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Accueil du site > Tribune Libre > Le Débarquement, une invasion !?

Le Débarquement, une invasion !?

La France aux yeux de l’état-major américain n’est qu’un vaste bordel peuplé de sous-hommes

« Nous ne sommes pas venus en Europe sauver les Français. Nous sommes venus parce que nous, les Américains, nous étions menacés par une puissance hostile, agressive et très dangereuse…  ». Formule sans ambiguïté tirée d’un opuscule que l’armée américaine distribuait à ses soldats et que cite Philippe de Gaulle dans son livre « De Gaulle, mon père »… « Mon père le répétera souvent, les Américains qui sont morts en libérant la France sont morts pour les États-Unis d’Amérique et pour personne d’autre ». Alors, dans ce cas, cessons de nous raconter des histoires et ne tombons plus dans le piège d’un fol et nauséeux amour pour nos supposés libérateurs. Les grands sentiments, les valeurs fondatrices devant lesquels nous sommes conviés à communier à quatre pattes sont en vérité aux antipodes de ce qu’ils prétendent être. Pour s’en rendre compte il suffit d’ouvrir les yeux et de cesser de prendre les mots pour des choses, c’est-à-dire la fiction pour de la réalité vraie. Sans quoi nous sommes condamnés à ressembler à ces natifs du Libéria d’avant les années Quatre-vingt qui, sous le vocable de Fête nationale, commémoraient chaque année la grande boucherie que firent d’eux en 1822 les noirs émancipés arrivés des États-Unis pour les coloniser… Et dont l’acte fondateur fut de canonner d’importance, depuis leurs navires, les tribus rassemblées sur le rivage pour leur souhaiter la bienvenue avec leurs lances, leurs arcs et leurs flèches !

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Le 6 juin à 6 heure, le Premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King informe sur Radio-Canada ces concitoyens que l’invasion de l’Europe par les Alliés a débuté

Une Invasion coloniale rebaptisée pudiquement « débarquement »

Le 8 février 1944, l’Opération Overlord - Opération Big Boss, tout un programme - pour l’invasion du nord-ouest de l’Europe par les forces Alliés, est définitivement adoptée par les chefs d’État-Major [veterans.gc.ca]. C’est ce mot d’invasion que l’on retrouve sempiternellement traduit par débarquement : solécisme ou barbarisme du troisième type ? Au choix, bon choix ! En fait les grandes lignes en avaient été tracées entre le 14 et le 24 janvier 1943 à la Conférence de Casablanca dite Conférence d’Anfa pour les anglo-saxons, et à laquelle de Gaulle et Giraud assistèrent.

Aujourd’hui avec le recul nécessaire mais aussi avec l’aide d’historiens, paradoxalement américains – grâce leur soit rendue, en fait le paradoxe n’est qu’une trompeuse apparence car eux seuls peuvent parler – de voir ce qui s’est réellement passé lors de ces événements sismiques de forte magnitude sur l’échelle de la barbarie moderne.

Ainsi derrière les fanfares triomphales nous redécouvrons – parce que la vérité à toujours été connue de ceux qui voulait bien se donner la peine de ne pas l’ignorer – que se cache une réalité passablement sordide venant immédiatement après l’effondrement des défenses allemandes et l’extinction des derniers grésillements du phosphore… ayant cessé faute de chair à consumer dans quelques malchanceux bourgs et villages normands ! Précisons que ces Normands étaient à cet époque où le napalm n’était pas encore inventé mais où le phosphore faisait déjà merveille, des indigènes assez ignorants de la modernité pour croire qu’il suffisait de se terrer dans son cellier entre deux tonneaux de cidre pour espérer échapper aux grappes de bombes incendiaires déversées sur leurs villages. Cependant il devrait y avoir quelque part des rescapés, à l’instar des témoins encore vivants ayant survécu à Auschwitz. Rescapés à ces feux aériens généreusement distribués à quelques poignées d’autochtones terrés dans leurs cahutes par les onze mille aéronefs que nos libérateurs avaient mobilisés ce jour-là pour la grande fête de la Liberté… Las, ces réchappés de l’enfer n’intéressent plus personne et surtout pas les journalistes qui ne se sont pas préoccupés ni de les trouver ni de les interroger… Comme c’est dommage, comme c’est étrange !

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Le 6 juin 1944, la rue Saint-Pierre à Caen

Une « déferlante sexuelle » sur la France

Pour aller droit au fait, outre les 70 000 morts français dus aux bombardement alliés pendant la durée du conflit – des alliés qui n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère du haut de leurs forteresses volantes larguant leurs engins au petit bonheur la chance à dix mille mètres d’altitude, surtout les Canadiens - l’on parle de 18 000 viols américains en Angleterre, en France... et en Allemagne. Des crimes contre dont seule une infime minorité fut punie.

Est-ce à dire que les dignes fils de l’Amérique se fussent à ce point mal comportés ? On comptera par ailleurs, pour la seule France, plus de 10 000 GI’s déserteurs qui semèrent la terreur dans le pays... Les habitants de la Porte des Lilas se souviennent des hurlements sortant des murs de la caserne Mortier où la police militaire américaine internait ses forcenés délinquants. Les historiens nous dirons si, effectivement, les Yanks avaient vidé leurs prisons pour constituer leurs troupes de choc. Ce serait à ce titre la lie de la population américaine qui aurait constitué les premières vagues d’assaut s’abattant sur la France 1 . Or il fallait bien se payer sur la bête, à savoir les autochtones… Écoutons ce qu’en dit en juin 2013 l’hebdomadaire bien-pensant l’Express, lequel publiait un entretien avec l’américaine Mary Louise Roberts, professeur à l’Université du Wisconsin-Madison 2.

L’entretien portait sur sa monographie historique intitulée « What soldiers do », relative aux débordements sexuels de la soldatesque américaine que le magazine de feus Servan Schreiber, père et fils et de Mme Giroud, qui fut leur intime, qualifie de « déferlante sexuelle s’étant abattue sur la France de la Libération ». Ci-après de larges extraits passablement édifiants, montrant – tant pis pour notre vanité nationale - que la France n’était aux yeux des américains qu’un vaste bordel avec baise à gogo ; habitée par une peuplade d’arriérés tout juste bonne à être envahie et colonisée. Un jugement sans appel qui n’est pas sans rappeler celui maintes fois exprimés par M. BH Lévy et consort, ses amis et émules, qui ne voient dans le franchouillard de base - « biniou, béret, baguette » - qu’un animal à deux pattes, inabouti et assez répugnant.

Le ventre des Françaises en libre accès

L’Express : Les Américains avaient-ils vraiment prévu de faire de la France un grand défouloir sexuel pour leurs soldats ?

Mary Louise Roberts : En épluchant la presse militaire, en particulier le magazine Stars and Stripes, on réalise que toute l’expédition américaine en Normandie a été vendue aux soldats comme une formidable opportunité sexuelle. Ailleurs, sur le front du Pacifique, il était facile de motiver les troupes, car les Japonais nous avaient attaqués. En Europe, en revanche, les Allemands représentaient un ennemi différent : des Blancs difficiles à diaboliser au moyen de stéréotypes raciaux. L’état-major américain avait donc besoin de trouver un stimulant basique et efficace qui encourage ces jeunes hommes à débarquer sous les balles à Omaha Beach. C’est pourquoi on a sexualisé à outrance l’enjeu de la future bataille sur le sol français.

L’Express : Comment a-t-on procédé ?

Mary Louise Roberts : La réputation libertine de votre pays est confortée par les souvenirs vécus, mais souvent très exagérés, du contingent américain venu en renfort pendant la Première Guerre mondiale, en 1917. Un dessin de Stars and Stripes montre deux GI traquant des jeunes filles dans un village.

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« Embrasse-moi vite ! »

L’un d’eux dit : « Papa m’a beaucoup parlé de cet endroit ! » Le Guide pratique à l’usage des GI’s en France, en 1944, est à cet égard un chef-d’œuvre de duplicité alléchante : « On dit que les Françaises sont faciles. Mais en fait, pas du tout !  »… Pourtant les soldats qui rampent sous le feu allemand le 6 juin 1944 portent tous un lot de cinq préservatifs distribué avec leurs munitions... [L’accueil réservé en France par la gent féminine au GI’s] conforte l’image d’un pays dénué de morale, tel qu’a pu le décrire Joe Weston, un journaliste de Life, en 1945 : «  La France est un gigantesque bordel habité par 40 millions d’hédonistes qui passent leur temps à manger, boire et faire l’amour ».

Un peuple lascif, primitif, indolent, irresponsable

L’Express : Les Américains ne prennent pas la France au sérieux ?

Mary Louise Roberts : On connaît l’inimitié de Roosevelt envers de Gaulle et le peu d’appétition des Américains pour le rétablissement rapide de la souveraineté française. Le cliché d’une nation de débauchés justifie tacitement le contrôle total de la France au nom des priorités politiques et militaires américaines. Il porte les relents d’un classique discours colonial décrivant le peuple dominé comme trop lascif, primitif, indolent et irresponsable pour s’administrer lui-même. 

L’Express : On sait à quel point les Françaises appréciaient les GI !

Mary Louise Roberts : [Les Céfrancs] ne peuvent rivaliser avec ces étrangers exotiques, athlétiques, bien nourris, chargés de cadeaux inestimables [chocolat, cigarettes, chewing-gum] et assez riches pour sortir les filles au cinéma. C’est une humiliation terrible. Les Français ont vécu quatre ans dans une bulle, privés d’informations. L’arrivée des Américains leur révèle le niveau où est tombé leur pays. À la joie de la Libération succède un profond traumatisme devant le manque de respect des libérateurs à leur égard… Les témoignages et les lettres des soldats sont clairs : ils méprisent ces hommes qui, à leurs yeux, se sont montrés incapables de repousser les Allemands en 1940. Les femmes tondues horrifient les Américains et confirment leur verdict : si des Françaises ont couché avec l’ennemi, c’est parce que leurs hommes, trop faibles, n’étaient pas « maîtres chez eux ». Leur vengeance sur les femmes n’en apparaît alors que plus minable. 

L’Express : Les clichés du French Bashing datent donc de cette époque ?

Mary Louise Roberts : Oui, ces stéréotypes sont toujours présents dans les mentalités américaines : le Français veule et collaborateur ou piètre militaire et inepte en matière de technologie. Certains dessins humoristiques de Stars and Stripes de l’époque illustrent parfaitement cette émasculation symbolique du Français. On y voit l’un de vos compatriotes, affublé de grosses lèvres sensuelles et féminines, tenter d’embarquer dans la Jeep de deux GI noyés sous des filles. D’autres décrivent sans relâche le Français comme un danger public sur la route, non par intrépidité mais parce qu’il ne sait pas conduire. Sous-entendu... comme les femmes. 

Un tsunami de libido

L’Express : Vous décrivez un pays soumis à la déferlante sexuelle des boys. L’état-major ne réagit pas ?

Mary Louise Roberts : C’est un tsunami de libido, d’autant plus difficile à cacher ou à canaliser que le commandement américain interdit officiellement l’ouverture de bordels, de crainte que cela ne provoque un scandale aux États-Unis. À Brest, le général Gerhardt en ouvre tout de même un. Qui sera fermé cinq heures plus tard par le chapelain militaire, non sans avoir accueilli 70 clients. L’armée, très inquiète devant la recrudescence des maladies vénériennes depuis l’arrivée massive de prostituées en Normandie, distribue des préservatifs et tient des postes sanitaires à disposition des boys. Mais elle laisse les civils subir la vision permanente des ébats des GI’s. Au Havre, par exemple, on ne peut plus aller au cimetière sans y trouver des soldats en train de copuler. Avec une condescendance odieuse, le commandement militaire considère que les Havrais, en bons Français, n’y trouveront rien à redire ! Du coup, les autorités civiles doivent, seules, se charger du trouble à l’ordre public. Dans les minutes du conseil municipal, j’ai ainsi retrouvé les propos d’un élu qui note que les Allemands, eux au moins, savaient organiser la vie sexuelle de leurs militaires. 

Paris Saint-Graal du sexe

Mary Louise Roberts : Pour les GI’s, Paris est le Saint-Graal du sexe, le lieu où ils viennent passer leurs quarante-huit heures de permission avant de repartir risquer leur vie au front. Dès le départ, le commandement américain, tout en niant le recours des boys à la prostitution, s’est empressé de réguler l’accès aux maisons closes en déterminant par exemple celles qui pouvaient être réservées aux soldats noirs. Mais les bordels ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande massive des Américains. Commence l’âge d’or du trottoir et des maquereaux. Les soldats américains auront ainsi contribué à bouleverser le monde de la prostitution... 

[Notons qu’en 1944, l’apartheid sévit dans les rangs de l’armée américaine ! Intéressant non, de la part de ces immenses donneurs de leçons ?]

L’Express : Votre livre est éloquent, notamment sur la question des viols, dont on accuse avant tout les GI noirs.

Mary Louise Roberts : Des viols ont lieu, c’est certain. Mais les Noirs en sont rendus responsables de façon disproportionnée. Faute d’être autorisés à combattre, en raison de leur race [ !? remarque identique… nous serions curieux de savoir pourquoi les afro-américains sont alors planqués loin de la ligne de feu ?], ils sont assignés à l’arrière, à des postes sédentaires dans l’intendance… L’armée est, à l’époque, une institution raciste, qui les utilise comme boucs émissaires quand son image risque d’être compromise par des crimes [nous allons voir plus loin qu’un autre expert fait litière de cette affirmation en partie gratuite]… Les Normands, par exemple, qui n’ont parfois jamais vu un Noir auparavant [pas même aux actualités filmés, des arriérés vous-dis-je !], réagissent selon les pires clichés coloniaux du sauvage hypersexué. Ainsi, la région, que j’ai particulièrement étudiée, semble connaître une invraisemblable vague de viols pendant l’été 1944. Or ces accusations portées par des Françaises se révèlent, pour 40 % d’entre elles, totalement infondées. En lisant la presse locale et les rapports de police, on perçoit une hystérie presque apocalyptique. Souvent, ces Français, qui ont subi les atroces bombardements alliés et vécu les affres de la défaite et de l’Occupation, voient dans la présence des Noirs et dans leurs relations - même les plus banales - avec les femmes le signe d’une nouvelle humiliation nationale [lexpress.fr26juin13].

[Dans le hameau Quibou, en Basse Normandie, la tombe de la famille Guérin porte cet épitaphe « Louis Guérin Tué par les noirs 1913-1944 ». Louis Guérin fut en effet tué par un de nos libérateurs pour avoir voulu protéger sa femme. La fiche relative au village de Quibou a récemment disparue du site normandie44lamemoire.com ! Sans commentaire, quoique qu’une hirondelle ne fasse pas le printemps objecteraient avec raison nos amis mélanophiles.]

À propos des viols « acceptables »

Après l’Express nous avons trouvé notre deuxième grande source avec « Libération » que l’on ne saurait décemment accuser de complaisance - pas plus d’ailleurs que le premier organe cité – à l’égard des relectures nostalgiques de l’histoire. En fait il s’agit du fameux professeur de criminologie à la Northern Kentucky University, J. Robert Lilly qui a publié en 2003 à Paris « La Face cachée des GI’s ». Bien que cette monographie eut été écrite en anglais, le livre de Lilly n’a jamais été publié - à notre connaissance - aux États-Unis [liberation.fr2juil04].

Interrogé par Libération sur le nombre estimé de viols perpétrés par les Boys à partir des archives de la justice militaire américaine, Robert Lilly, dont l’expertise est précieuse en ce domaine, notamment par son degré élevé d’objectivité, répond : « le nombre de viols signalés par l’armée américaine est de 181 pour la France - 121 en Angleterre, 552 en Allemagne – et ce furent 116 soldats américains qui furent jugés pour viols en France. Or [il faut souligner que] le viol est l’un des crimes les plus sous-représentés dans les archives : on estime à 5 % le nombre de viols déclarés par rapport aux violences réelles. J’en conclus que le nombre de viols en France causés par des soldats américains fut d’environ 3 500, contre 2 500 au Royaume-Uni et 11 000 en Allemagne. Les viols commis en Allemagne représentent deux tiers de ces estimations, mais aucun soldat américain n’y a été condamné à mort [si, mais les exécutions avaient lieu en France : tel le cas de cet afro-américain qui avait tué une famille entière parce que la fille qu’il convoitait avait ses règles]. Dans le cas de l’Angleterre et de la France, il s’agit donc de crimes sexuels en temps de guerre, dont les auteurs sont considérés comme criminels ; dans celui de l’Allemagne, ces actes sont considérés comme des « viols de guerre » où les circonstances et la nationalité des victimes les rendent en quelque sorte « acceptables ».

Les viols de jeunes strasbourgeoises par les Tabor marocains de Leclerc, dit de Hauteclocque, qu’évoque Nimier dans « Le Hussard Bleu » [1950] étaient-il au même titre des « viols acceptables » ?

Un comportement largement banalisé en cette époque libératoire

Tout comme Louise Roberts, Lilly entend exonérer le soldat combattant de ces crimes pour en rejeter la faute sur les membres des troupes d’intendance. Mais au contraire de celle-ci il en impute la responsabilité majoritairement aux appelés de couleurs : « Dans 85 % des cas, ce sont des soldats non gradés et noirs. À plus de 60 %, il s’agit de viols collectifs. Sur les 116 soldats jugés, 21 furent exécutés en France [pendus publiquement], et 67 écopèrent de la prison à vie, peine effectuée aux États-Unis  ». On peut facilement imaginer que les viols ne furent pas les seules causes des exécutions, mais des crimes de sang plus graves ayant accompagné, suivi ou précédé ces exactions comme dans le cas précédemment mentionné. L’auteur passe pudiquement sous silence les circonstances exactes de ces forfaits.

« Le premier viol qui mena à un procès en France : le 14 juin 1944, à 4 kilomètres au sud-est de Sainte-Mère-Eglise, Mlle S., réfugiée polonaise, fut violée à 300 mètres de chez elle dans un champ où elle allait traire les vaches par quatre « soldats de couleur » qui l’avaient auparavant aidée à pousser une charrette. Les archives mentionnent qu’ils « auraient bu du vin ». Un bref procès eut lieu le 20 juin, le soldat Whitfield fut condamné à mort, pendu le 14 août 1944 ».

« La plus glorieuse génération que la terre ait jamais engendrée »

Des crimes largement restés méconnus… parce qu’évidemment cachés ! Parce qu’il ternissent, précise Lilly, sur ceux que Roosevelt avait désignés comme appartenant à « la plus glorieuse génération qu’aucune société ait jamais engendrée » ! Vous nous permettrez d’en douter… Une image flatteuse que l’histoire contemporaine se sera abondamment chargée d’invalider au Vietnam, en Irak et partout où Mister GI’s aura posé ses sales pattes. Mais ce n’est pas les hommes que nous condamnons ici mais bien les politiques sans scrupules qui conduisent des guerres de conquêtes, le plus souvent sous couvert de grandiloquentes déclarations humanitariennes, pour la paix, la liberté et le bonheur des peuples, qui dissimulent en vérité de froids calculs et de très bas intérêts. Qui maintenant demande à Washington de présenter des excuses ? M. Hollande ? Chiche ! Le président François Hollande n’a-t-il pas lui-même dénoncé justement au Mémorial de Caen lors des cérémonies relative au soixante-dixième anniversaire du « débarquement » allié, « ces jeunes filles livrées à la violence sexuelle » ? Mais il est vrai que disant cela il pensait essentiellement aux deux cents lycéennes de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, enlevées par les fondamentalistes fanatiques de la secte Boko Haram [livres interdits]. Cependant, il devait ajouter cette phrase sibylline « Et c’est parce que la France a elle-même vécu ces drames, qu’elle est solidaire des peuples qui affrontent encore en ce moment de telles épreuves  » que l’Agence France Presse s’est empressée d’interpréter comme une allusion aux viols perpétrés en 1944 par les gentils GI’s. Et évidemment pas par les forces d’occupation qui ont apparemment su se tenir, elles. Sinon nous en entendrions parler encore et nos manuels scolaires en feraient leurs choux gras.

 

Notes

(1) Le cinéma, usine à produire de confuses images projetées sur les parois cavernicoles de nos imaginaires platoniciens, a rendu compte incidemment de ces faits. Ainsi dans « Portier de nuit » [Il Portiere di notte, film de Liliana Cavni] se trouve, sauf à ce que notre mémoire ne soit prise en défaut, une claire allusion à ces faits navrants ?

(2) « What Soldiers Do » par Mary Louise Roberts. University of Chicago Press University of Chicago Press. http://www.lexpress.fr/culture/livr... Dans le même registre voir « Libération : à nous les petites Françaises… À peine débarqués en France, les GI’s se sont laissés aller aux pires débordements sexuels » [LeNouvelObservateur16sep13].

 


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49 réactions à cet article    


  • wesson wesson 12 juin 2014 11:22

    Bonjour l’auteur, 


    le rappel que vous faites est toujours bon en ces temps de mièvreries pro-atlantistes et d’alignement à des politiques qui ne nous sont en aucune manière favorables.

    De Gaulle a toujours refusé de célébrer ce débarquement en Normandie, tant pour lui il était clair qu’il n’était pas du fait des Français, et que cette opération n’avait absolument pas pour but de libérer la France ou même Paris, mais de filer le plus vite possible en Allemagne pour arriver à Berlin avant les Russes. 

    D’ailleurs, cet objectif ne sera pas atteint à cause du formidable succès de l’opération Bagration en Biélorussie, une avancée de 600 km en 2 mois qui stupéfia autant les Russes que tous les autres belligérants, et brisa définitivement la colonne vertébrale de la Wehrmacht en ouvrant la voix vers Berlin à l’armée rouge.

    Pour en revenir au sujet, si il y a bien un débarquement à célébrer, c’est celui qui a eu lieu en Provence, pour lequel les Français ont été associés dès le départ, et dont le but était la libération de la France.

    Et quand aux viols, ce n’est hélas pas une spécificité Américaine qu’une armée en conquête déferlant sur un territoire se comporte en soudard avec les autochtones. Les Allemandes ayant elle-même un cuisant souvenir du « soldat Ivan » et de son appétence sexuelle.

    • morice morice 12 juin 2014 17:08

      le rappel que vous faites est toujours bon en ces temps de mièvreries pro-atlantistes et d’alignement à des politiques qui ne nous sont en aucune manière favorables

      de là à écrire ce genre de conneries : « Un tsunami de libido » : quand les GI ont débarqué"

      car c’est bien cela, et les STATISTIQUES démontrent le CONTRAIRE : par rapport au NOMBRE de soldats débarqués, cela n’a PAS été le cas.

      en revanche, dans le NOMBRE il y en a eu des exemples, mais la DEMONSTRATION de la dame ne TIENT PAS LA ROUTE... ne serait-ce qu’en CHIFFRES. Le nombre de viols par rapport au nombre de soldats n’explique en RIEN un titre aussi IDIOT.

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 juin 2014 18:48

      par rapport au NOMBRE de soldats débarqués, cela n’a PAS été le cas.

      APOLOGIE DU VIOL PAR UN VIEILLARD LIBIDINEUX !



    • TicTac TicTac 13 juin 2014 09:00

      Ce qui est amusant, c’est ce retranchement du vieillard en question derrière les chiffres, pour justifier et excuser.

      Lui qui, sur d’autres terrains de bataille, monte en épingle chaque fait, sourcé ou non...

    • raymond 20 juin 2014 18:06

      Ce serait intéessant de connaitre la vraie identitté des gens qui empêche morice de publier, vraiment


    • claude-michel claude-michel 12 juin 2014 11:26

      +++++
      Très bon article sur la réalité des faits...De Gaulle savait ce qu’il faisait avec les USA.. !


      • alinea alinea 12 juin 2014 11:45

        Trop de choses à dire sur ce que cela suggère ! Le storytelling ne date pas d’hier, peut-être que l’échange horizontal d’infos pourra, un de ces jours, le dégommer... j’ai un souvenir net des films sur la libération de Paris, ces filles fraîches qui sautaient au cou des GI’s !!! et aussi la « beauté » de Brest, Caen, villes modernes ! smiley


        • Loatse Loatse 12 juin 2014 13:40

          il y a une vingtaine d’années de cela, je suis tombée, dans une bibliothèque municipale, rayon jeunesse (j’y cherchais un livre pour ma fille) sur une biographie du général de Gaulle..

          Quelle ne fut pas ma surprise (on ne nous apprend pas cela à l’école) en découvrant que les américains avaient prévus d’usurper la place qui lui revenait, que ce fut en grande partie grâce à son immense popularité que ceux ci renoncèrent à installer LEUR gouvernement « provisoire »...

          Malgré les pauvres gens qui périrent sous les bombardements commis par l’aviation alliée ; Laquelle réduisit en cendres certaines villes et villages population comprise. Malgré certains comportements criminels, ceux ci furent fêtés comme nos libérateurs quelque furent leurs intentions, leur motivation car c’est bien ce qu’ils firent en nous libérant du joug allemand, ce que nous étions dans l’impossibilité de faire seuls même avec l’aide des russes...

          La semaine dernière en même temps que « le jour le plus long.... » fut diffusé un documentaire très intéressant sur la face cachée du débarquement : les bombardements massifs des alliés, le deal pour tenter de réduire « les dommages collatéraux », mais ce qui m’a paru saugrenu, c’est que nulle part ne fut montrée la colère des rescapés, de ceux qui avaient perdus maris, enfants, père et mère sous les bombes...

          L’histoire et les événements tels qu’on nous les présentent sont finalement, même si une certaine approche de la vérité se fait jour, toujours aussi politiquement correcte, polisée en quelque sorte...

          Existe t’il un film français qui serait l’égal de ce film italien sur ce qu’il s’est passé à Monte cassino, quand parlerons nous dans les écoles de ce que certains considèrent encore de nos jours comme « des traditions » ?

          http://www.ilgiornalenuovo.it/2012/10/19/ceccano-il-doloroso-ricordo-della-battaglia-di-montecassino-in-un-convegno-al-liceo/

          Heureusement en ce qui concerne « nos » GI et malgré la propagande : française = fille facile ; il y avait parmi ces petits gars, dont beaucoup très jeunes, que l’on a envoyé servir de chair à canon sur les plages normandes, les poches pleines de chocolat, de préservatifs et de bas nylon ; Aussi de la réserve, du romantisme et in fine, nombre d’unions légitimes découlèrent de ce débarquement...


          • morice morice 12 juin 2014 17:24

             les bombardements massifs des alliés, le deal pour tenter de réduire « les dommages collatéraux »,


            l’histoire n’a pas OUBLIE ces bombardements terribles, dont la densité s’explique mal tant elle touche des zones civiles en priorité

            personne à ce jour n’a critiqué le Bomber Command de la RAF pour les bombardements massifs de l’Allemagne dont de nombreuses villes civiles : méfiez vous donc de l’emprise de l’extrême droite pro-hitlérienne sur le net qui a en ce moment tendance à DENIGRER tout le débarquement, en mettant le pied sur des points qui ont toujours été discutables. En somme, parler en ce moment des victimes civiles, c’est ressortir les bombardements au phosphore de villes allemandes, qui servent tant aux fachos pour soutenir leur idole : c’est donc à manier avec des pincettes....

            Dresde est le lieu préféré des néo-nazis, et ce n’est pas pour rien = c’est un ARGUMENT fort chez eux.. je ne dis pas qu’on devait détruire Dresde, mais je trouve que ce qu’en fait l’extrême droite est de l’ordre de la manipulation complète.....

            méfiez vous de la manipulation actuelle, qui est très forte : l’extrême est venue ici-même SABOTER tout ce qui pouvait être dit sur le débarquement.

            pensez-donc, sans lui leur idole aurait survécu... à long terme..

            il y a une manipulation des faits évidente depuis des semaines sur le net !

          • CASS. CASS. 12 juin 2014 19:36

            la vérité fait mal à pépé Morice.


          • epicure 12 juin 2014 20:36

            Morice de mauvaise foi.
            vu qu’il se déclare assez âgé il devrait avoir entendu des gens ayant connu la guerre faire la distinction entre les bombardements américains, en très haute altitude, inefficaces sauf pour faire des victimes collatérales, et les bombardements anglais plutôt nocturne mais à basse altitude dont les bombes atteignaient en général leur but sans faire de victime collatérale ( en règle générale ).

            Non ce sont bien les américains qu’il faut critiquer pour leur bombardements de sagouins.


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 juin 2014 20:38

            1) Pour ce qui concerne Monte-Cassino, un livre va paraître :
            http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100889720

            "Tout en soulignant le rôle du Corps expéditionnaire français dans les combats (batailles du Monte Cassino de janvier 44 et Garigliano de juin 44), ayant permis la libération de Rome en juin 1944, le livre propose une analyse renouvelée des nombreux viols et pillages perpétrés à l’encontre des civils italiens qui ternirent les victoires remportées. Dépassant les explications trop souvent manichéennes des historiographies française et italienne, il souligne la pluralité des facteurs ayant provoqué ce déferlement de violence.« 

            L’auteur, Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure et agrégée d’histoire, Julie Le Gac est chercheuse associée à l’Institut des Sciences Sociales du Politique (Université Paris Ouest, ENS de Cachan).

            Ce qui va permettre à Morice de la qualifier d’idiote révisionniste, vu qu’elle a de vrais diplômes !

            2) Pour ce qui concerne la pensée de Morice
             »pensez-donc, sans lui (le débarquement) leur idole aurait survécu... à long terme.."
            Il n’est pas interdit de penser que les Russes seraient entrés à Berlin au courant de l’été 1945 et qu’ils auraient pris des bains de pieds du côté d’Ostende ou de Bayonne à l’automne de la même année !


          • TicTac TicTac 13 juin 2014 08:46

            Il n’y a pas plus de guerre propre que de discernement dans les raisonnements de Morice.



          • colere48 colere48 12 juin 2014 14:41

            Peu avant de mourir François Mitterrand a confiè à Georges-Marc Benamou :

            “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.“

            De Gaulle et Mitterand , 2 grand hommes qui avaient parfaitement conscience de la réalité des relations franco-américaines. Chirac est le dernier à avoir résisté en refusant de s’associer à la forfaiture sur l’Irak.


            • morice morice 12 juin 2014 17:27

              “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.“


              économiquement c’est une évidence, aujourd’hui : ce n’est pas pour autant que le débarquement n’a pas a être présenté comme un lupanar géant ou une bisbille à côté du front russe.

              les jeunes venus se faire tuer c’était contre le NAZISME, pas pour placer leurs chewing-gums et leurs V-disks....


            • TicTac TicTac 13 juin 2014 09:16

              Morice, pouvez vous comprendre la nuance entre la volonté de ces jeunes venus se faire canarder pour défendre notre continent contre le nazisme et la volonté cachée de leurs dirigeants, venus très tard à la guerre et vraisemblablement pas pour les mêmes raisons ?


            • colere48 colere48 13 juin 2014 14:45

              Morice, pouvez vous comprendre ?

              Non Momo ne peut pas... trop manichéen pour cela, et pis faut pas toucher au bons étasuniens, nan nan nan ... smiley
              Depuis « la dernière guerre » le monde est en guerre quasi permanente à l’initiative des US, voir l’Irak... entre tellement d’autres ! Mais pour Momo il y a les « bonnes » guerres de ses amis étasuniens et les mauvaises... toutes les autre victimes de la manipulation USA !
              On avait bien raison dans ma jeunesse de gueuler dans la rue « US GO Home » !! smiley


            • mmbbb 14 juin 2014 11:54

              et alors Miterrand a enfoncee une porte ouverte et est a l’origine de cet abaissemnt de la France Le traite de Masstrich a ete promu par lui et des personnes comme Seguin un noniste fut voue a la gehenne mediatique Avec les differents traites qui suivirent desoramis les les capitaux circulent et j’habite pres de Lyon Le quartier de Grolle a ete achete par des fonds de pensions americains Merci Qui ? Merci F Mitterand Les journalistes sont devenus tellement des lavettes qu’ils n’ont plus aucun sens critique et nous font prendre ce genre de phrase pour une revelation divinine Merci aussi les socialistes qui oeuvrent pour le traiter transaltlantique et j’ai meme entendu Pellerin affirmer que ce traite n’etait pas si nefatse pour notre pays Merci qui ? merci les gentils socialistes L’UMP je vous l’accorde ne vaut guere mieux


            • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 12 juin 2014 15:05

              Un documentaire était passé il y a quelques années sur France 3 traitant d’une autre vision aussi : https://www.youtube.com/watch?v=QrN1RObc4ww


              • CASS. CASS. 12 juin 2014 19:47

                Les yenkees et english envoyés pour aider les rothschilds et les bourges cathos sionistes, qui avaient mis en place le nazisme, on connait la suite, nous avons eu De Gaulle mais malheureusement pas deux.


              • wesson wesson 12 juin 2014 15:17

                A noter aussi qu’il s’agissait bien d’une invasion, ou pour le dire autrement d’un impérialisme qui se proposait de remplacer un autre impérialisme.


                Ainsi, les « boys » en débarquant avaient aussi les poches pleines de « Francs AMGOT », vaguement inspirée du Dollars dans sa graphie que les Américains voulaient imposer en France. 

                Même Roosevelt s’était opposé à ce que y figure la mention « République Française », allégeant que rien n’avait été décidé à ce propos. 

                Cette fausse monnaie Américano-Anglaise circula surtout dans le nord pendant quelques mois, et face aux réticences de la population et surtout à la colère du gouvernement Français, elle fut retirée.



                • morice morice 12 juin 2014 17:39

                  A noter aussi qu’il s’agissait bien d’une invasion, ou pour le dire autrement d’un impérialisme qui se proposait de remplacer un autre impérialisme.


                  ridicule

                • wesson wesson 12 juin 2014 18:09

                  Bonjour Morice, 


                  comme vous je n’adhère pas trop à ces histoires de viols. Même si elles furent insignifiantes ou pas (chose sur laquelle je ne me prononcerait pas), cela ne peut jamais résulter d’un ordre d’état major, et à ce titre là les seules responsabilités qui sont engagés sont celles des soudard qui commettent ces actes, mais rien de plus.

                  Toutefois, et j’insiste bien là dessus, le fait de débarquer avec sa propre monnaie, la ferme intention de nommer un proconsul, de mettre en place un gouvernement militaire, et de se torcher avec la forme républicaine du pays n’est rien d’autre qu’une claire tentative d’invasion impérialiste, je dirait même un cas d’école du genre.

                  Je suppose que vous savez que lorsque De Gaulle appris les manœuvres pour imposer cet AMGOT, il envoya 2 émissaires directement auprès du gouvernement Américain pour s’en émouvoir. Ce qui leur fut répondu pas Roosevelt en personne :

                  « Darlan m’as donné Alger, alors on l’as gardé. Et si aujourd’hui Laval me donne Paris, il restera lui aussi »

                  Les Américains étaient tout à fait compatible avec un régime qui aurait été la continuation de celui de Vichy, et en fait, ils avaient même commencé à négocier avec eux. Mais Hitler en apprenant cela y a mis le holà, convoquant Pétain et Laval à Sigmaringen afin d’éviter qu’ils ne puissent passer d’accord avec les Américains. 

                  Donc je répète, un impérialisme pour en remplacer un autre. Après que tout ceci fut globalement bénéfique à la France est une toute autre histoire.

                • epicure 12 juin 2014 20:47

                  l’amérique dans le discours :
                  on défend la démocratie, les droits de l’homme etc...

                  l’Amérique dans la pratique ne soutient que des régimes, mouvements de droites, fut ce ils extrêmes et anti démocratiques, contre tout mouvement de gauche démocratique. A partir du moment où ils autorisent le buisness des multinationales américaines.
                  Que staline soit anti démocrate au fond ça n’était pas vraiment le soucis des américains, ils auraient pu s’allier avec les nazis à une époque, d’une moins certains courants auraient pu, les cartels américains et allemands s’entendaient parfaitement . Le défaut de staline c’est son économie étatique constituant un obstacle au business des multinationales américaines, pas la démocratie, les droits de l’homme.
                  En fait si on regarde bien, un pays qui a été marqué pendant longtemps par des pratiques racistes, ne peut pas vraiment se faire le champion des droits de l’homme, ils défendaient le « bon droit » de l’homme blanc et riche ( anglo-saxon et protestant ) en fait.

                  Et quand ils peuvent pas attaquer un adversaire élu démocratiquement, comme au chili, ils déclenchaient un coup d’état par des militaires à leur botte.


                • TicTac TicTac 13 juin 2014 09:17

                  « Ridicule ».

                  Aaaaah, l’argument ultime...

                • jmdest62 jmdest62 13 juin 2014 09:35

                  @ epicure

                  ne pas oublier qu’au USA le ’parti démocrate’ est l’équivalent français de l’UMP (tendance droite dure) et que le FN est un parti d’enfants de coeur en comparaison des ’Républicains’ ....je vous laisse imaginer ce que peut être le ’tea party’.

                  Le paysage politique français semble « glisser » , de plus en plus , vers cette configuration .

                  @+


                • Loatse Loatse 12 juin 2014 15:35

                  @Wesson

                  Ils en ont parlé de cette monnaie de singe émise par les américains à la boite à propagande à la télévision ces derniers jours (une chose que j’ignorait et je ne devais pas être la seule)...ca et le doc sur les bombardements, je me suis dit qu’il y avait de l’embrouille dans l’air...

                  Pitêtre le coup des 10 milliards d’amende pour la BNP, entre autres...... ? La situation en ukraine et le risque que nous payons les pots cassés des sanctions infligées à la russie ? La pression concernant nos porte hélicoptères à livrer...

                  Toujours est il que ca sent le retournement de situation qui se profile...


                  • colere48 colere48 12 juin 2014 15:51

                    Ce serait cool si votre intuition est la bonne ...


                  • Loatse Loatse 12 juin 2014 16:07

                    Si ce que contient ce lien s’avère véridique... il y a de quoi refroidir nos relation et notre partenariat avec les américains.. je dirai même les réduire à la température d’un iceberg :)

                    http://lesmoutonsenrages.fr/2014/06/12/les-usa-nettoyent-le-marche-de-lue-pour-y-vendre-leur-gaz-de-schiste/


                    • alinea alinea 12 juin 2014 16:13

                      Le 17 mars 2015, ils se recevront peut-être Yellowstone sur la gueule ! ils n’auront plus besoin de gaz de schistes !


                    • tchoo 12 juin 2014 16:29

                      L’AMGOT, cherchez ce que c’était et vous serez édifié
                      les américains avaient prévu de mettre sous leur administration La France, avait imprimé de la monnaie , des francs style dollar Ce qui fit entrer De Gaulle dans une grande colère (mais je pense joué, parce qu’il avait du prévoir quelque chose de similaire de la part de Roosevelt, et à mis très vite en place des préfets dans chaque zone libéré. Une telle organisation ne s’improvise pas, il avait du préparer la chose depuis plusieurs mois)


                      • mmbbb 14 juin 2014 12:24

                        tous le monde le sait et c’est de gaulle qui en etant tres clairvoaynt a cree un gouvernement provisoire afin de retablir les institutions et mettre un terme a l’hegemonie americaine C’est vrai qu’a cette epoque la plupart des soss avaient colabore avec Petain et memes certains avaient recu la Francisque en honneur de leur collaboration et devint president de la republique J’eusse aime que les journaliste de gauche si prompt a critiquer l’enfer americain soient tout aussi severes en 1981 mais leur ethique professionnel empechere de faire ressortir ces vielles histoires Etrange pays ,etranges medias et en particulier Agora Vox qui nous bassinent avec cet envahisseur, cet anti amercanisme primaire et se sont garder pendant des annees surtout les intellos de gauche sauf Pean en rappellant un peu tard les engaments tortueux de certains pourtant presentes comme des modeles Enfin pour terminer ce revisionnsime historique qui tend a minimiser l’intervention americaine me laisse quand meme perplexe et temoigne aussi de notre cecite Avions nous les capacites militaires permettant de boutter les allemands evidemement non


                      • juluch juluch 12 juin 2014 16:47

                         +1...... rien de plus à dire.....tout a était dit.

                        • juluch juluch 12 juin 2014 17:31

                          a été....


                        • morice morice 12 juin 2014 16:57

                          « Une Invasion coloniale rebaptisée pudiquement « débarquement »


                          FOUTAISES DE FASCISANTS nostalgiques : c’était attaquer l’hitlérisme et ses ravages et non une conquête préméditée, car c’est cela qu’à oublié notre fascisant : il n’y a pas un seul texte US qui parle de »conquérir« un jour l’Europe, pas un seul.

                          c’est du flan complet et c’est GRAVE, car ça participe à une œuvre concertée d’ attaque du débarquement ... ou de la résistance aussi : c’est ABJECT comme procédé, ces attaques en pleine commémoration, absolument ABJECT.

                          qui est-elle ?


                          celle qui parle de viols : si on compte le nombre de cas jugés par rapport au nombre de soldats débarqués, c’est largement inférieur à la moyenne nationale en France à la même époque ; c’est donc bien une entreprise de déstabilisation du Débarquement, effectuée par des historiens révisionnistes, décidés à voir le phénomène par le petit bout le la lorgnette pour se faire mousser : c’est SON CAS, qui repose sur une étude statistiquement faussée par ses soins.... 

                          cette femme est folle, à écrire ceci :

                          “The GI’s were having sex anywhere and everywhere,” she added. “In the cities of Le Havre and Cherbourg, bad behavior was common. Women, including those who were married, were openly solicited for sex. Parks, bombed-out buildings, cemeteries and railway tracks were carnal venues.”

                          Ms. Roberts said that the sex “was not always consensual, with hundreds of cases of rape being reported.”


                          Read more : http://www.washingtontimes.com/news/2013/may/29/tall-tale-new-book-slams-american-wwii-soldiers-ra/#ixzz34R7Dycv2 

                          si vous regardez ses propres chiffres, ce n’est pas ce qu’elle raconte !! c’est débile de présenter ainsi les choses comme une généralité et c’est surtout HONTEUX...`

                          son discours ne tient pas la rampe 
                          Exploitant des documents officiels de propagande, les journaux intimes et mémoires de soldats, l’auteure, Américaine, révèle que le commandement militaire américain a sciemment érotisé la France et exploité le mythe de la « femme française » pour mobiliser ses troupes.

                          ce n’est pas avec deux images qu’’elle va y arriver...

                          That’s not the picture of the Greatest Generation that we’ve been given, but it’s the one Mary Louise Roberts paints to devastating effect in What Soldiers Do. Drawing on an incredible range of sources, including news reports, propaganda and training materials, official planning documents, wartime diaries, and memoirs, Roberts tells the fascinating and troubling story of how the US military command systematically spread—and then exploited—the myth of French women as sexually experienced and available. The resulting chaos—ranging from flagrant public sex with prostitutes to outright rape and rampant venereal disease—horrified the war-weary and demoralized French population.

                          en fait ses »preuves« ne tiennent pas la rampe. Car son propos est tout autre : c’est de faire une intervention où l’hitlérisme n’y est pour RIEN :
                          omment convaincre les GI de débarquer sur les plages de Normandie et de se jeter sous le feu ennemi au péril de leur vie ? En invoquant le patriotisme, la solidarité entre les démocraties, les crimes barbares des nazis ? Sans nul doute. Mais un autre argument fut employé au sein de l’armée américaine en 1944 : »Pensez à la beauté des femmes françaises qui n’attendent que vous et sauront comment récompenser leurs libérateurs". 

                          il n’y pas eu d’ordres véritables dans ce sens, et les Gis ont bien débarqué avec comme sentiment de bouter les allemands dehors et non de venir se taper des françaises : la France comme Lupanar géant, c’est le moyen de dire que ce n’est pas Hitler qui était visé. De l) à conclure qu’il n’était pas si dangereux que ça et que le débarquement était une opération de tourisme sexuel, il n’y a qu’un pas que cette dame franchit sans hésiter. En somme, c’est un révisionnisme de plus du débarquement : ce n’est guère mieux qu’un Faurissson, dans un autre genre. Les tombes de Collevilles se retrouvent souillées par cette idiote désireuse de faire du féminisme de tout ce qu’’elle touche : là c’est particulièrement déplacé et honteux, et c’est aussi à rapprocher des thèses d’un BUISSON, auteur d’un ouvrage sur la sexualité sous l’occupation... les deux participent du même écran de fumée.


                          • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 juin 2014 19:01

                            "Les tombes de Collevilles se retrouvent souillées par cette idiote désireuse de faire du féminisme de tout ce qu’’elle touche : là c’est particulièrement déplacé et honteux,"

                            Les tombes de Colleville-sur-Mer (et toutes celles des soldats russes, français, canadiens, anglais, etc) sont souillées par le radotage d’un idiot qui ramène tout à ses fantasmes anti-révisionnistes...
                            C’est particulièrement déplacé et honteux.


                          • Robert Lavigue Robert Lavigue 12 juin 2014 20:21

                            « cette idiote désireuse de faire du féminisme de tout ce qu’elle touche »

                            Cette idiote, elle, a de vrais diplômes en histoire et enseigne à l’Université de Wisconsin-Madison :
                            http://history.wisc.edu/people/faculty/roberts.htm

                            Au point que le Département d’histoire de Science-Po l’a invitée comme Professeur associé cette année :
                            http://www.sciencespo.fr/departement-histoire/content/mary-louise-roberts

                            Durant son séjour, Mary Louise Roberts est intervenue dans les séminaires doctoraux suivants :

                            • le séminaire doctoral international dirigé par Paul-André Rosental et Jean-François Sirinelli, sur le thème Hystérie du viol : Accusations françaises d’agressions sexuelles par des GI afro-américains, 1944-1946
                            • le séminaire de Guillaume Piketty, Histoire et sciences sociales. Recherches sur la guerre, sur le thème Cinq manières de regarder un corps : les morts en Normandie, 1944 - jeudi 30 janvier 2014
                            • le séminaire de Claire Andrieu et Elissa Mailänder, Histoire orale, qui porte sur la France pendant la Deuxième Guerre mondiale, sur le thème Le prix de la discrétion : prostitution, maladies vénériennes et armée américaine en France, 1944-1946 - mercredi 5 février 2014.

                            Une question se pose...

                            Comment se fait-il que l’Université de Wisconsin-Madison et Sciences-po n’aient pas consulté Morice, le spécialiste de la question, avant de nommer cette idiote ?


                          • camus 12 juin 2014 22:27

                            La police de la pensée à l’œuvre !

                            Ceux qui qualifient cet article de “délire fascisant” font preuve d’une bien curieuse conception du dialogue, de la liberté de penser et in fine, de la démocratie qui ne saurait exister sans une exigeante liberté d’expression.

                            À ce titre ne sont pas les plus “fascistes” ni les plus “révisionnistes” ceux qui sont ici dénoncés comme tels. D’ailleurs ce type d’argument commence à lasser… de plus il est minable.

                            Ajoutons que, soit l’honorable commentateur est sur le fond particulièrement ignare, soit il tombe sous le coup de la loi pour révisionnisme, falsification et désinformation… mais ce n’est pas à nous de qualifier de tels comportements.

                            Il n’en reste pas moins que les sources de l’article sont parfaitement vérifiables (manuel du biffin américain, revue des forces armées, etc.), de même que le partage du monde entre soviétiques et anglo-saxons s’est bien effectué à Téhéran et à Yalta, ce qui supposait des guerres de conquête préalables. Non ? Pour les grandes âmes de Washington il s’agissait non seulement de conquérir l’Europe, d’en faire une succursale, c’est-à-dire une “colonie”, mais d’avancer vers la “domination mondiale” comme va le théoriser le génial néo-conservateur (avant la lettre), l’ex trotskiste James Burnham, que l’on serait bien avisé de relire aujourd’hui.

                            Alors messieurs les contempteurs, négationnistes de la réalité vraie, mettez-vous aussi un bémol à vos délires. Navré pour vous que le soleil ne soit définitivement pas à son zénith à minuit comme vous semblez fanatiquement le croire !


                          • morice morice 12 juin 2014 17:38

                            la phrase de trop ici est celle-ci 


                            Cependant il devrait y avoir quelque part des rescapés, à l’instar des témoins encore vivants ayant survécu à Auschwitz.

                            l’auteur laissant entendre quoi à votre avis sur  à Auschwitz... ???

                            qu’il n’y avait PAS de rescapés ... et donc pas d’Auschwitz ?

                            ON EN EST PAS LOIN LA !!!!

                            les rescapés normands ont existé et vivent toujours et ont raconté, contrairement à ce qe nous chante l’auteur. Les terribles bombardements ont toujours été expliqués et non dissimulés contrairement à ce qu’il raconte....


                            ce plan de Caen a été fait en 1945 et imprimé en 1946 : toutes les destructions y figurent : qu’on ne vienne pas me dire que personne n’en avait parlé jusqu’ici enfin !!! 


                            Mais les bombardements de l’été 1944 à Caen, au Havre et à Rouen, où le nombre de civils tués bat des records (environ 2.000 morts chacune), sont beaucoup plus meurtriers, car contrairement aux ports de l’Atlantique, ces villes n’avaient pas été évacuées, précise M. Knapp.

                            « Très peu de gens auront les tracts lancés par les Américains le 6 juin au matin pour avertir les civils », selon M. Quellien.

                            En Normandie, « il y a une volonté de raser les villes », ces carrefours routiers et ferroviaires, pour retarder l’arrivée des renforts allemands, précise M. Quellien.

                            Et « le 6 juin, ce n’est pas une ville, c’est tout une ceinture » de villes dont la destruction est visée, comme Lisieux (rasée à 75%), Pont L’Evêque, Argentan, Falaise, Condé-sur-Noireau (95%), Vire, Saint-Lô (77%) ou Coutances, souligne M. Quellien.

                            A Caen, l’objectif des Alliés n’est pas au départ de raser la ville, mais les cibles visées ne sont pas atteintes et les avions s’y reprennent à plusieurs fois. A sa libération le 9 juillet, la capitale régionale est détruite à 73%.

                            ce qui est à mettre en cause c’est le rôle militaire de ces bombardements : or il ’ont pas servi à ce à quoi ils devaient servir :


                            Face à ce que le chef de réseau Hubert de la Garde, qualifiera dès mai 1944 de « travail d’ivrogne », la question de la pertinence des bombardements est posée.

                            « Tous ne sont pas inefficaces. Cela a marché parfois mais malheureusement pas très souvent. Saint Nazaire, Lorient, Le Havre, on n’en voit franchement pas la justification », pense M. Knapp, interrogé par l’AFP. Le « rendement » des bombardements de Caen pose question aussi, selon lui.


                            on les connait donc depuis 1945, et depuis 1945 on dit et on écrit que beaucoup étaient idiots : les militaires US écrabouillaient sans discernement : ils referont la même chose au Viet-Nam et même en Afghanistan.... du travail d’ivrogne, dénoncé dès 1945 contrairement à ce que nous chantent les extrémistes de droite désireux de cracher sur le débarquement !!!

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