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Accueil du site > Tribune Libre > Connaissez-vous Yanis ?

Connaissez-vous Yanis ?

 Yanis Varoufakis

 Non, ce n'est pas un chanteur à la mode au Pirée, ni un joueur de bouzouki, encore moins une rock star, même si son image médiatique est déjà exploitée par des fans sans cervelle, qui en ont déjà fait une vedette.

 Ce n'est certainement pas ce qu'il demandait ni ce qu'on attend de lui à Athènes, qui vit des moments difficiles mais pleins d'espoir, en cette période cruciale de transition.

 La Grèce n'attend pas de vedettes ou de messies, mais des reconstructeurs patients et méthodiques. Courageux et audacieux.

 Varoufakis n'est pas un tête brûlée. Certains le trouveraient même trop prudent, voire trop classique..

 Au sein de l'actuelle l'équipe réduite et provisoire, il y a un certain nombre d' hommes neufs, chargée d'une tâche qu'on pourrait qualifier de surhumaine, Y. Varorufakis a un poste clé pour mettre un terme à cet absurde travail de Sisyphe auquel est soumise la Grèce depuis un certain nombre d'années, victime d'un remède qui tue le malade.

 Il est une pièce centrale au coeur du dispositif visant à sortir le pays du chaos économique et du désastre humanitaire. Chaos ou descente aux enfers qui a ses propres causes internes, mais qui n'a pu se développer qu'à la faveur d'un contexte externe toxique.

 Assez peu connu jusqu'à ces derniers temps, sauf pour les économistes un peu ouverts et curieux et ceux qui avait lu son livre Le minotaure planétaire, qui pointe la dérégulation bancaire comme l'origine d'une crise, dont il avait pronostiqué la venue et dans laquelle la Grèce n'est qu'un élément, le maillon le plus faible . (*) Yanis connaît sa mythologie.

 Les racines du mal remonteraient pour lui à la politique monétaire américaine d'après-guerre. Les causes les plus proches sont à chercher dans la contruction bancale d'un euro rivé au mark et d'un aveuglement collectif et coupable à l'égard de la situation initiale de la Grèce

 Il a une solide formation, mais une vision de l'économie sans myopie, enrichie de perspectives historiques et sociales.

 Il n'est pas le premier venu dans le monde de la recherche économique pas toujours bien pensante et ses premiers pas offensifs font déjà grincer quelques dents du côté de Bruxelles et de Berlin. Sans langue de bois, il dénonce les perversions d'une finance dévoyée, qui a montré son vrai visage lors d'une crise sans fin, qu'il avait vu venir.

_____Peut-être représente-t-il une chance pour l'Europe, en subvertissant la logique du fonctionnement de ses institutions actuelles, de traités aux conséquences perverses et des féodalités financières qu'elle sert.

 Un grain de sable au moins, qui peut contribuer à amener la machine européenne grippée à un mode de fonctionnement différent...Sans révolution, espère-t-il.

 Ses critiques ne visent ni des personnes ni des pays en particulier, mais un système. Un système qui se fissure, mais qui semble bien vouloir résister encore un moment, par inertie, par soumission...

 La lettre de Tsipras aux citoyens allemands atteste de cette vision sans animosité ni ressentiment. Il sait que la rigidité merkelienne est en difficulté mais ne cèdera pas facilement..

 La partie sera difficile, mais la fermeté peut payer et le pari semble bien engagé.

 Pari qui ne semble pas irréaliste puisque le banquier Matthieu Pigasse estime que "cette restructuration est absolument nécessaire. Elle est non seulement nécessaire mais elle est possible"

Et Obama apporte un appui inattendu, non sans arrière-pensées sans doute. 

 Les négociations ne font que commencer

 Le chemin va être long...Sans remise en question de l'euro unique, sera-t-il praticable ?

       Face à la dette, que peut faire Alexis Tsipras ? Ce que les Allemands ont fait avant lui...

 [On peut utilement revoir l'excellent document diffusé hier soir par Arte : La dette, une spirale infernale._- Replay ICI ]


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89 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 4 février 2015 11:42

    Yanis connaît sa mythologie.


    En effet. Et ça va même beaucoup plus loin que cela puisque la Grèce est le berceau de l’astrologie occidentale et que le mythe du Minotaure est calqué sur la symbolique du signe du Taureau qui est le signe de la Matière et par extension celui de la Monnaie… C’est là toute la clé du mythe du Veau d’Or chez les hébreux ainsi que de la célèbre sculpture qui se trouve à côté de Wall Street. De même que l’expression bullish dans le jargon boursier veut dire que les cours montent.

    Rappelons aussi le mythe qui veut qu’Europe fut enlevé par Zeus sous la forme d’un Taureau

    C’est y pas la situation actuelle où l’Europe est prise en otage par l’Euro au seul bénéfice des rapaces de Wall Street ?

    • velosolex velosolex 4 février 2015 15:47

      Question mythologie la grèce est riche à revendre. Dommage que les mythes ne soient pas cotés en bourses, ou ne rapportent plus de droits d’auteurs à leurs enfants. 

      On pourrait trouver à foison des exemples pour illustrer la situation. 

      - Celle du vase de Pandore : « Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, notamment la vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la folie, le Vice, la tromperie, la Passion, ainsi que l’espérance.

      Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu’Héra lui avait donnée et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir il était hélas trop tard !

      Seule l’Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée.

      Le terme espérance est une mauvaise traduction du mot grec.

      Une meilleure traduction aurait été l’anticipation, voire la crainte irraisonnée.

       Grâce à la fermeture opportune de la jarre par Pandore, l’humanité ne souffrira que des maux, et non pas de l’attente de ces maux, qui est probablement le pire de tous.

      Encore faudrait-il maintenant réussir à refermer cette foutue boîte...Sans doute pourrait on traduire aussi espérance par crédit....


      -Je ne parlerais pas du mythe de sysyphe, puisque le rocher-crédit à soulever, se fait de plus en plus lourd, à chacune des tentatives, pour le remonter en haut de la pente

    • simplesanstete 4 février 2015 17:40

      Jolie // vélosolex, mais non la curiosité n’est pas un vilain défaut ! ! C’est la source de toutes connaissances des sources du savoir pratique, plus de contes de faits, c’est du direct comme le mot démocratie armée de savoir pouvoir, comme au Donbass, là où les achetés/vendus de l’ouest n’ont aucune chance.


    • wesson wesson 4 février 2015 13:26

      Bonjour l’auteur,


      tout d’abord, on doit considérer une chose avec l’arrivée de Syriza : ils sont en train d’appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. C’est déjà suffisamment remarquable pour s’en féliciter.

      Mais il y a la contrepartie de cet engagement visible : ça va totalement à l’encontre de la doxa européenne, et de la position Allemande sur l’austérité. 

      Alors effectivement Varoufakis qui est une personne intelligente propose d’appliquer son programme, mais sans l’appeler « une coupe » (a haircut) dans la dette Grecque. Techniquement, c’est changer des obligations à terme en d’autres obligations non capées dans le temps, et dont le repaiement serait soumis à un objectif de croissance. Techniquement c’est la même chose, mais les apparences seraient sauves car on pourrait ne parler que d’échange de dette, et non de réduction de celle ci.


      Les Allemands - et même la BCE - ont toutefois fait savoir que cette solution est inenvisageable, en gros c’est une fin de non recevoir. Le problème reste donc entier, et nous avons rendez-vous le 28 Février, date de fin de l’ultimatum Européen, ou là Grèce est priée de prendre la dernière tranche de pognon et les réformes qui vont avec, ou se retrouvera coupée de financement en Euros, avec pour effet de devoir revenir dans la journée à la Drachme.


      Bref, le diable n’est pas encore sorti de la boite.

      • wesson wesson 4 février 2015 15:50

        J’ajoute que Varoufakis semble posséder un don extraordinaire pour mettre les médias en panique complète.


        En voici un exemple sur Reuters : 

        Une dépêche annonce que Varoufakis discute avec le FMI 

        Et quelques minutes plus tard, un autre dépêche annonce que Varoufakis ne discute pas avec le FMI

        Bref, il les fait tourner en bourrique, semblant de changer de stratégie toutes les heures, ce qui fait que effectivement, les dirigeants Européens ne savent pas quelle est la position réélle de Syriza.

        Et c’est vrai que cela force les Allemands à sortir du bois : ceux-ci ont fait savoir par l’intermédiaire d’un document de politique générale leur rejet des mesures sociales prises par Syriza : Les Allemands ont clairement dit qu’il était hors de question d’arrêter les privatisations, la baisse des pensions et du salaire minimal et les licenciements de fonctionnaires en Grèce.

        Bref, je crois clairement que c’est la logique de l’affrontement qui va primer, avec une stratégie radicale de part et d’autre.
        La différence étant que la Grèce, consciente de sa faiblesse joue sa partition en finesse en essayant de louvoyer, alors que l’Allemagne, consciente de sa force joue de son coté le passage en force.

      • nobody 4 février 2015 13:33

        Vu qu’Obama a maintenant l’air de vouloir s’occuper du dossier européen lui-même (on est jamais mieux servi que par soi-même), on en est arrivé au moment où les masques tombent : pour ceux qui en doutaient encore l’UE est bien un machin étasunien...


        Il est évident que les zuniens arrivés en phase finale de négo du TAFTA ne vont pas laisser l’UE se déliter en ce moment. L’UE est le marchepied pour des Etats-Unis de l’Atlantique Nord dont la capitale sera of course à Washington.

        La bonne nouvelle c’est que dans cette optique les catastrophes seront nécessairement évitées grâce à un nouveau tour de passe-passe financier (la finance a désormais plus à voir avec la prestidigitation qu’avec la comptabilité), et que le peuple grec pourra donc souffler pendant un temps...

        • Taharqa 4 février 2015 14:29

          Je crois qu’Obama veut se servir de la Grèce pour affaiblir Merkel dirigeant une Allemagne de plus en plus contre-pouvoir économique des États-Unis.
           
          En appuyant Tsipras, Obama va acculer Merkel : soit elle cède sur la dette et perd son image de dirigeante inflexible, soit elle ne cède pas et la Grèce n’aura d’autre choix que la sortie de l’Euro, ce que voudront également faire l’Espagne et d’autres pays. Or l’Euro, le Deutschmark déguisé est l’arme économique de l’Allemagne.
           
          Tsipras veut sortir de l’OTAN et s’allier avec les Russes : de quoi inquiéter les Américains normalement et là aussi, Tsipras peut négocier entre Russes et Américains à qui le soutiendra le plus.
           
          Je trouve que les Grecs jouent au mieux leurs cartes.
           
          Le pauvre Hollande, larbin à la fois des Allemands et des Américains, est bien sur inexistant.


        • doctorix doctorix 4 février 2015 16:51

           Obama va acculer Merkel 


          Faut avoir envie...

        • izarn izarn 5 février 2015 14:13

          Non ce ne sera pas une bonne nouvelle, ce sera une nouvelle fuite en avant...
          La solution pour la Grèce n’est pas soluble dans l’euro.


        • coinfinger 5 février 2015 16:14

          La nuance me semble importante , ce n’est pas Merkel que Obama , les oligarques veulent affaiblir , c’est la Bundesbank , plus exactement un mark ou plutot son ersatz d’occupation : l’Euro .
          Parce que les US ont un pb fondamental , protéger , promouvoir , l’oligarchie , donc alimenter des déficits toujours plus grands , finançant leur puissance militaire . Militaire se comprend sous tous ses aspects , renseignements , subvertion , corruption , propagande , etc , pas seulement intervention armée directe . Pour financer ces déficits surdimensionnés pour la nation US , elle méme aujourd’hui , attirer les capitaux du Monde entier .
          Un yen , un euro trop fort par rapport au $ , ( ou un franc Suisse ) leur nuit , d’où entr’autres le Cheval de Troie Grec , conçu comme tel dés le départ . Surtout que l’ambition d’Obama est de déplafonner la dette US , et que suite aux probables déboires financiers du au gaz et pétrole de schistes , l’affaire va se corser d’ici quelques mois , malgré les apparences de sérénité .


        • ZEN ZEN 4 février 2015 13:57

          Bonjour
          La lucidité est au pouvoir à Athènes
          La tâche la moins simple sera de renverser les féodalités internes à la Grèce, obstacles au fonctionnement d’un Etat normal.
          Certains, comme Lordon, doutent que l’expérience aboutisse, dans le cadre de l’euro et des Traités existants et préconisent de « renverser la table ».
          Difficile équilibre.


          • Fergus Fergus 4 février 2015 14:12

            @ Zen.

            Lordon est dans une logique radicale qui n’a de sens que si les positions restent figées en Europe. Or, elles ne vont évidemment pas le rester, les membres de l’UE ayant beaucoup trop à perdre en cas de sortie de la Grèce. Une sortie qui affaiblirait ipso facto l’Union, et risquerait de provoquer des attaques spéculatives massives contre l’euro sur les marchés.


          • wesson wesson 4 février 2015 14:28

            Bonjour Fergus,


            Si nous présupposons que Syriza entends bien mettre en oeuvre le programme qui les as fait porter au pouvoir, cela va effectivement à l’encontre de ce que l’Allemagne entends conserver de l’orthodoxie budgétaire Européenne. 

            Et là en fait le calcul est assez simple : Si l’Allemagne cède à ce qui serait une « union des transferts » dont elle ne veut pas, cela lui coûterait en termes de PIB une dizaine de pourcent.

            Par contre, si l’Allemagne décide de s’en aller avec sa zone d’influence actuelle (les pays du Nord ainsi que presque tous les pays de l’ex URSS) afin de conserver sa politique budgétaire, cela ne lui coûterait que 3% de son PIB.


            Bref, il y a fort à parier que l’Allemagne trouvera largement moins coûteux de partir elle même de la construction Européenne (ou de s’en faire une avec les pays qui la suivent dans ce sens), que de devoir consacrer une large part de son PIB pour rééquilibrer les pays du Sud pour sauver l’union monétaire. 

            Pas conséquent, si Syriza ne bluffe pas et tient bon, et si l’Allemagne aussi, la Grèce sera effectivement d’une manière ou d’une autre poussé hors de la zone Euro, ou c’est l’Allemagne qui se barrera.

          • velosolex velosolex 4 février 2015 14:53

            wesson


            Je pense que vous avez raison d’envisager cette solution.
             Les protestant font moins de bruit que les méditerranéens, mais après avoir muri les différentes solutions, vont vers le plus pratique.
             L’Europe avec l’Allemagne, c’est pas super, mais sans, ça sera très compliqué.

          • Fergus Fergus 4 février 2015 16:14

            Bonjour, Wesson.

            Je ne crois pas du tout à cette hypothèse. Non qu’elle ne puisse tenter des Allemands n’ayant aucune envie de payer pour les pays du sud de l’Europe. Mais parce qu’elle ferait éclater l’Union à laquelle le peuple allemand est désormais viscéralement attaché pour des raisons qui dépassent largement le simple cadre économique.

            N’oublions pas, en outre, que les perspectives démographiques de l’Allemagne ne sont pas brillantes, c’est le moins que l’on puisse dire. Dans ces conditions, il vaudrait sans doute pour ce pays être encore au sein de l’Union qu’en dehors lorsque se manifesteront les premiers effets de économiques de cette baisse de la population active.

            N’oublions pas, enfin, que de graves incertitudes naîtraient d’un schisme européen, ce qui pourrait engendrer des tourmentes spéculatives dont personne ne peut dire aujourd’hui qui en seraient les gagnants et les perdants. 

            Bref, beaucoup trop d’inconnues à la clé. Sans parler de la renaissance des vieux réflexes de repli nationaliste qui s’en trouveraient confortés. C’est pourquoi je pense la solution est dans « plus d’Europe », mais dans une Europe repensée sur des bases moins dogmatiques.


          • wesson wesson 4 février 2015 16:21

            La stratégie de l’un et de l’autre n’en demeure pas moins radicale, et surtout radicalement opposée. 


            Et surtout, je ne voit ni d’un coté ni de l’autre quoique ce soit qui permette une porte de sortie honorable. L’affrontement tel qu’il est présenté ne souffre que d’une issue binaire : une victoire totale de l’un, qui implique une défaite totale de l’autre.

            Il est au moins intéressant de constater que là dedans la France tente d’avoir une position de synthèse, même si je ne croit pas une seconde que le gouvernement de François Hollande possède la constance et l’unité suffisante pour que cette position apparemment conciliante puisse peser d’une quelconque manière.

          • wesson wesson 4 février 2015 18:27

            Pour être encore plus clair Fergus, voici la dernière passe d’arme, selon Bloomberg : 


            Document, reported by Reuters, essentially asks Greek govt to ditch commitment to roll back austerity, accept bailout agreement, agree on pension cuts, let Troika remain in country

            Un document [du Gouvernement Allemand] rapporté par Reuters, demande essentiellement au gouvernement Grec de revenir à l’austérité, de prendre la dernière tranche d’aide, d’accepter la diminution des pensions et de laisser la Troïka rester dans le pays

            La réponse des Grecs : 

            these conditions can’t be accepted, are against mandate of Greek people, and a hurdle to Europe’s economic growth

            Et le gouvernement Grec de faire savoir officiellement que la Troïka ne pourra pas rester dans le pays. 

            Bref, ça va au clash et d’une manière ou d’une autre, l’un des deux va perdre la face, et sa crédibilité avec.

          • velosolex velosolex 4 février 2015 19:31

            Fergus


            Cette obsession de remplacement des générations est un leitmotiv en france. Pas trop en allemagne où la solution est déjà connue : La naturalisation à pus ou moins longue échéance des polonais et autres ukrainiens qui ne demanderont pas mieux. 

            Cette solution a l’avantage de fournir un personnel qualifié, jeune, et aux racines identitaires et religieuses, ( peut on ajouter maintenant que ce sont des marqueurs culturels essentiels....)à peu près identiques.
            Ce qui n’est pas négligeable, impolitiquement correct s’entend

             Le pan germanisme va encore frapper. 
            On l’oublie, mais le centre de l’europe s’est quelque peu déplacé vers l’est

          • Auxi 4 février 2015 20:46

            ou c’est l’Allemagne qui se barrera.


            Bon débarras ! L’Allemagne oublie qu’il lui a beaucoup été pardonné dans le passé, et qu’elle-même a fait défaut trois fois dans le siècle précédent.

            L’Union européenne est illégitime, illégale et totalitaire. Finissons-en avec ce machin étazunien !

          • izarn izarn 5 février 2015 14:19

            En effet, les marchés se tireraient une balle dans le pied...
            Les effets du marché ? Hahahaa ! C’est rigolo !
            Il a fallu plus de 4500 milliards d’euros pour soutenir les banques depuis 2009...
            Et la BCE continue : 1100 milliards en un an !
            Alors 370 milliards grecs, cette blague ?
            On nous prends pour des couillons....


          • nours77 nours77 4 février 2015 13:57

            holà attention nours ! On ne peut pas faire de quenel comme ça en France... même si c est l intention...


            • Fergus Fergus 4 février 2015 14:06

              Bonjour, Zen.

              Depuis l’élection de Tsipras, je suis persuadé que celui-ci va obtenir des avancées significatives pour son pays. Et pour cause : le vent est en train de tourner, et Merkel se trouve de plus en plus isolée, l’austérité n’ayant fait qu’aggraver la situation de la Grèce. C’est pourquoi soit une partie de la dette sera annulée, soit le pays bénéficiera d’un étalement tel que cela reviendra à payer cette dette aux... calendes grecques, solution qui permettrait de ne faire perdre la face à personne ; et qui plus est de lever les menaces qui pourraient peser sur l’Union et ses membres - y compris l’Allemagne - si la Grèce était contrainte de sortir de l’UE


              • velosolex velosolex 4 février 2015 14:49

                Fergus


                La BCE a fait battre monnaie pour la première fois de son histoire, et contrairement à la charte. 
                Une façon de refaire repartir la planche à billets et l’inflation. 

                La dette sera donc payé par tous, et en particulier par les plus pauvres, les plus riches déplaçant toujours opportunément leurs capitaux. 

                La dette de la Grèce va être sans doute annulé. 
                Que va t’il se passer après. 
                L’Espagne et le Portugal vont ils continuer à payer ?
                N’oublions tout de même pas qu’elle a la bas servi à se lancer dans des programmes immobiliers insensés et ridicules. Faut il parler de la gabegie des jeux olympiques d’Athènes, et de l’armée grecque, aux matériel sophistiqué et à la flotte aérienne et maritime disproportionnée, pour un pays qui fait tout de même le double de la Bretagne en nombre d’habitants....

                Bref !

                 Il va donc falloir prêter de nouveau aux grecs, rien que pour garantir leur ligne de politique sociale et économique, quelque peu irréel. 
                Le problème du remboursement reviendra bien après demain !

                Mais personne ne parle de ce jour d’après, qui devrait pourtant conditionner la politique du jour d’avant

              • ZEN ZEN 4 février 2015 14:26

                Bonjour Fergus
                Ton hypothèse n’est pas à exclure.
                Mais dans le cadre de la monnaie unique (non pas commune, avec latitude négociée de variations des monnaies), et dans le cadre de traités écrits dans le marbre , vis à vis desquels le vote démocratique est incongru (comme l’avouait cyniquement Juncker), je vois mal, à part une accalmie probable basée sur la peur interne et l’intérêt des USA, comment le problème de fond pourra être réglé....


                • colere48 colere48 4 février 2015 14:26

                  Et Obama apporte un appui inattendu....

                  Sur que le petit « flirt » entamé avec les russes et Poutine n’est pas étranger à cet « appui inattendu »  smiley

                  Nous voilà quasiment revenu au « bon temps » de la guerre froide où les « non alignés » savaient si bien jouer de la rivalité est/ouest .


                  • velosolex velosolex 4 février 2015 14:37
                    Bonjour zen

                    Obama serait il aussi indulgent avec la Grèce si les créanciers de ce pays étaient américains, au lieu d’être français et allemand !

                    That is the question.

                    Les yankees ont aidé la Grèce pour maquiller leurs comptes et entrer dans l’Europe...Un révélateur que l’Europe dés le départ les indisposait et qu’ils entendaient torpiller le vaisseau par tous les moyens. 

                    Ce truc bancal a été mal construit, sur des motifs essentiellement économiques. 
                    Reste qu’on peut se demander si ce n’était pas le vœu de la plupart des nations, entendant mal se démettre de leurs prérogatives, et même de rompre leur ambivalence.

                     Les grecs ont un pied dans le monde orthodoxe, le porte monnaie dans l’Europe. Le jeu qu’ils jouent avec Poutine est assez révélateur de leur façon de voir l’idée européenne. 

                    Les dettes ont été souvent annulés. 
                    Notons tout de même que la France a payé intégralement la sienne envers l’Allemagne, et que le montant additionné de la défaite napoléonienne et de la défaite de 70 était supérieure à celle jugée astronomique de l’’Allemagne après 18, au traité de Versailles....

                    Faut il pour autant à la France demander maintenant ce règlement ?

                    Imaginons Hollande aller martialement dans le Vercors, se servant assez ignoblement des horreurs de la guerre pour mettre la France dans une pose de victime, comme l’a fait Tsipras...

                    Le jeu du nationalisme est toujours dangereux à jouer, et quand on réveille les vieux démons, on ne sait où ça s’arrête. La mémoire victimaire fait des émules un peu partout : Victimes des guerres, de la colonisation, chacun peut légitimer un retour sur investissement de ses grands parents, d’aïeux plus lointains. 

                    Tout ça pour dire que si la Grèce peut prétendre obtenir quelque chose, cela doit serait plus pertinent que cela se fasse sur des critères d’union et d’intelligence, plutôt qu’en utilisant la démagogie et le clivage, en trouvant toujours un bouc émissaire facile, et les pires chausses trappes
                    . Elle doit tout de même reconnaître qu’elle n’est pas exempte de reproches, et qu’elle doit s’attaquer sérieusement à ses rentrées d’argent.. .....
                    Sinon, c’est arroser le désert.

                    N’oublions pas que si l’Allemagne a vu sa dette effacée dans les années 50, cela s’est fait d’une façon concomitante à deux facteurs :
                    - Le plan Marshall américain, qui a arrosé tous les pays exempts, et compensé les bénéfices illusoires d’une dette irrécupérable, vue l’état de l’Allemagne. 
                    - Le potentiel technologique, industriel, et humain de l’Allemagne, qui était encore debout, et prêt à repartir, pour le bénéfice de tous. 




                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 février 2015 16:33

                      velosolex,
                      Je crois que vous confondez le nationalisme, qui est chargé de xénophobie et de haine des étrangers, avec le patriotisme, qui est l’amour pour son pays.
                      La souveraineté est la règle dans tous les pays du monde, sauf dans l’ UE, et ne signifie aucunement repliement sur soi et haine des autres. Les accords de coopération entre les BRICS sont là pour le prouver.


                    • velosolex velosolex 5 février 2015 00:01

                      fifi 


                      Ben voyons....Le nationalisme déguisé en patriotisme, et inversement, selon que vous arrange ounon...

                      Ou la xénophobie à géométrie variable au pays des xénophon. 

                      Ou comment voir la réalité selon que ça vous arrange ou nous....

                      Reste que l’économie n’est pas un compartiment de la rhétorique. 
                      Dommage pour les grecs, inventeurs des sophismes. 

                      Mais reste que les fachos au pays d’aube dorée, sont toujours là, dans l’ombre de tispras, qui les flatte, à travers sa mémoire victimaire et partisane, avant d’aller faire un nouveau ballet des sourires en europe. 

                      Suffit pas de mettre sa cravate dans sa poche pour ressembler à che guevarra 

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2015 09:27

                      velosolex,
                      Si vous n’êtes pas capable de distinguer dans le discours des politiques ce qui exprime la xénophobie et le racisme, sous couvert de patriotisme, ne vous occupez plus de politique.


                    • velosolex velosolex 5 février 2015 12:06

                      Rien de plus piquant que d’emmerder les autres dans leurs certitudes ; c’est cela, faire de la politique !


                    • ZEN ZEN 4 février 2015 14:58

                      Bonjour velosolex
                      Je suis d’accord que le retour obsessionnel aux vieux conflits, et aux dettes anciennes est un jeu dangereux dans une Europe déjà trop tentée par l’éclatement, mais on ne peut oublier le traitement très particulier que les Nazis ont fait subir au peuple grec, exsangue après la conflit .
                      Les critères d’union et d’intelligence ?
                      Un voeu pieux à mon avis, étant donné la dureté de la situation, l’’urgence à sortir de l’impasse sous peine d’échec, les conflits d’intérêts apparents ou masqués, la poursuite des pratiques bancaires dévoyées.
                      Le document d’hier soir sur Arte (en lien à la fin du papier) en est une très bonne et très pédagogique illustration.


                      • velosolex velosolex 4 février 2015 15:55

                        zen


                        L’histoire est un outil appréciable, pour un pays, comme pour une famille, afin de comprendre la dynamique et la sensibilité, voir l’hypersensibilité. 

                        On aura intérêt pour ceux qui l’ignorent, à se pencher sur l’histoire de ce pays, déchiré entre ses alliances, ses intérêts, et se demandant depuis la nuit des temps, vers quel monde elle doit pencher. https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=11&cad=rja&uact=8&ved=0CCAQFjAAOAo&url=http%3A%2F%2Fwww.herodote.net%2FLa_Grece-synthese-619.php&ei=4RfKVNvuJtLTaMWvgqAD&usg=AFQjCNHoiItssr_IZXykus1ne83r1Y_QgA

                      • joletaxi 4 février 2015 16:17

                        pense pas que les polonais trouveront le traitement particulier infligé par les nazis,un bon prétexte pour leur demander de mettre la main à la poche.
                        et au petit jeu de celui qui a le plus souffert, qui a la dette la plus grande, cela risque de remonter loin.
                        Déjà que les pays africains réclament l’indemnisation de l’esclavage,on n’en finirait plus

                        la vérité est que la Grèce, même après le dernier effacement de dettes(les banquiers ont apprécié) n’ont fait aucune réforme structurelle,d’ailleurs la dépense publique a augmenté pendant cette période, avec les impôts, normal, et très productif pour relancer une économie inexistante.

                        Mais évidemment, c’est un plan US, si un banquier US a été sollicité pour arranger les comptes, fatalement tout le gouvernement US est aux manettes.
                        Un rapprochement avec la Russie serait une bonne chose, un pays qui dans le passé a spolié tous les gens qui avaient eu l’imprudence d’y investir, cela part bien
                        d’autant que l’économie russe pour le moment...


                      • velosolex velosolex 4 février 2015 16:27

                        Les troupes napoléoniennes ont fait quelques horreurs et massacres en Espagne et en Russie. Les soviets se sont déjà vengé en refusant de nous régler l’emprunt russe...Un grand choc pour les petits et grands épargnants français. 


                        « Vous n’avez pas le monopole du malheur » comme disait Giscard à Mitterand......
                        Euh non....C’était du coeur qu’il parlait c’est vrai. 
                        M’enfin , du pareil au même !

                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 4 février 2015 15:57

                        Moi je ne le connais pas mais je suis sûr qu’il a compris la faiblesse de « l’Europe » . En quelques jours il vient de défoncer toutes portes de la baraque !


                        • Fergus Fergus 4 février 2015 16:18

                          Bonjour, Mohammed.

                          « En quelques jours il vient de défoncer toutes portes de la baraque ! »

                          Non, comme tout bon négociateur, il a placé la barre suffisamment haut pour espérer un avantage significatif pour son pays. Et cela en usant d’un langage qui vise à n’humilier personne et ne pas apparaître comme un oukase inacceptable par la partie adverse.


                        • colere48 colere48 4 février 2015 16:33

                          Et en se ménageant, ou en faisant croire, qu’il pourrait avoir des portes de sortie ailleurs qu’au sein de l’UE... Petit jeu très bien mené par Tsipras et Poutine.


                        • Fergus Fergus 4 février 2015 16:36

                          Bonjour, Colère.

                          En effet, et cela d’autant plus que la Grèce est une pièce maîtresse de l’Otan en Méditerranée.


                        • doctorix doctorix 4 février 2015 17:08

                          Les grecs ont l’exemple du Venezuela et de l’Equateur.

                          Ces deux pays ont réussi à mater les appétits américains, grâce à une diplomatie sans faiblesse.
                          Ils ont le pétrole, direz-vous.
                          Eh bien il se pourrait que les grecs aient aussi le pétrole, à même hauteur que l’Iran, par exemple.
                          Et ce serait la raison de la main basse occidentale sur ce petit pays : des richesses fabuleuses, dont une société américaine (Noble Energy) voudrait s’approprier 60%, ne laissant que 20% à la Grèce et 20% à la Turquie.
                          ou là : (plus ancien) :http://www.voltairenet.org/Tensions-croissantes-pour-l
                          A vérifier, bien sûr.

                        • colere48 colere48 4 février 2015 17:31

                          Bonjour Fergus

                          Autre « joker » pour la Grèce : gaz et pétrole...

                          « Theodore Tsakiris estime qu’il s’agit là d’une opération bénéfique pour le pays tant sur le plan financier qu’économique et géopolitique. « Les premiers résultats du forage ne seront visibles que dans trois ou quatre ans, mais le gouvernement grec va dès à présent pouvoir en tirer argument pour faire patienter ses créanciers, explique-t-il. Si les ressources sont comparables à celles de Chypre, qui a déclaré être en mesure de s’approvisionner en énergie pendant 150 ans, Athènes pourra à terme se libérer de la tutelle budgétaire. »

                          À moins qu’un conflit de voisinage avec la Turquie ne retarde l’exploitation de ces réserves…


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 4 février 2015 16:26

                          @Fergus (---.---.---.146) 4 février 16:18

                          Faux, s’il était nécessaire d’être diplomate sur l’Agora, je saurais le faire ... Mais j’avais parlé de chantage des le premier jour de l’élection de ce gouvernement et je ne peux pas changer d’avis quand je vois la preuve sur le terrain ! « L’Europe » a bien compris, d’où les accolades hypocrites de Bruxelles !!!


                          • Fergus Fergus 4 février 2015 16:40

                            @ Mohammed.

                            En politique, il n’y a guère de différence entre « chantage » et « arguments de négociation ». Et presque tous les camps agissent de même, en usant des armes de pression dont ils disposent. C’est d’ailleurs très exactement ce qu’ont les Allemands en amont des législatives grecques pour effrayer le corps électoral.


                          • Fergus Fergus 4 février 2015 16:41

                            Erratum : ... ce qu’ont fait les Allemands...


                          • colere48 colere48 4 février 2015 16:36

                            j’avais parlé de chantage...

                            De quel « chantage » parlez-vous monsieur Mohammed ?


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 février 2015 16:48

                              Je ne vois pas pourquoi un pays qui est assis sur un tas de pétrole & de gaz, à faire pâlir n’importe quel pays du Moyen Orient, vient faire son tour d’ Europe ?


                              Chavez aurait récupéré la souveraineté de la Grèce vite fait, et aurait nationalisé le pétrole et le gaz, avant que les américains ou les anglais n’y mettent le grappin dessus.
                              Mais tout le monde n’est pas Chavez.

                              • simplesanstete 4 février 2015 17:27

                                Bonjour Fifi, nous parlions de vous, samedi soir à Beauvais, avec François Asselineau, vous êtes une battante. En fait nous assistons, en Grèce à une expérience des banquiers gauchistes live, du grand Éole , le point clef c’est la sortie de l’eurotan et rapprochement avec la russie, tout le reste c’est du vent de négociations ...... un peu moins de dettes pour avoir encore du crédit.


                              • ZEN ZEN 4 février 2015 18:49

                                Sur Mediapart aujourd’hui, une assez longue enquête sur les réactions collectives et individuelles allemandes,qui commencent à s’exprimer de manière critique à l’égard de la position de la chancelière jugée suicidaire et qui expriment ouvertement la nouvelle démarche grecque comme une chance

                                Un extrait : "... le philosophe Jürgen Habermas, a pris le contre-pied des positions de Merkel en envoyant un message de soutien au gouvernement Syriza. « Le changement politique en Grèce représente une opportunité, non seulement pour ce pays en difficulté, mais aussi pour la politique économique et sociale de l’Union européenne qui peut dès lors être revue en profondeur. » Les syndicats réitèrent des critiques déjà exprimées : « Les conditions sous lesquelles l’aide financière à la Grèce a été versée, dès le début, n’ont pas le mérite d’être appelées « réformes ». L’argent versé jusqu’à présent à la Grèce a surtout servi à la stabilisation du secteur financier, alors que le pays a dû faire face à une politique d’austérité brutale accompagnée de la récession la plus profonde et de la dette publique la plus élevée au sein de l’UE. » Résultat : une crise sociale et humanitaire sans précédent en Europe. « Tout cela n’a rien à voir avec des réformes qui auraient affronté les problèmes réels de la Grèce. Aucun des problèmes structurels du pays n’a été résolu, d’autres au contraire ont été rajoutés. C’était une politique de destruction, pas de construction. » Les syndicats allemands soutiennent les projets de reconstruction et de développement du chef du gouvernement grec, Alexis Tsipras, projets qui devraient s’inscrire dans un « plan d’investissement européen » : il faut accorder « une chance » au nouveau gouvernement grec, plaide le syndicat, afin qu’il mette en œuvre sa politique.Cette plateforme, « Refonder l’Europe » est née en 2012, pour appeler, face aux politiques d’austérité menées en Grèce et à une Europe en pleine « crise existentielle », à davantage de courage démocratique, de raison économique et de justice sociale. À ce moment-là, déjà, le collectif mettait en cause directement le gouvernement allemand pour avoir imposé son agenda au niveau européen et menacé « d’endommager de manière irréparable les démocraties dans les pays membres »...


                                • ZEN ZEN 4 février 2015 19:41

                                  Intéressant billet d’un observateur grec  infatigable


                                  • wesson wesson 4 février 2015 22:00

                                    Bon ben ça vient de tomber : la BCE vient de retirer la possibilité d’utiliser des obligations d’état Grec comme collatéral de leur demandes en financement.


                                    Pour être plus clair, cela veut dire que la BCE vient de couper l’accès aux liquidités en Euros aux banques Grecques, qui vont dès lors très vite manquer d’Euros. 

                                    Cela devrait provoquer dans les toutes prochaines heures un bank run d’anthologie, probablement pour faire sentir à Syriza la panique que pourrait déclencher les institutions Européennes dans le pays. ça pourrait effectivement être interprété comme un moyen de pression dans les négociations en cours.

                                    En tout état de cause, si cette situation devait perdurer, il y aurait probablement des banques Grecques à aller au tapis assez vite, ce qui entre nous soit dit permettrait à l’état de les nationaliser pour leur valeur réelle : zéro.



                                    • wesson wesson 4 février 2015 22:27

                                      Précision, le compte à rebours est pour le 11 Février 2015, ce qui laissera à Syriza la joie de goûter à une panique bancaire pendant une semaine, et lui permettra peut-être de plier face aux institutions Européennes. 


                                      En tout cas, c’est cela le plan.


                                    • Sharpshooter - Snoopy86 sharpshooter 4 février 2015 22:58

                                      Notez quand même que la BCE maintient l’accès des banques grecques à l’ELA jusqu’au 25 février ....

                                      Elle veut bien leur maintenir la tête hors de l’eau mais fait tout pour emmerder Syriza

                                      Ajoutez y le sévère memorandum allemand, Tszipras et son ministre des finances vont mal dormir cette nuit ...

                                      Et début mars grosse échéance du FMI

                                      A suivre demain le taux des obligations d’état grecques et le cours de l’euro ( Soros est déjà sur le coup depuis des semaines )

                                      Perso je jubile smiley

                                      S’ils sortent de l’euro, dans six mois plus personne ne sera tenté de les suivre


                                    • wesson wesson 5 février 2015 00:19

                                      Bonsoir Sharpshooter, 


                                      « Tszipras et son ministre des finances vont mal dormir cette nuit  »

                                      Et moi je pense que au contraire, ils vont bien dormir. 

                                      Si l’Europe mets au tapis les banques Grecques (ce qui semble bien parti pour), l’état pourra donc ajouter une de ses promesse de campagne - nationalisation du système bancaire - pour pas un rond.

                                      Bon évidemment dans la foulée comme la BCE interdira également à la banque centrale Grecque d’émettre des Euros, cette dernière mettra entre 2 et 4 heures pour recommencer à émettre des Drachmes, et dévaluera sous 24H.

                                      Donc, déjà la dette actuelle reconvertie en Drachme aura morflé de 30% en 24H, les Grecs feront là dessus un petit audit histoire d’en déclarer les 2/3 odieuse, et voilà que ils n’auront à en payer que 1/4, sans que l’on puisse leur reprocher quoique ce soit légalement (vu que l’initiative du blocage monétaire étant issue du fait même de la BCE).

                                      Ensuite, sur les conséquences de cette sortie, on verra bien ce que ça donnera en pratique. Toutefois, les nombreux exemples historiques ont montré que les défauts ciblés ont des propriétés bénéfiques qui l’emportent très largement sur les autres.

                                      Presque 10 ans d’austérité Grecque n’ont fait qu’aggraver la situation économique du pays, il faudra voir dans 2 ans le résultat de l’arrêt de cette politique.

                                    • Sharpshooter - Snoopy86 sharpshooter 5 février 2015 10:22

                                      Je crains que vous ne vous trompiez

                                      Les effets négatifs d’une sortie de l’euro pour les grecs seront immédiats ne serait-ce que pour payer leurs importations ( balance commerciale catastrophique )

                                      L’inflation exploserait immédiatement , d’autant que plus personne ne voudra leur prêter un kopeck.

                                      Les effets éventuellement positifs seront à beaucoup plus long terme le temps éventuel de construire une industrie

                                      Ils vont vite retomber au niveau de leurs voisins bulgares ou roumains, niveau qu’ils n’auraient d’ailleurs jamais du quitter ...


                                    • wesson wesson 5 février 2015 15:15

                                      « Les effets négatifs d’une sortie de l’euro pour les grecs seront immédiats ne serait-ce que pour payer leurs importations ( balance commerciale catastrophique ) »

                                      C’était vrai en 2010, mais ça ne l’est plus maintenant. En dehors des intérêts de la dette, le budget de l’état Grec est équilibré. Et avec une dévaluation en plus, il serait même largement excédentaire, ce qui permettra à Syriza de mener sa politique sans même devoir emprunter.


                                    • Jacky Lacroche 5 février 2015 01:17

                                      Bonjour,
                                      Quelle pantalonnade ! Quel leurre ! Tout cela est une vaste comédie pour nous faire croire que l’Union européenne peut être changée... Vaste écran de fumée pour tenter encore de cacher que la seule vraie solution crédible, c’est la sortie de l’UE et de l’euro....Les Grecs ne vont pas tarder à s’apercevoir que leurs nouveaux dirigeants seront incapables de changer leur situation...Quelle nouvelle déception cela va être pour eux !...


                                      • Alison 5 février 2015 01:35

                                        Bonjour,

                                        Varoufakis économiste atypique, spécialiste de l`économie des jeux (Valve) est un homme dans son époque.

                                        Le coup de la BCE était attendu et c`est bien ce qu`il voulait, ne croyez pas que l`homme est sans valise... Demandez vous qui a financé l`impressionnante campagne ici en Grèce, pourquoi Obama soutient Syriza y compris Bill Clinton qui envoi ses félicitations. Pourquoi un rapprochement Grèce-Russie s`opère, le ministre des armées était en entretien a l`ambassade de Russie a Athènes aujourd`hui. La Grèce a signée un contrat de fourniture de pièces détachées pour l`armée russe en plein embargo de l`U-E.
                                        Attica tv grecque diffuse six heures par semaines la culture russe...

                                        Enfin la Chine a travers Cosco avec comme principal associé les armateurs grecs !

                                        L`Europe est elle prêt a lâchée cette péninsule géostratégique et géopolitique ? Je ne pense pas.

                                        En faillite la Grèce se rapprochera du nouveau Eurasia de l`Est, l`Amérique tient a ce qu`elle reste dans l`UE, convoitée pour un petit pays non...

                                        D`ici fin février il va encore se passer beaucoup de chose...


                                        • wesson wesson 5 février 2015 02:16

                                          Bonsoir Alison,


                                          j’ai été je crois ici l’un des premier à évoquer l’aspect Russe des relations extérieures Grecques. J’ai toutefois mis ce discours en sourdine, car la réalité est que pour la Grèce, ses relations avec la Russie ne sont pas du tout sa priorité (qui est l’économie du pays).

                                          Je croit que on lit très mal la réalité géopolitique de l’Europe, dont je voit le retour d’un pan-germanisme de triste mémoire car il aura entraîné bien des déboires. On décrit souvent les USA comme étant les maîtres et l’Europe son caniche, je crois que en définitive c’est beaucoup plus équilibré que cela. L’Allemagne a acquis une puissance industrielle considérable, bien plus importante maintenant que celle des états unis à bien y regarder (il ne reste à ces derniers que la bulle des huiles de schistes, qui ne tardera pas à éclater à mon sens).

                                          Mais je m’éloigne. Je pense réellement que l’Allemagne a re-pété un boulon, et n’envisage plus sa politique extérieure que par le passage en force. Je pense que les USA ont compris que les Allemands vont bel et bien éjecter la Grèce de l’union Européenne, et que cela pourrait bien entraîner la chute de l’Europe et de l’Euro qui est en fait le dernier rempart permettant d’éviter au Dollars de s’effondrer. 

                                          Je pense donc que les Américains essaient honnêtement d’éviter à l’Europe une telle crise politique,qui potentiellement pourraient fondamentalement rebattre les cartes des alliances Européennes, et également terminer de facto le bras armé de tout ceci, l’OTAN.

                                          Comme ils n’ont pas de solutions alternatives *pour l’instant*, ils tente la calinothérapie avec Syriza.

                                          Et puis on est dans une forme de « bon flic, méchant flic » qui ne mange pas de pain !

                                        • Alison 5 février 2015 03:22

                                          Bonsoir wesson,

                                          La relance de l’Europe est en Afrique, et l’avenir de l’Afrique est dans le partenariat avec les grandes puissances industrielles mondiales d’Amérique du Nord, d’Europe et des nouvelles puissances industrielles émergentes.

                                          L`Allemagne reste la première puissance économique européenne mais l`apparition du chômage, une certaine perte de compétitivité, la pression fiscale, les charges sociales, les salaires sont devenus trop élevés pour certains types d’activités.
                                          Certaines activités de production, de moins en moins rentables sur le sol allemand, se délocalisent dans des pays où le coût de la main d’œuvre et les charges globales sont moindres (en Europe de l’Est).

                                          Meme si l`Allemagne exporte beaucoup dans le monde, elle réalise aussi son chiffre en Europe, en Russie, en Asie et la... le « ’jeu » peut changer.


                                        • Laulau Laulau 5 février 2015 09:45

                                          Je ne peux pas croire que l’Allemagne mène une politique qui puisse gêner les USA. Tout l’état allemand est imprégné (sinon infiltré !) par l’idéologie atlantiste et des affaires récentes (l’or stocké aux USA, écoutes téléphoniques, espionnage ....) démontrent le quasi asservissement du gouvernement allemands. Bref, je crois plutôt que Merkel, convoquée à Washington en fin de semaine va recevoir des coups de baguettes sur ses gros doigts boudinés : pas question de se séparer de la Grèce ! Le rapprochement économique avec la Russie pourrait être le prélude à un boulversement stratégique que les américains ne peuvent même pas envisager.


                                        • joletaxi 5 février 2015 11:30

                                          t@Alison

                                          les allemands vont « suicider » leur économie pour leur lutte imbécile pour le climat, tout(ou presuqe) leur appareil politique est sous influence « gaia »
                                          l’addition se monte déjà , selon les estimations, de 500, à 1000 milliards balancés en pure perte.A terme cela pourrait coûter aux allemands plus de 5000 milliards.
                                          Leur seule chance de s’en sortir, c’est que les autres pays européens, France en tête, adopte les même politiques.
                                          Le grand gagnan dans l’histoire, malgré les torpillages continuels des zinzins verts( heureusement pour nous, ils ont aussi leur« problème », ce sont les USA, qui grâce aux gaz de schiste sont sur la voie de la réindustrialisation.
                                          Si aujourd’hui, quand on passe à la pompe, l’addition fait moins mal( mais nos socialos sauveurs de la planète font tout pour que ce scandale cesse) on devrait dire merci oncle Sam.


                                        • wesson wesson 5 février 2015 15:12

                                          Bonjour laulau,


                                          « Je ne peux pas croire que l’Allemagne mène une politique qui puisse gêner les USA. »

                                          Je crois au contraire que l’Allemagne a largement dépassé ce point là, et même une politique conforme à ce qu’elle pense être ses intérêts, sans se préoccuper de ce que les Usa pensent en définitive.

                                          Pour démontrer une relation d’asservissement, on cites toujours les mêmes éléments : 

                                          * Le TAFTA : En fait, les USA sont plutôt contre, ce qui d’ailleurs se confirme avec le retour des républicains dans les chambres, qui ont en définitive ralenti le processus. Mais là encore, c’est l’industrie Européenne exportatrice qui en demande, et principalement l’Allemande. C’est bien en Europe qu’il existe la plus grande volonté politique de mise en place de ce TAFTA.

                                          * Les écoutes Merkel : Elles signifient une méfiance de la part des Américains, voire même une peur. J’ai une tendance à penser que plus on se sent faible, plus on est enclin à utiliser de ces stratagèmes pour obtenir des informations en douce. A minima, ces écoutes indiquent une peur des Américains.

                                          * L’OTAN : Tout d’abord, tout le monde oublie que l’OTAN n’est pas une armée, mais juste une alliance. Qui plus est, cette structure est tellement hétéroclite que je ne voit pas comment elle pourrait être efficace. ça me ferait bien rire de voir, dans le cas de combats d’infanterie sur le sol Européen, des « occidentaux » aussi convaincants que les Japonais ou les Turcs se battre à coté des Polonais ou des Lithuanien, dans un conflit contre la Russie par exemple. La réalité est que l’OTAN n’est qu’une armée de papier, qui permet à l’Europe en général et à l’Allemagne en particulier de donner l’illusion d’avoir une armée et une défense pour un prix ridiculement bas (en fait, c’est les USA qui paient l’essentiel de la note). La réalité est que l’OTAN est plus que bienvenue en Allemagne, car si cette structure en partait, on s’apercevrait illico que en définitive l’Allemagne n’as pas d’armée et à ce titre aucune défense militaire.

                                           
                                          Donc voilà pourquoi je pense que « la peur » ou « la vassalité » des Allemands envers les USA ne sont qu’une illusion, et que ce pays est bel et bien en train de mener une politique totalement centrée sur ce qu’elle estime être son intérêt, quitte à faire souffrir tout ces voisins.

                                          Et il ne faut pas oublier que c’est par la monnaie que la Prusse et d’autres régions se sont unifiés en ce qui est l’Allemagne d’aujourd’hui, et que cette structure n’as effectivement peur de rien ni de personne.

                                        • Laulau Laulau 5 février 2015 16:39

                                          Moi je veux bien mais vos arguments manquent un peu de preuves :
                                           Il semblerait que ce qui intéresse les américains c’est, d’éliminer les normes européennes mais, reconnaissons le, sur le TAFTA, on ne sait pas grand chose de solide.
                                          Que les américains se méfient, sans doute. Mais je parlais, moi, du manque de réaction des allemands, comme si l’on trouvait ça normal.
                                          Aujourd’hui l’OTAN n’est plus qu’un outil au service exclusif des USA et en rien une défense européenne et justement, l’Allemagne semble s’en contenter.
                                          Vous avez oublié l’affaire de l’or de la RDA, plus ou moins confisqué par les USA qui ont même refusé aux allemands de vérifier sa présence dans les coffres US.
                                          Non je crois que l’état allemand n’a ni les moyens ni la volonté de s’affranchir des USA. Je ne vois pas du tout Merkel incarner un de Gaulle allemand.


                                        • Deneb Deneb 5 février 2015 07:10

                                          Tsipras s’est allié avec Kammenos le facho. Quand le ukrainiens se lient avec les fachos, c’est inacceptable. Quand c’est la gauche grecque, tout va bien. J’ai un peu de mal à en saisir la logique.


                                          • Laulau Laulau 5 février 2015 09:49

                                            Kammenos le facho ?

                                            Il semblerait qu’il soit sur la même ligne que Dupont-Aignan en France. Le gaullisme c’est du fascisme ?
                                            Il ne se promène pas avec des croix gammés comme tes copains ukrainiens, lui.


                                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2015 10:06

                                            L’ANEL, c’est juste un morceau du FN, homophobes, antisémites, xénophobes, anti immigrés et cléricaux. Leur seul point commun avec Syriza, c’est leur opposition à l’austérité, c’est tout.


                                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 février 2015 09:18

                                            @Fergus (---.---.---.146) 4 février 16:40

                                            « En politique, il n’y a guère de différence entre « chantage » et « arguments de négociation ».  »

                                            C’est encore faux parce que si c’était le cas, on aurait vu de experts et des docteurs d’État dans une discipline qui Dieu merci n’existe pas : Le chantage ! Je sais que la République de Marianne est allée même au delà, elle excelle dans son comportement perfide ; or lorsqu’on se donne à un tel comportement , lorsqu’on croit que « l’intelligence ne sert qu’à tromper les autres pour mieux les exploiter », on finit inévitablement à avoir le monde sur son dos  : Le France est aujourd’hui dans cette situation !


                                            • ZEN ZEN 5 février 2015 09:19

                                              Malgré l’apparente faillite des négociations d’hier, la partie ne fait que commencer
                                              Varoufakis est un expert en théorie des jeux
                                              Merkel reste en dernière instance dépendante de Washington et pourrait bien devoir assouplir ses bottes, quitte à perdre la face.
                                              De là peut venir bien des surprises


                                              • soi même 5 février 2015 09:36

                                                La tourné des capitales Européennes, montre que les grecs non pas élus un os, mais plus tôt un cartilage, je les plein, ils se sont fait avoir !


                                                • soi même 5 février 2015 14:09
                                                  10 choses que vous devez savoir sur Yanis Varoufakis, le ministre grec qui est devenu une ’rock-star’ en 48 heures
                                                  1. Yanis Varoufakis est né en 1961 à Athènes, mais il a passé une grande partie de sa vie à l’étranger, principalement en Angleterre et en Australie.
                                                  2. C’est un blogueur actif et son compte Twitter @yanisvaroufakis compte plus de 174 000 suiveurs.
                                                  3. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et enseigne en tant que professeur d’économie à l’Université d’Athènes.
                                                  4. En juin 2005, Varoufakis a parcouru avec sa femme - l’artiste Danae Stratou - sept grandes lignes de division dans le monde (la Palestine, l’Éthiopie et l’Érythrée, le Kosovo, Belfast, Chypre, le Cachemire, et la frontière américano-mexicaine).
                                                  5. Yanis Varoufakisis possède la double nationalité grecque et australienne.
                                                  6. Il est fasciné par la théorie des jeux à laquelle il a consacré plusieurs publications et a également travaillé pendant un certain temps dans une entreprise de jeux vidéo.
                                                  7. C’est un amateur d’art connaisseur, il conduit une moto et ne porte jamais de cravate.
                                                  8. Il ne veut pas d’une sortie de la Grèce de la zone euro.
                                                  9. Il porte sa lettre de démission dans une poche intérieure parce qu’il n’a jamais eu l’intention d’entrer en politique. « Ma plus grande crainte est d’être un politicien », dit-il.
                                                  10. Son objectif est de mettre en œuvre le « plan de Thessalonique », un programme de reconstruction nationale reposant sur 4 piliers pour mettre fin à la pauvreté en Grèce, sur la base d’une injection de capital de 12 milliards d’euros (environ un trentième de ce que le pays doit à ses partenaires de la zone euro).

                                                  Donc Un Os pour UE ?, relisez la liste et vous allez comprendre qu’il est farce !


                                                • BA 5 février 2015 10:08

                                                  La BCE tente encore une fois clairement l’intimidation qui avait réussi par deux fois à faire céder les pouvoirs en place : en 2010 en Irlande et en 2013 à Chypre. La BCE affirme encore une fois un rôle politique qui n’est guère en accord avec sa soi-disant indépendance. Reste la question : Athènes baissera-t-elle la tête comme jadis Nicosie et Dublin ? Impossible à dire. Ce soir, Athènes a répété qu’il n’était pas question d’accepter la poursuite de l’austérité. La BCE est-elle prête à prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro et le gouvernement grec est-il prêt à abandonner ses promesses électorales ? Toute la question est là. 

                                                  http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150204trib38e533885/grece-le-coup-de-force-de-la-bce.html

                                                  « Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Corneille, dans sa pièce Le Cid)

                                                  « Alexis, as-tu des couilles ? » (BA)


                                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 février 2015 10:42

                                                    Cette élection grecque a le seul mérite de tout remettre sur le dos de Bruxelles ! Des décennies de corruption, de mauvaise gouvernance, de détournement qui ont fait naitre les innombrables milliardaires avaient provoqué la ruine du pays. L’Europe s’est alors précipitée à étouffer la Grèce par les milliards sans même murmurer la véritable cause de la faillite grecque ! Il y a eu combien d’élections depuis... Mais est-ce qu’un cirque électoral peut être la solution, j’ai toujours dit que NON !!! Du fait même que ceux qui sont responsables de la faillite ne sont pas interpelés, que les fortunes illégitimes ne sont nationalisées, on ne peut concevoir une solution qui consisterait à « donner de l’argent aux Grec » qui se déverserait fatalement dans les mêmes comptes privés parce que le système socio-politique est resté le même ! Devant l’échec à trouver eux-mêmes la solution, sachant que cette solution n’est pas facile à prendre sans s’attaquer énergiquement au cancer de la corruption qui touche tous les tissus de la société, alors les Grec « terrorisés » ont fini par se mettre d’accord « L’EUROPE EST RESPONSABLE DE NOTRE FAILLITE, OU ELLE PAIE OU ON NE REMBOURSE RIEN »  ! Comme l’utopie européenne est dans une situation des plus fragile, on voit qu’elle se met en branle pour trouver « tout ce qui peut arranger le nouveau gouvernement grec » qui peut à tout moment claquer la porte de la baraque de Bruxelles !!!

                                                    Vous croyez qu’il faut être un « grand économiste » pour comprendre... non, il faut juste être honnête et rationnel ; c’est-adire que des citoyens qui travaillent n’ont pas à payer l’oisiveté délibérées des autres, et que le monde s’il veut se redresser doit impérativement sortir de son hypocrisie maladive !


                                                    • velosolex velosolex 5 février 2015 18:36

                                                      Croyez vous que ce soit pour des raisons idéalistes que la grèce se cramponne à la zone euro ?


                                                      C’est tout de même extraordinaire de mettre tout sur le dos de la méchante europe !
                                                      Voilà qu’on les plaint maintenant d’avoir tant reçu, sans qu’on leur ai rien demandé. 

                                                      Il est vrai que l’europe a été bien naïve, car ne pas oublier tout de même que ce pays, en dehors des prêts, à bénéficié à fond, avec l’Espagne et le Portugal, des plus grosses subventions européennes.

                                                      Arrêtons l’hypocrisie !

                                                       Quiconque a visité ce pays, dans les années 70, puis 30 après ne pouvait que se poser des questions que les grecques, matois, ne voulaient pas se poser : Mais le passage d’une économie de subsistance, principalement attachée au touriste et à l’agriculture modeste, ne pouvait expliquer ce formidable accroissement de richesse, et les fonctionnaires payés jusqu’à 15 mois par année.

                                                      Ce pays a acquis maintenant des réflexes de drogué attaché à sa ligne de coke. Le réveil est brutal, sa seule arme est le chantage, persuadée qu’elle est de faire couler l’Europe avec elle si on la jette par dessus bord. 

                                                      Mais sa sortie de la zone euro n’est plus du tout un fantasme maintenant ! Le retour du réel est dur à assumé, pour les enfants prodigues, à qui l’on a tout passé pendant des années.

                                                    • eric 5 février 2015 10:55

                                                      Bien sur qu’on le connait ! C’est un prof. Il fut conseillé économique de Papandréou et il paye Lazard pour l’aider à réaménager sa dette.

                                                      A peine au pouvoir et déjà un premier résultat concret ! Mathieu Pigasse (patron de lazard), considère déjà que « ce réaménagement est souhaitable et possible ».

                                                      La véritable inconnue c’est la gymnastique intellectuelle qui conduit les gauchistes français à envisager cela avec sympathie et optimisme. Leur approbation du pacte rouge brun, on comprend. Il y a des précédents historiques. Leur alignement sur les positions de la célèbre banque d’affaire ?

                                                      Bon après tout, c’est aussi le conseil du pouvoir Hollande sur sa banque publique d’investissement.

                                                      Au fond, tous cela reste un peu dans la grande famille de gauche....


                                                      • joletaxi 5 février 2015 11:22

                                                        ce soir sur RTL vers 20 heures, on va parler de Poutine, le nouveau petit père des peuples.
                                                        L’engouement des gauchistes ici pour ce personnage est ,mais est-ce un cas isolé, tout à fait incompréhensible.


                                                        • bourrico6 5 février 2015 11:49

                                                          Le mépris dont tu fais preuve n’est pas non plus un cas isolé malheureusement, tout aussi incompréhensible.


                                                        • gaijin gaijin 5 février 2015 13:21

                                                          en même temps c’est jo ....
                                                          sa désaprobation est un signe certain que l’on va dans le bon sens


                                                        • lsga lsga 5 février 2015 16:40

                                                          et question mépris, Bourrico est un expert.


                                                        • soi même 7 février 2015 13:48

                                                          Isga a joue au merlan frit, aussi !


                                                        • Xenozoid Xenozoid 5 février 2015 13:28

                                                          je regarde souvent boom bust, ,il y a quelque mois il disait que la politique était un jeu de dupes et qu’il n’y participerait pas,et 3 semaines plus tard qu’il ne pouvait pas refusé....
                                                          ça m’a frappé, j’aime bien l’homme.j’en resterait là,je vais faire un tour sur stop cartel,mon nez me démange


                                                          • Xenozoid Xenozoid 5 février 2015 16:59

                                                            celui qui moinse,pas toi ?


                                                          • L'enfoiré L’enfoiré 5 février 2015 13:51

                                                            Bonjour Zen,

                                                             Encore dix choses à savoir au sujet de Yannis


                                                            • lloreen 5 février 2015 17:56

                                                              Deux options se présentent au gouvernement grec.

                                                              Soit il reste intransigeant et envisage la sortie de l’ euro après la déclaration de la BCE de ne plus accepter ni les obligations de l’ état grec ni les emprunts bancaires garantis pas l’ état grec comme garantie contre des prêts, soit la Grèce connaîtra une « solution à l ’ italienne ».

                                                              En effet, la BCE a le pouvoir de faire et de défaire les gouvernements et c ’est ce qu’ elle a fait à l’ époque en Italie avec celui de Berlusconi lorsqu’ il avait refusé l’ austérité.
                                                              La BCE força sa démission le 9 novembre 2011,lui substitua Giorgio Napolitano qui désigna le Bilderberg Mario Draghi, un agent de Goldman-Sachs comme chef de gouvernement.

                                                              Une satire d’ un cabarettiste allemand dénonce la mainmise de la haute finance par l’ intermédiaire de Goldman Sachs sur le monde politique :

                                                              https://www.youtube.com/watch?v=b5zcElUf6U8

                                                              Si la Grèce choisit de sortir de l’ euro, de nombreux autres pays lui emboîteront le pas.
                                                              L’ Autriche prévoyant déjà d’ organiser un referendum pour se prononcer sur la sortie de l’ euro.


                                                              • lsga lsga 5 février 2015 18:00

                                                                si la Grèce sort de l’Euro, personne ne voudra de sa monnaie de singe, et ses importations s’effondreront, et les grecs connaîtrons la vraie misère (celle ou hommes, femmes et enfants meurent en masse). Car oui, la Grèce importe 80% de ce qu’elle consomme. 

                                                                 
                                                                Au passage, parler de Goldman Sachs, c’est bien. Parler de la BNP, c’est mieux. La BNP est la première banque européenne, le poids lourd de l’impérialisme français. Elle, comme les autres banques françaises, ont énormément prêté à la Grèce (BEAUCOUP PLUS que les allemands), si la Grèce fait défaut : attention la crise systémique en France. 

                                                              • L'enfoiré L’enfoiré 5 février 2015 19:16

                                                                Un conseil : allez passer vos vacances en Grèce.Cela au moins pourra aider ce pays.Importer des touristes, cela rapporte. smiley

                                                                Suivre aussi la Bourse grecque

                                                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 février 2015 21:20

                                                                Isga
                                                                En 2012, les dettes sont passées des banques privées aux Institutions publiques.


                                                              • Gauche Normale Gauche Normale 5 février 2015 21:42

                                                                Qu’est-ce qu’il est soûlant et moralisateur, Lsga, avec son prétendu « communisme révolutionnaire » qui ne tarit pas d’éloges sur le libéralisme, le capitalisme, la dérégulation... Tout ce qu’il est en mesure de nous proposer est une « révolution mondiale » qui n’arrivera jamais.



                                                                • BA 8 février 2015 22:36

                                                                  Dimanche 8 février 2015 :

                                                                  Tsipras évoque l’obligation historique à réclamer le remboursement d’indemnités de guerre à Berlin.

                                                                  Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a évoqué dimanche l’obligation historique et morale de son pays à réclamer le prêt forcé et des indemnités de guerre à l’Allemagne, un sujet sur lequel Berlin a déjà dit non.

                                                                  « Il y a une obligation morale envers notre peuple, envers l’Histoire, envers tous les peuples européens qui se sont battus et ont donné leur sang contre le nazisme, une obligation historique à réclamer à l’Allemagne des indemnités de guerre et le remboursement du prêt forcé », a dit M. Tsipras en concluant son discours sur son programme de politique générale devant le Parlement.

                                                                  Le parti de la gauche radicale Syriza d’Alexis Tsipras réclame une somme d’environ 162 milliards d’euros à l’Allemagne, soit l’équivalent de la moitié de sa dette publique de plus de 315 milliards d’euros.

                                                                  http://www.romandie.com/news/Tsipras-evoque-lobligation-historique-a-reclamer-le-remboursement-dindemnites-de-/563702.rom

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