmission du patrimoine aux enfants .... on n’allait pas mettre des traine savates,devant un mobil home ......

      quand à cette image ,meme si elle forçe un peu sur le trait ,et encore ,si vous habitez une ville bourgeoise ,il n’y a rien de choquant ,c’est le lot et l’environnement de beaucoup d’habitants .....

      j’habite Fontainebleau ,( je ne suis pas super bourge friqué ...) mais des familles similaires ,il y en a à la pelle ........

      quand à la vénus d’Urbino ,elle ressemble à Olympia de Manet ,ou plutôt le contraire si l’on respecte la chronologie ......


      • maxim maxim 31 mai 2007 10:12

        Marie Pierre ,

        tu viens d’évoquer l’impôt sur la fortune ,tu n’ignores pas que bien des gens ,propriétaires de longue date dans des zones où le prix de l’immobilier a flambé,se retrouvent assujettis à l’ISF ,alors que leur bien n’était que le fruit d’un épargne pour accéder à la propriété ,ou bien alors ,d’une succession qui leur revenait de droit ....


      • Marie Pierre 31 mai 2007 10:14

        Salut Maxim,

        Pour la Vénus (Olympia), je crois que Manet ne s’est jamais caché d’avoir copié Le Titien.


      • Marie Pierre 31 mai 2007 10:18

        Maxim,

        Pour l’ISF, je disais tout simplement que cette image était un lien vers la page ISF de la BP.

        Quant aux pauvres qui se retrouvent soudainement assujettis à l’ISF, c’est à voir de plus près, et ce n’est pas le sujet de l’article.

        Cordialement, le bellifontain (belli, tiens c’est un peu guerrier...)


      • Jojo2 31 mai 2007 12:09

        « quand à la vénus d’Urbino ,elle ressemble à Olympia de Manet ,ou plutôt le contraire si l’on respecte la chronologie ...... »

        L’Olympia de Manet représente une courtisane, servie par une domestique noire, à qui on envoie des fleurs. Ses yeux provocants fixent le spectateur. C’est ce détournement de la Vénus du Titien qui a fait scandale. Excellent decryptage dans « Palettes ».


      • Marsupilami Marsupilami 31 mai 2007 10:20

        Bon décryptage. Cette photo est une icône de la « France d’après »« tout devient possible ». La ringardise patrimoniale intégrale, un petit monde faussement décontracté, désuet, sans complexe et sage comme une image. Dans le genre femme assise, on préfèrera celle de Copi.


        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 10:25

          Oh, mais c’est la famille Ricorée ! Ils n’ont pas l’air très rigolo, et leurs pulls sont aussi étriqués que la pelouse est strictement tondue pour un Déjeûner sur l’herbe sans fantaisie ni plaisir.

          Modèle familial proposé dans nombre de publicités depuis quelques années, les Ricoréens ne me semblent guère, contrairement à ce que dit Maxim, représenter un mode de vie partagé par nombre de concitoyens. Mais l’idéal conscient ou inconscient de beaucoup, particulièrement chez les très jeunes gens qui biberonnent les mags « féminins » et « déco ». Car l’accession à la propriété, et à une telle propriété, est loin d’être le lot de la majorité.

          Cette femme assise est complètement refroidissante, mais sans doute la frigidité sied-elle à la mère, une fois le devoir accompli ? Et puis, si c’est elle qui se tape l’intégralité du ménage dans l’immense maison, elle a sûrement besoin de se reposer.

          Merci, Paul Villach, pour cet article frais et bien vu. Et salutations à Marie-Pierre et Maxim.


          • Marie Pierre 31 mai 2007 10:34

            Salut Cosmic,

            Effectivement la femme a son air coincé, mais je ne vois pas non plus le bonhomme la faire sombrer dans la « petite mort »....... A moins que l’histoire ne se termine comme celle des Le Quesnoy !


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 10:49

            @ Marie-Pierre

             smiley smiley smiley Ce pauvre choupinet aux épaules molles et à l’air abattu m’a tout l’air de couver une petite crise cardiaque dans une huitaine, il doit donc s’économiser. Que demander de mieux à l’existence que cette splendide réussite se mirant dans les hautes fenêtres de son symbole ? L’ardeur n’est pas de saison.

            Mais dis donc, Marie-Pierre, je sens poindre chez toi comme quelque chose d’affreusement soixante-huitard. N’aurais-tu pas une tendance à te montrer quelque peu féministe ?


          • Marie Pierre 31 mai 2007 11:06

            Chut, tabou 68... Au lycée, les pantalons n’ont été autorisés qu’à partir de cette date, et pour de nombreuses femmes, c’était interdit dans les entreprises. Donc, la Ricorée sur la photo a quelque chose de post-soixante-huitard.


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 11:11

            @ Marie-Pierre

            C’est scandaleux ! Un message subliminal véhiculant un goût horrible pour des oripeaux asexués se serait donc glissé dans l’image ?


          • ocean 31 mai 2007 15:47

            vous ne trouvez pas que la femme ressemble à Marie-Ségolène Royal ? Je sais bien Marie-Ségolène sourit tout le temps, en tout cas en public, et celle-là ne sourit pas, en tout cas au moment de la photo, mais ça ne veut pas dire que la première sourit tout le temps en vrai et que celle-là ne sourit jamais.

            Sérieusement, oubliez le sourire : c’est le même style, non ?


          • idyllique 3 juin 2007 12:33

            ah bon ! faut être de 68, pour être féministe de nos jours ? Banque pop : la famille de grand-papa, l’homme debout (Chef de famille), la femme assise (la mama assistée) quoi ! Voilà tout un symbole ressorti des années 50 : un sacré duo de sexisme/machiste condensé dans ce tableau pas du tout idyllique pour nombre d’entre nous ! Hélas, (pour les jeunes générations qui n’ont pas retenu grand chose de la lutte pour l’émancipation des femmes), les féministes de 68 sont à la retraite et ont repris chiffons et aspirateurs pour accueillir les progénitures de leur descendance recomposée ! La planète s’en plaint beaucoup et a trop chaud de ses 7 milliards de bipèdes qui se fichent bien de laisser une poubelle toxique en héritage....mais que voulez-vous, pour leur vie, les femmes manquent terriblement d’imagination... on les surprend à idéaliser leur grand-mère qui avait du temps pour faire des confitures bien sûr ! Faut dire que le culte de l’utérus est rémunérateur de nos jours... politique nataliste oblige depuis Pétain et pas trop fatigant à supporter (qui accouche à 9 mois de nos jours ?) et plus besoin d’aller laver le linge au lavoir d’à côté et charrier du bois ou charbon pour le chauffer le biberon !

            Les publiscistes n’inventent rien, ils recyclent les achétypes passéistes, poncifs, les fantasmes transmis de génération en génération... pour vendre un monde utopique à des gogos qui disposent de peu de cerveau disponible hélas. Loin de moi de penser que la femme n’est qu’une victime ! De nos jours, dans notre société, elle est complice et souvent actrice pour perpétuer ces clichés et de sa condition non féminine mais « maternelle » dont elle ne veut pas totalement en sortir : hésitant entre un statut d’assistée (social ou d’un mari) à celui de l’indépendance totale : des diplômes, un bon job, et éventuellement une progéniture... sans rien devoir à personne !


          • Darkfox 31 mai 2007 10:32

            Ah mon dieu partant de vos subtiles pensées j ai donc visté le site de la bp !! Au horreur !!! dans utiliser son compte y a une femme avec un téléphone donc c’est que les femme savent générer leur argent en gardienne du foyer (avec toutes les images que ca renvoyent !!!)

            Enfin bref on peut interpreter les images de facons différentes. Un exemple frappant je me souviens d’un prof de philosophie qui nous disait que partout y a du sexe.. Le fait de mettre de l’essence on met le pistolet dans le reservoir ... le bouchon de colle qu on enfonce... Si vous avez vu du sexe la dedans...

            Donc une image peut toujour être intégrété en fonction des gré et humeurs...

            @Marie Pierre un lien vers l’ISF je vous répond oui et alors ? il rapelle qu’il faut le payer et propose des liens vers leurs autres produits. Vous êtes dans une banque, la où on place des sous ou vous achetez des actions, demander des prêts, en bref. Gérer du pognon ! Quand au « putain 5 ans », je vous dirai mais les banques on toujours été comme ça... meme si votre candidat/candidate avait été élu(e) cela n aurait rien changer ..enfin si vous voyez la marque de Sarkozy partout même dans les banques va falloir faire prendre des vacances smiley

            Méchant Sarko y a plus de papier wc !!! smiley


            • Marie Pierre 31 mai 2007 10:43

              @ Darkfox,

              « Les banques ont toujours été comme ça » : pas tout à fait, aujourd’hui les banques affichent encore plus leur mépris face à ceux qui ne rapportent pas assez.

              Si mon/ma candidate avait été élu(e), je crois que dans leur programme il y avait des mesures pour ne plus pénaliser autant les clients en difficulté.


            • ocean 31 mai 2007 15:58

              avez-vous, ne serait-ce qu’une seconde, imaginé ce que serait votre système sans personne pour créer de la richesse ? (à moins que vous ne pensiez que c’est le pauvre prolétariat qui crée la richesse avec son dur labeur pour que les méchants riches oisifs la leur vole aussitôt ?)

              le métier d’une banque n’est pas plus de porter assistance à ceux qui ont du mal à créer de la richesse que le métier d’un coach n’est de porter assistance à un joueur qui ne joue pas bien.

              Le métier de la banque est de pousser les riches à être plus performants, et tout le monde en profite, comme celui du coach est de pousser les plus doués au foot à jouer encore mieux, et tout le monde en profite.

              Non ?

              Vous trouvez que les sélectionneurs des équipes mondiales devraient aider ceux qui ne jouent pas bien ?


            • Marie Pierre 31 mai 2007 16:11

              @ Océan,

              Nuance, celui qui ne sait pas jouer, il sait qu’il ne sera pas sélectionné, il ne demande même pas.

              La banque fait ses plus gros profits avec les entreprises, qu’elle chouchoute (les grandes entreprises je précise, parce que les TPE n’ont droit à rien), avec les placements. Mais il faut tout de même savoir que ce que votre patron vous verse en fin de mois, même si ça ne fait pas 1000 €, la banque l’accepte et le fait travailler. (pour elle). Le banquier est un commerçant et pas plus.


            • ocean 31 mai 2007 16:55

              ben oui, bien sûr ! et alors ? vous voudriez que les banques et les organismes socio-caritatifs fusionnent, vous ?

              Ils n’ont pas du tout la même définition ni la même vocation ni la même utilité.


            • Marie Pierre 31 mai 2007 17:01

              Pas du tout, mais qu’une banque sache aussi prendre des risques, surtout avec les petites entreprises. A ce moment là, elle fera son métier : elle évaluera vraiment les projets, sans se fier aux business plans bidons.


            • ocean 31 mai 2007 17:34

              pour que ça marche, il faut prendre plus de risques qui finissent en succès que de risques qui finissent en échec, ça veut dire qu’il faut faire un tri dans les risques, et prendre les risques les moins risqués.

              C’est exactement ce que font les banques tous les jours. Vous croyez qu’elles ne prennent pas de risques ?

              Pourquoi parlez-vous de business plans bidons ? Moi je ne les trouve pas bidons. Ils sont le reflet de la préparation et de la crédibilité d’un projet.

              Il y a des tas de petites entreprises qui décollent, grâce aux risques que prennent les banques et les business angels.

              Le métier d’une banque n’est pas d’aider tout le monde. Ca c’est le métier du social.

              Sincèrement, combien de temps de survie donnez-vous à une banque qui prêterait plutôt à ceux qui n’ont pas réussi à avoir de l’argent qu’à ceux qui ont déjà commencé à en avoir ?

              Si c’était vous, à qui vous donneriez la préférence ?


            • mike-tango 31 mai 2007 19:07

              Je travaille pour une banque (oh l’affreux exploiteur des pauvres !) et ne suis pas riche bien que je sois très près des abhorés 4000 EUR ... Les banques ne s’enrichissent pas avec les particuliers. La plus grosse part du gateau vient des entreprises. Les banques sont des entreprises privées qui font vivre des dizaines (peut-être centaines) de milliers de personnes. Les banques font vivre notre économie. Les banques fournissent un service et tout service (même le « service public » !) se paie, car rien n’est gratuit !


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 19:13

              @ Marie-Pierre

              Absolument. Et tu fais bien d’employer la terminologie bureaucratico-capitalistique employée par les nouveaux clercs fashion de la business bulle. Pouah.

              Il existe heureusement encore des banquiers qui ont de leur métier une idée honorable, et honorablement commerciale. Je pense à quelques histoires d’éditeurs (il faut être fou pour se lancer dans une telle activité) soutenus par leur banquier. Et même à moi-même, qui adore le mien (je suis au CIC smiley, lequel me le rend bien, et remarquablement, dans une relation de confiance et de respect. C’est pas courant, quand on est un particulier pas très riche.


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 19:16

              @ Mike-Tango

              Discours sans intérêt. Rien n’est gratui, dites-vous. Eh bien si. La convivialité, la nature qui nous entoure et comble, et tous les sentiments qui animent l’âme humains ne sont pas monneyables. En plus, y’a même des banquiers philosophes qui le savent (et je ne suis pas amoureuse du mien, juste cliente épatée par l’honnêteté).


            • maxim maxim 31 mai 2007 10:50

              Cosmic et Marie Pierre,....

              je suis d’accord avec vos réactions quand au message et aux personnages du cliché ,l’article m’amuse aussi .....

              mais je vous assure que dans la ville où j’habite c’est la normalité ,et des Familles Lequesnoy ,il y en a à la pelle ...c’est sûr que ce ne doit pas être la fête à popol tous les soirs.....

              même dans ma propre famille ,je suis le vilain petit canard ,mais ils me connaissent ,mais je vous promets que l’on est presque dans le décorum de Milou en Mai ......

              et puis je l’avais déjà annoncé ,je suis un anarchiste de droite ,et ça dérange un mec de droite anar ......


              • Darkfox 31 mai 2007 11:04

                Tout fait d’accord avec vous, j ai aussi un paquet de gens dans ce cas en province. Ce fameux cliché existe réellement et pas qu’un peu.

                @marie pierre La BP est une banque reconnue pour son mépris des gens en générale, pour y avoir été demandé un prêt immobilier et y avoir été très mal reçu, je ne peux que vous le confirmer. Mais la plupart des banques respectent de moins en moins les clients car en fait elles gagnent de plus en plus d’argent avec les sociétés... D’ailleurs certaines banques avaient même annoncé que les particuliers ne les interessaient plus car ils ne gagnaient pas assez dargent dessus ( pas des banques Françaises mais bon on est en droit de se le demander parfis quand on vav oir certains banquiers..)

                @comic Je trouve que la femme a eu un bien mauvais gout, et c’est sur que le soir ca doit être chambre a part...


              • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 31 mai 2007 11:07

                @ Maxim

                Si, tout comme moi, l’article vous amuse, vous êtes néanmoins prié de ne pas rire à gorge déployée, mais d’exprimer votre contentement avec discrétion. Le bonheur n’est pas dans le pré, même si les vilains petits canards se marrent smiley


              • Marie Pierre 31 mai 2007 11:11

                @ Darkfox,

                Le pire, pour la Banque Populaire, c’est qu’elle est dans le même groupe que le Crédit Coopératif, qui lui fait sa pub (le matin sur France Inter) ; non pas pour les Groseille (faut pas exagérer) mais pour tous ceux qui se sentent l’âme caritative, associative...


              • Jojo2 31 mai 2007 12:17

                C’est une famille catholique traditionnaliste. La mère est assise car elle est enceinte. La venue du troisième, indispensable pour les statistisques, a donné beaucoup de mal au géniteur, qui est manifestement crevé.


                • QUENTIN QUENTIN 31 mai 2007 12:55

                  Le joli mois de mai se termine Les plus belles oeuvres sont loin, c’est à Berlin Ci-dessous de soie,copié-collé hors sujet, zéro de conduite et campagne anti pub

                  Que vivent encore longtemps dans notre âme Munch,Le Cri retrouvé de La Mer Morte, l’Homme à l’oreille coupée Vincent Van Gogh, la femme aux yeux clos de Modigliani, etc.. Je peindrai tes yeux ouverts quand j’aurais trouvé ton âme avait dit Amédéo à Jeanne0 Ouvrons les yeux et le regard sur un autre monde sans la publicité qui récupère tout

                  31.05.2007

                  "Les plus belles toiles françaises du 19ème siècle s’exposent à Berlin à partir du 1er juin

                  Marie-Denise Villers Young Woman Drawing, 1801 Mr. and Mrs. Isaac D. Fletcher Collection, Bequest of Isaac D. Fletcher, 1917 (© Metropolitan Museum of Art New York) C’est une exposition spectaculaire qui ouvrira ses portes à Berlin jeudi 1er juin. La Neue Nationalgalerie présentera jusqu’au 7 octobre 150 des plus belles oeuvres de la peinture et de la sculpture françaises du 19ème siècle, toutes prêtées par la Metropolitan Museum of Art de New York.

                  On se souvient que les oeuvres du Museum of Modern Art (MoMA) de New York avaient attiré à Berlin plus d’un million de visiteurs il y a trois ans. Après les oeuvres du 20ème siècle, Monet, Manet, Gauguin et leurs contemporains doivent constituer à leur tour le grand événement muséal de l’année à Berlin. On imagine l’ampleur des attentes. D’autant que l’édifice de verre de Mies van der Rohes, sur la Potsdamer Platz, présente une exclusivité. Plusieurs musées étaient en lice pour héberger les trésors new-yorkais durant la durée des travaux du Metropolitan Museum.

                  « L’Odalisque en Grisaille » de Jean-Auguste-Dominique Ingres, « La femme au perroquet » de Gustave Courbet ou encore la toile « En bateau »d’Edouard Manet compteront parmi les plus belles pièces de l’exposition. Celle-ci se présente comme une rencontre avec les icônes de l’art, de l’« Heure de danse » d’Edgar Degas à la sculpture des « Six bourgeois de Calais » par Rodin. Le musée new-yorkais possède, en effet, avec le Musée d’Orsay, à Paris, la plus vaste collection d’art français du 19ème siècle. Nombre des ouuvres qui seront exposées à Berlin n’ont jamais quitté les Etats-Unis. La capitale allemande se prépare donc à un été particulièrement intense sur le plan artistique. Le slogan de l’événement - « Les plus beaux Français viennent de New York » - s’affiche déjà sur les bus et arrêts de bus depuis plusieurs semaines.

                  Cette vaste exposition aura aussi une « petite soeur ». Pour l’occasion, la Alte Nationalgalerie, située sur l’Ile aux musées de Berlin, a puisé dans ses propres collections pour proposer une exposition parallèle intitulée « La France à la Alte Nationalgalerie ». Elle regroupe une soixantaine de toiles françaises du 19ème siècle. Parmi elles, se trouvent les légendaires acquisitions réalisées vers 1900 par le directeur du musée de l’époque, Hugo von Tschudi. Il fut le premier à faire entrer les tableaux de Cézanne, Manet et Vincent Van Gogh au musée, et fit école. L’exposition présente aussi une trentaine de dessins et gravures issus du célèbre Cabinet d’estampes de Berlin, parmi lesquels des oeuvres de Manet, Pissaro, van Gogh et Cézanne. Sans oublier l’impressionnisme allemand. L’exposition présente aussi des toiles de la « Sécession berlinoise » des années 1900.

                  Source : CIDAL Paris

                  Internet :

                  www.metinberlin.org


                  • ZEN zen 31 mai 2007 13:12

                    Jojo 2 : beaucoup d’imagination. Mais pourquoi pas...

                    @ L’auteur : analyse réjouissante, même si le conformisme banquaire est d’une tristesse insondable...Il faudrait un agrandissement de la photo pour distinguer les cernes sous les yeux... smiley


                    • HLVS 31 mai 2007 13:57

                      @ l’auteur, bien vu !

                      @ Zen, Il suffit de cliquer sur la photo pour l’agrandir (chez moi, 2 fois) et distinguer les cernes.

                      La femme fait légèrement exotique (eurasienne,je dirais) alors que les gosses font on ne peut plus Français de souche (enfin l’idée qu’il faut en avoir). En plus, la dame fait un peu jeune pour être crédible en tant que mère desdits marmots. Ce serait pas plutôt la jeune fille au pair qui pose pour dépanner le mari laissé en plan par la mère de famille qui, et on la comprend, s’emmerdait sec à la maison ? Ou alors, elle s’est barrée avec le banquier... Je sais pas pourquoi mais cette photo nous ramène invariablement à Sarkozy. smiley


                    • Paul Villach Paul Villach 31 mai 2007 14:52

                      C’est la raison pour laquelle j’ai présenté deux versions de la publicité ? Sur le plan le plus rapproché de la photo, on parvient à deviner les poches du malheureux. Paul Villach


                    • HLVS 31 mai 2007 14:55

                      Je rectifie, ce sont des poches sous les yeux, pas des cernes.

                      Les détails sont importants comme nous le montre si bien l’auteur.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès