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Accueil du site > Tribune Libre > Les châtiments corporels et la violence éducative

Les châtiments corporels et la violence éducative

Les châtiments corporels sont totalement interdits dans certains pays, même les gifles et les fessées, mais en France, contrairement à d’autres pays, cette question semble taboue, car elle n’est pas soulevée publiquement, que ce soit par les médias ou les politiciens. Le conseil de l’Europe à lancé en 2008 une campagne pour inviter les Etats à adopter une loi qui interdisent toute formes de châtiments corporels envers les enfants.
Cet article fait le point en récapitulant les informations disponibles à ce sujet et peu évoquées par les médias traditionnels.

Les châtiments corporels sont en France interdits sauf à la maison, chez les parents, qui ont encore le « droit » de corriger leur enfants, du moment que l’on ne provoque pas chez l’enfant de blessures apparentes. Mais dans d’autres pays, comme en Suède (Liste des pays abolitionistes), qui a depuis 1979 interdit ces violences contre les enfants, on ne permet même pas aux parents de frapper leurs enfants, même la fessée si répandue en France. Les violences contre les enfants sont malheureusement un sujet tabou dans les médias qui n’en dénoncent que les formes les plus visibles, considérées comme les plus graves.  

Le Conseil de l’Europe à lancé en 2008 une campagne internationale pour abolir ces châtiments envers les enfants conformément d’ailleurs à le convention des droits de l’enfant, pourtant signée par la France : Campagne contre les châtiments corporels du conseil de l’europe.

Les méfaits de ces coups dit sans gravités sont maintenant de plus en plus reconnus, de même que leur origine, qui selon Alice Miller vient de l’enfance des parents :

Extrait du Tract d’Alice Miller « Chaque fessée est une humiliation » :

« Il faut cesser de se servir des enfants comme d’un exutoire, permettant de se défouler légalement des affects accumulés. On croit encore souvent que de "légères" humiliations, du type claques ou fessées seraient inoffensives. Car, tout comme pour nos parents, cette idée nous a été inculquée très tôt dans notre enfance. Elle aidait l’enfant battu à minimiser sa souffrance, et par là, à la supporter. Mais sa nocivité se révèle précisément par cette large acceptation : puisque cela était supposé "ne pas faire de mal", à chaque génération des enfants ont subi ces humiliants traitements, et, de plus, ont jugé juste et normal de recevoir des coups. Paradoxalement, dans leur effort d’empêcher leurs enfants de devenir délinquants, les parents leur ont enseigné la délinquance en leur livrant des modèles violentes. » 

Olivier Maurel, qui a écrit le livre « La fessée, questions sur la violence éducative », aux éditions "La Plage", dénonce lui aussi les méfaits de cette éducation violence qui a pour but de faire obéir l’enfant sans le respecter en tant qu’être humain qui n’a pas à être frappé, au même titre que les adultes. Il a fondé l’association « Observatoire de la violence éducative » qui veut dénoncer les conséquences des châtiments corporels mais aussi montrer comme les enfants sont maltraités à travers le monde au travers de l’éducation : Géographie de la violence éducative ordinaire par continents et par pays :


Extraits :

« En Irlande, la violence à l’égard des enfants est reconnue comme un véritable problème social. 92 % des 304 mères interrogées par des chercheurs irlandais ont déclaré avoir recours à la fessée (2,9 % d’entre elles souvent ou très souvent), ainsi que 87 % des 67 pères qui ont répondu (dont 7,5 % souvent ou très souvent). C’est dans la classe ouvrière que le recours aux punitions corporelles est le plus fréquent.
On s’étonne qu’un terrorisme particulièrement cruel ait sévi en Irlande ? Voici comment Frank Mac Court, dans Les Cendres d’Angela(2), évoque ses maîtres dans l’école religieuse qu’il a fréquentée à une époque où devaient être aussi écoliers, collégiens et lycéens les futurs terroristes catholiques et protestants : « Il y a sept maîtres à Leamy’s National School et tous ont des lanières de cuir, des cannes, des baguettes hérissées d’épines. Avec les baguettes, ils vous frappent sur les épaules, le dos, les jambes et, surtout, les mains [...]. Ils vous frappent si vous ne savez pas pourquoi Dieu a créé le monde, si vous ne connaissez pas le saint patron de Limerick, si vous ne pouvez pas réciter le “Credo”, si vous ne pouvez pas ajouter dix-neuf à quarante-sept... » Dans des écoles et des orphelinats de Dublin tenus par des religieuses, des enfants ont été battus à coups de barreaux de chaises et de chapelets, ou ligotés puis suspendus à des encadrements de portes. La Congrégation des Soeurs de la Merci (c’est-à-dire de la Pitié !), qui s’était rendue coupable de ces violences jusque dans les années 1960, en a publiquement demandé pardon à ses victimes en mai 2004. »

« En Suède, la loi stipule depuis 1979 que l’enfant « doit être traité dans le respect de sa personne et de sa personnalité et ne peut être soumis à des châtiments corporels ni à aucun autre traitement brutal ». A la date de juin 2000, elle n’a donné lieu qu’à un seul procès. Une brochure intitulée “Peut-on élever des enfants sans leur donner la fessée ?” a été diffusée et traduite en anglais, serbo-croate, polonais, grec et turc. D’après une enquête réalisée en 1994-95, 70 % des élèves des classes terminales et 56 % des adultes s’opposent à toute forme de châtiments corporels infligés aux enfants. Le nombre de Suédois considérant les châtiments corporels comme indispensables est passé de 53 % en 1965 à 30 % en 1970 et 11 % en 1995. On a créé, dans des quartiers d’habitation de plus en plus nombreux, des lieux de rencontre pour les parents de très jeunes enfants qui peuvent ainsi, aidés par des personnes formées à la pédagogie, organiser des activités de nature diverse. Les résultats semblent probants : entre 1982 et 1995, les « mesures obligatoires » ont diminué de 46 % et les « placements en foyer » de 26 %. Le pourcentage des jeunes de 15 à 17 ans condamnés pour vol a diminué de 21 % entre 1975 et 1996. La consommation de drogue et d’alcool et les suicides ont aussi baissé. » 

Il existe une pétition en France pour abolir cette pratique qui entraine forcément des dérives, si l’on permet une forme de violence modérée, il semble évident que certains parents se permettront de frapper de plus en plus fort surtout si l’enfant apprend à s’adapter à ces faibles coups qui n’auront alors plus l’effet escompté, il sera nécéssaire de recourir alors à des coups plus forts et plus durs : Pétition contre les châtiments corporels

Extrait :

« Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu’il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels ? Nos lois ne permettraient-elles d’agresser que les plus faibles ?

Les enfants ont le droit d’être élevés sans violence, ce qui ne signifie pas sans fermeté.

De multiples études récentes ont montré que difficultés scolaires, délinquance, violence, dépression, alcoolisme, abus de drogues, maladies diverses et même accidents ont très souvent pour origine des violences, même modérées, subies dans l’enfance. Maintenant que nous le savons, nous n’avons plus l’excuse de l’ignorance qu’avaient nos parents.

Pourquoi s’étonner que certains jeunes recourent à la violence quand le premier exemple de violence leur a en général été donné par les coups qu’ils ont reçus de leurs propres parents ? L’enfant frappé apprend à frapper les autres. L’enfant respecté apprend à respecter les autres. Le rôle des parents est-il d’enseigner la violence ou le respect ?

Et surtout, la violence éducative tolérée est le terreau de la maltraitance. Une fois admis le principe qu’on a le droit de frapper les enfants, il est inévitable et malheureusement quotidien qu’un certain pourcentage de parents dépassent de beaucoup les punitions "modérées" et battent leurs enfants à tour de bras. C’est donc bien le principe qui autorise à frapper les enfants qui doit être remis en question. » 

Contrairement à beaucoup d’autres pays, en France cette question est tellement taboue qu’il n’existe aucun homme politique qui propose une telle loi, même la défenseur des enfants s’y refuse (Article dans La Croix", Octobre 2008), ce qui semble pourtant indispensable pour protéger les enfants d’aujourd’hui.
On nous parle de mesures pour détecter les futurs délinquants chez les très jeunes enfants, mais la meilleur façon de prévenir la délinquance est de protéger les enfants des abus et des violences qu’ils peuvent subir de leurs propres parents, des éducateurs et même certaines fois d’enseignants car ce sont les enfants maltraités qui deviennent délinquants mais pas tous. En effet, si les enfants n’étaient pas maltraités, négligés, etc, ils ne deviendraient sans doute pas délinquants.
Les statistiques nous montre qu’en Suède, cette interdiction a permis de faire baisser les maltraitances faites aux enfants :

Extrait de l’article Pays pionniers en matière d’abolition des châtiments corporels, où en sont les pays nordiques aujourd’hui ?

« Protégés par une loi datant de 1979, les enfants suédois ont droit à l’assistance, à la sécurité et à une bonne éducation. Plus que cela, explique encore Lena Nyberg, le texte de loi stipule que les enfants « doivent être traités dans le respect de leur personne et de leur individualité et ne peuvent être soumis à un châtiment corporel ou à tout autre traitement humiliant ».

A l’heure où l’on prône, en France, le retour à l’autoritarisme et une discipline plus dure envers les enfants et adolescents, il semble intéressant de se tourner vers la Suède et les pays nordiques en général, et de regarder de plus près les résultats obtenus dans ces pays, durant les trente dernières années, en matière de diminution de la violence envers les enfants.

 L’exemple suédois : des résultats significatifs et riches d’enseignements

Tous les trois ans, depuis 1995, des enquêtes sont menées auprès des enfants et publiés par la Défenseure des enfants. D’autres enquêtes sont menées, régulièrement aussi, auprès des parents, à l’échelle nationale, pour évaluer la place de la violence envers les enfants. Les plus récentes furent menées indépendamment l’une de l’autre, auprès des parents et des enfants, en 2006. Les rapports montrent des résultats tout à fait concordants. De manière générale, on retiendra que la diminution de l’usage des châtiments corporels sur les enfants en Suède est significative, puisqu’on est passé de plus de 9 enfants frappés sur 10 dans les années 1960 à un niveau d’à peine 1 sur 10 en ce début de XXIe siècle. Il est pourtant intéressant de se pencher un peu plus sur ces rapports d’enquêtes, afin de prendre conscience de l’ampleur des résultats et des difficultés ou problèmes ayant émergé. »

L’association Ni Claques Ni Fessée présente des informations au sujet des châtiments corporels, et des dangers de ces châtiments :

« Les traumatismes directs ne sont pas rares. Un médecin peut avoir à recoudre le cuir chevelu d’un enfant qui, bousculé par une « bonne claque », est allé heurté le coin d’une table ou d’un radiateur… Simple plaie souvent, mais parfois véritable traumatisme crânien avec ses risques et séquelles possibles. Les gifles appliquées malencontreusement sur l’oreille (et quand on gifle, sait-on où « ça va tomber » ?) sont parfois responsables de perforation des tympans, tandis que le bout d’un doigt va pouvoir léser gravement un œil. Un travail fait au Niger dans un centre d’ophtalmologie montrait qu’un quart des traumatismes oculaires soignés étaient en rapport avec des claques reçues par des femmes ou des enfants (3). Alors que les coups sur les fesses et les cuisses entraînent des hématomes (les « bleus ») qui peuvent laisser des cicatrices internes lésant définitivement des muscles ou des tendons.

Des lésions irréversibles du cerveau peuvent apparaître lorsqu’on secoue un bébé un peu énergiquement parce qu’il irrite son entourage par ses pleurs ou son refus de dormir. Un travail fait à l’Université de Harvard a démontré récemment qu’un quart des enfants secoués fortement avant 4 mois en étaient morts, alors que parmi les autres, plusieurs avaient eu des troubles visuels, des paralysies, des troubles du langage ou des apprentissages(4). L’hôpital des Enfants Malades, à Paris, vient de publier des résultats tout à fait superposables sur ces « enfants secoués ».

La multiplication des accidents et des maladies vient d’être mise en évidence par Jacqueline Cornet qui, en France, effectuant en 1995 une recherche sur 300 jeunes accidentés de la route, a pu établir une relation très étroite entre la force, la fréquence et la durée des coups reçus en famille à titre éducatif et le nombre des accidents subis dans l’enfance et l’adolescence. La différence en nombre et en gravité des accidents est déjà notable entre des enfants jamais battus et ceux qui n’ont reçu que des coups « légers et rares ». Et les enfants les plus souvent battus sont aussi les plus gravement malades. Par ailleurs, phénomène déjà connu, plus les parents ont été battus dans leur enfance et plus ils battent à leur tour leurs enfants. Mais ils se retrouvent aussi plus nombreux à avoir été élevés dans des pays gouvernés par des régimes dictatoriaux : un véritable cercle vicieux de la violence semble ainsi se mettre en place, entraînant l’enfant, la famille et la société de laquelle ils sont issus (5). »

En France, la fessée, et les autres formes de châtiments corporels considérés comme sans conséquences sont encore un sujet tabou, qui ne fait même pas l’objet d’un débat public, contrairement à d’autres pays européens. Malgré les récentes découvertes scientifiques à ce sujet sur le cerveau et les lésions provoquées par ces châtiments, la France continue de résister et de préserver la tradition qu’une bonne vieille fessée n’a jamais fait de mal à personne, la fessée reste intouchable et permise par les autorités qui ne veulent pas aller contre l’avis répandu à son sujet mais que l’on sait aujourd’hui erroné. Même les fessées et autres tapes ne laissant pas de marques provoquent de dégats chez l’enfant. Nous somme comme aux Moyen Age quand l’église ne voulait pas reconnaitre que ce n’était pas le soleil qui tournait autour de la terre mais le contraire. La prévention des violences par exemple des jeunes ne peut se faire qu’avec une reconnaissance des causes de ces violences et de leur origine qui réside dans l’enfance.


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81 réactions à cet article    


  • Bois-Guisbert 6 janvier 2009 11:46

    Et si on parlait de ce tantalesque supplice qu’est la privation de dessert, suprême expression de la gestapique répression parentale, créant des boulimiques polytraumatisés obèses en veux-tu en voilà !!!


    • Polimeris 6 janvier 2009 11:51

      1984 


      • roblin 6 janvier 2009 14:39

        Je ne comprend pas ce commentaire, pourriez vous expliquer ?


      • Polimeris 6 janvier 2009 16:50

        Bien entendu.
        Je faisais référence au livre 1984 de Geroge Orwell. Ce livre dépeint une société futuriste où l’homme n’est plus réellement homme. Le monde est gouverné par quelques super-états qui sont tous en guerre froide permanente et qui sont pourtant des copies conformes les uns des autres (la guerre n’étant qu’un prétexte à la manipulation du peuple). Les foules sont gérées par l’etat dans tout leurs actes. La télévision est obligatoire et est équipé de caméra permettant aux animateurs de faire participer et de surveiller les telespectateurs. C’est le monde du fameux Big Brother, chef suprême imaginaire de l’état.

        Le fond de mon propos (qui n’est, je vous l’accorde, pas forcément frappant au premier coup d’oeil) est la dangerosité extrême que représente le contrôle de l’éducation des enfants par l’Etat.
        Dans le monde de 1984 les enfants vivent en effet toujours chez leurs parents, mais leur éducation est entièrement prise en charge par l’état. Les parents ne possèdent plus le droit d’éduquer leurs enfants, et il est même dans l’ordre normal des choses que les enfants dénoncent les peccadilles des parents à l’état afin d’envoyer ces derniers en camps de réeducation. Rituel étrange qui marque la rentré de l’enfant dans le monde du citoyen de l’etat (les parents en retirent une grande fierté).

        Le cas est bien évidemment extrême. Cependant, il convient d’ étudier avec la plus grande précaution tout ce qui touche au contrôle de l’éducation des enfants.

        Car il s’agit bien d’influer sur l’éducation des enfants, n’est ce pas ? Lorsqu’on parle de la méthode de la carotte et du baton, on a vite fait de critiquer le baton et d’encenser la carotte. C’est je pense une grave erreur, les deux ayant une efficacité stupéfiante ou inexistante suivant les situations.
        Priver par la loi les parents de batons, c’est ne leur laisser que le choix de la carotte. Mais voila, dans la vie, tout n’est pas rose. Il y a bien un jour ou on se prend des coups de batons : des justifiés, et des non justifiés. Que va t il arriver à l’enfant qui n’a jamais reçu de coup de baton lorsqu’il s’en prendra un en pleine figure pour la première fois alors que ses parents seront loin de lui ?

        N’oubliez pas, messieurs dames, qu’éduquer un enfant, c’est lui faire découvrir le monde. Si vous ne lui apprenez pas que dans la vie un être humain peut faire du mal à un autre, vous échouez de la plus lamentable façon qui soit. Comment un enfant qui n’a pas conscience du pouvoir de l’homme sur l’homme peut il éprouver le moindre sentiment empathique à l’egard de ses congnénères ? Comment un enfant qui ne connais que la persuasion et la négociation fera t il le jour où il se trouvera nez à nez à la force brutale d’un autre ? ou pire ! que se passera t il si c’est lui qui impose sa force à un autre ?
        Autant de réflexions qui font froid dans le dos.

        Battre ses enfants relèvent d’un déreglement psychologique. Je considère que frapper un enfant au visage est d’une stupidité navrante. De même, le coup de pied (même au derrière) est un mouvement qui a pour but de blesser, et est donc à proscrire selon moi. Mais priver entièrement les chatiments corporels, c’est condamner à la fois vos enfants à la déprime quand ils découvriront le monde, mais également condamner leurs enfants. Imaginez l’horreur suprême du parent qui n’a jamais eut de fessé, et qui un jour, comme ça, remarque que s’il donne une claque à son fils de 4 ans celui ci s’arrête de pleurer. Que croyez vous qu’il va se passer ? Peut être rien. Peut être un enfant battu. Un vrai. Un qui souffre. Tout ça parce que son père/sa mère n’aura pas passé 2 heures de sa vie à pleurer à cause des fessées qu’il n’a pas reçu.

        Je m’oppose donc fortement à ce projet de loi car :

        -  : contrôler l’education des enfants par l’état, c’est annihiler la diversité de caractère d’une génération. C’est également un pas, certes petit mais un pas tout de même, vers le monde de 1984 où les parents seront terrorisés par leurs enfants. (D’ailleurs, cela ne m’étonnerait pas que ce soit le cas de nombreux défenseurs du "tout sucre pour mon bébé")

        -  : la fessée est un outil d’éducation nécesasire à l’équilibre moral de l’enfant

        -  : il faut éduquer les enfants de manière à ce qu’ils soient capables d’affronter le monde sans contraintes, et non pas les faire redouter les chatiments justes et même injustes qui leurs seront infligés. Apprendre à affronter, et non à fuir les problèmes.

        Il y a bien d’autres choses à dire, mais je crois que j’en ai au moins terminer pour l’explication de mon précédent commentaire.


      • roblin 29 janvier 2009 10:07

        N’avez vous pas compris que justement, c’est déjà comme dans ce roman, les romans ne sont que des versions déformées de la réalité de l’enfant, des perceptions interdites, comme dans les rêves ou les perceptions interdites sont présentés sous une forme qui permet de braver la censure interne.

        Il est évident que l’auteur de ce roman à subis une enfance douloureuse , comme les véritables lois sont le reflet de ce que l’on a vécu dans l’enfance, mais la différence est que l’origine de ces loi ou règlement reste souvent cachée.

        Et la société est déjà celle des parents, la point de vue des parents est partout, l’enfant n’a pas de place à lui, même adulte on "est" nos parents parce que l’on a intériorisé leur point de vue si jeune que l’on a cru que c’était le notre ! C’est déjà comme ça, vous avez simplement peur de la réalité, de la voir telle qu’elle est !

        Il ne s’agit pas de surveiller les gens mais d’interdire la violence et la cruauté, ce qui est le véritable rôle de l’etat et ce n’est pas un abus, un abus c’est au contraire de permettre les abus sur les enfants et l’éducation cruelle, c’est exactement comme l’excision du clytoris qui est une coutume, une tradition dans de nombreux pays, on voit la fessée comme eux voient l’excision, car la différence est que nous avons presque tous subis la fessée mais pas l’excision, nous somme en général pour les violence que l’on a subis et contre celle que l’on a pas subis....

        Peut être vouliez vous dire que ça vient de l’enfance ?

        Je conseille le livre d’alice miller "la souffrance muette de l’enfant sur ce sujet" qui montre l’origine cachée de nombreuses oeuvres artistiques :

        "
        Que peut-on lire dans le Guernica de Picasso ? Pourquoi Buster Keaton ne sourit-il jamais ? Que découvre-t-on en filigrane dans la philosophie de Nietzsche ? Quelles ont été les premières années de celui que l’on appelait "le petit père des peuples" Joseph Vissarionovitch Staline ?

        On retrouvera ici la préoccupation essentielle d’Alice Miller : mettre en évidence une vérité qui a si souvent été - volontairement ? - mal interprétée. Non, tous les enfants humiliés et maltraités ne deviennent pas des monstres ; mais tous les monstres, tous, ont d’abord été des enfants humiliés et maltraités (les pages sur l’enfance de Staline, qui font écho à celles de C’est pour ton bien sur l’enfance de Hitler, sont à ce titre exemplaires). Seule la confrontation avec cette vérité, jusqu’à présent ignorée dans l’ensemble des civilisations, peut sauver l’humanité de l’autodestruction la plus aveugle."


      • Naja Naja 6 janvier 2009 11:56

        Merci pour cet article.

        Je devine que l’on va maintenant assister au défilé habituel de minimisations de la violence, sarcasmes et déclarations sur la prétendue culpabilisation outrancière des pauvres parents dépassés. A moins que l’on nous rebatte les oreilles avec l’enfant roi qui se croit tout permis. Blablabla.

        J’ajoute un rappel peut-être un rappel utile  : la maltraitance touche toutes les catégories sociales ; non il n’y a pas que les immigrés alcooliques et chomeurs qui battent leurs enfants...

        Bon courage pour le débat.

        Cordialement,
        Naja


        • tonton max 6 janvier 2009 11:56

          Bravo !
          Excellent sujet, aussi fondamentalement important pour l’avenir la société qu’il est tabou justement.
          Car en fait, derrière le motif de la maltraitance physique se trouve caché l’autre motif autrement + important et difficilement objectivable qu’est la maltraitance psychologique.
          Maltraitance qui peut facilement gâcher une vie. Les prisons en sont remplies en permanence, et les psy qui les fréquentent le savent. Même les flics expérimentés qui n’ont jamais fait de doctorat psy s’en rendent compte, à force de voir se répéter les mêmes schémas.
          En fait, on est en encore en plein Moyen-Age sur cette question.
          Tout reste à faire.
          Il va falloir faire accepter le "droit d’ingérence familiale" en quelque sorte.


          • bulu 6 janvier 2009 15:27

            Bien d’accord avec tonton, le probleme de maltraitance psychologique est encore bien plus grave et plus difficile à analyser/detecter que des bleus sur le corps.

            La violence psy est encore plus tabou, car présente dans toutes les structures de la société et difficilement imputable à un bouc émissaire (classiquement les hommes au sein des couples, les immigrés pour la délinquance...).

            Bref, l’article y aurait gagné à présenter la violence physique faite aux enfants comme un pendant d’une violence plus globale qui peut leur être faite.


          • saint_sebastien saint_sebastien 6 janvier 2009 12:02

            quand j’étais jeune , j’ai fait des conneries , je me suis prit de bonnes claques qui m’ont remit dans le droit chemin. La réprimande physique doit être exceptionnelle mais elle est importante pour faire comprendre à l’enfant qu’il a dépassé certaines limites.

            Oui mon fiston se prendra de bonnes giffles si jamais il fait n’importe quoi et elles seront justifiées.

            Vous article n’est qu’un tissu de bétises et d’amalgames suspects qui assimilent l’éducation "physique" à la maltraitance , alors que la maltraitance est de la pure méchanceté, la ou la claque pragmatique doit être justifiée pour structurer l’enfant quand il dépasse certaines limites...

            Je suis donc pour le droit aux parents à corriger leurs enfants , et surtout à choisir la façon dont ils veulent les éduquer.




            • tonton max 6 janvier 2009 12:17

              Bien sûr, mais comment faire la différence entre la punition juste et la méchanceté-défouloir ?
              Car c’est là qu’est le vrai problème de fond. Comment objectiver ça de l’extérieur ?
              L’intérêt de l’interdit sur l’oppression physique ouvre la porte à un suivi.
              Sinon, il n’y a rien qui se fait.


            • foufouille foufouille 6 janvier 2009 16:23

              suffit de se limiter aux petite gifles
              pas la claque de cowboy


            • tonton max 6 janvier 2009 16:42

              Pas si simple... une multitude de petites gilfles ou brimades diverses données sans raison génère d’abord une incompréhension, puis un sentiment d’injustice confirmé, et enfin la haine.
              La justification morale de la sanction est très importante, sinon elle n’a aucun effet éducatif.


            • foufouille foufouille 6 janvier 2009 16:55

              donc sans exces et justifie
              on peut dire la meme chose des interdictions morales


            • thomthom 7 janvier 2009 10:49

              Et puis une fois qu’on aura interdit les simples giffles et fessées... comment condamnera-t-on les parents récalcitrants ? On afffligera aux parents la même "punition" pour avoir simplement gifflé leur enfant que pour l’avoir battu régulièrement et mis leur vie en danger ? ou imaginez-vous une "riposte graduée" basée sur une appréciation des faits aussi hasardeuse que subjective ?

              Interdire les "chatiments corporels légers" (n’entrainant aucune blessure) ne fait que déplacer un problème mais ne résoud rien.

              Et puis l’étape suivante c’est quoi ? interdire à "forcer" physiquement l’enfant à faire (ou ne pas faire) quoi que ce soit ? Comment réagissez-vous le jour ou votre mome pique une collere noire et se met à vous ruer de coup ? Non seulement vous vous privez le droit de le calmer avec une bonne baffe, mais aussi de simplement l’empecher de continuer en bloquant ses mouvement (bah oui ! en faisant ca, vous risquez de le faire mal.... dans un sesn vous le brutalisez) ?

              Enfin, quel autre possibilité laissez-vous aux parents qui ont essayé toutes les méthodes éducatives qu’ils connaissent/maitrisent pour se faire obéir/respecter de leur enfant une fois que vous leur avez enlevé cet ultime recours ? On laisse l’enfant prendre le pouvoir dans la famille et décider de tout ? Bien sûr que le chatiment corporel est une "mauvaise méthode", un constat d’échec de la part des parents... mais c’est leur dernier recours en cas d’échec éducatif (punitions inefficaces...) Enlevez-leur ca et vous agraverez tous les problèmes que l’on connait aujourd’hui liés à la tendance de "l’enfant roi".

              L’intention défendue dans l’article est louable... mais en pratique, pas sûr que cette idée ne pose pas bien plus de problème qu’elle n’en résolve.


            • foufouille foufouille 6 janvier 2009 12:25

              article qui prone l’enfant roi
              on voit ce que ca donne


              • saint_sebastien saint_sebastien 6 janvier 2009 12:34

                exactement , on pourrait retourner la plupart des arguments de l’auteur dans l’autre sens.

                L’auteur nous dit , c’est parce que l’on donne la fessée à l’enfant qu’il devient violent. Moi je lui répond le contraire , c’est parce que les parents ne signifient plus certaines limites à leur enfants que certains deviennent délinquants.

                Plus que jamais les parents abdiquent devant la difficulté à élever un enfant. Ils délèguent cette éducation aux profs et à l’état dont ce n’est pas le role , et on devrait en plus faire voter des lois qui disent aux quelques parents qui s’éfforcent d’élever leurs momes comment ils devraient faire ? hallucinant.

                J’aimerais en savoir un peu plus sur l’auteur car la bio ne dit rien , mais la ,ya clairement un problème , entre sa façon de s’exprimer , de faire l’amalgame entre maltraitance et correction physique "maitrisée" et non sortir en suite que le fait de donner la fessée transforme nos têtes blondes en déliquants on est dans le délire le plus totale...

                Si certains parents réussissent à élever leur môme sans une claque , ni une fessée , ni un "tirement" d’oreille , chapeau , mais que l’état ne vienne pas me dire comment élever mes enfants...


              • roblin 6 janvier 2009 14:52

                Voilà le problème, cet article et les sites présentés ont pour but justement de permettre de sortir de ces méthodes d’éducation violentes, je ne peux que vous encourager à lire plus en avant ces sites.

                Les parents qui défendent les claques et autres fessées "salutaires" semblent ne pas comprendre que la véritable cause pour laquelle ils font ça est qu’ils ont été traités comme ça par leur propres parents, des enfants qui ont été respecté ne frapperont pas leurs enfants, même si c’est permis par la loi et la société, c’est cet aspect historique qu’Alice Miller a découvert.

                Bien sûr, certains parents comme vous n’arrivent pas à faire autrement, mais l’important est de se demander pourquoi, de comprendre l’origine et les causes de ça, ce qui permet de s’en libérer et l’on voit alors que l’on a pas besoin de ces méthodes qui ont pour but conscient d’éduquer les enfants, mais qui en réalité ont pour véritable but inconscient de ne pas ressentir la douleur et la souffrance de l’enfant.

                Les fessée et claques n’apprennent à l’enfant qu’a frapper à son tour les enfants, contrairement à une idée reçue, ça ne permet pas à l’enfant de rester dans le droit chemin. En apparence, c’est ce qui se passe, mais c’est simplement que l’enfant apprend à ne pas exprimer et ressentir la souffrance, ce qui conduit adulte et adolescent à des violences. On ne comprend pas pourquoi les enfants deviennent violents parce que l’on ne veut pas voir le lien de cause à effet entre les violences subies par l’enfant et la violence à l’âge adulte. Comme le dit un autre commentaire, il y a des parents qui n’utilisent pas ces méthodes et les enfants ne deviennent pas pour autant des tyrans, au contraire !

                Je peux vous invité à écrire directement à Alice Miller sur ce sujet :
                http://alice-miller.com/courrier_fr.php?lang=fr&nid=0



              • roblin 6 janvier 2009 15:02

                Il ne s’agit pas d’enfant roi, mais de respecter l’enfant et sa dignité, comme on demande aux adultes de ne pas se frapper. Il ne s’agit pas de laisser l’enfant tout faire, au contraire, il s’agit justement de ne pas lui apprendre la violence par l’exemple qu’on lui en donne.

                Et il serait tout aussi justifié de parler des "parents rois" qui se croient tout permis avec leurs enfants, comme si l’enfant devait respecter ses parents alors que ceux ci ne le respectent pas. On demande à l’enfant de respecter ses parents, mais on oublie qu’avant tout un enfant qui ne respecte pas ses parents est un enfant qui n’a pas été respecté.

                Voici un article qui montre les dangers qui se cachent derrière les idées concernant les "enfants rois" qu’il ne faudrait pas respecter : A l’occasion de Noël et à propos de l’enfant-roi


              • saint_sebastien saint_sebastien 6 janvier 2009 15:17

                Mais peu importe votre point de vue , l’état n’a pas à se meler de la manière dont j’élève mon enfant tant que je ne met pas en dangers la vie de ce dernier.

                A partir de la ; ce que vous croyez valable pour vous n’est absolument pas valable pour chaque familles dans des envirronements diverses.

                Et l’envirronement familial n’est certainement pas le seule envirronement ou l’enfant pourrait faire l’apprentissage de la violence. Certains enfants se comportent très bien chez eux et sont très violents en société.

                Bref le problème est que vous continuez à faire l’amalgame entre violence gratuite , ou maltraitance, et violence maitrisée si necessaire. Les enfants qui se prennent des baffes "justifiées" ne deviennent nullement des bourreaux, corriger un mome qui a fait une grosse connerie , le sanctionner , c’est prévenir l’action d’une autorité extra parentale qui devra fixer les limites à l’enfant de manière judiciaire quand les parents n’auront pas été capable de maitriser leur progéniture. En gros c’est agir soit même pour prévenir l’action d’une autorité étatique.

                Certains se croient tellement au pays des bisounours , qu’ils ne comprennent pas qu’on puisse avoir à remettre l’enfant à sa place. Il y a diverses manières de le faire,c’est clair ,mais faire une loi sur le chatiment corporel signifirait aux parents désormais , si votre enfant ne vous obéis pas on peut utiliser le juge et la prison comme moyen de coersission...en corrolaire si vous fessez votre enfant , ce dernier pourra aller se plaindre aux autorités compétentes ? Bah je peux vous assurez que la délinquance juvénile va exploser.

                Bref vous êtes les tenants d’une pensée érratique et dangereuse. il exige déja des lois pour punir la maltraitance , mais la maltraitance et le chatiment corporel n’ont rien à voir. Peut importe si on conteste la portée éducative du chatiment corporel , chaque parent doit garder la liberté d’élever son enfant de la manière qu’il estime juste , l’état n’a rien à faire dans cette histoire , ou alors on délegue à l’état l’acte d’éducation de manière systématique , ce qui est le propre des sociétés faschistes et totalitaires/


              • foufouille foufouille 6 janvier 2009 16:27

                la reaction de l’auteur me fait penser a la suppression des centre de correction
                ca aurait merite d’etre modernise, c’est sur
                mais l’age des momes qui font des conneries.....
                ils savent que la justice ne fera rien, ils peuvent donc crame des bagnoles


              • Seregedhel Seregedhel 6 janvier 2009 18:42

                Entièrement d’accord avec saint_sebastien

                Cordialement


              • Karl-Groucho Dvant 6 janvier 2009 19:39

                "peu importe votre point de vue"...

                On voit immédiatement le respect de l’autre venant des cogneurs...

                Son point de vue à lui est simple : il peut cogner, faire souffrir, traumatiser à vie, ce ’est pas du mauvais traitement.

                Puisqu’il vous le dit, et que "
                peu importe votre point de vue"...

                Je précise que je n’interviens pas au hasard. Enfant battu, objet permanent de double-contrainte (on ne fume pas dit la mère en fumant, on ne boit pas dit la mère en buvant, on respecte les autres disent père et mère en cognant et en humiliant...). 8 ans de psychanalyse... Refus de me reproduire (ce qui est une bonne chose pour la planète, meme si c’est trop tard !)... Et je vous passe la pension de curés tripoteurs...


              • Naja Naja 6 janvier 2009 19:47

                @ saint_sebastien,

                " Les enfants qui se prennent des baffes "justifiées" ne deviennent nullement des bourreaux, corriger un mome qui a fait une grosse connerie , le sanctionner , c’est prévenir l’action d’une autorité extra parentale qui devra fixer les limites à l’enfant de manière judiciaire quand les parents n’auront pas été capable de maitriser leur progéniture. "

                Il y a beaucoup plus de chance de ne pas voir son enfant se transformer plus tard en délinquant en lui apprenant à réfléchir au sens et implications de ses actes... qu’en le frappant quand il fait une bêtise. Cela n’exclut pas les punitions, cela exclut la violence physique.
                Or corriger son enfant en le tapant suppose de s’abstenir de réfléchir à la portée de cet acte de violence. Sauf à développer des théories ineptes comme Polimeris a fait plus haut.


              • roblin 6 janvier 2009 19:56

                Et la photo de votre profil, c’est celle prise lors de votre arrestation, celle de votre casier judiciaire ?


              • saint_sebastien saint_sebastien 6 janvier 2009 20:05

                je n’ai à me justifier devant personne à propos de la manière dont j’élève mes gosses. C’est ma responsabilité comme c’est la votre d’élever les votres de la meilleur manière qu’il soit pour qu’ils aient le maximum de chance de réussir leur vie.

                Mais l’état n’ a pas à me dire comment je dois faire et surtout de voter des lois sur le supposé sadisme du chatiment corporel. On commence comme cela et demain on va vous dire qu’élever le ton ce n’est pas bon pour le psychisme de l’enfant...


              • appoline appoline 6 janvier 2009 20:15

                Foufouille, vous avez raison. Nous sommes passés d’une extême à l’autre. Il est important que l’enfant ait des repères, découvrir le monde n’est pas une simple affaire. De temps en temps, il est impératif que les parents recadrent les débordements. Quand je vois ces mères, gardant dans leur giron leur gamin jusqu’à 6 ans, tout en écartant le père ; je me dis qu’il est grillé dès le départ. Ce ne sont pas les enfants qui font le plus de dégats mais les parents confortés dans leur comportement par des lois qui relèvent de l’irresponsabilité. Les résultats parlent d’eux-mêmes.


              • miwari miwari 6 janvier 2009 21:38

                @ Karl-Groucho Dvant

                Désolé pour tout ce qui vous est arrivé, mais votre cas est justement ce qui ne devrait pas se produire.

                saint_sebastien parle de punir (gifle ou fessée) lorsque l’enfant fait une bêtise alors que les parents ont épuisé tous les autres recourt (froncement de sourcils, punition... etc.)


              • Naja Naja 6 janvier 2009 21:59

                @ saint_sebastien,

                " Mais l’état n’ a pas à me dire comment je dois faire et surtout de voter des lois sur le supposé sadisme du chatiment corporel. On commence comme cela et demain on va vous dire qu’élever le ton ce n’est pas bon pour le psychisme de l’enfant..."
                Je ne parlais pas de la légifération ici. Je commentais votre phrase, c’est tout.

                Je suis opposée à la violence dite "éducative". Pour autant, je n’ai pas (encore) d’avis sur l’idée de poser une interdiction légale sur cette pratique.
                Mais je remarque que l’éventualité soulève des questions intéressantes. Elle met aussi en évidence un puissant refus de s’interroger sur les comportements parentaux, pour peu que ces derniers se considèrent bien intentionnés. 


              • Karl-Groucho Dvant 7 janvier 2009 04:28

                Et bien entendu, vous tentez de justifier giffle ou fessée.

                Mais c’est CA les MAUVAIS TRAITEMENTS.

                Vous n’avez AUCUN argument.

                Le sadisme ne se justifie pas si facilement...


              • foufouille foufouille 7 janvier 2009 11:21

                mais oui
                on voit ca en banlieue ce que ca donne
                si les parents engueule ou frappe les momes pour de bonnes raison, ils finissent au commissariat
                certains momes sont places
                meme histoire qu’avec le delire "pedophile"


              • thomthom 7 janvier 2009 11:40

                A suivre la logique de l’auteur, bientot, il faudra impérativement avoir un bac+10 en psychologie infantile, doublé d’une spécialisation en méthodologie éducative pour avoir LE DROIT de procréer et d’éduquer ses enfants.

                Qu’on recherche, présente, défende, promeuve et encourrage des méthodes éducatives "sans violence", si tant ait qu’elles aient fait leurs preuves est une chose, indiscutablement bénéfique et louable.

                Mais vouloir IMPOSER aux parents de maitriser parfaitement et d’appliquer ces méthodes, en leur privant du droit à user de méthodes éducatives plus traditionnelles (et PEUT ETRE moins efficaces... ca reste à prouver mais c’est possible) est totalement délirant.

                On ne peut pas imposer à tous les parents d’etres parfaits.... si tant est que l’on sache vraiment ce que c’est qu’un parent parfait ! On ne peut pas obliger un parent d’etre parfait et mettre en prison tous ceux qui ne le seraient pas sous prétexte de leur non maitrise de certaines méthodes éducatives jugées à un moment donné meillures qu’une autre. On nage en plein délire sécuritaire !

                Je pense donc que le débat sur l’usage des giffles et fessées "raisonnables" est sain, souhaitable, même si je ne suis pas certain que les choses soient aussi simples et tranchées que l’auteur les présente, mais par contre, je suis clairement opposé à ce que la loi interdise ces méthodes (pour les raison évoquées ci-dessus).


              • Mycroft 7 janvier 2009 14:25

                Ce qui est délirant, c’est de penser qu’on a besoin de ne faire aucun effort pour mériter d’avoir un enfant.

                Pensez donc que vous imposez la vie a un être qui n’a rien demandé, que vous imposez aussi sa vie à la collectivité, donc à l’état, qui devra donc le prendre en charge, que vous imposez enfin sa vie à la planète, qui devra donc faire avec un être humain de plus, comme s’il n’y en avait pas déja dix fois trop. Et vous ne devriez pas avoir de compte à rendre sur la façon dont vous éduquez vos enfants, ni de garantie à donner sur votre capacité à l’éduquer correctement ? Il est certes difficile de définir une éducation correcte, mais il y a quand même des bases assez simples (ne pas fumer alors qu’on le lui interdit, par exemple, c’est une évidence mais apparament pas pour tout le monde...).

                Pour l’histoire des violences "modérées" je suis partagé. D’un coté, les statistiques semblent indiquer que l’effet de tel réformes soit positif. De l’autre, je me méfie de ces études statistique qui ne sont absolument pas des expérimentations ou des déductions, et qui, au final, consistent souvent à prendre deux bassines, à les remplir toutes les deux de liquides différents, à les peser, et à dire que le liquide la bassine la plus lourde est plus dense que le liquide de la bassine la plus légère, sans se préocuper du poids des bassines (pas forcément du même poid) ni du volume de liquide présent dans chaque bassine (pas forcément le même). Bref, à ne prendre en compte que les aspects qui nous interessent sans se préocuper des liens réel entre les causes et les effets.

                Un enfant, quoi qu’on en dise, est loin de disposer des capcités intellectuelles d’un adulte. J’ai connu des bébé plus con que mon chat (pourtant assez loin du prix nobel). On ne peut pas demander à un adulte de respecter un être à peine capable de comprendre ce qu’on lui dit. D’avoir de la compassion pour lui oui, de ne pas profiter de sa faiblesse, oui, d’avoir du respect, non.

                La vie en collectivité n’est possible que s’il y a sacrifice (par principe d’entropie, le rendement n’est jamais égal à 1, donc on sacrifie toujours quelque chose). Le sacrifice ne se fait en règle général que sous la contrainte, active (utilisation d’un pouvoir, qui peut être la violence ou autre chose) ou morale (on fait culpabiliser l’individu s’il refuse de se sacrifier), la deuxième étant la plus efficace, mais aussi la plus dur à mettre en place. Pour les enfants, la contrainte morale est difficile, il n’a en effet pas la capacité de réellement culpabiliser. Reste donc la contrainte active. Afin de graduer les peine utilisant la contrainte active, laisser la possibilité d’avoir recour à la violence (modérée bien sur) dans des cas grave (par exemple si l’enfant frappe ses parents) me parait raisonable.


              • appoline appoline 7 janvier 2009 15:47

                @ Karl,
                Il ne faut pas tout confondre ; vous écrivez n’importe quoi. Aujourd’hui, la plupart des gamins sont mal élevés, irrespectueux au possible. Je suis désolée de vous contrarier mais dans ces cas, une bonne torgnole remet les idées en place. Mince, quand vous voyez que des mômes de 8 ans, jurent comme des charretiers et insultent tout ce qui leur tombe sous la main, à commencer par leurs instituteurs. Je remercie mes parents de m’avoir donné quelques rougeurs.


              • oncle archibald 6 janvier 2009 12:30

                Qui n’a reçu une fois dans son enfance ou son adolescence « la » gifle retentissante ou « le » coup de pied au cul dont il s’est souvenu toute sa vie tant cette réaction parentale était inattendue.

                Bien entendu il ne s’agit pas pour moi de justifier les châtiments corporels, et encore moins sur un bébé que sur un gamin, mais de rappeler que les parents peuvent être occasionnellement excédés par le comportement de leurs progéniture, notamment à la période pré-ados et ados, sans pour autant être des « bourreaux d’enfants ».

                Autant je partage l’avis de l’auteur sur les conséquences épouvantables d’une éducation par la violence qu’elle soit physique ou psychique, autant je crois qu’il ne faut pas instrumentaliser et encore moins légiférer sur la gifle ou le coup de pied qui dans certaines circonstances « partent tout seuls » tout à fait exceptionnellement ce qui en fait des évènements majeurs et une introduction « marquante » qui donne un poids particulier à la discussion qui va suivre.


                • roblin 6 janvier 2009 15:10

                  Moi aussi j’ai reçu ce genre d’éducation mais j’ai compris depuis que les prétendues bétises que je faisais lorsque c’était vraiment le cas était du aux manque d’attention des adultes et ces "bétises" étaients justement déja du à cette éducation laxiste ou du moment que l’enfant ne disait rien, c’est qu’il allait bien.

                  Derrière ces bétises se cachent la souffrance de l’enfant, la cruauté cachée derrière ces pratiques répandues comme la fessée passe souvent inaperçue, la fessée n’est qu’une partie des violences faites à l’enfant.

                  On prétend en effet remettre l’enfant dans le droit chemin sans voir qu’en le frappant, même si ça ne fait pas mal, on ne fait que reproduire ce qui a fait que l’enfant est devenu "insupportable", la fessée, les gifles et les coups de pieds ne sont qu’une partie de ces violences, c’est la partie la plus visible.

                  J’ai eu des exemples de cousins/cousines élevés plus librement, et je répète que l’enfant n’a pas besoin de châtiments corporels pour apprendre à se respecter.

                  On demande aux enfants de respecter leurs parents, mais si l’on apprenais aux parents à respecter leurs enfants, ça irait déjà mieux. Les parents semblent souvent beaucoup moins exigents avec eux mêmes (un main qui part toute seule, c’est pas grave) qu’avec leurs enfants...


                • Blé 6 janvier 2009 14:32

                  J’approuve complètement votre article, dommage que ce type de sujet ne soit pas plus souvent abordé.
                  Je peux témoigner d’une expérience personnelle. J’ai été élevée dans un climat où l’idée d’un enfant qui n’obéit pas est un enfant dangereux. Cette idée implique ce qu’Alice Miller appelle "La pédagogie noire".
                  Je ne veux pas dire tout le vécu, la seule chose qui me semble importante lorsque l’on a été une enfant et une adolescente battue (j’ai reçu ma dernière raclée à 21 ans ans moins une semaine), il est absolument nécessaire de remettre en cause son "dressage" ( parler d’éducation à un certain degré de violence n’a plus de sens).
                  Comme le dit Alice Miller, c’est très difficile pour un enfant (devenu adulte) de remettre en cause ses parents car quelque part, on remet en cause leur amour. Cependant il est nécessaire d’admettre que ses parents ont été violents (consciemment ou inconsciemment) pour être capable de manière spontanée de fonctionner autrement que sur le mode de la violence.

                  L’enjeu est important.J’ai pu éviter les claques, les gifles, les fessées et autres tendresses sans pour autant laisser faire mes enfants. L’adulte doit dire non à un enfant et expliquer selon son âge la raison du non. Un enfant a besoin d’autorité pas d’autoritarisme. Que ce soit de la part des parents, des membres de la famille ou à l’école.

                  Il faut comprendre ses parents et cela demande du temps, comprendre d’où vient leur violence et dans quel type de société elle peut se transmettre de génération en génération. On arrive pas au monde, on arrive dans un monde et ce monde est déjà organisé, reste à le décripter.

                  Une anecdote

                  Un jour ma fille ainée revient de l’école, elle avait environ 7 ans et en ouvrant la porte hurle : "Maman pourquoi tu ne m’aimes pas ?"
                  Surprise et décontenancée, je lui demande : "Qu’est-ce qui te fait dire ça ?"
                  Elle me répond tout simplement : "Tu me donnes jamais de fessée ni de claque, les autres (ses copines de classes) elles en reçoivent parce que leurs parents les aiment." Tel que.

                  Alors j’ai pris ma fille dans les bras et je lui ai expliquée que l’essentiel de l’amour réside ailleurs que dans les coups. Nous avons lu ensemble "Le petit prince de Saint-Exupéry".



                  • Valou 6 janvier 2009 15:05

                    Je pense qu’on ne peut pas généraliser ce genre de question. Il y a des enfants qui peuvent très bien s’en sortir sans violence et d’autres qui y voient de la faiblesse et en profitent. C’est une question de milieu social de tempéramment et que sais-je d’autre. Vos statistiques montre qu’en moyenne on arrive à un meilleurs résultat en Suède, mais d’une part nous ne sommes pas en Suède, d’autre part il y a peut-être d’autres facteurs impliqués dans ce résultat comme l’amélioration du confort de vie ou le niveau d’éducation des parents par exemple.
                    Il y a des abus, il y a des drames, une interdiction réduirait ces cas mais il y aurait je pense d’autres problèmes. Une simple campagne de prévention serait à mon avis plus judicieuse pour éviter de banaliser la violence parentale sans l’interdire arbitrairement.


                    • roblin 6 janvier 2009 15:24

                      Le mode de vie n’a rien à voir, on trouve ces comportements même chez les parents ayant un niveau de vie dit confortable, n’ayant pas de problème matériel.

                      Les véritables causes résident dans l’enfance que l’on soit en France, en Suède ou en Afrique, mais ça, peu de gens sont capables de le voir parce que ça remet en question les parents et que nous avons appris par peur d’eux dans notre enfance à ne pas les remettre en question pour se protéger d’eux.

                      Le mode de transmission du Sida est le même en Afrique ou en France, ce qui a permis en Suède cette évolution est justement une campagne de prévention et d’explications associé à une loi. Les véritacles raisons du succès en Suède et dans d’autres pays de ces lois et que ça permet une prise de conscience.

                      Comme toujours, on refuse de voir l’origine des comportements de l’enfant qui apprend pas imitation, si les parents ne sont vraiment pas violents, l’enfant ne va pas devenir violent et voir ça comme une faiblesse, et en profiter comme vous dites.

                      Malheureusement, dans ce domaine, on oublie qu’une partie de la violence reste bien souvent invisible, ce qui permet de refuser de comprendre qu’un enfant n’est pas violent naturellement, mais qu’il l’apprent, comme on apprend à l’enfant à lire ou à écrire. On croit que l’enfant est naturellement violent ou profite de la non-violence de ses parents pour abuser parce que l’on ne voit pas ce qui a rendu l’enfant violent.
                      On ne voit en général que l’aspect superficiel et visible des faits, on oublie leurs causes et leur origine.


                    • LM 6 janvier 2009 15:30

                      entièrement d’accord : ne pas généraliser ! J’ai eu des baffes, j’en méritais ... et j’en donne aujourd’hui à mon avis ... trop peu (à la vingt-cinquième explication sans effet ...)  smiley
                      J’ai vu des mômes arriver en colo avec des traces de coup : c’est clair c’est abominable,dégueulasse mais je connais aussi un bon paquet d’insupportables qu’une bonne fessée ou coup de pied aux fesses par leurs parents ou même l’instit remettrait certainement dans la bonne direction. Ca leur permettrait peut être même de comprendre qu’en ce bas monde la sanction peut parfois suivre l’explication. 


                    • foufouille foufouille 6 janvier 2009 16:34

                      il faut pas verser dans l’exces
                      tout interdire revient a tout autoriser
                      en suede (ou autre pays congele) un type a porter plainte contre son voisin car il fumait dans son jardin
                      aux usa, on peut faire des proces debiles car il n’est pas inscrit sur le mode d’emploi les choses idiotes

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