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Accueil du site > Tribune Libre > Fukushima : Les travailleurs se cachent pour mourir

Fukushima : Les travailleurs se cachent pour mourir

Enfin, pas tous, un homme mystérieux en tenue de radioprotection a tenté de percer le blocus en restant planté 15mn devant une des caméras filmant en direct les ruines des réacteurs. Que voulait nous signifier cet homme qui nous pointe du doigt ? Les révélations faites par l'ex-premier ministre Kan Naoto et des proches de travailleurs lèvent un coin du voile sur une situation dramatique que les autorités cherches désespérément à cacher aux yeux du monde.

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L’homme qui nous pointe du doigt
Un travailleur de Fukushima s’est tenu 15mn devant une des caméras du site.

Monsieur Kan Naoto a démissioné de son poste de de premier ministre du Japon le 26 aout dernier et a depuis été remplacé par L'ex-ministre de finances Yoshihiko Noda.

L'ex-premier ministre a depuis révélé l'ampleur dramatique de la crise au sein des autorités au débuts de la catastrophe. Et ces révélations dressent un tableau bien éloigné des communications rassurantes de son gouvernement à l'époque.

Le paroxysme de la crise au sein des autorités a eu lieu dans la première semaine.

Trois jours après le début de la catastrophe, le ministre de l'industrie a annoncé à Monsieur Naoto que la compagnie TEPCO souhaitait abandonner la centrale car il n’était plus possible de maintenir du personnel sur le site à cause de l'élévation massive des radiations.

Le premier ministre affirme qu'un tel retrait aurait conduit à un désastre d'une telle ampleur que Tokyo aurait été inclut dans la zone qui deviendrait inhabitable à cause de la contamination radioactive.

« il n'y aurait peut-être plus personne à Tokyo aujourd'hui (...). Nous avons fait des simulations d'évacuation sur 100 , 200 et 300 kilomètres autour de la centrale (...). Cela aurait inclu la région de Tokyo (...). Il aurait alors fallu évacuer quelque 30 millions d'habitants, ce qui aurait signifié la chute du Japon. »

La réalité de cette inquiétude est corroborée par une information de la NHK qui avait révélé, le 1er mai 2011, que la chambre haute du parlement étudiait une suggestion de monsieur Naoto d'établir une capitale alternative capable de remplacer Tokyo dans ses fonctions centrales en cas d'urgence.

Devant l'ampleur du désastre le premier ministre aurait alors imposé la mise en place d'un comité de crise mixte (état-TEPCO) à la direction de l'entreprise qui a obligé la compagnie à maintenir la présence des travailleurs sur le site en dépit d'une exposition mettant en péril leur santé. Les mesures effectués sur le site montre en effet des dosse allant jusqu'à 10 000 fois les normes gouvernementales.

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Evacuation à Fukushima
Dissimulés derrière des bâches, des travailleurs malades sont évacués de la centrale (source NHK)


La situation des travailleurs sur place est donc bien similaire à celle des « liquidateurs » de Chernobyl avec la notable différence que les débris contaminés de Tchernobyl étaient solides et que le danger à Fukushima est dans l'eau contaminée et maintenant la boue et la vapeur qui remonte du sol où les coriums se sont enfoncés par des failles. Ainsi le 31 aout la NHK a annoncé que quatre travailleurs ont été aspergé accidentellement d'eau hautement radioactive en travaillant que le système de décontamination de l'eau.

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Détail
Les travailleurs évacuées sont en tenue de malades hospitalisés. (Source NHK)


Le nombre de malades parmi les travailleurs de Fukushima n'est pas connu avec précision.
Un travailleur est mort le 16 août d'une leucémie aiguë. Une dizaine ont été évacués discrètement lors de plusieurs transferts pudiquement dissimulés derrière des bâches bleues.

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Le camion d’évacuation. (source NHK)


Dans une interview à Fox News, la mère d'un des travailleurs relate l’état de résignation dans lequel travaillent son fils et ses cinquante camarades :

« Il m'a dit qu'ils avaient accepté le fait qu'ils allaient probablement mourir à court terme de la maladie des radiations ou de cancer à plus long terme. »

Elle ajoute : « Ils ont discuté entre eux et ont convenu de se sacrifier si cela était nécessaire pour assurer la sauvegarde de la nation. »
 
Ces travailleurs qui travaillent au péril de leur vie ne sont cependant pas informé des dangers qui les menacent. Les zones où les mesures le plus élevées ont été relevée ne leur sont pas communiquées. Certains n'ont pas de dosimètre individuel et doivent partager celui d'un collègue qui se repose.

A la lumière des révélation de l'ancien premier ministre on comprend que, comme l'URSS en son temps, la crise nucléaire a contrait le gouvernement nippon a violer les normes de sécurité pour faire face au problème en sacrifiant non seulement la vie des travailleurs de la centrale mais aussi la santé d'une large part de la population environnante qu'il n'est pas en mesure d'évacuer.

C'est pourquoi le gouvernement a élevé le niveau d'exposition maximum admissible à 20 mSv/an en dépit de la démission de Toshiso Kosako l'expert nucléaire du gouvernement et des pétitions exigent le retour aux normes internationalement admises. 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/fukushima-l-expert-nucleaire-du-93219

La pétition explique que cette nouvelle norme permet d'exposer les enfants habitant les zones contaminées à des doses six fois supérieures au maximum admissible pour les travailleurs du nucléaire.

La pétition en anglais : http://blog.canpan.info/foejapan/daily/201104/24

75% des écoles non évacuées de Fukushima sont dans des zones où la contamination mesurée atteint 0,6µSv/heure, niveau qui, dans l'industrie obligerait à mettre en place une zone de contrôle des radiations.

20% de ces écoles sont dans une situation encore plus dramatique où la contamination mesurée atteint 2,3µSv/heure et implique le confinement.

Comment une population peut-elle vivre même à moyen terme confinée chez elle ?

Il est évident que les mesures de confinement ne sont que des pis aller pour faire semblant qu'un maintien sur place est possible alors que l'évacuation s'impose.

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Autre évacuation sanitaire


La gestion des catastrophes nucléaires successives permet de mettre en exergue une caractéristique particulière de l'industrie nucléaire : On ne peut lutter contre le pire qu'au prix de cruels sacrifices humains, y compris dans la population et parmi les enfants.

La question que doivent se poser les citoyens est : pour quel bénéfice nous fait-on courir des risques aussi atroces ?

La réponse tiens dans cette phrase : actuellement 80% des réacteurs japonnais ont été coupés.

Le Japon parvient à vivre et à maintenir son activité industrielle avec seulement 20% du parc nucléaire existant !
Bien sûr Tokyo ne ressemble plus à Las Vegas. Terminés les néons et la climatisation à tous les étages. L’électricité est utilisée pour ce qui est utile.

Depuis le forfait japonais, la France est passé à la sinistre place de premier pays produisant de l’électricité nucléaire.

Mais il semble que comme en URSS et au Japon avant nous, nos décideurs ne soient pas disposés à lâcher cette place peu enviable avant qu'un de nous 58 réacteur ne nous explose à la figure.

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Les liquidateurs de Tchernobyl
Leur association a dénombré 60 000 morts et 165 000 handicapés parmi les 600 000 liquidateurs officiellement reconnus.

 
Pourtant une chose devrait nous faire réfléchir : Comment arrête-t-on une centrale nucléaire ?
Sur les 430 construites de part le monde une seule a été totalement démantelée à l'issue d'une vie normale : Brénninlis. (Cocorico !)
Mais relativisons les choses, son démantèlement à été possible grâce au transfert à d'autres site de tonnes de matériaux contaminés (Le combustible et 100 tonnes d'eau lourde ont été évacués sur Cadarache.)
Sont en attente ou en cours de démantèlement 3 réacteurs à Chinon, 2 à Saint-Laurent, un à Bugey et un à Chooz.
Les anglais vont démonter un réacteur à Windscale
Les allemands ont annoncé la fermeture progressive de toutes leurs centrales.

Par comparaison, plus d'une dizaine de réacteurs ont été « fermées » (en fait abandonnés) de façon accidentelle :
Three miles Island : réacteur n°2 (le 1 a repris du service)
Tchernobyl réacteurs 1,2,3,4 (5 et 6 abandonnés non achevés)
Superphénix réacteur expérimental à neutrons rapides. (cascade d'incidents)
Vandelos (Espagne) : réacteur n°1
Fukui (Japon) : réacteur n°3
Monju (Japon) réacteur expérimental type superphenix.
Fukushima : réacteurs 1, 2, 3, 4.
Mes statistiques ne sont pas complètes mais en gros à ce jour il y a plus de centrales arrêtées à la suite d'accidents que de centrale arrêtées normalement à la fin de leur période d'exploitation.
Cela sans même compter les abandons volontaires de la filière par exemple en Allemagne suite au désastre de Fukushima.
Il est temps de réfléchir.


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191 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 8 septembre 2011 14:05

    Au pays du soleil levant, les enfants vont à l’école avec un appareil pour mesurer
    la dose de radiations qu’ils prennent tous les jours. Quand ils rentrent chez eux, les
    parents regardent la dose à laquelle ils ont été exposés, puis vont se coucher, et ils
    pleurent, car il n’y a rien à faire, sauf à déménager et à s’éloigner du lieu de la
    catastrophe ! De combien, 100, 200, 500, 1000, 2000 kilomètres ? Doit-on évacuer
    Tokyo, doit-on évacuer le Japon ?.........

    http://2ccr.unblog.fr/2011/07/09/on-nous-aurait-menti/


    • gwad 8 septembre 2011 19:07

      le problème avec les antinuc, c’est qu’ils n’ont aucune idée des ordres de grandeur.
      par exemple, pour les écoles avec 2,3µSv/h, ça nous donne à peu près 20 mSv/an. A Ramsar en Iran, la moyenne de la radioactivité naturelle est de 132 mSv/an avec des pointes à 260. Allez parler aux gamins iraniens qu’il faut les confiner et ils vous riront au nez. Ils se portent tous très bien.
      Les 60000 morts de Tchernobyl, quelle rigolade (allez chercher les statistiques de gens sérieux comme l’OMS pour savoir). Là, je crois que l’auteur a hésité à dire 60 millions mais au dernier moment, il a reculé.
      Enfin bref, encore un article du lobby mediatico-antinucléaire rempli des plus gros mensonges.


    • machiavelle machiavelle 8 septembre 2011 19:23


      à gwad :

      Toi t’est pas la moitié d’une belle ordure !

      tes propos sont à gerber !


    • gwad 8 septembre 2011 19:35

      Argumentes !


    • Aldous Aldous 8 septembre 2011 20:00

      L’OMS c’est pas eux qui ont fait une campagne mondiale de vaccination ruineuse et inutile en affirmant que 10% des cas de H1NA étaient mortels ?

      Sérieuse source que voilà.

      En ce qui concerne les chiffes de morts et des handicapés de Tchernobyl, la source est indiquée : C’est l’association des anciens liquidateurs qui les publie.

      Je ne préjuge pas de leur véracité mais on peut être enclin à penser qu’il s’agit de statistiques de 1ere main. (A défaut pour certains d’avoir encore leurs jambes)


    • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 20:07

      Gwad, vu l’état des finances en Europe et le prix actuel du terrain au Japon, je te suggère ...


    • theproxy theproxy 8 septembre 2011 20:18

      bonsoir gwad,


      et les chiffres sur les taux de leucémie et autres joyeusetés on les a pour Ramsar ?

      Parce que 132 millisievert c’est quand même pas négligeable !!!

    • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 20:37

      "L’OMS c’est pas eux qui ont fait une campagne mondiale de vaccination ruineuse et inutile en affirmant que 10% des cas de H1NA étaient mortels ?« 

      Aldous, Aldous, Aldous ...
      (Pense à ce que va encore en dire Le Monrde ...)

      Regardes ce que les ignorants nomment le fiasco de la grippe de 1976 ...

      Tu es bien d’accord que lorsqu’on est malade, il faut se soigner ? Tu es également bien d’accord aussi qu’un traitement ça a forcément un coût ? Bien !

      Alors ... Tu vas voir c’est trèèès simple. Plus on est malade, plus on se soigne. Plus on se soigne, plus on finance »la médecine". Plus on finance la médecine, plus on peut se soigner. Et plus on peut se soigner, plus on peut être malade !

      Je te devine l’œil ébouriffé, le cheveux hagard : Gné ? Y dit que plus on est malade, plus on peut être malade ?
      Oui !!! (Tu vois ? Je te l’avais bien dit que c’était simple.)

      Mais saches que derrière ton brave médecin de famille il y a touuuute une industrie et oui, une industrie sa tourne avec de l’argent. C’est pour ça qu’il y des gentils comptables à l’OMS ; pour que le mécanisme que je viens de te décrire, lui, ne se grippe pas ...

      Je suis sûr que Gwad, lui, à compris.
       smiley


    • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 20:40

      « un article qui résume bien la situation : http://www.lepost.fr/article/2009/0... »

      => erreur de chargement de la page.

      o_O ... MDR !!!

      Désolé, c’est nerveux.
      Mais je trouve ça très à propos !


    • Aldous Aldous 8 septembre 2011 21:01

      Ben non Yeti, il reste des médecins (sans doute rétrogrades) qui pensent qu’on soigne les gens que quand ils sont malades.

      Comme Mme Ewa Kopacz. La ministre de la santé polonaise.

      C’est un peu long mais c’est si bon de lire de la prose rationnelle dans la bouche d’une ministre (c’est pas notre Bachelot qui aurait dit ça)

      Discours prononcé le 5 novembre 2009.

      «  Je voudrais dire que ma priorité pendant mes 20 ans de pratique de médecine générale a été « d’abord ne pas nuire » J’ai toujours à l’esprit ce principe en tant que Ministre de la Santé.

      Dans ma pratique, quand je recommandais un médicament à qui que ce soit, je crois comme chaque praticien leferait, je me posais simplement la question : est-ce que je préconiserais cela pour ma vieille maman, pour mon enfant ?

      Ce type de pensée est révélatrice de toute la prudence que je dois avoir, des vérifications et des garanties dont je dois m’assurer en tant que Ministre de la Santé avant de préconiser un médicament à chaque citoyen polonais

      A des millions de Polonais qui n’ont pas de formation médicale qu’un ministre ou un expert peut avoir comme le professeur Brydack par exemple qui a, en tant qu’expert, travaillé pendant plus de 40 ans sur la grippe.

      Il travaille dans un des 189 centres de recherche sur la grippe dans le monde, un de ces centres se trouvant en Pologne. Pouvons-nous aujourd’hui être accusés d’un manque de connaissances sur la grippe ?

      Pouvons-nous remettre en question l’opinion d’un professeur qui travaille sur la grippe depuis plus de 40 ans et pas seulement sur un seul type de grippe ? Quelqu’un qui a publié des centaines d’articles sur le sujet ?
      Je me pose seulement une question fondamentale : voulons-nous combattre la grippe pandémique ?

      Aujourd’hui, nous savons la teneur de différentes clauses des contrats que d’autres, beaucoup de gouvernements de pays riches ont signé avec les fabricants de vaccins.

      Nous savons aussi ce qui a été proposé à l’état polonais. Suite aux négociations en cours, je ne peux pas tout dire aujourd’hui mais je peux dire une chose :

      Notre département juridique a trouvé au moins 20 points douteux dans le contrat.

      Or, quel est le devoir du Ministre de la Santé ? Signer des contrats qui sont dans le meilleur intérêt des Polonais ou bien signer des contrats qui sont dans le meilleur intérêt des compagnies pharmaceutiques ?

      Je sais qu’il y a 3 vaccins disponibles sur le marché aujourd’hui, de 3 producteurs différents. Chacun a une
      quantité de substance active différente et, étrangement, ils sont tous jugés équivalents ?

      N’est-ce pas suffisamment étrange pour que le Ministre de la Santé et les experts aient au minimum de légers
      doutes à ce sujet ?

      Peut-être, si ça se trouve, le produit avec très peu de substances actives n’est juste qu’une « eau miraculeuse » que nous supposons pouvoir agir sur la grippe ? Sommes-nous supposés payer pour cela ?

      Nous avons l’exemple de l’Allemagne qui a acheté 50 millions de doses, seulement 10% ont été utilisées jusqu’ici. 13% des Allemands sont disposés à accepter ce « remède miracle » aujourd’hui.

      Mais c’est vraiment peu parce qu’en Allemagne, il y a un grand pourcentage de gens favorables à la vaccination.

      Ainsi, en Pologne, sur 1000 personnes, 52 personnes feront le vaccin antigrippal (classique) alors qu’en Allemagne, ils sont 238 pour 1000 (23%)

      Donc, qu’est-ce qui fait que seulement 10% des Allemands veulent se faire vacciner contre la grippe porcine et pas 23% de la population comme pour la grippe saisonnière ?
      Leur gouvernement achète ces vaccins et les leur propose gratuitement et les gens ne les veulent pas ? Comment cela se fait-il ?

      Est-ce que ces faits peuvent nous donner des arrière pensées concernant le fait d’acheter ou non ces vaccins ?
      Des arrières pensées concernant le fait d’introduire un médicament qui serait une sorte de médicament secret ?
      Il y a des sites internet sur lesquels les fabricants de vaccins ont l’obligation de publier les effets secondaires inattendus des vaccins. La vaccination en Europe a commencé le 1er octobre 2009.

      Je voudrais que vous visitiez n’importe lequel de ces sites et que vous me trouviez un seul de ces effets secondaires inattendus, ne serait-ce qu’une réaction dermatologique généralisée, ce qui peut arriver même avec des médicaments sûrs.

      Il n’y en a aucun sur ces sites internet.

      Un médicament « parfait ».

      Et puisque c’est si miraculeux, pourquoi la firme productrice ne veut pas introduire son produit sur le marché en acceptant d’assumer la responsabilité de celui-ci ? Pourquoi ne disent-ils pas : c’est un produit merveilleusement sûr c’est pourquoi nous prenons la responsabilité de celui-ci, nous allons le mettre sur le marché et tout est clair et transparent plutôt que de mettre la pression sur nous, les acheteurs ?

      Nous n’avons pas les résultats de tests cliniques, pas de détails sur les composants et pas d’informations sur les effets secondaires. Les vaccins en sont maintenant à une phase 4 de tests, des tests vraiment très courts et nous ne disposons toujours pas de ces informations. De plus, l’échantillon (de testeurs) était vraiment petit : un type de vaccins a été testé sur seulement 160 volontaires âgés de 20 à 60 ans, tous sains, pas infectés.
       
      Un autre type de vaccin a été testé sur 600 volontaires âgés de 18 à 60 ans, tous bien portants. Est-ce que c’est suffisamment consistant pour nous les médecins présents dans cette salle ? Ce n’est pas suffisant à mes yeux.

      Je veux être suffisamment sure avant de recommander cette vaccination.

      Nous ne sommes pas définitivement hors jeu pour l’achat de vaccins.

      Pendant le temps des négociations (en cours), nous voulons prendre le temps et l’utiliser à bon escient pour obtenir autant d’informations que possible sur le vaccin.

      Ensuite, si le comité de lutte anti-pandémique finit par approuver le vaccin, alors nous l’achèterons.

      En outre, il y a 1 milliard de gens qui font la grippe saisonnière chaque année, 1 millions en meurent chaque année. Et c’est le cas non pas depuis 1 an ou 2 mais depuis des années.

      Est-ce que quelqu’un a déjà annoncé une pandémie de grippe saisonnière quelque part dans le monde ? Et pourtant la grippe saisonnière est bien plus dangereuse que la grippe porcine. Il y a même des décès et de graves complications.

      Y a-t-il eu la moindre pandémie (de grippe saisonnière) qui ait été annoncée ?

      Dès lors, à celui qui me pousse à acheter des vaccins (contre la grippe pandémique), je vous demande : Pourquoi n’avez-vous pas crié ou pleuré pour qu’on en achète l’année dernière, il y a 2 ans et en 2003. En 2003, il y a eu 1, 2 millions de Polonais qui ont fait la grippe saisonnière !

      Est-ce que quiconque dans cette salle a alors crié «  achetons des vaccins pour tout le monde ! » ?? Je ne peux pas ne pas rappeler cela.

      Et, en conclusion, je voudrais dire seulement une chose : la nation polonaise a beaucoup de sagesse. Les Polonais savent distinguer la vérité du mensonge très précisément. Ils peuvent aussi déterminer ce qui constitue une situation objective et ce qui n’est qu’un jeu.


    • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 21:26

      « Ben non Yeti, il reste des médecins (sans doute rétrogrades) qui pensent qu’on soigne les gens que quand ils sont malades. »

      Assurément rétrogrades ! Regardes, ils ont la même philosophie que les anti-nuke, à savoir qu’il ne faut pas jouer au c... caca... capitaliste avec n’importe quoi, et les anti-nuke sont catégoriquement estampillés « rétrogrades ». Soit dit en passant voici des paroles anti-nuke des plus rétrogrades « .

       » (c’est pas notre Bachelot qui aurait dit ça) « 
      Elle fait ce qu’elle peut notre »Roselyne et les lions" !
       smiley


    • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 21:31

      ( Oups, loupé ... )
      « Ce fut une erreur de l’utiliser (la bombe atomique), ce ne fut pas une erreur de la rechercher ». Oppenheimer. Bobby mettait également en garde contre tous les risques et toutes les utilisations du Nuke. Et en la matière, il en connaissait un rayon !


    • Dubitatif 9 septembre 2011 08:52

      @gwad
      L’article du post est partial ou incomplet en ne prenant pas en compte les différents type de radioactivité alpha, beta et gamma qui ont un impact très différent sur la santé en fonction du type d’exposition.
      A aucun moment on a les effets de radioactivité gamma (dans l’espace ou artificielle sur terre), et nécessite des murs en béton de 2m ou 40cm de plomb pour les atténuer fortement.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Radioactivit%C3%A9#Interaction_entre_les_rayonnements_et_la_mati.C3.A8re

      Exemple 1 : Guarapari, Brésil
      L’auteur nous dit que les black sands sont radioactifs, ce qui est vrai ils contiennent du thorium et de la monazite qui émette majoritairement une radioactivé alpha qui est arrêté par la peau.
      Mais seulement voilà, il suffit d’inspirer des particules pour avoir un effet délétère, et la population peut avoir des modifications d’ADN à cause de ça
      http://www.genomenewsnetwork.org/articles/10_02/natural_radio.shtml

      Toxicité du Thorium : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorium#Radiotoxicit.C3.A9
      "Le thorium naturel se désintègre plus lentement que la plupart des autres matières radioactives, et les rayonnements alpha émis ne peuvent pas pénétrer la peau humaine. La détention et la manipulation de petites quantités de thorium, comme celles contenues dans un manchon à incandescence, sont considérées comme non dangereuses tant que l’on prend soin de ne pas ingérer le thorium - les poumons et les autres organes internes peuvent être atteints par les rayonnements alpha. Une exposition à un aérosol de thorium peut conduire à une augmentation du risque de cancer du poumon, du pancréas et du sang. Une ingestion de thorium conduit à une augmentation du risque de maladies du foie.« 

      Monazite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monazite

      Pour revenir à un exemple plus français, dans les régions granitiques il y a émission naturelle du radon, et il est fortement conseillé d’aérer souvent les pièces d’habitation pour éviter la concentration afin de s’éviter des problèmes de santé
      http://bretagne.sante.gouv.fr/pages/3sante_env/sehsra00000001.html
       »Durant ces dernières décennies, des études ont montré que l’inhalation du radon accroît le risque de développer un cancer du poumon. Ce risque augmente avec la concentration et la durée de présence dans les locaux. L’exposition simultanée au tabac et au radon est particulièrement nocive.

      Une étude réalisée en 2000 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire évalue à 185 le nombre de décès annuels attribuables au radon en Bretagne. Or le radon est une source naturelle de radiations ionisantes qu’il est possible de maîtriser dans l’habitat, parfois par des moyens simples à mettre en œuvre.« 
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Radon

      Exemple 2 : Ramsar, Iran
      Là encore, il s’agit de particules alpha dégagés par la désintégration de l’uranium et du thorium. Donc danger par inhalation et par ingestion. La radioactivité alpha peut être très forte, mais tant qu’elle ne franchit pas la peau, elle reste bénigne. Maintenant je serais curieux de connaître le taux de cancer spontané (en bonne santé->dégradation rapide) dans cette ville due à une inhalation ou ingestion accidentelle d’une forte concentration locale.

      Exemple 3 : Les irradiés de Taïwan
      Il s’agit de barres de métal intégrant du cobalt 60 ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Cobalt_60 ) qui émet des particules béta, celles-ci sont arrêtés par une feuille d’aluminium, les barres étant coulées dans le béton, celui-ci a du faire office de »bouclier« pendant des années.
      De plus la demi vie du Cobalt 60 est de 5,27 années, au bout de 20 ans les barres étaient 16 fois moins radioactive qu’à la construction.

      Qu’elle est la part des particules aérienne (inhalation), la contamination de l’eau (ingestion) et des légumes (ingestion) au Japon ?

      Le chiffre ne vaut rien si on ne connaît pas les conditions d’expositions. une fois intégré au corps, les particules radioactives peuvent avoir un effet nocif/traumatique pendant des années, alors que pour une radio, vous aurez un seul événement traumatique ponctuel, ce qui laisse le temps de faire des »réparations« si vous êtes globalement en bonne santé.

      Et puis l’article finit sur la citation de Paracelse 1493-1531
       »Tout est poison, rien n’est poison, ce qui fait le poison c’est la dose.« 
      La dose, c’est ce que peut éliminer le corps, et dans le contexte de l’époque, c’était surtout la malnutrition et les épidémies qui tuaient, la radioactivité artificielle (concentrée) n’existait pas.
      Pensez maintenance, si vous avez de plus en plus de dégâts pour un même budget (énergétique dans le cas du corps humain) et qu’il faut assurer les affaires courantes (manger, se déplacer, alimenter le cerveau [80% de l’energie]) et bien vous remettez les réparations aux calendes grecques et vous avez un corps en voie de »paupérisation".

      Soit vous êtes nucléophile, soit vous mettez la tête dans le sable pour vous rassurer en vous disant que si ça pète en France, ça ne sera pas trop grave, et en attendant, vous ne devez pas changer votre petit confort.

      Et je dis ça alors que j’étais nucléophile jusque dans les années 1990, mais on ne maîtrise pas du tout cette technologie.
      Au bout de 50 ans, on n’avait pas avancé d’un iota sur la question des déchets et 20 ans après (donc 70 ans en tout), on en est toujours au point zéro sur cette question.
      Je suis devenu contre par pragmatisme réaliste à cause du problème de l’élimination des déchets (plusieurs milliers d’années pour les stocker à comparer à l’instabilité chronique des sociétés humaines sur quelques dizaines d’années, celui qui affirme le contraire est un hyper menteur).
      Et cela même en occultant tous les autres problèmes (hypothèse 0 accidents, et l’histoire nous montre qu’on ne peut pas partir de cette hypothèse avec 4 accidents majeurs, et les différents reportage ont montrés qu’il y avait une baisse certaine du niveau de maintenance pour des
      impératifs financiers).

      On en maîtrise pas le nucléaire, on ne maîtrise pas l’élimination de la radioactivité, les effets sur la santé sont mal connus et les doses sont décidées de manière empirique faute de mieux.
      Le feu brûle, même si on a pas fait médecine pour savoir que les brûlures vont du premier degré au quatrième degré. Qu’est ce qui est plus efficace, éviter de se brûler ou passer de la pommade ou des mois à l’hôpital pour guérir des brûlures ou en mourir.

      Bref, libre à vous de croire dans les contes ou de faire un acte de foi en mélangeant tout pour sortir les chiffres qui vous intéressent, la réalité est plus pernicieuse et se fout totalement des croyances.

      La radioactivité naturelle ou artificielle a un impact réel sur la santé, selon le degré d’exposition, les mécanismes cellulaire peuvent réparer les dégâts (parce que des molécules non radioactives peuvent aussi perturber l’ADN, sans ces mécanismes de réparation, nous nous dégraderions très rapidement) et ce risque est sûrement moins important que l’alcoolisme, le tabagisme ou la voiture, mais il reste réel.
      Si vous avez le choix entre 2 conducteurs, l’un sobre et prudent, et l’autre vantard et à 2g d’alcool, vous choisissez quelle voiture ?


    • Dubitatif 9 septembre 2011 09:23

      @gwad
      Enfin bref, encore un article du lobby mediatico-antinucléaire rempli des plus gros mensonges.

      Oui mais vous sortez des arguments sans recul qui en deviennent encore plus gros,

      Sans même parler de santé, il y a 430 verrues artificielle sur terre (les réacteurs) et on ne sait pas s’en débarrasser pour restaurer le site, alors qu’on doit dépolluer un site industriel qui n’est plus en activité avant de le libérer, là ce n’est pas possible.

      D’autre part, même si on partait dans une hypothèse du tout nucléaire, la seule société capable de produire des « cuves nucléaires » a une capacité de production de 4 cuves par an, et on estime que le besoin serait au minimum de 10 cuves par an jusqu’en 2030
      http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aaVMzCTMz3ms

      Le nucléaire n’est pas une énergie viable, que ce soit pour l’environnement et la santé, comme énergie remplacement (on n’en est qu’à 19% du total consommé en France http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_nucl%C3%A9aire_en_France ) ou du point de vue financier pour le stockage des déchets sur des milliers d’années et le coût de maintenance.

      Le nucléaire est une impasse et il a aussi eu pour but d’alimenter les militaires en plutonium.
      La filière Uranium graphite gaz des années 50 ont été construites pour ça aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium_naturel_graphite_gaz

      Et bizarrement les autres technologies qui ne produisent pas du plutonium n’ont pas été étudiées sérieusement en France, par exemple
      http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_%C3%A0_lit_de_boulets
      http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_%C3%A0_sels_fondus
      http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_pilot%C3%A9_par_acc%C3%A9l%C3%A9rateur

      Il faut arrêter de se voiler la face, « le nucléaire ça eut marché, mais ça ne marche plus »


    • Bilou65 9 septembre 2011 09:41

      Votre bêtise n’a d’égale que votre déficience culturelle.

      Vos propos donnent envie de vomir. Mais surtout, vous faites pitié...

       


    • Giordano Bruno 11 septembre 2011 12:29

      @ gwad :

      Beaucoup de japonais ont peur de travailler avec la quantité de radiations que vous évoquez. Cela est susceptible de mettre en péril l’économie japonaise. Vu que cette quantité de radiations ne vous fait pas peur, je me permets de vous demander un service au nom de la population japonaise : pourriez-vous allez travailler là-bas ? Le Japon et la communauté internationale vous remercient par avance.


    • insomnia insomnia 13 septembre 2011 00:33

      Aujourd’hui en France c’est produit une explosion sur un site nucléaire Français dans le Gard, rassurez-vous rien de grave ! C’est génial, le monde explose et je déplore les victimes collatérales... nos Jeunes. Pensez à leur avenir, moi le mien peu m’importe, j’ai vécu et je n’ai que 45 ans ! Prenons les mesures nécessaires... Un seul mot d’ordre reprenons nos droits, ceux de citoyens responsables ! La force est en nous, seulement faille s’en rendre compte !


    • scorpion2098 6 octobre 2011 18:20

      Bonjour , 26Avril 1986 tchernobyl .
      AUCUN NUAGE SUR LA FRANCE. mais bien sur l’italie , l espagne , l allemagne , la belgique etc... PREUVE DE LA JUSTESSE DU POUVOIR FRANCAIS.

      2011 , la plupart des pays ce rendent a l’évidence , et fermes certain réacteur ancien .
      ( a prendre en exemple L Allemagne )

      2011 , 54 réacteur en FRANCE , qui ne seront jamais stopper , cela rapporte de l’argent , donc « ils » ne les fermeront pas !!!!!!!! rendez vous a l’évidence je suis spécialiser dans le domaine du nucléaire , LA FRANCE devrait avoir honte , c est le pays au monde , le plus en retard dans le domaine du nucléaire ( épargner les discourt je sais aussi jouer des mots ici j ai pas le temps ni l’envie )

      je n oublierais jamais la région de prypiat croyer moi .

      et les japonais devrait tous foutre le camp de tokyo effectivement .

      54 REACTEUR EN FRANCE , QUEL HONTE .

      mais bon c est ainsi , il y a une catastrophe de niveau 5à7 tout les 25/30ans , je parle sérieusement .

      vos vielles pétoire une honte !

      quand c est usé il faut remplacer , je ne suis pas contre le nucléaire , je suis contre le fait qu’on laisse tourner des vielles pétoire .

      de plus vus ce qu’ils fabriquent en chine en matière de centrale , réjouissons nous pas trop vite pour de vieux jour .

      BYE


    • miha 8 septembre 2011 14:56

      Et il y en a encore pour être pour le nucléaire !

      La France, à cause de son entêtement, se prépare un avenir très sombre :

      Le coût de traitement des déchets, de démantelement inéluctable des centrales actuelles va plomber l’économie pour des décennies ; et le retard pris pour mettre en place et utiliser d’autres sources d’énergies sera un terrible boulet.... je ne parle même pas du danger encouru par la population, les endroits interdits d’accès parce que trop dangereux qui vont se multiplier, car, cet aspect-là, les pro-nucléaires, cela ne les fait même pas frémir.


      • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 20:41

        « La France, à cause de son entêtement, se prépare un avenir très sombre. »

        Oui mais ... Elle s’y prépare brillamment !!!


      • insomnia insomnia 8 septembre 2011 23:33

        Qu’attendons-nous pour que les Pro et Cie prennent un billet de non retour ? Puis le coût ? C’est bien l’homme qui le donne. Je n’attends que cela, qu’ils s’en aillent tous pour le bien de la planète.
        Je peux rêver, mais bon cela n’est qu’un éternel continument... Nous, nous en irons, mais eux et leurs progénitures aussi ! Dommage.


      • snake 8 septembre 2011 15:28

        Si on fabriquait des EPR, ça pourrait aller. Ils sont chers, mais de qualité (à condition de bien surveiller leur construction).


        Il serait par contre peut-être temps de fermer les centrales vieillissantes.

        De plus, à long terme, la fission nucléaire n’est pas une solution. Donnons nous 10 ans pour fermer les centrales les plus vieilles et 50 ans pour sortir du nucléaire en investissant largement dans la recherche de sources d’énergies plus propres. Notamment la fusion nucléaire qui reste la panacée des énergies que la physique nous offre. 

        Encore une fois, cela ne sert à rien de dire « sortons du nucléaire MAINTENANT » si c’est pour faire tourner des centrales à charbon (qui ont causé au moins autant de morts que le nucléaire dans les mines et à leur proximité). 

        • Aldous Aldous 8 septembre 2011 15:53

          Avec des si on mettrait le soleil en bouteille...

          C’est d’ailleurs ce que nos tournesols tentent de faire à grand coup d’argent public...


        • Le Yeti Le Yeti 8 septembre 2011 17:38

          C’est clair que l’EPR est moderne !
          Toujours inondable mais avec des trous pour pouvoir pécher la crevette au cas où ...
           smiley (ou pas ... smiley !!! smiley )


        • Dubitatif 9 septembre 2011 10:27

          @snake
          Il serait par contre peut-être temps de fermer les centrales vieillissantes.

          Forcément ça serait mieux de les fermer avant qu’elles craquent.

          Notamment la fusion nucléaire qui reste la panacée des énergies que la physique nous offre.

          Si on avait investit dans la fusion nucléaire dés les années 1950 date des premiers essais sir les stellarator ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Stellarator ) et tokamak ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokamak ), on aurait peut être déjà des solutions. Là même si Iter rempli tout ses objectifs, il faudra un nouveau prototype plus grand (si on a encore les ressources financières et politiques) avant de penser à en faire des centrales, et au vu de délais actuels, on parle de 2050, mais avec les problèmes mondiaux, on peut se prendre 10 à 30 ans de plus dans la vue et il faudrait une volonté politique forte.
          En 1950 la fission a été privilégié pour son application immédiate et sa production de plutonium (armes).
          Et la seule filière étudiée sérieusement en France est le confinement inertiel par laser http://fr.wikipedia.org/wiki/Confinement_inertiel_par_laser (aux US il font ça plus la Z-machine http://fr.wikipedia.org/wiki/Z_machine ) qui semblent douteuses pour la production d’énergie (explication officielle) alors qu’en fait c’est une technologie beaucoup plus intéressante pour les militaires afin de faire des tests en réels des réactions de fusion ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Laser_M%C3%A9gajoule http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Ignition_Facility ).

          « Cerise sur le gateau », la fusion produit aussi des déchets nucléaires, toute l’enceinte du réacteur deviendra radioactif par le bombardement incessant des neutrons (qui manquent de pot, ne veulent pas rester confinés dans un champs magnétiques, vu qu’ils sont neutre électriquement) qui sont produits par les réactions de fusion.
          L’interêt c’est que la demi vie est de quelques dizaines d’années, ce qui est assez court pour parier sur une stabilité politique le temps que les déchets deviennent inactifs, et en cas d’explosion, il n’y aura pas de coeur fondu qui continuera à nous empoisonner pendant des dizaines milliers d’années.
          ça reste risqué, mais la portée dans le temps et dans l’espace géographique et de plusieurs ordres de magnitude moins importante.

          si c’est pour faire tourner des centrales à charbon (qui ont causé au moins autant de morts que le nucléaire dans les mines et à leur proximité).

          Ce n’est pas faux, mais réducteur, d’autres solutions existent, une meilleure isolation, des appareils plus économes (mon premier ordinateur utilisait un transformateur 9v, maintenant on a des alimentations de 700w si on veut avoir le top du top pour jouer).
          Rien qu’en ayant une politique réellement volontariste sur la réduction de consommation énergétique, on arriverait presque à absorber la part d’énergie produite par le nucléaire (par contre là, je n’ai plus la référence en tête).
          Même chose pour les énergies fossile, en compressant plus l’essence et en la préchauffant, on augmente l’efficacité de 50%
          http://www.technologyreview.com/energy/24701/ d’après cet article (je n’arrive pas à retrouver la vidéo sur agoravox qui parlait d’un bricolage équivalent sur une buick de 3t dans les années 50 aux USA) ou même utiliser ce type de modèle sur des trajets urbains de quelques kilomètres, le volant inertiel permettant de ne pas être en prise directe avec l’effort comme en vélo
          http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/la-voiture-du-futur-25386
          Avec ce pétrole économisé, on pourrait alimenter des centrales au fioul pour gagner les derniers pourcent du nucléaire en attendant les nouvelles solutions.

          Tout ça pour dire que la fission nucléaire ne sera jamais une solution, c’est et ça restera une énergie d’appoint contrairement à ce qui est dit.
          Plus vite on cherche des solutions pour s’en passer, mieux nous nous porterons, ne serait ce que d’un point de vue confort énergétique, si on a plus d’électricité en hiver dans un appartement mal isolé, on risque de mal le vivre.


        • Aldous Aldous 9 septembre 2011 13:55

          La fusion nucléaire ou la confusion nucléaire !

          Voilà le dilemme.

          La fusion nucléaire n’est exploitable que dans les bombes H jusqu’à preuve du contraire.

          Imaginer que la fusion contrôlée dans des Tokamaks est la solution du nucléaire c’est juste de la science fiction.

          Pas très sérieux de mettre la charue avant le boeufs.


        • Dubitatif 9 septembre 2011 16:00

          C’est vrai, la fusion nucléaire reste de la Science-Fiction à l’heure actuelle.
          Mais c’est un secteur de recherche qui est en train d’exploser, il se peut qu’on y arrive jamais (impossibilité technique, manque de volonté ou de moyen) ou qu’on y arrive vu les enjeux.

          La question n’est pas totalement tranchée et ne le sera pas avant des dizaines d’années, donc dans tous les cas de figure, on ne peut pas compter sur la fusion nucléaire, ça sera un cadeau bonux si on y arrive.

          Pour utiliser l’énergie des bombes atomique, il y a le projet orion de véhicule spatial propulsé par des explosions nucléaires pensé dans les années 50 http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Orion
          Le projet a été arrêté suite à l’interdiction des essais à l’air libre. Mais les américains comptait aller vers saturne dés les années 70 avec cette technologie (2001 se basait sur les plans de la NASA a cette époque). Pour pour montrer que le concept était viable, ils ont construit une maquette de démonstration avec des explosifs chimiques http://www.liveleak.com/view?i=891_1204308140
          http://www.youtube.com/watch?v=E3Lxx2VAYi8
          Dans leur projet, ils avaient un super orion de 8 millions de tonnes, non non, ce n’est pas une erreur, il faut juste imaginer 32 pétroliers assemblés qui décollent en même temps de la surface de la terre !!!!!!!!!!!
          "La configuration maximale, le Super Orion, avec ses 8 millions de tonnes, peut facilement abriter une petite ville. Au cours d’entretiens, les concepteurs envisageaient ce vaisseau comme une possible arche interstellaire. Ce projet le plus ambitieux pouvait être réalisé avec les matériaux et les techniques de 1958 ou pressentis comme imminemment disponibles. Avec ceux d’aujourd’hui, le dimensionnement maximal peut être augmenté.« 
          A part ça, on n’a aucune application concrète des bombes nucléaires ;

          Autrement, il y a aussi »l’énergie libre", alors soit en captant l’énergie de l’ionosphére (cf TESLA) soit encore 100x plus SF que la fusion avec l’énergie du vide.

          Après en concret, bonne isolation, lampe à LED (éventuellement avec panneau + batterie), et un poêle à bois modernisé semble être la voie la plus résiliente en attendant Star Treck smiley


        • Gaiga Kaunta bibouyou 9 septembre 2011 18:33

          Fusion nucléaire, panacée des énergies.....
          non vraiment Snake, t’exagère quand même !

          1/ on ne sait toujours pas faire depuis le temps qu’on essaie !

          le projet ITER en France est un pur truc mégalo et surréaliste ! Si on arrive au bout ça ne sera pas avant 50 voir 80 ans voir plus ! et en plus ça n’est qu’un prototype que ne servira pas à produire de l’électricité pour la population : deux autres projets le suivront pour ça....

          Par ailleurs, la fusion nucléaire, si tant est qu’on y arrive un jour...., n’est pas plus propre que la fission (tritium et bâtiments radioactifs)

          dépenser 16 milliards d’euros, le budget actuel d’ITER, là-dedans, c’est du grand n’importe quoi : il faut investir massivement cet argent là dans la recherche et l’exploitation d’énergies renouvelables,
          c’est MAINTENANT que ça se joue...
          dans 100 ans, il sera trop tard !

          je t’invite à regarder cette conférence, (longue mais où tout est dit ! )
          http://www.youtube.com/watch?v=EQe7v6uabIQ&feature=results_main&playnext=1&list=PLC716EF4F16179253&nbsp ;
           


        • roro46 8 septembre 2011 15:31

          « une seule a été totalement démantelée à l’issue d’une vie normale : Brénninlis. »

          Houla ! Attention !! On en est loin !!

          Voir, par exemple, ici, l’histoire édifiante du démantèlement :
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucléaire_de_Brennilis

          Quoi qu’il en soit, merci pour votre (vos) article. Heureusement que des gens com !me vous sont là pour aller chercher et diffuser l’info.


          • Aldous Aldous 8 septembre 2011 15:46

            Il semble en effet que je me sois laisser emporter par les Cocoricos prématurés du secteur nucléaire :

            EDF prévoit de déposer avant le 31 décembre 2011, une demande d’autorisation de démantèlement total de la centrale.

            C’est donc qu’il reste des choses à demanteler.


          • Aldous Aldous 8 septembre 2011 15:51

            Ils ont déjà réagi. L’opinion est contre le nucléaire. Il y a eu des manifs à Tokyo.

            Mais il faut comprendre que le Japon vit deux catastrophes imbriquées : le Tsunami et Fukushima.

            La quantité d’infrastructures détruites par le Tsunami est titanesque. Le nombre de réfugiés aussi. Et tout ça se passe dans un pays surpeuplé, avec des densité de population record.

            Le scénario du pire en somme. Ca explique l’état de choc de la population nippone.

            Mais cela ne justifie pas les attermoiments de l’état.


          • révolQé révolté 9 septembre 2011 10:18

            Mais bordel ils vont se réveiller quand les Japonais ??!!!

            ET LES FRANÇAIS ALORS... ??????  smiley


          • sparte sparte 8 septembre 2011 15:59

            Sur son site JP PETIT explique pourquoi ITER ne pourra jamais fonctionner ; Il vient de décider de réduire toutes ses activités - notamment le projet UFO - pour mieux se consacrer à la lutte contre l’atome civil http://www.jp-petit.org/nouv_f/videos_liens/Liens_et_videos.htm

             


            • Aldous Aldous 9 septembre 2011 14:00

              Et il a parfaitement raison.

              Le confinement par Tokamak (champ magnétique torique) c’est du vent (c’est le cas de le dire).

              Il suffit d’une microcoupure du champ magnétique pour que le plasma parte en ligne droite à travers tout ce qu’il rencontrera : bobines, aimants, murs, humains.

              Inutile d’imaginer une source électrique de secours, le temps de basculer dessus c’est déjà trop tard.

              C’est si vrai qu’on n’a même pas tenter de faire barrière : les structures du Tokamak ne sont pas prévue pour resister ou contenir quoi que ce soit.

              On ne compte que sur le champ magnétique. Des fous.


            • tanguy 8 septembre 2011 15:59

              Petite vidéo à voir :

              http://www.dailymotion.com/video/xkrlhs_la-verite-sur-l-impact-de-la-catastrophe-de-fukushima_news ?start=1#from=embed

              Le pitch :

              S’adressant à la Chambre Basse de la Diète (Parlement), le professeur Tatsuhiko Kodama, président du Centre des Radioisotopes de l’université de Tokyo, dresse un bilan alarmant de la situation, au 27 juillet 2011. Ne masquant pas sa colère à l’égard des institutions gouvernementales et de TEPCO, le professeur Kodama met en évidence la désastreuse gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

              Et au passage on en apprend sur les conséquences de Tchernobyl et de certains actes médicaux....


              • Aldous Aldous 8 septembre 2011 21:02

                merci Tanguy


              • patroc 8 septembre 2011 16:09

                http://www.youtube.com/watch?v=V8NqwHNsOr4&feature=player_embedded

                Merci pour l’article.. Cà explose toujours à fukushima.

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