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Accueil du site > Tribune Libre > La libération (6) : l’horrible et inutile bombardement de (...)

La libération (6) : l’horrible et inutile bombardement de Tokyo

Et puis, il y a des dates qu’on aimerait bien oublier, dans cette guerre. Celles du 9 et 10 mars 1945, par exemple. Oh, elle ne doit pas vous dire grand chose : on a plutôt retenu celle du 6 août 1945 ou celle du 9 août 1945.. qui se passaient elles aussi au Japon. Ce jour maudit-là, c’est à Tokyo qu’eut lieu une des pires atrocités de cette guerre : le bombardement de la capitale du Japon par 334 bombardiers B-29, bourrés de 496 000 bombes incendiaires au phosphore, magnésium et napalm pour un total ahurissant de 1 700 tonnes de bombes. Près d’un demi million de bombes brûlantes, déversées sur un objectif purement civil. Sous les trappes ouvertes des bombardiers, il y avait près d’1,5 millions de personnes dans la conurbation de Tokyo. Plus de 100 000 périront dans une capitale devenue un immense brasier : c’est davantage qu’à Hirsohima ou Nagasaki. Comment et pourquoi a-t-on décidé pareille horreur, la question divise les historiens. 

En Europe, les bombardements d’Hambourg en juillet 1943 et de Dresde en février 1945 avaient posé les mêmes questions, de même que celui de Pforzheim, oublié de tous ("Operation YellowFin"), datant du 23 février 1945. Comme pour Wurzburg, bombardé le 16 mars 1945, la ville avait été sélectionnée car elle était portée des bombardiers, mais aussi car son vieux centre médiéval brûlerait plus facilement...note l’historien de la BBC Detlef Siebert... on est loin de l’objectif militaire... et très proche du massacre délibéré. Les objectifs visés, en cette fin de guerre, témoignent davantage d’une sauvagerie sans nom que de l’objectif militaire pur. Une dérive qui va rejaillir sur la conduite des bombardements au Japon. Les combats du Pacifique se révèlent meurtriers et horribles : on va en particulier légitimer l’usage du lance-flamme. Une invention allemande (avec le Flammenwerferapparate), devenue le M2A1-7 "flamethrower".
 
Les américains à partir de Pearl Harbour ont mis en marche une machine gigantesque, on le sait. Qui contrôle tout, et particulièrement sa propre image : les nazis ont été les maîtres de la propagande avant 1941, et les USA l’ont bien compris. Alors leurs soldats n’emportent pas que des chewing-gums et des plaquettes de chocolat. Ils amènent aussi leurs disques, les V-Discs et leur magazines, estampillés officiellement, la plupart du temps par un autocollant incitant à acheter des "bons de guerre". Parmi eux, je vous ai retrouvé l’exemplaire d’août 1944 de Popular Mechanics (qui décrit en détail en janvier 44 les LST qui serviront au débarquement !). Un exemplaire supervisé par le service des armées, qui explique ce que sont les bombes incendiaires, mais sans bien sûr en montrer les effets dévastateurs sur la population Trois modèles sont décrits : celles à base de magnésium et de...Thermite (pour la version de l’armée précise PM !), celle au phosphore et celles à base "d’huile", à savoir celle au... napalm ! De la "jellied oil" : c’est bien la terrible gelée de napalm, celle qui colle à la peau et inflige de terribles dégâts aux êtres humains touché par ce fléau. Le modèle plus imposant étant la M76, surnommée PT bomb ou "goop" ou "blockburner". Celles au magnésium sont des "clusters" de tubes de faible diamètre ou de coupe octogonale réunis ensemble dans une enveloppe : une bombe de ce type en contient 110. Un autre magazine, Popular Science, de mai 1944 fera aussi un reportage sur "comment on combat le japon avec le feu" assez sidérant aussi avec le même souci explicatif mais sans jamais évoquer le moindre objectif civil... Présentées comme "la version moderne des allumettes", en raison de leur petite taille, elles sont "faciles à produire" et "les alliés en ont déjà lancé 350 000 "apprend-t-on.
 
"Facile à produire" ? Bien mieux que cela : facile à vendre, également : dans un élan ou un engouement dont on se demande l’origine véritable, on apprend en effet que dès 1943 on a mis sur le marché civil US des... bombes de ce type, destinées à la défense civile pour ses exercices ! "L’esprit d’entreprise américain est venu à la rescousse des formateurs de la défense civile en 1943 lorsque le "Practo-Bomb" incendiaire a été mis sur le marché. Le Ministère de la Guerre a en effet acquis la licence de la Rowland Manufacturing Company pour « la Fourniture de ces unités dans n’importe quelle quantité désirée à une très coût raisonnable. "Un "kit" de thermite, qui n’est donc pas une invention récente, disponible par simple achat : "afin d’éviter la nécessité pour les acheteurs d’obtenir une licence d’explosifs à partir du Bureau fédéral des Mines, tous les fusibles et les bouchons ont été éliminés. Les utilisateurs n’avaient plus qu’à laisser tomber une allumette dans la pâte incendiaire. Les bombes vendues étaient emballées dans une caisse en bois pour le prix raisonnable de 12 dollars la douzaine. Bien sûr, les prix ont chuté avec de plus grandes quantités". Qui a dit que ce pays était fou ? On aurait voulu préparer les populations au caractère inévitable des bombardements incendiaires qu’on n’aurait pas fait mieux !
 
Le problème qui se pose, en effet, 65 ans après, c’est celui du choix de l’objectif  : "L’attaque d’une zone que les stratéges du Bombing Survey avait estimé comme étant à 84,7 % résidentiel réussi au-delà des rêves les plus fous des planificateurs. Attisées par des vents violents, les flammes déclenchées par les bombes se sont propagées à travers une zone de quinze miles carrés autour de Tokyo générant d’ immense tempêtes de feu". Tokyo, alors muni de quelques bâtiments de béton, était une ville traditionnelle japonaise en bois, paille de riz et papier... Une aubaine pour qui voulait l’incendier. Et parmi eux, les américains possédaient un personnage qui était prêt à le faire et à le clamer partout : "le major-général Curtis LeMay, commandant désigné du 21e Bomber Command dans le Pacifique le 20 Janvier 1945, est devenu le principal architecte, concepteur stratégique, et porte-parole le plus percutante de la politique américaine consistant à incendier les villes ennemies". LeMay, à vrai dire, ce belliqueux, cet anticommuniste plus que primaire, est clairement à caser à l’extrême droite US. Pour commencer, il avait d’abord bombardé en altitude et en plein jour Kobé, le 17 mars 1945, avec 159 tonnes de bombes incendiaires et 13 de bombes à explosif plus poussé. Le flot de bombes d’une imprécision totale a été ininterrompu. Près de 1000 bâtiments avaient été atteints, ainsi que deux chantiers navals. Mais le "succès" de Dresde l’avait fait changer d"opinion : désormais ; comme les anglais il ferait bombarder de nuit à faible altitude ! A Kobé on relèvera 8841 victimes civiles, toutes atrocement brûlées. La ville entière avait brûlé.
 
On a découvert récemment les photos des corps calcinés d’Hiroshima, des images qui ont provoqué un certain choc. Insoutenables, ces monceaux de cadavres dont des femmes et des enfants atrocement brulés. Ses images avaient été interdites de publication pour cinquante ans. Il en existe d’autres, notamment un reportage vidéo filmé en couleurs qui n’a toujours pas eu droit à son intégralité. Pourquoi donc ? Car la prise de conscience d’un massacre de seuls civils aurait posé question en 1946 mais plus ou beaucoup moins en 1996. C’est la même chose pour le bombardement de Tokyo, tout aussi révoltant : des monceaux de cadavres carbonisés, des enfants réduits en cendres : aurait-on eu la même attitude vis à vis de Curtis LeMay et sa carrière si ses photos avaient été publiées de son vivant ? La réponse est non. L’homme a tout fait, soutenu par sa hiérarchie pour présenter ses massacres inutiles pour la conduite de la guerre en affaiblissement du potentiel industriel du pays. Or ce potentiel ne résidait pas dans la capitale, loin s’en faut. Et LeMay a recommencé, en Corée cette fois...
 
L’empereur Hiro-Hito, aux premières loges de ce bombardement, bouleversé parce qu’il avait vu ce jour avait réuni son cabinet de guerre où les faucons de son armée continuaient leur forcing suicidaire. Dès le 14 févier 1945, il avait déjà signifié à son homme de confiance et envoyé à Moscou, le prince Konoye, que son pays s’acheminait vers une défaite inéluctable : sa seule crainte alors et que la victoire américaine ne supprime son rôle d’empereur. En avril, en nommant le vieux Kantaro Suzuki premier ministre, il annonçait la couleur : Suzuki était un pacifiste convaincu, qui dû tenir tête à des généraux déchaînés qui souhaitaient continuer le massacre. Le 26 juillet 1945, la déclaration de Postdam offrait aux japonais une capitulation acceptable : c’était ça "ou l’écrasement total" du pays. Le mot n’était pas vain : depuis dix jours les américains disposaient d’une bombe atomique, avec l’expérimentation réussie de Trinity du 16 juilllet, d’une force équivalente à 20 000 tonnes de TNT. A Postdam, Truman avait expliqué à Staline quelle arme avaient les américains : ce dernier avait feint de ne pas comprendre. Le 28 juillet 1945, le grand conseil japonais réunissant ministres et militaires rendait son avis, c’était l’acceptation de l’offre alliée ; mais formulée avec une expression ambiguë, due à son premier ministre : "mokutatsu", prononcée en fin de phrase : ce qui signifiait soit une fin de non-recevoir, soit le fait de ne pas faire de commentaire. Le New-York Times titre le soir même "La flotte attaque à l’heure même ou Tokyo rejette les conditions de paix".... Henry Stimson, alors responsable de la Défense aux USA, avouera plus tard qu’il y avait bien eu méprise sur la traduction du mot employé par les japonais (*). Ce qui rend encore plus dramatique les jours suivants. Les 6 et 9 août, les deux bombes atomiques américaines explosaient, alors que l’empereur du japon avait accepté depuis plus de huit jours la capitulation de son pays. Pouvait-on se passer de cela ? Le livre de Gar Alperovitz, "The Decision to Use the Atomic Bomb", indique clairement que oui (**). Une pétition de scientifiques avait recommandé de faire une "démonstration" en baie de Tokyo avant... pourquoi deux bombes, alors, si ce n’est pour tester deux technologies différentes ? Cela, nous l’aborderons bientôt, si vous le voulez bien...
 
Car LeMay et ses acolytes avait tout prévu, si la bombe atomique tardait à être au point. Et cela, encore, "on l’a appris tardivement avec la déclassification de documents secrets. Comme l’avait dit Paul Rogers d’Open Democracy, le 4 août 2005, si Hiroshima et Nagasaki n’avaient pas fonctionné, les États-Unis avait un plan pour gagner la guerre contre le Japon qui impliquait l’utilisation massive d’armes chimiques [contre] des civils. ... La fin soudaine de la guerre précipitée par les deux bombes atomiques, et les secrets qui ont suivi de la part des États-Unis, ont déguisé depuis de nombreuses années le fait que les États-Unis avait préparé un remarquable plan de secours. Il s’agissait de la production de masse d’immenses quantités d’armes chimiques utilisées contre les villes japonaises, car ce qui était prévu était de tuer le nombre de 5 millions de personnes au moins. Ce plan précédemment secret est venu à la lumière avec la déclassification des documents sensibles, après la fin de la guerre froide, et a été décrit quelques années plus tard dans un document du "Proceedings of the US Naval Institute" par deux historiens militaires, Norman Polmar & Thomas B Allen ("Le plan le plus meurtrier", Proceedings Janvier 1998). Il a à peine touché le domaine public avec le temps, mais il en dit long sur l’approche à la guerre qui s’était développée en 1945, y compris la volonté debinfliger des pertes civiles massives sur une échelle beaucoup plus élevée, de même que les tapis de bombes de Tokyo, Hambourg ou Dresde ou les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki". ... la folie d’un LeMay n’avait rien à envier à celle d’en face !
 
C’est bien une grande gueule, et pire encore, donc, que soutient le pouvoir et la hiérarchie militaire, d’où sa carrière fulgurante : "dans les années 1940, sa promotion fut très rapide : capitaine en janvier 1940, major en mars 1941, lieutenant-colonel en janvier 1942, colonel en 1943, général de brigade en septembre 1943 !". C’est aussi un dément, un véritable psycopathe, dont on ne caricaturera que fort peu l’image en le faisant devenir... Buck Turgidson, le général psychotique du Docteur Folamour de Kubrick. La scène mythique n’est pas si éloignée que cela de l’original : cela, tout le monde le reconnaît ! "LeMay était apparemment immunisé contre l’horreur de tuer. Il avait dirigé le bombardement au napalm du Japon - qui estime-t-on a tué "plus de personnes dans une période de six heures qu’à tout moment dans l’histoire de l’homme". ll a ainsi un jour résumé la guerre : « Il faut tuer les gens, et quand vous avez tué assez, ils cessent le combat. "Il a également dit : de façon cynique "nous avons bien tué, allez, disons vingt pour cent de la population de la Corée du Nord". En fait, "plus de deux millions de civils sont morts dans les campagnes de bombardements de LeMay et la destruction de barrages géants pour inonder le pays". Ce n’est donc pas un hasard si on le retrouve en politique aux côtés du gouverneur George Wallace, ce raciste invétéré, chrétien "born again"... et pourtant inscrit au parti démocrate ! Ce chaud partisan de la guerre nucléaire et des bombardements de civils n’avait pas grand chose à envier à un Goëring ! Sa haine de John F. Kennedy fut telle qu’on a régulièrement et automatiquement songé à lui comme l’un des commanditaires possible pour son assassinat, avec l’équipe de la CIA aujourd’hui bien répertoriée : Richard Helms, James Angleton, David Phillips, E. Howard Hunt, Theodore Shackley, William Harvey, David Morales, Edward Lansdale, et George Joannides.
 
Plus tard, chef du SAC, Curtis Le May mit en œuvre cette autre folie des missions en B-47 et B-52 de 24 h sur 24, 365 jours par an : une gabegie phénoménale, qui disséminera on l’a vu des bombes nucléaires un peu partout dans le monde lors des crashs des appareils. Il menaçait régulièrement l’URSS de bombardement nucléaire : un fêlé, responsable non pas de milliers mais bien de millions de morts civiles. Un fêlé qui a laissé bien des traces indélébiles au sein de l’Air Force, on l’a particulièrement bien vu lors des bombardements inconsidérés en Irak et en Afghanistan. La "doctrine" LeMay, celles des massacres inutiles de civils, a longtemps continué ses ravages bien après la disparition de son concepteur, disparu le 1er octobre 1990,... trois mois à peine après le déclenchement de "Bouclier du Désert", où l’on assistera à des horreurs telles que la bulldozérisation de soldats vivants dans leurs tranchées, l’emploi massif de bombes à dispersion, la scène dantesque de "l’autoroute de l’enfer" au Koweit, avec des bus napalmisés, et des civils fauchés à la mitrailleuse d’Apache, etc : une énième Blitzkrieg ?
 
(*)"Serait-ce la plus effroyable erreur de notre temps", Williama Coughlin in "Dans les coulisses de la guerre secrète" Selection du Reader’s Digest, 1965, page 515.
 
(**) la liste des documents sur la décision ici
http://www.dannen.com/decision/index.html

 

http://www.awesomestories.com/assets/bombing-japan-incendiary-bombs-over-tokyo-part-1

http://www.awesomestories.com/assets/bombing-japan-incendiary-bombs-over-tokyo-part-2

http://www.awesomestories.com/assets/bombing-japan-incendiary-bombs-over-tokyo-part-3

http://www.awesomestories.com/assets/bombing-japan-incendiary-bombs-over-tokyo-part-4

 

Documents joints à cet article

La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo La libération (6) : l'horrible et inutile bombardement de Tokyo

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137 réactions à cet article    


  • Shaytan666 Shaytan666 23 août 2010 11:04

    On ne juge pas le passé avec la mentalité du présent !
    Qu’après coup les « historions » jugent certains bombardement inutiles est une chose mais dans le contexte de la seconde guerre mondiale ils étaient tout à fait justifiés, si pas pour des raisons « tactiques » mais pour des raisons stratégiques et politiques.


    • morice morice 23 août 2010 13:07

      ils étaient tout à fait justifiés, si pas pour des raisons « tactiques » mais pour des raisons stratégiques et politiques.



      c’est faux. Ou alors vous n’avez rien lu de LeMay...

    • Shaytan666 Shaytan666 23 août 2010 18:28

      Ce n’est pas pcq LeMay était un général 4 étoiles, qu’il avait la science infuse.
      Je reste persuadé que le bombardement de Dresde, s’il n’avait bien sûr aucune portée tactique sur la suite de la guerre était d’une importance politique, stratégique et psychologique essentielle.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 août 2010 23:29

      @ Morice 


       Je differe d’opinions avec vous sur deux points-clef.

      1 La responsabilité : Quiconque décide d’une guerre offensive est le vrai coupable. Ceux qui exécutent peuvent être des fous sadiques ou de fins stratèges, mais leur rôle est de gagner cette guerre et les autres considérations deviennent secondaires. Lemay est un pion. C’est Roosevelt ou Hirohito et peut-etre les deux, et tous leurs conseillers de haut niveau qui auraient mérité d’être exterminés.

      2) Vous vous leurrez sur la nature humaine. En1945, la guerre était gagnée, mais la vengeance n’avait pas été assouvie. Je n’ai aucun doute que, aprés ce qu’elle avait vécu durant le blitz, la population anglaise aurait massivement approuvé le bombardement de Dresden. Après ce qu’on lui avait dit des horreurs japonaises la population américaine aurait aussi approuvé Tokyo et Hiroshima. 

      Je ne suis pas sûr que beaucoup auraient protesté si, connaissant d’Auschwitz et de Bataan, on avait proposé aux citoyens de raser purement Allemagne et le Japon et d’exterminer leurs populations jusqu’au dernier nourrisson. Ne doutez pas un instant que celles-ci, si la chance eut tourné, n’auraient pas été plus compatissantes. Triste, mais c’est ça, la guerre. La solution c’est de ne pas faire la guerre.

      Si chaque guerre ne se termine pas par une extermination, c’est que ceux qui en décident s’en tiennent assez loin de la réalité pour les terminer sans états d’âmes, comme des parties d’échecs. Ils ne permettent quelques tueries comme Dresden ou Tokyo que pour faire plaisir au ’bon’ peuple. Rassurant… Mais ne pas oublier que ce sont EUX, les décideurs, les vrais coupables.


      Pierre JC Allard





    • morice morice 24 août 2010 00:22

      ça tombe bien, je diffère d’opinion sur la présence dans votre site canadien de quelqu’un qui ne cesse de présenter « un Hitler présentable », en prenant pour prétexte de suivre les idées d« un gourou illuminé indien. Vous le laissez raconter ces fadaises au nom de la liberté de parole, je vous ai déjà dit que c’est insupportable. Quelqu’un qui voit un »océan de sang« et cite les Evangiles au vu d’une photo de la catastrophe du Golfe du Mexique, on se dit qu’il est atteint. Quand il vous balance des photos hitlériennes sans explication car on vient de les lui sucrer sur Skyrock c’est tout autre chose. Fêlé, mais dangereux, à réhabiliter le nazisme à montrer complaisamment des dignitaires nazis allant à l’église : pour lui c’est montrer la collusion : or comme je suis allé l’indiquer dans votre site, ces sources étaient deux pages du site Stormfront : elles ne sont pas apparues par hasard, et servaient bien dans ce site à une tentative de réhabilitation. Depuis, il les a retirées ces photos à moins que ce ne soit vous. Ici, quand il a fallu se défendre, il a cité Mein Kampf


      comment pouvez-vous laisser en ligne des écrits débutant par ces phrases :

      Enfant, on nous raconte l’histoire du père Noël et, je vous rassure, cela continue ensuite. On appelle cela les médias, l’école.
      Ce blog a donc pour vocation de vous éclairer sur de nombreux points, mais surtout, d’ouvrir des pistes de recherches. Nous sommes en effet à la croisée des chemins pour l’humanité et seule une information de qualité peut nous guider dans nos choix.


      La dialectique Hégélienne (thèse-antithèse-synthèse) est pour la plupart d’entre nous la voie vers la vérité. Cependant, il ne faut pas oublier que la synthèse est une thèse à part entière qui conduit donc, de façon infinie, à chercher la vérité.
      Swami Vivekananda l’avait bien compris lorsqu’il affirmait :
       »L’homme ne progresse pas de l’erreur vers la vérité, mais de vérités en vérités, d’une vérité moindre à une vérité plus grande. « Jiddu Krishnamurti, philosophe indien, nous a transmis une analyse qui devrait vous éclairer »

      tout le monde sait que son gourou était un autre illuminé, présenté comme un « initié ». Et je ne pense pas qu’on puisse se présenter sur le Net avec comme idée fondamentale « on vous ment à l’école » car avec ça déboulent automatiquement les négationnistes : en a -t-conscience, au pire je ne le pense même pas. Mais c’est de votre devoir d’éviter ce genre de dérive.

      Vous laisser votre site se faire envahir par des admirateurs de gourous, venus faire la pub à l’hitlérisme, c’est bien pour cela que vous ne m’y voyez plus. On diffère donc, oui, et sur ce point là surtout. Je reviendrais quand le négationnisme illuminé n’aura plus de tribune chez vous, pas avant. La liberté de parole a une limite claire chez moi : elle ne doit pas servir à réhabiliter Hitler ou le nazisme.

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 août 2010 09:57

      « Vous laisser votre site se faire envahir par des admirateurs de gourous, venus faire la pub à l’hitlérisme, c’est bien pour cela que vous ne m’y voyez plus. »  : C’est a se demander ce que tu fais encore ici alors... des nazillons, c’est pas ce qui manque...


    • armand 24 août 2010 18:45

      shatan, jamais une pareille ineptie : « On ne juge pas le passé avec la mentalité du présent !
       »
      quel abruti mais bon en excuse je pense que vous êtes juste un provoc


    • LE CHAT LE CHAT 23 août 2010 11:23

      à l’époque , il n’y avait pas de bombes intelligentes , juste des connes de bombes !
       les bombes US étaient aussi connes que les V2 de von Braun et les Katiouchas de Josef ! c’était dans le concept de guerre totale ....


      • morice morice 23 août 2010 11:54

        ah, parce que vous y croyiez, vous aux « bombes intelligentes » ??? les missiles Hellfire des Predators on tué combien de civils par rapport aux taliabans ? Au bas mot le quadruple.


      • LE CHAT LE CHAT 23 août 2010 12:11

        non, pas vraiment !  smiley juste un peu plus précises , mais on voit qu’il y a encore des bavures..........


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 août 2010 14:29

        Et puis c’est pas la faute à la bombe vous savez. C’est plutôt à celle du gradé qui confond cérémonie de mariage et séance d’entrainement taliban.

        Aussi, avec leur habitude de tirer des rafales d’ AK 47 pour célébrer les époux...

        http://www.youtube.com/watch?v=6hh-liBF2qk


      • Waldgänger 23 août 2010 14:49

        Le message Ranta, le message, Morice est passé sans transition de la 2ème GM à la guerre en Aghanista, c’est ce qu’on appelle y aller avec des gros sabots. smiley


      • dom22 23 août 2010 14:55

        Ben tiens Wald, évidemment. Y’a plus que les gogos à ne pas suivre.


      • Waldgänger 23 août 2010 15:02

        Momo n’est même pas assez patient pour attendre que l’on fasse la comparaison à sa place. Il faiblit, il faut dire qu’il y a un essoufflement de son public d’afficionados qui faisait le travail, mais y aller soi-même, c’est faire perdre pas mal d’efficacité au procédé. Ce n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 août 2010 23:32

        Le Chat :


         Une guerre qui n’est pas totale n’est pas une guerre. C’est une péripétie de la diplomatie

        Pierre JC Allard

      • Tall 23 août 2010 11:25

        Les horreurs nipponnes et russes étaient pires que celles des anglo-saxons.


        Sur le front de l’est, les partisanes ( femmes donc ) russes crucifiaient les boches sur les portes à l’entrée des villages avec leur pénis en bouche. Tandis que les panzers écrasaient les Russes avec leur chenilles pour épargner les munitions.
        C’est d’ailleurs sur le front de l’est qu’il y a le + de morts, et de loin.

        Et chez les nippons, il valait mieux ne pas être leur prisonnier. Car pour eux, se rendre était un déshonneur, une trahison.


        • Tall 23 août 2010 11:31

          à noter que les nippons étaient aussi des fous-de-dieu ... comme le pouvoir iranien actuel


        • wesson wesson 23 août 2010 13:05

          Bonjour Tall,

          "

          Les horreurs nipponnes et russes étaient pires que celles des anglo-saxons.

          « 

          C’est une constante du discours des pays qui agressent leur voisins : c’est pour »empêcher les crimes du gouvernement horrible sur sa population".

          Ainsi ont dit les japonais avec les chinois, les chinois avec les tibétains, les américains avec les irakiens puis les afghans, et en ce moment les israéliens et américains avec l’Iran (un pays qui n’a agressé aucun de ses voisins dans les 60 dernières années)


        • morice morice 23 août 2010 13:10

          Très bien dit... mais méfiez-vous de l’argument : chez Gollnisch ça devient vite « ce sont les vainqueurs qui imposent leu loi » : ce qui permet de nier les chambres à gaz, perçues comme des ’inventions de vainqueurs"... leur perversité n’a pas de nom en effet....


        • Tall 23 août 2010 13:25
          wesson

          Propagande ?
          Vous devriez écrire un livre d’histoire racontant comment les USA ont agressé Hitler en 40
          Sans oublier l’inside job de Pearl Harbor
          Préfacé par Thierry Meissian, ça devrait cartonner

        • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 août 2010 10:01

          « (un pays qui n’a agressé aucun de ses voisins dans les 60 dernières années) »  : fais gaffe wesson... cette phrase, c’est mot à mot le nouveau mantra des lapideurs de femmes ou de ceux qui les soutiennent dans les chats et les forums...


        • LU-FER LU-FER 8 avril 2012 23:36

          Désolé Wesson , je t’ai cité en me trompant d’ adresse , et donc ce n’ est pas du tout toi mon exemple exemplaire . J’ éspère que tu me pardonnes , car je n’ ai plus le temps de remettre tout à l’ endroit , et de + je n’ arrive pas non plus à accéder à correction ni à l’ effacement .

          Sorry ! ma vue des choses n’est pas éloignée de ce que tu causes dans ton post.A+


        • morice morice 23 août 2010 12:40

          et suite à leur entrainement intensif à tuer des civils sur le champ de bataille européen,


          vous êtes excessif là, ou vous les rendez coupable de tous les bombardements, ce qui est impossible à accepter.... le pertes civiles ont été énormes en effet, mais vous ne pouvez pas obligatoirement en conclure cela : Hambourg était un centre industriel fabriquant les U-Boote par exemple. Là, je vous parle d’un endroit où il n’y avait pas d’industrie de guerre prépondérante... ne tombez pas pour autant dans le panneau de Dresde non plus :avez-vous relmarqué qu’un Reynouard ne cite JAMAIS Tokyo mais uniquement Dresde ? C’est bien le problème des négationnistes : faire dans le parcellaire, uniquement quand ça les arrange.... Reynouard, il s’en tape des civils japonais : ce n’est pas l’empire qu’il souhaite raviver, mais l’hitlérisme seul....

        • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 août 2010 11:31

          Et oui, la guerre, ça fait des morts partout...

          Les bombardement massifs avaient en fait trois objectifs :

          - montrer à la population civile ennemie que son gouvernement dictatorial, malgré ses rodomontades, n’était même pas capable de la protéger efficacement. A ce titre, le raid de Doolittle de 1942 fut bien plus dévastateur pour les esprits japonais que celui de 1945... Cela devait stimuler la révolte intérieure mais parfois cela rate...

          - détruire les moyens de production et de circulation ennemis (usines, centres industriels, noeuds routiers et ferroviaires )

          - empecher le pays ennemi de reconstituer rapidement et facilement les infrastructures détruites

          C’est pourquoi les quartiers d’habitations n’étaient pas oubliés : une usine peut se réparer en un mois. Un ingénieur mort ne peut pas facilement être remplacé...


          • morice morice 23 août 2010 11:52

            décidément l’histoire n’est pas votre fort et encore moins la géographie industrielle : les « centres industrels » étaient par exemple à Kobe, et non à Tokyo (et même encore aujourd’hui !)sauvagement bombardé aussi. Vous êtes aussi nul sur la question que sur le 11 septembre : achtetez donc des livres d’histoire et lisez-les au lieu de débiter des sornettes.


          • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 août 2010 14:15

            « les »centres industrels« étaient par exemple à Kobe, et non à Tokyo »  : Faux. Dans une optique de protection de lutte anit-aérienne, les centres étaient disséminés dans le pays. Tokyo, Kobe, Osaka, Niigata, Nagasaki, Hiroshima, Sapporo, pour les plus grands. N’oubliez pas non plus que Tokyo possédait déjà le plus grand port du pays.


          • Mmarvinbear Mmarvinbear 23 août 2010 14:17

            " Une dictature n’aura-t-elle pas le dessus militairement, un jour ? Vos enfants ne seront-ils pas visés par le pragmatisme en vogue chez les militaires, un jour ?"  : Visiblement, vous n’étiez pas pas à Guernica ou à Nankin...


          • morice morice 23 août 2010 12:01

            A ce titre, le raid de Doolittle de 1942 fut bien plus dévastateur pour les esprits japonais que celui de 1945..


            tous les historiens s’accordent sur sa nullité en termes d’efficacité militaire et sur le peu d’influence sur la psychologie du pays : la majorité des japonais ne l’a jamais su.... et chez les militaires nippons c’est devenu une excuse pour réclamer davantage d’armements....et pour frapper plus fort la Chine et mettre en danger les porte-avions US. Le raid est à ranger dans une opération de propagande pure.

            En guise de représailles et pour des raisons stratégiques, le Service aérien de la marine impériale japonaise s’attaqua dans les semaines qui suivirent aux porte-avions américains en priorité. De son côté, l’armée impériale japonaise, menée par le général Shunroku Hata, occupa aussi massivement la Chine pour éviter que ce pays ne serve de repli aux bombardiers, massacrant à l’été 1942 environ 250 000 civils des provinces du Zhejiang et du Jiangxi

            En contrepartie, l’opération fut un succès pour la propagande américaine et l’effort de guerre. Elle montrait que le Japon n’était plus à l’abri des bombes. 


            • non667 23 août 2010 12:16

              c’était surtout pas pour écouler la marchandise et conforter l’industrie de mort . smiley


              • kitamissa kitamissa 23 août 2010 12:28

                il fallait absolument frapper le Japon pour le démoraliser et l’affaiblir ...

                il y avait également l’objectif d’intimider l’URSS ,alliée temporaire certes,mais restant tout de même une menace pour le monde occidental..

                il y avait également le rendu de la monnaieau centuple de Pearl Harbor....

                les Américains voulaient mettre le paquet pour éviter la continuité d’un conflit en Extrême Orient qui risquait de s’éterniser ( on ne peut tout de même pas être sur tousles fronts en même temps et la guerre en Europe coutait cher en hommes et en matériel ..)

                enfin,il y a 65 ans,la vision du monde était totalement différente qu’actuellement ,les USA possédaient la plus importante industrie mondiale certes mais ce conflit planétaire leur coutait 36 % du PIB,et il fallait enn sortir rapidement par n’importe quel moyen .....

                enfin ,et pour conclure,une guerre mondiale fait obligatoirement des victimes ,c’est le prix à payer pour éradiquer et les fanatimes Japonais,le Nazisme,et freiner l’expansion Communiste qui a durée jusqu’à Regan !


                • Tall 23 août 2010 12:47

                  Clair et évident, maxim


                  Mais il y en a qui croient peut-être que si avox avait existé à l’époque, ils auraient pu arrêter des Hitler et des Staline avec des nartics dénonçant leurs turpitudes

                • kitamissa kitamissa 23 août 2010 13:37

                  salut Tall ...

                  et bien c’est que Morice avec son aversion viscérale des Américains s’érige maintenant en juge de l’histoire avec ses valeurs et ses points de vues bien à lui ,avec son sempiternel fond de pensée « les Ricains sont tous des salauds ! »

                  les Japs ? que de braves gens dans leurs charmantes maisons de bambous que les misérables Américains ont pilonné sans merci à coup de vilaines bombes qui faisaient du bruit et du mal !


                • morice morice 23 août 2010 16:12

                  décidément l’adjudant Kronenbourg déblatère toujours les mêmes salades :


                  « son aversion viscérale des Américains  »

                  il n’y a que des preuves ici : venir SALUER Art Arfons, les joueurs de gratte qui disparaissent, ou venir encenser WHITE et ses records sur X-15 : vous vous foutez de qui en parlant « d’aversion » ?

                  QUAND AUX JAPONAIS il semble que j’ai été très clair avec NANKIn il n’y a même pas une semaine !! 

                  Bref, vous faites quoi, là, encore une fois sinon de la DIFFAMATION, pour la seule raison qu’on touche aussi à vos idoles : BIGEARD, et LEPEN, deux mecs accusés de tortures en Algérie.

                  je pense donc que je n’ai AUCUNE leçon à recevoir de vous et encore moins un label.

                • Tall 24 août 2010 07:58

                  jamais insulté ta famille ... encore de la diffamation ..

                  abus signalé

                • morice morice 23 août 2010 12:48

                  il fallait absolument frapper le Japon pour le démoraliser et l’affaiblir ...

                  il y avait également l’objectif d’intimider l’URSS ,alliée temporaire certes,mais restant tout de même une menace pour le monde occidental..


                  c’est plus la seconde que la première : il s’était déjà rendu....

                  • morice morice 23 août 2010 13:22


                    En gros, Hitler tue un million de civil, c’est un monstre inhumain. Les Americains tuent un million de civil, c’est tout a fait raisonnable et normal. 


                    ah, j’attendais un négationniste sur le sujet et c’est « Bibi c » qui s’y colle : vous venez, à la façon d"un Reynouard, nous mettre en miroir Hitler et LeMay en l’occurence. Ce dernier, même s’il a aussi fréquenté les eugénistes, n’a pas mis en place ce qu’Hitler a fait ni éliminer son chef de brigade spéciale après s’en être bien servi : vous tentez de réhabiliter Hitler et la techique est connue. Oui, les bombardements de Tokyo ont été horribles : Roosevelt etTruman sont-ils pour autant comparables à Hitler ? certainement pas : n’essayez même pas de continuer : les deux ne sont pas un Ford, qui avait pourtant donné ces idées à Hilter.

                    Hitler est à condamner pour sa politique raciale menant à la Shoah ; en venant ici le défendre,n vous insinuez déjà la nier. Autant vous dire que je je vous ne laisserai pas le dire...

                    Vous venez ici faire votre prosélyte de l’Hilérisme, et ce n’est pas la première fois, hélas :allez donc ailleurs placer votre camelote nauséabonde !

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