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Bandes d’abrutis

Finalement, Wikileaks délie les langues, il semble bien. Figurez-vous qu’il y en a un, à la CIA, qui, en rentrant de vacances, a eu l’idée, comme ça, de ranger son bureau. Ça tombe bien, remarquez : c’est comme ça qu’il s’est aperçu sans doute que ce qui bloquait le pied de sa table depuis des années (trois ans !) étaient deux cassettes, sans doute, ou tout comme. Toujours est-il qu’en tentant donc de ranger, il est tombé sur ces pépites mémorielles : tout ce qui reste du lot des 92 cassettes vidéos broyées par ordre de G.W.Bush, et qui contenaient les interrogatoires des prisonniers de Guantanamo. Manque encore 90, mais j’ai comme d’avis que le gars n’a rien rangé du tout et que d’autres cassettes « broyées » vont réapparaître bientôt, mais bon... dégustons d’abord ce qu’il y dans celle-là. Et c’est de la bonne... d’info, figurez-vous.Tout d’abord car ça n’a pas été filmé aux USA... mais au Maroc, ce qui va provoquer un beau pataquès diplomatique, le pays ayant été relativement épargné dans la liste des « renditions ». Deuxièmement en raison du personnage interrogé, Ramzi Binalshibh, qui était prévu pour être le quatrième pilote du 11 septembre...ou le 20 eme kamikaze, et qui, dans les enregistrements, se révèle être complètement givré, mais aussi que d’avoir eu la tête sous l’eau régulièrement depuis huit années ne l’a pas vraiment arrangé (*). La découverte de l’été, vraiment ! Bienvenu au pays de la bande de l’abruti, ou de la bande d’abrutis qui l’ont dirigé, ce pays, si vous préférez !

L’annonce est en effet un must : si l’équipe de Bush avait broyé les bandes VHS (ou Bétamax, ce n’est jamais précisé !) des enregistrements des interrogatoires, il devait bien y avoir une raison, s’était-on dit. On découvre qu’en effet, il n’aurait pas fallu que ça se sache. Trop tard, depuis hier, 17 août, on le sait. Oh, ce n’est même pas pour la violence contenue, qui démontre que le waterboarding et de balancer les gens sur les murs, priver de sommeil et vivre avec la musique à fond dans les oreilles étaient commune mesure, non, bien plus grave encore : ces deux cassettes démontrent que des interrogatoires ont bien eu lieu dans d’autres pays, avec l’assistance de policiers ou d’hommes des services secrets du crû, et que celui qui est mis en scène, présenté depuis neuf ans comme le pilote qui a raté l’avion (il n’a pas pu devenir kamikaze du 11 septembre car il n’a pas obtenu son passeport !) est un individu dérangé, tenant dès les premiers jours des propos délirants, qu’il a fallu soigner aux psychotropes pour qu’il présente des propos un tant soit peu cohérents.
 
Bref, une vidéo qui démontre surtout une chose : si celui-là, largué et incohérent, aurait dû faire partie de ceux qui ont foncé à 900 km/h sur des bâtiments en pleine ville, que penser des autres ! Dès sa capture, le 11 septembre 2002, Ramzi Binalshibh a tenu des propos incompréhensibles et inintelligibles. Malgré cela, et malgré son refus de coopérer, qui lui ont valu les traîtements que l’on connaît, son nom figure dans le rapport officiel du 11 septembre comme témoignage "digne de confiance". Voilà qui fiche en l’air le rappport en réalité , et c’est pourquoi le visonnage de ces fameuses cassettes remet TOUT en cause : maintenant, que l’équipe de Bush ait eu envie de les supprimer indique bien la même chose : tout était faux, tout a été obtenu sous la torture et tout a été fabriqué ! 
 
Il y a sept ans de cela, une seule personne s’était insurgée de ces destructions, en 2003, la démocrate Jane Harman (D-CA), ancienne présidente du House intelligence committee : elle s’était vue quasi-lynchée par l’administration Bush. La CIA, par la voix du General Counsel Scott Muller l’avait envoyée paître. Aujourd’hui elle peut savourer sa revanche et refaire la même demande : celle de comparer le rapport écrit des interrogatoires avec les preuves vidéos " la bande enregistrée constitue la meilleure preuve que le témoignage écrit est véridique" disait-elle alors. Les coupeurs de cheveux faisant remarquer que dans ce cas, si on a détruit des bandes, c’est bien parce qu’elles ne correspondent pas, justement, aux écrits : ceux qui sont, justement, dans le rapport du 11 septembre !!!
 
Rappelez-vous les faits et comment l’équipe de Bush avec en tête l’ineffable Michael Hayden, premier général a avoir été nommé à la tête de la CIA, expliquer candidement que si les vidéos avaient été supprimées "c’était uniquement parce que la CIA craignait pour la sécurité de son personnel figurant sur les bandes". On a peine à le croire : les hommes étaient des contractants privés que l’on a vite retrouvé : "Au-delà de leur manque d’intérêt du point de vue des renseignements, puisque les interrogatoires ont été détaillés de façon exhaustive par voie écrite, et de l’absence de raison légale ou interne pour les garder, les enregistrements créaient un risque grave pour la sécurité. S’ils devaient faire l’objet d’une fuite, ils permettraient l’identification de vos collègues de la CIA qui ont servi dans le programme, leur faisant courir, à eux et leurs familles, un risque de représailles de la part d’al-Qaïda et de ses sympathisants". Hayden passant dans ce cas au dessus de l’argumentaire fondamental de Jane Harman précisant que rien ne prouve la véracité des écrits sans les enregistrements faits en parallèle ! Amnesty, enfin, montrant du doigt un autre argument : "Si les cassettes contenaient des preuves de comportement criminel, elles auraient exposé ceux qui étaient impliqués à des poursuites pénales"... ce qui était vrai également, et on vous a même retrouvé les deux tortionnaires principaux  ! Le New-York Times revenant lui sur les dates d’enregistrements, notamment celles de 2002, et impliquait un autre personnage : "dans ses colonnes, le quotidien affirme que des vidéos, enregistrées en 2002 par des membres des services secrets américains,« montraient des agents de la CIA soumettant des suspects de terrorisme, notamment Abou Zoubaydah (l’un des recruteurs en chef du réseau al-Qaïda et proche d’Oussama ben Laden ndlr) à des techniques d’interrogatoire sévères". 
 
Le journal se plantait à vrai dire complètement sur le cas Zubaydah, qui n’a jamais été ce numéro trois si recherché, comme j’ai pu vous en faire part ici-même (et la pour sa suite). Un Zubaydah a la barque fort chargée par... Michael Hayden, vous disais-je surtout : "mais dans cet océan de mensonges, un homme va se surpasser et largement surnager : "Michael Hayden, le seul militaire (aux ordres du pouvoir) qui ait dirigé un jour la CIA. Selon lui, en effet, Abu Zubaydah a été l’une des trois personnes "les mieux placés pour connaître l’imminence des atrocités terroristes" : on retombe sur la notion martelée de troisième de la hiérarchie, juste derrière Ben Laden en personne et Ayman Zawahiri... Que le chef de la CIA s’embarque dans la galère, c’est aussi logique, car il ne peut faire autrement : ses services ont longuement torturé Zubaydah, pour lui extorquer au bout de 83 waterboardings des "informations fondamentales" selon Hayden." L’interrogatoire d’Abu Zubaydah a conduit à des informations fiables", assène sans sourciller Hayden, alors qu’elles ont été obtenues par la torture, dont on connaît les effets, insistant en ajoutant "qu’Abu Zubaydah a lâché beaucoup d’information", car selon lui "près de 25 pour cent des informations sur al-Qaïda proviennent de sources humaines telles qu’Abu Zubaydah"... ce qui en dit long, en fait sur la fabrication complète du mythe Al-Qaida !"... 25 % de lampiste, 25% d’une personne arrivée déjà folle... reste quoi comme témoignage sérieux ? Les 50% restants pour Sheik Mohammed, recordman du monde du waterboarding ? Pourquoi Hayden ne voulait pas montrer les cassettes de s Zubaydah ? Car elles auraient révélé ce qu’on sait aujourd’hui : il n’a jamais eu de contacts avec Ben Laden, difficile en ce cas d’avoir pu être son numéro 3 !
 
Zubaydah était un lampiste, tout simplement, et non un porte-drapeau du réseau Al-Quaida, et cela, aujourd’hui on le sait : "Le plus haut rang des membres capturés d’AlQaida" n’a jamais fait partie véritablement de l’organisation de Ben Laden à vrai dire. On l’a accusé alors de tout en 2002 : d’être à l’origine de projets d’attentats de l’ambassade de Sarajevo ou de Paris (?), d’être recruteur en chef chez Ben Laden et même d’avoir été en relation avec Richard Reid, l’homme à la chaussure explosive ! Il n’est rien de tout cela"... et comme tout bon lampiste, on finit par l’absoudre de ce qu’on l’avait accusé : "en mars 2009, coup de théâtre après sept années de mensonges. En réponse au 213 questions posées par les avocats de Zubaydah à la justice fédérale, celle-ci avoue que Zubaydah n’a eu "aucun rôle direct ou n’a fait progresser la connaissance des attaques terroristes du 11 Septembre 2001, "et qu’il n’était ni un "membre " d’Al-Qaïda, ni "officiellement lié à l’organisation terroriste". Il est loin le temps où il était présenté par Rumsfeld comme le troisième de l’organigramme d’Al Qaida ! Oubliés les "renseignements de la plus haute importance" obtenus sous la torture ! " Zubaydah lampiste n’ayant jamais exercé d’influence au sein d’Al-Quaida figure pourtant lui aussi dans le rapport sur le 11 septembre, et en bonne place : Zubaydah hier, aujourd’hui Ramzi Binalshibh aujourd’hui, arrivé fou à lier et ayant en pensée depuis quitté définitivement notre planète : ce sont ceux-là qui étaient supposer avoir fomenté le 11 septembre ?
 
Les témoignages invalidés, mais pas que cela : la découverte dans les interrogatoires de Ramzi Binalshibh du pays où il a été torturé : le Maroc, qui avait un peu échappé à la vigilance des observateurs des "renditions flights". Enfin pas tout à fait. Là, c’est le cas de Binyam Mohamed qui a révélé la participation du pays. Binyam, torturé lui aussi. Au Maroc, où les questionneurs lui ont asséné des phrases répétitives, parlant de personnes qu’il n’avait jamais vues ni rencontrées de sa vie : "au Maroc on lui a dit qu’il avait comploté avec Padilla (***) et dîné au Pakistan avec Khalid Cheikh Mohammed, le planificateur du 11 septembre, et d’autres chefs d’AlQaïda. "Il n’a jamais rencontré ces gens », affirme Mohammed Stafford Smith (l’avocat de Binyam). « Comment pourrais-je ? Je ne parle pas l’arabe ... Je n’ai jamais entendu le nom Padilla jusqu’à ce qu’on me le dise", précise l’ex-détenu. "Pendant près de 18 mois où il a reçu des coups réguliers au Maroc, Mohammed avoir fréquemment rencontré une femme blonde d’une trentaine d’années qui lui a dit qu’elle était canadienne. L’officier de renseignement des États-Unis a déclaré à l’Observer s’agissait d’une couverture « Amateur » de la CIA . « Les seuls américains seuls qui, historiquement ont fait semblant d’être canadiens ont été les randonneurs qui voyagaient en Europe pendant la guerre du Vietnam. En dehors des questions morales, ce qui m’inquiète, c’est qu’en tentant de créer un "déni plausible" (***), c’est tellement transparent"...
 
L’autre visiteur des geôles marocaines sera Abou Elkassim Britel, 40 ans, citoyen italien depuis 1999, ayant épousé une italienne. A la même époque environ : "En mai 2002, les responsables américains ont déshabillé et battu Britel l’ont habillé d’une salopette, lui ont bandé les yeux et l’ont fait voler jusqu’ au Maroc pour détention et interrogatoire. Une fois au Maroc, les fonctionnaires des États-Unis l’ont remis aux services secrets marocain qui l’ont tenu au secret au centre de détention de la Temara (****), où il a été interrogé, battu, privé de sommeil et de nourriture et menacé sexuellement de torture" précisent des activistes de l’ACLU. Relâché en 2003, Britel sera totalement blanchi en Italie en 2006, et la CIA... condamnée pour son enlèvement en novembre 2009. En février 2010, c’est sur le cas d’Hasan Nasr, (Abu Omar) datant de 2003. Britel mettra en cause le fameux Gulfstream V numéroté N379P de chez Jeppesen Dataplan, Inc, l’un des appareils les plus connus des vols de Guantanamo. Le même avion avait été vu le 15 avril 2002 en visite à Camp Peary, la base d’entraînement de la CIA. Le 24 mai 2002, le N379P volait d’Islamabad à Rabat avec à bord Binyam Mohamed. Le 11 septembre, c’était au tour de Ramzi Binalshibh de faire un tour dans le N379P qui avait décollé de Washington à Athènes, puis été allé le 13 Septembre à Diego Garcia, où Binalshibh était alors emprisonné : certainement pour y amener des interrogateurs, puis l’avion réapparaissait comme par magie le 18 au Maroc. En 2003, le même avion ira à plusieurs reprises... en Pologne. Cinq vols sur six arrivaient à Szymany à partir de Kaboul, Afghanistan, alors que six vols provenaient de Rabat, au Maroc, note le HFHR..
 
Cela aussi je l’avais précisé en détail  : "en Pologne, c’est sur l’ancienne base aérienne polonaise du temps des soviétiques que la prison se tenait. A Stare Kiejkuty, déjà utilisé pendant la guerre par les allemands pour y héberger leurs services secrets. A 12 miles d’un aéroport devenu civil en 1996 sous le nom de Mazury-Szczytno. Selon certains, dont Mariola Przewlocka, le responsable de l’aéroport, les vols provenaient d’Afghanistan, du Maroc, d’Uzbekistan et de Guantanamo Bay selon des plans aujourd’hui connus. (via Baneasa en Roumanie souvent, pour un arrêt essence). Les prisonniers étaient embarqués dans de grosses limousines noirs direction Stare Kiejkuty, où des polonais ou des... anglais du MI-6 questionnaient les arrivants. Comme appareils, on cite des Gulstream (Gulfstream N379P, le fameux "Guantanamo Bay Express" de chez Premier Executive Transport Services ou PETS) mais aussi le 737 bien connu, l’autre fameux N313P A ce stade aussi, l’Europe a donc fermé les yeux. Et c’est bien ça qui pose aussi question".
 
La conclusion pour le Maroc est dite par le Journal Hebdo et Catherine Graciet "Comme l’a affirmé le Journal Hebdomadaire en décembre 2006 dans un dossier intitulé « Le Maroc, poubelle de la CIA », des avions affrétés par l’agence américaine se sont bien posés au Maroc, essentiellement à Rabat-Salé mais aussi à Marrakech et à Casablanca. Selon le rapport de la commission du Parlement européen chargée d’enquêter sur les vols secrets de la CIA en Europe, ces avions ont effectué 40 escales au Maroc, rien qu’entre la fin 2001 et la fin 2005. Et ce uniquement sur 32 codes de vol contrôlés alors que les Américains ont utilisé jusqu’à 51 avions. Les carnets de vol de deux des appareils de la CIA - un Gulfstream V immatriculé N379P et un Boeing d’affaires immatriculé N313P -, accessibles sur Internet, montrent en effet que le Maroc collaborait étroitement avec les Etats-Unis dans leur « guerre contre le terrorisme ». Par exemple, le 3 décembre 2003 puis le 11 mars 2004, le Gulfstream V a effectué un vol de Rabat-Salé à Guantanamo où les Américains ont installé leur tristement célèbre camp de détention. Autre exemple, le 23 septembre et le 22 novembre 2003, le Boeing d’affaires a décollé de Rabat-Salé, en direction de Guantanamo. Avant d’effectuer le trajet inverse le 28 décembre 2003 et de poursuivre sur la Jordanie." On ne peut pas être plus clair....
 
Les deux cassettes "retrouvées" fortuitement sont donc de la bombe en puissance. Elles démontrent avec éclat une organisation méticuleuse d’interrogatoires de prisonniers les 3/4 du temps sans rapport avec le terrorisme, mais qui ont très bien ou avouer en faire partie à coups d’interrogatoires musclés. Des aveux tous extorqués, le plus souvent sous la torture, figurants néanmoins dans le rapport final de la Commission du 11 septembre comme étant spontanés. Le but ? Créer un mythe complet. Un homme qui n’a toujours pas compris ce qui lui est arrivé attend toujours à Guantanamo qu’on lui explique. Il s’appelle Ramzi Binalshibh, et ça fait longtemps maintenant qu’il n’a plus toute sa tête à lui. Là-bas, il est toujours le N°10013. On a tenté de lui appliquer en 2008 un juge présidant les commissions préparatoires à son procès avait demandé une expertise psychiatrique, ("competency evaluation") pour savoir s’il était dans un état capable de comprendre les questions qu’on lui poserait. Comme il a décidé de plaider coupable, celle-ci n’a pas été réalisée... son procès devrait avoir lieu cette année.
 
Gag absolu : sur le site à se tordre du FBI, une page indique les "demandes d’information" sur des terrorristes "most wanted", ceux que l’on est donc toujours logiquement en train de rechercher, donc. Binalshibh y figure, alors qu’il est déjà en prison ! Comme pour les photos grotesques de Ben Laden, on l’a même "vieilli" artificiellement pour le reconnaître au cas ou il aurait pris de la bouteille : or, ça fait 8 ans qu’il est emprisonné à Guantanamo !!! Incroyable incompétence du FBI !!! On se dit que c’est une vieille page pas mise à jour : non, en bas, l’indication du directeur est bien celle de l’actuel en place, en poste depuis le 4 septembre 2001 ! La page doit bien dater du 17 janvier 2002, en cherchant bien le registre du site... mais on ne voit toujours pas ce que Binalshibh fait là... en 2010.
 
 
(*) après les pilotes d’acrobatie on va découvrir .... les demeurés volants.
 
(**) José Padilla, pas toute sa tête non plus, et accusé un peu de tout, et de savoir faire une bombe atomique sale alors que ses compétences sont celles d’un preneur de photos en rayon X. Il a été condamné à17 ans et 4 mois par un jury le 22 janvier 2008. Le 22 février 2007, une psychiatre l’avait jugé inapte à suivre les débats d’un procès....
 
(***) expression inventée par la CIA avant le rapport Church pour tenter de fourguer au grand public un énorme mensonge le mieux emballé possible.
 
(****) contrée bien connu de certains... (ah ah !)

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