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Accueil du site > Tribune Libre > Le monde des Bisounours et du risque zéro

Le monde des Bisounours et du risque zéro

Elle est de plus en plus sinistre la France, avec ses peurs, ses indignations, ses oukases et sa recherche d’un petit confort à la fois étriqué et moral. Jadis, il y a tout juste cinquante ans on était communiste, gaulliste, partisan de l’Algérie française ou pour son indépendance. On plastiquait, ratonnait, sulfatait et éradiquait encore un peu (au nom du FNL, de l’OAS ou du SAC), on faisait des barricades, répliquait aux charges des CRS, certes moins violentes qu’au temps des affrontements des années 30 où la garde républicaine y allait à cheval. Mais au moins on avait des ennemis dignes de ce nom, quelle que soit son orientation politique. De nos jours, on se passionne devant son poste de télé pour l’affaire DSK ou pour les composants des biberons, on monte au créneau contre les jouets chinois et l’on approuve les radars, la traque fantasmée aux pédophiles et l’on se suicide (très rarement) sur le lieu de travail (comme de nouveaux bonzes) dans l’espoir posthume de voir ses ayant-droits toucher des indemnités. Pauvre France consensuelle, bien plus con que sensuelle (car le cul lui aussi est devenu mal vu), qui a peur de tout, du nucléaire, des pesticides, des banlieues, du réchauffement climatique et de toute une série de lubies millénaristes ou new age.

Malgré tout Michel Houellebecq arrive encore à vendre des livres, Eric Zemmour a ses fidèles, mais leurs aficionados sont les premiers à approuver les lois liberticides qui nous pourrissent la vie au quotidien. Certes, on ne va pas risquer un mauvais coup dans une manif pour défendre les ampoules à incandescence, on ne va pas se remettre à fumer dans les lieux publics ou dire à une collègue de bureau qu’elle a un beau cul, car la morale laïque, politiquement correcte veille à nous ramener dans le droit chemin consensuel lénifiant teinté d’écologie, d’idéologie sécuritaire, de féminisme et de droits de l’homme, du bébé phoque, de l’enfant, de la femme, du handicapé, du sans-papier, du propriétaire d’un pavillon de banlieue, sans oublier les homosexuels, les nains que l’on ne peut plus lancer, les enseignants, les agents de la RATP et de la SNCF avec leur droits de retrait qui paralyse la France au moindre incident. Tous ces gens et catégories ont des droits respectables et indéniables, mais hélas obligatoirement contradictoires avec les aspirations d’autres groupes de la société. On ne peut satisfaire tout le monde à la fois au risque de l’anesthésie et de la paralysie du pays. Vivre, le simple fait d’être avec ses goûts, ses choix, ses orientations gênera inévitablement quelqu’un, il faut en avoir conscience. A force de respecter tout le monde, la société française va en arriver à un blocage où il ne sera plus possible de faire et même de dire quoi que se soit au nom du sacro-saint respect. Une société vivante doit être nécessairement conflictuelle, c’est ce qui la fait progresser. Il n’est pas question d’ostraciser, d’interdire, d’éradiquer ses adversaires, bien au contraire, il faut des ennemis, des opposants, des contradicteurs pour que la vie ait un minimum d’intérêt, quitte à les insulter, ou leur taper sur le pif quand ils vous énervent trop.

Une France sans écologistes, sans Front National, sans altermondialistes et sans ultra-libéraux serait bien triste et bien fade car trop uniforme, pour les sarkozystes c’est un peu plus difficile à admettre, mais il en faut bien quelques uns comme Frédéric Lefebvre pour les couvrir de ridicule même quand il ne parle pas de Voltaire. Cela dit, avoir des adversaires, c’est bien, à condition qu’ils n’empiètent pas trop sur vos propres libertés, dans ce cas il faut réagir et souvent fermement. De la diversité, il en faut, avant tout pour qu’elle débouche sur des confrontations, mais hélas, notre société se dirige vers un consensus mou, une démocratie plan-plan chloroformée à la scandinave. Maurras détestait Blum au point d’inciter au meurtre, c’était certes un peu excessif pour employer un euphémisme, mais de nos jours Hollande pousse des cris d’orfraie quand Aubry le taquine au lieu de répliquer vertement. C’est ce qu’il appelle être normal, drôle de concept de la normalité.

Tout commence désormais dès la maternelle ; le gosse qui en cogne un autre va direct chez le pédopsychiatre, alors qu’on trouve tout naturel qu’il n’obéisse pas à l’institutrice car il doit pratiquer son éveil et qu’il se roule par terre pour avoir une pizza. Le bizutage est devenu illégal et la France entière s’insurge au moindre accident sur un manège forain.

Jean-Edern-Hallier était un pitre inconsistant presque aveugle, il n’empêche que François Chalais lui a collé un pain dans la gueule quand il l’a traité de collabo sur un plateau de télévision. Defferre a provoqué Ribière en duel en 1967, le dernier duel connu en France. Hélas ce n’est pas demain la veille que nos députés feront le coup de poing à la Chambre comme les Russes l’osent encore à la Douma pour défendre leurs idées même quand ils ne sont pas bourrés. La liberté de penser, la vrai, ce n’est pas la soupe de Florent Pagny pour échapper au fisc, c’est celle de Valmy, c’est celle des viticulteurs contre lesquels l’armée refusa de tirer au début du siècle dernier. Qui est encore capable de prendre des coups pour défendre ses idées, la veuve et l’orphelin, ou ses droits fondamentaux dont celui de faire chier ceux que l’on n’aime pas. Non, il faut désormais être consensuel, aspirer à une démocratie castratrice à la suédoise où il n’y a plus officiellement ni putes ni fessée.

Et tout ce petit monde applaudit les révolutions arabes, comme s’il n’y avait pas des morts dans ces pays. La révolution n’est pas un jeu vidéo, certains semblent l’avoir oublié. Sans préjuger des manipulations et de la spontanéité de ces mouvements, il faut reconnaitre à ces manifestants un certain courage que n’ont plus les Français. C’est facile de se révolter par procuration, c’est beaucoup plus difficile de dire non dans sa propre démocratie castratrice. Toute manifestation engendre de fait une contre-manifestation dans un pays encore vivant, sinon l’on tombe dans une forme de stalinisme qu’il soit religieux, politique ou moral. Il est plus facile de combattre des extrémistes ou des despotes que des béni-oui-oui, car ceux-ci pensent avoir le bon droit de leur côté et la majorité derrière eux. Les bons esprits vont nous citer Gandhi ad nauseam, ils oublient de dire que leur fameux Gandhi, en 1936 à Moscou ou à Berlin, il aurait fini à la trappe sans autre forme de procès.

Il faut donc acheter le petit pamphlet de Stéphane Hessel et s’indigner en bêlant. Ca ne mange pas de pain, mais toute indignation devrait déboucher sur des actes quelles que soient ses opinions et ses aspirations. Il est tout autant légitime de s’insurger que de défendre ses privilèges, mais pour ces derniers, il faudrait un peu plus de courage que celui des rentiers et des actionnaires, celui de Murat, essayant de conserver son Royaume de Naples et finissant devant un peloton d’exécution. Nous sommes loin de l’esprit de 1789, 1830, 1848 ou de 1871. Bien sûr les conditions sociales ont évolué, mais chacun veut garder son petit patrimoine, ses droits acquis et pour cela, il est prêt à avaler n’importe quel boa constrictor, car on a désormais largement dépassé le stade des couleuvres.

Pauvre France de Bisounours plaintifs et geignards qui veut le beurre et l’argent du beurre et par-dessus le marché, qu’on lui fasse crédit. Le monde a changé de face, nous ne sommes plus rien du tout si l’on veut parodier la chanson. La France doit rester dans les clous, ne pas boire, ne pas fumer, attacher sa ceinture et trier ses poubelles. Pas un comportement qui puisse être gênant, nuisible et encore moins risqué à défaut d’être dangereux. Pas un mot de trop qui pourrait choquer, blesser ou être ironique, déplacé ou outrancier. Du plus petit peigne-cul au plus puissant politique, on porte plainte pour injure, diffamation, atteinte à l’image, alors que sans aller sur le pré comme jadis quelques baffes suffiraient pour calmer l’arrogant. Mais ailleurs, hors de France et d’Europe occidentale certains osent encore se révolter, s’insurger, gueuler jusqu’à sortir les fourches et les fusils. Mais lorsque les lois liberticides sont votées par un parlement élu « démocratiquement », le citoyen a l’impression qu’il doit obéir car ce n’est pas un dictateur qui l’impose. Le résultat est le même, car au nom de la protection collective, on en arrive à pénaliser tout le monde et à interférer dans sans liberté sans laisser de champ au libre-arbitre quitte à assumer les conséquences de ses actes quand ils sont nuisibles à autrui. Il n’est pas question de prôner la guerre civile en France, mais tout simplement de fustiger la lâcheté.


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36 réactions à cet article    


  • JL JL1 17 octobre 2011 10:48

    Pfiou !

    Georges Yang écrit : "Et tout ce petit monde applaudit les révolutions arabes, comme s’il n’y avait pas des morts dans ces pays. La révolution n’est pas un jeu vidéo,« 

    Nous sommes comme des spectateurs devant une émission de téléréalité, et nous applaudissons là où on nous dit d’applaudir : parce que ce que nous savons de ces événements c’est ce que la machine à décerveler nous en dit.

    Yang écrit : »Pauvre France de Bisounours plaintifs et geignards qui veut le beurre et l’argent du beurre et par-dessus le marché, qu’on lui fasse crédit.« 

    Non, ce sont les banquiers qui ont le beurre et l’argent du beurre, par les crédits qu’ils nous imposent, via leurs complices les politiques : on ne sait plus qui, du prêteur ou de l’emprunteur, a le plus besoin de ces dettes ! Les banques prêtent aux États qui donnent aux banques (l’argent des contribuables).

    Ceux qui veulent le risque zéro, ce sont ceux qui font métier de faire de l’argent qui rémunère le risque ! Un comble : quand ils perdent, ils ’socialisent’ leurs pertes.

    On en est à un point de pratiques incestueuses dans les échanges, que, hier, J-L Bourlanges dans l’émission de P.Meyer (France Culture, 11H-12H), parlant des États, évoquait ces prêteurs qui n’étaient pas solvables » ! sic ! Ne me dites pas que c’est un lapsus : le contexte était sans ambiguïté là-dessus.

    Qui ici, a jamais entendu parler de prêteurs insolvables ? Ces types en sont à un point d’intoxication verbale qu’ils ne savent plus ce qu’ils disent. Et ce sont ces gens qui nous font le spectacle !!!

    Qui est Georges Yang ? L’un des leurs ?! Ou un âne !?

    Les communistes disaient « Donne moi ta montre, je te donnerai l’heure ». Les banquiers nous disent : « donnez moi votre argent, je vous le prêterai » !


    • Georges Yang 17 octobre 2011 11:43

      JL1
      La librté ne se demande pas, elle se prend !


    • JL JL1 17 octobre 2011 11:51

      Ai-je dit le contraire ? Que vaut la liberté du pot de terre contre celle du pot de fer ?


    • Georges Yang 17 octobre 2011 13:12

      Au moins faut-il essayer



    • alt57 alt57 16 février 2014 04:55
      la liberté se gagne et se cultive 
      On n’est libre que dans sa tête
      Car on est toujours tributaire


    • nenecologue nenecologue 17 octobre 2011 10:54

      D’accord, soyons politiquement incorrect :


      Je pense que le problème mondial numéro 1 est la surpopulation.
      Rien qu’en france :
      en 1870 : 37 millions d’habitants
      en 1960 : 45 millions d’habitants + 18% en 90 ans
      en 2010 : 63 milliond d’habitants + 30 % en 50 ans !

      Et je ne vous parle pas de l’afrique : entre 1950 et 2005 : 400 % d’augmentation !!! c’est à dire que la population africaine a été multipliée par 5 en 55 ans !!!

      Et qu’est ce qu’on fait contre ça : On leur permet de venir en europe . La superficie des terres européennes n’etant pas extensible , ça va finir par coincer un jour ...
      Ce jour là on verra les bisounours se reveiller et aller casser la gueule de son voisin mais ce sera pour lui piquer sa bouffe et le laisser crever . Et il faut reconnaitre qu’a ce petit jeu hautement immoral (pour les valeurs européennes) les africains sont les plus forts...



      • Robert GIL ROBERT GIL 17 octobre 2011 14:06

        lorsque la population du monde en 2050 sera de 9 milliards d’individu : sera-t-on surpeuplé ? Si l’on met les 9 milliards de personne aux Etat-Unis ( en laissant le reste de la planete complement inhabité), la population au metre carré serais inferieur a celle de l’ile de france actuellement.
        La surpopulation est aussi une maniere pour les classes dominantes de nous tenir dans l’insecurité avec un discourt destiné a nous faire peur.


      • nenecologue nenecologue 17 octobre 2011 15:48

        et tu les mets ou les champs pour nourrir la population en région parisienne ?


      • Rensk Rensk 18 octobre 2011 04:28

        Vu le monde... sur le monde... saviez-vous que toutes les 5 seconde un enfant meurs de sous-alimentation ?


      • LeGus LeGus 17 octobre 2011 10:55

        Ouais, c’était mieux avant, les connards avaient des couilles !
        Et le docteur en a lui et il ose les mettre sur la table.
        C’est bien à ça qu’on le reconnait.


        • Georges Yang 17 octobre 2011 11:38

          C’est beau comme l’Antique, ce commentaire, on dirait du Morice


        • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 17 octobre 2011 18:13

          Et aller, encore Morice par ci, Morice par là. Avant y’avait le point Goldwin, maintenant sur AV il y a le point Morice.

          Allez, un point pour Georges Yang, le nostalgique des vrais hommes avec de vraies couilles qui ont fait des vrais guerres alors que nous sommes tous (sauf lui) qu’un tas de couilles molles efféminés et accrochés à leur possession castratrice comme le morpion à une paire de couille (qu’on a pas, vous suivez ?).

          Voilà, pour Georges il faut de la castagne, des tartes à la gueule, des mitraillettes et quelques viols et tu seras un homme, mon fils.


        • foufouille foufouille 17 octobre 2011 12:36

          un peu d’accord
          toutefois c’est la societe qui veut ca
          pour repondre a une agression, il faut une bonne tete, sinon le flic te prend pour le coupable


          • pino69 pino69 17 octobre 2011 14:26

            Bonjour,

            Une société qui a peur de tout a peur de la mort. C’est donc d’abord une conséquence de la disparition de toute perspective en dehors de la consommation purement matérielle et totalement vaine qu’illustre cette tendance que vous relevez avec bonheur.
            Par ailleurs, une société en fin de course, injuste, n’offrant aucune perspective à la plupart, pour tout dire moribonde, réagira avec de plus en plus d’excès contre les comportements qui pourraient remettre en cause le bien-être qu’elle se targue d’apporter et qui reste sa seule légitimité.

            Dans ce pays, on n’aime pas les fumeurs pas parce qu’ils ruinent leur santé (ça personne n’en a rien à foutre, c’est le prétexte), mais parce qu’en fumant malgré tout le matraquage, ils expriment un clair dédain pour l’existence de merde qui nous est proposée et à laquelle le troupeau est majoritairement acquis.

            Les comportements déviants (aussi minimes soient-ils et l’arsenal législatif des dernières années en a multiplié les opportunités) sont les dernières expressions possibles de la rébellion face à l’ordre établi et ça, la horde de cons ne le supporte pas car cela reviendrait à reconnaître leur reddition pleine et entière à la société de marché


            • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 17 octobre 2011 17:57

              Super. Je vais m’en rouler une et consommer du tabac, ainsi j’exprimerai clairement mon dédain d’une société de merde qui n’a que que la consommation comme horizon, c’est plus clair en fumant qu’en le disant...

              Bon, j’ironise, je fume, je trouve ça très con de le faire et bien que je sois complètement d’accord avec les perspectives mortifère du consumérisme (qui finalement n’est pas mieux représentée que par la consommation du tabac !), c’est quand même pas la raison pour laquelle je fume, ni même inconsciemment. Mais plutôt parce que je me suis fait piéger très jeune par un comportement d’identification du coté « cool » et « adulte » du fumeur tel que le vendait encore la pub chargée d’influencer nos comportements dans les années 80. Donc je me suis fait piéger, comme beaucoup, par le consumérisme. Après ça dire qu’on continue par dédain dudit consumérisme... je pense que les propriétés addictives de la nicotine ont quand même un peu plus d’influence.


            • antonio 17 octobre 2011 14:47

              Contente de vous retrouver et bien d’accord avec vous !
              La lâcheté et les « geignardises » sont portées au pinacle.
              Quant au mot « courage » , il est à ce point galvaudé qu’il a perdu tout son sens : ces dernières heures, j’ai entendu tant de commentateurs parler du « courage » qu’il fallait pour se présenter à la Présidence et mener campagne que j’en ai la nausée ! Peut-être faudrait-il filer une médaille à tous les prétendants !

              Le moindre acte de solidarité tel que celui de porter secours à une femme agressée est porté aux nues ---- je songe à ce qui est arrivé à « Babu » ( j’ai tellement détesté qu’on l’appelle par son surnom !) mort, projeté sur les rails du métro ; il a d’abord été dit qu’il était intervenu pour apporter son aide à une femme qui se faisait voler son portable ; quel concert de louanges à son propos ( concert d’autant plus tonitruant, selon moi, qu’il s’agissait d’un étranger mais, ça, c’est le non-dit, l’implicite du genre : « il a été tellement courageux ; et, en plus il est indien ! »
              La solidarité s’est organisée pour le rapatriement de ses cendres ; pas moins de deux Ministres sont venus à une petite cérémonie ; depuis, il s’avère que « Babu » n’était sans doute pas le courageux sauveteur qu’on a voulu glorifier...

              Ce petit exemple est significatif de la lâcheté qui s’est institutionnalisée : détourner les yeux, baisser la tête, mimer la surdité est devenu le comportement ad hoc avec pour « justification »
              « ne pas se mêler » des affaires des autres « .
              Bien sûr que je ne suis pas Rambo et serais tout à fait incapable de  » sécher « quelque violent voyou... mais tout de même, il reste bien des circonstances où il est possible de faire un petit quelque chose !
              Le  » politiquement « correct gangrène tous les comportements : combien de mères excédées n’osent pas réprimander, voire talocher le vilain gamin qui se roule de colère dans le supermarché parce qu’il n’a pas ce qu’il désire ? ( certes il est des mères persuadées qu’élever un enfant, c’est ne jamais lui dire non et qui  » supportent « ses criailleries.)

              Un peuples de pleutres avachis devant la télé, schootés par toutes les peurs que lui distillent
              les différents médias...c’est bien ce dont rêvent tous les requins financiers et industriels,
              exploiteurs et affameurs !

              Excusez ce » déballage " rapide, peu structuré, superficiel sans doute, mais le temps me presse !
              Ecrivez plus souvent : vous me manquiez !


              • Georges Yang 17 octobre 2011 14:54

                Merci pour votre commentaire, certes, j’écris moins en ce moment sur Agoravox, cela ne m’empêche de continuer à penser
                Je vais peut-être m’y remettre quand j’aurais le temps
                C’est dommage qu’il y ait peu de gens comme vous
                J’ai vécu dans un monde violent pendant des années et suis encore vivant, on peut ouvrir sa gueule, surtout en France, le risque est minime et pourtant, peu osent le prendre


              • Dominitille 17 octobre 2011 14:57

                Bonjour Georges Yang,
                Il est où l’ autre Georges Yang ?
                Auriez-vous la double nationalité ? pratique lorsque l’on ne veut pas avouer être français, car c’est moche et con un Français. Pratique surtout d’ être un « français-papiers en règle », car pas de demande de visa pour rentrer au pays lorsque l’on est étranger dans son pays. 


                • Georges Yang 17 octobre 2011 15:04

                  Je n’ai qu’une seule nationalité, mais j’aimerais bien qu’elle ne soit pas salie par des pleutres
                  Je vis dans un autre environnement plus difficile, où l’on meure plus facilement d’un coup de massue ou d’un tir dans la panse, et pourtant les gens me paraissent nettement moins triste et craintifs


                • Dominitille 17 octobre 2011 15:15

                  Vous êtes toujours là !
                  J’ai vécu pas mal d’années en Afrique, et dernièrement mon fils a fui la Côte d’Ivoire dans le dernier avion en partance pour la France ; il est impatient d’y retourner.
                  Je suis heureuse d’être chez moi même si cela n’est pas parfait.


                • lavabo 17 octobre 2011 17:41

                  On ne peut plus lancer de nains et c’est bien dommage......


                  • lavabo 17 octobre 2011 17:49

                    En revanche trier les poubelles, moi je suis pour.


                    • Georges Yang 17 octobre 2011 22:05

                      Si vous prenez le temps de me lire, vous verez que je suis tout sauf sarkozyste


                    • Georges Yang 17 octobre 2011 22:02

                      Pas plus que vous
                      Mais je dois avoir une vie nettement moins banale que la votre


                    • Jason Jason 17 octobre 2011 18:26

                      @ l’Auteur,

                      Vous parlez de risque. Si vous en avez le temps planchez donc sur la notion de risque, personnel, social, professionnel, médical, et financier, bien sûr. Curieusement, on n’entend parler que du risque financier. Car, bien sûr, à en croire ceux qui tiennent le haut du pavé dans ce monde, le risque des gens (tous les gens), ça n’intéresse personne.

                      C’est vraiment étrange, ne pensez-vous pas ?

                      A la liste, et pour corser vos heures de loisir, j’ajouterais La Confiance, avec un granc C.


                      • Annie 17 octobre 2011 18:44

                        Je crois que vous vieillissez mal George. Dites-vous que là où vous habitez les gens courent plus de risque, et cela peut rendre la vie plus excitante, encore que cela puisse se discuter, mais votre perspective est celle de quelqu’un qui a la possibilité de prendre le dernier avion quand cela tourne mal. Je ne dis pas que vous le prendriez, simplement que cette possibilité qui existe pour vous vous donne une perspective différente des « indigènes » et qu’elle aide à supporter bien des choses. Sinon pourquoi autant de gens choisissent d’émigrer alors que c’est un déchirement que de quitter leur pays.
                        Et puis, on ne peut pas nier non plus qu’il y a un décalage culturel. Quand je suis rentrée d’Afrique, j’ai affirmé que je n’achèterai jamais de jouets en plastic à mes enfants (qui n’étaient pas encore nés) et puis j’ai fait comme tout le monde, entre autre parce que mon mari en avait assez de leur fabriquer des jouets en bois, qui contribuent en plus à la déforestation smiley


                        • Georges Yang 17 octobre 2011 22:03

                          Tout le monde vieillit mal, moi aussi, je vous apprécie, donc, je ne vous en veux pas


                        • Yohan Yohan 18 octobre 2011 10:08

                          Annie
                          Vos 4 dernières lignes m’ont bien fait rigoler. Je tenais à vous le dire


                        • storm storm 17 octobre 2011 22:49

                          salut,

                          par rapport aux indignés, j’suis ok pour dire que le mouvement est un peu mou,
                          d’un autre côté, je ne pense pas qu’aller se battre avec les crs soit une fin en soi

                          ’une armée qui chercherait à combattre au lieu de vaincre part battue d’avance’

                          ’vivre le conflit’ n’est pas forcément libérateur, même si ça laisse des bons souvenirs et peut amener autre chose (quoiqu’il y a déja un blocage à faire sauter pour aller se fritter dans la rue, question d’éducation / évolution des mentalités)

                          se pose aussi la question du commun au sein même du peuple, quels idéaux flottants pour la gloire pourrait faire la différence avec un quotidien basé sur le rejet de l’autre ?

                          il y a beaucoup à faire, trop, irions-nous nous battre soudain pour une bonne cause aux côtés de personnes qui cherchent à nous marcher dessus (sens propre comme littéral) au quotidien ?

                          la lutte trouve de nouvelles formes d’expressions, moins ’massives’, mais tout aussi efficaces, dans tous les secteurs la résistanc est présente, et ça se passe souvent hors caméra, comme les mauvais coups qui se préparent

                          ne pas négliger l’information détaillée et l’action précise, au détriment des discours généralistes et des mouvements de foule dont l’efficacité touche à sa fin  smiley


                          • Rensk Rensk 18 octobre 2011 04:47

                            J’ai lu une analyse aujourd’hui qui m’a bien plus... Calmement il nous dis de ces choses je ne vous dis pas l’effet...

                            Amérique Latine : croissance, stabilité et inégalités : Leçons pour les Etats-Unis et l’Europe

                            De :

                            James Petras est professeur émérite de Sociologie à Binghamton University, New York. Il est l’auteur de 64 livres traduits dans 29 langues, et de plus de 560 articles dans des publication professionnelles comme the American Sociological Review, British Journal of Sociology, Social Research, Journal of Contemporary Asia, et Journal of Peasant Studies.

                            http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27023

                            Je vous renvois ce lien car il touche quelque chose donc vous faite aussi quelque part « référence »... Bonne lecture.


                            • Georges Yang 18 octobre 2011 05:18

                              Je ne parle pas uniquement de révolte physique dans cet article, mais de peur instituée en modèle de société
                              Le principe de précaution est par exemple un obstacle au progrès scientifique. Pire il conditionne les mentalités
                              Jadis quelque chose était dangereux quand il y avait déjà des victimes
                              Maintenant, ce qui pourrait être potentiellement voir hypothétiquement dangereux doit être interdit
                              Je fais aussi remarquer que l’affrontement, même s’il n’est qu’idéologique, est constructif, alors que le consensus rend mou et innéficace


                              • easy easy 18 octobre 2011 09:37

                                Né de l’autre côté (coup de poing presque chaque jour parce que j’étais un sale bâtard) mais ayant vécu ensuite de ce côté (munissant alors mes enfants de toutes sortes de protections contre les chutes en roller), j’ai tendance à comprendre les deux positions en étant comme constamment disposé à l’une ou l’autre formule, selon les circonstances.

                                Je trouve que cette piqûre de rappel de la part d’Ylang nous est indispensable.

                                Mais attention à bien jalonner la voie du coup de poing. (Celle de Ribière Vs Defferre étant très correcte)

                                A ce que j’en sais, mis à part une fois où il se serait servi d’un cendrier (ce qui peut tuer s’il est lourd), Samir Nacéri n’a jamais utilisé d’arme, ni ne s’est planqué en embuscade ni ne s’est ensuite enfui. Enfin, il aura toujours cogné sans préméditation, (sans esprit de vengeance) seul et de face. Contrairement à beaucoup de journalistes pros ou en herbe de notre époque, il n’aura jamais été intéressé par le lynchage d’une personne en coagulant des masses contre elle

                                Or, il suffirait de modifier quelques détails par rapport à ce cas de figure et on se retrouverait dans la lâcheté.


                                Le coup de poing oui mais il est important que ça se passe dans des conditions les plus proches possibles du duel loyal avec RDV dans le pré pour le lendemain (Rage et colère diminuant alors)

                                Sinon, concernant les générations plus jeunes, tous ne sont pas des lâches. Il n’est qu’à voir ceux de Geenpeace ou ceux qui occupent WS



                                • storm storm 18 octobre 2011 18:45

                                  le consensus mou est un doux conte : qui croit qu’il existe un consensus en ce pays ?

                                  Les trust industiels, les banques, (l’union européenne ?) poussent à fond et de leur côté, les citoyens résistent localemen ou nationalement, on arrive à quelquechose qui n’est pas consensuel mais le résultat de 2 forces qui s’affrontent...

                                  le consensus naitrait d’une discussion entre personnes raisonnables, ce qui n’est pas le cas, le capitalibéralisme ne discute pas, il impose, il s’impose, il corrompt... Il fait naitre des réactions tout aussi promptes (mais pas encore assez fortes)

                                  pour le principe de précaution, qui fait « perdre du temps » : il n’y a pas de course à gagner, pas de ’grand prix’, roulons tranquille (au lieu de se planter dans l’ravin) smiley


                                  • Merle teigneux Merle teigneux 10 février 2012 17:43

                                    Oui, c’est vrai, il y en a marre du monde des bisounours, du politiquement correct. C’est la dictature du quotidien, un despotisme démocratique que Tocqueville a décrit.
                                    Depuis quelques années, nottament depuis les annéess 2000 et le mouvement bobo, on assiste de plus en plus à l’émergence d’une société aceptisée.
                                    Il faut manger 5 fruits et légumes par jour, de préférence bio, il ne faut pas manger trop gras.
                                    Il ne faut pas trop boire, et pas d’apéro tous les jours (la chère Nora Berra a lancé une pub contre la consommation de vin et de bière au quotidien). Perso, je ne pense pas que ça tue les gens, et de toute façon, il faut mieux en profiter que d’avoir une vie d’ascète.
                                    Le tabac : alors soit disant si on commence, on devient tout de suite accro, et ben non, j’ai fumé des cigarres, et je ne fume plus.
                                    La vitesse : bon, là je comprends, car la sécurité routière c’est important, tout comme l’interdiction de trop boire au volent.
                                    Maintenant, il faut se faire dépister du sida. Oui, car 50.000 personnes sont atteintes du VIH sans le savoir. Mais bordel, il suffit de porter une capote si on a des coups d’un soir et d’être fidèle.
                                    Ah oui, et il faut aimer les enfants, même quand ils te font chier en chialant alors que tu te tape de rentrer après une journée de boulot.
                                    Il faut aussi avoir son petit pavillon de banlieue avec son jardinet et rêver d’une maison de campagne à Rambouillet pour ses enfants.


                                    • Viciss Viciss 26 janvier 2014 18:03

                                      On avait en quelque sorte répondu à ton article par un autre article que voici : qui veut la peau des bisounours ! Merci pour ton écrit.

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