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Un pape, un Papon ?

Je ne voulais pas, je le jure, je ne voulais pas. Ecrire sur cette controverse. Parler de Pie XII et du nazisme. Mais comment y échapper alors que tout sollicite et qu’on a la tête pleine de pensées et de sentiments complexes, contradictoires, et que deux papes se trouvent au coeur de notre questionnement, un ancien et l’actuel ?

Benoît XVI a approuvé, le 19 décembre, un décret ouvrant la voie à la béatification de Pie XII en même temps qu’à celles de Jean-Paul II et du curé polonais Jerzy Popieluszko assassiné en 1984 par la police secrète (Le Monde, Le Figaro).

Les intenses polémiques qui ont suivi, si elles démontrent pour la plupart une opposition forte au processus papal, ne suffisent pas à elles seules pour emporter la conviction. Je relève qu’un excellent billet sur Pie XII sur le blog de koztoujours me persuade le matin mais que l’après-midi me voit hésiter et que le soir une conversation vigoureuse avec mon plus jeune fils Jean-Baptiste, jeune agrégé de lettres classiques et professeur de français, me laisse très ébranlé. Pour lui, cette volonté de béatification de Pie XII constitue un scandale parce que dans le meilleur des cas il a agi en politique et non comme le successeur intransigeant de Saint-Pierre.

Pour ceux, rares, qui viennent au soutien de l’action discrète de Pie XII et de son silence tactique, ils invoquent le grand nombre de Juifs que sa diplomatie secrète aurait permis de sauver et le fait qu’une résistance ostensible aurait fait perdre toute efficacité à ses démarches de l’ombre. C’est le centre de l’argumentation de koztoujours et des partisans, pour le Souverain Pontife, d’une stratégie politique plutôt que d’une parole publique de refus et de mise en garde. On a connu, dans l’Histoire, des accommodements de ce type qui ont conduit à transiger avec l’éthique pour sauver ce qui était qualifié d’essentiel, avec le risque d’avoir facilité le naufrage et des valeurs et du réel en péril.

Serge Klarsfeld, dont le sens constant de la mesure et de la justice n’a pas besoin de l’extrémisme pour se faire remarquer, met le pape sur le même plan que tous les autres politiques - dont de Gaulle - de cette époque tragique puisqu’il souligne que l’un et les autres avaient pour seul souci d’oublier les Juifs (Le Parisien).

A rebours - c’est probablement l’absurdité de la comparaison qui m’a donné l’élan pour tenter cette analyse -, Alain Duhamel ose développer la thèse suivante qui va sans doute lui attirer les suffrages des adeptes des fausses analogies. "Si Benoît XVI, effectivement, va jusqu’au bout de sa démarche, c’est-à-dire commencer à béatifier Pie XII, moi je lui suggère de ne pas oublier Papon parce que c’est la même logique" (Le Post, Rue 89). Alain Duhamel devrait se garder d’ajouter une corde religieuse à son arc médiatique omniprésent. Je ne vois pas l’ombre d’une relation entre Papon qui a prétendu avoir évité le pire mais en le favorisant, qui a pris des initiatives à la fois bureaucratiques et scandaleuses et le pape Pie XII qui s’est situé sur un tout autre registre. Qu’on le défende ou non, il n’a pas ajouté du mal au Mal et, sur son territoire à la fois symbolique et réel, il n’a pas cessé de vouloir bien faire, j’en suis sûr, mais en se trompant sans doute. Entre les deux, ce n’est ni la même logique ni la même histoire ni la même abstention. Le rapprochement est offensant pour Pie XII, trop flatteur pour Maurice Papon.

Si on oublie ce propos fabriqué pour provoquer, restent tout de même des incompréhensions et des indignations qui obligent à réfléchir. La communauté juive a fait connaître ses protestations et sa révolte. Pourquoi lui, pourquoi maintenant, pourquoi n’avoir pas différé ? Le pasteur Florence Taubmann, présidente de l’Amitié judéo-chrétienne de France a évoqué "une insulte à la communauté juive" et s’est étonnée qu’on n’ait pas attendu l’ouverture des archives pour décider ou non d’une éventuelle béatification. Le MRAP et le Centre Simon Wiesenthal s’affirment, sans surprise, révoltés.

Au fond, c’est cette précipitation - même si le pape Benoît XVI avait déjà retardé d’un an la mise en oeuvre du processus - qui choque et agite les esprits et les consciences. Que Pie XII soit mêlé à d’autres ne change rien à l’affaire. Il y a vraisemblablement, chez ce grand intellectuel qu’est le pape d’aujourd’hui, une inflexible rigueur dogmatique, une imperméabilité cultivée aux frondes de la société et une focalisation exclusive sur la pureté du religieux, étonnante de la part d’un homme qui n’a jamais ignoré le poids et les malheurs de l’Histoire.

Etait-il en effet si difficile de ne pas susciter cet émoi alors que pour le moins, le rôle de celui qu’on souhaite béatifier mérite d’être mieux connu, dévoilé pour le meilleur ou pour le pire ? Certes, j’imagine Benoît XVI persuadé que si seul Jean-Paul II avait été à l’honneur, des voix se seraient élevées pour, sans contester son influence internationale décisive, dénigrer ses décrets sur la vie morale et sexuelle. N’y a-t-il pas en ce sens, chez Benoît XVI, une indifférence à l’égard de ce que ses décisions peuvent susciter, précisément parce qu’il sait que le climat sera toujours à l’orage en ce qui le concerne ? Peu lui chaut alors de suivre son chemin sans s’encombrer d’autres considérations que les siennes dans son for intérieur de foi, de raison et de solitude.

Les archives auraient été disponibles au plus tôt en 2013 (nouvelobs.com). Derrière cette hâte, on pressent le désir de demeurer seul maître de ses choix sans tolérer qu’une analyse historique, précise et objective vienne les valider ou non. Cependant, cette course contre la vérité des faits et des attitudes apparemment gagnée aujourd’hui, Benoît XVI va la perdre profondément. A cause de ce qui a fait faillir Pie XII. Parce qu’en effet on n’exige pas d’un pape, en dépit de l’existence du Vatican, qu’il soit un politique mais qu’il porte l’universel. Qu’il crie dans le désert s’il le faut, mais qu’il crie. Même si Pie XII a sauvé des Juifs,-pour ma part, je n’en doute pas-, sa méthode l’a contraint à taire ce pour quoi il était pape et qui aurait dû revenir à délaisser les tactiques, l’officieux, les prudences calculées, les compromissions inévitables et l’équanimité universelle pour les meilleurs motifs qui soient, au profit de l’indignation officielle, de la morale proclamée, des Juifs et autres victimes clairement nommés, de la puissance affichée d’une âme à la tête du catholicisme contre le paganisme nazi. Les murmures n’étaient pas de mise mais les cris. Etonnant comme même les plus vertueux ont tendance à sous-estimer la charge explosive que représente l’irruption des principes et des idéaux dans un monde qui veut les supprimer et y parvient longtemps : peut-être ces Juifs sauvés auraient-ils été multipliés à l’infini ! On ne sait pas mais le pape, au fond, pour demeurer fidèle à son éminente fonction, n’avait pas d’arbitrage à opérer mais seulement à se tenir droit ostensiblement face à l’immoralité. Quelle plaie que le sens politique quand il vient affaiblir le feu de la morale !

Même si je n’ai aucun titre à m’immiscer dans un formalisme forgé par les siècles, un rituel qui a fait ses preuves et des consécrations généralement admises et même célébrées, je vais oser un peu d’impudence. "Vénérables" aujourd’hui, Jean-Paul II, Pie XII et cet héroïque curé polonais seront "béatifiés" demain. Pourquoi faire passer, presque mécaniquement et en tout cas religieusement, ces hommes emblématiques mais forcément imparfaits dans la pompe glorieuse de leur vie dans la catégorie des "purs" que leur mort séparerait radicalement de nous ? Pour éprouver un sentiment tout particulier à l’égard de Jean-Paul II, je n’ai pas besoin de le pressentir "béatifié". Il me suffit, par la pensée et le souvenir, de songer à cette force religieuse de la nature qui, elle, avait tout compris puisqu’elle avait fait de la morale une politique.

Mon fils avait raison. Dans ce combat qui oppose dans le monde et en nous-mêmes Créon à Antigone, j’ai toujours si naturellement pactisé avec Créon - parce qu’au fond il n’était jamais aimé - contre la pureté surhumaine d’Antigone que j’en ai oublié que parfois sa folie à elle avait raison.

Un pape n’a pas le choix : il se doit d’être Antigone ou rien.




par Philippe Bilger (son site) jeudi 24 décembre 2009 - 109 réactions
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  • Par Furax (---.---.---.17) 24 décembre 2009 11:31
    Furax

    Il est navrant d’être obligé de se répéter sans cesse...
    Après la guerre, le grand rabbin de Rome, Israële Zolli s« est converti au catholicisme en prenant pour nom de baptême Eugénio (et safemme Eugénia), en hommage qu Pape Pacelli. C’était, comme Golda Meïr, un homme qui ne savait certainement rien des activités du Pape...
    Le RABBIN David Dalin a publié »Le mythe du Pape d’Hitler« où il démontre que la plupart des pièces du dossier monté contre Pie XII ont été fabriquées ou financées(Le Vicaire) par le KGB.

    Enfin :

     »Pourquoi nous avons publié « la guerre de Pie » par William Doino, Jr (Catalyst, avril 2005)

    Il y a huit ans précisément ce mois-ci, le magazine "the New Yorker« publia un article exceptionnellement long, sous le titre »le silence« . Ecrit par le prêtre »défroqué" James Carroll - aujourd’hui éditorialiste au Boston Globe, cet article soutenait qu’à la fois la doctrine de l’infaillibilité papale et l’insistance de l’Eglise sur "la primauté de Jésus comme vecteur de rédemption" étaient fausses et causes de nombreux malheurs au travers de l’Histoire. Se fondant sur son interprétation erronée de l’infaillibilité papale - étonnante pour un ancien élève du séminaire, Carroll affirmait que cette doctrine empêchait l’Eglise de reconnaître ses propres torts, et forcait Jean-Paul II au silence en face de « péchés institutionnels majeurs ». "La doctrine de l’infaillibilité« , concluait Carroll, »est semblable à un virus qui paralyse le corps de l’Eglise.

    « Le silence » entraîna une mini-polémique, et devint rapidement un texte incontournable pour les anti-catholiques, et un sujet de conversation chez les « bobos » (NDT : traduction personnelle de "chattering classes", les intellectuels si l’on veut). Mais ce qui faisait sensation dans cet article, ce n’était ni les attaques contre le pape, ni contre la doctrine d’infaillibilité, ni même les nombreuses erreurs théologiques et historiques qu’il comportait. Ce qui fit sensation, c’était la tentative de Carroll pour faire porter au pape Pie XII, et donc à l’Eglise Catholique toute entière, la responsabilité de l’Holocauste.

    Ces attaques de Carroll n’avaient rien de nouveau. Dès 1943, la propagande soviétique faisait circuler des fables sur la collaboration présumée de Pie XII avec l’Allemagne hitlériennne, cherchant ainsi à semer le trouble parmi les fidèles. Après la guerre, ces mythes communistes furent repris par l’écrivain Rolf Hochhuth - par ailleurs un ancien membre des jeunesses hitlériennes, dont la pièce « le Vicaire » (1963) cherchait à transférer la culpabilité de l’Allemagne sur un pape italien. Le livre de Hochhuth dépeignait un Pie XII faible et avare qui aurait pu empêcher l’Holocauste par quelques déclarations, mais préféra garder le silence, en raison justement de ses faiblesses et de ses intérêts financiers. L’article de Carroll dans le New Yorker se contenta de résumer les accusations de Hochhuth et les élargit.

    Bien que de nombreuses voix s’élevèrent en réponse à l’article du New Yorker (...), les attaques de Carroll contre la papauté encouragèrent les polémistes anti-papistes, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise, à publier leur propre salve. En quelques années, une véritable industrie littéraire anti-Pie XII et anti-catholique émergea : « Hitler’s Pope » de John Cornwell (1999), « Papal Sin » de Gary Wills (2000), "Under his very window« de Susan Zuccotti (2000), »The Catholic Church and the Holocaust, 1930-1965« de Michael Phayer (2000), »The Popes Against the Jews« de David Kertzer (2001), »Constantine’s Sword" du même Carroll (2001), et enfin « A Moral Reckoning » de Daniel Jonah Goldhagen (2002) (NDT : j’ai laissé en anglais les titres car je ne sais pas si ces livres ont été publiés en français à part celui de Cornwell).

    Sur les plateaux des talk-shows et dans les colonnes des journaux universitaires, ces livres, en dépit de leurs nombreuses erreurs grossières, étaient accueillis avec enthousiasme. Un homme toutefois, resta dubitatif : le rabin et historien David Dalin. Scandalisé par ce qui lui semblait un détournement et une récupération de l’Holocauste à des fins partisanes, Dalin décida de répondre. Diplômé en histoire et en théologie, et participant du dialogue judéo-chrétien depuis longtemps, il avait à la fois la légitimité et le bagage universitaire nécessaire pour rétorquer aux anti-papistes, et pour écrire avec précision sur l’Eglise Catholique et l’Holocauste. Le résultat fut une série d’articles, dont le plus important, son premier, publié sous le titre « Pie XII et les juifs » le 26 février 2001 dans le Weekly Standard (NDT : excellent magazine conservateur américain), résuma en 5000 mots l’ensemble de la controverse.

    Traduit en plusieurs langues, l’article de Dalin devint l’un des articles les plus repris sur Pie XII. Ce qui frappa le plus de nombreux lecteurs, ce ne fut pas la réfutation magistrale, point par point, des arguments des détracteurs de Pie XII, mais plutôt sa conclusion : "Pie XII fut un authentique et sincère Juste" (NDT : en référence aux Justes d’Israël, titre décerné par le mémorial Yad Vashem aux protecteurs des juifs, en particulier pendant le 2 ème G.M.).

    Bien évidemment, l’article de Dalin ne fut pas du goût de tous, en particulier de ceux qui avaient fait une petite fortune sur le mythe du Vicaire, ou ceux dont les désaccords idéologiques avec l’Eglise était soutenus et renforcés par cette fable. Les attaques redoublèrent de férocité. Dans un article publié dans le journal First Things, Joseph Bottum développa la thèse que, bien que les partisans de Pie aient démoli systématiquement les accusations contre le Pontife, ils avaient perdu la guerre au sens large, celle de la réputation de Pie, car les ennemis du Pape demeuraient beaucoup plus puissants. Cette conclusion de Bottum apparait prématurée.

    En réalité les partisans de Pie XII voyaient leur influence grandir, aux Etats-Unis comme dans le monde. En évoquant cela, nous avons décidé de réunir en une seule anthologie les réponses apportées aux critiques récentes de Pie, d’une façon systématique et mesurée. Le résultat, c’est le livre "The Pius War : Responses to the Critics of Pius XII", édité par Bottum et Dalin, et publié par Lexington Books.

    Les cent premières pages du livre réunissent les meilleurs compte-rendus critiques, sélectionnés parmi des centaines, des différents livres publiés au cours de la dernière décennie. Les critères de sélection furent l’éloquence, la force de persuasion, la finesse de la connaissance, et plus que tout la précision historique, car ces contributions s’avéreraient inutiles si elles ne pouvaient démontrer leur validité.

    Ensuite, deux éminents historiens de l’Eglise, l’allemand Dr. Rainer Decker et le frère John Jay Hughes, rétorquent respectivement au livre de Cornwell « Hitler’s Pope » et au livre de Michael Phayer "the Catholic Church and the Holocaust" - en expliquant ce qui s’est réellement passé lorsque les nazis ont raflés les juifs de Rome (thème de la pièce de Hochhuth). Le professeur Ronald Rychlak, le plus éminent spécialiste de Pie aux Etats-Unis, démoli la thèse de Susan Zuccotti selon laquelle Pie XII n’a « rien fait ou si peu » pour aider les juifs persécutés. Robert Louis Wilken, un éminent historien du Christianisme à l’Université de Virgine, délivre un coup fatal à la thèse de James Carroll dans "Constantine Sword". Justus George Lawler, enseignant et éditeur, s’occupe de la thèse de Gary Wills, truffée d’erreurs historiques. Le spécialiste des papes Russel Hittinger répond à David Kertzer (« The Pope against the Jews »). L’expert en archives John Conway critique les historiens qui évoquent régulièrement les mystérieuses archives « secrètes » du Vatican pour la période de la 2nde guerre mondiale, alors qu’ils n’ont manifestement pas juger bon d’étudier les archives déjà publiées du Vatican, qui occupent déjà onze volumes. Michael Novak se charge de la thèse de Daniel Goldhagen. Enfin Kevin M.Doyle ajoute une pépite inattendue au livre, une analyse de la prétendue « encyclique cachée » contre l’anti-sémitisme, prévue par Pie XI et soit-disant supprimée par Pie XII. Doyle démontre que cette encylique, loin d’être cachée, a au contaire été transformée et publiée seulement six semaines après le début de la guerre sous un nom différent, Summi Pontificatus, condamnant le racisme sous toutes ses formes. Ajoutez à cela le fameux article du rabin Dalin, ainsi qu’une introduction et une conclusion de Bottum.

    A la suite de ces articles se trouve ma propre contribution (NDT : celle de William Doino Jr.), une bibliographie annotée de 180 pages qui tente de fournir une grille de lecture de tous les aspects de la controverse, avec une focalisation sur la démonstration que Pie XII, loin de demeurer « silencieux », condamna au contraire l’anti-sémitisme, le racisme et le génocide, avant, pendant et après l’Holocauste. (...) Mon objectif était de procurer aux laïcs comme aux universitaires une « cartographie » intellectuelle et historique poux ceux qui veulent en savoir plus, et qui veulent savoir quels auteurs sont dignes de foi, et pourquoi.

    Aussi important que soit le livre « The Pius War » dans la redécouverte de la vérité historique, il ne tente pas de cacher ou de laver les fautes des « fils et filles » de l’Eglise Catholique pour reprendre l’expression de Jean-Paul II. De nombreux intervenants évoquent franchement l’anti-judaïsme et l’anti-sémitisme, et la bibliographie comporte une longue section dédiée aux relations judéo-catholiques, couvrant tous les aspects de cette relation tumultueux, les brillants comme les plus noirs.

    D’ores et déjà nous pouvons voir les signes du changement. « Amen », un film tiré du livre de Hochhut, « le Vicaire » sorti dans les salles en 2002 (NDT : encore une fierté française !) et réalisa un flop international, s’attirant des critiques très négatives (NDT : pas en France où il souleva l’enthousiasme des foules germanopratines). Hochhut, de son côté, a récemment été pris la main dans le sac en train de louer les travaux de l’historien révisionniste et négationniste David Irving, se discréditant ainsi un peu plus. John Cornwell a récemment déclaré qu’il était « impossible de juger » Pie XII au regard des « débats et éléments » qui ont suivi la publication de son livre « Hitler’s Pope », aujourd’hui discrédité. Même Susan Zuccotti, écrivant dans la publication « Holocaust and Genocide Studies » en Automne 2004, bien que maintenant son attitude hautement sceptique sur les efforts de Pie XII pour sauver les juifs, reconnait l’existence de preuves et d’éléments qu’elle a ignoré, et déclare qu’il existe "de la place pour un compromis et une réconciliation" des participants au débat. Ainsi, la vérité progresse, et continuera à progresser au fur et à mesure que des archives seront ouvertes, des livres seront écrits, et de nouvelles perspectives verront le jour.

    William Doino, Jr est un auteur catholique et un éditorialiste.

  • Par Hieronymus (---.---.---.76) 24 décembre 2009 16:10
    Hieronymus

    Me Bilger
    en dehors de ne pas repondre aux objections qu’on vous formule
    vous ne devez pas trop lire les autres articles d’AV sur le sujet
    dont certains sont pourtant explicites
    a lire qqfois vos articles, vous me semblez etre un personnage ambigu
    expert en sophismes et dont la logique deroute souvent
    que votre fils avec la verve de sa jeunesse, soit en quete d’absolu
    quoi de plus normal en un sens, mais avec les ans nous avons appris
    qu’il n’y a pas d’absolu et que la justice et la verite restent des notions floues
    meme si nous devons en permanence conjuguer nos efforts afin de tendre vers ..

    sur Pie XII, le plus cocasse est ce deferlement d’agnostiques, d’athees voire d’anti-catholiques qui tiennent a tout prix a se meler de cette affaire de canonisation
    concernant son action ou non-action durant cette periode tragique, comme toujours je rappellerais que la politique est l’art du possible, que le pape etait entoure par les milices du Duce et que l’issue de la guerre etait incertaine, alors toujours facile de refaire l’histoire, facile oui mais pas vraiment honnete ..
    a l’evidence, meme si on peut ergoter sur ce qu’il aurait peut etre ete encore possible de faire ( voir ..) Pie XII a eu un role largement positif ds la defense des Juifs durant la II guerre mondiale, et rien qu’a ce titre, topez la souverain pontife !
    meme Serge Klarsfeld, toujours prompt a lancer la pierre a autrui, se garde de prendre position pour le coup ..
    quant a vous comparer a Antigone, Me Bilger, vous me laissez vraiment perplexe, rien que votre complaisance vis a vis de Chirac m’ebahit, meme si je comprends qu’un avocat general ne peut se permettre d’ecrire un brulot sur l’ex. president, au moins peut il encore se taire ?
    bien a Vous

  • Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 24 décembre 2009 09:36
    Jean-Pierre Llabrés

    "Pour ceux, rares, qui viennent au soutien de l’action discrète de Pie XII et de son silence tactique, ils invoquent le grand nombre de Juifs que sa diplomatie secrète aurait permis de sauver et le fait qu’une résistance ostensible aurait fait perdre toute efficacité à ses démarches de l’ombre. [...] On a connu, dans l’Histoire, des accommodements de ce type qui ont conduit à transiger avec l’éthique pour sauver ce qui était qualifié d’essentiel, avec le risque d’avoir facilité le naufrage et des valeurs et du réel en péril".

    On reproche à Pie XII de n’en avoir pas assez fait en faveur des Juifs. Et s’il en avait fait plus ?

  • Par snoopy86 (---.---.---.212) 24 décembre 2009 18:43

    Je n’irai surtout pas lire quoi que ce soit d’une pétasse qui assume haut et fort l’héritage stalinien ....

    Parfaitement comparable à Faurrisson...

    J’espère pour vous que vous avez d’autres sources, sinon lisez celles citées plus bas.

    Je n’en ai rien à foutre qu’on canonise Pie XII mais instrumentaliser l’histoire comme le font des gens comme Lacroix-Riz c’est insupportable...

     

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