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Connais l’homme pour mieux te connaître

Un article du NouvelObs me permettait de rouvrir le dossier que j’avais entamé la semaine dernière en y apportant un éclairage nouveau en passant par la psychanalyse.

1.jpgSocrate avait sa célèbre phrase philosophique "Connais-toi toi-même". Les Dieux de l’Olympe opposés à la faiblesse des hommes se retrouvait dans les textes sacrés, rappelés par les Oracles et la Pythie. A Delphes, sur le temple consacré à Apollon était inscrit : "Connais-toi toi-même, laisse le monde aux Dieux". Paradoxal, s’il en est. La mythologie expliquerait sa philosophie.

Socrate écourta la maxime et se retrouva de fait dans le rangs des dissidents. Ce qui va probablement lui coûter la vie.

Avant lui, la Nature avait donné quelques idées pour vivre en harmonie avec elle pour des mouvements de "philosophies naturelles" et se libéreraient, ainsi, des mythes.

Un peu plus tard, Platon, considéré comme le fondateur des Sciences Humaines et Sociales, repris le flambeau avec sa version philosophique "Connais l’homme pour mieux te connaître".

D’emblée, une de ses citations ne rassure pas : "L’âme est composée de deux chevaux, d’un raisonné et dompté, l’autre parfois un peu fou.".

L’incitation à s’interroger sur soi-même s’impose toujours aux temps modernes. Les fanatismes religieux persistent. Ils s’accentuent en période de crise et en perte de repères. Si la Science et la Technologie s’y opposent avec conviction, elles outrepassent parfois, elles-mêmes, leurs prérogatives pour devenir une nouvelle religion.

La manière d’approcher, d’appréhender les relations humaines se retrouve, bien sûr, dans l’éducation tout en restant assez dogmatique.

Se connaitre, c’est diminuer son stress par rapport aux autres. C’est connaitre ses limites et ses aptitudes aux réactions de définir les entropies et les empathies possibles. Pas besoin de se mettre sur un divan. Toutes les positions sont valables. Ne pas confondre entre l’approche personnelle des problèmes et celle plus générale. Éviter d’arriver à un point de non-retour. Trouver une vérité commune, par le dialogue, en suivant ses motivations ou au contraire donner des raisons de quitter un environnement hostile, font partie de l’art.

Le NouvelObs de la semaine se posait la question "A quoi sert la psychanalyse ?" avec "Haro sur Freud", comme sous-titre.

"La Psychanalyse permet de devenir soi-même" disait, immédiatement, le philosophe, Marcel Gauchet pour l’expliquer. Celui-ci se trouve dans le rang de ceux qui aime un peu la psychanalyse parce quelle replace Sigmund Freud dans le mouvement de libération de l’individu.

Freud est, pourtant, loin de faire l’unanimité en dehors des psychanalystes, des neuropsychiatres et des neurologues.20100402Dangers.jpg

Michel Onfray d’après le magazine, parait être le porte drapeau des opposants en démontrant que Freud a pris son cas pour une généralité. Il décrit, du coup, les idées de Freud comme des affabulations dans son livre "Le crépuscule d’une idole". Le complexe d’Oedipe devait ronger Freud. Le prendre à tort et à travers est peut-être un excès dans lequel il ne faut pas tomber. Le plus grand défaut de Freud est peut-être aussi, son manque d’humilité et de patience du travail scientifique. Il n’aurait donc fait que le premier pas dans ce que je décrivais au début : une analyse du "Connais-toi toi-même" dans un espoir trop rapide de le retrouver chez tous ses contemporains. Tout comme la posologie d’un médicament doit pouvoir s’adapter en permanence, la pensée humaine est loin d’être statique. L’évolution des hommes, ceux-ci toujours plus nombreux sur notre planète, pousse à plus d’humilité. L’esprit humain et donc les sciences humaines qui sont censés les régenter, sont impénétrables pour parler dans le langage adapté à d’autres usages. Les sciences dites exactes et qui ne dépendent pas de l’humain, ont moins de faiblesses mais dépendent néanmoins de tests à répétitions et ne sont pas exemptes de remises en question. Faire entrer le sexe dans la pensée occidentale était de bonne augure. Bourreaux et victimes, bien ou mal, se confondent à l’ échelle de la vie animale sans vision anthropomorphique.

Entre les années 60 et 70, Freud a vu une consécration par l’indépendance du psychisme et de leurs problèmes qui auraient un caractère acquis, inné. Les névroses, calquées de personne à personne dont le vaccin serait donné par des préjugés d’un bon bourgeois qui a sur les femmes des idées assez surannées comme l’était Freud, est une vision un peu trop restreint.

Les sciences cognitives et les neurosciences ne sont qu’à l’orée de découverte importantes sur le cerveau et le comportement. "La théorie freudienne n’est pas une théorie de l’effacement du sujet mais, au contraire, une théorie du sujet élargit. La vérité du sujet, c’est ce qui échappe au sujet. Parce que nous sommes en tension avec la vérité, celle-ci peut nous enfermer dans une prison insupportable. La psychanalyse, c’est l’élargissement de de notre idée de la subjectivité et sa reconsidération complète. La capacité de compréhension de l’espèce humaine n’obéit pas à la loi de Moore. La théorie psychanalytique est le produit d’une histoire culturelle qui a promu l’individu, l’intériorité, l’attention à ses sentiments, à ses émotions, l’intérêt pour la compréhension de soi-même. Le succès viendrait quand les individus auraient envie de devenir des individus libres et souverains. ", disait Marcel Gauchet.

20100329Anti avortement.jpgLe malaise de notre temps exacerbe les passions. Le catharsis que l’on observe parmi tous les médias, n’est pas là pour apporter la paix. Le retranchement des jeunes et des moins jeunes derrière des écrans de vidéo dans des jeux plus ou moins violents, toutes opérations de la vie automatisées ou passant par l’intermédiaire de machines, font que les contacts humains disparaissent. Souvent, une banale conversation tourne en trompe la mort. Les formes virulentes suivent par une manifestation inattendue et démesurée en réponses aux situations mal contrôlées Même l’éducation n’apporte plus les points de repères, les garde-fous au savoir ce qui est ou non, permis. Dès lors, il s’agit d’éliminer l’autre pour avoir le dernier mot qui tue dans une compétition à outrance. "L’industrie du désastre et une société programmée pour le suicide.", comme je le lisais ailleurs.

Se connaitre au sein d’un ensemble de contemporains, connaitre les limites à ne pas dépasser, est un travail de longue haleine, un travail d’adaptation aux circonstances à effecteur en boucles. Vrai dans le réel de tous les jours, ce l’est encore plus dans les forums de discussions qui apportent souvent des surprises par manque d’informations sur les interlocuteurs. Véritable laboratoire, bien plus que dans le réel, car les masques tombent sous le couvert de pseudos, plus encore qu’"en se foutant du regard oblique des passants honnêtes", comme chantait Brassens.

Des pseudos, souvent sans même d’"A propos". Je me souviens en avoir fait la remarque à un jeune auteur. Il ignorait de quoi je voulais parler. Aurait-on peur, aujourd’hui, d’être soi, peur de dire ce qu’on a dans le cœur, les tripes ou le ventre ?

La raison est, peut-être, que nous assistons chez l’homme moderne ou post-moderne à une dichotomie marqué d’idéologies des populations dont on n’ose plus faire l’écho. Tout se résumerait dans ce monde à un antagonisme entre riches et pauvres, Nord et Sud, Est et Ouest, Orient et Occident, Gauche et Droite... Comme s’il n’y avait plus guère de milieu de gué, plus de nageurs entre deux eaux. Pourtant ,on me faisait remarquer que l’homme n’est toujours pas une machine et ne travaille pas en système binaire mais dans un monde qui devient de plus en plus multipolaire.

Pour tenter d’y arriver, un minimum de connaissance de son interlocuteur donne déjà des indices pour ne pas aller trop loin. Ce n’est pas par une simple volonté diplomatique mais par simple sécurité dans le langage à utiliser. Être soi-même n’est pas facile dans un monde concret. Dans un monde virtuel, cela se fait à tâtons et dans le brouillard.

L’important n’est pas de recevoir une gifle morale en virtuel. L’important, c’est d’en comprendre l’origine et les raisons intrinsèques. Alors, en tête, un portrait robot de son interlocuteur ne donne pas l’assurance du succès.

Ce sera donc une sorte de "cloud computing", de traitement dans les nuages pour la psychanalyse.

La psychanalyse et la psychologie peut arranger les choses. Espérons qu’il ne faille pas passer à l’étape suivante, celle de la psychiatrie.

Revenons à la pratique. Réactualisons. Le poisson d’avril de mon précédent billet soumis au forum m’avait fait réfléchir pendant son écriture et aussi suite à ses commentaires.

De ce côté, il avait généré des réactions en sens divers, mais certains m’avaient interpellé.

L’interview "fiction" de moi-même qu’il contenait, je l’avais placer ostensiblement dans la rubrique "Parodie". Deux commentateurs s’en prirent à moi, aussi sec. Je m’étais préparé à tout, mais ces réactions étaient surprenantes tout en étant révélatrices.

Bien que j’en connaisse partiellement la raison pour l’un, pour l’autre, c’était moins évident. Assez virulent, cela commençait fort : "Bien sûr, c’est une parodie. Bien sûr, c’est bientôt le poissonnier d’avril et son étal pas toujours frais. Mais tout de même, (désolé de le dire un peu crûment ).... Bref, "parlez-moi de moi, y’ a que ça qui m’intéresse", disait la chanson...Mais je me trompe peut étre, bien sûr...".

Un autre article plus ancien était pris en référence pour prouver que si je n’avais rien à dire, fallait que je reste dans ma tanière et surtout, ne pas parler de moi, classiquement ou de manière plus originale.

20100310Wooncode.jpgEt bien, mon cher Monsieur, vous vous trompiez.

Parler de soi n’est pas nécessairement malsain, narcissique et prétentieux.

Pour adoucir ou expliquer son intervention, il s’expliqua de manière plus complète et plus originale par la suite.

Raison principale invoquée : "Une seule fois j’ai fais un article d’actualité, un peu polémique sur la Belgique, et ça m’a fâché avec l’Enfoiré, dis-donc. C’est pourquoi j’ai choisi un article à lui pour battre ma coulpe.".

Sorte de revanche, donc. Tout s’expliquerait ainsi et puis on passe au suivant ?

Pas de problème pour répondre. Vivre dans un pays ou le découvrir par l’intermédiaire de la presse, ne laisse pas le même goût en bouche, ni le même mord aux dents.

La suite de ses explications donnait plus de précision sur sa manière de penser de l’auteur du commentaire.

Détachons ce commentaire dans son intégralité, car de la forme humoristique en sort du plus bien plus sérieux :

"- J’ai trop ramené, je le confesse, mon imper mastic dans les contrées Voxiennes depuis 3 ans et des coquilles. Je l’ai fait parce que j’habite un pays pluvieux, mais j’ai toujours eu le bon goût de ne jamais l’ouvrir à la sortie des écoles. Parfois, le doute m’habite, mais c’est une autre histoire, et puis ça passe vite. Et puis bon, "imper mastic, le plus caustique, imper vert, le plus pervers", c’était la devise de "descente de police" avec Ardisson, que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre. Ça me plaisait bien.
- J’ai trop écrit sur mon ami Bashung. Au début, c’est parce que je savais qu’il allait mourir, après , c’était pour dire qu’il était mort et quel homme il était, ensuite pour dire qu’il manquait à la pelle autant qu’à l’appel. J’ai eu tort, rien ne console jamais de rien.
- J’ai trop écrit d’histoires ou de nouvelles "où à la fin, le héros, ben, y meurt". Ce fut une erreur. Sur Avox, c’est sans doute mieux d’écrire des histoires-où-le -héros-y meurt-pas, il vote , il dit pourquoi. Il vote pas, il dit pourquoi aussi. Des histoires où le héros, c’est la banquise qu’y fond, que c’est terrible ma bonne dame, on sera mort 100 fois avant d’un crabe aux pinces d’or, mais c’est grave quand même.
- J’ai trop négligé les histoires de tours branlantes qui finissent par tomber à la moindre petite secousse, ou quand un mec de la CIA éternue dans son bureau. L’effet papillon, quoi. J’ai eu tort, je suis sans doute un polémiste complexé.
- J’ai pas osé faire des articles avec 10 ou 30 suites, en annonçant bien (1) , (2) , suite, etc, pour que le modo, ben, quand il a voté "oui "une fois, il est niqué, il doit voter les 30. Les rentes viagères, quoi.
- J’ai trop fait de nécro de gens qu’étaient morts il y a dix ans, ( Nino Ferrer, Roland Blanche) pensant que c’était bien de pas les oublier. Mais non, une bonne nécro, ça doit étre bien frais, avec la maison Borgnol qu’attend et qui demande "s’ils peuvent y aller, ma petite dame". Oui, vas-y, fais pas ch...les personnes, croque-Monsieur. ( croque madame, y a un œuf en plus, c’est plus cher, c’est Roblot qui fait ça). Et puis, si on dit que le mort, c’était quand même un gros naze, c’est mieux. Mais ça, j’ lai compris qu’après.
- Une fois, j’ai fait la nécro d’un Monsieur qu’ était pas encore mort, mais lui, y croyait qu’il l’était.( Christophe). Et ça, c’est pas très sérieux.
- Trop souvent, j’ai planqué des jeux de mots et de sens dans mes articles, comme le petit Poucet. Mais comme me dit un ami, ("qui serait pas été plus intelligent s’il aurait lu tous les livres"), tu nous escaguasse, on n’est pas à la pétanque sur Avox. Et d’ailleurs, ça sert à quoi l’cochonet si t’as pas les boules ? Hein ? Bon. Voilà , mes bien chers Frères , con-frères, j’attends sereinement le jugement dernier.

D’après Camus ( cf. "La chûte"), il est vain de l’attendre là haut, il a lieu tous les jours, sur Avox ou ailleurs. Ce Camus, c’était pas un idiot, quand même."

Beau monologue avec lui-même, n’est-il pas ?

20100314Le voile à l'école.jpgVoilà qu’il se trouvait ou retrouvait son "moi" par l’interprétation qu’il écrivait ou disait des autres, sans rien dire apparemment de lui-même. Son image était censée se refléter dans ce qu’il apportait comme appréciation aux vivants, parfois ou, plus souvent, aux morts. Des oraisons funèbres comme portes-drapeaux de sa propre personnalité comme une sorte de faire-valoir par effet miroir, avec ricochet.

Je serais heureux qu’il revienne s’expliquer sur ce sujet.

L’empathie envers les autres ne serait-elle plus un secours ou un refuge de son "moi" que par l’image que l’on donne des autres ?

Tout est dans cette question. On semble avoir peur de parler de soi. Pourtant, s’il y a quelqu’un qui croit connaitre son image mieux qui quiconque, c’est bien son "propriétaire" par un auto-portrait. Cela dépasse, de loin, le souci d’humilité qui pourrait ne rester qu’un leitmotive bien dépassé.

Et si derrière se cachait une autre volonté de recherche de correspondances parmi ses contemporains pour en trouver plus de liens ? Une envie de révéler des vérités que l’on a en soi et que l’on cache par habitude ?

Dans la vie en concret, il y avait beaucoup de masques greffés sur les visages, en permanence, entaché du besoin de diplomatie, du respect au "politiquement correct". Si ces masques tombent, il s’agirait de trouver de nouveaux repères que l’on ne décèlent plus.

Les types psychologiques donne peut-être une réponse à ce rejet volontaire. Il y a les introvertis et les extravertis. Pouvait-on parler d’"extraverti" dans le cas que je viens de reprendre ? 20100326Accord pour la Grece.jpg

D’expérience vécue, l’introverti n’aime pas trop l’extraverti. C’est un peu l’eau qui rencontre le feu. Le rôle de l’eau qui dort et celui du feu ne s’intervertissent seulement qu’à des moments précis en déclic inattendu. Alors, suite logique à trop de choses maintenues au fond de soi, on tourne une nouvelle version de "Crimes et châtiments". Mais, je ne sais si vous l’avez remarqué, la polémique, on aime aujourd’hui. Cela comble d’aise, les trous de l’actualité. Pas de péril en la demeure. Elle a sa place dans le champ médiatique.

L’étude de soi-même, par contre, devrait prendre place comme préalable à toutes relations humaines. Comment pouvoir évaluer, si pas juger une relation avec d’autres, sans un exercice introspectif qui précède ?

D’accord avec Socrate, donc. La doctrine de Platon ajoute la controverse et commence par l’étude des autres. Cela se révèle plus difficile que celle de Socrate. Écrire sur soi ou sur les autres, c’est tenter de transmettre des messages de la connaissance par la suggestion. En définitive, chercher les solutions les plus originales possibles, en commun, aux problèmes de notre temps.

Écrire une œuvre autobiographique, beaucoup d’écrivains y pense. Chacun pourrait y penser, un jour. Confrontation de personne à personne comme une expérience, un moment dans le temps. Si c’était seulement une seule vue de soi-même, on passerait au narcissisme, sans plus. Parler de soi, on le fait sans même le vouloir. Le caractère transpire insensiblement au travers de chaque mot , de chaque phrase prononcée avec le style utilisé sans volonté de nuire ou de plaire. Un essai qui ne serait ni égocentrisme ni réservé au chacun pour soi et dans lequel chacun y trouverait son compte.

"Vous, vous êtes et nous, nous sommes", chante Francis Cabrel.

Je ne pouvais mieux l’exprimer.

"Tous pareils", d’accord, mais avec tellement de nuances à découvrir avec patience...

 

L’enfoiré,

 

Citations :

 

  • "L’homme énergique et qui réussit, c’est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir.", Sigmund Freud

  • "Autrui joue toujours dans la vie de l’individu le rôle d’un modèle, d’un objet, d’un associé ou d’un adversaire.", Sigmund Freud

  • "La psychanalyse : dites moi vos phobies et je vous dirai ce qui vous fait peur.", Robert Benchley

 

 




par L’enfoiré (son site) mercredi 7 avril 2010 - 30 réactions
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  • Par Numero 19 (---.---.---.20) 7 avril 2010 13:39
    Numero 19

    J’en vois qui ont fait l’école du rire et qui excellent dans les remarques pas drôles.

    Tout d’abord, j’ai eu du mal à lire cet article. Fatigue ou liste d’idées mal articulées ? Tel un JT les notions fusent indépendamment les unes des autres, perdant le lecteur par la même occasion.
    Un fil directeur serait bienvenu. Et quelques fautes sont présentes mais elles ne sont pas légion.

    Certes le fait de se révéler et s’accepter tel que l’on est vraiment serait bon dans l’idéal. Mais cela a un prix : une certaine solitude. Même si l’idéal philosophique est souhaitable, cela n’est pas forcément agréable.
    Et que penser d’une telle attitude à une époque où l’on cherche à uniformiser les pensées, où les pensées individuelles sont tues par un politiquement correct ambiant extrêmement lourd ?
    Nous savons pertinemment ce que à quoi nous devrions ressembler, mais personne ne nous apprend comment nous sommes.
    N’est-il justement pas plus souhaitable que de se conformer à la masse, se décharger de toute réflexion sur sa personne (et toute réflexion en général), et ne rechercher que le repos de l’esprit ?

  • Par Numero 19 (---.---.---.20) 7 avril 2010 18:16
    Numero 19

    Je traînais sur agoravox à une époque où demian west sévissait, et où des noms tels que morice ou le vôtre n’étaient pas visibles. Les râleurs intempestifs, blagueurs à deux francs (c la faut’ à sarko huhuhu), et autres bien pensants m’ont lassé, et je ne reviens que de temps à autres par ici.
    A mon avis, un article se doit d’aller vers le lecteur, et non l’inverse. Mais je suis mal placé pour critiquer un article alors que je n’en ai jamais écrit.

    L’époque de la liberté de pensée, de l’ouverture d’esprit est menacée par ce que vous considérez comme salvateur. Ne vous méprenez pas. Internet cloisonne les pensées, avec ses communautés à thème. Nous ne sommes plus obligés de cohabiter avec des gens que l’on n’aime pas, nous pouvons nous réfugier dans des familles de pensées où tous les membres pensent et sont comme nous. Internet est un exutoire, une tribune où l’on aura toujours quelques personnes intéressées pour nous répondre. Internet est un lieu d’où on ressort satisfait d’avoir été écouté, satisfait d’avoir pu parler librement. Internet c’est comme l’espace : tu peux gueuler mais personne ne t’entend.
    C’est une chimère.
    La liberté de parler, mais aussi la liberté de ne pas écouter ni même entendre.
    La liberté de protester mais également un encouragement à gueuler derrière son écran.
    La liberté de trouver des gens du même avis, mais qui empêche la tolérance et le contact avec des avis divergents.

    Pour ce que j’en vois, la vie réelle devient uniformisée, formatée, fade. Face à cela, un doppelganger virtuel qui « réalise » tous ses fantasmes, et qui sert de soupape de sécurité à l’esprit.
    Un indice : les agressions sexuelles ont tendance à diminuer là où l’internet se répand. De même, je dirais que les frustrations liées à la politique ou les faits d’actualité diminuent grâce à internet.
    Je peux donc vomir ma haine contre les racailles du quartier sur un forum et m’endormir satisfait. Alors que il y a 20 ans, on se serait concertés dans le quartier pour leur faire passer l’envie de recommencer.

  • Par psy86100 (---.---.---.131) 7 avril 2010 14:19

    Votre article mélange un peu tout sans rien apporter au Scmilblick, si j’ose cette expression... Concernant Freud, il me semble qu’il faut commencer par le lire, à défaut de faire une analyse soi-même. Je conseille par exemple la lettre de Freud à Einstein, où l’on voit que Freud était bien plus humble et « esprit en doute » que vous le laissez supposer.

    Quant à l’ouvrage de Michel Onfray, il n’apporte rien de nouveau sous le soleil. On a le sentiment qu’il fait de la critique intellectuelle de la théorie freudienne, ce qui a déjà été fait, en tournant en rond, sans répondre aux questions essentielles posées par Freud : l’inconscient existe t-il ? La sexualité infantile existe t-elle ? Tout le reste n’est que bavardage d’intellectuels.

  • Par Gollum (---.---.---.35) 7 avril 2010 14:59
    Gollum

    A Delphes, sur le temple consacré à Apollon était inscrit : « Connais-toi toi-même, laisse le monde aux Dieux ».


    Devant une pareille énormité, j’ai pas eu envie d’aller plus loin, car la citation exacte est : « Connais-toi toi-même et tu connaîtra l’univers et les dieux », ce qui est l’expression même d’une possible Transfiguration de l’Homme, capable d’embrasser toutes choses et ainsi de se hisser au rang du divin...
    On voit par là que le christianisme n’a rien inventé.

    D’autre part je m’étonne de cette référence à Freud sans citer en aucune façon CG Jung, le disciple hérétique de celui-ci, qui a autant d’importance que son initiateur, et dont les vues sur l’inconscient sont radicalement différentes et d’ailleurs proches des grecs de l’Antiquité qui allaient se ressourcer à Delphes.

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