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Logiciel propriétaire : les raisons d’une dépense inutile ?

Comme beaucoup d'acteurs de l'informatique, je pensais, avec l'arrivée de OpenOffice, de LibreOffice, puis de Google Apps, que la suite bureautique Microsoft Office n'avait plus de réel avenir. Il est tout de même étonnant de constater les raisons de l'entêtement des DSI des grands groupes, des collectivités et de l’État français à vider leurs poches pour payer un droit à utiliser une suite logicielle bureautique !!!

Les raisons d'une "réussite" commerciale ?

Il y a, de mon point de vue, cinq raisons à ce que les entreprises aiment à se faire "racketter". La 1re est historique. C'est l'incapacité des DSI et des DRH à conduire le changement, selon le principe qui veut qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Pour ces mercenaires d'un nouveau genre empreints de beaufitude, le choix de l'Open Source serait même devenu un risque, soucieux qu'ils sont de construire une carrière sans embûche !

La 2e, ce serait la qualité des logiciels de la suite bureautique de la firme de Redmond. Ils seraient plus vifs, plus riches et mieux pensés sur le plan fonctionnel. LibreOffice ou OpenOffice ne sont pas les seuls logiciels à pouvoir concurrencer Word et Excel. L'Open Source dispose de solutions véloces - et suffisamment fonctionnels pour l'usage qui en est fait - comme Abiword ou Gnumeric ! 

La 3e qui me semble de loin la plus importante et qui rejoint la 1re, c'est que dépenser, c'est exister. Que serait une DSI sans ces centaines de milliers d'euros consacrées aux licences ? Que serait une DRH sans présenter des dépenses destinées à la mise à jour des compétences ? Le responsable d'un centre de formation m'expliquait hier qu'il avait vendu 500 jours de formation pour une entreprise de 3300 salariés pour le passage de Office 2003 à Office 2010 ! N'y a-t-il rien d'autre à faire que de brûler ces budgets pour autant d'insignifiance ? Nos problèmes de compétitivité proviennent aujourd'hui en grande partie de l’inadaptation des budgets consacrés à la formation professionnelle.

La 4e raison, c'est la défiance toujours vivace exprimée par la plupart des directions informatique qui considèrent les solutions Open Source moins fiables que les produits commerciaux. C'est évidemment totalement faux. Prenons un exemple. Au cours de l'année 2012, Microsoft Office a fait l'objet de 7 alertes de sécurité selon le CERTA, là où LibreOffice n'en a connues que 4 !!! Il faudrait aussi parler des délais moyens d'apparition des correctifs.

La 5e raison tient aux applications utilisées par les entreprises. La plupart d'entre elles proposent des liens dynamiques au travers de macros réservées aux seuls logiciels de la suite Microsoft. Les éditeurs continuent de reproduire là un modèle né dans les années 90 et qui est en train de voler en éclat. Leur absence d'ouverture et d'imagination ne leur laisse pas d'autre alternative que de mourir à petit feu.

Le choix du logiciel propriétaire est un cimetière en devenir !


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64 réactions à cet article


  • Deneb Deneb 24 novembre 2012 11:50

    duralex : "...la gratuité est un problème car elle engendre la pauvreté, c’est une forme de bénévolat qui n’est pas sain car tout travail mérite salaire....« 

    Heureusement que l’on vous prend au 2ème degré, des politiciens utilisent justement ces arguments pour renforcer la dictature dans laquelle on glisse de plus en plus. Combien de fois on m’a expliqué ce que vous venez d’écrire, sur un ton tout à fait sérieux. Le pire c’est que c’est tellement énorme d’illogisme que, pour y répondre il aurait fallu descendre au même niveau et c’est là que les habitués des arguments fallacieux vous battent avec l’expérience.

    La gratuité engendre la pauvreté uniquement chez ceux qui se sont approprié et qui vendaient cher les ressources qui naturellement appartiennent à l’humanité toute entière - je parle des œuvres de l’esprit. Il est clair que ceux qui vendaient les encyclopédies ont été durement frappés par Wikipédia. Les cartographes maudissent Google Earth etc. etc. Mais au niveau de l’humanité, c’est un vrai bond en avant. Les choses qui prouvent qu’en polarisant les enthousiasmes on arrive beaucoup plus loin qu’en multipliant les appâts de gains. Un coup dur pour le système qui, telle une bête blessé, cherche à frapper avec une force aveugle ceux qui en fin de compte enrichissent l’humanité.

    Tout travail mérite salaire ? Le »travail« le plus créatif, la dilatation du col de l’utérus lors d’un accouchement, engendre-t-il un salaire ? Oui, s’il s’agit d’une mère porteuse, tombé enceinté par »l’immaculée conception", sans acte sexuel. A part cela, je me demande bien qui a payé le bois qui a travaillé dans ma table de cuisine, que j’ai fini par jeter, les fissures l’ayant rendu inutilisable... smiley


  • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 24 novembre 2012 18:52

    @durae.leges.sed.leges

    L’informatique, c’est du service. L’Open Source, le logiciel libre nous reposent la question du travail. Alors, dans l’informatique aussi, remettons en avant la valeur « travail » !


  • Croa Croa 25 novembre 2012 00:04

    « la gratuité est un problème car elle engendre la pauvreté »

    FAUX, c’est le contraire !
     Le partage rend tout le monde plus riche, et il s’agit de richesse réelle.

    La propriété c’est du vol, plus exactement une arnaque qui permet à certains de retenir les richesses seulement pour eux. Donc en privant certains, c’est elle qui engendre la pauvreté !


  • anomail 26 novembre 2012 09:21

    [D’un autre côté, la gratuité est un problème car elle engendre la pauvreté, c’est une forme de bénévolat qui n’est pas sain car tout travail mérite salaire surtout dans un monde où précisément il n’y a plus de travail.]

    Vision très réductrice des créateurs de logiciels libres.

    Explication :
    http://sebsauvage.net/rhaa/index.php?2008/04/08/10/59/12-opensource-et-payant


  • Tresorauto 7 mars 2013 14:48

    «  A part cela, je me demande bien qui a payé le bois qui a travaillé dans ma table de cuisine »=> Ben on sait pas pour votre table de cuisine.

    par contre pour les logiciels libres, ce qui est bien c’est qu’ils se popularisent dans de très nombreux domaines et on peut en imaginer dans tous les domaines : e-commerce (avec prestashop par exemple), où encore un logiciel libre pour aménager son intérieur et sa cuisine sur mesure

    Je pense aussi que les logiciels payants s’ils n’apportent pas un grand plus (hormis le fait d’avoir été là les premiers) vont finir pas décliner.


  • jidge 24 novembre 2012 09:23

    Juste une petite rectif : un logiciel « open source » n’est pas gratuit : sinon ces sociétés mettraient la clef sous la porte. En fait, le logiciel est généralement (pas toujours, voir Red Hat par exemple) gratuit, mais la maintenance, la formation et tout ce qui va autour est payant.

    Cela reste nettement moins cher que les logiciels propriétaires (Microsoft, Oracle, etc..).

    Notons aussi que certains d’entre eux commencent depuis plus de dix ans maintenant à s’implanter dans des grandes structure comme...la gendarmerie (Open Office, puis , me semble-t-il, Linux depuis).


    • Croa Croa 25 novembre 2012 00:22

      Effectivement ces logiciels ne sont gratuits que pour les particuliers qui bricolent.

      Par contre pour une entreprise, où aucune intervention n’est gratuite, ils sont loin de l’être !  La licence d’achat n’est qu’une petite partie des coûts et sur le reste il se pourrait bien que les logiciels commerciaux soient plus souvent compétitifs car plus standards, faciles à administrer et donc finalement moins chers à l’usage. (Mais je peux me tromper là !)

      Par ailleurs il y a le cas particulier de Windows, systématiquement monté d’origine, pas gratuit mais, offert avec la machine, qui semble l’être ! 


    • BOBW BOBW 24 novembre 2012 09:31

       Bravo de cette mise au point juste et précise (afin d’informer les utilisateurs et consommateurs ) rejoignant les analyses désintéressées de l’ éminent R.M. Stallman qui a déclaré à plusieurs reprises
       « Je puis expliquer la base philosophique du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Liberté, parce que les utilisateurs sont libres. Égalité, parce qu’ils disposent tous des mêmes libertés. Fraternité, parce que nous encourageons chacun à coopérer dans la communauté


      • Deneb Deneb 24 novembre 2012 18:09

        bobw : croyez-vous que c’est l’esprit de ce slogan républicain qui a séduit la Gendarmerie Nationale pour adopter Linux dans leurs ordinateurs ?


      • Deneb Deneb 24 novembre 2012 18:18

        Comme chantait ce cher Georges :

        Les gendarmes, même les gendarmes,
        Qui sont par nature si ballots.
        Se laissaient toucher par le charme...


      • jef88 jef88 24 novembre 2012 11:37

        pourquoi les logiciels propriétaires survivent ?
        - chez les particuliers
        on achète un ordi avec la suite office de microsoft ! de toute façon on l’a payée alors pourquoi changer .....
        - dans les entreprises
        même motif et en plus on tient à l’« unité » logicielle du parc.... tout changement serait vécu comme une révolution !
        par les décideurs pas par les utilisateurs !

        en fait il faudrait dissocier, obligatoirement, l’achat de la machine et celui du logiciel !


        • Bourriks 25 novembre 2012 15:55

          Hum, quand un particulier achète un ordinateur « de marque » avec un Office préinstallé, la licence n’est pas achetée. La version d’essai ne dure que 60 jours et il faut dépenser au moins 140€ pour continuer d’utiliser Office.

          Pour avoir été assembleur et vendeur informatique pendant des années, j’informais toujours les clients de ce détail et, la plupart du temps, je leur enlevais Office pour leur mettre Open/Libre Office. Au moins, ils étaient au courant qu’il existait d’autres solutions et avaient l’occasion d’essayer un peu. Certains voulaient un Microsoft Office et l’achetaient, mais au moins, c’était en connaissance de cause.

          Bref, Microsoft ne fait pas réellement de vente forcée de Office, mais une très très grosse incitation tout en taisant bien toute existence de solutions alternatives.


        • amiaplacidus amiaplacidus 24 novembre 2012 11:40

          Dans le cadre de ma toute petite entreprise de développement en informatique industrielle, je n’utilise que des logiciels libres depuis 1998, pour tous faire : développements, courrier, internet, comptabilité,

          Longtemps, j’ai tenté de convaincre les personnes que je rencontre de passer également sous les logiciels libres*. Sans trop de succès, à part un intérêt poli.

          Alors, maintenant, je m’en fout. Si les gens ont envie de payer cher pour des produits de qualité douteuse, c’est leur affaire.

          * Les applications que je développe tournent, dans la plupart des cas, sans OS, elles ne sont donc pas dépendantes d’un éditeur.


          • BOBW BOBW 24 novembre 2012 12:06

            +++ smiley


          • pingveno 24 novembre 2012 23:00

            Longtemps, j’ai tenté de convaincre les personnes que je rencontre de passer également sous les logiciels libres*. Sans trop de succès, à part un intérêt poli.

            Alors, maintenant, je m’en fout.

            Moi aussi j’ai un temps raisonné comme ça. Jusqu’au jour où tu reçois un fichier « dat » que tu es incapable de lire mais le gars en face il préfère continuer d’utiliser « hors de ma vue » et tant pis si 0,1% de ses contacts n’arrivent pas à lire ses mails.
            ça a sans doute changé depuis mais ce n’est évidemment qu’un exemple, il y en aura d’autres.

            Si les gens ont envie de payer cher pour des produits de qualité douteuse,

            Détrompez-vous. Plus de la moitié des utilisateurs préfèrent pirater MsOffice plutôt que d’utiliser légalementt LibreOffice ou OpenOffice. Sans même compter les licences OEM qui sont une forme de vente à perte, Microsoft préférant perdre sur le marché des particuliers plutôt que de prendre le risque qu’ils recommandent un concurrent moins cher au bureau.


          • Croa Croa 25 novembre 2012 00:32

            « Les applications que je développe tournent, dans la plupart des cas, sans OS »

            à priori ça n’existe pas !

            Ne te fous pas de notre gueule,
            Il y a un OS réduit à minima caché dans tes applications ! smiley


          • amiaplacidus amiaplacidus 25 novembre 2012 06:04

            Croa, tu ferais mieux d’apprendre un peu ce que signifie informatique industrielle.

            Peux-tu me dire quel est l’OS qui est dans le micro-contrôleur de ta bagnole ou dans celui de ton four à micro-ondes ?

            Lorsqu’on ne sait pas, on se tait, et surtout on évite d’insulter les gens !


          • Croa Croa 25 novembre 2012 08:33

            « quel est l’OS qui est dans le micro-contrôleur de ta bagnole ou dans celui de ton four à micro-ondes ? »

            OK...

            Il ne faut pas confondre automatismes et logiciels. Un automatisme, fut-il électronique, c’est du câblé et donc pas de l’informatique, mais une application a toujours besoin d’un OS. En fait tu ne parles pas de la même chose : Ce que tu fais marcherait aussi avec des rouages mécaniques ou de l’air comprimé, ce n’est pas de l’informatique.


          • amiaplacidus amiaplacidus 25 novembre 2012 09:05

            Décidément vos notions ont plus de 20 ans de retard !

            Pouvez-vous me dire comment on fait pour câbler un micro-onde en logique floue, le contrôle de la fermentation d’une brasserie ou la commande des fours et processus d’une cimenterie avec de l’électronique câblée.

            Sans compter toute l’avionique dans laquelle il est INTERDIT (pour des raisons de fiabilité) d’utiliser un OS.

            Non seulement, vous ignorez passablement de choses, mais en plus vous persistez dans votre ignorance.


          • L’immigré 25 novembre 2012 09:42

            @amiaplacidus :
            Développez, Grand Maître ! Je suis toute ouïe... Je n’ironise pas, je suis sérieux. Pour une fois que quelqu’un ait le courage de nous informer de ce dont nous sommes apparemment étrangers, autant en profiter, pas vrai le corbeau ? Merci d’avance.


          • amiaplacidus amiaplacidus 25 novembre 2012 12:36

            Développez,, pourquoi pas, mais brièvement, parce que ce n’est pas le lieu pour ce genre de discussion.

            Un micro-contrôleur, c’est une puce qui intègre processeur, mémoire et circuits d’entrée-sortie, soit un ordinateur sur une seule puce. Le processeur est en général de type RISC, la mémoire relativement faible.quoique les choses soient en train d’évoluer.

            La programmation se fait en général sur un PC, doté d’un cross-compilateur (compilation sur une machine pour un processeur différent). Des dispositifs particuliers permettent de décharger le programme compilé du PC vers le micro-calculateur.
            La programmation se fait en général en langage C. Dans certains cas en assembler (quelques instructions assembler pour attaquer les ports d’E/S), mais c’est de plus en plus rare.
            Dans mon cas particulier, je développe la plupart du temps en C, en utilisant le compilateur GNU GCC sous Linux. Ce compilateur permet de sortir des programmes exécutables pour une quarantaine d’architectures différentes (c’est une estimation).

            En ce qui concerne l’avionique, c’est indirectement que les OS sont proscrits. L’allocation dynamique de mémoire est STRICTEMENT INTERDITE (pour éviter les problèmes de débordement de pile), ce qui implique, de facto, la non utilisation d’un OS, puisque, à ma connaissance, il n’existe aucun OS qui n’utilise pas l’allocation dynamique de mémoire.

            Voilà, j’ai un tout petit peu développé, ce sujet bien d’autres développements (c’est le sujet d’un cours que je professe dans une école d’ingénieurs), mais ce n’est certainement pas le lieu pour le faire.

            Simplement, je voudrais montrer que certains jugent et tranchent de tout sans vraiment connaitre. Personnellement, lorsque je ne connais pas le domaine dont on parle, je me tais et j’écoute.


          • SDM 94 SDM 94 24 novembre 2012 12:07

            Comme souvent en France, l’état peut être accélérateur d’évolution : une circulaire du 19 septembre 2012 vient de préconiser de façon volontariste l’utilisation des logiciel libres dans l’administration. L’analyse des freins à cette utilisation dans les structures privées présentée dans cet article me parait particulièrement juste. On pourrait compléter la 1ère raison par l’impossibilité des grosses DSI à imaginer qu’elles puissent perdre, même momentanément, une partie de leur position d’expertise sur les produits qu’elles diffusent et maintiennent. En effet le risque pendant la période de transition est qu’il y ai plus d’experts parmi les utilisateurs qu’au sein de la DSI.


            • Deneb Deneb 24 novembre 2012 12:11

              Il faut distinguer entre « gratuit » et « libre ». En français, on a la chance de pouvoir le faire, ce qui n’est pas le cas en anglais, où c’est « free » dans les deux cas. En effet, Google, c’est la gratuité : en profitant de ses services, nous devenons nous-même la marchandise. Perso, ça ne me gène pas - pour le moment, mais ça peut dégénérer très vite. « Don’t do evil », c’est étonnant, mais après plus de 10 ans ça parait toujours sincère. Combien de temps encore ?
              Wikipedia, en revanche, n’est pas gratuit, mais libre. Il n’y a aucun intérêt commercial derrière (en principe). Mais là, on est obligé de faire confiance à l’humanité. L’humain est-il suffisamment bon pour partager ses connaissances par pur altruisme et philanthropie ? Vu le succès des Wikis, on dirait que oui. En tout cas, ça donne la baume au coeur de tous les humanistes, de tous ceux qui croient à l’humain comme d’autres en un Dieu hypothétique.


              • Rensk Rensk 24 novembre 2012 12:19

                Bon, cela date déjà d’un poil (01.06.2009) mais nous payeurs d’impôts avons apprécié ce jugement de la plus haute instance du pays !

                Après le recours du groupe /ch/open et Red Hat contre l’attribution d’un marché de 42 millions de francs suisses à Microsoft par l’Office fédéral des constructions et de la logistique, le Tribunal administratif fédéral a suspendu en fin de semaine dernière le contrat entre la Confédération et le géant américain du logiciel (privateur/propriétaire).

                Extraits :
                « Le Tribunal administratif fédéral a suspendu de manière superprovisoire un contrat passé entre la Confédération et Microsoft pour 42 millions de francs. Des fournisseurs de systèmes « open source » avaient fait recours en raison de l’absence de souscription publique. » (tsr.ch)


                • Rensk Rensk 24 novembre 2012 12:37

                  M’intéressant aussi a ce que fait la France a ce sujet j’y ai vu :

                  22 septembre 2012

                  Jean‐Marc Ayrault, premier ministre français, vient de diffuser à ces ministères une circulaire sur les logiciels libres intitulée « Usage du logiciel libre dans l’administration » : bénéfices économiques des logiciels libres (service égal ou supérieur, pour un coût moindre), un atout en période de crise.

                  http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf


                • Croa Croa 25 novembre 2012 19:25

                  Merci Ransk !  (Sauf que le pdf est tout pourri smiley )

                  C’est une bonne nouvelle que cette attention prêté par l’administration au libre.


                • titi 26 novembre 2012 00:03

                  Faire ce genre d’économie, c’est ce que les gens du nord appelle « gacher un gateau pour économiser un oeuf »


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 13:13

                  Dans les raisons pour la survie des logiciels propriétaires, vous avez oublié la compatibilité d’une entreprise à une autre. Quand 95 % des boîtes tournent sous Windows, vous ne voudrez pas prendre le risque de ne pas pouvoir ouvrir ou faire ouvrir des documents de vos partenaires.


                  Mais moi ce qui m’a fait renoncer au « libre », c’est le manque de qualité des logiciels proposés. A part VLC, je suis vite revenu aux logiciels officiels qui sont plus rapides, plus fiables, moins buggés et plus faciles à utiliser que leurs remplaçants.

                  • Rensk Rensk 24 novembre 2012 13:35

                    Vous avez renoncé il y a fort longtemps déjà donc... vu que depuis votre « tire d’aile » vous n’avez pas pu voir que cela n’est plus un problème en soi (de petites différence encore mais vraiment un rien du tout (réponse au premier paragraphe)...

                    Concernant le deuxième VLC n’est pas lent en soi, malgré qu’il cherche a traduire de plus en plus de formats... J’ai dû constater que mon PC était « infecté » par trop de programmes qui se lancent au démarrage puis qui contrôlent hors concertation les mise-à-jour...
                    (juste une info concernant les programmes, ils deviennent de plus en plus lourd et c’est bien cela qui nous oblige d’acheter toujours des PC de « dernier cri »... Suis sûr que Frame-Work travaillerait très, mais vraiment très très vite avec nos bêtes actuels.

                    PS : attention de ne pas se tromper, Framework d’aujourd’hui n’est pas celui de 1980 !!!


                  • Rensk Rensk 24 novembre 2012 13:40

                    J’ai encore l’original, je vais le tester pour voir ... Je parle de celui-là :

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Framework_%28logiciel%29


                  • fb 24 novembre 2012 14:39

                    C’est amusant comme argumentation. Donc les logiciels « officiels » seraient mieux. C’est d’ailleurs pour ça que Windows est majoritaire en particulier dans les super-calculateurs et les serveurs présents sur Internet, de même que IIS (le serveur Web de Microsoft) est majoritaire et refuse de céder sa place à un logiciel libre créé par une seule personne il y a dix ans (Igor Sysoev - Nginx).

                    Certes c’est peut être réconfortant de ne pas savoir utiliser un logiciel et de pouvoir dire « ce n’est pas de ma faute, j’ai fait confiance à l’éditeur de logiciel dominant et visiblement la version est mal finie » alors qu’avec un logiciel libre ce sera plutôt : « C’est nul » et sans avoir pris le temps de lire la documentation qui souvent est nettement plus prolixe que les logiciels « officiels ».

                    Le libre évolue en permanence, ce qui parfois peut être déstabilisant c’est concevable, mais en revanche le respect de l’interopérabilité est fondamental. J’utilise un système de création de document qui a plus de 25 ans (LaTeX) et qui est utilisable directement en imprimerie ; vous pouvez encore exploiter un fichier Word 2 ou Sprint 1.0 ?

                    Avec du logiciel libre, je suis en mesure de faire de la CAD, de la conception de circuits imprimés, de la bureautique, des diagrammes particulièrement complexes et plein d’autres choses et ce sans problème d’interopérabilité (il est vrai que j’élimine d’office tout fournisseur qui refuserait d’utiliser un format ouvert). Alors qui à terme va se retrouver isolé ?


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 novembre 2012 20:59

                    C’est amusant comme argumentation. Donc les logiciels « officiels » seraient mieux. : 

                    Si les logiciels windows sont lourds, c’est aussi parce qu’ils doivent tourner sur des configurations de plus en plus nombreuses et complexes. Les mises à jours permettent aussi de tenir compte des nouveaux matériels et vous connaissez la règle : plus c’est complexe, plus cela risque de tomber en panne.

                    C’est pour cela aussi que les logiciels Apple sont plus fiables en général : ils ne doivent supporter qu’ un nombre de configurations limitées, ce qui simplifie la tâche des programmeurs.


                    Certes c’est peut être réconfortant de ne pas savoir utiliser un logiciel et de pouvoir dire « ce n’est pas de ma faute, j’ai fait confiance à l’éditeur de logiciel dominant et visiblement la version est mal finie » alors qu’avec un logiciel libre ce sera plutôt : « C’est nul » et sans avoir pris le temps de lire la documentation qui souvent est nettement plus prolixe que les logiciels « officiels ».


                    Un ami, il y a quelques mois, a voulu essayer un logiciel libre pour graver ses dvd (ne me demandez pas le nom, je l’ai oublié ). Après trois essais, trois échecs, et trois disques bons pour la poubelle, il a regardé le processus de plus près et il s’est aperçu que le logiciel plantait exactement au même moment. En remontant le fil (il est informaticien) il s’est aperçu que l’ancienne version de ce soft ne marchait que pour les cd. La nouvelle version était censée prendre en compte le dvd mais le ou les programmeurs se sont contenté de retouches cosmétiques, négligeant de programmer le soft de façon correcte afin qu’il prenne en compte les nouvelles quantité de données à graver.


                    Il ne lui a pas fallu longtemps pour mettre le soft à la poubelle et à prendre un logiciel fait par des gens plus sérieux, et payant.


                    Comme quoi, en informatique, le problème se trouve souvent entre la chaise et l’écran. Même si parfois vous ne pensez pas à la bonne chaise.


                  • pingveno 25 novembre 2012 10:14

                    Si les logiciels windows sont lourds, c’est aussi parce qu’ils doivent tourner sur des configurations de plus en plus nombreuses et complexes.

                    La bonne blague. En gros Windows tourne sur PC, PC, PC et PC. Linux tourne aussi sur Mac, et même sur une console PS3, eet je ne parle même pas des utilisations embarquées, évoquées dans plusieurs autres messages.

                    Un ami, il y a quelques mois, a voulu essayer un logiciel libre pour graver ses dvd (ne me demandez pas le nom, je l’ai oublié ). Après trois essais, trois échecs, et trois disques bons pour la poubelle, il a regardé le processus de plus près et il s’est aperçu que le logiciel plantait exactement au même moment.

                    Heureusement pour lui que le logiciel était libre, il ne lui a rien coûté (enfin c’est plus très cher les disques vierges aujourd’hui et en plus quand j’ai un doute j’utilise des réinscriptibles). Mais surtout, avec un logiciel propriétaire, il n’aurait tout simplement pas pu « regarder le processus de très près ». Par contre il aurait gardé le logiciel coûte que coûte puisqu’il l’avait déjà payé...


                  • non667 24 novembre 2012 14:39

                    question ?
                    si on envoi un fichier open par mail peut -il être lu par quelqu’un qui n’a pas l’open ?
                    de même peut-on lire avec l’open des fichiers reçut en microsoft ?

                    ,


                    • fb 24 novembre 2012 14:59

                      Pour des utilisations non spécifiques (textes, sons, images, vidéos) les réponses sont :

                      - oui,
                      - oui (la plupart du temps)(*).

                      (*) Les formats sont le plus souvent non documentés et/ou truffés de « brevets » ce qui peut poser des problèmes de licéité dans certains pays en cas de reverse enginering.


                    • Rensk Rensk 24 novembre 2012 19:36

                      Voilà que vous nous prouvez « rubis sur ongle » que le manque d’information est la seule vraie cause de la non utilisation des libres voir des gratuits (attention aux gratuits, ils travaillent avec la CIA sans aucun problème d’étique) !


                    • Piere Chalory Piere Chalory 24 novembre 2012 19:50

                      la solution est de convertir le fichier en pdf avec open office, le fichier sera beaucoup moins lourd et lisible par n’importe qui.


                    • fb 24 novembre 2012 20:17

                      Désolé Rensk je ne suis pas certain de comprendre la signification de votre commentaire. La question sous-jacente qu’il convient de se poser est : un éditeur de logiciel peut-il confisquer vos données en les enfermant dans un format propriétaire opaque, si oui cela pose quelques problèmes pour malgré tout pouvoir être intéropérable.
                      C’est un très gros problème pour le logiciel libre qui s’est toujours inscrit dans la légalité et qui se pose également dans d’autres domaines vu la part de plus en plus importante de l’informatique de nos jours.


                    • Rensk Rensk 24 novembre 2012 21:04

                      Ne me dites pas que vous venez de découvrir le FBI où la CIA et consorts...

                      Les cons peuvent toujours enregistrer ce qu’ils veulent (je le fait de plus en plus avec des articles de journaux vu qu’ils disparaissent comme par enchantement dès qu’on cite les USA voir Israël )

                      Les trucs que vous citez sont tous des 0 et des 1... si vous savez ce que veut dire ces chiffres vous savez aussi traduire tout ce que vous voulez (la croyance des mails envoyé sous chiffrage va encore faire des scandales vu qu’ils se croient protégé ; Wikileaks a donc un avenir devant lui)


                    • Piere Chalory Piere Chalory 24 novembre 2012 19:37

                      @ l’auteur,


                      Pour ma part, j’utilise open office depuis des années, j’ai écrit et mis en page des livres de 300 pages avec photos sans problème. En plus on peut convertir directement son fichier en pdf, ce qui permet de l’exporter en format Kindle, là c’est un peu plus compliqué mais ça fonctionne.

                      Par contre j’ai rencontré des problèmes avec la version word installée dans un ordinateur portable récent. Word s’est mis à bugger, impossible d’importer un fichier, maintenant, je ne peux même plus écrire avec. J’ai téléchargé la dernière version de libre office et plus de problèmes, 2 fois plus rapide que word pour démarrer, le tout pour zéro euros...


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