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Séquence inédite et étrange pour la France

Trois « filous », à la fois fripons, hâbleurs et insolents se la disputent.

Que les trois pieds nickelés mythiques me pardonnent de trouver une inspiration dans leurs aventures.

C’est des trois principales organisations politiques dont il s’agit et accessoirement de trois de leurs leaders, Manuel VALLS, Nicolas SARKOZY, Marine LE PEN. On ne peut pas complètement les dissocier de leur parti, d’autant qu’ils font l’actualité.

 

Oublions les pieds nickelés pour examiner l’état de leur maison, souhaitée « commune » par Manuel VALLS.

LE PAYSAGE POLITIQUE FRANÇAIS EST INEDIT ET ETRANGE

Inédit, Pourquoi ?

Parce que d’une part nous avons pour la première fois un exécutif désavoué par les français avec d’autre part, trois partis d’opposition dont le P.S. malgré lui. Ils sont tout autant désavoués par les mêmes français, le F.N. un peu moins. Pour l’instant…

  • le P.S. avec un chef de la majorité farceur, Manuel VALLS. Il a fait prospérer sa carrière à gauche mais a choisi de sortir de la pantalonnade socialiste par une autre farce en se portant à droite ! Quel génie politique !

  • L’U.M.P. avec Nicolas SARKOZY qui tente de chasser le naturel en remplaçant « casse-toi pauvre con » par un non-dit « tu vas voir (les magistrats) ta gueule à la récrée » Quel génie politique !

  • Le F.N. dont sa Marine nationale ayant épuisé ses caricatures, est partie en croisade à Calais ! Les clandestins, un vrai problème comme réponse à la désertification industrielle, le vrai problème de cette région… Quel génie politique !

Tout cela est très court comme programme pour la France.

Etrange pourquoi ?

Parce que si l’exécutif est impopulaire, Il en est donc de même pour tous les partis, à des degrés différents. Le P.S. et l’U.M.P. se délitent, le F.N. stagne. Explications :

LES ELUCUBRATIONS DE VALLS, UN REMEDE PROVIDENTIEL AU DECLIN DU P.S.

LE PS s’est enfin débarrassé de son virus destructeur car l’auto exclusion de Manuel VALLS sera profitable à la refonte de ce parti. Le combat à gauche pourrait enfin avoir un sens dès que François HOLLANDE sortirait de scène avec Manuel VALLS. Or ce dernier est… ouvertement parti à droite. De fait, il n’est donc plus le représentant des espérances de gauche, la parole des députés pourrait se libérer au-delà des frondeurs.

Seulement voilà, avec VALLS et HOLLANDE, le P.S. ne sera bientôt plus un parti de gouvernement.

Les municipales et les européennes ont révélé son impuissance à infléchir l’avenir du pays et surtout la pensée unique du trio HOLLANDE, AYRAULT, VALLS. Son bureaucratisme interne, la censure de la voix des militants , le snobisme infligé aux nouveaux adhérents jugés trop faibles pour être promus aux instances, son manque de représentativité, en ont fait le dernier parti de France. Il est relégué à un niveau historiquement bas. Il a perdu son destin de parti de gouvernement !

La séquence à venir compliquera la tache de son 1er secrétaire car les frondeurs et les autres se disperseront dans des arguties aussi hasardeuses que leurs convictions idéologiques à l’occasion du vote du budget et de la mascarade des Etats Généraux. Ce non évènement n’intéresse d’ailleurs personne en France, hors les socio-socialistes en déficit existentiel. Les régionales avec un probable arrêt de la dégringolade à un niveau pitoyablement bas, feront de cette stabilisation au 3ème rang, leur dernière « grande victoire » électorale. Ce sera une sorte d’ « inversion de leur courbe » de popularité ou plutôt de détestation... Gageons qu’ils seront suffisamment imprudents pour en conclure que ce serait une victoire. Ce serait aussi stupide que COPPE qui au soir des municipales, voyait en l’U.M.P. le 1er parti de France.

Et pourtant… Le PS va être investi d’une mission historique. Laquelle ?

Celle de la reconstruction de la Gauche car il est impensable que notre pays soit orphelin de son Histoire. L’enjeu n’est même plus électoral, c’est une question de justice à l’Histoire, une question de mémoire.

VALLS a quitté le navire de la gauche avec cette idée saugrenue de devenir le chef du Modem ! La droitisation de VALLS va brouiller le débat car pour VALLS, SARKOZY et JUPPE, il n’y a plus qu’une feuille de papier à cigarette entre eux : BAYROU !

Et ça c’est une vraie chance de clarification pour le P.S. puisqu’il n’a plus à endosser la signature du gouvernement VALLS. Saura-t-il la saisir ?

L’U.M.P. DES ENNUIS JURIDICO-POLITIQUES, PAS DE LEADERSHIP, PAS DE PROGRAMME

L’affaire Bygmalion tire l’U.M.P. vers le bas et les ennuis judiciaires de Nicolas SARKOZY l’affaiblissent encore plus. Cette situation est tragique car elle révèle que l’U.M.P. est comme le P.S. la patrie de ce que les français ne supportent plus, la corruption, le détournement de fonds publics et, l’organisation de ses leaders en castes privilégiées. Comme pour les socialistes, c’est la preuve que la professionnalisation de la politique est perverse. C’est la source des privilèges qu’ils en tirent avec insolence, au regard de leurs études et de l’absence de prise de risque professionnel.

Avec une moralité douteuse, du retour d’un SARKOZY sans conviction réelle pour la France, transpire surtout l’ambition de mettre la démocratie au pas. C’est un leader qui s’égare entre Rambo et Ribouldingue ; il n’évitera pas que l’U.M.P. décline avec lui, presque aussi vite que le PS.

L’UMP est entré dans la course avec une erreur de parcours, empêtrée qu’elle est dans son absence de leadership et le grand écart impossible entre une alliance avec le centre pour JUPPE et une nouvelle dérive droitière pour SARKOZY. Ce dernier est calciné après un mois et demi de campagne. En quête d’une inspiration salvatrice, il a juste été capable de dépenser des millions pour passer du fauteuil au pupitre !

 

LE F.N. LA PEUR DU DECLASSEMENT LE REND AUDIBLE DANS LA CLASSE MOYENNE BASSE

Son socle électoral reste la classe ouvrière vieillissante qui est passée du HLM et des usines disparues au pavillon de banlieue et à la retraite. Cette base sociale est renforcée par les nantis issus de la roulette gagnante des 30 glorieuses. Le nid est installé sur la Côte d’Azur d’ ESTROSI. Entre l’embonpoint des « vieux beaux » grisonnants mais artificiellement déjaunis et de leur muses décolorées, parfois mal raccommodées, ils viennent s’agiter dans les meetings de SARKOZY et LE PEN.

Ils sont faciles à reconnaitre. Ils ont une cérémonie annuelle, de juin à septembre, qui consiste principalement à se transformer en steak-saucisses sur les plages barbecue de la Cote d’Azur. C’est d’ailleurs amusant et même curieux tant ils s’emploient à ressembler à ceux qu’ils détestent ! Ils ont aussi une activité intellectuelle qui consiste à faire circuler sur le net des subtilités immondes dédiées aux « différences »

Plus sérieusement,

Ils ont été rejoints par les petites classes moyennes dont la peur du déclassement imposé par l’aventure socialiste constitue l’autre fonds de commerce du F.N.

HOLLANDE, AYRAUD, SARKOZY et VALLS ont ouvert la voie à un ressentiment national pour tout ce qui vient des élites. Et dans ce déclassement national désormais avéré, le F.N. joue sur du velours. Il lui suffit de chanter « tous pourris » pour engranger !

Dans un réflexe de conservation, soucieuse de différenciation dans l’infortune, cette catégorie s’en prend aussi à la pauvreté française, dite « assistée »

Entre son socle électoral souverainiste, voire dangereusement… nationaliste et l’absence de cadres, le F.N. va devoir tenir la distance… Cela risque d’être compliqué.

le F.N. n’a tout simplement pas les ressources pour gouverner et les français le savent bien. Voilà pourquoi il se montre discret. Tout sauf la victoire !

Ils ont tiré des leçons de l’aventure Maigret qui s’était fait retoquer par le conseil constitutionnel. Parce qu’ils n'ont pas suffisamment de cadres compétents pour gérer le pays, ils ont peur de perdre à nouveau toute crédibilité. La stratégie du parti consiste plutôt à faire élire des conseillers municipaux, histoire d’avoir du temps pour se former et se notabiliser. Leur programme n’est pas applicable.

LA VOIE EST LIBRE POUR LES INITIATIVES CITOYENNES

Leur destin est donc de s’affaiblir plus ou moins vite jusqu’à disparaitre pour le P.S. et l’U.M.P. et de n’avoir aucun leader crédible, surtout aucun programme ou plutôt aucune offre politique pour sortir le pays de sa déchéance.

Alors évidemment, c’est assez pauvre et l’initiative citoyenne n’a plus de structure d’accueil.

La seule nouveauté aujourd’hui, on ne la trouve ni dans le programme qu’ils n’ont pas, ni dans Challenges ou Capital mais dans Closer, avec Arnaud MONTEBOURG. Ce dernier est toujours à la construction silencieusement stratégique de son retour. Intelligent, pragmatique ( comme VALLS) et même assez stratège, il a tiré les leçons des mandats HOLLANDE et SARKOZY. A savoir qu’il faut commencer par le début et préparer une Première Dame de France crédible qui aurait le niveau pour être 1er Ministre ou… Chef d’une gauche moderne et… socialiste !

Inédit, étrange mais aussi un peu insuffisant !

Alors il faut espérer des initiatives citoyennes suffisamment nombreuses pour faire plier le système des castes à la française ! Si la Révolution arabe et parfois désordonnée a fait émerger la voix de la société civile et suggéré un processus démocratique, elle a souvent échoué. Ce processus aurait bien plus de chance de prospérer dans un autre grand pays du pourtour méditerranéen, la France.


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35 réactions à cet article    


  • credohumanisme credohumanisme 27 octobre 2014 09:46


    La seule nouveauté aujourd’hui, [on la trouve] dans Closer, avec Arnaud MONTEBOURG.

    Tout est dit sur l’état de la gauche. Tout, ou presque on pourrait également s’intéresser à une information peu reprise dans les médias  :

    http://www.marianne.net/Quand-Macron-etait-a-la-fois-fonctionnaire-et-banquier_a242250.html

    On y apprend (avec stupeur ou sans surprise) que Macron n’a pas remboursé sa « pantoufle » (c’est à dire l’argent perçu pour ses études sous statut fonctionnaire) quand il est parti dans le privé. Il le confirme et affirme dans un second temps qu’il avait été mis en disponibilité. Malheureusement le décret obligatoire dans ce cas d’espèce n’est jamais paru ...
    Pour aller dans le sens de l’auteur puisque c’est dorénavant la source du renouveau politique je ne résiste pas au plaisir de vous mettre un lien vers Closer :

    http://www.closermag.fr/people/politique/emmanuel-macron-lui-aussi-atteint-de-phobie-administrative-419380
    .

    .
    Par ailleurs sa déclaration de patrimoine n’est toujours pas publiée sur le site du gouvernement.


    • leypanou 27 octobre 2014 10:21

      Bel article dont je partage le contenu et ce qu’il propose.

      Vous auriez pu parler un peu plus de l’UMP qui prétend vouloir rediriger le pays malgré les différentes affaires dont le bradage des biens publics au privé, l’affaire ECOMOUV n’étant qu’un exemple parmi d’autres car avec la rente de la gestion des autoroutes cédée au privé, on voit là à quel point ils sont « soucieux » de l’intérêt public, les régressions sociales poursuivant tranquillement leur chemin avec eux (santé, éducation, etc, etc...).

      J’ai aussi apprécié ceci : " Ils ont aussi une activité intellectuelle qui consiste à faire circuler sur le net des subtilités immondes dédiées aux « différences » « . Mais cela marche pour le pékin lambda »instruit« par TF1 et autres  »journaux" gratuits du genre Direct Matin.

      Quant au PS, le fonds n’est pas encore atteint : quand l’équivalent 2002 va arriver, les militants finiront peut-être par ouvrir leurs yeux et enfin chasser la clique au pouvoir qui les amène de déroute en débâcle électorale. Car avec l’ANI , le recul de l’âge de la retraite, le CICE, etc, etc : le MEDEF aurait tort de se gêner ; il n’y en aura jamais assez.


      • René PICHON-COSTANTINI 27 octobre 2014 18:59

        Bonsoir,

        Bien sûr, l’U.M.P. a un bilan... Merci pour cette précision pertinente ; Un bilan qui mériterait un article ou plutôt... un catalogue !


      • Mowgli 27 octobre 2014 11:50

        Avez-vous bien remarqué que les Pieds-nickelés étaient tous des sans-dents ?


        • lsga lsga 27 octobre 2014 11:53

          Des initiatives citoyennes, certes : mais au strict minimum à l’échelle européenne. 


          • wesson wesson 27 octobre 2014 12:08

            Bonjour Isga,


            le troll payé par l’Europe a parlé !

          • lsga lsga 27 octobre 2014 12:09

            quel sens de l’argumentation !


            et toi, ça va, tu as bouffé ta dose de propagande rUSse aujourd’hui ? Tu crois bien à la guerre froide ? et à la nécessité de soumettre l’Europe à la Russie ou aux USA ?

          • wesson wesson 27 octobre 2014 12:07

            Bonjour l’auteur, 

            votre papier est intéressant, toutefois je pense que vous avez manqué votre cible.

            Ce qui caractérise le paysage politique Français, c’est l’absence d’opposition.

            Et ça s’est fait par les médias : toute idée d’opposition y a été méthodiquement déconstruite, ridiculisée ou stigmatisée, réduite non pas au plan des idées, mais à celui de la pathologie.

            « Sortir de l’Euro ? Mais vous n’y pensez pas, ce serait revenir au moyen âge, et en plus c’est une proposition de l’extrême droite »
            Et voilà comment ça se passe, comment on évite soigneusement de réfléchir.

            Le résultat est bel et bien celui qui était attendu : faire passer toute alternative à la politique actuelle pour un immense saut dans l’inconnu, avec des perspectives immédiates aussi réjouissante que les précédents historiques révolutionnaires - que d’ailleurs on entreprends également de réécrire afin de les rendre encore plus affreux.

            En un mot, la stratégie politique actuelle qui est partagée par tous les parti se résume à cette phrase : Nous comme d’hab. ou le chaos.

            et ça fonctionne comme ça.

            A cela je n’y voit qu’une seule alternative possible pour que les choses ne changent vraiment. ça tient en 2 points :

            * Arraisonner les médias en leur coupant toute aide publique, et en coupant systématiquement l’accès au marché publics aux sociétés qui les détiennent.

            * dé-professionnaliser totalement la politique. Ce qui pourrait être obtenu par une règle du mandat unique, et par un large tirage au sort des responsables politiques (par exemple : tous les députés tirés au sort, et plus de sénat).

            en dehors de cela, et tant qu’il sera possible de faire une carrière en politique, je pense que les choses ne pourront fondamentalement jamais changer.



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2014 12:55

              Wesson
              Les mesures que vous préconisez sont dans le programme de l’ UPR :

              * sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN
              * 2 mandats non renouvelables
              * vote blanc reconnu
              * interdiction aux industriels ou aux fonds de pension de posséder un média de masse.
              * interdiction à vie pour les responsables condamnés pour corruption
              * referendum d’initiative citoyenne
              * fin du Conseil Constitutionnel, remplacé par des Juges.
              * fin du recours au Congrès pour modifier la Constitution, referendum obligatoire pour toute modification.
              * interdiction de lobbies
              * contrôle régulier des conflits d’intérêts
              etc


            • colza 27 octobre 2014 12:13

              A quoi bon penser que réformer l’un ou l’autre des partis serait la panacée.

              Le problème, ce sont les hommes (femmes) politiques qui sont des professionnels uniquement attachés à leurs carrières (Montebourg compris)
              Réformer des partis pour y remettre l’un ou l’autre de ces professionnels, refaire un gouvernement avec les uns ou les autres de ces professionnels serait ridicule.
              Les responsables politiques aux commandes devraient dorénavant être des non-professionnels, nommés, tirés au sort ou élus pour une mission déterminée et à caractère contraignant, comme celle que l’on peut avoir dans le privé et qui vous fait virer si vous ne faites pas le boulot.
              Alors peut-être, les citoyens de ce pays s’intéresseront-ils à nouveau à la chose politique.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2014 13:06

                Les citoyens s’intéresseront de nouveau à la politique quand il y aura à nouveau un Gouvernement qui fera des politiques intérieures nationales, et que l’avis des citoyens sera pris en compte.


                Et pas comme tous ces Partis européistes, qui se contentent de raconter n’importe quoi dans leur programme, alors qu’ils sont chargés d’appliquer les politiques européennes, décidées par la Commission...

                Il est d’autant plus urgent de ce débarrasser de cette classe politique que ces politiques européennes, sont des copies de Reagan - Tchatcher qui révulsent la majorité des Français.


                L’ UMP est en décomposition avancée.

                La Gauche est éclatée, et majoritairement européiste, y compris à la Gauche de la Gauche.
                Jacques Sapir : « L’internationalisme est-il soluble dans la souveraineté ? »


                « L’ avenir de la France » par Asselineau

                • lsga lsga 27 octobre 2014 13:10

                  n’importe quoi... vu qu’aucune politique nationale n’est possible, vu que l’appareil de production n’est que partiellement en France...


                  Ex : Comment faire la transition énergétique ?

                  Voilà une question qui intéresse les français, et qui typiquement, ne peut pas se trancher à échelle nationale, vu qu’on aura besoin des centrales thermoélectrique de l’Espagne et du Maghreb pour faire cette transition...


                  Bref : politique nationale == impuissance.

                • René PICHON-COSTANTINI 27 octobre 2014 14:12

                  Bonjour,

                  Je ne suis pas européiste, en tout cas pas pour l’Europe actuelle.

                  http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-france-et-son-europe-ou-sortir-152045

                  Sans doute parce que nous sommes encore nombreux à ne pas avoir été touchés par la grâce du discours de l’U.P.R. et de Monsieur Asselineau dont je reconnais l’impact de la propagande sur net.

                  Une propagande qui laisse peu de chance à mes arguments d’ouvrir un débat démocratique mais je le tente.

                  Sans faire de polémique,

                  Qu’un militant de base de l’U.P.R. nous explique sans mépris pour notre crétinisme,

                  pourquoi c’est stupide d’affirmer qu’en sortant de l’euro, le bénéfice/risque serait largement à l’avantage du risque puisque :

                  bien que la France stimulerait ses exportations par un effondrement du franc,

                  Son économie et ses ménages ( hiver) auraient à subir de plein fouet une augmentation des prix de l’énergie ;

                  Un effondrement immédiat de notre pouvoir d’achat ;

                  Une dette qui serait immédiatement réévaluée de 1000 milliards ( chiffre discutable)

                  Une hausse brutale des taux d’intérêt qui risqueraient de déclencher l’austérité ;

                  Ceci observé, c’est sans esprit polémiste...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2014 19:37

                  Mais bien volontiers !
                  Si vous voulez vous donner la peine de regarder les explications sur la sortie de l’UE et de l’euro, nous pourrons ensuite en discuter. L’UPR accepte tous les débats.
                  Le dernier était Asselineau - Hortefeux, si cela vous intéresse, au salon de l’élevage.


                  Voici les problèmes de compétitivité que pose l’euro, trop fort et qui plombe les exportations, non seulement de la France, mais de tous les pays du sud. « L’euro et la compétitivité » vidéo 5’.
                  Je vous rappelle que c’est au nom de la compétitivité que Bruxelles demande la fin du modèle social français par « les réformes structurelles ».

                  Voici les explications de Philippe Murer, économiste, qui n’est pas à l’ UPR, et qui explique tout ce qu’on peut attendre d’un retour à la souveraineté, en matière d’emplois, de règlement de la dette, de rentrées fiscales etc : « Une vie après l’euro » vidéo 18 ’.

                  Vous avez aussi les analyses de Jacques Sapir, qui n’est pas à l’ UPR non plus :
                  « Scenarii de sortie de l’euro »

                  Sapir a calculé que le prix des carburants n’explosera pas, parce qu’il est constitué majoritairement de taxes. En l’état actuel des taxes, qu’on peut toujours diminuer, la hausse serait de 7%, ce qui est n’est pas négligeable, mais pas « une explosion », ni « l’apocalypse » comme le font croire les européistes.


                  Natixis, qui n’est pas à l’ UPR non plus, et qui ne demande pas la sortie de l’ UE et de l’euro, vient de publier une note : « Aucune politique économique ne peut redresser la croissance de la zone euro »
                  Alors, on fait quoi ? On attend d’être comme les Grecs ?

                  Ce qui est certain, c’est que rester dans l’ UE, comme la Grèce, nous coûtera bien davantage que d’en sortir, et sur tous les plans : humains, sociaux, politiques, démocratiques, économiques, diplomatiques et financiers.

                • René PICHON-COSTANTINI 27 octobre 2014 20:05

                  Bonsoir,

                  Merci pour votre réponse,

                  J’ai été sensible au sérieux de vos arguments exprimés sans mépris ou presque...

                  Vous devez vous douter que vous ne m’avez pas convaincu. Pour quelles raisons ?

                  Le principal vous a échappé. Un peu d’économie avant de faire de la propagande... Le ton péremptoire de votre propos laisse transpirer un déficit d’expertise à priori,

                  Ce sont toutes les carences de notre système économique et notre absence de réformes qui plombent notre pays. Sortir de l’ euro n’est pas en soi stupide, même si cela relève souvent d’un raisonnement paresseux ( moi avec ) Mais pour autant, ce n’est pas la substitution du franc à l’euro qui effacera ces carences. Hélas elle les amplifierait.

                  Pourquoi ?

                  UN/

                  Parce que sortir de l’euro ne changerait rien à une règle sur laquelle on ne peut pas légiférer dans un premier temps, à savoir que l’intégration des marchés est subordonnée à la libéralisation criminelle des échanges, de la concurrence et de l’appropriation des technologies de l’information et de la communication à l’échelle planétaire. Cela s’appelle la mondialisation même si nous le regrettons parce que ça fait mal !

                  DEUX/

                  Un peu d’économie à deux ( nouveaux) francs six sous : les multinationales dominent les marchés en écrabouillant l’homme, hélas ! La tendance ne vous aura pas échappée, elle consiste à concevoir des stratégies qui piétinent les lois par delà les frontières... Cela s’appelle la globalisation...

                  Voilà pourquoi si je déteste Baroso et l’Europe actuelle, je préfère imaginer son renforcement par la dénonciation de tous les traités plutôt que de débiter un discours formaté à l’idéeologie de la sortie de l’Europe.

                  Sans vous faire offense, si votre démonstration peut « étonner » les affidés de l’UPR, elle est insuffisante pour me convaincre.

                  En revanche, j’ai apprécié l’acceptation du débat que je suis prêt à relever dans un autre sujet dédié. Et vous ?

                  Cordialement


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2014 21:15


                  Tous les Etats du monde, mettent des taxes aux importations et protègent leurs secteurs stratégiques. La France ne peut plus le faire, les questions douanières ne relèvent plus des compétences des Etats.

                  Il est interdit aussi de réguler ou de contrôler les mouvements de capitaux.
                  Essayez d’aller acheter une entreprise stratégique en Chine, aux USA, ou en Russie...bernique !
                  Il n’y a que nous européens, qui vivons portes ouvertes au vent du large..

                  Et les accords transatlantiques vont finir de nous achever.
                  Nous aurons sans doute l’occasion d’en rediscuter.


                  Je vous laisse un dernier lien, qui n’est pas de l’ UPR, mais de Robert Mundell, l’inventeur de l’ euro, qui explique à quoi sert l’euro.
                  Ce n’est pas de l’économie, mais de la politique au sens strict du terme.

                • colere48 colere48 28 octobre 2014 04:31

                  Article pertinent concernant les « pieds nickelés »
                  Mais pour le reste... On sent bien que vous avez déjà abdiqué toute ambition pour notre pays de retrouver son libre arbitre ( pour info on appelle cela la souveraineté )
                  Quelque soit le prix à payer, c’est la dernière chance pour notre petit pays de redevenir une grande nation.


                • heliogabale heliogabale 28 octobre 2014 21:44

                  @Bolobolz

                  Pour la hausse des taux d’intérêts, l’UPR propose de se financer uniquement grâce à la Banque de France comme cela a toujours été le cas dans le passé.

                  C’est inexact : pour financer les déficits, l’Etat avait plusieurs façons d’y procéder. Tout d’abord, les dépôts des correspondants au Trésor : les entreprises et les banques avaient la faculté voire l’obligation de déposer leurs excédents de trésorerie.Il y avait les grands emprunts nationaux destinés aux ménages. Ensuite, les emprunts forcés soit auprès des ménages, soit auprès des banques. Généralement la Banque de France fournissait des avances bien plus que des prêts.

                  En cas de sortie de l’euro, outre le fait de reprendre le contrôle de la Banque de France, il faudra orienter une bonne partie de l’épargne des Français vers la dette souveraine (un tiers détenu pour l’instant par les résidents français, il faudra au moins passer à deux tiers) et contrôler d’une manière ou d’une autre les banques nationales (une nationalisation pour faire court).

                  Dans un premier temps, la sortie de l’euro va déplacer les tensions au sein de la Nation. Le fait que la dette souveraine soit détenu par les ménages français va entraîner chez les épargnants une pression pour plus d’austérité (notamment la lutte contre l’inflation) et chez les plus modestes des demandes d’amélioration sociale (hausse des salaires).

                  Au bout du bout, il y a deux solutions : le défaut partiel préféré par les démocrates ou la protection des épargnants qui nécessite la mise en place d’un régime autoritaire (les apparences démocratiques peuvent être néanmoins conservées).


                • bo bo 27 octobre 2014 13:58

                  Article du niveau de la dialectique de nos hommes (femmes) politiques !  :
                   ;-p smiley


                  • René PICHON-COSTANTINI 27 octobre 2014 18:56

                    Salut,

                    Bon tu es peu dur avec moi mais en même temps ton smiley m’incite à réfléchir. En fait, je pense que parfois ma réflexion est « corrompue » par l’exaspération, voire pas le formatage intellectuel lié au séjour ( de courte durée) dans certaines organisations...

                     


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 octobre 2014 20:03

                    René,
                    En relisant votre texte, ne le prenez pas mal, vous faites comme beaucoup d’organisations que vous ne citez pas, du « franco-français ». Comme si un pays sous tutelle et sans droits régaliens pouvait fonctionner comme un pays indépendant et souverain.


                    Par les Traités européens, les Politiques français, et du coup, les citoyens français, ont été privés de leurs pouvoirs de décision, par le transfert de compétences aux Commissaires (non- élus) européens.
                    C’est ce qui explique que dans les programmes politiques, soit il n’y a rien, soit des mensonges.

                    On ne peut rien comprendre à la situation politique actuelle, si on ne comprend pas d’où vient cette construction européenne, que personne n’a eu l’idée saugrenue de reproduire de par le monde, où tous les pays ont leur propre monnaie, leurs lois, leur justice, leur armée, leur diplomatie etc.

                    Qui était derrière cette construction européenne ? Qui tirait les ficelles et pourquoi ?
                    Il faut commencer par le début : « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? »

                  • René PICHON-COSTANTINI 27 octobre 2014 21:03

                    Non seulement je ne le prends pas mal mais nous avons plutôt plus d’accords que le contraire :


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 octobre 2014 16:18

                    Je retiens votre conclusion  :

                     «  »Si la Révolution arabe et parfois désordonnée a fait émerger la voix de la société civile et suggéré un processus démocratique, elle a souvent échoué. Ce processus aurait bien plus de chance de prospérer dans un autre grand pays du pourtour méditerranéen, la France.«  »

                    En fait il n y a pas eu une « révolution arabe désordonnée », il y a eu seulement un « désordre arabe » qui a détruit le peu d’organisation sociale qui existait sans réussir à en créer une meilleure ... Parce que les « arabes » n’étaient pas maitres de leur pensées et de leurs gestes, ils étaient « accompagnés » par tout l’Occident et principalement par la France jusqu’à leur échec total !

                    Et j’ajoute qu’il n’y a pas beaucoup de pays au monde où « l’intelligence collective » peut faire face aux décideurs politiques dans le but d’imposer un changement radical pour ne pas dire carrément une Révolution qui mettrait en place une « Nouvelle Organisation Politique et Sociale » conforme au XXI e siècle !

                    La France peu réussir là où d’autres pays ne le peuvent pas, il suffit juste qu’elle écoute « l’intelligence » d’où qu’elle vienne, même de Mohammed ... Vivement le printemps hexagonal !!!

                    NI GAUCHE, NI DROITE, FINI LE PENDULE GAUCHE-DROITE ! VOTEZ POUR MOI ET VOUS VERREZ CE QU’EST UNE PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE RÉELLEMENT AU SERVICE D’UNE NATION !

                    Imaginez juste un instant que le destin vous retienne en 2017 dans les bras de Hollande ou vous remette encore une fois dans ceux de Sarkozy, de « l’inédit » et de « l’étrange » on passera à l’aberration française !

                    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/moi-president-de-droite-de-gauche-157600


                    • Ruut Ruut 27 octobre 2014 16:21

                      C’est quand la suppression des 500 signatures ?


                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 octobre 2014 16:32

                        Question pertinente !


                      • Hijack Hijack 27 octobre 2014 18:20

                        Heu ...  smiley  je conteste formellement que l’on utilise l’image fort sympathique des Pieds Nickelés pour désigner « les pieds dans le plats congénitaux » >>> du FNUMPS !
                        .
                        Sinon, évidemment ... aucun des partis cités ne mérite notre attention >>> en France, nous aurions besoin d’un Poutine, ni plus ni moins, n’en déplaise aux anti russes.


                        • heliogabale heliogabale 28 octobre 2014 21:54

                          Ce n’est pas dans la culture française d’avoir un Poutine...

                          La France est un peuple culturellement permissif... pour reprendre les termes d’Emmanuel Todd libéral et égalitaire...


                        • Yohan Yohan 27 octobre 2014 18:54

                          Moi j’ai cru reconnaître Gérard Filochard, Jérôme Croquizac et Thomas Riboulnoux smiley


                          • rajex rajex 27 octobre 2014 21:09

                            ben ouais, les intermittents du spectacle politique commence à sérieusement nous les gonfler non ? vous ne trouvez pas ? non ? vraiment ?

                            Mes hommages aux pieds nickelés !

                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 octobre 2014 07:03

                              à l’auteur,
                              Vous dites dans un de vos commentaires, que la cause de nos déboires vient de l’absence de réformes. C’est le discours depuis des années de toute la classe politique européiste et des médias, ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille.

                              * Du MEDEF

                              * Du FMI

                              * De la Commission européenne.

                              * France : les trois réformes exigées par Bruxelles.

                              * Et dans le détail des réformes dites« structurelles »,« la feuille de route de Matignon », publiée par la Commission européenne en Juin dernier.


                              Il ne s’agit pas de mesures économiques, mais politiques.
                              Les buts de l’ UE et de l’euro sont politiques : envoyer les Etats providence aux égouts.

                              Casser les salaires, supprimer le droit du travail, privatiser la Sécurité sociale, supprimer les acquis et le modèle social français, privatiser les biens publics payés par les Français, sont des choix politiques. Et pas économiques.
                              Ou économiques dans un 2e temps, afin d’augmenter encore les profits et d’éviter de partager les richesses nationales sous forme de services publics, de salaires et d’acquis sociaux.

                              Soit vous avez des intérêts du côté du MEDEF, auquel cas, il est normal que la politique réactionnaire Reagan -Tchatcher en cours vous convienne.

                              Soit ce n’est pas le cas, et vous devez être un peu maso, ou au moins, dans des contradictions difficiles à supporter à long terme.

                              PS : J’apprécierai que vous évitiez de traiter les analyses de l’ UPR de « discours formatés à l’idéologie de sortie de l’ Europe ».

                              S’il y a bien un discours formaté, c’est celui des banksters européens et étasuniens de tous poils.
                              C’est même le discours dominant, la pensée unique, et TINA sur tous les tons.


                              • Alren Alren 28 octobre 2014 12:58

                                Le discours « carré » de l’UPR avec ses nombreuses référence pertinentes m’est de plus en plus sympathique !


                                • René PICHON-COSTANTINI 28 octobre 2014 19:47

                                  Bonjour,

                                  Le sujet n’est pas l’Europe... Je comprends la tentation des nombreux affidés de l’UPR à transformer le sujet en opportunité propagandiste,

                                  Toutefois, écrire c’est d’abord s’investir sur un sujet. Par conséquent, on peut souhaiter un débat qui ne s’écarte pas de manière « prosélytique » sur un autre thème, en l’occurrence l’Europe et la sortie de l’euro !

                                  Merci de m’expliquer le rapport entre cet article et la profession de foi de l’UPR.


                                • lloreen 1er novembre 2014 11:39

                                  Tous les chefs de partis ne sont que des derviches tourneurs.Avec un minimum de recul il est flagrant de voir que les électeurs ont eu le tournis durant quelques décennies et qu’ ils ont recouvré leur esprit depuis les deux dernières élections où l’ abstention a grimpé en flèche.

                                  C ’est la preuve que la population n’ est absolument plus en phase -et tant mieux- avec les personnages qui estiment avoir une légitimité à parler et à agir au nom de millions d’ habitants.Cela vaut pour les présidents comme pour les divers élus locaux ou régionaux.

                                  Le monde a évolué et les anciens modèles ne sont plus conformes aux aspirations d’ un nombre croissant d’ individus qui n’ ont plus aucun intérêt ni aucune envie de mener une vie de bête de somme et de se faire cravacher par une élite totalement déconnectée de la réalité .

                                  Il y a au moins un débat crucial et urgent à mener -et ce n’ est sûrement pas le rôle de politiciens accrochés à leurs sinécures, leurs privilèges et leurs réseaux-, c ’est celui du modèle à choisir pour les futures années.
                                  Le gouvernement actuel est une corporation privée tout comme le sont tous les gouvernements de l’ union européenne, d’ ailleurs.
                                  La question de fond est celle de savoir si oui ou non, les populations ont encore l’ envie d’ être les petites mains de présidents (directeurs généraux et de leurs sous-fifres) tyranniques et co-optés et de continuer à faire les frais des farces électorales, qui ne sont qu’ une partie d’ un jeu où les dés sont pipés.

                                  Dans plus de 118 villes, les allemands se retrouvent dans la rue tous les lundis depuis le moi de mai 2014 pour manifester leur désir d’ une autre société. Ces manifestations s’ étendent à la Suisse et à l’ Autriche.Evidemment, ce ne sont pas les médias aux ordres qui transmettront cette information.

                                  http://montagsdemo.eu/


                                  • lloreen 1er novembre 2014 11:41

                                    mois de mai, pardon.


                                  • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 2 novembre 2014 21:04

                                    Tant qu’il y aura des partis politiques (quelle différence existe-t-il entre un militant et un morpion ? - Aucune, ils adhèrent tous les deux au[x] parti[e]s), tant que ce système d’organisation sociale sera basé sur un système électoral facilement manipulable et que les humains se fieront à une « majorité » (manipulée) pour forcer une « minorité » (qui n’est simplement pas d’accord parce qu’elle a compris l’arnaque) à adopter des règles iniques nous vivrons dans une ploutocratie.

                                    Quand vous souhaitez, par exemple, changer le canapé de votre salon, vous organisez des élections ?

                                    Le (la) « chef(fe) » de famille décide seul(e) du modèle et de la couleur ?

                                    Je ne l’espère pas, sinon vous avez tout à fait votre place des cette merdocratie institutionalisée et vous devez être aux anges.

                                    L’attitude constructive consiste simplement à ce que tous les membres de la famille se mettent d’accord sur le modèle qui conviendrait à tous, sans faire de favoritisme et qu’aucun membre n’ait le sentiment d’avoir été négligé lors du choix.

                                    Si vous ne procédez pas comme ça, ne vous étonnez pas si votre conjoint demande le divorce ou si vos enfants vous méprisent...

                                    La vie en société est identique : Il y a la « méthode forte » basée sur la coercision (dictatoriale, « élective », etc.) ou le dialogue.

                                    C’est sûr, le dialogue est plus long, surtout s’il y a 60 millions de personnes à consulter. Mais au moins la cohésion du groupe n’est pas mise en danger par le sentiment de « compter pour des prunes », par la nécessité de devoir subir la « loi du plus grand nombre » ou simplement la dictature de l’oligarchie.

                                    Regardez en Ukraine : Dans le Donbass il y a des russophones à qui on a interdit de parler leur langue natale.
                                    Interdiction promulguée par leur pires ennemis historiques : Les nazis (Svoboda, Parvy Sektor)...

                                    Ensuite, on nous indique que leur refus n’est pas « démocratique »... Vis à vis d’un gouvernement issu d’un coup d’état illégal (en existe-il d’autres ?) cette décision ne pouvait bien sûr pas accueillir leur approbation.

                                    Si demain nos « chers dirigeants libéraux-adeptes-de-la-mondialisation-équitable » nous imposaient l’interdiction de parler Français et nous obligeaient à parler la langue d’Obama et de Bush, je suis certain que la majorité de la population courberait l’échine par « respect des institutions issues d’élections démocratiques »...

                                    Sauf quelques uluberlus qui se révolteraient et qui seraient pourchassés par les forces de l’ordre et l’armée (s’ils font cessession) et qui seraient traités de « terroristes ».

                                    De nos jours, le « terroriste » est AUSSI celui qui refuse de se voir imposer une décision qu’il réprouve au plus haut point.
                                    La triste histoire de Rémi Fraisse est là pour nous rappeler la réalité des décisions prises sans le consentement des peuples.

                                    A mon avis, le seul vrai terroriste, c’est bien celui qui impose aux autres quelque chose d’inacceptable.

                                    Attention : Ce commentaire risque d’entraîner des problèmes à Agoravox : La nouvelle loi de lutte contre « l’apologie du terrorisme » risque d’être applicable à ce commentaire qui emploie 4 fois ce mot désormais interdit en dehors de la propagande officielle.

                                    Allez, une cinquième fois pour les narguer : « Terroristes !!! »...

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