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Accueil du site > Tribune Libre > Tsipras et Poutine

Tsipras et Poutine

Ce qui se passe en Grèce est énorme.

Je dois dire tout d’abord que je méfiais des intentions « à la Hollande » de Tsipras. (« La finance est mon ennemi ». On connaît la suite . )

Le parti communiste grec (KKP) qui ne soutient pas Syriza, ce qui peut paraître paradoxal, en avait donné les raisons cet été. Raisons qui ont été reprises par Asselineau récemment. Bref Tsipras qui avait fait la tournée des maîtres du monde, leur avait laissé entendre qu’ils pouvaient le laisser être élu sans crainte, qu’il n’était pas dangereux et qu’il n’entendait absolument pas quitter l’Europe ou l‘Euro. C’est alors que le KKP l’avait traité de traître à la Grèce.

Or la réalité est tout à l’opposé.

Tsipras joue une partie d’échecs qui n’est pas sans rappeler celle d’un maître qui s’appelle Poutine.

Il avance à coup précis et audacieux.

D’une part, sauf pour les aveugles, dès les premières heures de son mandat il donne des signes de son intérêt pour Moscou. Comme le fait remarquer Bild dans « Die Russen-Connection der Griechen-Radikalos » : « A peine 90 minutes après son investiture […], Tsipras rencontre qui ? L’ambassadeur russe en Grèce »

Cet été, déjà, Tsipras avait refusé de reconnaître le gouvernement fasciste de Kiev. Il échappe donc à la doxa européenne. Comment imaginer que la Grèce puisse rester dans l’UE en ayant une politique extérieure tout à l’opposé et sur quel sujet !

Autre élément d’importance : peu de temps avant l’élection de Tsipras, Poutine avait annoncé qu’en cas de victoire de ses couleurs, il ferait sauter l’embargo et reprendrait son commerce avec la Grèce. Enorme proposition. Après !es résultats de l’élection, les félicitations de Poutine rappellent cette avancée. Une possibilité qui est précisée ce soir :

« Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré jeudi que la Russie envisagerait d'accorder une aide financière à la Grèce si celle-ci lui en faisait la demande. "Nous pouvons imaginer que si une demande est soumise au gouvernement russe, nous l'étudierons de près, en prenant en compte l'ensemble des facteurs de nos relations bilatérales", a-t-il dit à la chaîne CNBC.Ne soyons donc pas étonnés que le nouveau ministre grec de l'Energie, Panagiotis Lafazanis ait assuré qu'Athènes était contre les sanctions et "n'a pas de divergence avec la Russie".

 https://www.zonebourse.com/…/Moscou-pret-a-aider-la-Grece-…/

Ajoutons enfin, il y a deux jours, la claque la plus magistrale que l’on puisse imaginer. La Grèce a refusé de voter de nouvelles sanctions pour Moscou suite aux évènements de Mariupol. 

Le Point rappelle alors des évènements antérieurs dans un article titré « Tsipras le nouvel ami de Poutine. »

« Ce n'est pas un hasard si le premier diplomate à être venu saluer Alexis Tsipras après sa prestation de serment comme nouveau Premier ministre de la Grèce est l'ambassadeur de Russie. La proximité du leader de l'extrême gauche avec la politique de Moscou, y compris pour ce qui concerne l'Ukraine, s'était déjà manifestée en mai 2014 lors d'un voyage à Moscou. Reçu par la présidente d'une des assemblées du Parlement russe, Tsipras avait alors soutenu l'annexion de la Crimée et défendu le référendum organisé, avec la bénédiction de Moscou, dans la partie orientale de l'Ukraine par les séparatistes. »

« Le Temps » souligne la même évolution  : « Contre les sanctions de l’UE en Russie, contre le gouvernement ukrainien, contre l’austérité, contre l’Allemagne : Alexis Tsipras n’a pas tardé à démontrer la continuité idéologique de Syriza. Un nouvel axe se dessine : Athènes-Moscou. »

Cela n’a pas échappé au quotidien économique russe Kommersant : « le nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras, a, dès avant la victoire de Syriza, annoncé qu’il était favorable à un allégement des sanctions et contre la politique d’isolement de la Russie. »  La Neue Zürcher Zeitung résume la situation dans la formule : « Le cheval de Troie de Poutine ».

« A peine installé, le gouvernement de Syriza passe l’acte : il récuse les nouvelles sanctions contre la Russie réclamées par Bruxelles après la reprise de violentes hostilités dans l’Est de l’Ukraine. Pendant ce temps, Nikos Kotzias, le ministre des Affaires étrangères, transfuge du Parti communiste grec, défend des relations bilatérales plus étroites avec Moscou. Il aurait déjà remercié Poutine de s’être porté « au secours de nos frères orthodoxes » en Crimée. »

On est donc confronté à une évolution soudaine et fascinante que très peu avaient imaginée. Que Tsipras, assuré du soutien de la Russie, trop heureuse de récupérer un tremplin sur la méditerranée, prépare une sortie de l’Europe et de l’Euro, inévitable, voici qui ouvre des horizons incroyables.

Tsipras, nouvel Hercule nettoyant les écuries d’Augias ? 

« Le Point », la voix de notre maître atlantiste, n’arrive pas à en croire ses yeux. Il ne peut imaginer que Tsipras se jette d’une manière aussi directe dans les bras de Poutine.

« Les diplomates européens comptent sur le pragmatisme de Tsipras pour ne pas agiter le chiffon rouge symbole des idées de son parti, en votant contre les sanctions au risque de rompre la solidarité européenne sur un sujet majeur de politique étrangère. Beaucoup pensent que le problème du rééchelonnement de la dette grecque, sa préoccupation première, et pour laquelle le nouveau venu va devoir guerroyer ferme, le poussera à certaines concessions sur d'autres sujets. Ainsi, dans le programme de Syriza, y a-t-il une sortie immédiate de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Bizarrement, c'est là une exigence qu'Alexandre Tsipras a abandonnée, juste avant les élections. »

Oui, mais maintenant il est élu, et ses premières mesures sont tout à l’opposé des conseils de la Troïka. 

Ses premières décisions sont tellement fidèles à ses promesses. On est si peu habitué à ça. Surtout avec cette gauche crapuleuse que nous avons en France…

Parmi toutes les décisions qui honorent ce gouvernement, (arrêt de la privatisation de l’EDF grec, des ports du Pirée et de Thessalonique, salaire minimum relevé de 580 euros à 751,) le réengagement des femmes de ménage du ministère des finances est un acte fort et symbolique :

« L'un de nos premiers gestes sera une réduction immédiate et spectaculaire des dépenses du ministère qui permettra la réintégration des femmes de ménage », a annoncé le nouveau ministre des Finances Yanis Varoufakis lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur Guikas Hardouvelis.

« Avec le nouveau gouvernement, nous nous attendons à une vie meilleure pour les plus démunis », espérait Lilly Giannaki, qui devrait faire partie des agents réembauchés. Elles étaient 595 mises sur le carreau en 2013, environ 300 d'entre elles souhaitent être réembauchées.

M. Varoufakis, arrivé sac au dos et portant une simple chemise, a été le premier ministre des Finances à ne pas être chahuté par ces dures à cuire qui se sont souvent heurtées aux forces de l'ordre, devant le ministère. Les forces de l'ordre étaient d'ailleurs, pour la première fois, invisibles.

 Il faut dire que de voir au pouvoir des politiques qui respectent l’humain ça fait du bien.

Bon sang que c’est bon !

Tsipras, le nouvel Ulysse qui va flécher les prétendants qui ruinent son royaume et déshonorent sa femme ?

On a envie d’un peu d’héroïsme en des temps vulgaires.
Le ridicule de Hollande n’en ressort que plus qui, après les évènements « Charlie » avait décrété : « La vie reprend son cours. Il faut faire des achats. Ce sont les soldes. » Ridicule ! 

Oui, nous, nous avons un gouvernement à solder ! On le cède pour pas cher, même…Pour rien du tout.


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346 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 30 janvier 2015 11:20

    +++

    Ne pas oublier les paroles de Obama...en forme de menaces.. !

    • credohumanisme credohumanisme 30 janvier 2015 12:24

      Ne pas oublier non plus :
      Le numéro deux du gouvernement Ioannis Dragasakis a tenté de rassuré mercredi soir, assurant que l’objectif du gouvernement était de "renforcer les banques, d’améliorer leur position et plus généralement de développer notre économie".

      Mon ennemi c’est la finance ... ou pas ...


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 janvier 2015 13:26

      Oui, ils ont des propos rassurants et des actes tétanisants pour le bine du peuple. Et on adore ça car habituellement c’est le contraire qui se passe !


    • doctorix doctorix 30 janvier 2015 19:11

      Ariane, je plusse d’abord, je lirai après...


    • leypanou 30 janvier 2015 11:31

      J’ai bien peur que le contenu de cet article risque rapidement d’être obsolète, vue la première prise de position du gouvernement grec en politique étraéngère concernant l’Ukraine.

      Certes, il faut bien savoir ce qui s’est réellement passé mais si c’est vrai, un axe Athènes-Moscou m’étonnerait beaucoup.

      Quand on est pris dans un troupeau et un engrenage de bêtises, il est difficile d’oser être contre la ligne (not to toe the line comme disent les Anglo-Saxons) et en sortir.


      • Ariane Walter Ariane Walter 30 janvier 2015 12:21

        Leypanou : ton article est signé reuters. Un communiqué des atlantistes , donc. J’attends.. ;

        Un axe Athènes-Moscou n’est pas étonnant . Il est logique . ils sont anti-EU tous les deux !!

      • Jean Umber 30 janvier 2015 15:53

        Penses-tu qu’il s’agit de propagande dans cet article de Reuters ?

        En tous cas, pour l’instant, le Saker prend cela au sérieux. C’est embêtant.


      • Tillia Tillia 30 janvier 2015 16:36

        Ils sont orthodoxes tous les deux madame la prof... et tous les deux aiment l’Europe, c’est l’UE qui ne les aime pas ..... nuance 



      • flesh flesh 30 janvier 2015 21:43

        Ariane a dit : « ils sont anti-EU tous les deux !! »



        EU = Etats-Unis, Tillia........ Try again !

      • Croa Croa 31 janvier 2015 00:36

        À Flesh,
        Aucun sigle ne saurait répondre à une seule signification ! (D’ailleurs les sigles ne sont pas déposables seuls.) 


      • Rensk Rensk 31 janvier 2015 18:07

        Pour ne pas mourir sans être au 220...

        EU-15 Europe des Quinze
        (ensemble des 15 premiers États membres de l’Union européenne)
        EU-25 Europe des Vingt-cinq
        (ensemble des 25 premiers États membres de l’Union européenne)
        EU-27 Europe des Vingt-sept
        (ensemble des 27 premiers États membres de l’Union européenne)
        EU-28 Europe des Vingt-huit
        (ensemble des États membres de l’Union européenne depuis le 1.7.2013)

          (EU-15, EU-25, EU-27… : abréviations identiques dans toutes les langues ; ne pas utiliser les formes UE-15, UE-25, UE-27…)
        lien

      • Rensk Rensk 31 janvier 2015 18:18

        Ce qui explique aussi pourquoi les gens ne savent plus la différence entre « Union » et « Unie »
        (Union européenne / Europe Unie) car les politiques ont été faites pour « l’union » et non pas pour « l’unité » jusqu’à présent !...


      • AlainV AlainV 31 janvier 2015 18:33

        Je ne sais pas si Leypanou a bien lu l’information de Reuters. On y lit :

        « We are not against every sanction, » Kotzias said later. « We are in the mainstream, we are not the bad boys. »

        C’est aussi ce que dit le président autrichien qui est contre l’extension des sanctions « économiques », parce qu’elles pénalisent gravement son pays et pas les Etats-Unis, pays qui recherche la confrontation avec la Russie. S’il doit y avoir des sanctions, l’Autriche est pour des sanctions contre des personnes ciblées, pas pour des sanctions économiques.
        Le gouvernement grec ne dit pas autre chose.


      • tf1Groupie 31 janvier 2015 22:47

        Le problème c’est que le ministère des affaires étrangères grec confirme ce que dit Reuters.

        Mais bon, dire que Reuters ment ça mange pas de pain ; mentez, calomniez il en restera toujours quelque chose professe la dramatique auteure.


      • Tillia Tillia 2 février 2015 20:10

        Alors si vous voulez parler des States écrivez US et non EU 


      • bakerstreet bakerstreet 23 février 2015 13:48

        @Tillia

        Nuances ?

        50 nuances de frics , de crédits, et de paroles d’épiciers !
        Passent les années la ligne de subvention reste la même. 
        Et jamais nos crédits ne nous reviennent



      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 2015 11:33

        Salut Ariane,
        Avec quoi Tsipras va-t-il financer ses mesures sociales ?
        Avec la dernière tranche de 7 milliards que va lui verser le FMI. ou pas.


        Pourquoi la Russie s’intéresse à la Grèce ?
        Pour ses prises de positions sur la Crimée et les sanctions, certes.
        Les Russes sont des joueurs d’échecs, ils déplacent leurs pions en fonction de leurs intérêts.

        Mettre un pied dans la porte en Grèce, c’est avoir un port en Méditerranée, en plus que celui de Syrie, pour les navires de guerre russes. Et une épine dans le flanc de l’ OTAN.
        Tsipras le sait, et s’en sert.

        Qui se sert de qui ? Les deux, probablement.
        Nous sommes dans une entreprise de com’ tous azimuts, une vaste tragédie aux multiples acteurs. Attendons de voir la fin de la pièce de théâtre qu’ils nous jouent tous.

        Vous qui faites du théâtre, vous allez sans doute nous trouver un titre ?
        « Chérie fais-moi peur ! », « Pour quelques dollars de plus » ou « Le bon, la brute et le truand » ??


        • Ariane Walter Ariane Walter 30 janvier 2015 12:25

          fifi : explique-moi pourquoi j’ai toujours qqs pas d’avance sur toi. Tu te renseignes où ?

          Le ministre des finances a dit ce matin qu’il ne voulait pas de cette dernière tranche. Qu’elle ne réglait en rien le pb.

          Pour la fin de ton com, tu n’es pas bonne joueuse. Difficile de dire : j’avais pas vu, je me suis trompée. 
          Ton argument « par intérêt », me fait mourir de rire ! non, c’est par philanthropie !!

          la Russie et la Grèce et ,je l’espère un jour la France seront dans la Grange Europe de la Bretagne à la Sibérie. 

        • Trelawney Trelawney 30 janvier 2015 13:11

          Pourquoi la Russie s’intéresse à la Grèce ?

          Parce que la Russie veut placer son rouble comme monnaie internationale. Elle a besoin pour cela de pays qui l’utilisent comme monnaie officielle. Et si la Grèce se fait sortir de l’euro, c’est un très bon candidat pour le rouble.

          Si vous pensez une seconde que la Grèce quittera l’euro pour son ancienne monnaie, vous n’avez pas un train de retard mais un siècle


        • CN46400 CN46400 30 janvier 2015 13:22

          @ fifi


          Avec quoi les patrons ont payé les congés payé de 36 ? et les rallonges de 50% en 68 ?

        • Jean Umber 30 janvier 2015 17:28

          La Russie a toujours soutenu la Grèce. C’est grâce à elle que la Grèce est née à nouveau dans les années 1830. Elle a toujours été à ses côté dans toutes les guerres balkaniques d’avant 1914, même contre les Bulgares qui se sont souvent retrouvés du côté des ottomans et des empires centraux.

          La connivence gréco-russe n’a cessé qu’à cause de l’apparition du totalitarisme bolchévique. Elle est prête à réapparaître depuis que le totalitarisme européiste s’est fait jour.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 2015 19:01

          Ariane,
          Aucune trace sur Google de la déclaration du Ministre des finances grec, rejetant les 7 milliards.


        • Laurent 47 30 janvier 2015 19:20

          Erreur ! La Russie ne veut absolument pas imposer le rouble comme monnaie internationale, cela pour éviter qu’il ne soit l’objet d’attaques spéculatives malveillantes ! Le rouble, ainsi que le yuan et la roupie, seront les trois monnaies locales, non convertibles en dollars, qui permettront les échanges commerciaux entre la Chine, la Russie, et l’Inde. Eventuellement d’autres monnaies locales se déconnecteront du dollar pour se raccrocher aux wagons des BRICS. Le dollar, ce billet de Monopoly basé sur aucune valeur réelle, restera réservé aux guignols européens, si avides de cette monnaie, à l’exception bien sûr de la Grèce ! Je crois d’ailleurs que les échanges commerciaux basé sur ce système de monnaies locales ont déjà commencé entre la Russie, la Chine, et l’Inde.



        • Yaltanne 30 janvier 2015 19:37

          pardon : le comm’ précédent répond à la question de fifi


        • lambda 30 janvier 2015 20:09

          @ fifi

          analyse interessante 
          la victoire de Tsipras n’a pu être effective qu’avec l’aval du Gouvernement de l’Ombre
          à suivre si Tsipras se tourne vers la Russsie - bien que !!!!!!


        • Croa Croa 31 janvier 2015 00:49

          À Fifi,
           Et si Tsipras n’était tout simplement pas un mafioso, un politique honnête soucieux simplement de son peuple et des autres peuples, une exception pour confirmer la règle des petites combines régnant partout ailleurs ?

          Tu devrais rester simple et pourrais attendre un peu avant de chercher les coups tordus !


        • kéké02360 31 janvier 2015 15:18

          tu lui demandes l’impossible à fifi !!!!!

          fifi tient la vérité de la secte asselineau/pasqua , à part les coups tordus circulez y-a rien à voir !!!!!

          fifi c’est soit la secte upr, soit défendre le système en tirant sur toute lueur d’espoir !!!! smiley

          Dommage à un moment où tous les soit disant antisystème pourraient se serrer les coudes ........


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 31 janvier 2015 16:27

          Bonjour,
          .
          « Les sept milliards, nous n’en voulons pas »

          M. Varoufakis a observé en effet qu’il n’y aurait pas de logique à «  critiquer le programme tout en demandant son extension ». Déjà jeudi, interrogé par le New York TImes, M. Varoufakis avait indiqué : « Les sept milliards, nous n’en voulons pas, ce que nous voulons c’est repenser tout le programme ». Déjà la semaine dernière, encore candidat, le Premier ministre Alexis Tsipras avait dit que la date de février « ne signifiait rien et avait juste pour but de créer un sentiment d’urgence pour le prochain gouvernement ».
          http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204122923680-alexis-tsipras-a-paris-mercredi-prochain-1088713.php
          .
          « Ces gens ne bluffent pas, mais la Grèce ne va pas réussir à arriver jusqu’à fin février, s’alarmait Theodore Pelagidis, du think tank Brookings, à Bloomberg. « La situation va empirer de jour en jour, avec en première ligne les banques du pays », a-t-il estimé. Selon le journal Kathimerini en effet, il y a actuellement moins de deux milliards d’euros dans les caisses de l’état grec, qui auront disparu fin février. Et les finances publiques se portent d’autant plus mal que les Grecs ont pour certains arrêté de payer leurs impôts pendant la campagne électorale, en attendant de voir ce qui sortirait des urnes.
          http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204122923680-alexis-tsipras-a-paris-mercredi-prochain-1088713.php
          .
          « New deal européen »
          Ce que cherche la Grèce est assez clair : « un New deal européen », comme l’a expliqué mercredi M. Varoufakis. C’est à dire essayer de trouver une faille dans la zone euro pour essayer de convaincre certains pays de se mettre ensemble contre l’orthodoxie budgétaire défendue notamment par l’Allemagne. C’est ainsi que M. Tsipras et lui se rendront dès la semaine prochaine voir leurs homologues en France et en Italie, vues comme les grands pays qui pourraient être les plus sensibles à un discours anti-austérité.
          http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204122923680-alexis-tsipras-a-paris-mercredi-prochain-1088713.php
          .
          L’autre grande revendication de la Grèce est la renégociation de sa dette. M. Dijsselbloem s’est opposé vendredi à la « conférence » souhaitée par Athènes à ce sujet, et que ne repousse pas la directrice générale du FMI Christine Lagarde. Il a sèchement fait observer que « cette conférence existe, et que c’est l’Eurogroupe ». Or le banquier français Matthieu Pigasse, dirigeant de la banque Lazard qui conseille le fonds de restructuration bancaire grec, a pour sa part estimé qu’une restructuration « était absolument nécessaire » , et qu’il fallait « réduire de moitié la dette détenue par les institutions publiques en Grèce », soit à peu près de 100 milliards d’euros.
          http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204122923680-alexis-tsipras-a-paris-mercredi-prochain-1088713.php
          .
          Ma conclusion :
          Il est trop top de dire ce que vas se passer dans un proche avenir.
          .
          Ce qui veut Alexis Tsipras c’est une autre Europe une Europe avec une autre politique...
          Je pense que le monde de la finance ne sera certainement pas d’accord qu’un touche aux traitées européens ! Sans y oublier l’article 48 du TUE qui rend l’idée d’une autre Europe utopique. https://www.youtube.com/watch?x-yt-ts=1422579428&v=UPpXKtSJcRI&x-yt-cl=85114404
          .
          Alexis Tsipras reste pour moi le réel maître de jeux (enfin pour le moment).
          C’est lui qui à plusieurs atouts dans la manche.
          1. Comme il est impossible à la Grèce de rembourser la dette autant d’essayer de la faire l’annuler....
          A toute façon « la construction des dettes des états européens » est une monumentale escroquerie financière qui est amplifié grâce à l’article 123 TFUE.
          N’oublions pas que les traitées ont été rédigé pour correspondre aux intérêts de l’oligarchie !
          Voire mon commentaire : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/grece-allemagne-qui-doit-du-pognon-162797#forum4226921
          .
          2. Il à une vision différente sur la politique Européenne envers la Russie. Il serrait un énorme échec pour l’OTAN de voire (en cas extrême) que la Grèce quitte l’OTAN !
          .
          3. La Grèce na pas du pétrole mais la Grèce à un atout économique important à jouer et à faire développer c’est l’attrait touristique !
          Je préfère que la Grèce développe son tourisme au lieu de brader ses Iles aux Oligarques du monde !
          .
          4. La politique de la TOÏKA est une politique destructrice d’emplois dans toute l’Europe et je ne vois pas comment les grègues pourrons tomber encore plus bas que actuellement !
          Les aides qui ont été fourni à la Grèce été principalement destiné aux banques privées (fraudeurs) et aux fonds d’investissements !
          .
          Il est intéressant de regarder qui sont les membres du gouvernement de Alexis Tsipras :
          http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/28/ministres-gouvernement-grec-alexis-tsipras-conseil-ministres_n_6560350.html
          Au premier regard il n’y à pas membre ayant travaillé pour Goldman & Sachs voire de Rothshild ....


        • Croa Croa 1er février 2015 08:48

          Oui, Kéké « Dommage à un moment où tous les soit disant antisystème pourraient se serrer les coudes ........ »
          *
          Pour autant je ne pense justement pas que les amis (au sens fessebouc) d’Asselineau correspondent à une secte. Ta remarque devrait les interpeller ! smiley
          *
          Les divergences sont normales dans les débats politiques notamment entre ceux qui rêvent d’une autre Europe unie et ceux qui rêvent de nations indépendantes en Europe. 


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er février 2015 08:58

          kéké,
          Cherchez un peu des renseignements sur Matthieu Pigasse, de la Banque franco-américaine Lazard.
          C’est lui qui a renégocié la dette grecque en 2012, sans aucun profit pour le peuple grec.


          Il est nouveau le conseiller du Gouvernement. C’est le banquier de Gôooche, de la bande à DSK, qui sont, comme chacun s’en doute, aussi anti-capitalistes que les crocodiles sont végétariens...

        • kéké02360 1er février 2015 13:18

          Une secte dans le sens où Fifi tire sur tout ce qui n’est pas upr comme s’il n’y avait pas de bonnes idées ailleurs, au front de gauche, au front national........
           Quand tu lis un post de fifi tu sais dès le départ qu’il est un prétexte pour sortir son disque rayer << votez pour l’upr d’asselineau, pour sortir de l’europe et de l’euro >>

          On est donc bien dans une démarche sectaire. Avec un capital électoral de 1 % on est en droit d’attendre de l’upr un peu plus de modestie et d’ouverture à de futures alliances si l’occasion se présentait mais c’est pas dans leur programme ......... Idem pour le front de gauche dont le gourou n’a de cesse de taper sur le fn au lieu de taper sur les salauds au pouvoir !!!! upr, front de gauche bonnet blanc blanc bonnet smiley

          Pour donner du relief à mon propos on constate que les Grecs sont plus ouverts et artisans d’un changement puisque Tsipras extrême gauche a passé un accord avec un parti indépendant très à droite !!!!!!!!! C’est comme si le front de gauche signait un accord avec le fn aux prochaines élections pour nous sortir de la merdette, on est loin de cette dynamique en France, et pourtant il n’y a pas d’autres solutions pour virer les crapules-criminels sionistes maçonniques ump-ps qui sont responsables du chaos dans notre pays , en europe , au moyen orient ........


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 1er février 2015 14:55

          Bonjour kéké02360,
          .
          « On est donc bien dans une démarche sectaire. »
          .
          On peut accepter cette vision si on conçoit que l’appartenance à quelconque partie politique est comparable à l’appartenance sectaire !
          .
          Morpheus (Agoravox) avait écrit un article intéressant sur les parties politiques ou il est question du sectarisme et il y à une bonne partie de vrai la dedans.
          http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/note-sur-la-suppression-generale-157757
          voire l’image commencent par :
          Quelle est la différence entre une secte & un Partie politique ?
          .
          Justement je déteste le coté sectaire quelque soit le partie politique...
          Mais il n’est pas facile à échapper à ce coté sectaire ....
          .
          Fifi Brind_acier défend ses idées et celles de l’UPR il est donc normal qu’elle essayé de combler le vidé médiatique des grands médias au tour de l’UPR en placent des liens UPR (parmi d’autres) dans ses messages ... et on ne peut pas lui en vouloir pour ça. Elle apporte des arguments vérifiables souvent source au débat sur Agoravox et en ce qui me concerne elle reste une force vive parmi d’autre sur Agoravox.
          .
          Personnellement je reste proche des idées du programme républicain (CNR) de François Asselineau, mais je n’ai pas renouvelle mon adhésion pour l’année 2015. La liberté d’expression dans l’équipe de l’UPR Gironde à été, à mon goût, trop restreinte depuis l’élection d’un nouveau délégué régional.
          .
          Je suis donc passé par 3 parties politiques durant ses dix dernières années, PCF puis LCR en dernier chez l’UPR.
          .


        • kéké02360 1er février 2015 19:11

          @ eau du robinet

          c’est tout à ton honneur, bienvenue dans le monde des citoyens- hommes libres smiley

          Mieux vaut défendre des idées plutôt qu’un parti et encore moins un gourou ................ c’est la meilleure façon je pense d’arriver un jour à se rassembler pour construire un autre monde .........


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er février 2015 20:36

          kéké,
          « Les raisins sont trop verts, c’est bon pour les goujats... »
          Il n’y aura jamais aucune alliance d l’ UPR avec des européistes.
          Tu peux toujours rêver que l’ UPR s’allie au FN !!
          En plus, tu n’es pas intelligent, quand on veut s’associer à quelqu’un, on évite de lui cracher dessus.


          L’ UPR laisse le FN s’allier au FDG, ce sont les deux « nasses » destinées à neutraliser les mécontents de droite et de de gauche, pour sauver l’ Europe, quand les deux partis mainstream sont dans les choux.

        • bakerstreet bakerstreet 23 février 2015 13:55

          @Trelawney

          La grèce ne remboursera pas tout le monde le sait
          En conséquence, pourquoi ne pas tirer le plus possible sur l’ardoise ?
          Tous les poivrots connaissent cette recette. 
          Mais c’est vrai que les experts européens ne fréquentent pas ce genre d’établissement. 

          Retour ensuite à la drachme, 
          défaut de paiement de la dette,
           drachme dévalué mais aspirateur à capitaux douteux,
           installation d’un pavillon de complaisance sur le pays, comme elle l’a fait pour sa flotte marchande.

          Et voilà comment à peu près ça va se passer
          C’est écrit dans la marc de café turc
          Un truc à ne pas dire à un grec
          Si vous voulez pas les fachez
          Comme quoi ces gens ont de la mémoire quand ils veulent

          « Ne faites jamais credit à un grec », 
          nous avait pourtant prévenu Tacite !



        • alinea alinea 30 janvier 2015 11:42

          Dommage que les Français n’aient pas voté pour Mélenchon ! Mais si l’Espagne vote Podemos, ça fera au moins deux lieux d’exil possible !!


          • Diogène diogène 30 janvier 2015 11:54

            bonjour Alinea.

            Vous pouvez aussi finir vos jours au Vénézuela ou à Cuba !

          • joletaxi 30 janvier 2015 12:00

            sérieux ?

            mais qu’attendez-vous ?
            vous avez vu, ils engagent des femmes de ménage, sur que cela est tentant, comme je vous comprends.

            nous on sera surement triste de ne plus lire vos contributions pleines de joie et d’espoir,
            bon je décommande le prosac, vous partez hein c’est sur ?


          • alinea alinea 30 janvier 2015 12:04

            Pas facile de traverser l’océan avec mes chevaux !! sinon, je préférerais l’Argentine ou la Bolivie !! smiley

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