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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Le travail est mort, vive la paresse !

Le travail est mort, vive la paresse !

Les sociologues de tout poil tentent d’expliquer la raréfaction du travail, mais si l’on s’interrogeait plutôt aux solutions pour s’en sortir ?

Comme le disait Christian Bobin dans son ouvrage, « la part manquante » (édition Gallimard 1989) : « C’est çà l’industrie régnante, la grande aventure de l’industrie : c’est ne plus savoir ce qu’on fait et que cela ne mérite pas le temps de le faire, et c’est persuader les autres qu’il faut le faire encore et plus, huit heures par jour, huit siècles par heure ». lien

La recherche de travailleurs moins payés, et la délocalisation des entreprises sont en partie les responsables du chômage national.

Les patrons sont donc montrés du doigt, accusés qu’ils sont de chercher de la main d’œuvre meilleur marché, afin d’augmenter leur marges. Lien

Mais il y a d’autres réponses.

La robotisation de la production a fait d’énorme progrès depuis le siècle dernier, multipliant la raréfaction de l’emploi.

Il y a un siècle, il fallait 14 étapes pour faire une voiture, et 3 ou 4 ouvriers par étape.

Le montage à la chaine avait pour but de diminuer le plus possible de main d’œuvre, tout en spécialisant les taches, et donc en principe en améliorant la qualité du produit fini. lien

Grace aux robots, aujourd’hui, il faut pour produire 150 000 véhicules par an, 2000 travailleurs, et 250 robots. lien

Demain, il faudra encore moins de travailleurs, et encore plus de robots, entraînant une raréfaction accrue du travail.

Etymologiquement le mot robot vient de langues slaves et signifie « esclave »,

L’ancêtre du robot est l’automate dont l’un des premiers (un joueur de flute traversière) fut réalisé en 1738 par le Dauphinois Jacques de Vaucanson. lien

Ce fut d’ailleurs aussi le précurseur de l’automobile : il avait conçu un carrosse avec 4 roues motrices.

Mais revenons à nos robots.

Les robots ménagers font aujourd’hui presque tout, bouilloire, mini four, plaque chauffante, tout çà dans le même appareil. (lien), d’autres font le ménage : ils débarrassent la table, chargent les machines à laver, nettoient le sol, (lien) mais les chercheurs tentent aujourd’hui de faire un robot capable de se reproduire, ce qui ouvre des horizons illimités.

Ce robot révolutionnaire se compose d’une série de cubes modulaires, les « molécubes ».

Ils sont tous identiques et contiennent le logiciel de duplication.

Les « molécubes, munis d’électro-aimants s’assemblent ou se séparent à l’infini, constituant chaque fois un nouveau robot, capable de se réparer tout seul. lien

HP vient de lancer son imprimante Designjet 3D qui permet de fabriquer en 3D des objets qui ont été dessinés. Elle vaut aujourd’hui plus de 10 000 €, mais bientôt, fatalement, elle sera à la portée d’un large public. lien

Voici aussi venu le temps des Earth Boats, robots militaires, capables de se nourrir, y compris de chair humaine, afin d’en utiliser l’énergie pour assurer sa mission.

Les constructeurs, CPT (Cyclone Power Technologie Inc.) et RT (Robotic Technology), craignant des complications juridiques, limiteraient les sources énergétiques du robot à la seule consommation de végétation. lien

Des chercheurs des universités de Herfordshire et de Plymouth ont même mis au point un robot capable de développer et d’exprimer des émotions, de s’attacher à son maître. lien

En attendant que le robot miniature, de la taille d’une mouche puisse servir à localiser des rescapés dans une zone sinistrée, (lien) des chercheurs japonais on présenté en 2007 un robot ouvrier infatigable capable de travailler par tous les temps, et sur tous les terrains. lien

Un autre robot, prochain habitant de « la maison du futur », outre ses taches ménagères, se déplacera pour faire entrer le plus de soleil possible dans une pièce. lien

L’imagination des chercheurs ne connait pas de bornes : des robots capables de plier des serviettes, (lien) aux robot capables de nettoyer 3000 m2 à l’heure (lien) en passant par Eporo, le robot capable de se déplacer en groupe sur une route sans jamais se percuter, (lien) ou même des robots qui font du Taekwondo (lien) nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Sur ce lien, un vaste tour d’horizon de ce qu’ils sont aujourd’hui capables de faire.

Tout ce travail enlevé aux humains génère fatalement toujours plus de chômage.

Or ces machines produisent toujours plus de produits à consommer, et nous avons vocation à consommer : « je dépense donc je suis ».

Même s’il faudra toujours des ingénieurs, et des chercheurs pour fabriquer ces robots, le « champ de l’emploi » va donc se réduire toujours un peu plus et le chômage se développer.

Même s’il faudra toujours des artistes, des écrivains, des penseurs, des philosophes, les « champs de travail » seront fatalement limités.

D’ailleurs les robots se glissent depuis peu dans le domaine artistique. (lien) comme ces « robots danseurs », participants à une chorégraphie. (lien) ou vous invitant à danser avec eux. Regardez-les sur cette vidéo.

Le robot Asimo peut même diriger un orchestre symphonique. lien

Mais si nous n’avons plus de travail, nous n’avons plus les moyens de consommer.

De là a supprimer les machines, il y a un pas qu’il n’est peut être pas nécessaire de franchir.

Il faut faire une exception pour les machines à voter : tous les états américains ayant décidé de les supprimer après s’être aperçu d’une fraude massive, et en France, le 8 juillet 2007, tous les partis, sauf l’UMP, se sont déclarés contre les machines à voter. lien)

Mais revenons à nos chômeurs, ou plutôt nos vacants.

Il suffirait que l’entreprise qui n’en a plus besoin, puisqu’une machine l’a remplacé, continue de le salarier, afin qu’il puisse rester consommateur.

Car, enfin de compte, les robots ne seront pas des consommateurs, au titre que nous utilisons généralement.

Bien sur l’entreprise peut proposer au travailleur devenu inutile des emplois inutiles : faire par exemple, des cocottes en papier…ou de « jolis bracelets » avec des attache-papier.

La solution du partage du travail n’est qu’une solution provisoire.

Un journaliste Suisse, Frank Brunner, propose dans ce texte un tour assez complet de la question.

Le travail tue, et c’est une punition, s’il faut en croire la Bible qui dit dans la Genèse : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front  » punissant ainsi l’homme d’avoir « cueilli le fruit défendu de l’arbre de la connaissance ».

Aujourd’hui, il tue plus directement. Le « plan d’urgence » décrété par Xavier Darcos, et sa liste rouge des entreprises montrées du doigt, est morte et enterrée. lien

Alors les suicides continuent : dans le monde du travail, on en recense, depuis 20 ans, 12 000 chaque année. lien

Et les morts consomment encore moins que les chômeurs.

Puisque les robots vont pouvoir nous remplacer dans toutes les activités pénibles, et qu’ils n’ont pas besoin de salaire, juste de consommer de l’énergie, énergie qu’ils peuvent produire, pourquoi ne pas réserver à l’être humain les seules activités que l’on puisse vivre avec passion ou vocation ?

Un nouveau parti politique vient de naitre : « le parti des objecteurs de croissance », et compte parmi ses membres Paul Ariès.

Dans son livre « La Décroissance  », (éditions Golias). Paul Ariès renvoie dos à dos gauche et droite, dénonçant le productivisme sans avenir, et le « toujours plus ». Il décrit dans son livre les manœuvres des milieux d’affaire qui profitent de la raréfaction du travail pour faire payer aux pauvres la facture environnementale, et les soumettre toujours plus aux exigences patronales.

Bien avant lui, Léon Paul Fargues avait écrit « le droit à la paresse  » (éditions Allia) et il définissait ainsi la paresse : « habitude de se reposer avant la fatigue ».

Il faut lire aussi cette réflexion d’un internaute pleine de bon sens, et propre à ouvrir un débat passionnant. lien

Au lieu de travailler pour vivre, si nous tournions définitivement la page du travail, en décidant de vivre et de faire ce qu’il nous plait, sans l’obligation de rendre ces activités « rentables », commercialisables ?

Si nous décidions de ne plus rien faire sans que la notion de plaisir y soit associée ?

Si le travail pouvait ne plus être une punition, et seulement effectué par vocation, par envie ?

Bien sur, il faudrait pour cela que les responsables d’entreprises admettent cette philosophie, mais, un jour ou l’autre, ils n’auront guère d’autres alternatives.

Car comme disait mon vieil ami africain :

« Les vielles utopies sont les réalités d’aujourd’hui ».

Au lecteur : mon tout premier article sur ce site évoquait déjà ce thème, avec d’autres axes de réflexion. C’était le 27 décembre 2006.

L’image illustrant l’article provient de geekygirl.fr


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108 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 1er septembre 2010 10:50

    autre option
    une bonne grosse gueurre
    un mega virus
    .........


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 11:12

      foufouille,
      une guerre peut être grosse,
      jamais bonne.
      mais effectivement, du point de vue des affairistes du monde entier, et de quelques politiques cyniques, seule une guerre relancerait la croissance,
      reste à savoir si les uns et les autres sont prets à y laisser leur peau pour cette raison ?
       smiley


    • foufouille foufouille 1er septembre 2010 14:10

      @ olivier
      « reste à savoir si les uns et les autres sont prets à y laisser leur peau pour cette raison ? »
      en general les pauvres ont pas d’abri anti atomique
      le plus fort gagne, ca devrait pas les deranger


    • plancherDesVaches 1er septembre 2010 14:45

      Foufouille, je vais mettre un grain de sable dans ton raisonnement. Pardon d’avance.

      Déjà, être « plus fort », c’est faire travailler les autres de façon à en profiter :
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=15382

      On retrouve exactement cette application dans le désir de chacun à devenir rentier. Soit, faire travailler son argent etdonc, les autres qui produisent des vraies richesses.
      La guerre, nous y sommes déjà, mais pour l’instant économique.
      S’il y a guerre, elle pourrait justement être contre les plus « forts », soit, les possédants. Et ça les fait flipper.. (la Russie, les US et la Chine ont fortement renforcé leur sécurité intérieure depuis fin 2008)

      Cabanel.
      Il t’arrive de te tromper et là, tu le fais.
      Descendre la valeur travail est une idiotie monstre. (même en t’appuyant sur des travaux de « sociologues » qui ne font que regarder les autres bosser. S’ils savaient réellement ce qu’est le travail, ça se saurait.)

      Le travail est une corvée qui fait que l’humain va toujours vouloir trouver des outils pour en diminuer la pénibilité.
      Mais c’est AUSSI une façon de travailler que de trouver des outils.
      Et c’est AUSSI une réalisation de soi que de réaliser un travail.

      Ne fais pas le jeu des rentiers, ça les arrangerait bien trop.


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 17:09

      foufouille,
      le citoyen peut aussi choisir, y aller, ou pas.
      « mr le président, je vous fais une lettre... » etc
      http://www.youtube.com/watch?v=gjndTXyk3mw
      bonne écoute.
       smiley


    • foufouille foufouille 1er septembre 2010 17:58

      @ olivier
      plus besoin de beaucoup de soldats
      pour le refus, tu en fusille 2 pour trahison ...........

      il y a aussi le missile nuke « perdu » ou « terroriste »


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 18:33

      foufouille,
      il faudrait fusiller plus que deux citoyens, et j’ai bien peur que les populations ne se laisseront pas faire...quant au missile nuke, bien sur, bien sur...
      mais qui prendrait le risque d’une guerre nucléaire dont les effets collatéraux (comme on dit) seraient si considérable que nous retournerions d’un seul coup à l’age des cavernes.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 18:37

      PlancherDesVaches,
      il est possible que je me trompe,
      je ne fais que lancer un débat,
      et dans la démonstration faite dans l’article, rien ne dit que le travail tel que tu le décris soit impossible, bien au contraire,
      car en laissant les femmes et les hommes ne rien faire (ce qui parait hautement improbable) ou faire ce qu’ils ont envie, il est évident que certains vont se passionner pour tel, ou tel travail...
      celui ci sera serrurier pour son plaisir, ou ébéniste, ou écrivain, ou ce qu’il voudra, et comme tu le dis, « c’est une réalisation de soi que de réaliser un travail »
      mais il n’y aura pas le souci de « commercialiser » à tout prix, le produit fini.
      seulement le plaisir d’avoir fait quelque chose que l’on voulait réaliser.
      non ?
       smiley


    • Gabriel Gabriel 1er septembre 2010 10:57

      Je laisse la brise emmêler mes cils
      Je laisse le soleil briller
      Je laisse les ombres qui défilent
      Choisir l’endroit où s’éparpiller

      Je laisse le ciel s’empourprer
      Je laisse les nuages courir
      Je laisse les étoiles sourire
      A la lune qui s’est écornée

      Je laisse la pluie ruisseler et fuir
      Je laisse l’océan gronder
      Je laisse la montagne s’élever
      Au-dessus de ce monde qui court vers le pire

      Car aujourd’hui c’est décidé
      Le monde peut bien s’écrouler
      Je laisse mon corps peser
      Sur mon vieux canapé

      Un inconnu lucide....

      • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 11:13

        trés joli,
        merci Gabriel de cette belle page de réflexion.
         smiley


      • Salsabil 1er septembre 2010 11:17

        Salut Olivier,

        Voilà un papier qui fleure bon l’espoir de la glandouille quasi absolue... Yep ! smiley

        Plus sérieusement, c’est vrai que d’un point de vue humain, nous devrions être capables depuis longtemps de profiter de ce que les chercheurs sont à même de mettre au point. Le travail n’est pas naturel à l’homme, il n’est qu’une obligation dont nous pourrions fort bien nous passer grâce à une certaine ingéniosité.

        Cette capacité du robot a reproduire des gestes techniques de plus en plus précis et concernant de plus en plus de domaines, représentent une des évolutions les plus porteuses pour le bien-être humain au regard de son quotidien.

        Reste à espérer que ce puisse être utilisé à bon escient...

        Au-delà de ça, je tique franchement sur ce truc qui ressemble à un hoax parfait :
        - Voici aussi venu le temps des Earth Boats, robots militaires, capables de se nourrir, y compris de chair humaine, afin d’en utiliser l’énergie pour assurer sa mission.

        Quant à ça :
        - Des chercheurs des universités de Herfordshire et de Plymouth ont même mis au point un robot capable de développer et d’exprimer des émotions, de s’attacher à son maître.

        C’est forcément subjectif puisque l’entrée de données nécessaires à la programmation du robot est faite par l’humain qui par définition n’est pas une machine aux émotions identiques.

        Le terme « robot » correspond au mot russe " робот« qui signifie »travail« .

        Et pour conclure, ce progrès dont tu nous parle, me fait rappeler qu’il existe des projets politiques concernant un »revenu d’existence" (c’est une des expressions utilisées, il y en a d’autres) qui permettrait de se détacher du travail tel qu’il est utilisé actuellement.

        Bonne journée. smiley


        • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 11:26

          Salsa,
          hélas, les earth boats ne sont pas « un hoax »,
          j’ai recoupé, et coupé l’information, et c’est bien réel,
          comme il est dit dans l’article, et dans le lien, les deux entreprises qui ont crée « çà » disent qu’il se nourrira exclusivement de végétaux pour produire son énergie.
          quant à l’étymologie du mot « robot », elle est « plusieurs »
          servage, mais aussi petit enfant, orphelin, jeune esclave,
          ainsi que travail, corvée, servage...
          voici le lien
          http://fr.wiktionary.org/wiki/robot
          merci de ton commentaire,
           smiley


        • BABAYAYA BABAYAYA 1er septembre 2010 11:28

          Bonjour mon cher olivier...


          Pratiquant les jeux de roles depuis plus d’une vingtaine d’années, j’avais lu dans les règles de l’un d’eux (un space opéra) un historique de l’humanité qui par trois fois avait eue de grandes crises liées au chomage causé par une robotisation à outrance...
          mais comme vous le dites, le problème est que l’on a décidé que l’homme devait travailler... ce qui de ce fait nous amène toujours plus vite vers le mur...
          Utopie :
          Pourquoi ne pas considérer le gouvernement comme le décisionnaire des citoyens quant à leurs besoins ? je m’explique, tout est fait par les robots, bien alors ceux qui veulent faire telle ou telle chose le peuvent, il n’y a plus d’argent, on veux on a, c’est un DROIT et non plus un privilège...
          bon je sais vous allez finir par me prendre pour un grand reveur....

          • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:02

            bonjour BABAYAYA,
            celui qui ne rêve pas n’existe pas,
            comment vous en vouloir,
            je suis un rêveur professionnel.
             smiley
            la preuve :
            http://beemp3.com/index.php?q=emmanuel+moire+%C3%A7a+fait+du+bien
             smiley


          • Cocyte 1er septembre 2010 11:55

            Je suis content de trouver quelqu’un qui partage mon point de vue. Voir la nuit des temps de Barjavel pour une description d’une société ou le travail n’est plus une nécessité.


            • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:03

              Cocyte,
              je m’en veut de ne pas avoir cité Barjavel,
              mais vous êtes là.
              merci.
               smiley


            • slipenfer 1er septembre 2010 12:06

              Hé oui les machines bosses,mais le fric tombe dans une seul poche.
              Vidéo Robot ouvrier le site est top

              Actroïde Le temps des clones a commencé avec le dernier modèle de M. Hiroshi Ishiguro qui est la parfaite représentation d’une personne réelle.

              Les bioloïdes, ces robots qui prennent la forme de créatures vivantes, pas forcément humanoïdes, peuvent se doter en s’inspirant de la nature de capacités étonnantes peu connues.

              Cyborg
              Après HULC destiné à l’armée américaine et HAL au Japon pour assister les personnes à mobilité réduite, ou démultiplier leur force, c’est le travail agricole qui est maintenant visé avec le Power Assist Suite, développé à l’université de Tokyo depuis 15 ans.

              Le robot africain Pour Olivier Cabanel

              L’Afrique se lance dans la robotique avec SAM10, un robot androïde entièrement construit avec des éléments de récupération. Pourtant il est capable de se déplacer !

              A+ smiley




              • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:04

                slipenfer,
                merci pour tous ces liens, mais celui qui me va le plus au coeur, c’est le robot africain.
                j’adore.
                merci.
                 smiley


              • Kalki Kalki 1er septembre 2010 12:35

                Automobile : Petit tour de l’électronique embarqué qui existe et conduit déjà pour nous.



                Vous parliez d’imprimante 3D ? Parlons de Micro usine :

                • RepRap (site) :Une imprimante 3D : pour produire tout ce qui est en plastique , la version 2 sera capable de produire de l’électronique
                • Makerbot (site ) - Une imprimante 3D : pour produire tout ce qui est en plastique ( pour le moment ) :


                • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:06

                  Kalki,
                  je m’attendais a quelques liens supplémentaires, mais là, c’est vraiment sympa,
                  on est comblés.
                  merci de ce travail de recherche,
                  sincèrement.
                   smiley


                • Clojea CLOJEA 1er septembre 2010 12:43

                  Olivier Ministre de la Paresse ! Tu m’embauches comme conseiller ? J’arrive de suite. smiley
                  Plus sérieusement, la robotique ne pourra jamais remplacer l’homme, mais assurément les robots ont remplacés pas mal d’ouvriers.
                  Mais bon, le droit à la paresse, c’est bien, mais qui va s’assurer des travaux pénibles mais obligatoires, comme par exemple ramasser les ordures ou nettoyer les rues ?
                  Pas simple.


                  • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:12

                    CLOJEA,
                    mais c’est déjà en route,
                    les camions benne sont déjà informatisés,
                    pour la pesée embarquée, par exemple, ils calculent à chaque passage, le poids des ordures que nous avons déversé,
                    avec quelques perfectionnements de plus, ils enlèveront sans l’aide du moindre humain,
                    et puis, si on va un tout petit peu plus loin, la réduction de nos déchets va singulièrement réduire le boulot à faire,
                    en sortant d’une grande surface, certains mouvements citoyens obligent celle ci à disposer des containers, afin que le « consommateur » y mette les suremballages,
                    c’est l’affaire de quelques siècles, ou quelques jours, tout dépent de ceux qui tiennent les affaires d’un pays,
                    bon, avec le nain-périal, c’est pas gagné, mais j’ai comme l’impression qu’il est déjà sur la touche.
                     smiley


                  • Kalki Kalki 1er septembre 2010 13:13

                    Arretons de critiquer, construisons, au lieu d’essayer de détruire les propos des autres ( polémiquer ) alors qu’il s’y trouve une part de la vérité.

                    La vérité de la réalité, sur laquelle il faut construire une nouvelle société.

                    Mais parlons aussi image :

                    Total Recall 2070

                    mélange entre blade runner, et « total recall » le film avec sharzerneger,

                    Et « matrix » ou Dark City  : la critique du simulacre, non la mise en abime du simulacre, du reve, de l’idéologie, du soi , de tout

                    La fiction devient fiction, le simulacre devient simulacre

                    et vous et la réalité dans tout ca ? et bien ca dépendra de vous ...

                    « Le Guide pervers du cinéma » / « The Pervert’s Guide To Cinema » (site), Slavoj Žižek , connu notamment pour ses décryptages des œuvres du cinéma.
                    « Il n’y a rien de spontanée à propos des désirs humains. Nos désirs sont artificiels, nous devons être éduqué à désirer » « Le cinéma est l’art pervers ultime. Il ne vous donne pas ce que vous désirez - il vous indique comment désirer »

                  • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 13:17

                    Kalki,
                    bon, çà y est, le débat est lancé,
                    je voudrais que chacun y mette son grain de sel, comme vous, en donnant des liens, des pistes de réflexion,
                    nous avons un outil génial, Internet,,
                    il permet de fouiller, de comprendre ce que les uns et les autres sont en train de cogiter,
                    merci pour toutes ces infos, à ne pas prendre avec dédain,
                    et à plus !
                     smiley


                  • Kalki Kalki 1er septembre 2010 13:30

                    La vie organique est l’ultime technologie, et toute la technologie evolura vers la biologie. Kevin Kelly, Out of Control. → ’La robotique mécanique aura une place mais ne sera pas l’achèvement de la technologie, la robotique biologique, la bio-ingénérie sera encore plus efficace pour un certain nombre de tâche.

                    Des taches : comme vivre, vivre ensemble, avec sa liberté individuelle, le respect de la diversité ( au sens laïque, mais aussi dans l’espace public )

                    Certains rêvent de réaliser leur rêve, mais il faut leur expliquer que certains rêvent si devenu réalité seraient des cauchemars.


                  • Kalki Kalki 1er septembre 2010 14:53

                    Et il y en a qui n’ont pas encore compris ? Et continu de voir le travail de la sphère d’en bas :

                    très bien, continuons :

                    Pour l’économie , autophagie, principe du progrès et du capitalisme : on remplace l’homme ( le trader) par la machine bien plus efficace ( et le poisson mange les petits poissons ) :

                    La spéculation est en train de disparaitre

                    Les traders ne font pas le poids face a des systèmes informatiques évolués

                    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cul...

                    ’Algorithmic’ trading : 73 % des investissements sont lancés par des ia en 2009.


                    Pour la politique, les décisions politique par exemple de politique agréaire, d’urbanisme peuvent déjà être fait par des logiciels, et le service par ordinateur réduit le nombre de personnel.

                    Vous pouvez aussi faire vos course par internet, meme pour la nourriture, si vous voulez : ca vous retire le budget automobile , et ca retire du personnel/travail

                    Il existe des hotlines automatique : Smart Action : vendu à la minute 15-25% du cout d’un call center avec des employés.

                    Pour les techniciens, ou les ingénieurs, il existe des logicels qui font votre travail avec intelligence

                    Automatisez vos emails avec de l’intelligence artificielle (sauf email important qui seront détectés automatiquement), automatisez le rappel d’informations aux autres par mail pour obtenir que leur « travail » ou leur retour d’information soit fait en temps et en heure (augmentation du taux de retour à 98%), et automatiser votre twitter. 5)
                    Script libre : Par Hilary Mason.

                    Pour le pdg et le gestionnaire , il y a des outils de businness intelligence

                    Pour le docteur, il y a des logiciels de détections de maladie avec un taux d’éfficacité supérieur assuré, et de la robotique qui commence à opérer seuls.

                    Pour les professeurs, il y a l’éducation par le web, un projet de 10 ans en inde est terminé : montrant avec quel efficacité des enfants apprennent sans professeur, avec des ordinateurs.


                  • Kalki Kalki 1er septembre 2010 14:59
                    • R2 ou Robonaut2 ( nasa - General motors ) Nasa Robotic Alliance : R2 sera utilisé dans l’espace (NASA) et par general motors dans ses usines d’assemblages pour son ROI. (video)
                    • AMARSi ( projet européen sur 4 ans ), "développer des robots capables de développer des compétences manufacturières, ou autres, en interagissant dans un espace équipé de divers matériels. L’idée est d’imiter ce qui se produit entre humains dans un atelier où des travailleurs acquièrent progressivement de nouvelles compétences en imitant celui d’entre eux qui résout le mieux les problèmes posés à l’atelier. Des humains pourront intervenir au sein du groupe pour suggérer, le cas échéant, de nouveaux comportements que les capacités évolutionnaires encore limitées des robots ne leur permettraient pas d’acquérir avant de trop longs tâtonnements. "
                    • DLR : Robot allemand
                    • Asimo (v1 a 4 ) Honda ( video )

                  • Kalki Kalki 1er septembre 2010 15:13

                    La probabilité d’une intelligence forte, cognitive est de 100% d’ici 20 - 30 ans,
                    95% d’ici 10- 20 ans
                    70% d’ici 5- 10 ans

                    La durée de vie d’une partie et ou de la population suivra également le progrès exponentiel.

                    L’immortalité peut se réaliser par différents moyens : vous pouvez être contre l’idée d’immortalité, mais ne croyez pas que ce sera le cas de tout le monde,


                  • 3°oeil 1er septembre 2010 13:30

                    Combien se sont tué la santé au travail pour la propriété...


                    • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 16:12

                      3°oeil
                      c’est dans notre nature humaine, nous aimons, nous voulons, posséder,
                      poussés peut-etre par la peur de manquer, ou de n’avoir « rien »,
                      mais il est possible que ce soit nous qui soyons « possédés », (pas par un démon quelconque) possédés au sens que nous somme utilisés,
                      la vie ne doit elle pas être avant tout de la joie, de la découverte, du plaisir,
                      parce qu’a bien y réfléchir, travailler toute une vie, durement, pour n’avoir que quelques années de « retraite », trimballée dans un bus, pour s’assoir à 50 dans un restaurant improbable, après avoir visité un musée, ou autre chose, est-il une finalité digne d’un être humain ?


                    • Godevin 1er septembre 2010 14:05

                      En tous cas un grand merci pour les liens smiley


                      • PhilVite PhilVite 1er septembre 2010 14:27

                        Bonjour Olivier,

                        La nature humaine, voilà le problème.

                        Le travail est l’une des chaînes qui permettent à la société de contrôler l’individu (avec la famille, la patrie... tiens, ça me rappelle quelque chose ?!).

                        Qu’adviendrait-il de l’Homme désenchainé (ou déchaîné) ? Serait-il capable de la colossale sagesse indispensable à une vie sans chaîne ?

                        Permettez-moi d’émettre un gros doute (mais je suis pessimiste en ce moment !), tant les valeurs dominantes semblent encore et toujours être la cupidité, la crédulité et le panurgisme. Je ne sais si elles sont naturelles à l’Homme, mais en tout cas elles sont parfaitement entretenues par le système.

                        Faudrait-il donc qu’une autre chaîne vienne remplacer le travail s’il venait à disparaître ?... c’est ici que certains évoqueront le NOM (ou NWO)...Sont-ils complétement fous ? Sommes-nous complètement naïfs ?

                        Désolé, je ne voulais pas casser l’ambiance !  smiley


                        • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 16:18

                          PhilVite,
                          non l’ambiance n’est pas cassée,
                          c’est juste un brin de réalisme toujours bon à prendre,
                          je ne sais pas si ces valeurs dominantes (cupidité, crédulité, panurgisme) sont dans notre nature, ou si les « communicateurs » font simplement très bien leur boulot ?
                          le problème, c’est que présenter la paresse comme une vertu est difficilement acceptable par les uns et les autres,
                          tout comme la gourmandise, par exemple, qui rappelons le, serait un péché...
                          nous serions donc privés de la possibilité de prendre du plaisir ?
                          la paresse, que nous avons d’ailleurs voulu, puisque nous avons fait les machines, les robots, est-elle à ce point critiquable ?
                          la volonté de nous simplifier la vie, en inventant des outils est elle un « péché » ?

                          je ne le crois pas.
                          il est temps d’inventer un ministère de la paresse, qui pourrait avantageusement remplacer celui du travail.
                           smiley


                        • PhilVite PhilVite 1er septembre 2010 16:45

                          Le problème, c’est que la mécanisation et l’automatisation n’ont jamais eu pour objectif de soulager l’Homme, mais simplement de lui faire produire plus et mieux, puisque ceux qui en sont à l’origine ne sont pas les exploités, mais les exploiteurs (les tenants du capital). Dans cette optique, la paresse n’est pas une fin souhaitable, mais un dégât collatéral qu’il faut circonscrire par tous les moyens possibles. N’oublions pas que l’Histoire - même au quotidien - est toujours racontée par les vainqueurs, et qu’aujourd’hui encore, les vainqueurs sont les exploiteurs. Donc la paresse est haïssable puisque le paresseux, par définition ne rapporte guère au système et à ses maîtres.
                          La paresse ne pourra être considérée comme une vertu que lorsque le rapport de force exploité/exploiteur aura été inversé, et comme je le dis dans mon commentaire précédent, je ne crois pas que ce soit pour demain.

                          Quant à la gourmandise, ça je vous le confirme, c’est un péché !! mortel, en plus ! foi d’athée ! smiley smiley


                        • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 17:14

                          PhilVite,
                          bien sur, bien sur,

                          bien sur, l’idée de départ des entrepreneurs, des patrons, c’est effectivement de produire plus, et éventuellement de mettre la pression sur le travailleur, lui faisant comprendre qu’il a intéret à se « tenir à carreau », puisque la machine est là,

                          mais qu’est-ce qui nous empêche de mettre à notre profit le travail des machines ?
                          de ne plus être chômeurs, mais seulement vacants,
                          en vacances donc...
                           smiley


                        • PhilVite PhilVite 1er septembre 2010 18:09

                          D’accord Olivier, mais alors il faut que le produit du travail des machines et autres automates soit distribué aux « vacants ». Pour ma part, je trouve que ce serait du simple bon sens, mais nous n’en prenons pas le chemin...On constate au contraire que le nombre des riches et très riches augmente, et que le nombre des pauvres et très pauvres explose. La « redistribution » suit donc toujours la même logique.
                          Ce qui nous empêche de mettre à notre profit le travail des machines, c’est que justement ces machines ne nous appartiennent pas et que leurs propriétaires ne sont pas prêts à nous en céder les fruits...sans vendre chèrement leur peau, tout au moins. Et là nous touchons au problème crucial de la propriété...
                          ...j’en conclus donc que vous appelez à la révolution ! Merde alors, vous êtes un vrai boutefeu !! smiley


                        • olivier cabanel olivier cabanel 1er septembre 2010 18:16

                          PhilVite,
                          soit effectivement que ce produit soit distribué, mais alors, on courcircuite le passage obligé par l’argent, ce qui ferait beaucoup de mécontents,
                          alors qu’en continuant de salarier des travailleurs dont l’entreprise n’a plus besoin, le patronat continue d’en faire des consommateurs, sans pour autant diminuer son bénéfice.
                          les machines ne se mettent pas en grève, ne demandent pas d’augmentation, ne tombent pas (ou peu) malades !,
                          bien sur, on peut crier « au fou »’, à l’utopie, mais si on se permet de prendre un peu de recul, on pourrait voir les choses différemment.
                          et en tout cas, çà ne coute rien d’en parler.
                           smiley


                        • PhilVite PhilVite 1er septembre 2010 19:43

                          Mais je ne crie pas au fou, au contraire, c’est à mon avis la seule voie pour s’en sortir collectivement.
                          Je dis simplement, que l’homme étant ce qu’il est, il faudra beaucoup de temps, de drames et de souffrances avant d’en arriver à cette évidence. Et que ce temps, ces drames et ces souffrances pourraient être évités si nous étions intelligents. Malheureusement....
                          Et vous avez parfaitement raison d’en parler, que ces idées fassent leur chemin et mijotent dans un maximum d’esprits, ne peut être qu’une bonne chose.


                        • Salsabil 1er septembre 2010 21:14

                          Et oui, James ! smiley

                          C’est du simple bon sens.

                          Je crois même qu’on serait content d’aller ravitailler, entretenir, réparer éventuellement, ces machines, sachant que juste après on aurait plein de temps pour vaquer à des occupations largement plus excitantes...

                          Donc d’abord, il faut qu’on tue tous les riches et les exploiteurs et après on refait le monde.... Moi je trouve ça pas mal, non ? smiley

                          Bon sinon, à force d’être pauvre de chez pauvre, on ne va plus pouvoir nous pomper plus, on va être absolument et définitivement insolvables, casées, brisés, cuits.
                          ’Va bien falloir qu’« ils » se démerdent avec les machines !

                          Ben voilà ! Qui trop abuse.... Et toc ! smiley

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