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Du nazisme à la démocratie, une histoire faite avec les cons, raContée dans un billet de con

 Je lance une idée. Le nazisme aurait été propulsé en Allemagne non seulement par des élites mais aussi grâce à la complicité de millions de cons. Le nazisme a disparu mais les cons sont encore nombreux. D’où une facétieuse question : qu’est-ce qui a remplacé le nazisme pour nourrir la conscience politique des cons ? Ce qui ne dispense pas de concevoir ce qu’est un con du point de vue philosophique. Le penseur se fait alors connologue, non sans une pensée pour Audiard, brillant déconnologue. Et pour parler d’un sujet lourd, il faut parfois oser un billet léger. Le nazisme a été un phénomène social tout aussi spécifique qu’intense, avec un style grotesque mais aussi des conséquences désastreuses pour le monde pendant quelques années où la guerre totale fut conduite sous le Reich par Hitler et ses acolytes. Des milliers d’articles savants et d’ouvrages érudits ont été consacrés à l’étude de cette période de l’histoire qui par son côté irrationnel dérange mais aussi échappe pour une part à l’entendement. A moins que l’on conçoive que la nature humaine puisse se prêter, lorsque le contexte est favorable, à un tel déchaînement des forces irrationnelles pour ne pas dire bêtes et barbares.

 L’avènement du nazisme échappe à une compréhension simple, univoque et rationnelle. D’aucuns ont tenté de déceler un contexte idéologique qu’on dirait droitier de nos jours et qui fut désigné sous la notion de révolution conservatrice. Ce qui d’abord ne constitue pas une explication car on peut douter que les masses allemandes aient été au fait de ces subtils débats d’idées. De plus, le nazisme fut plutôt une tentative de liquider le passé allemand, plutôt que de le conserver. Utiliser la technique mais en finir avec l’idéal du bourgeois libéral tout en contrecarrant les mouvances communistes. A cette époque où l’armée et la technique étaient de puissants ressorts, deux catégories d’individus ont été décisives pour le nazisme. D’un côté les élites et de l’autre les masses. Parmi les élites, on trouve un conglomérat complexe, associant les activistes du parti nazi, la très haute bourgeoisie, nombre de médecins, des corporations professionnelles liées au système industriel, association d’ingénieurs, de diplômés, de techniciens. Cet ensemble hétéroclite a favorisé l’arrivée au pouvoir d’Hitler qui se chargera de simplifier cette société d’élites qui dans les années 20, se trouvaient perplexes face au désenchantement du monde et au manque d’idéal et de direction, tant au niveau de la société que sur le plan existentiel. Un mal enraciné depuis des décennies si l’on en croit la trilogie de Broch sur les Somnambules. Terme bien choisi car l’époque nazie se prêtera à la rêverie, aux images d’une vie réenchantée, avec ce sens du magique vitalisé, du merveilleux populiste et les grandes messes théâtrales secondées par d’autres messes matinales diffusées à la radio pour concurrencer les messes religieuses. Le nazisme a été une tentative de rendre simple l’existence. Et c’est ici que les masses ont été décisives. Et que l’on peut introduire l’idée des masses de cons… ou de somnambules. Car quel est le type d’individu qui se prête aux idées simplistes sinon le con. La politique nazie s’est en effet dotée d’instruments, discours et structures habilitées à prendre en charge l’existence des masses dont la vie était réglée par le régime. Grandes messes, vacances organisées, discours formaté, désignation de l’ennemi, livres savants détruits, radiodiffusions occupant l’espace urbain. Quoi de plus simple en somme que ces pratiques imposées à ceux qui ne sont que des hommes, mais pas n’importe lesquels puisqu’ils sont devenus des cons. Finalement, les nazis ont été les premiers dans l’histoire occidentale à prendre conscience qu’on peut asseoir la domination des élites en utilisant les cons et surtout en produisant des cons.

 La modernité est devenue complexe, avec les sciences, les philosophies et les techniques. Les sociétés ont véhiculé une somme de savoirs sans précédent. Les historiens sont trop révérencieux face au peuple et moralement chastes, sinon, ils auraient écrit des livres sur l’apparition des cons dans les sociétés modernes. Le monde développé nécessite l’usage de nombreux savoirs, notamment parce que les problèmes et les projets ne sont pas simples. C’est pour cela que les cons sont apparus en masse car ils ne peuvent ou ne veulent pas accéder à ces savoirs. A son corps défendant, Marx a produit une pensée politique simplifiant la société en deux classes et de ce fait, susceptible de convenir aux cons. Il n’y avait pas de mauvaises intentions chez Marx. Desproges aurait dit que le communisme c’est les cons au pouvoir et le fascisme c’est le pouvoir sur les cons. S’il y a bien un type d’homme qui ne simplifie pas l’existence, c’est le grand écrivain. Qui parfois s’intéresse aux cons et s’emploie à les peindre, à en inventer des figures archétypes, comme fit Flaubert avec Bouvard et Pécuchet.

 Le con, c’est un homme qui ne veut pas voir la complexité des choses, qui refuse un monde ne se réduisant pas à une juxtaposition de cases blanches et noires et dont la teinte est faite de nuances de gris. Le con veut voir les choses simplement. Les bons et les méchants. Les criminels et les victimes. Le pur et la saleté. Le bien et le mal. Ceux qui créent la crise et ceux qui la subissent. Les élites et le peuple. Le con est le fond de commerce des populistes. Les élites sont la cible des populistes mais ils ont une part de responsabilité puisqu’ils ont laissé la connerie se développer, parfois en usant de discours simplistes. Cependant, le principal facteur impliqué dans la genèse des cons, c’est la foule, qui selon un bon mot de Bernays, neveu de Freud, ne pense pas. Selon Bernays, inventeur de la propagande publicitaire, dans la foule, seul le ça s’exprime. Goebbels se serait inspiré des travaux de Bernays dont la principale application fut l’industrie de la communication, lancée au début du 20ème siècle par les grandes firmes et notamment le cinéma hollywoodien. Le maître ouvrage de Bernays c’est : Propaganda ou comment manipuler l’opinion en démocratie. Un titre sobre qui en filigrane laisse apparaître un intitulé apocryphe : comment fabriquer des cons en démocratie. Ce qui correspond bien à l’intention de l’auteur selon lequel en démocratie, la société doit être pilotée par une minorité intelligente. Sous-entendu, la majorité n’est pas intelligente et se compose de cons, types d’individus qu’on peut manipuler en présentant les choses avec simplisme, comme ces reportages idylliques sur des stars hollywoodiennes érigées en modèle de vie bonne et dont il faut absolument cacher les frasques et autres déchéances. Dans les décennies suivantes, le masque tombera, allant jusqu’à une inversion du modèle avec des stars du rock’n roll qui doivent être sex addicts et consommateurs de substances illicites, marque de fabrique du génie à l’époque de l’art conceptuel. Adorno a écrit des pages éclairantes sur l’industrie culturelle américaine au début de ce siècle fracassé. Un chapitre intitulé : L’industrie culturelle, l’Auflkärung comme tromperie des masses mais qui aurait pu s’appeler : la culture industrielle comme système de production des cons.

 Et maintenant, au début du 21ème siècle, on peut penser qu’il y a encore des cons. Tout en émettant quelques réserves sur cette catégorie car le con peut avoir des réflexes intelligents et sensés. Tout est question de situation. Certains contextes se prêtent à une pensée et une opinion intelligente et parfois, les choses peuvent être simples si bien que le pouvoir se plaît parfois à embrouiller la situation pour contrôler la situation. Le propre du con est de vouloir que les choses soient simples. Patrick Chêne a confessé avoir reçu des tonnes de lettres de protestation l’année où France 2 n’a cessé de parler des affaires de dopage. Le fanatique du tour de France veut croire en un spectacle angélique et ne veut pas entendre parler de ces affaires. Il est devenu un con, comme l’ont été ces supporters de football sifflant Jacques Glassmann parce qu’il avait dénoncé le trucage du match VA-OM. Les partis désignés à tort ou à raison comme populistes tendent eux aussi à donner une image simplifiée du réel. Avec des coupables désignés, l’immigré, l’Europe, l’euro, Barroso, les marchés… Les cons affaiblissent la démocratie mais si on interdit aux cons de voter, il n’y a plus de démocratie. Après tout, le con est un homme comme les autres, avec les mêmes droits ; de plus, en chaque homme sommeille un con qui, tel un malin génie logé dans son cerveau d’Aladin, peut apparaître dès lors que cet homme est frictionné par quelque événement.

 La publicité tient son efficacité au fait que les individus à l’ère consumériste ont une propension à devenir con. Plus précisément en jouant sur son désir d’univers magique. La publicité réenchante le monde. C’est du moins ce que croit l’individu con car la pub ensorcelle. Ici, l’adjectif supplante le substantif. Le con n’appartient pas à une classe sociale définie, même si certains cons sont plus égaux que les autres. Le système engendre et forme des cons. A l’état isolé, on parle de con formé mais lorsque les cons formés sont rassemblés, ils ont tendance à devenir des conformistes. Dress code et autres gadgets sont prisé des conformistes. Il faut plaider pour le droit des cons à vivre comme ils l’entendent. Quant au domaine politique, ce seront toujours les puissants qui domineront, notamment en usant de discours simplifiant la réalité, comme au pays de l’oncle Sam, avec par exemple son axe du mal et dans un contexte social la hantise de la fainéantise. Le con pense que les assistés sont des fainéants. Il n’est pas sûr néanmoins que la connerie soit un fléau social. C’est peut-être même le contraire. Le con participe à une certaine forme de pays sociale. Avec les contents du système et les mécontents. Les uns opinent face aux simplifications des discours gouvernementaux et les autres aboient en écoutant leurs maîtres populistes désigner les coupables. La rue est parfois livrée aux chiens qui peuvent ainsi se défouler. Pourtant, il existe un espoir dans la mesure où les cons peuvent être instruits dès qu’on leur parle. Certes, Brassens chantait que quand on est con, on est con, mais c’est de la poésie. Un refrain ne peut pas abolir la métaphysique des cons dont le premier principe est que la connerie est réversible. C’est bien pour cela que l’entropie, relevant du second principe, n’a pas submergé le monde. A retenir le second principe de la métaphysique des cons. Quand on enferme les cons dans une salle, la connerie ne peut qu’augmenter, et le conformisme avec. Voilà pourquoi il faut parler aux cons.

 Aux Etats-Unis, pays où les choses doivent être simples, il y a beaucoup de cons et c’est pour cela que cette Amérique inquiète de plus en plus, exprimant dans ses excès de bêtise quelques signes similaires à ceux qu’on trouvait dans l’Allemagne nazie. Néanmoins, si le con est dangereux quand il pète un plomb, en général, il est heureux car la vie lui paraît simple. C’est pour cela qu’il ne faut pas jeter la pierre aux cons puisqu’au fond, ils cherchent une vie paisible et simple. La connerie serait alors une réaction face à la complexité du système. Une réaction faite de paresse et de démission. Voilà pourquoi les médias débattent sur la publication des photos de Madame Trierweiler ; c’est sans enjeu et ça occupe le temps de cerveau des cons qui peuvent se divertir et se croire intelligent sur des sujets déconnectés des décisions importantes. Mais ne jetons pas la pierre aux cons, ils pourraient nous la renvoyer dans la gueule.

 Je sens monter la sève philosophique et me dis que le con devrait être un thème de choix pour la pensée à l’ère de la pop philosophie où un tas d’ordures fait réfléchir, autant que les jambes de Marilyn, la guitare de Hendrix ou le bustier de Rachida. Si le con aime se simplifier la vie c’est qu’il ne veut pas endosser la rude responsabilité du choix car bien des décisions relèvent de la balance entre des effets qu’on pressent bons ou mauvais selon le choix. Le con est finalement un type intelligent qui ne veut pas endosser la responsabilité. D’ailleurs, dans l’œuvre de Broch, les somnambules côtoient les irresponsables. Dans l’émission le juste prix, on voit les cons à l’œuvre, ils ne peuvent pas assumer leur choix et en appellent aux proches dans le public. Le con cherche le bonheur mais il fait le malheur des démocraties. Voilà pourquoi Eddy Mitchell n’aime pas les gens heureux. Il assume sans doute l’héritage de Brassens et ce sont les cons qu’il n’aime pas.

 Pardon de vous avoir ennuyé avec ce billet iconoclaste et surtout conoclaste. Si vous préférez que je cause de biologie quantique, faites-le moi savoir.

 


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116 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 24 octobre 2012 09:21

    Le nazisme a été soutenue par les banquiers américains , cautionné par Henri Ford.


    Le nazisme est une gangrène qui s’étend encore, sa progression a été ralenti entre 1945 et 1980 mais cette gangrène progresse toujours sur les mêmes terreaux qui sont la misère et le désespoir. 
     
    Le nazisme a été le dernière étape franchie dans l’horreur maintenant tout est permis.

    Était ce mieux d’envoyer des régiments s’étriper sur des champs de bataille , non mais cela avait plus de panache que la destruction en masse de population dont la religion ou la couleur ne convenait à certains.

    Ce palier franchit dans l’horreur maintenant il nous reste le dernier palier , la destruction de la terre certains y travaille tout cela pour de l’argent.

    Combien de centaines de millions de morts depuis des siècles pour du pouvoir ou de l’argent pour quelques uns , comment se fait il que l’humanité avec ses religions prônant le respect et l’amour ne puissent pas vivre en paix 

    Philippe

    • Aristoto Aristoto 24 octobre 2012 11:59

      Peut on alors prétendre que le nazisme est, au National Socialisme ce que le stalinisme a été pour le communisme et comme jamais aujourd’hui l’église catholique et évangélique à la parole humaniste et collectiviste du christ ?!


    • Anaxandre Anaxandre 24 octobre 2012 14:09

        Votre parallèle entre nazisme/national-socialisme et stalinisme/communisme est tout à fait judicieux Aristoto ; bien moins pour le catholicisme... Le temps viendra peut-être où l’on pourra étudier sereinement l’Histoire du national-socialisme allemand du début des années 30, et les conflits d’intérêts de plus en plus grands entre un jeune Reich conquérant et un vieil Empire Britannique sur le déclin ; voilà la cause profonde de la guerre et non pas le conflit concernant le couloir de Dantzig qui ne fut qu’un pretexte. L’Angleterre entraînera la France dans la guerre et les USA verront bien vite tous les avantages futurs qu’ils pourront tirer de ce conflit.


        En gros, ce fut, et c’est encore - les USA ayant désormais remplacé leur ancien maître anglais - la lutte entre la volonté de domination d’un Empire transcontinental et mondialiste contre l’émergence d’une puissance continentale devenue incontrôlable et insoumise (Athènes, puis Rome, puissances maritimes contre les « Barbares » continentaux, les jeunes Empires Espagnols, Portugais ou Anglais contre les « sauvages » des continents américains et africains avec leur cortège de génocides, etc).

        Maintenant, et pour en revenir plus directement à l’article, quand on prétend parler d’Histoire il faut essayer de voir au delà des bras tendus ; de même que voir des « cons » partout n’est peut-être par la plus fine des méthodes d’analyse. Surtout que parlant de l’endoctrinement des masses, on n’a jamais connu - la technologie aidant - un abêtissement d’une telle ampleur : le Système a presque réussi à convaincre les vieilles Nations européennes qu’il était bon pour elles de ne plus maîtriser leurs monnaies, leurs frontières, leurs armées, etc, en échange de quelques gadgets (écrans plats, smartphones, etc, achetés à crédit pour créer de manière virtuelle de la richesse - l’argent-dette - puisque ces objets sont désormais conçus et fabriqués ailleurs) qui sont pour l’essentiel des vecteurs de la propagande dudit Système ! On est toujours le con de quelqu’un comme dit la chanson... 

    • ETIENNE 24 octobre 2012 15:23

      Il semblerait même que les USA aient encouragé et laissé prendre de l’ampleur aux dictatures européennes (Nazi, Fasciste) pour contrer la montée du communisme en Europe occidentale, les juifs européens étant une victime collatérale de cette stratégie américaine.


    • joelim joelim 24 octobre 2012 15:53

      mais cette gangrène progresse toujours sur les mêmes terreaux qui sont la misère et le désespoir. 
       
      Je ne trouve pas. Ce ne sont pas les pauvres qui votaient Bush par exemple. 

      Ces terreaux immondes sont plutôt la finance mondialisée, qui aimerait se débarrasser des pauvres qui ne leur sert à rien et qui grèvent leurs profits, avec leurs absurdes besoins sociaux, médicaux, etc.

      Il lui suffit de communiquer sur son tambour médiatique à son entier service, pour convaincre les cons qui ne sont pas les plus pauvres et démunis.

    • Mycroft 24 octobre 2012 18:12

      C’est quoi ce parallèle ridicule ? Le nazisme est l’application effective de l’idéologie national socialiste. Une idéologie basé sur la suprématie de la « race aryenne » et sur l’extermination des « races inférieurs ». Une idéologie qui est pire encore que les actes qu’elle a entrainé.

      Le communisme, basé sur le rejet de la notion de propriété privée, le rejet de l’existence de classe favorisés. Nul besoin de chercher longtemps pour voir que ça n’a jamais été fais nul part, et certainement pas sous Staline, qui n’a jamais supprimé l’existence de classe dominante, mais a remplacé l’ancienne classe dominante par la sienne.


    • Anaxandre Anaxandre 24 octobre 2012 18:39

        Vous vous trompez, ce qu’on qualifie désormais de nazisme ou de stalinisme sont des « perversions » de systèmes idéologiques, le communisme ou le national-socialisme qui n’impliquent pas de facto la guerre ou la déportation de populations. Vous faites la même erreur que ceux qui confondent par exemple le catholicisme et les excès de l’Église à certaines époques. Mais ce genre d’amalgame est très bénéfique pour ceux qui combattent avec acharnement les souverainetés nationales ET le progrès social. Ils vous remercient chaque jour de vous être laissés endoctrinés aussi facilement et de participer à la domination sans partage des oligarchies transnationales.


    • ETIENNE 24 octobre 2012 20:01

      @Mycroft


      Je suis d’accord avec vous, cette idéologie n’a jamais été implémentée, si ce n’est dans quelques communautés restreintes (genre kibboutz) , en tous c as jamais à l’échelle d’un état et surtout pas en URSS

      j’ajouterais pour la définition du communisme : l’absence de séparation entre travail et capital, donc l’inexistence du concept de profit.


    • appoline appoline 24 octobre 2012 20:21

      Adolphe Hitler a été sponsorisé par Prescott Bush, le grand-père de W et par les grandes banques américaines. 

      Il ne faut pas s’y tromper, vous coupez les allocs aux français et vous verrez comme se comportent les masses, nous dépasserons à plate couture les allemands de 40. Rien n’arrive sans raison et il ne faut pas croire que les gens d’aujourd’hui sont plus intelligents que ceux d’hier, malgré que les premiers connaissent l’histoire, eux.

    • Aristoto Aristoto 25 octobre 2012 00:13

      Pourtant c’est beau du socialisme meme pratiqué uniquement à l’échelle nationale !!

      Chez nous la périphérie d’une fontaine ne possède pas un once de ce socialisme !

      Je vois pas de mal à la pratique de ce socialisme meme sectaire !!

      Quand au théorie racialiste de l’ami Hitler et sa bande de zigoto ! Déjà que je ne fais meme pas confiance à l’histoire officielle de ces 11 dernière années précisément alors il y a 70 ans !!!

      Je préfère des nationaliste socialiste radicaux meme racialiste s’il le faut qui me bouterons hors de France que ce pauvre tâcheron de Hollande !...De tout façon carriériste comme il est et avec tout une partie de la classe politique ça les chagrinerait pas plus que ça de commencer une pratique intensif et soudaine de bras tondu !!!

      .....

      Non rassurez vous je divague !!!!


    • Mycroft 25 octobre 2012 11:12

      Je répète, Anaxandre, que le national-socialisme a, dans ses texte fondateur, notamment « Mein Kampf », définit la supériorité de la race aryenne.

      sources :
       http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_national-socialiste_des_travailleurs_allemands
       http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme

      Si vous avez des sources qui laissent entendre le contraire, je suis preneur. Mais le national socialisme a été fondé sur des bases pangermaniste et raciste.

      A ne pas confondre avec le nationalisme qui est bien plus ancien et qui n’est pas immoral mais simplement inadapté (car seul la véritable internationale, l’internationale démocratique et sociale, pourra donner le pouvoir au peuple sur les possédants, sinon, ils pourront toujours fuir et favoriser les groupuscules anti-populaire).


    • Anaxandre Anaxandre 25 octobre 2012 13:16

       La Démocratie ne fut-elle pas au départ conçue pour les seuls citoyens Athéniens ? Et demandez-vous pourquoi les élites transnationales qui dirigent le monde rejettent avec force toute doctrine nationaliste et pourquoi l’internationalisme, fut-il de gauche, ne les dérange pas , bien au contraire : l’internationalisme est l’allié objectif et naïf de l’oligarchie mondialiste.


    • Romain Desbois 25 octobre 2012 16:16

      La démocratie athénienne était un système oligarchique, élitiste puis bourgeois.
      C’est pour cela qu’ils ont instaurer le tirage au sort. Puisqu’ils étaient qu’entre eux, pourquoi faire campagne les uns contre les autres ?


    • Mycroft 25 octobre 2012 17:37

      La société athénienne n’a rien d’un exemple. Ils se sont fait écraser par leur voisin, ils pratiquaient l’esclavage, tant sur le plan morale que sur le plan du pragmatisme, ils ne sont pas des références. Il n’y a pas que des mauvaises idée (notamment le principe fondateur de la démocratie qui est que le pouvoir du chef doit être contrebalancé)

      Quand aux grand possédants, transnationaux ou non, ils n’aiment certainement pas l’idée de voir émerger un gouvernement international populaire. Parce qu’ils savent pertinemment que ça sifflerait la fin de leur partie. Le statut actuel leur convient très bien : les états se concentre sur des petites surfaces et n’ont donc aucun pouvoir, et eux sortent de ce cadre.

      Le monde est trop petit désormais pour être découpé en nation.


    • Anaxandre Anaxandre 25 octobre 2012 19:32

       « La société athénienne n’a rien d’un exemple », dites-vous. Le fait qu’il y a près de 2500 ans - 25 siècles ! - des hommes aient décidé de partager réellement le pouvoir de manière égale entre les citoyens, riches ou pauvres, nobles ou roturiers, intellectuels ou manuels, ne serait pas un exemple ? Allons, allons, un peu de sérieux ! D’autant plus que vos arguments concernant l’esclavage - vous auriez pu ajouter aussi que les femmes étaient exclues de la Démocratie - sont tout à fait anachronique et n’apportent rien - bien au contraire ! - au sujet qui est de savoir si un type de régime politique peut évoluer et s’adapter à tel ou tel peuple, ou si après avoir été théorisé en un temps et un lieu donnés il demeure immuable.

       Quant à la fin de votre commentaire, dans quel songe avez-vous vu « émerger un gouvernement international populaire » ? Je ne commenterai même pas une telle stupidité ! De même, quand vous écrivez que « le monde est trop petit désormais pour être découpé en nation » avez-vous réfléchi (!) au fait que : 1) l’écrasante majorité de la population mondiale n’a pas la « chance » comme des Attali de considérer les pays comme des hôtels quand, par exemple, on ne sait déjà pas toujours le matin ce qu’on mangera le soir, et 2) la fin annoncée du pétrole bon marché va faire s’accroître les distance et agrandir à nouveau le monde. Il y aura bien évidemment toujours une poignée de riches dans 100 ou 200 ans pour prendre l’avion comme aujourd’hui mais pour les peuples, ce sera la relocalisation et, souhaitons-le, la fin des délires mondialisto-internationalistes des idiots-utiles du Système.


    • Romain Desbois 26 octobre 2012 02:50

      anaxandre« manière égale entre les citoyens, riches ou pauvres, nobles ou roturiers, intellectuels ou manuel »
      Faux , c’est de la propagande de Chouard.


    • LE CHAT LE CHAT 24 octobre 2012 09:52

       qu’est-ce qui a remplacé le nazisme pour nourrir la conscience politique des cons ?

      on leur a dit « le changement c’est maintenant » , et ils y ont cru , les cons !!!!!!!!


      • nicolas_d nicolas_d 24 octobre 2012 13:29

        LOL
        Comme ceux qui ont cru à un autre changement non ?


      • Traroth Traroth 24 octobre 2012 13:51

        Heureusement qu’ensemble tout devient possible ! smiley


      • Traroth Traroth 24 octobre 2012 13:51

        Grâce à la rupture...


      • LE CHAT LE CHAT 24 octobre 2012 14:14

        Et la force tranquille , pour une france unie .....


      • appoline appoline 24 octobre 2012 20:23

        Doublement le chat, car ils avaient déjà pris une sucée en 81 et ils y retournent, comme quoi l’expérience ne sert pas toujours.


      • Traroth Traroth 24 octobre 2012 20:52

        La France pour tous, vous voulez dire. Ou la France forte, peut-être ?


      • Romain Desbois 25 octobre 2012 16:19

        C’était encore plus con de croire que travailler plus , on allait gagner plus. smiley


      • gaijin gaijin 24 octobre 2012 09:55

        bravo ++++++++
        parmi d’autres :
        «  La connerie serait alors une réaction face à la complexité du système. Une réaction faite de paresse et de démission. »
        «  Le con est finalement un type intelligent qui ne veut pas endosser la responsabilité »

        qu’est ce qui a remplacé le nazisme ?
        le consumérisme
        ( je reviendrais plus tard développer )


        • Richard Schneider Richard Schneider 24 octobre 2012 17:31

          Très juste, gaijlin : le consumérisme a bien remplacé le nazisme. Malheureusement, la connerie reste immuable et éternelle ; elle ne sera jamais remplacée par « rien » ...Sur ce point, l’auteur de l’article a raison.


        • Gabriel Gabriel 24 octobre 2012 10:01

          Bernard, vous savez très bien que pour défiler au pas de l’oie avec le bras tendu il n’y a nul besoin d’intelligence, la moelle épinière suffit amplement. Le nazisme n’est rien d’autre que nationalisme exacerbé et aujourd’hui, nous avons un nazisme financier qui opère en toute impunité... 


          • nicolas_d nicolas_d 24 octobre 2012 13:33

            Sauf que la finance n’a rien de national


          • Anaxandre Anaxandre 24 octobre 2012 14:29

              Tout à fait Nicolas, c’est - comme je le décris succinctement plus haut - la lutte plurimillénaire entre des volontés de domination transcontinentales et continentales : la lutte depuis le Néolithique du nomade contre le sédentaire, devenue celle du monde de la prédation abstraite contre le monde de la production concrète, ou encore la lutte bien connue des marxistes entre le Capital et le Travail. Une indicible inversion des valeurs sans précédent dans l’Histoire des hommes à une telle échelle ! On en est même arrivé à ce que le Capital transnational se développe par la destruction du Travail...


          • nicolas_d nicolas_d 24 octobre 2012 15:15

            « On en est même arrivé à ce que le Capital transnational se développe par la destruction du Travail »

            C’est très juste, et c’est incroyablement « con » pour le coup. Les capitalistes scient la branche sur laquelle ils se pavanent.
            Quoique... la destruction du « Travail » (tel qu’on pourrait l’entendre avec un grand « T ») ne veut pas dire la destruction de l’esclavage...
            Mais... avec une bande d’esclave... plus de consommateurs ? Donc plus de Capital ?
            Le capitalisme ne serait donc qu’un moyen pour rétablir l’esclavagisme ?


          • Anaxandre Anaxandre 24 octobre 2012 16:04

              C’est toute la différence entre un Marché régulé par des Nations Souveraines qui se dictent à elles-mêmes leurs Lois, et un Marché dérégulé et mondialisé, imposé soit par la ruse soit par la force, qui dicte désormais sa Loi à tous.


          • appoline appoline 24 octobre 2012 20:30

            N’avez vous pas entendu parler des illuminatis ? Ils sont partout, enfin partout où l’argent règne en roi. Ils existent déjà depuis pas mal de temps, quelques siècles, ils se sont regroupés, plus efficacement, on les connaît mieux sous les noms de bilderberger, trilatérale, CFR, il y a aussi d’autres groupes comme la noblesse noire en Italie. Ils tirent les ficelles, nous ne sommes que la masse qui les ennuie de plus en plus. Comme nous avons la fâcheuse manie de nous reproduire comme des lapins malgré notre incapacité à nous prendre en charge pour beaucoup, il ne pourrait bien qu’un de ces quatre, ils tentent à nouveau de nous atteindre soit par un virus quelconque, soit en déchaînant les foules.


          • L’immigré 25 octobre 2012 12:59

            @Gabriel :
            Cela fait plaisir que vous citiez Albert Einstein. Vous résumez bien la typologie du con parfait obéissant aveuglément à d’autres cons...
            Le nazisme en tant que, je vous cite, « nationalisme exacerbé » est fort intéressant en termes de définition, toutefois, tout dépend de votre définition de l’adjectif « exacerbé ». Si ce mot n’est pas assez fort, le nazisme est quasiment partout dans les sociétés humaines, certes, cachées, mais, partout. Il serait, à mon humble avis, plus judicieux de parler de « paroxysme du nationalisme » ou de « nationalisme à tendance paroxystique », non ?
            Un avis, peut-être ?


          • Georges Yang 24 octobre 2012 10:12

            Georges Frèche avait raison, quelle que soit l’idéologie, on se fait toujours élire par une majorité de cons, c’est ça le suffrage universel

            Mais que proposer de mieux ?

            Les communistes avaient tenté l’éducation des masses, on a vu le résultat


            • nicolas_d nicolas_d 24 octobre 2012 11:57

              « Mais que proposer de mieux ? »

              La démocratie non ? Sans suffrage universel bien sûr


            • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 25 octobre 2012 13:54

              Le résultat, c’est que le communisme est tombé !
              Plus personne ne se risque aujourd’hui à retenter l’expérience de l’éducation les masses.


            • Romain Desbois 24 octobre 2012 10:41

              J’ai toujours dit qu’un dictateur seul n’est au pire qu’un tueur en série. Une dictature ne peut fonctionner que si suffisamment de gens soutiennent ou laissent faire.

              Regardez ce qui se passe sur ce site . Une arianiste qui censure des commentaires qui respectent la charte, un JL qui en fait autant sous des articles qui ne sont pas de lui, des auteurs « black listés » à la modération dont le fonctionnement est détourné pour censurer ceux dont la tête ou les idées voire leur sexualité ne leur plait pas.

              Les Lucien Lacombe sont prêts, ils n’attendent lâchement que tout pète pour agir !

              « La neutralité sert toujours l’oppresseur, jamais l’opprimé » ElieWiesel


              • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 24 octobre 2012 13:12

                Bonjour,


                Le probléme c’est qu’on est TOUJOURS le con de quelqu’un.
                Les Nazis étaient persuadé que leurs ennemis étaient des cons, idem pour les stalinistes....

                Quant à croire que le régimes dictatoriaux n’existent que parce que le peuple est « con » c’est un peu léger...

                Hitler a joué sur la connerie des institutions démocratiques , sur la connerie des pouvoirs financiers (qui ne voyaient pas plus loin que le Pognon), sur la connerie des Communistes qui aspiraient à instaurer le même style de dictature qu’Hitler, la connerie d’une classe ouvriére qui ne voyait pas plus loin que sa gamelle ...vide (à sa place je n’aurais pas peut être pas vu plus loin non plus : quand on a rien à bouffer la matiére grise se liquéfie...) ; ...
                A cela rajouté la connerie des pays comme la France qui avait tellement la trouille de repartir en guerre (et je comprends tous ces gens qui avaient gouté les tranchées de 14 et qui n’avaient pas envie de remettre ça), qu’ils ont fermé les yeux devant ce qu’ils pensaient être une résurgence à la « Bismark »....

                L’Islamisme Iranien hier, le Tunisien et l’Egyptien jouent exactement sur les mêmes cordes aujourd’hui...

                Et puis il y aura toujours ces gens qui ne pensent qu’ à trahir leur pays et leurs concitoyens : les Doriot, les Darnand, les poseurs de bombes en Algérie, les gardiens de camps de la mort.... 

                Ramener tout à une division entre cons et non-cons, en fait c’est le début du fascisme.
                Car la 1ére qualité du « salaud facho » c’est toujours d’être une intelligence et d’un culot assez forts pour penser et faire penser que les cons, c’est les autres.





                • Furax Furax 24 octobre 2012 13:51

                  « Le penseur se fait alors connologue, non sans une pensée pour Audiard, brillant déconnologue »

                  renvoie au timbre inimitable de Robert Dalban :
                  « Je suis ancien combattant, bistrot et militant socialiste. C’est dire si j’en ai entendu des conneries, dans ma vie ! »
                   smiley


                  • julius 1ER 24 octobre 2012 13:54

                    pour faire un con rien de plus facile, tu donnes à lire le Figaro et à regarder TF1 et là il y a déjà un gros travail de défrichage réalisé en plus tu ajoutes une « peudo » crise et tu casses l’école et les services publics et là tu dis que voila maintenant c’est la liberté et que nous sommes tous riches !!!!

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