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Accueil du site > Tribune Libre > Google contrevient-il à la Déclaration Universelle ?

Google contrevient-il à la Déclaration Universelle ?

On lira ici la Déclaration universelle des droits de l'homme

Ne confiez à Google que ce dont la perte ou la disparition ne vous causerait ni peine, ni ennui, ni problème.

C'est la leçon que l'on peut tirer de deux histoires.

Bref résumé de la première : un enfant de 10 ans utilise un compte de courrier électronique Gmail depuis 2ans.

Il s'inscrit sur Google + et entre son âge réel : l'ensemble de sa présence sur Google est immédiatement effacée, son compte Gmail est annulé.

L'accès à Google + n'est pas admis aux moins de 13 ans. « Behave on Google Plus or Your Gmail Gets It »

La seconde histoire est un peu plus longue, c'est celle d'un étudiant qui accordait une pleine confiance à Google au point d'avoir transféré toutes les données accumulées au fil des années sur divers services de plusieurs opérateurs vers les services de Google.

« 7 années de correspondance, environ 4 800 photos et vidéos, messages Google Voice, plus de 500 articles utiles pour mes études collectés depuis Google Reader... marque pages », l'ensemble des contacts, plannings et calendriers et une foule d'autres données, certaines étant partagées pour des motifs d'études ou de travail... disparurent du jour au lendemain et a priori de façon définitive pour un motif encore ignoré, excepté le fait que leur possesseur a reçu de la part de Google un message automatique lui indiquant qu'une « violation avait été détectée ».

Aucune démarche ne lui a permis de récupérer l'accès à son compte ni même ses données.

« Dear Google,
I would like to bring to your attention a few things before I disconnect permanently from all of your services.
 »

Que dit la Déclaration universelle des droits de l'homme ?

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Il n'est pas précisé « sûreté physique » : chacun a droit à son entière sûreté, dans toutes les dimensions que peut prendre le mot « sûreté ».

Cette « sûreté » peut être liée dans certains de ses aspects à la possession de certains documents, on prendra l'exemple d'une personne demanderesse d'asile et dont l'acceptation de la demande dépendrait de documents stockés sous forme informatique.

Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Il n'est pas non plus précisé que la « propriété » serait celle de biens strictement matériels : cet article concerne donc également les biens immatériels.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Aucune restriction sur ce que peuvent être une « opinion » (ni fond ni forme ne sont définis ni encadrés par cette déclaration), une « expression » ou une « idée ».

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

« prendre part librement... participer »

La protection des intérêts moraux et matériels est indissolublement liée à la pérennité de chacune de ces production, et donc à leur existence dans la durée.

Article 29

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

Seule « la loi » permet la limitation de quoi que ce soit.

Dans ce texte le terme de « loi » n'est pas défini et l'usage qui en est fait montre qu'il désigne « la loi en vigueur » dans la juridiction considérée.

 

Examinons les affaires exposées en préambule.

Dans les deux cas on retiendra que les courriers électroniques (qui peuvent véhiculer des expressions, opinions, idées, photos, vidéos, dessins... soit une grande variété de « contenus ») sont en eux-mêmes des « œuvres de l'esprit », des « biens immatériels » et appartiennent donc aux domaines embrassés par la Déclaration.

Il en sera de même pour l'ensemble des données « perdues » par notre étudiant.

Nous avons vu que la Déclaration n'admet aucune restriction, aucune privation, aucune destruction de ces biens hormis au cas où « la loi » interviendrait, loi qui par ailleurs devrait être conforme à l'ensemble du texte de cette déclaration, ce qui lui laisse comme seule marge d'appréciation la limite que fixeraient les exigences notées ci dessus (de la morale, de l'ordre public et du bien-être général ).

Dans les deux cas ces personnes ont accordé une telle confiance aux services mis à disposition par Google qu'elles ont pu penser que leurs données se trouvaient en sécurité dans la durée.

Ont-elles lu avec toute l'attention requise les « Conditions d'utilisation Google » http://www.google.com/accounts/TOS ?

Il y est bien précisé ceci :

4.3 Dans le cadre de cette recherche constante d'innovation, vous reconnaissez et admettez que Google peut cesser (provisoirement ou définitivement) de mettre à votre disposition ou à celle des utilisateurs en général ses Services (ou certaines fonctionnalités de ces Services), à sa seule discrétion et sans préavis.

Tout ce que vous pourrez avoir confié aux services susvisés de Google pourra donc être annulé, détruit ou inaccessible.

13.3 À tout moment, Google peut mettre fin à l'accord légal conclu avec vous si l'un des cas de figure suivants se présente :

(A) vous avez enfreint les dispositions des présentes Conditions, ou vous avez agi d'une façon qui indique clairement que vous n'avez pas l'intention de vous conformer à ces dispositions ou que vous ne pouvez pas vous y conformer ;

Quelles sont les caractéristiques pouvant "indiquer clairement" ceci ou cela ? Comment sont-elles déterminées, comment sont-elles détectées et la façon dont elles sont détectées est-elle d'une fiabilité parfaite ?

(D) Google est en phase de transition et ne va plus fournir les Services aux utilisateurs de votre pays de résidence ou du pays depuis lequel vous utilisez les Services ;

Même remarque que § 4.3

(E) la mise à votre disposition des Services par Google n'est plus viable d'un point de vue commercial selon Google.

Même remarque que § 4.3

15.1 CONFORMÉMENT AUX DISPOSITIONS GÉNÉRALES ÉNONCÉES AU PARAGRAPHE 14.1 CI-DESSUS, VOUS RECONNAISSEZ ET ACCEPTEZ QUE LA RESPONSABILITÉ DE GOOGLE, DE SES AFFILIÉS ET FILIALES ET DE SES CONCÉDANTS DE LICENCE NE SAURAIT ÊTRE ENGAGÉE VIS-À-VIS DE VOUS POUR :

(A) TOUT DOMMAGE DIRECT, INDIRECT, FORTUIT, SPÉCIAL, CONSÉCUTIF OU EXEMPLAIRE, QUELLE QUE SOIT LA MANIÈRE DONT IL A ÉTÉ CAUSÉ OU LA RESPONSABILITÉ INVOQUÉE, Y COMPRIS ET SANS LIMITATION, LES PERTES DE PROFITS (DIRECTES OU INDIRECTES), LES PERTES DE RENOMMÉE OU DE RÉPUTATION, LES PERTES DE DONNÉES QUE VOUS ÊTES SUSCEPTIBLE DE SUBIR, LES COÛTS DE FOURNITURE DE BIENS OU DE SERVICES DE SUBSTITUTION OU TOUTE AUTRE PERTE NON MATÉRIELLE ;

Et dans tous les cas vous n'aurez rien à dire, à aucun point de vue.

Que signifient ces conditions ?

Il faut clairement et sans la moindre ambiguïté déduire de la lecture de ces quelques lignes que Google ne prétend à aucun instant fournir des services fiables, que des fonctionnalités peuvent être désactivées de façon soudaine, des comptes peuvent être suspendus pour diverses raisons...

En somme c'est un peu comme si Google mettait à notre disposition des véhicules à conduite automatique en partie gérés par des « driving centers » (centrales de pilotage) en nous informant que le moteur peut soudainement se détacher, la batterie prendre feu, l'usage du service logiciel peut vous être retiré car non rentable ou pour une autre raison...

Et vous confiez votre vie à ce véhicule, qui pourrait bien être soudain définitivement immobilisé car vous vous serez approché d'un lieu que « le système » aura considéré comme inapproprié (petit « plantage » informatique dont vous ne serez évidemment pas responsable, sur lequel vous ne recevrez aucune information, dont les dommages à vous causés ne seront pas indemnisés, dont les conséquences seront définitives, irrévocables...).

Mais vous aurez signé.

Effectivement si les termes de ces conditions sont clairement exposés et si vous avez signé vous devrez retourner sereinement chez vous sous la pluie battante en n'émettant de reproches qu'à votre encontre.

C'est aussi ce que l'on peut dire en ce qui concerne nos deux personnes citées plus haut.

Cependant peut-on raisonnablement penser qu'un enfant de 10 ans aura lu et compris l'ensemble des « conditions de service » ?

Pour ce qui concerne notre étudiant il avait visiblement énormément de données d'une grande variété stockées sous son compte dans les ordinateurs de Google.

Il avait défendu et utilisé l'ensemble des services proposés par cette compagnie, les supposant très fiables, leur confiant une très large part de ce qui constitue « son identité » car cette dernière ne se réduit ni à l'aspect de notre visage, ni à la forme de nos doigts de pied ou autre trait de caractère.

Il a perdu toutes ces données pour une raison qui ne lui a pas été fournie, qui ne tenait visiblement pas aux conséquences d'une décision de justice, qui pouvait tout devoir à une faille du système de détection des « violations des termes de service » susceptible de se manifester au détriment de chacun si elle n'a pas été détectée et réparée.

Notre étudiant a visiblement eu tort de ne pas effectuer une sauvegarde systématique de ses données et d'accorder ce haut niveau de confiance à Google.

 

Mais alors se posent d'autres questions assez graves sur le seul fait d'utiliser les services de Google.

Car cette compagnie nous incite tous à utiliser ses services à tous propos, elle promeut par ailleurs avec une grande efficacité l'utilisation de son « cloud » comme moyen de stocker nos données, jusqu'au plus personnelles, jusqu'à promouvoir un ordinateur minimaliste, le « Chromebook », qui ne serait en fait guère plus qu'un navigateur internet devant être connecté en permanence à ce fameux « cloud » pour être fonctionnel.

Si nous souscrivons à l'idée que nos données, toutes nos données, « créations », élucubrations ou quoi que ce fût puissent être préférentiellement stockées sur le « cloud » de Google cela induit une suspicion de fiabilité à propos de ce « cloud » : il doit nous assurer autant un stockage qu'un accès fiable, aussi bien aujourd'hui que demain ou après demain.

Cette suspicion de fiabilité renvoie à une pure illusion si l'on se réfère aux « conditions de service » de Google, qui nous affirment qu'il ne faut en attendre aucune.

Il y a donc de la part de Google comme une sorte de double langage contradictoire : utilisez nos services mais ne vous attendez en aucun cas à ce qu'ils vous rendent les services que vous attendez, de façon systématique et pérenne.

Ne connaissant pas l'ensemble des services de Google je peux également supposer que certains pourront utiliser des formats informatiques à ce point particuliers que les données seront formatées de façon telle qu'aucun logiciel ne pourrait les utiliser.

Si tel était le cas il ne devrait pas être admis que Google puisse suspendre un tel service, ou en priver qui que ce fût pour quelque raison que ce soit hormis une décision de justice, sous peine de contrevenir de façon très directe avec la Déclaration Universelle, car cela provoquerait la destruction d'un « bien immatériel » appartenant au titulaire des comptes concernés.

Parallèlement à cette suspicion de fiabilité il existe une incitation forte à la confiance dans l'intérêt qu'aura chacun à utiliser les services de Google : devrait-on vraiment utiliser un service dans lequel on n'aurait qu'un très faible niveau de confiance ?

En fait si l'on voulait vraiment rendre compatibles la Déclaration Universelle et les « conditions de service » de Google il faudrait que soit clairement mis en relief sur chacun des services proposés par la firme le fait qu'il peut être suspendu à tout instant pour une multitude de motifs et qu'un bouton à l'intitulé très explicite (« avant de quitter cette page téléchargez vos données ») figure sur chaque page, associé à une bulle d'aide expliquant (de façon compréhensible à un enfant de 10 ans) que l'ensemble des données associées au compte peuvent être détruites à chaque instant et sans préavis.

Bien entendu il faudrait que divers formats de téléchargement soient proposés afin d'obtenir une compatibilité avec des logiciels destinés à traiter ce type de données.

Il ne semble toutefois pas que cette disposition pourrait régler le cas d'un « bien immatériel » en propriété collective par exemple élaboré sur un tableur partagé par divers utilisateurs.

 

Le clou(d) de l'affaire

Mais alors si chacun doit, pour sa propre sécurité, sauvegarder systématiquement l'ensemble de ses donnés sur son propre système informatique quel est donc l'intérêt réel du stockage en « cloud » ?

Certes pouvoir disposer de ses données quel que soit l'ordinateur utilisé, avec pour seule contrainte celle de se connecter à un compte et avoir la certitude de les retrouver en tous lieux, en tous temps.

Mais cette certitude n'est en aucun cas assurée par Google, nous l'avons vu.

En outre et à l'examen de mes divers usages de l'informatique il m'est inconcevable de confier à quelque « cloud » que ce soit l'ensemble de mes « données », pour diverses raisons.

Aucun intérêt à le faire quand je transfère plusieurs Go de mon appareil photo à mon ordinateur, aucun intérêt à devoir utiliser un logiciel Google pour traiter ces photos, aucun intérêt à assurer leur stockage définitif sur le « cloud » plutôt que sur mes propres disques, par contre un grand intérêt pour la planète à ce que j'agisse ainsi car moins je transfère de données au « cloud » moins je dépense d'énergie pour rien.

Et l'on sait que la consommation en énergie des « data centers » devient un enjeu de taille.

A bien y regarder l'interêt du « cloud » est finalement assez réduit par rapport à de nombreux usages et le « Chromebook », s'il devait se généraliser, pourrait bien devenir un acteur néfaste dans le panorama énergétique et climatique.

Hormis que :

11.1 Vous conservez les droits d'auteur et tous les autres droits en votre possession vis-à-vis du Contenu que vous fournissez, publiez ou affichez sur les Services ou par le biais de ces derniers. En fournissant, publiant ou affichant du contenu, vous accordez à Google le droit permanent, irrévocable, mondial, gratuit et non exclusif de reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, présenter en public et distribuer tout Contenu que vous avez fourni, publié ou affiché sur les Services ou par le biais de ces derniers. Cette licence a pour seul but de permettre à Google d'afficher, de distribuer et de promouvoir les Services et peut être révoquée pour certains Services, selon les dispositions des Conditions supplémentaires de ces Services.

L'intérêt du « cloud » n'est donc pas négligeable pour tout le monde !

Sans forcer le trait le sympathique Google vous informe donc que :

  • vous avez le plus grand intérêt à utiliser ses services, et même à y confier / transférer tout ce qui peut vous concerner
  • vous ne devez absolument rien attendre de Google en terme de fiabilité et ce quelque soit le service que vous utilisez
  • vous pouvez être privé sans préavis de l'accès tant aux services que vous utilisiez qu'aux données confiées,
  • pour une variété de motifs explicites ou non les décisions de Google sont a priori irrévocables…

Et vous y allez comme un seul homme ?

 

Quel est votre niveau d'instruction et celui de votre pratique informatique ?

J'ai plongé dans l'informatique il y a 40 ans (ah... le Fortran 4...) et bénéficé d'un niveau d'étude qui n'est pas partagé universellement dans le monde tandis que les services Google y sont accessibles partout.

Cela signifie que si je connais l'intérêt de faire l'effort de lire les « conditions de service » et si je sais à peu près les décrypter et en tirer des conclusions utiles ce ne sera peut-être pas le cas de tous les utilisateurs potentiels de ce genre de service.

Or j'ose encore m'imaginer que chacun, quel que soit son niveau d'études, a droit à la préservation de ses intérêts élémentaires, au nombre desquels on trouvera aujourd'hui la préservation de sa correspondance (qui peut contenir des éléments vitaux) et de ses divers « biens immatériels » qui peuvent se présenter sous forme de données informatiques, et ce quel que soit son degré d'instruction et de conscience vis à vis de certains aspects des choses.

L'implication de cela est que ni Google ni aucun autre opérateur ne devrait avoir, quel que soit le pays du monde, le droit de détruire un compte et les données associées, ou de bloquer l'accès à un compte sans qu'une décision de justice soit prise en bonne et due forme.

Cela fait partie du contrat implicite de confiance que ces entreprises veulent lier avec leurs clients, au delà des « conditions de service », pourtant écrites et a priori accessibles à tous.

Par ailleurs la durée de vie de chaque compte devrait être assurée pour « l'éternité », la transmission assurée aux ayants droit tant des identifiants d'accès que des données, car la forme actuelle d'émission et de conservation des données est passée du papier au format informatique.

Une telle clause devrait être ajoutée dès aujourd'hui à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Si le « cloud »doit vraiment être l'un des moyens de stockage des données au détriment des stockages décentralisés ou sur supports personnels, la nécessité de cette pérennité devient absolue, à moins de devoir renier des pans entiers de ce qui fait notre culture d'aujourd'hui puisqu'elle peut être gommée sans prévenir sous l'effet d'une décision technique, commerciale ou de tout autre ordre arbitraire.

La valeur que l'on accorde à un document autographe de Balzac, Hugo, Spinoza... et tant d'autres est tout à fait réelle et l'on pourra voir à quels débats donne lieu la question de rendre publics les manuscrits de Kafka, autant de « documents papier ».

Cela sera maintenant presque exclusivement sous forme informatique, pour les écrivains de demain.

Sera-t-il acceptable que les brouillons du Kafka de demain soient détruits parce-que un Google (ou quelque robot interne) en aura décidé ainsi ?

A propos qui sait si notre enfant de 10 ans ne sera pas ce Kafka de demain, ou cet étudiant ?

Si l'un ou l'autre n'était pas un nouveau Van Gogh ?

En ce qui concerne les données inaccessibles de ces deux personnes, ont-elles réellement été détruites ou Google continuera-t-il à en profiter à sa guise selon les termes reportés plus haut ?

Ce serait le comble de l'indécence.

On trouvera une foule de « consultants » plus ou moins « certifiés » Google ou autoproclamés comme tels (recherchez « consultant google », pour en avoir le cœur net) qui vous instruiront plus ou moins gratuitement des meilleurs façons de profiter des services de Google : ils ne donneront aucun avis sur ces considérations, gagne pain oblige.

Alors ne les considérez pas comme des personnes fiables !

J'ai fort l'impression que la meilleure des solutions serait de s'en tenir au minimum, car ce géant, qui n'a visiblement pas examiné de très près les implications de ses « conditions de service » hormis pour ce qui servira au mieux ses bénéfices, a omis de prendre en compte des conséquences humaines potentiellement dévastatrices de ces dites conditions.

La dernière en date : l'impossibilité de l'anonymat sur Google +.

Alors, toujours pleinement confiant ?


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34 réactions à cet article    


  • herbe herbe 25 juillet 2011 14:40

    Non pas du tout confiant en ce qui me concerne :

    http://www.journaldunet.com/solutions/systemes-reseaux/richard-stallman-contre-le-cloud-computing-0311.shtml

    Mais que me proposez vous comme alternative ?
    Je serais preneur et je ne pense pas être le seul :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/present-sur-gogol-plus-complice-97689#forum2990558


    • jcm jcm 25 juillet 2011 14:53

      Comme alternative je propose diasp.org, en voici ma page publique : https://diasp.org/people/20664

      C’est un réseau moins connu que FB et G+, sur lequel il y a donc moins de monde, mais qui est décentralisé (ou peut installer un « pod » sur son propre serveur par exemple) et assure à chacun la maîtrise de ses données personnelles (faciles à télécharger).

      Pas que des avantages par rapport aux deux grands : moins de gadgets et un peu plus de copier/coller mais le système ne cesse d’évoluer.

      En tous cas du point de vue de la confidentialité et des libertés individuelles et collectives c’est très nettement supérieur, et rien ne vous contraint à vous inscrire sous votre véritable nom.

      En outre on peut facilement créer des groupes, publier à l’intention d’un groupe déterminé, ou sur sa page publique... (Cliquez pour partager avec : Public).

      Je mets pas mal de choses sur cette page publique, c’est un bon moyen de partager ses lectures par exemple.


    • herbe herbe 25 juillet 2011 15:16

      Merci pour la proposition.
      En fait je ne suis pas vraiment fan d’une solution réseau social, ce qui m’intéresse c’est une alternative à gmail et à google calendar.

      Sinon c’est étrange et pour moi suicidaire si il se confirme que Google scie la branche sur laquelle il est assis....(c’est d’eux quand même le « don’t be evil » et ils sont arrivés avec G+ pour entre autre concurrencer FB justement sur la gestion meilleure de la sécurité des données et faire aussi mieux en intégration de services et d’applications ...)

      La question de la confiance reste à mon avis essentielle d’où ma réponse à votre question, et je ne comprends pas qu’une société prenne le risque de perdre cet acquis si dur à gagner mais si facile perdre (et aussi donc tout le business fait dessus...) 

      Wait and see ...


    • jcm jcm 25 juillet 2011 15:25

      Vous pouvez avoir une adresse de courrier électronique de diverses manières, chez votre fournisseur d’accès par exemple, ou si vous avez un hébergement et un site...

      Pour Calendar je n’ai pas fait d’investigations mais il doit bien exister des solutions sur le Net, pour des calendriers partagés.

      Si c’est pour votre propre compte, hors partage, il y a Lightning intégré à Thunderbird, cela doit bien exister avec d’autres clients de messagerie ?


    • jcm jcm 25 juillet 2011 15:44

      « ...sur la gestion meilleure de la sécurité des données et faire aussi mieux en intégration de services et d’applications... »

      C’est une façon pour Google de créer cette impression de confiance que démentent totalement les « conditions de service » (car confiance et fiabilité sont indissociables).

      C’est donc l’intérêt de Google qui est clairement prépondérant, et c’est son intérêt de nous identifier / géolocaliser / caractériser avec une grande précision, ceci afin de mieux rentabiliser son système publicitaire.

      Si l’on peut savoir que vous êtes maintenant à Nîmes et non à Brest on pourra vous proposer un resto dans votre voisinage etc...

      Et il n’est pas rentable pour Google de prendre en compte le besoin d’anonymat dans un pays en crise, par exemple, car ce pays n’occasionnera, au surplus et quoi qu’il arrive, qu’une perte limitée et temporaire de ressources publicitaires.

      On peut donc raisonner en terme de rentabilité, sans tenir compte des dégâts collatéraux.

      De même l’histoire de notre étudiant, si elle n’est pas connue ou si connue elle n’inquiète que peu de monde, sera une « perte » infinitésimale pour Google.

      Sans commune mesure avec la perte subie par cet étudiant qui, pour lui, est énorme.


    • herbe herbe 25 juillet 2011 20:46

      Oui jcm mais Google doit surement déjà savoir que leur succès est batti sur la confiance.

      Cette seule affaire d’étudiant peut avoir un effet viral énorme en fait et leur couter très cher.
      Je pense qu’ils le savent et qu’il corrigeront le tir parce que si vous dites vrai leur rentabilité en dépend au final et la concurrence affute les couteaux...(ils pourraient exploiter la pseudo faille de confiance ...).

      En attendant merci pour les suggestions car ça se confirme qu’il est risqué d’avoir tous les oeufs dans le même panier...


    • herbe herbe 25 juillet 2011 20:58

      au delà du particulier il faudra soigner son image auprès des entreprises parce que elles aussi ne sont pas très partantes pour les offres cloud publiques.... :

      http://www.silicon.fr/72-des-grandes-entreprises-francaises-pretes-pour-le-cloud-57018.html


    • herbe herbe 25 juillet 2011 21:21

      Cet article confirme mon intuition :

      http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-entreprises-impatientes-d-utiliser-google-34271.html

      Donc je retiens qu’ils sont fébriles car en pleine ascension mais qu’ils doivent faire attention à leurs deux cibles, la cible entreprise il ne faudrait pas la rater pour une bêtise ! (ils en ont aussi viré ! ça peut refroidir une impatience ça ...)

      Et la conclusion de cet article se veut plutôt optimiste ...


    • herbe herbe 25 juillet 2011 21:30

      ça se précise encore plus ici :

      http://www.01net.com/editorial/536391/polemique-sur-les-suspensions-massives-de-comptes-google-plus/

      Google fait valoir cet argument :

      "afin de vous conformer à nos normes de protection contre le spam et de prévention contre les profils fictifs, utilisez le nom que vous donnent généralement vos amis, votre famille ou vos collègues »

      Pour beaucoup (j’en fait parti) c’est le cas, ils sont connus de toutes leurs relations par le nom qu’ils utilisent depuis parfois un bail, alors la question est comment font-ils le tri du fictif ou pas ?


    • jcm jcm 25 juillet 2011 21:41

      « ... alors la question est comment font-ils le tri du fictif ou pas ? »
      Il suffit probablement d’avoir laissé une fois un document où des éléments de données (courriel et nom/prénom réels) dans un « endroit » accessible à Google pour que, sur la base du courriel, Google puisse déterminer quel est le « vrai » nom.

      N’oubliez pas que Google n’oublie rien, mais rien de rien, et sait corréler des données avec beaucoup d’efficacité.

      « ... nos normes de protection contre le spam et de prévention contre les profils fictifs... »

      Il existe de nombreuses parades au spam et il faudra ce qu’ils définissent ce qu’ils appellent des « propos fictifs », ce qui ne correspond a priori à rien.

      Un « propos » sera par exemple ce que j’écris ici, et si on l’extrait de son contexte, la page web qui contient aussi mon pseudo, ce propos restera un propos : associé ou non à un vrai nom ou à un pseudo un « propos » ne peut être fictif...

      Mais cela c’est la sauce qui dissimule des intérêts commerciaux tout à fait différents...


    • jcm jcm 25 juillet 2011 21:46

      En d’autres termes il ne nous diront pas « nous avons besoin de votre identité exacte, de votre adresse, téléphone » etc.... (on peut en ajouter mais ils n’ont en fait même pas à le demander, tout le reste chacun le donnera petit à petit sans même y penser...) « parce-que nous, on vend tout cela et bien plus ».


    • herbe herbe 25 juillet 2011 23:23

      Ok je veux bien admettre une certaine puissance à leur technique mais il faut bien l’admettre (voir lien ci-après) que même là il peut y avoir des bugs et autres imperfections :

      http://www.accessoweb.com/Google-On-m-a-vole-ma-tete_a9518.html

      Ils ont donc pas mal de pain sur la planche : policy, déontologie et technique


    • spit it out 25 juillet 2011 14:50

      Ca me fait penser aux privatisations de tous les biens communs par les multinationnales.
      Maintenant, même le fruit de nos loisirs (photos, vidéos, doc) est accaparé par les montres mondialistes, sans qu’on puisse dire quoi que ce soit. En gros c’est tu nous donnes tous, ou tu dégages.
      Triste époque...


      • AN221 AN219 25 juillet 2011 15:18

        Google et la déclaration universelle des droits de l’homme=perte et destruction de données.

        La non application de la déclaration universelle des droits de l’homme=perte et destruction humaine,animal,végétal en gros le chaos.
        Y a peut être autre chose a écrire ,non ?.
        L’article 30 de la D.U.D.H est surement celui qui est le plus grossièrement et régulièrement contourné ce qui permet la non application des 29 autres.


        • gege061 gege061 25 juillet 2011 16:02

          Sécurité, un peu de bon sens
          Utiliser un navigateur plus discret comme http://ixquick.com/ mais il y en a d’autres
          n’utiliser gmail que pour des courriels sans importances et vider systématiquement la corbeile

          L’adresse IP qui permet de savoir ou vous êtes est presque toujours relevée mais alors on ne fait plus rien. Même possibilité avec votre carte bancaire avec votre portable et le GPS . Pour ces 2 derniers éléments il semble qu’il puisse y avoir des accors entre les fourniseurs et le entreprises .....

          Alors
          Bonne journée


          • Laratapinhata 25 juillet 2011 16:50

            Oui, mais si il y avait que Google...

            La Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948
            n’est, pour bien des Etats, qu’une profession de foi, sans valeur juridique... en France par exemple...elle n’a aucune valeur constitutionnelle..
            Relisez-bien les articles que vous avez relevés, et posez-vous la question de savoir si notre Droit Français les respecte...
            De mon point de vue, je vous dis tout de suite NON.

            Comme dirait Jack Sparrow, c’est juste un guide...


            • 1984 25 juillet 2011 18:39

              "Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit."

              Allez dire aux petits apprentis totalitaires que sont Fabius et Gayssot !


              • Gnagnagna 25 juillet 2011 18:54

                Franchement, cet article est pour moi complètement inutile car il est à côté de la plaque.
                Vos documents si précieux peuvent être détruit dans l’incendie de votre maison. Allez-vous écrire un article pour protester contre le non respect par le feu de ces données personnelles détruites définitivement auxquelles les Droits de l’Homme vous donnent... droit ?
                L’informatique est une technologie que tout le monde veut utiliser mais bien peu font l’effort d’apprendre à s’en servir.
                Ce qui est arrivé à cet étudiant est regrettable mais ne nous fera pas pleurer car il a tendu le bâton pour se faire battre. Il a fait preuve d’une méconnaissance de la technologie qu’il utilise et d’une naïveté sans mesure. En effet, comment peut-on avoir confiance en des entreprises mercantiles et toutes puissantes, qui ne respectent pas les lois établies légalement, font les leurs propres et les changent quand cela leur chante et, surtout, qui vous fournissent un service gratuit. Déjà quand on paie, on n’est pas toujours respecté, alors quand c’est gratuit...
                Au lieu de pondre un fleuve pour rien et nous faire perdre notre temps, l’auteur aurait mieux fait de conseiller à cet étudiant d’aller suivre quelques cours sur la sécurité des données informatiques.
                Et ce conseil vaut pour beaucouuuuuuup d’autres... et pas seulement des particuliers mais aussi pour des entreprises. Si, si, il y a des entreprises gérant leur compta, leur production, leur trésorerie, ... qui ne font JAMAIS de sauvegarde de leurs données, j’en ai rencontré !


                • jcm jcm 25 juillet 2011 19:02

                  « En effet, comment peut-on avoir confiance... »

                  Le fait est qu’on le peut !

                  Ces entreprises font tout pour donner confiance et cela fonctionne bien, la preuve (sinon elles n’auraient aucun affilié, ne seraient pas rentables, ni riches, et resteraient dans les soutes du web).

                  La bonne question n’est donc pas « ...comment peut-on avoir confiance... » mais que faut-il faire pour qu’une relation de confiance basée sur un respect réciproque s’instaure ?

                  Si vous méditez un peu cela vous n’aurez peut-être pas perdu votre précieux temps !


                • Gnagnagna 25 juillet 2011 23:08

                  @ à jcm
                  « Le fait est qu’on le peut ! »
                  Non, il y a beaucoup de gens inconscients qui le font mais ils ne devraient pas. Le business de ces sociétés est justement basé sur la méconnaissance et la naïveté des internautes.
                  Vous croyez encore au Père Noël et vous nous faites tout un discours présentant des références que vous détournez pour nous le démontrer...


                • alphapolaris alphapolaris 25 juillet 2011 18:55

                  C’est encore pire que ça : google n’accepte plus que des profiles soient privés ou anonymes ! La raison ? Il ne faut pas oublier que Google, Facebook, Yahoo sont des agences de pubs, qui font d’autant plus de profit que leur publicité est en adéquation avec leur audience. Ils ont donc un intérêt direct à tout connaitre de leur utilisateur.
                  Ainsi, leur service ne sont pas gratuits : on les paye avec le dévoilement de notre vie privée. Si on ne veut rien donner, on est un mauvais client... qui voit son compte fermé, et tant pis pour toutes vos données qui y était attachées. Donc, actuellement, c’est la grande purge : ici (anglais), ici, et là (anglais)
                  L’image de Google ressemble de plus en plus à une entreprise orwellienne totalitaire. C’est fini le temps de la gentille entreprise branchée et dans le vent.


                  • jcm jcm 25 juillet 2011 19:04

                    A ce sujet j’ai écrit ceci : « Présent sur Gogol plus ? Complice des dictatures présentes et à venir ! ».

                    L’aspect orwellien est plus vaste encore que vous ne le pensez peut-être...


                  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 25 juillet 2011 20:24

                    Cette Déclaration de 1948 (une résolution, en fait) n’a aucune valeur juridique en droit international. En France, seule la Déclaration de 1789 a valeur constitutionnelle.


                    • jcm jcm 25 juillet 2011 20:28

                      "

                      La Déclaration universelle des droits de l’homme :
                      fondement du droit international relatif aux droits de l’homme

                      La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) est généralement reconnue comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme. Adoptée il y a près de 60 ans, la DUDH a inspiré un corpus abondant de traités internationaux légalement contraignants relatifs aux droits de l’homme et le développement de ces droits à l’échelle internationale au cours des six dernières décennies, et elle continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration, que ce soit en période de conflits, dans les sociétés soumises à la répression, pour redresser les injustices, et pour nous aider dans les efforts que nous déployons pour parvenir à l’exercice universel des droits de l’homme."

                      Sur cette page

                      Ce n’est déjà pas si mal !


                    • lapalette 25 juillet 2011 20:44

                      Vous n’êtes pas frappé par cette avidité de tant de services internet à vouloir stocker vos données ?
                      Plusieurs d’entr’eux affichent dans leurs conditions d’usage que ce que vous leur livrerez sera leur propriété définitive, même si vous cessez d’utiliser leurs services (Facebook).

                      Pour que tant de sociétés, américaines essentiellement, vous fasse un pont d’or pour que vous leur livriez vos souvenirs, vos habitudes, vos relations, vos goûts, c’est qu’il y a un intérêt pour elles.
                      Financier ? Politique ? Policier ? Avez-vous déjà trouvé ne serait-ce qu’une seule société commerciale vous faire un cadeau ?

                      Moi, mes fesses, je m’en occupe moi-même. Et je n’ai pas confiance dans ces services qui se permettent d’outrepasser les loi qui ont, jusqu’à ces dernières années, régit mes comportements. La fable que j’utiliserais pour décrire ce phénomène, que les jeunes ont épousé à en perdre haleine est celle de pinocchio : Offrez le paradis des enfants aux enfants pour mieux les manger...


                      • jcm jcm 25 juillet 2011 20:48

                        Excellente, la fable !


                      • Gnagnagna 25 juillet 2011 23:22

                        @ jcm

                        lapalette a raison. Il ne faut ABSOLUMENT PAS faire confiance à ces services.
                        Si vous stockez des données sur leurs serveurs, chiffrez-les et si cela n’est pas possible, n’y mettez aucune information.
                        Le seul moyen de contrôler une information est de la garder pour soi.
                        Une fois qu’elle est partagée avec quelqu’un d’autre, on ne maîtrise plus l’utilisation qui en est faite.
                        C’est la plus grande leçon qu’Internet nous donne, avec les magnifiques exemples de Facebook et autres réseaux sociaux ! Seuls les inconscients ne voient pas cela.


                      • kane85 kane85 26 juillet 2011 10:12

                        Tout à fait d’accord avec vous lapalette et on ne saurait trop le redire.

                        Les jeunes générations ont tellement l’habitude de ce monde virtuel qu’elle ne se rendent même pas compte de ce qu’il représente !


                      • kane85 kane85 26 juillet 2011 09:59

                        Bonjour à tous

                        Je viens de m’inscrire car il me semblait important d’ajouter un petit quelque chose.

                        Pour avoir utilisé l’informatique à partir de 1984 (les premiers Mac Intosh 512) et avoir vu l’arrivé d’internet (ça nous rajeuni pas dites donc smiley ) il est une chose évidente : la confidentialité est liée à la possibilité de récupérer des données.

                        Le plus dangereux est incontestablement Internet sous toutes ses formes et c’est pourquoi je ne lui confie que le strict minimum et ce depuis le tout début de son apparition.

                        Quand vous mettez quelque choses sur le Web il y reste quasiment pour toujours.

                        J’en ai fait la preuve récemment à quelqu’un qui pensait y être totalement anonyme : en 2 minutes j’ai trouvé tout un tas de choses sur lui ! Il en est resté baba smiley et « a juré mais un peu tard qu’on ne l’y prendrait plus » smiley

                        Ce n’est pas de la parano c’est de la réalité ! Et, surtout si l’on veut faire un peu de résistance, il est bon de se rappeler que pour vivre heureux il est bien de vivre caché !

                        De plus confier ses données sur un support totalement virtuel... ben c’est un peu osé non ? Déjà qu’on peut tout perdre avec son propre ordinateur s’il flashe !!

                        Conseil : toujours faire des copies de tout sur disque dur indépendant !!! C’est la moindre des choses tout de même !

                        Je trouve ces personnes très naïves ! Mais peut être est ce dû au fait qu’elles sont jeunes ?


                        • jcm jcm 26 juillet 2011 10:16

                          Mon seul point de désaccord avec ce que vous avez écrit concerne la dernière phrase.

                          Jeune ou non, peu importe : c’est le niveau de conscience de chacun vis à vis de ce qui lui fait face qui compte, et ce niveau est lié à une multitude de paramètres, de connaissances, d’habitudes, d’expériences...

                          C’est pourquoi j’aborde la question du niveau d’étude dans l’article.

                          Mais le niveau d’étude n’est pas à lui seul une garantie.

                          Et face aux divers stratagèmes déployés par les entreprises pour « créer la confiance », stratagèmes souvent très au point, très efficaces, les barrières personnelles tomberont facilement.

                          Il y a donc un double langage de la part de certaines entreprises, ce que j’expose.


                        • kane85 kane85 26 juillet 2011 13:21

                          Exact, les mots que j’ai employés était peut être mal choisis.

                          Ni naïveté ni trop grande jeunesse mais peut être manque de recul et d’éducation à ce sujet ?


                        • herbe herbe 26 juillet 2011 20:28

                          A lire attentivement :

                          http://michelvolle.blogspot.com/2011/07/alex-turk-la-vie-privee-en-peril-odile.html

                          Ce sujet est essentiel, plusieurs questions importantes se posent et mériterait une attention des citoyens et de leurs representants les politiques ...


                          • ZEN ZEN 26 juillet 2011 20:52

                            Bonsoir herbe
                            Sujet essentiel, en effet, à tous les niveaux, et Alex Türk est très lucide, mais sans grand moyen de pression...

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