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 Accueil du site > Tribune Libre > Jeanne D’Arc, un mythe fondateur de l’histoire de France : A (...)

Jeanne D’Arc, un mythe fondateur de l’histoire de France : A qui iront ses « voix » ?

« Dites-moi où, n'en quel pays, Est Flora la belle Romaine, La reine Blanche comme un lis Qui chantait à voix de sirène, Et Jeanne, la bonne Lorraine Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ; Où sont-ils, où, Vierge souveraine ? Mais où sont les neiges d'antan ? » François Villon

 Ce poème admirable ; la « Ballade des Dames du temps jadis » chanté avec brio par Georges Brassens est de François Villon. Ce dernier, né en 1431, l'année de la « mise à mort de Jeanne d'Arc » a écrit ce poème quelques années après la mort de Jeanne d'Arc. Ceci tendrait à prouver que Jeanne d'Arc a bien existé et qu'elle fut brûlée par les Anglais.

Les mythes fondateurs de l'histoire des nations

 Toute nation dans le mouvement de son histoire a besoin de repères qui permettent outre le fait qu'ils témoignent de sa pérennité contribuent aussi à consolider « le désir d'être ensemble » du fait que nous avons vécu ou subi un destin commun jalonné de faits d'armes ou de mythes comme autant de marqueurs identitaires de l'idée de nation.

 Comme l'écrit Paul Klein à propos justement des mythes : « Aussi bien dans l'histoire des individus que dans la mémoire collective des peuples et des nations, on rencontre ce phénomène qui consiste à dépeindre son propre passé de façon positive et celui des autres personnes ou celui des autres peuples sous un jour plutôt négatif. (...) Il en va de même pour les peuples et les nations qui créent des mythes et des légendes destinés à mettre en relief les côtés sympathiques de leur histoire, à ré-interpréter les moments les moins agréables et à camoufler, dans une large mesure les plus désagréables. Les mythes se construisent à travers les générations suivant un long processus imperceptible à l'échelle de l'individu pris isolément. Subissant l'influence de l'enseignement, de la socialisation comme celui de la politique nationale dominante du moment, ces mythes servent à l'éducation des peuples qui les ont produits. Souvent ils connaissent des ré-interprétations prenant valeur de vérités historiques, alors même qu'ils sont pure invention ou qu'ils ne contiennent qu'une parcelle de vérité. Ainsi, selon les diverses nations, ce processus de genèse et de ré-interprétation aboutira à différents points de vue à propos d'un seul et même personnage ou d'un même événement. Par exemple, un événement peut être perçu aux yeux d'un Etat comme historique et aux yeux d'un autre comme un mythe ou une légende ».(1)

 Faisant un parallèle entre les mythes allemands et français il écrit : « Pour les Allemands, la bataille du Teutoburger Wald est un événement historique d'importance, relaté aujourd'hui encore dans les manuels scolaires et dans les cours. Les propos rapportés d'Auguste : « Varus, Varus, rends-moi mes légions », sont considérés comme authentiques et il n'y a aucun doute à propos du personnage d'Arminius que le XIXe siècle a rebaptisé en Hermann.(...) Vercingétorix, que Jean-Paul Kieffer qualifie de comparable à Arminius, a subi en Allemagne un destin similaire. A la rigueur, on le connaît à travers le « De bello gallico » de César mais, au demeurant, comme un rebelle gaulois ayant échoué. Contrairement à Arminius en Allemagne, à son époque, Vercingétorix trouve en France un concurrent en la personne de Clovis, dont Charles de Gaulle dit en tout cas : « Pour moi, l'histoire de notre pays commence avec Clovis, il fut élu roi au sein de la tribu des Francs qui a donné son nom à notre pays. ».(1)

 Je me souviens qu'étant élève, le pouvoir colonial nous a toujours inculqué le fait que nos ancêtres étaient gaulois, que Charlemagne, qui s'était fait sacrer empereur à Aix-la-Chapelle, était français ! Il n'en est rien ! C'était tout au plus un Européen empereur de l'Occident chrétien. La meilleure preuve est que les Allemands le revendiquent aussi, c'est Karl der Gross sacré empereur à Aachen en Allemagne, dont le nom français est justement Aix-la-Chapelle.

 Pour sa part, René Naba a montré que les mythes fondateurs de la grandeur de la France ont été imposés sur le sang et les larmes des peuples qui ont été colonisés. La scène se passait en juin 1998, Bruno Gollnisch exhibait, au terme d'une conférence de presse, un attaché-case dont il révélait le code secret de verrouillage comme un trophée de guerre(...) Ménageant ses effets, il déclame en public sa combinaison magique de trois chiffres qu'il déclame en public l'égrenant lentement 7-3-2 dans un mouvement jouissif libérateur. 732. L'effet est assuré. 732, Poitiers. La victoire controversée de Charles Martel sur les troupes arabes d'Abdel Rahman. Cela se passait donc en 1998 et Gollnisch prenait pour référence un événement datant de 1266 ans. 1266 ans de rumination historique. Le propos n'est pas anodin. Il correspond à une réalité indéniable : la dernière grande victoire militaire française remonte à deux siècles. Oui deux siècles exactement. Austerlitz. Certes, il y eut Valmy et le Pont d'Arcole. Puis Austerlitz. Le panache français en somme. Puis. Plus rien....drôle de panache ». (2)

« Ce fut ensuite Waterloo (1815), face aux Anglais, Sedan (1870), face aux Allemands, Fachoda (1898). Soit près dun siècle de désastres militaires ininterrompus, compensés, il est vrai, par les conquêtes coloniales notamment l'Algérie. Verdun 1916 et Rethondes I (l'armistice du 11 Novembre 1918), cent ans après Waterloo refermeront la parenthèse néfaste. C'est une « victoire alliée » qu'ils devront partager avec leurs alliés britanniques et américains mais aussi avec les nouveaux venus de la scène internationale : les Basanés. 550.449 soldats de l'Outre-mer dont 173.000 Algériens, soit 20 pour cent des effectifs et 10 pour cent de la population du pays participeront à l'effort de guerre de la France.(2)

Qu'en est-il de Jeanne d'Arc : mythe ou réalité ?

Indépendamment du témoignage de François Villon, il semble que Jeanne d'Arc aurait existé. Alexandre Léchenet décrit brièvement son fulgurant parcours : « « Dans mon pays on m'appelait Jeannette. En France, on m'appelle Jeanne depuis que j'y suis venue. (...) Je suis née au village de Domrémy. » C'est par ces mots que Jeanne se présente lors de son procès, le 9 janvier 1431. Jeune fille de « 19 ans, environ », elle est finalement condamnée à mort, étant jugée « hérétique » et « relapse » après un périple dans la partie nord de la France pour la libérer des Anglais. « J'avais 13 ans quand j'eus une voix de Dieu pour m'aider à me bien conduire. La première fois, j'eus grand' peur », explique Jeanne lors de son procès. « Deux ou trois fois par semaine, elle m'exhortait à partir pour la France. » La voix lui dit également qu'elle ferait lever le siège d'Orléans. (...) Lors de la prise de Compiègne, où elle s'était rendue avec quelques troupes royales, elle est capturée par les Bourguignons. Emprisonnée pendant sept mois, elle est livrée au roi d'Angleterre contre une rançon de 10 000 écus. Après cinq mois de procès, la « pucelle d'Orléans » est condamnée à mort pour hérésie. Elle est brûlée vive le 30 mai 1431, à Rouen, sur la place du Vieux-Marché. » (3)

 Pourtant il existe d’autres voix discordantes notamment sur le « parcours atypique » de Jeanne la bonne Lorraine Avec « L'affaire Jeanne d'Arc », la bergère vierge la plus célèbre de France chute de son piédestal. Marcel Gay et Roger Senzig démontent le mythe de cette jeune gardienne de brebis ignorante, à qui Dieu confie la mission de sauver le royaume de France. Marcel Gay remet en question le personnage, à commencer par son nom qui ne serait pas celui « d'Arc ». Elle ne serait pas non plus bergère, puisqu'au cours de son procès à Rouen elle déclare n'avoir « jamais gardé les moutons et autres bêtes ». Cavalière émerite, Jeanne utilise aussi parfaitement le français de la cour. Invention de Yolande d'Anjou, belle-mère de Charles VII, Jeanne, conduite par le divin, inspire de la crainte aux troupes anglaises. Les résultats lors des campagnes militaires prouvent que la stratégie fonctionne. En outre, sa mort demeure une source d'interrogations, puisque plusieurs documents historiques confirment sa présence en divers lieux (France, Belgique, Allemagne) après 1436. Enfin, Jeanne aurait épousé Robert des Armoises (1436).(4)

 Il n'empêche ! Jeanne d'Arc donne lieu à un mythe qui a la vie dure à telle enseigne qu'elle est régulièrement convoquée aussi bien par la Droite que par la Gauche et même par l'Eglise pour des motifs spécifiques. Alexis Corbière écrit à ce propos : « Pour commencer l'année 2012, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ont choisi de s'exprimer sur le même mythe, le même symbole, la même légende : Jeanne d'Arc. (...) Car de 1431, date de sa mort à Rouen, à la fin du XIXe, soit pendant plus de 450 ans, la figure de Jeanne d'Arc avait été quasiment oubliée sur le plan national. Après des siècles de quasi oubli, c'est l'historien républicain Jules Michelet en 1841, dans un chapitre de son Histoire de France, qui en fut en réalité le grand inventeur. Sous sa plume elle devient, de façon très critiquable et assez fumeuse, un des symboles de la naissance balbutiante de l'idée de patrie. (...) Parallèlement, l'Eglise catholique se réveille et sent poindre une menace dans cette volonté des seuls républicains de s'approprier Jeanne d'Arc. (...) En pleine guerre mondiale, en décembre 1914, c'est « l'Union sacrée » et Maurice Barrès, père de l'extrême droite française, fera adopter à l'Assemblée nationale une loi instaurant une fête nationale pour Jeanne d'Arc. Ainsi va l'Histoire et celle de nos mythes. Cette jeune femme affreusement torturée par des fanatiques religieux était devenue le symbole de la France réconciliée avec l'Eglise catholique. (5)

 « Dans l'ensemble, tout au long du XIXe siècle, les idéaux progressistes, socialisants, voire socialistes, ne sont pas contradictoires avec le sentiment national, voire nationaliste. (...) C'est dans ce contexte que les premiers Révolutionnaires, les Girondins essentiellement, vont mettre en avant la figure populaire de Jeanne d'Arc comme incarnation du peuple en action, utilisant sa mise au bûcher sur ordre d'un évêque catholique pour en faire un instrument de lutte contre l'église. Cet usage de la Jehanne contre les puissants sera repris par le Parti communiste français à partir de 1934. Cette réappropriation révolutionnaire de Jeanne d'Arc se poursuivra jusque dans les années 1960, avec tout de même un exergue particulier pendant la période de la Résistance ».(5)

 « Dans le domaine politique, elle est reprise par de nombreux partis et figures politiques qui vont du parti socialiste, avec entre autres Jean Jaurès, jusqu'à l'extrême-droite. (...) L'Église catholique romaine est, du fait des circonstances de sa mort, mal à l'aise au XIXe siècle face au personnage de Jeanne d'Arc. Cependant, en imposant l'image d'une « sainte laïque » Michelet crée un mythe perçu comme une véritable machine de guerre contre l'Église. C'est pourquoi en 1869 monseigneur Félix Dupanloup, évêque d'Orléans met en route le processus de canonisation afin de faire de Jeanne d'Arc le symbole de la chrétienne luttant pour sa foi et sa patrie. Le 8 mai 1869, l'évêque d'Orléans prononce au nom de l'Église un véritable panégyrique de Jeanne où, pour la première fois, il évoque la sainteté de la Pucelle. (...) Le 9 mai 1920, le pape Benoît XV, en présence de l'ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, Gabriel Hanotaux, canonise Jeanne d'Arc. (6)

 « À Orléans, le 8 mai 1929, pour le 500e anniversaire de la libération de la ville, l'Église catholique organise une vaste célébration religieuse en présence de Gaston Doumergue, président de la République et protestant. C'est la première fois qu'un président de la République assiste officiellement à une messe depuis la séparation de l'Église et de l'État de 1905. Sous la Révolution nationale de Pétain, c'est moins celle qui a combattu l'envahisseur qui est célébrée que Jeanne la terrienne, bonne catholique et surtout anglophobe. (...) Le général Maxime Weygand va créer une Alliance Jeanne d'Arc, à laquelle participe André Frossard, qui cherche à faire de Jeanne une championne de l'Algérie française. Le député maître Biaggi, antigaulliste notoire, lance à l'Assemblée nationale le 15 octobre 1959 : « Quand Jeanne d'Arc boutait l'Anglais hors de France, ce n'est pas à l'autodétermination qu'elle faisait appel. » Lorsque Jean-Marie Le Pen crée le Front national, en bon connaisseur de la mythologie nationaliste, il choisit l'image de Jeanne d'Arc, comme symbole d'un recours contre tous les « envahisseurs ». (6)

A qui vont servir « les voix » de Jeanne d'Arc ?

On le voit même pendant la guerre d’Algérie, Jeanne d’Arc s’est invitée –à son corps défendant- dans le débat. La fonction unificatrice qui est surtout convoquée dans les moments difficiles de la France, face au péril extérieur explique qu'en règle générale, chacun des présidents de la République se rend au moins une fois lors de son mandat à Orléans afin de prononcer un discours autour des thèmes de l'unité nationale, de la solidarité entre Français (François Mitterrand en 1989, Jacques Chirac en 1996).

 « Jeanne d'Arc, écrit Ariane Chemin, voit son 600e anniversaire fêté d'une bien drôle de manière : Nicolas Sarkozy lui rend hommage à Domrémy et Marine Le Pen à Paris. En période électorale, les anniversaires sont scrutés à la loupe par les équipes en lice, qui jouent de toutes les ruses de calendrier. « Une sainte laïque se dessine sur l'esquisse de Jeanne la catholique. Une première figure de Jeanne d'Arc, républicaine, s'impose à la postérité. Le 8 mai 1982, un an après son élection, François Mitterrand se rend à Orléans, comme ses prédécesseurs, Charles de Gaulle et Valéry Giscard d'Estaing. (7)

 Au lendemain de l'hommage rendu par Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen a convenu que l'héroïne appartenait « à la France et aux Français ». « Mais elle n'appartient sûrement pas aux partis qui n'en parlent jamais ou qui n'en parlent que dans les périodes électorales », a-t-il enchaîné. Ni « aux partis qui ont livré la France à l'européisme et au mondialisme, qui veulent la dissoudre dans une Europe fédérale, qui ont abandonné la garde millénaire des frontières, qui dénient la légitime priorité nationale, qui ont organisé une immigration étrangère massive.

A juste titre, dans un célèbre discours : " Qu'est ce que la Nation ? " Renan convoquait les mythes fondateurs et parlait de la Nation, pour les citoyens comme du "désir d'être ensemble". On le voit, mythe ou pas, de nos jours, tout est bon pour capter les bons sentiments du peuple à des fins qui n'ont rien à voir avec les desseins nobles de cette héroïne dont on veut détourner les « voix célestes » pour en faire des « voix électorales bassement matérielles » pour la cupidité des hommes.


1. Paul Klein http://www.ofaj.org/paed/texte/jeudefsecu/jeudefsecu23.html

2. René Naba : Déconstruction des mythes fondateurs de la grandeur française/Une lecture fractale de l'Histoire de France. Site Oumma.com 23 12 2007

3. Alexandre Léchenet : Jeanne d'Arc, héroïne et patronne Le Monde.fr 06.01.12

4. L'affaire Jeanne d'Arc : Marcel Gay, Roger Senzig EdFlorent Massot http://livres.fluctuat.net/blog/25227-jeanne-d-arc-un-mythe-s-effondre.html

5. http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/ 2012/01/05/Jeanne-d%E2%80%99Arc%2C-un-mythe-disput%C3%A9-depuis-plusieurs-si%C3%A8cles

6. Le mythe de Jeanne d'Arc : Encyclopédie Wikipédia 

7. Ariane Chemin : A qui appartient Jeanne d'Arc ? Le Monde.fr | 05.01.12

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz



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Les réactions les plus appréciées

  • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 13:15
    velosolex

    Bon, tout de même, après Waterloo, on a gagné quant même à Verdun. Même si on y a mis le prix !

    Jeanne d’Arc est effectivement un vrai mythe, dans le sens où tout le monde peut se l’approprier. Elle possède la fragilité et la révolte d’Antigone, mais se trouve investie de la force d’hercule.

     Ce qui frappe en son destin c’est son impossibilité théorique, une fable à deux ronds faite pour endormir les enfants, mais néanmoins qui fut une figure héroïque et guerrière, à l’époque où l’existence ou non de l’âme chez les femmes était un débat philosophique.

    Elle nous rappelle que tout est possible, et que les limites ne sont là que pour les gens qui les acceptent.

  • Par Richard Schneider (---.---.---.201) 10 janvier 2012 17:37
    Richard Schneider

    Malgré quelques (petites) réserves, je crois qu’il faut reconnaître que l’auteur a écrit un article bien documenté et pédagogique. 

    Tous les médiévistes sérieux ne mettent plus en doute l’existence de Jeanne d’Arc. Historiquement la prise d’Orléans et la crémation de Rouen sont avérés. Que depuis Michelet, la pucelle soit devenue un mythe - et comme dans tous les mythes la part de l’imaginaire et de la légende ainsi que de la récupération est indéniable - cela n’a rien d’étonnant (il n’y a qu’à monter sur Google !). Tous les peuples ont « cru » dans leurs mythes ... Les Grecs, les Romains, les Germains etc ... ont depuis la nuit des temps cultivé leur mythologie. On pourrait presque avancer que la mythologie est à la base des croyances populaires.
    C’est à l’Historien de décrypter, si possible, légendes, croyances et réalités.
  • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 19:54
    velosolex

    La france a trop fait chier avec ses rêves éternels !....

    Manifestement vous connaissez bien mal l’histoire des différents pays européens.
     Mis à part le rêve Napoléoniens qui fut plus la conséquence d’une guerre de résistance réussie aux monarques voulant restaurer les bourbons, la France joua plutôt petite main.
    L’empire de Charles Quint fut autrement consistant, puisqu’il occupa durablement l’Europe du nord et l’italie du sud.
    On ne parle pas de l’annexion du nouveau monde par l’’Espagne et l’Angleterre, cet empire où le soleil ne se couchait jamais, des indes à l’Australie.
    Même Venise eut ses siècles de grandeur et d’influence.
    Sans doute pas aussi puissante que l’empire Ottoman, elle sut quand même faire fructifier son art de la navigation, de la diplomatie et du commerce.
    La Grèce, Rome (l’empire qui dura le plus longtemps), la perse,...

    Qui n’eut pas son heure de gloire et de rêve de conquête, d’Alexandre, Hannibal à Charlemagne ?
    Les allemands, que Bismark unifia au dix neuvième se lancèrent dans la course sans doute un peu tard, mais par leur excès établirent une sorte de record au niveau de la barbarie.

    Empires qui se font, se défont. Le propre de l’histoire est de rendre modeste, mais de montrer, à l’instar de cette époque noire où la France,, pendant la guerre de cent ans, traversait une des ses pires époques, que rien n’est jamais perdu.

    La nouvelle émergence de la Chine est là pour nous le rappeler aussi, elle qui toucha le fond avec la colonisation anglaise pendant la guerre de l’opium.
    Qu’un si vaste empire, de même que celui des indes et des moghols, ait pur être anéanti par une force coloniale nous en dit beaucoup sur le sentiment d’invulnérabilité des puissances qui se croient immortelles

  • Par BOBW (---.---.---.43) 10 janvier 2012 21:39
    BOBW

    Nous en connaissons bien un Attila actuel casse tout ,l’herbe ne repoussera plus sous ses pieds (sauf les OGM de Monsanto),surtout s’il nous arrive le malheur de le voir réélu avec la « horde qui l’entoure »... smiley

Réactions à cet article

  • Par jef88 (---.---.---.17) 10 janvier 2012 12:06
    jef88

    Jeanne ?
    Un mythe franco-français dont les politiques usent et abusent ...
    Le vrai et le faux s’enmèlent...
    Laissons la reposer en paix !

  • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 13:15
    velosolex

    Bon, tout de même, après Waterloo, on a gagné quant même à Verdun. Même si on y a mis le prix !

    Jeanne d’Arc est effectivement un vrai mythe, dans le sens où tout le monde peut se l’approprier. Elle possède la fragilité et la révolte d’Antigone, mais se trouve investie de la force d’hercule.

     Ce qui frappe en son destin c’est son impossibilité théorique, une fable à deux ronds faite pour endormir les enfants, mais néanmoins qui fut une figure héroïque et guerrière, à l’époque où l’existence ou non de l’âme chez les femmes était un débat philosophique.

    Elle nous rappelle que tout est possible, et que les limites ne sont là que pour les gens qui les acceptent.

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 15:47
      Montagnais

      C’est vous le spécialiste ? c’est bien, continuez..


      Mais sachez que Verdun doit s’interpréter dans la perspective globale de la destruction de l’Europe, sur un siècle. « On » a pas gagné. Rien. Une boucherie sans nom. 
    • Par Massaliote (---.---.---.222) 10 janvier 2012 16:18

      Et après Verdun, notre armée a gagné la guerre d’Algérie. Je sais, c’est dur à admettre. smiley

    • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 17:50
      velosolex

      Spécialiste ou non, chaque article est matière à débat et à critique. Loin de moi de faire l’apologie de 14, et de sa boucherie, qui est l’étal ordinaire d’ailleurs de toutes les guerres, Napoléon ou non. On sait jusqu’à où nous entraina les soleil d’Austerlitz.
      Où est la génèse de la destruction de l’europe. Napoléon n’en a dit pas permis l’émergence en facilitant la naissance de la grande Allemagne.
       La guerre de 14 fut elle même la conséquence de la défaite de 14.
       On peut avoir une vision globale de l’histoire, mais néanmoins contester le fait que la victoire de Verdun en fut une n’est pas sèrieux.
      Même si les conséquences de la paix de Versailles furent catastrophiques, si Verdun n’avait pas tenu, et avant ça la Marne, l’histoire aurait été autre, avec la victoire des armées allemandes

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 18:57
      Montagnais

      Oui, oui, mais n’omettez pas la main des godons et leur séides, l’Albion perfide, depuis des siècles, l’Or qui anéantit Napoléon et ses grandes illusions. 


      La France a fait trop chier avec ses rêves éternels.

      L’Europe actuelle, elle, est fille des Godons et autres Anglo-saxons, cadenassé par le traité de commerce de 2005. La bataille dure depuis bien avant Jeanne d’Arc, Crécy, Azincourt.. 1066 on pourrait dire. Aujourd’hui, fini.

      Il n’y a que deux façons de voir le monde (il n’y avait..), l’une spirituelle, poétique, éthique, esthétique, l’autre tournée vers la boutique, pratique, mercatique. 

      En gros l’ancienne France, plus des restes allemands, infimes, russes, plus résistants, contre l’Empire actuel, victorieux, pour un temps indéfini.

      Aucun point de la planète n’échappe au contrôle de l’Empire, surtout pas l’Algérie (voir Dilem et son dessin illustrant la soumission au dollars..), ni « la France ».

      L’Aventure de Jeanne s’inscrit parfaitement dans cette perspective. Comme un souvenirs des possibles perdus.

      Mais comme il n’y a plus d’espoir d’inverser le désastres, il est vrai qu’on peut faire l’économie des danses autour des fantômes.

      Bien à vous.
    • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 19:54
      velosolex

      La france a trop fait chier avec ses rêves éternels !....

      Manifestement vous connaissez bien mal l’histoire des différents pays européens.
       Mis à part le rêve Napoléoniens qui fut plus la conséquence d’une guerre de résistance réussie aux monarques voulant restaurer les bourbons, la France joua plutôt petite main.
      L’empire de Charles Quint fut autrement consistant, puisqu’il occupa durablement l’Europe du nord et l’italie du sud.
      On ne parle pas de l’annexion du nouveau monde par l’’Espagne et l’Angleterre, cet empire où le soleil ne se couchait jamais, des indes à l’Australie.
      Même Venise eut ses siècles de grandeur et d’influence.
      Sans doute pas aussi puissante que l’empire Ottoman, elle sut quand même faire fructifier son art de la navigation, de la diplomatie et du commerce.
      La Grèce, Rome (l’empire qui dura le plus longtemps), la perse,...

      Qui n’eut pas son heure de gloire et de rêve de conquête, d’Alexandre, Hannibal à Charlemagne ?
      Les allemands, que Bismark unifia au dix neuvième se lancèrent dans la course sans doute un peu tard, mais par leur excès établirent une sorte de record au niveau de la barbarie.

      Empires qui se font, se défont. Le propre de l’histoire est de rendre modeste, mais de montrer, à l’instar de cette époque noire où la France,, pendant la guerre de cent ans, traversait une des ses pires époques, que rien n’est jamais perdu.

      La nouvelle émergence de la Chine est là pour nous le rappeler aussi, elle qui toucha le fond avec la colonisation anglaise pendant la guerre de l’opium.
      Qu’un si vaste empire, de même que celui des indes et des moghols, ait pur être anéanti par une force coloniale nous en dit beaucoup sur le sentiment d’invulnérabilité des puissances qui se croient immortelles

    • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 20:06
      velosolex

      La guerre de 14 fut elle même la conséquence de la défaite de 14.......

      Pardon, il faut lire : La guerre de 14 fut elle même la conséquence de la défaite de 1871, évidemment

  • Par lulupipistrelle (---.---.---.19) 10 janvier 2012 13:41

    Par curiosité : aujourd’hui apprend-on aux enfants algériens que la nation vandale est une des composantes de ses origines ?
    Et plus largement quelle place est faite , en Algérie, à l’Histoire pré-musulmane ?

  • Par lulupipistrelle (---.---.---.19) 10 janvier 2012 13:42

    Sinon, pour en revenir à Jeanne la pucelle, c’est en Grande Bretagne qu’elle le plus de fans. Chercher l’erreur...

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 15:48
      Montagnais

      Là, oui, j’invite tous ceux qui douterait à approfondir. 

    • Par bakerstreet (---.---.---.81) 10 janvier 2012 19:17
      bakerstreet

      « Watson, je crois que ces froggys ne connaissent pas l’histoire de l’Angleterre »

      Nous étions au pied de la statue qui la représentait, près du quai du Westminster.

      My, god ! Qui aurait voulu se frotter à une pareille femme !
      Ses yeux lançaient des éclairs. Debout sur son char, dans sa tenue guerrière, elle semblait toujours aussi terrible que quand les ennemis détalaient devant elle.
      ’ Si nous aimons tant Jeanne d’Arc, me confia Holmes, c’est qu’elle nous rappelle tant Boadicée, notre chef guerrière aux longs cheveux roux !

      Good heavens ! Je n’aurais jamais cru que Sherlock pu tomber amoureux d’une statue.
      Tous les anglais connaissent cette reine, au contraire de ceux du continent, me rappela t’il. C’est elle qui prit la tête de la révolte contre les romains, après s’être fait violé, elle et ses deux filles. Même si elle finit par tomber, sa figure héroïque n’est pas prête de tomber.

      On peut dire que quand les femmes se fâchent, elles sont l’expression d’une époque où les hommes ont renoncé à combattre, mais que leur figure et leur assurance les galvanise, les ramenant à leur fierté oubliée.

      Je regardais la statue de bronze de Boadicée,
      Il est vrai que l’éternel féminin ne joue pas toujours de la harpe, ni de la théière !
      Je n’avais qu’une peur, que son épée ne retomba sur moi !

      Parfois, il m’arrive en passant près du quai de Westminster, si l’image de cette sainte furie, ne pousse pas les hommes à rester célibataire.

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 22:45
      Montagnais

      Vous avez raison, il est vrai que les Godons ont une forte propension à l’émotion et n’ont, envers les menesses que peu d’attraction.. Une ministress des froggies avait dit déjà ça au grand dam.


      A chaque Nation son génie.
  • Par parkway (---.---.---.169) 10 janvier 2012 13:49

    « on a gagné quant même à Verdun »

    C’est qui « On » ???

    qui a gagné énormément de pognon grâce à la guerre ?

    Les grands gagnants se sont toujours les entreprises de nos chers dirigeants...

    • Par velosolex (---.---.---.81) 10 janvier 2012 19:31
      velosolex

      Contester la victoire de Verdun, c’est faire du révisionniste historique.

      On a pas a interprété l’histoire de façon personnelle aux vus de ses propres conceptions, faisant la différence entre guerres justes, raisonnables, folles, coloniales ou je ne sais quoi encore.
      Une bataille se solde sur le terrain par une défaite ou une victoire, point barre.

      Les conséquences dans le temps, évolutives, sont un autre problème

      « C’est qui on ? »
      Vous auriez posé cette question en 18, on vous aurait vite remis les idées en place.

      J’ai deux grands pères qui ont fait la guerre de 14, et Verdun ; contester cette victoire aurait été une absurdité et une insulte. Même si cette guerre fut évidemment une boucherie qu’il aurait fallu éviter !

  • Par Georges Yang (---.---.---.204) 10 janvier 2012 14:08

    Chaque peuple a besoin de mythe fpondateurs pour se créer une identité nationale

    Le héros des uns est l’ennemi de ceux d’en face

    Saladin et Richard coeur de lion sont perçus différement selon la rive de la Méditerranée

    On peut être à la fois un héros et un criminnel à la fois, ce n’est pas incompatible, mais iul n’y a aucune raison d’avoir honte de nos héros, chaque peuple a les siens

    • Par lulupipistrelle (---.---.---.19) 10 janvier 2012 14:59

      Exact.
      C’est pourquoi mon fils porte Attila en second prénom. Attila un grand roi, un des mythes fondateurs de la nation hongroise, qui comme chacun l’ignore en France est pluri-ethnique et pluricuturelle.

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 15:54
      Montagnais

      Vous avez-bien raison ma bonne Dame, le prochain Empire saura bien faire fi des querelles de vos petites nations de second rang. Moi, c’est Tamerlan, celui qui a promis de raser les villes..

    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 10 janvier 2012 16:07
      Emile Mourey

      Georges Yang

      Assez d’accord avec votre commentaire. Etant Bourguignon, je n’ai pas de raison de défendre la Pucelle, vu qu’en Bourgogne, on lui reproche plutôt d’avoir ruiné le grand projet européen de nos ducs, depuis l’Angleterre où on parlait français à la cour jusqu’au Saint empire romain germanique. En revanche, je suis tout de même un peu surpris que ce soit un citoyen d’Alger, qui semble avoir bénéficié de l’instruction française donnée en Algérie, qui vienne attaquer le soi disant mythe, et cela tout juste après avoir fait l’apologie de son héros, Boumédienne.

      Question mythes, je pourrais rappeler que Mahomet, lui aussi, entendait des voix, je cite : Il entendait des voix qui sortaient des pierres, des décombres et des animaux s’écrier : « Salut à toi, ô apôtre de Dieu ! » (El Tabari). Et que parmi les « basanés » qui sont venus combattre en France, il y eut un fort pourcentage de pieds noirs et d’Algériens francophiles dont certains ont continué de servir comme harkis avant d’être massacrés par leurs compatriotes.
    • Par Massaliote (---.---.---.222) 10 janvier 2012 16:45

      « L’avenir sera aux peuples qui auront la plus grande mémoire » (NIETZSCHE)

      Voila pourquoi de doctes érudits tel l’auteur, investis d’une mission particulière, s’attaquent aux mythes fondateurs de notre nation. Il rejoint en cela le petit homme, valet de l’Empire, qui a mis en place un aberrant programme d’histoire pour nos élèves afin qu’ils n’apprennent rien de nos racines.

    • Par BOBW (---.---.---.43) 10 janvier 2012 21:39
      BOBW

      Nous en connaissons bien un Attila actuel casse tout ,l’herbe ne repoussera plus sous ses pieds (sauf les OGM de Monsanto),surtout s’il nous arrive le malheur de le voir réélu avec la « horde qui l’entoure »... smiley

    • Par lulupipistrelle (---.---.---.19) 10 janvier 2012 23:16

      Ah bon, vos parents ont préféré la forme latine ? moi j’aime TIMOUR...

      Sinon, faudrait lire autre chose que les progammes-clichés de l’E.N...

      C’est pas un hasard si l’Histoire est une matière obligatoire en France, et au DNB, et au bac... Comment enfumer les cerveaux sinon ?

      Dans le genre romanesque je vous conseille « Le fléau de Dieu », de Evguéni Zamiatine...

    • Par lulupipistrelle (---.---.---.19) 10 janvier 2012 23:19

      @BOBW : en hongrois, sarközy signifie entre-boue... (et même la entre-m..., si on est méchant)...

  • Par Rensk (---.---.---.212) 10 janvier 2012 14:12
    Rensk

    Tous les pays ont des « héros »...


    Un exemple de « réalité » : du temps des guerres avec hallebardes, lances... Dans le « souvenir commun » c’est un gars qui s’est élancé face aux ennemis les bras étendus pour prendre le plus d’armes (dans son corps) et ainsi ouvrir un passage pour ses frères d’armes...


    La réalité se dit « sous cape » : Dès le départ il crie très fort « quel est le con qui m’a poussé » ? smiley

  • Par Taverne (---.---.---.38) 10 janvier 2012 14:56
    Taverne

    Sarkozy nous fait le coup de Jeanne d’Arc, Hollande le coup de Jarnac. Et pendant ce temps, les électeurs n’étant pas dupes (marre d’être pris pour des...), c’est Bayrou qui fait le meilleur coup...

  • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 15:43
    Montagnais

    Wooops Professeur, je suis un de vos admirateurs - Habituellement, sur Agora, sur Mondialisation..


    Mais là vous méritez la pendaison, le bûcher ! Vous écrivez pour commencer : 

    « Ceci tendrait à prouver que Jeanne d’Arc a bien existé et qu’elle fut brûlée par les Anglais. »

    Et tout à l’avenant.. « Mythe ou réalité ».. Décevant de votre part, vous prenez les Français, les lecteurs pour des cons.. 

    Remarquez.. Vous avez raison.

    Il n’empêche, vous êtes un gros falsificateur, un trafiquant de fausses vérités.

    Ceci étant, sur la réalité du personnage, je ne vais pas développer, vous êtes charlatan assez, vous n’avez même pas cité Quicherat (entre trente)..

    Pas sérieux professeur, pas sérieux, ça révulse, ça m’anime d’un meurtrier et juste courroux.

    Car, en plus de l’image d’Epinal qu’a fait passer le cinéma, complètement faussée, il convient, sans être exhaustif de noter : 

    - Que dans le monde des Godons, elle figure dans le top ten de l’édition, pour l’Histoire d’avant Napoléon.. Je vous ferez passer de nombreuses références, Amérique, Cambridge

    - Qu’il est vrai qu’elle peut en remontrer aux modernes females en matière de liberté, qu’elle peut leur servir de modèles en tout (sauf pour la bagatelle)

    - Elle s’habille en homme, comme elle veut, quand elle veut, c’est une première !

    - Elle ne s’en remet qu’à Dieu et à elle même, sans intermédiaires, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a été mise à mort, discrète inauguratrice de la Réforme.. En 1431 !

    - Elle ne se renie jamais (une fois une seule, en détresse, court instant..)

    - Elle est jeune, belle, chef de guerre (guerre Oh combien nécessaire !)

    - Elle a décidé de rester pucelle, elle y est parvenue (attestée par dix paires de doigts très -autorisés, à une époque où il était plus facile de perdre son pucelage que de laisser s’envoler l’oiseau de la cage)

    - Elle avait avant l’heure le réflexe écologique, le goût d’une vie simple, dépouillée (un peu une Eva Joly jeune, qui d’ailleurs aurait fort bien tenu le rôle en ses 18 ans)

    - Elle a inspiré les plus grands de la littérature, Bloy (ce que n’évoque même pas les articles de Wikipedia !) , Maeterlinck, Péguy, Claudel.. Les plus grands de la peinture, Ingres, Le Brun..

    - C’est mon ancêtre, notre ancêtre (enfin, là, c’est par la symbolique..) 

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 16:03
      Montagnais

      La bagatelle.. La bagatelle.. et encore, ça ne tenait qu’à elle.. Tout le monde voulait la sauter ! La Hire, la tremouille, Gilles de Rais, Alençon, les Anglais.. Il n’y a qu’avec les femmes qu’elle acceptait de partager le lit.

  • Par Galekal (---.---.---.135) 10 janvier 2012 16:43

    A mon avis, il n’est pas évident d’avoir le fin mot de l’histoire de Jeanne d’Arc, car il faudrait être un bon historien qui aurait longuement étudié la question, ce qui n’est pas mon cas, je le précise.

    Cependant, pour le peu que j’en ai lu, il me semble qu’il s’agissait d’une jeune femme qui a dû connaître une douleur psychologique tout à fait invivable. A mon avis, ses « voix » étaient peut être ce que l’on appelle actuellement des hallucinations, auquel cas elle y aurait associé des propos d’allure « messianique », ou « prophétique ». Bien entendu, il n’est pas du tout évident de saisir comment cela aurait pu se trouver en phase avec l’histoire du moment. Toujours est il que, sur le fond, cela représente quelque chose d’assez émouvant. Bon, ce n’est que mon avis -athée- sur la question.

  • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 10 janvier 2012 16:44
    Emile Mourey

    Georges Yang

    Assez d’accord avec votre commentaire. Etant Bourguignon, je n’ai pas de raison de défendre la Pucelle, vu qu’en Bourgogne, on lui reproche plutôt d’avoir ruiné le grand projet européen de nos ducs, depuis l’Angleterre où on parlait français à la cour jusqu’au Saint empire romain germanique. En revanche, je suis tout de même un peu surpris que ce soit un citoyen d’Alger, qui semble avoir bénéficié de l’instruction française donnée en Algérie, qui vienne attaquer le soi disant mythe, et cela tout juste après avoir fait l’apologie de son héros, Boumédienne.

    Question mythes, je pourrais rappeler que Mahomet, lui aussi, entendait des voix, je cite : Il entendait des voix qui sortaient des pierres, des décombres et des animaux s’écrier : « Salut à toi, ô apôtre de Dieu ! » (El Tabari). Et que parmi les « basanés » qui sont venus combattre en France, il y eut un fort pourcentage de pieds noirs et d’Algériens francophiles dont certains ont continué de servir comme harkis avant d’être massacrés par leurs compatriotes.
    • Par ali8 (---.---.---.163) 10 janvier 2012 17:48

      toujours droit dans ses bottes le colonel !

      oui, les harkis voulaient la continuité du code colonial, l’impossibilité de devenir propriiètaires terrien, rester des sous-hommes

      les survivants de ceux que vous avez abandonné en Algérie furent ignomigneusement parqués à Mas Tibert, rive droite du petit Rhône infestée de moustiques

      vos ancêtres ont génocidé les maghrebins, tout ce qui ne rampe pas à nos pieds sera exécuté...quelle fierté en tirez vous

    • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 10 janvier 2012 19:35
      Emile Mourey

      @ Ali8

      Bonjour, 
      Il me semble que votre dernière citation est plutôt inspirée du Coran que de l’Evangile.
  • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 16:48
    Montagnais

    Nathalie Arthaud, Hollande, Aubry, le NPA, Mélanchon .. iront-ils aussi rendre un hommage à Jeanne ? Place Saint-Augustin, ce serait bien !


    Jeanne sert tout le monde, tenez, les communistes, Aragon : 

    « La réévaluation critique de notre patrimoine national est l’une des tâches déterminantes de l’art de parti. L’artiste, l’écrivain communiste, doit avoir sans cesse en mémoire le mécanisme même par lequel Maurice Thorez a fait de notre parti ce qu’il est, quand il a appris à la classe ouvrière la signification de Jeanne d’Arc, celle de la Marseillaise, quand il lui a rendu son drapeau » 

    Discours d’Ivry

    Rien d’inventé.
  • Par Richard Schneider (---.---.---.201) 10 janvier 2012 17:37
    Richard Schneider

    Malgré quelques (petites) réserves, je crois qu’il faut reconnaître que l’auteur a écrit un article bien documenté et pédagogique. 

    Tous les médiévistes sérieux ne mettent plus en doute l’existence de Jeanne d’Arc. Historiquement la prise d’Orléans et la crémation de Rouen sont avérés. Que depuis Michelet, la pucelle soit devenue un mythe - et comme dans tous les mythes la part de l’imaginaire et de la légende ainsi que de la récupération est indéniable - cela n’a rien d’étonnant (il n’y a qu’à monter sur Google !). Tous les peuples ont « cru » dans leurs mythes ... Les Grecs, les Romains, les Germains etc ... ont depuis la nuit des temps cultivé leur mythologie. On pourrait presque avancer que la mythologie est à la base des croyances populaires.
    C’est à l’Historien de décrypter, si possible, légendes, croyances et réalités.
  • Par suumcuique (---.---.---.248) 10 janvier 2012 18:16
    suumcuique

    « Jeanne d’Arc, écrit Ariane Chemin, voit son 600e anniversaire fêté d’une bien drôle de manière : Nicolas Sarkozy lui rend hommage à Domrémy et Marine Le Pen à Paris. »

    Le FN rend hommage à Jeanne d’Arc depuis quarante ans. SRKZ, depuis la semaine dernière. Il n’est même pas besoin d’avoir un cerveau pour s’apercevoir que l’hommage de celui-ci à Jeanne d’Arc est purement opportuniste.

    Pour en venir à des choses sérieuses, Jeanne d’Arc, à tort ou à raison, qu’elle ait existé ou non, est devenue, c’est un fait, un symbole d’unité nationale et, surtout, de lutte contre l’envahisseur et c’est à ce titre qu’elle est devenue l’égérie du FN. Inutile de chercher midi à quatorze heures.

  • Par Hieronymus (---.---.---.99) 10 janvier 2012 18:16
    Hieronymus

    « qu’étant élève, le pouvoir colonial nous a toujours inculqué »
    vous allez nous « les » casser encore longtemps, Chems polytechnique avec votre moraline de victime post-coloniale ?

    • Par Catherine Segurane (---.---.---.106) 10 janvier 2012 22:35
      Catherine Segurane

      La France a gagné deux fois en Algérie :


      - la première fois lors de la conquête du pays

      - la seconde fois contre les terroristes, FLN et autres (bataille d’Alger) ; comme le dit Julutch, elle a gagné militairement ; qu’ensuite il y ait eu la décision politique de se séparer de l’Algérie, c’est un autre sujet.

      Et aucune de ces deux victoires n’est vieille de plus de 200 ans.

  • Par Emile Mourey (---.---.---.186) 10 janvier 2012 20:06
    Emile Mourey

    Vercingétorix, un rebelle gaulois ayant échoué ? alors que c’est le Premier (des Gaules) à avoir proclamé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Jeanne d’Arc, symbole d’avenir pour toutes les femmes du monde qui refuseront qu’on leur impose le port du voile ou de la burka.
    Et je répète pour ceux qui n’auraient pas entendu ma voix que Mahomet, lui aussi, entendait des voix, voix, voix, je cite : Il entendait des voix qui sortaient des pierres, des décombres et des animaux s’écrier : « Salut à toi, ô apôtre de Dieu ! » (El Tabari).
    • Par Catherine Segurane (---.---.---.106) 10 janvier 2012 22:38
      Catherine Segurane

      Jeanne au moins, n’entendait pas des messages la plaçant au dessus de tous le monde de façon grandiloquente.


      Ses voix lui ordonnaient de se mettre au service d’une cause qui n’était pas elle-même.

      C’est peut-être un indice d’authenticité.

  • Par Aafrit (---.---.---.107) 10 janvier 2012 20:43
    Aafrit

    « En revanche, je suis tout de même un peu surpris que ce soit un citoyen d’Alger.......(....)... qui vienne attaquer le soi disant mythe »

    Vous avez cessé d’être citoyen du monde, Monsieur Mourey ?

    J’ai toujours respecté vos points de vue sur les personnages historiques qu’ils soient français, chrétiens, juifs ou musulmans, mais là Monsieur Mourey vous decevez certains.
    Vous êtes en campagne électorale vous aussi ? smiley

  • Par JEAN LE PEREGRIN (---.---.---.130) 10 janvier 2012 22:08
    JEAN LE PEREGRIN

    Il y a 2 mois est sorti un excellent film de P. Ramos : « Jeanne la pucelle, les prisons ». 

    Et hier j’ai regardé « la passion de Jeanne d’Arc » de Dreyer à la télé.
    L’histoire de Jeanne d’Arc n’est pas un mythe. C’est une histoire qui a été plus ou moins arrangée selon les pouvoirs en place, royauté ou république, gauche ou droite. Il faut relire les minutes du procés (voir http://www.stejeannedarc.net/livres/Quicherat_tI.pdf ) pour comprendre le malaise permanent que sa figure peut provoquer dans toutes les institutions en place.
    C’est une fille du peuple, qui assure un rôle de « commissaire politique » dans l’armée, qui fait couronner un roi pour sauver un peuple, et qui meurt trahie mais vainqueur, puisque la France au bout du compte se libére et que le pouvoir en place joue enfin son rôle de protecteur de la nation.
    Pour résumer Jeanne, c’est le peuple trahi par ses clercs (nos institutions, nos historiens d’aujourd’hui par exemple...), trahi par ses élites (le roi, les nobles, le duc de Bourgogne...), ...
    Et c’est le peuple qui se libére seul, et « remet » en place de maniére empirique les pouvoirs necessaires à sa survie (le roi...) en attendant mieux...

    Sans Jeanne la France se serait peut être libérée quand même (elle n’a pas été la seule figure « résistante » de l’époque). 
    En attendant elle a bien été la figure essentielle de la période, comme Duguesclin l’avait été quelques décennies avant.

    Qu’aujourd’hui certains lui crachent dessus participent d’une longue tradition : des traitres bourguignons aux collabos nazis ....
    Ce qui est plus irritant c’est de voir l’église ou une droite maurrassienne se l’approprier (alors que c’est bien l’église qui l’a fait conduire au bucher et un roi qui l’a trahie). 

    Quant à vos considérations je vous rappelle que vous même dites que cette histoire ne vous concerne pas. Dont acte. 
    Par ailleurs M. Naba du site Oumma com, qui semble si fort de préoccuper de colonisation, il devrait se pencher sur le cas d’un certain Mahomet et de sa « mythologie » , et d’une « conquête Arabe » qui a semé la guerre et ses horreurs pendant des siécles au moyen age,...






  • Par moebius (---.---.---.134) 10 janvier 2012 22:14

    Jeanne d’Arc, la guerre d’Algérie , maintenant Vercingétorix ?... et pourquoi pas mickey mouse , le prophéte en personne, l’homme arraigné ou un guidon de bicyclette... mais revenons aux moutons et a leur bergére et ron et ron petit pata pon qui trouve la toute son expression, l’armure en moins et la quenouille en plus... La pucelle kitch en platre et en armure avec un étendard de fete dieu qui regarde à l’horizon de cette époque la ligne bleu des vosges au loin dans une eglise gothique 19 éme qui sent la vielle soutane verte de moisissure limite art déco en compagnie de la vierge Bernadette soubirou ex star de la guerre de 70 qui phosphore au fond d’un vagin c’est datée 14-18 dans la boue grasse de ce vieux conflit franco prussien qui n’en finit plus de constater l’echec du nationalisme en temps qu’idée

  • Par moebius (---.---.---.134) 10 janvier 2012 22:16

    ..en « tant » qu’idée

    • Par Montagnais (---.---.---.150) 10 janvier 2012 22:57
      Montagnais

      " constater l’echec du nationalisme en temps qu’idée« . Là, je vous rejoins.. Mes ancêtres, valeureux guerriers, avaient un fort sentiment d’appartenance à leurs Nations, les »premières Nations".. 


      Sens de la Nation, sens du combat, attachement à leur terre : ils ont été exterminés sauvagement, comme vous le serez, sans que quiconque en fasse grand cas.

      Il n’empêche (et cela nous ramène au sujet) je préfère mourir attaché à ma terre et à mon identité que de zoner à Harlem à la recherche d’un hamburger ou de me plier à la loi d’un petit dealer. 

      Vous aussi n’est-il-pas ?
  • Par minijack (---.---.---.198) 11 janvier 2012 03:31
    minijack

    Bon article, résumant assez bien les tentatives de récupération depuis deux siècles, mais pourtant excessivement classique et fidèle à la légende dorée inventée par l’Eglise.


    La véritable Jeanne est restée, selon moi, l’un des plus mystérieux personnages de notre histoire pour une raison très simple : elle n’est pas du tout celle à qui on nous a fait croire dès le XVe siècle, à partir du procès dit de réhabilitation, et bien que « chrétienne » comme nulle autre, ne fut certainement pas en son temps une « sainte » au sens catholique du terme. 

    Le bouquin de Marcel Gay et Roger Senzig fait certes l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière, mais il n’est pas le premier du genre, et si Marcel Gay et son complice posent les bonnes questions, ils passent à côté des bonnes réponses parce qu’ils n’ont pas suffisamment tenu compte du contexte. 

    - Jeanne n’était pas bergère, elle était d’ascendance royale c’est un fait, mais elle était encore bien plus que cela aux yeux de certains dignitaires. 

    - Elle devait délivrer Orléans pour une raison très précise que personne, aucun auteur à ce jour, n’avait encore seulement soupçonné.

    - Elle n’a pas été brûlée non plus, et son véritable nom de baptême n’était probablement pas Jeanne mais Claude, un prénom ambivalent parce qu’à sa naissance en effet on ne savait pas trop quel genre lui donner (intersexuation ou hermaphrodisme) , et de ce fait, cette naissance honteuse fut cachée jusqu’à ce que la puberté en fasse clairement une fille. 

    - Comme par hasard, c’est à ce moment qu’elle entend ses premières « voix » : à 13 ans, oui, mais pas en 1425, en 1420  ! 

    - Or, 1420 c’est comme par hasard l’année où est signé l’infâme Traité de Troyes accordant le royaume de France au roi d’Angleterre. 
    Mais c’est aussi cette même année 1420 que le comte René d’Anjou roi de Jérusalem troque son comté de Guise contre le Barrois, où se trouve Domrémy. 
    C’est également cette même année 1420 que Beaudricourt accorde à Jacques (soi-disant père d’Arc) un bail de 9 ans pour la forteresse de l’Île. Ainsi, de 1420 à 1429 Jeanne grandira à l’ombre des hauts murs d’un château fort, à l’abri de tous les regards..

    Etc., etc... 

    Je suis un vieil orléanais, c’est dire si je suis au coeur du sujet, et j’en ai comme ça des dizaines de pages. 

    Après quatre ans de collecte et de rapprochements d’éléments historiques épars et toujours négligés car sans rapport évident avec la légende officielle de Jeanne, je viens en effet de terminer un roman de plus de 800 pages sur le sujet rapportant une foule d’éléments historiques, souvent de preuves et en tous cas une large convergence d’indices démontrant tout ce que j’avance ici.

    J’en ai fait un « roman » parce que les « essais » et autres bouquins style universitaire me gavent, mais toute la trame historique est soigneusement respectée. Elle est juste rectifiée en fonction des éléments, tous vérifiables, que je rapporte en annexe en fin d’ouvrage.


    Attention bigotes et moutons, ce livre n’est pas pour vous !... c’est moi que vous jetteriez au bûcher ! 
    • Par Montagnais (---.---.---.150) 11 janvier 2012 10:04
      Montagnais

      Très intéressant, je vais me procurer l’ouvrage.


      Mais deux questions avant : 

      - Vous ne remettez pas en doute sa virginité dans la réalité quand même ?

      - Vous ne la transformez pas en des Armoises à Jaulny aussi ?

      Et le fait qu’elle signait d’une croix indique soit qu’elle simulait soit qu’elle savait pas ?

      Et enfin, vite.. Les hussites ?


    • Par Montagnais (---.---.---.150) 11 janvier 2012 10:22
      Montagnais
      « Attention bigotes et moutons » dites-vous..

      Depuis que Paul VI a baissé sa culotte, il n’y a plus de bigotes. Plus une seule.

      « Nous aussi, Nous plus que tout autre, Nous avons le culte de l’homme !  »

      C’est si bien dit !

      Des moutons, peut-être, très-certainement.


  • Par Olivier Perriet (---.---.---.194) 11 janvier 2012 12:20
    Olivier Perriet

    C’est marrant j’ai feuilleté hier le livre de Marcel Gay.

    Pour moi c’est typiquement une question qui ne me passionne pas :

    que l’histoire « officielle » soit légendée et romancée, c’est évident.
    Il n’empêche que « Jeanne d’Arc » est un personnage historique qui a bien fait ce qu’on en dit.
    Qu’elle soit bâtarde de la famille royale, morte sur le bucher à Rouen ou non, après tout qu’importe ?
    Alexandre le Grand aussi a une histoire romancée. Il n’empêche qu’il a bien existé quand même.

    La question m’intéresserait si on démontrait qu’elle n’est pas réelle, or ce n’est pas le cas.

    Quant aux « 1000 ans de rumination » soulignée avec gourmandise par l’auteur à propos de Bruno Gollnish, ça fait vraiment sourire quant on pu entendre comme moi les propos d’un ambassadeur du Maroc évoquer le plus sérieusement du monde comme si c’était hier, la colonisation et les croisades.

  • Par restezgroupir44 (---.---.---.15) 11 janvier 2012 15:15
    restezgroupir44

    Se servir de la Pucelle, je vois..........« J » Anne ne voit-tu rien venir ?

    D’habitude ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire , l’auteur me fait-il mentir ?

     smiley

  • Par boug14 (---.---.---.34) 11 janvier 2012 21:22
    heliogabale

    La mythification de Jeanne d’Arc par Michelet peut s’expliquer par l’importance qu’il accordait aux sorcières des sociétés médiévales. Des femmes qu’ils considéraient vertueuses, qui étaient les principales opposantes aux sociétés féodales et celles qui fabriquaient les remèdes (c’est ainsi que l’Eglise va créer son ordre de médecin pour contrecarrer l’influence grandissante et déstabilisatrice des sorcières. 

  • Par URBVM56 (---.---.---.234) 15 janvier 2012 11:31
    URBVM56

    L’article ne parle pas du rôle essentiel des camelots du Roi au début du XX°Siècle pour la mise en place d’un hommage à la Sainte Patronne Secondaire de la France. Loin d’être par les extrêmistes, cet hommage annuel a été obtenu par les royalistes au prix de 10 000 jours de prison ! Etonnant, pour un historien, d’oblitérer ce détail....

    Par contre, il est vrai que de tout temps, la Sainte de Domrémy a été récupéré politiquement... l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire en parle ici : http://urbvm.com/?p=2775

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