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Accueil du site > Actualités > Economie > Natixis nous promet un avenir sombre

Natixis nous promet un avenir sombre

Un « flash économie » du directeur de la recherche et des études de Natixis, du 21 octobre, confirme l’ampleur de la dégradation de la situation économique et sociale à venir. Cette note infirme les propos lénifiants sur la sortie de crise. Elle s’intitule : « que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens. »

Il suffit d’aller sur le site http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 pour prendre connaissance de la note 470 du 21 octobre 2009 rédigée par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne), économiste aux références impressionnantes, pour se faire une idée du pavé dans la mare que constitue cette analyse assez iconoclaste provenant des milieux d’affaires.
 
D’entrée, il pose un diagnostic sans appel sur ce qui nous attend et sur l’inutilité de raconter des histoires aux peuples qui subissent la crise et à qui on voudrait faire croire qu’on est en train d’en sortir :
 
« Au lieu d’entretenir l’espoir d’une reprise rapide de la croissance et de l’emploi, les gouvernements feraient mieux de dire aux Européens qu’ils vont être confrontés :
à une perte irréversible d’emplois dans les secteurs qui se contractent après la crise (construction, finance, biens durables…), d’où un chômage durablement très élevé ;
à l’absence d’idées pour créer des emplois nouveaux en quantité suffisante pour compenser les pertes d’emplois ;
à l’inefficacité des politiques de soutien de la croissance par l’exportation, avec la contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, le risque d’appréciation de la devise ;
à la disparition du modèle de soutien de l’activité par la hausse de l’endettement ;
au besoin de rééquilibrer les finances publiques par des politiques budgétaires restrictives ;
à l’accélération des délocalisations avec l’écart de croissance et de coûts de production entre les pays émergents et les pays de l’OCDE ;
à la déformation du partage des revenus au détriment des salariés, avec le chômage élevé, les délocalisations… »
 
La suite n’est pas plus réjouissante. Face à ce constat, Patrick Artus considère que 
« la seule solution constructive à cette masse de problèmes n’est pas d’amplifier les politiques contracycliques mais :
d’accepter la perte inévitable de pouvoir d’achat et de capacité de dépense de l’Etat ;
de construire les entreprises et les secteurs qui créeront de nouveaux emplois durables. »
 
En un mot, il ne croit pas« qu’il puisse y avoir une véritable reprise cyclique en Europe, que la perspective est celle d’une croissance durablement dépréciée et d’un chômage durablement élevé. »
 
 
Une crise structurelle grave
 
Graphiques à l’appui, il développe l’idée qu’il vaudrait beaucoup mieux expliquer aux Européens les raisons pour lesquelles il y a une crise structurelle grave, ce qu’il fait en entrant dans le détail de chacun des chapitres de son introduction. Ce faisant, il confirme ce que disent depuis un certain temps nombre d’économistes peu médiatisés, pas seulement néo-marxistes, mais bien au-delà, qui dénoncent la duplicité de ceux qui ne veulent voir dans cette crise qu’une crise du capitalisme financier, au mieux une crise conjoncturelle en fin de cycle.
 
On peut se demander pourquoi cette analyse –qui n’engage pas la banque, mais qui émane de son directeur de recherche et d’études tout de même- vient maintenant après que Natixis et le groupe aient défrayé la chronique financière par de lourdes pertes au moment de la crise des subprimes ?
 
Les deux groupes mutualistes avaient enregistré en 2008 des pertes record à hauteur de 2,5 milliards d’euros, ce qui avait conduit à leur regroupement fin février 2009, sous la pression de l’omni-président, déléguant François Pérol, secrétaire adjoint de l’Elysée, pour prendre la tête du nouveau groupe. Il cumule également la fonction de président du conseil de surveillance de Natixis. Cette double fonction lui assurant une rémunération mensuelle de près de 50 000 euros !
 
Comme quoi on peut être banques coopératives et assurer de bons revenus à son directeur qui devrait, le pauvre, se passer de bonus en 2009…en principe. Un tel niveau de revenu relève de la provocation. C’est tout un symbole.
 
D’autant que Patrick Artus souligne que l’une des causes structurelles de cette crise –le déplacement du capital- entraînera un chômage très élevé et un partage des revenus très défavorable aux salariés. Donc davantage de chômeurs, baisse du pouvoir d’achat des salaires, (mais pas des très hauts revenus !) accroissement de la précarité et de la pauvreté.
 
Tel est l’avenir vraiment très sombre qui nous est décrit. Il n’est, malheureusement, pas fait pour nous surprendre. Cette étude se veut une alerte aux milieux d’affaires et aux gouvernements, pour qu’ils tiennent un discours plus proche des réalités sous peine d’avoir quelques déboires en termes de crédibilité. Ainsi qu’une invitation à adapter leurs politiques car le monde est en train de changer de base : les pays dominants sont de moins en moins le centre de gravité des échanges économiques et leur influence s’en ressent.
 
De quoi alimenter quelques colères sociales amplement justifiées et appeler des transformations radicales dans la structure même de nos sociétés et de leurs modes de gestion.
 
René Fredon
 
 
 

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92 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 31 octobre 2009 17:53

    très bon, merci.


    C’est vrai que c’est bizarre que cce ne soit pas la position officiel de la banque, en tout cas Artus assure de dire la vérité.
    et si il le fait, c’est que la situation va très bientot se détoriorer.


    • plancherDesVaches 3 novembre 2009 20:34

      Se détériorer n’est rien de le dire.

      Voir les sites :
      http://contreinfo.info/
      http://dedefensa.org/
      http://www.pauljorion.com/blog/

      Les chinois ont fait, il y a juste 15 jours, un dernier baroud d’honneur en essayant de forcer les américains à leur laisser plus de droits de vote dans les institutions financières. Sans résultat.

      On va donc vers le conflit.


    • pierrot123 31 octobre 2009 18:10

      Quand une menace est sans remède, la seule chose à faire, c’est de l’ignorer.

      Il y aurait bien un remède : TAXER LES BANQUES....
      Mais il n’en est évidemment pas question, alors, en avant...Droit dans le mur !!!


      • nortydal 31 octobre 2009 21:41

        il existe aussi la possibilité de choisir une banque et d’enclencher un mouvement de panique bancaire... Après tout Banque populaire et caisse d’épargne vont se retrouver en faillite quand le marché se retournera, merci natixis.


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:13

        taxer les banques ? Lol. Leus benefices reels sont en chute libre, si jamais il y en a encore en 2009.


      • Yvance77 31 octobre 2009 18:26

        Salut,

        Très bon post !!!

        Hormis les demeurés libéraux et les enclumes votant le fumier à l’Elysée, tous les autres savent ceci et depuis un bail. Je suis pas né marabout, mais face à cet crise systémique et même structurelle, la seule solution consiste à avoir le courage « d’abandonner le libéralisme » sous toutes ses formes« .
        C’est un des trois fléau (avec le communisme et le nazisme) conduisant l’homme à sa perte.

        J’encourage les actes de rébellion face à ce système, c’est un »devoir d’homme" que de vouloir se libérer de ces chaines.

        L’humanisme doit être la pierre angulaire du refondation d’un système, privilégiant, la famille, la santé, l’éducation au sens noble la recherche et la décroissance écologique. Du travail il y en a pour peu que l’on se donne la peine de faire émerger les vrais solutions, pas celles consistant à verser l’argent au moins nécessiteux.

        A peluche


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:35

          Yvance77,

          les liberaux , notamment d’Alternative Liberale www.alternative-liberale.fr previennent depuis longtemps que la crise est structurelle et que la politique actuelle nous mene dans le mur.

          2008 : http://www.youtube.com/user/AlternativeLiberale#p/a/f/1/RijpW3oxUHE

          2009

          Relance : les vieilles recettes ne vont pas aux nouvelles crises

           dimanche 4 janvier 2009, à 17:47

          Alternative Libérale s’inquiète de voir les chefs d’Etats du G20 proposer des solutions de relance budgétaire qui ont montré leur inefficacité à juguler les crises économiques, et appelle les dirigeants politiques à faire preuve de retenue pour ne pas prolonger la crise par des mesures contreproductives. http://www.facebook.com/note.php?note_id=46765386198

          etc etc


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 8 novembre 2009 12:37

          Les libéraux ??
          Mais je vais vous expliquez une chose que beaucoup commence à comprendre,c’est la politique libre-echangiste de l’empire britannique qui à ruiné les peuples.L’interventionnisme à une connotation négative après 40 ans de propagande acharné de votre part mais si l’etat à travers les époques n’avait pas usé de son droit régalien d’émettre des valeurs pour équiper les personnes et environnement afin d’ameliorer le bien être de tous .Nous vivrions dans la fange,sous la coupe de corporatiste féodaux.Vous affirmez pathétiquement que l’intervention de l’état est responsable de la crise alors que depuis des decennies le liberalisme est la regle dans ces etat et les lois économique voté allez toutes dans le sens de vos idéaux,la dérèglementation.
          Le « laissé faire les entreprises,leurs richesses ruisselleras sur les peuples » est usé,dans quelques décennies le libéralisme seras considéré comme une tache dans l’histoire,comme le nazisme ou le capitalisme d’état communistes.Et la comparaison n’est pas exagérée,la liste des crime du libéralisme est effrayantes,un exemple :

          18000 enfant qui meurent de faim par jour,parce qu’il ne faut pas intervenir dans l’agroalimentaire au risque de modifié le « précieux » équilibre du (dieu) marché....

          pensez y.


        • fhefhe fhefhe 31 octobre 2009 18:36


          IL oublie de parler du « Capital Salaire des Multinaltionales  » c’est à dire la différence de salaires entre les pays comme la Chine , l’Inde , le Brésil etc..et les pays « Occidentaux »... !!!

          IL oublie de parler de la parité € / $ qui ne favorise pas nos exportations... !!!

          Mais il n’a pas « Oublier d’ Oublier » que les Banksters étaient coupables des SubCrimes .








          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:37

            Les banquiers sont coupables d’avoir vendu n’importe quoi mais ce n’importe quoi a été cyniquement crée par des autorités politiques, en l’occurence le gouvernement de Bill Clinton. Il faut le dire !


          • Le péripate Le péripate 2 novembre 2009 00:08

            On doit surtout rappeler que l’économie financière s’édifie sur la réglementation et la monnaie. En ayant renoncé à l’étalon-or et laissant flotter des monnaies de papier, un risque nouveau est apparu. Produits dérivées et autres objets financiers insolites sont au départ des produits d’assurance pour se couvrir d’un risque (le change) qui n’existe pas avec de la vraie monnaie, une monnaie liée à une marchandise, métal ou autre.


          • ZEN ZEN 31 octobre 2009 18:42

            Patrick Artus produit souvent des analyses intéressantes
            Mais il nage parfois entre deux eaux , contredisant un jour ce qu’il annonçait la veille
            Une sorte d’Attali, en quelque sorte...
            Il n’empêche que son pessimisme est à prendre au sérieux


            • kalon kalon 31 octobre 2009 21:15

              la faillite des banques est le début de la prospérité du peuple ( confusius )


            • appoline appoline 1er novembre 2009 12:51

              @ Kalon,

              Du fric, il y en a, ce qui manque : une bonne répartition. Il est évident qu’il faut prendre rapidement des décisions draconniennes. La première : contrôler la natalité et ce, dans tous les pays ; il faut expliquer aux peuples qu’il n’y a plus assez de place pour tout le monde.

              Il faut assainir le paysage politique et que les gouvernements effectivement se mettent dans la tête une bonne fois pour toutes qu’ils sont au service des peuples qui les paient. Il faut démanteler toute cette corruption car le mal vient réellement de là. Quand la tête ne va pas bien, le reste suit.
              Il faut de la compétence, non mettre en place le copain de la copine à Jules comme cela fonctionne actuellement.
              Il faut faire tomber le bilderberger, la trilatérale, le CRF, le siècle qui sont les domaines des pires prédateurs de l’espèce humaine. Il faut enfin juguler ces putains de banquiers qui sèment la panique et profitent du pognon qui leur est confié.


            • jaja jaja 1er novembre 2009 12:54

              et pour juguler les banquiers quel meilleur moyen que de créer un monopole de service public bancaire placé sous le contrôle des citoyens ?


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 31 octobre 2009 19:01

              Bonjour,

              Le plus triste pour ma part ce n’est pas que Patrick Artus dresse un tableau sordide de l’avenir qui attend la majorité d’entre nous, c’est l’absence totale de réaction en haut lieu... Il y a une part réelle d’incompétence dans la gestion des affaires du pays, c’est un fait déjà acquis depuis longue date (la politique depuis de nombreuses années c’est placer des sectateurs de son obédience et non des compétences aux bonnes places, il n’y a qu’à regarder la cohorte de neurones taille XS composant le gouvernement Français), mais il y a aussi une part conséquente d’aveuglement.

              Aveuglement car comment des personnes publiques osent-elles tenir un discours de rigueur et étaler leur opulence avec le bien d’autrui (c’est à dire les deniers citoyens) ? Du reste, à vrai dire je ne leur en veux pas vu la totale neurasthénie du corps social. Des solutions il y en a, mais elle consiste à rompre (là ce serait une vraie rupture pour le coup !) avec l’orthodoxie libérale prévalant depuis plus de 25 ans en France et qui n’a amené que délocalisations, désertification industrielle, précarisation et déclassement dans son sillage. Une politique sociale et économique ambitieuse réclame des gens neufs, ce qui est impossible dans le système actuel qui est verrouillé, y compris au niveau électif.

              Cordialement


              • PhilVite PhilVite 31 octobre 2009 19:33

                ’’...absence totale de réaction en haut lieu...’’
                ’’...totale neurasthénie du corps social...’’

                Comment sort-on de ça ? Quelle étincelle, quel électrochoc pour remettre le bouzin en route ?
                Faut-il vraiment attendre qu’on soit tous sur le carreau ?
                Parce qu’au rythme où ça dérape, on va vite se retrouver au Moyen-Age...


              • herbe herbe 31 octobre 2009 20:32

                un truc comme ça ?


              • herbe herbe 31 octobre 2009 20:34

                correction : insertion du lien pour le matériel d’électrochoc :

                http://www.equipmedical.com/files/produits/7075-defibrillateur-ipad.jpg


              • kalon kalon 31 octobre 2009 21:24

                Arréte de pleurer, on va reconstruire !


              • Croa Croa 31 octobre 2009 22:36

                « . Il y a une part réelle d’incompétence  »

                Pas d’accord : c’est de la complicité !  smiley


              • Iren-Nao 1er novembre 2009 10:56



                Tres bon article Camarade.

                Il faudrait que le personnel politique (et les mierdas) aient le courage de dire la verite, ils ne sont pas tous que cons que diable.

                Il y aurait meme surement des tas de solutions, mais pas du genre demain on rase gratos, pas des trucs pour etre elus.

                Pour etre elu, il faut rassurer le gnou et promettre que le pouvoir d’achat va aller bien etc.

                Donc tant qu’on elira les gens qui nous font plaisir, on l’aura dans....l’os.

                Plus on sera dans ce neo liberalisme, plus on ira vers notre perte.

                Ca devrait pas etre trop long.

                Iren-Nao


              • colza 8 novembre 2009 19:27

                Part réelle d’incompétence de nos zélites ?
                Pas si sûr. Les élites, les vraies, celles qui tirent les ficelle de notre marionnette présidentielle savent bien à quoi s’en tenir quant à la crise actuelle.
                Simplement, elles pressent le citron jusqu’à la dernière goutte, style « après moi, le déluge ! »
                Pareil (pire) aux US, où Obama arrose généreusement et à fonds perdus les banques et autres requins de la finance et leurs actionnaires.
                Lorsque qu’il n’y aura plus que le squelette et plus rien à sucer, ils laisseront tout tomber et ce sera la chute finale.


              • Daniel Roux Daniel Roux 31 octobre 2009 19:02

                La cause de notre décadence n’est pas vraiment un mystère. Il n’y a qu’à lire cet excellent article d’un modeste auteur d’Agoravox :

                http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/un-protectionnisme-europeen-assume-39817


                • Iren-Nao 1er novembre 2009 11:04

                  @ Daniel ROUX

                  C’est effectivement un sacre bon nartic.

                  Bravo ! Il en faudrait plus comme vous.

                  Iren-Nao


                • Canine Canine 31 octobre 2009 19:32

                  Considérant les résultats de Natixis, c’est surtout à eux que je promets un avenir très sombre.


                  • millesime 31 octobre 2009 20:42

                    il y a des solutions mais...nos leaders politiques ne veulent pas en entendre parler.. !
                    par exemple :

                    -INTERDIRE aux banques de spéculer sur les marchés dérivés, qu’elles se consacrent à leurs objet social qui est le financement des entreprises et des particuliers.

                    - que les traders spéculent sur ces marchés avec LEUR propre argent.

                    Ce serait déjà, ne serait-ce que sur ce point, un grand pas vers une amélioration plus que sensible de la situation.. !
                    il est bien évident qu’il faut un accord INTERNATIONAL à cet égard, ce qui est un voeu pieux.. car il n’y a AUCUNE VOLONTE politique à cet égard, de sorte que l’on va continuer à aller dans le mur comme le pense la plupart des intervenants sur ce forum, à juste titre.

                    lire mes articles.
                    http://millesime.over-blog.com


                    • kalon kalon 31 octobre 2009 21:26

                      Et pourquoi pas interdire aux cons d’étre con !
                       vaste programme comme disait le Général


                    • herve33 31 octobre 2009 22:55

                      @millesime

                      -INTERDIRE aux banques de spéculer sur les marchés dérivés, qu’elles se consacrent à leurs objet social qui est le financement des entreprises et des particuliers.

                      Cela serait une révolution mais on y viendra lorsque la machine économique sera complètement par terre . Il ne faut pas se faire d’illusions , rien n’a été entrepris pour éviter les erreurs d’avant la crise , même on continue de plus belle avec l’argent des contribuables , et celui de nos enfants , et petits enfants ( explosion de la dette publique ) .

                      C’est lorsque nous serons au pied du mur que les choses changeront , et ce qui est évident c’est que si on continue comme on l’a fait depuis 25 ans , c’est carrément notre survie qui est en jeu .


                    • millesime 1er novembre 2009 10:54

                      à Kalon,

                      vous ai-je insulté ? passez donc votre chemin, ne lisez pas... !


                    • Nethan 1er novembre 2009 14:16

                      @millesime > kalon n’insultait pas. Il laissait sous-entendre que vos idées sont excellentes mais qu’ils ne seront JAMAIS appliqués, malheureusement :/

                      Un peu comme si on demandait aux cons d’arrêter d’être cons, d’où la comparaison. C’est irréalisable d’empêcher à un con d’être con, faut le reconnaître :/ donc de demander qu’une banque arrête la finance, même si le monde se porterait bien mieux après.



                    • Mercure Mercure 1er novembre 2009 18:58

                      J’approuve cette opinion !
                      Les réseaux bancaires actuels ne font plus leur métier initial : créer de la richesse pour la société.

                      Ils sont devenus strictement spéculateurs et par conséquent fabricants de bulles.

                      Il est donc important de définir et de limiter plus strictement leurs activités.

                      Leur « concurrence » n’est pas saine, car l’argent ne devrait pas faire l’objet de commerce spéculatif. Ce qu’ils font n’est pas investir, mais jouer à la loterie - les théories mathématiques qu’ils utilisent sont totalement irrationnelles - lire sur ce point Mandelbrot.

                      Mercure


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:40

                      « que les traders spéculent sur ces marchés avec LEUR propre argent. »

                      vous avez raison , ca s’appelle les hedge funds .

                      Le probleme c’est que les particuliers veulent des produits type hedge funds alors les banques en font.

                      Dites aux gens d’arreter de vouloir le beurre et l’argent du beurre, et il y aura un debut de solution.


                    • Manfred Manfred 2 novembre 2009 18:05

                      Oui enfin... Les banques ont été crées dans un seul but : profiter à elles-mêmes.

                      La création de l’argent était autrefois sous la souveraineté étatique. Depuis les banques, dans leur forme actuelle, nous leur devons tout, et les états sont tous endettés envers les banques. Elles gouvernent tout le système, décident à qui prêter, quand, et sous quelle condition. La confiance est une composante majeure du système. Quand celle-ci est au beau fixe, tout va bien, on peut toujours emprunter pour essayer de se rembourser, ou d’accroître la dette. La dette est d’ailleurs fondamentalement impossible à rembourser, la croissance est conjointement avec l’usure un mécanisme semblable à un hamster qui tourne dans sa roue.
                      Mais quand c’est la crise, générée par la perte de confiance des banques elles-mêmes entre elles, on voit ce que ça donne, la ruine de tous qui était jusque là qu’une épée de damoclès en lévitation, nous retombe finalement dessus, retour à la réalité.


                    • earth75 earth75 31 octobre 2009 20:54

                      Bonjour,
                       Et si on supprimait toute les niches fiscales ?

                       Et si on supprimait les allocations familiales ( pour les enfants à naitre ) en échange de crèche partout et pour tous et surtout gratuites ? 

                      Et si on supprimait le bouclier fiscal ( compris comme niche fiscale ) ?

                       Et si on imposait au sein de chaque entreprise le partage des bénéfices selon la loi des 3 tiers ?

                       Et si on mettait tout ces parasites de corrompus de politiciens verreux derrière les barreaux ?

                       Et si on imposait aux entreprises de produire sur place ? 

                       Et si on supprimait toutes les monnaies du monde pour n’ en garder qu’une qui pourrait s’appeler La Terrienne ?

                       Et si on arrêtait les guerres qui nous coutent la peau des fesses ?

                       Et si je me réveillais pour regarder ce monde de m---e s’autodétruire ?

                      Ras le bol de laisser ces imbéciles faire mu-muse avec nos vies, notre santé, notre liberté !!!! 


                      • kalon kalon 31 octobre 2009 21:13

                        Restons optimistes !
                        Dans la mesure ou les banquiers considérent leur avenir comme fort sombre, Il est évident que nous allons devenir trés riches !


                        • kalon kalon 31 octobre 2009 21:19

                          ce systéme n’aynt d’autre utilité que se satisfaire à lui méme ne pouvait perdurer.
                          Mon banquier ne m’a jamais été d’aucune utilité, mais pour trouver un plombier !


                          • vero87 31 octobre 2009 22:14

                            Je nesuis pas directeur de recherche et d’etudes eco d’un grand groupe mais la prophétie d’Arthus est d’une banalité navrante ....il enfonce des portes ouvertes !
                             malgré tout une partie de la population n’est pas dupe de l’enfumage généralisé du moment .
                            Seulement il faut sauver les derniers meubles , ici les régionales arrivent , ailleurs -et meme partout,- les banques ramassent encore et encore tout ce qu’elles peuvent , on se partage les restes du gateau ...
                            ce qui serait interessant ce serait que nos economistes éclairés determinent le point de rupture.......... total ! a mon avis il n’est pas tres loin, mais notre impuissance de citoyen n’a d’égal que le cynisme des gouvernants..... alors attendons le crash final !


                            • Login Login 31 octobre 2009 22:15

                               Citybank en faillite...


                              • Yohan Yohan 31 octobre 2009 23:15

                                De toute façon, l’Etat est à la rue partout, sur l"économie, sur l’emploi, sur l’immigration totalement incontrôlée, sur les retraites, sur la dette ; la sécu et j’en passe.
                                Partout, c’est sauve qui peut, prend l’oseille et tire toi et après moi le déluge. Le pire, c’est qu’il n’y a pas grand monde pour accorder du crédit à ce que prévoit Natixis, la plupart des gens que je connais sont convaincus du redressement prochain de la France. Pourtant, nul besoin d’experts, il suffit seulement d’ouvrir les yeux pour constater de visu l’état de délabrement de la maison France


                                • Le péripate Le péripate 31 octobre 2009 23:34

                                  Le contrat légitimiste est largement basé sur le paiement effectif des retraites, période rêvée d’un « communisme »de fin de vie. C’est un peu sauve qui peut sur cette question : tout le monde pressent qu’il y aura une fin, la question est d’être servi avant que ça se casse la gueule...

                                  Tic tac.....


                                • Yohan Yohan 31 octobre 2009 23:43

                                  Plus que sombre que sombre en effet. Les retraites, au début, c’était 12 cotisants pour 1 bénéficiaire. Bientôt, ce sera 1 cotisant pour 3 bénéficiaires. Comment peut-on croire à l’avenir même de la retraite ?.


                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:43

                                    Vous avez raison, Yohan, on ne peut pas croire à une fable pareille, sauf que ; lobby organisé aidant, non seulement les retraités defendent le statu quo ; mais en plus ils reussissent à convaincre les jeunes que le changement serait une erreur, d’ou le succes de l’UMPS et les faibles scores, pour le moment, d’Alternative Liberale !


                                  • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 8 novembre 2009 12:50

                                    Alternative Libéral ??libéral ?? Mais L’umps fout la merde en France parce qu’il à succombé au assaut des libéraux.Vous tromperez personne,le libéralisme économique est un crime contre l’humanité.


                                  • Gui Hottine Gui Hottine 31 octobre 2009 23:52

                                    « Cette double fonction lui assurant une rémunération mensuelle de près de 50 000 euros ! »

                                    Je vous trouve bien injuste envers cet humble patron de banque qu’est M Pérol. Dévaloriser son salaire comme ca, c’est à la limite de la calomnie.

                                    Je vous sauve la mise en ajoutant tous les avantages en « nature » (ou « envolés dans la nature », je sais pas comment on dit dans le milieu), les petits services qu’il pourra rendre à différentes personnes (et qui lui seront bien rendus..) .. voilà, je pense que c’est pas beau de dévaloriser comme ca un homme bien sous toutes les sangles. .. enfin les zangles


                                    • fred 1er novembre 2009 00:37

                                      @ l’auteur : à quel transfert de capital faites-vous allusion ? Merci.


                                      In : « D’autant que Patrick Artus souligne que l’une des causes structurelles de cette crise –le déplacement du capital- entraînera un chômage très élevé et un partage des revenus très défavorable aux salariés. »

                                      • Merlin 1er novembre 2009 00:52

                                        Très intéressant !

                                        Quand ça va bien, on distribue les dividendes aux actionnaires et quand ça va plus c’est le contribuable qui paye. Si on sauve les banques : Nous Avons Notre Mot à Dire !
                                        Comment faire pour que la crise ne se répète pas ! C est TRES SIMPLE :

                                        1) Toute action doit être conservé 5 ans (Fin de la spéculation a court terme et création de l’investissement à long terme)

                                        2) Interdiction pour les banques d’investir dans des paradis fiscaux et traçabilité des opérations bancaires (Fin du blanchiment de l’argent)

                                        3) Revenu maximum de décence (On ne peut pas gagné plus qu’une certaine somme par an, à définir en référendum ; personne ne devrait gagner l’équivalent de 1 000 000 de SMIC !)

                                        4) Les entreprises soumises aux trois trières : 33% Pour l’investissement 33% pour les actionnaire et 33% pour les salariés


                                        De plus le système reste encore instable : Les banques ont le pouvoir d’inventer l’argent ! (elle vous prête de l’argent qui n’existe pas ! seul votre promesse de remboursé existe … et le bien qu’on peut vous prendre) MAIS les intérêts n’existe pas ! car personne ne les crée (c est obligatoirement une personne qui n’arrivera pas a remboursé son prêt qui fournira les intérêts aux autres).

                                        Comprendre les banques : http://www.bankster.tv/index.htm

                                        Le deuxième problème est les rentiers, familles riches qui déstabilisent le système car l’argent appel l’argent et on ne prête qu’au riche, et l argent perverti la politique (donc la loi avantage les riche CF la crise actuelle).
                                         
                                        Les chiffres : http://www.lesechos.fr/chiffres-economie/economie-france.htm
                                        La bourse : http://www.apprendrelabourse.org/
                                        Autre infos : http://millesime.over-blog.com/
                                        Analyse de la crise : http://www.europe2020.org/spip.php?rubrique8


                                        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:45

                                          Le 3, vous voulez l’appliquer aux mannequins et aux footballeurs ?

                                          Quand au 4, il n’a aucun sens. L’investissement ne depend pas des profits et les salariés touchent des salaires, pas des dividendes.


                                        • Candide Candide 1er novembre 2009 02:35

                                          Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise”

                                          Thomas Jefferson (1802)

                                          Comme quoi, les choses changent, n’est-ce pas ?


                                          • Gui Hottine Gui Hottine 1er novembre 2009 15:32

                                             * Merci Candide pour cette citation très visionnaire. Inspiré par ces mots écrits il y a plus de 2 siècles et qui illustrent si bien la situation actuelle, j’ai fait quelque recherches sur leur véracité. Et il semble qu’il y ait débat sur les mots exacts employés par Jefferson :

                                            http://resistancesetchangements.blogspot.com/2009/09/thomas-jafferson-avait-il-tout-prevu.html

                                            La polémique tourne autour de 2 versions différentes de ce texte. La première phrase est la même. Pour la partie qui diffère, il me semble que les 2 versions qui circulent sur le net véhiculent le même message.

                                             * Le texte alternatif qui circule est le suivant :

                                            His opposition to the Bank of the United States was fierce :
                                            « I sincerely believe, with you, that banking establishments are more dangerous than standing armies ; and that the principle of spending money to be paid by posterity, under the name of funding, is but swindling futurity on a large scale. »

                                            ma traduction approximative :
                                            « Je crois sincèrement, comme vous, que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat ; et que le principe qui consiste à dépenser de l’argent qui devra être payé par la postérité, sous le prétexte d’investir, n’est qu’une vaste escroquerie faite aux futurs citoyens. »

                                            =======
                                            J’ai profité de cette recherche internet pour faire mon shopping de citations, plus légéres :p

                                            « Les journaux regorgent d’histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier. »
                                             Roland Topor

                                            « Un banquier, c’est quelqu’un qui vous prête son parapluie quand il fait beau, mais qui veut le récupérer dés qu’il commence à pleuvoir. »
                                             Mark Twain (1835 - 1910)


                                          • intactsaphir 1er novembre 2009 16:07

                                            Voici un petit document didactique qui va permettre à tous de comprendre comment faire de l’argent ex-nihilo (à partir de rien). Cette bande déssinée est tirée du film d’animation de Paul Grignon http://vimeo.com/1711304, qui a su expliquer clairement comment on fait de l’argent à partir de dettes...

                                            Tout le monde joue dans ce jeu, les gouvernements, les banques, les entreprises et les ménages, lesquels, pour ces derniers, sont en majorité les grands perdants.
                                            Il s’agit d’un système d’entubage à grande échelle.

                                            Téléchargement : 

                                            dette ex nihilo

                                            André-Jacques Holbecq, au cours d’un entretien, nous indique les vraies raisons de la dette et dénonce simplement les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés 

                                          • intactsaphir 1er novembre 2009 16:15

                                            désolé pour les liens

                                            la dette ex nihilo

                                            Entretien : la dette publique une affaire rentable


                                          • terrienhope 1er novembre 2009 08:19

                                            ouais mais le peuple est lâche qu’attendons nous pour une vrai révolution
                                            c’est pire qu’en 1789
                                            si vous n’êtes pas capable de vous défendre juste qu’avec des postes
                                            alors vous n’avais rien a dire juste a subir
                                            levez la tète et foutez uns un grand coup de pied a ce gouvernement
                                            ils sont en train de nous mentir
                                            la crise est préfabriqué pendant que eux se vautre dans le caviar
                                            nous n’avons jamais etais aussi riche seulement ils veulent pas partager

                                            on connais les coupables ety je le dis haut et fort ’LA

                                            Goldman Sachs maiiiiis non y a ’plus belle la vie a la tv ’ et ncis faire la revolution et perdre un episode ah non alors

                                            • Fergus Fergus 1er novembre 2009 09:02

                                              Excellent papier, Fredon.
                                              Rien à ajouter aux précédents commentaires, on fonce dans le mur en klaxonnant comme disait naguère De Villers dans un autre contexte.
                                              Mais aujourd’hui, c’est devenu une telle évidence que la passivité de la population devant l’incurie du pouvoir (ou pire sa complicité avec les profiteurs du système) est quasiment suicidaire.


                                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er novembre 2009 09:04

                                                caramba ,

                                                y en a des révouloutionnaires ici , hop la guiguillotitine et à nous la belle vie .

                                                Ah la belle vie , comme l’ air est pur ce matin avec de si vigoureux guerriers décidés à en finir avec la chienlit , la chatlit et la poisson-rougelit .

                                                Viva la révoloutionne !


                                                • catastrophy catastrophy 1er novembre 2009 10:22

                                                  Si seulement cela pouvait être LA grande catastrophe ! Je croise les doigts pour ce jour béni où les humains en prendront plein la cafetière. Leur vanité a dépassé toutes les bornes galactiques. Quelle honte : A force de renoncement à l’esprit ils sont devenu une espèce nuisible pour elle-même. Tous ces prédateurs vont finir par s’entredévorer les moignons. Quel gâchis ! Que faire  ?

                                                   Comme l’a répondu très justement Haroun Tazieff lorsqu’on lui a posé la question  : que feriez vous si vous êtes vous-même confronté à une catastrophe ?

                                                   Je prendrais des notes a-t-il répondu.

                                                   C’est exactement ce que j’envisage de faire. Rien d’autre que de prendre des notes jusqu’à en crever. 


                                                  • pseudo 1er novembre 2009 10:44

                                                    Natixis sont des mauvais, qu’il n’ai pas de solution sauf celle de s’enfoncer dans la crise n’est pas un hasard. Le pire que l’on puisse faire s’est écouter les banquiers voyous. Il faut réformer le système financier et inventer un nouveau système d’échange hors zone euro pourquoi pas le troc avec les chinois. Les prêts doivent être un monopole d’état vu que c’est une création monétaire. Il faut relocaliser les productions au nom des risques climatiques et interdire les importations hors zone euro.Il a fallu à peine deux mois pour créer une nouvelle taxe carbone pour les Français. Ils seront bizarrement moins pressés de défendre l’intérêt de notre pays et de nos entreprises !


                                                    • Montagnais Montagnais 1er novembre 2009 10:56

                                                      « Le 23 décembre 1933, sur ordre du sous-préfet Antelme, le directeur du Crédit municipal de Bayonne, Gustave Tissier fut arrêté pour fraude et mise en circulation de faux-billets pour un montant de 235 millions de francs. On découvrit rapidement que Tissier n’était que l’exécutant du fondateur du Crédit communal, Serge Alexandre Stavisky, qui avait organisé cette fraude sous la surveillance plutôt laxiste du député-maire de Bayonne, Dominique-Joseph Garat, qui sera condamné à deux ans. »

                                                      Maintenant, on est mondialisé... C’est plus 235 millions, c’est 235 000 milliards.

                                                      Et en plus, les fraudeurs sont au pouvoir.

                                                      Faut donc s’y attendre pauvres prols... Quand le jeu de bonneteau va s’écrouler : plus d’argent ! Vous êtes baisés !


                                                      • Céphale Céphale 1er novembre 2009 11:15

                                                        Merci à l’auteur pour cette étude de Patrick Artus. Je pense qu’il a raison, et qu’on nous ment. L’économie ne repartira pas comme avant. Les mesures prises par les gouvernements européens vont à contre-sens.

                                                        Le philosophe A. N. Whitehead (au programme de l’agrégation de philosophie, excusez du peu) a dit dans son discours d’entrée à la Harvard Business School en 1930 :

                                                        Pour prévoir, il faut comprendre. Dans les affaires, prévoir est une habitude. Mais l’habitude de prévoir s’obtient par l’habitude de comprendre. Or la compréhension s’obtient dans une large mesure par un effort conscient, et ceci peut faire l’objet d’un enseignement. Ainsi l’enseignement de la prévision doit passer par l’enseignement de la compréhension.

                                                        Dans les Business Schools, HEC et consorts, on en est loin.


                                                        • David Meyers 1er novembre 2009 11:44

                                                          Sacré Pat, quel talent !
                                                          Lui qui avait si bien anticipé la crise et protégé Natixis
                                                          Faisons lui confiance pour sa nouvelle analyse qui contredit l’ancienne
                                                          et qui conterdira la prochaine.

                                                          Il pourrait se reconvertir pour bosser avec le Giec
                                                          vous savez, ce groupe qui se targue de savoir le temps qu’il fera dans... 50 ans !

                                                          Moi je vais allez voir Madame Irma et Madame Soleil
                                                          Pour savoir quoi faire demain
                                                          Au moins mes deux cartomanciennes avaient « vu »
                                                          le désastre économique qui se préparait



                                                            • dom y loulou dom 1er novembre 2009 13:28

                                                              les gouvernements se contrefoutent complètement d’être crédibles depuis longtemps.

                                                              Ils ont assez montré travailler EXCLUSIVEMENT pour l’agenda des « dieux » sionistes Bilderberg.

                                                              L’agenda est annoncé : dépopulation. Voilà leur grande solution... digne des nazis encore, comme tous les discours du clan Obama : die Endlösung. 

                                                              l’occident atteint la démence « officielle » comme repère mental des ouailles.

                                                              Bienvenu à la foire aux immortels


                                                              • JL JL 1er novembre 2009 14:29

                                                                Je crois que les Etats qui devraient faire du keynesianisme « par le bas » sont contraints du fait de la libre circulation des capitaux, de faire de la surenchère, c’est pourquoi ils font du keynesianisme par le haut, façon aussi de joindre l’utile à l’agréable.

                                                                Attali, reçu par Thomas Baumgartner sur France Culture disait à propos de la Somalie, que c’est le marché sans l’Etat. Et il ajoutait aussitôt : « la globalisation c’est la somalisation du monde ». Les Etats sont mis devant cette alternative : se soumettre ou se démettre.


                                                                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:48

                                                                  N’oublions pas que le monde dans son ensemble est plus proche de la Somalie que de la France, son eau chaude à volonté et son Internet pépere dans son canap .


                                                                • pp77www 1er novembre 2009 14:31

                                                                  Bonjour,

                                                                  Des solutions proposées qui vont encore accentuer les problèmes !

                                                                  « la seule solution constructive à cette masse de problèmes n’est pas d’amplifier les politiques contracycliques mais :
                                                                  d’accepter la perte inévitable de pouvoir d’achat et de capacité de dépense de l’Etat ;

                                                                  Bientôt les élections régionales, bouttons les UMP, Sarkoland et autres souteneurs. Sinon, encore une amplifications annoncées de suppressions d’emplois : privés, fonctionnaires, privatisation « La Poste », SNCF...

                                                                  • herbe herbe 1er novembre 2009 15:11

                                                                    Face à la situation catastrophiques liés aux emprunts toxiques de certaines mairies,

                                                                    des élus vont engager des actions contre les banques y compris porter plainte , renégocier les prêts voire effacer l’ardoise...

                                                                    Le bras de fer commence...ceci expliquant peut-être la fébrilité et la guerre de l’info...

                                                                    http://tv.lepost.fr/2009/10/28/1763539_les-impots-locaux-augmentent-scandale-des-emprunts-toxiques-des-mairies.html

                                                                    Nous citoyens, avec nos élus ( c’est un peu tard le réveil mais vaut mieux tard que jamais) devront prendre y part ...


                                                                    • herbe herbe 1er novembre 2009 15:12

                                                                      correction : y prendre part...


                                                                    • Rosemarie Fanfan1204 1er novembre 2009 15:49

                                                                      Auteur, croyez vous vraiment que les gouvernements dits capitalistes ont envie d’avoir ce discours ?? bien sûr que non, on est dans le mur mais on ne le dit pas.

                                                                      Ceux qui s’expriment contre ressemblent à des marginaux (qq rares journaux comme le Canard ou Marianne), des partis comme ceux du NPA et l’altermondialiste Bové, des écolos comme Hulot ou YAB.

                                                                      En attendant, les gouvernements font tout pour nous faire croire que c’était un mauvais rêve et qu’on peut continuer à dépenser, payer des taxes, croire leurs mensonges. Et donc nous paierons pour l’état, les profits des actionnaires en polluant davantage notre terre, en pillant ses réserves, sans se soucier du milliard d’humains qui crève la dalle.


                                                                      Et les guignols de faire le cirque à la télé (je ne parle pas ceux de Canal, ceux là sont très bons, je parle de leur caricature en chair et en os)....


                                                                      • herbe herbe 1er novembre 2009 15:54

                                                                        Sinon une mauvaise nouvelle ( ou vice versa) peut cacher au final une bonne nouvelle (ou vice versa) :

                                                                        http://911nwo.info/2009/11/01/mc-donalds-ferme-en-islande-des-milliers-de-personnes-font-la-queue-pour-leur-dernier-big-mac/

                                                                        Tiens je savais pas qu’il y avait eu un macdo là bas !


                                                                        • Emin Bernar Paşa 1er novembre 2009 16:08

                                                                          P.Artus était l’économiste de la Caisse des dépôts avant Natixis.
                                                                          Un économiste de premier plan.
                                                                          Ses avis ne sont pas à prendre à la légère.
                                                                          Merci pour cet article.


                                                                          • civis1 civis1 1er novembre 2009 19:18

                                                                            Artus ???
                                                                            1- vu ce qu’il a fait à Natixis ou bien c’est un archi nul ou bien il a monté cette usine à gaz pour plumer les naïfs les petites gens de la caisse d’épargne et les enseignants à la légendaire probité à partir de l’expérience acquise à la caisse des dépôts. Dans quelles poches sont tombés les milliards perdus ? C’est la question que je pose à ce prestidigitateur en tant que victime et spectatrice de l’euphorie médiatique qui a présidé ce hold up. Artus dit ce qui l’arrange au moment ou çà l’arrange.
                                                                            2- Pourquoi Artus dirait-il aujourd’hui la vérité plutôt que ce qui l’arrange dans le contexte actuel lui et ses .amis politiques ?
                                                                            3- Donc si Artus et sa clique cherchent à faire peur, il faut se demander non pas s’ils ont raison mais pourquoi il le font.
                                                                            Pistes de recherche...
                                                                            -minimiser le rôle de la finance dans la crise et détourner l’attention pour laisser perdurer encore un peu le système qui les a enrichi  ?
                                                                            -minimiser la responsabilité politique des dirigeants actuels dans l’aggravation des inégalités sociales.
                                                                            -justifier la réorientation de l’aide au profit des entreprises au détriment du salariat et des emplois publics.
                                                                            - Une crainte face à des positions prises en dollars ?
                                                                            -une manière de décourager la demande de prêts des particuliers ne pas agraver un problème de liquidités dans sa propre banque ?
                                                                            -banaliser la récession pour calmer le jeu au niveau social.
                                                                            Tout ceci bien sûr n’encourage pas à l’optimisme face à une telle engeance autant dire que non sommes dans de sales draps !
                                                                            l
                                                                            Une chose sûre Des gens comme Artus ne communiquent jamais sans arrière pensées !


                                                                            • mac 1er novembre 2009 21:28

                                                                               C’est le même « visionnaire » qui nous annonçait la fin de la crise en avril 2008 !

                                                                              Lisez-vous mêmes :

                                                                              http://bourse.blogs.challenges.fr/archive/2008/04/02/la-crise-est-finie.html

                                                                              Si ce sont tous ces spécialistes de la prospectives qui ont les rênes de l’économie mondiale, il y a effectivement de quoi avoir peur !

                                                                              Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion ?


                                                                               


                                                                            • FlorenceM 1er novembre 2009 21:27

                                                                              Le traitement des déchets nucléaires étaient inconnues des ministres il y a peu et meme du premier ministre et laissé ça à un clan privé du Corps des mines...soit une vingtaine décidant en privé des choix de politique énergétique de la France en mentant sur les coûts, les traitements, les choix.


                                                                              La transparence bancaire n’échappe pas à la règle.
                                                                              Madoff avait la compétence d’un guignol et comme pour les déchets une enquête approfondie par des journalistes aurait pu suffire à démasquer l’imposture.

                                                                              Les grands precheurs de l’avenir économique genre Attali qui se la joue moi je sais je suis expert en tout et je vois loin meme qu eje propose des réformes..
                                                                              Attali on ne l’a jamais vu dénoncé des Madoff mais nager dans le luxe mégalo des banques.

                                                                              Je me méfie de ceux qui ont toujours été du côté du pouvoir et des banques et qui continuent de nous prédire l’avenir, genre c’est la cata mais se mettent l’abri avant de l’annoncer.


                                                                              • Atlantis Atlantis 1er novembre 2009 22:28

                                                                                http://www.voltairenet.org/article161915.html&nbsp ; <== la seule analyse viable. ce que pointe le monsieur de natixis c’est les (certains) symptômes, pas la cause.

                                                                                En plus d’un constat que l’histoire nous a mainte fois ressassé : toutes les monnaies papiers s’écroulent tôt ou tard. et à l’heure de la mondialisation et des monnaies électroniques encore moins substantielles que le papier, c’est TOUTE l’économie mondiale qui risque la banqueroute, la remise à zéro des compteurs.


                                                                                • BA 1er novembre 2009 23:00

                                                                                  Dimanche 1er novembre  :

                                                                                  Aux Etats-Unis, la banque la plus importante pour les prêts aux Petites et Moyennes Entreprises s’appelle CIT. Aujourd’hui, CIT a fait faillite.

                                                                                  Lisez cet article  :

                                                                                  Le groupe financier américain CIT, acteur incontournable du financement des PME américaines, a annoncé dimanche qu’il se mettait sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11).

                                                                                  « Le Conseil d’administration a approuvé la proposition de déposer volontairement un dossier au tribunal des faillites du district sud de New York », indique le groupe dans un communiqué.

                                                                                  Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s’agit de la cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008).

                                                                                  http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ad79115bafffae68da1c79e83fd7295a

                                                                                  Voici les dernières nouvelles de l’économie réelle (je dis bien  : l’économie réelle, pas l’économie des menteurs et des joueurs de pipeau)  :

                                                                                  1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.

                                                                                  2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.

                                                                                  3- «  USA  : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Secrétariat au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année.  » (Source  : france-info.com )

                                                                                  4- «  Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier 2009, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s’attendent à ce que d’autres surviennent encore d’ici la fin de l’année.  »

                                                                                  http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59U00G20091031

                                                                                  Message transmis aux fanatiques de la méthode Coué.

                                                                                  Message transmis aux naïfs qui croient que «  La récession est finie  ».

                                                                                  Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.

                                                                                  Message transmis à Obama qui disait samedi 31 octobre  : «  Aujourd’hui, je suis ravi de pouvoir vous offrir des meilleures nouvelles qui, tout en n’étant pas une cause de réjouissance, font penser que nous allons dans la bonne direction.  »

                                                                                  Message transmis aux journalistes, aux éditorialistes, aux commentateurs qui refusent de voir la réalité telle qu’elle est.


                                                                                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 1er novembre 2009 23:53

                                                                                    Vous le constatez tous : l’Etat (Francais, US, Italien, Brit...) est proche de la cessation de paiement.

                                                                                    Les impots vont exploser pour compenser, et l’emprise etatique croissante qui va avec . L’Etat se comporte comme un voyou (menaces, droit des citoyens bafoués, recel et racket) pour recuperer vos euros.

                                                                                    Remettons l’Etat a sa place !


                                                                                    • civis1 civis1 3 novembre 2009 19:36

                                                                                      Ne pas confondre l’état et ceux qui le représentent et qui se sont appropriés le pouvoir de nous représenter pour faire tout et n’importe comme détourner les fonds publics de l’état (notre argent) à leur profit et pour faire une politique de classe éhontée.
                                                                                      Ne pas oublier que l’état c’est NOUS !


                                                                                    • oj 2 novembre 2009 02:46

                                                                                      ce qui est en effet un scénario plausible puisque la mondialisation nous tire vers le bas et que nous n’avons guere de ressort economique sans parler de nos charges qui croissent (retraite, santé,...etc)

                                                                                      la suite du scénario pourrait etre :

                                                                                      - troubles
                                                                                      - etat d’urgence
                                                                                      - création de l’Europe de manière effective et avec l’aval des peuples
                                                                                      - protectionnisme
                                                                                      - recentrage de l’activité vers l’interieur
                                                                                      - reprise de nos grands groupes et infrastructures
                                                                                      - liens stratégiques avec nos voisins pour les energies fossiles.
                                                                                      - cout de fouet a l’economie par le rearmement
                                                                                      - modification du niveau de vie vers plus modeste et realiste.



                                                                                      • Fredon 2 novembre 2009 07:10

                                                                                        Beaucoup de convergences...
                                                                                        Et d’intérêt pour cette note d’Artus, révélatrice des divergences sur le plan stratégique au sein des milieux d’affaires et de leurs fondés de pouvoir politique que sont les gouvernements.
                                                                                        Le discours réaliste d’Artus n’en fait pas un visionnaire, encore moins un opposant au système et un partisan des solutions radicales qu’appelle la sortie de cette crise, justement parce qu’elle est structurelle, inhérente au système lui-même et non pas seulement à quelques imperfections qu’il suffirait de corriger.
                                                                                        A droite, on lui reprochera sans doute de briser le moral du peuple que nos gouvernants s’efforcent de rassurer et même de lui faire partager la nécessité de nouveaux sacrifices « pour le bien de tous » !
                                                                                        A propos du transfet de capital, la logique capitaliste : la recherche du plus haut taux de profit à court terme, conduit les entreprises à investir là où le faible coût du travail permet de réaliser un profit maximum et comme la demande intérieure faiblit, y compris la demande de crédit, la tendance est à la réduction des investissements, des salaires, de l’emploi, de la commande publique...et aux déplacements de capitaux, notamment vers les pays émergents à forte croissance, sans parler de la spéculation, repartie de plus belle.

                                                                                        Faut-il « attendre le crash final », considérer que l’objectif est hors de portée ? C’est aussi ce qu’ils cherchent à mettre dans les têtes.
                                                                                        Que les conditions politiques ne soient pas encore réunies, malgré des avancées à la gauche du PS, serait-ce une raison pour laisser le terrain à ceux qui nous mènent à la ruine ?
                                                                                        Le salut ne viendra évidemment pas des banques, ni d’un haut cadre « éclairé », mais de l’essor du mouvement social pour refuser d’aller plus loin dans cette spirale infernale et de la crédibilité d’une alternative politique à vocation majoritaire qui n’hésite pas à se prononcer pour la maîtrise publique du crédit, donc celle des mouvements de capitaux, pour des pouvoirs réels des salariés au sein de leurs entreprises...pour m’en tenir à ce chapitre fondamental de la finance aux mains du seul pouvoir actionnarial.

                                                                                        René Fredon




















                                                                                         


                                                                                        • Jérôme M. 2 novembre 2009 07:50

                                                                                          C’est clair et sans équivoque. Il est vrai que le premier pas vers une solution, est de comprendre le problème, et certainement pas de l’ignorer, l’édulcorer ou le minimiser comme le fait la ligne gouvernementale.


                                                                                          • pierrot123 2 novembre 2009 09:18

                                                                                            Et ce ne sont pas les dernières nouvelles des Bourses mondiales qui vont nous inciter au moindre optimisme...
                                                                                            C’est vraiment très, très, mal barré...


                                                                                            • Augustule pipo 2 novembre 2009 09:46

                                                                                              Je vous invite à écouter le passage sur RMC, d’Eric Laurent, grand reporter et auteur du livre « La face cachée des banques ».

                                                                                              Le podcast est téléchargeable ici :
                                                                                              http://nr.proxycast.org/m/media/273073201586.mp3?c=information&p=RMC&l3=channel36&media_url=http%3A%2F%2Fpodcast.rmc.fr%2Fchannel36%2F20091030_gg_3.mp3


                                                                                              • bling 3 novembre 2009 13:49

                                                                                                cet ARTHUS barder de diplômes................

                                                                                                avait t’il prédit la chute de l’action NATIXIS à 0.79 centimes.......
                                                                                                ils n’ont peur de rien ces gens aux références impressionnantes........


                                                                                                • jjwaDal marcoB12 3 novembre 2009 18:20

                                                                                                  Il est gentil de nous prévenir, mais ce n’est pas une découverte pour beaucoup. Il suffit de s’informer un peu.
                                                                                                  Les deux principales économies de la planète (USA et Japon) sont virtuellement en situation de banqueroute et les USA continuent « à buller sévère » aux dépens de l’Etat et surtout des citoyens. L’europe ne vaut guère mieux, tout cela sur
                                                                                                  un fond de transfert des gains de productivité continuel depuis plus de 25 ans des travailleurs vers les détenteurs de capitaux.
                                                                                                  Tous les Etats ont commencé à faire payer chèrement à leurs citoyens des politiques irresponsables qui étaient clairement au service d’une minorité de prédateurs et vont continuer à l’être.
                                                                                                  Personne n’a perçu après la 1ère crise pétrolière, que plus rien ne serait comme avant. Le chômage massif s’est installé progressivement, la dégringolade des acquis sociaux, la nouvelle pauvreté. Tout indique que cette crise sera bien pire.
                                                                                                  Comme ce pilote de ligne US qui avouait à Mickael Moore livrer des pizzas (aussi) pour joindre les deux bouts, nous allons vers un monde où chacun devra essayer de sauver sa peau en évitant le regard de tout ceux qui vont tomber.
                                                                                                  Ne rêvons pas : la police, la justice et l’armée auront tout l’argent nécessaire pour obliger les peuples à accepter la plus grande dégringolade de niveau de vie depuis la seconde guerre mondiale.
                                                                                                  Nous avons sous les yeux le plus grand « casse » de toute l’histoire humaine et allons vivre la plus grande « casse sociale » de toute notre histoire. Nous pourrons dire « j’y étais ». Maigre consolation.


                                                                                                  • civis1 civis1 3 novembre 2009 22:13

                                                                                                    Deux faillites à renvoyer dos à dos : comment fêter la chute du mur de Berlin, autrement dit la faillite d’une classe politique, de sa police et de toute sa nomenklatura arrimée au discours d’une économie socialiste de plan et ne pas enregistrer la faillite du système libéral qui s’y opposait ?
                                                                                                    Impossible de planifier l’économie à partir de statistiques fausses et gonflées par la propagande soviétique mais tout aussi impossible de laisser se développer une classe politique toute entière dévouée à une économie capitalistique libérale , celle des lobbies commerciaux et de l’ingénierie financière tout aussi déconnectée de la réalité économique.
                                                                                                    A l’origine les mêmes travers : des individus sans probité qui s’associent en groupes d’intérêts pour conquérir le pouvoir et en tirer un bénéfice privé  en employant n’importe quel moyen pour le conserver.


                                                                                                    • tvargentine.com lerma 4 novembre 2009 08:46

                                                                                                      S’agit-il du même Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne), qui prétendait avant la crise financière que jamais il n’y aurait de crise financière ?????????????

                                                                                                      http://www.tvargentine.com


                                                                                                      • Fredon 4 novembre 2009 09:34

                                                                                                        A civis1,

                                                                                                        Je comprends : le parallèle est tentant, vu l’actualité. On peut parler de faillite politique.
                                                                                                        Mais le sujet : la fin du système soviétique, ne peut pas se traiter en quelques lignes.
                                                                                                        Cet effondrement est-il le résultat du « communisme », confondu avec stalinisme ? Où d’un ensemble de causes internes et externes que je n’ai pas la prétention de synthétiser, ni même de maîtriser.
                                                                                                        Je sais seulement à quoi j’aspire : à une démocratie à une seule vitesse, politique et économique, à l’extension des libertés...pas l’inverse.
                                                                                                        Je ne suis donc pas un adepte des « murs », même si je n’ai pas toujours dit ça, dans les circonstances de la guerre froide, divisant le monde en deux blocs.
                                                                                                        J’observe que 20 ans après, il s’en érige d’autres, à l’initiative des occupants de la Palestine ou à la frontière mexicaine qui ne soulèvent pas du tout la même indignation. Ils n’ont pas la même portée symbolique et historique, certes. Ils n’annoncent pas la fin de l’histoire (?), ils s’inscrivent dans la marche en avant du capitalisme triomphant...au bord du gouffre et qui nous y entraîne.
                                                                                                        C’est qu’il reste encore un mur, un énorme...à abattre et pas que symbolique : le mur de l’argent qui n’a pas encore fini d’obscurcir l’horizon d’un autre monde à construire, à portée de mains, même si ce n’est pas pour demain !
                                                                                                        Je continue d’apporter, ô paradoxe, ma...pierre -plutôt mon grain de sable- à sa disparition.

                                                                                                        René Fredon


                                                                                                        • millesime 8 novembre 2009 12:52

                                                                                                          je plus vos dernières remarques .... !

                                                                                                          http://millesime.over-blog.com


                                                                                                        • BA 8 novembre 2009 18:06

                                                                                                          A propos de la soi-disant «  » « reprise » «  » :

                                                                                                          Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui explose. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

                                                                                                          Problème supplémentaire : les consommateurs sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

                                                                                                          C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation. C’est l’Etat qui va se surendetter à la place du consommateur.

                                                                                                          - En France, l’Etat distribue des primes aux consommateurs pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

                                                                                                          - Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux consommateurs pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

                                                                                                          - De même, l’aide surnommée « Cash for houses » est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010 :

                                                                                                          « le texte contient une disposition permettant d’étendre un crédit d’impôt de 8.000 dollars accordé aux nouveaux acheteurs immobiliers, afin de tenter de relancer le secteur. Ce crédit d’impôt expire au 30 novembre. Il avait été instauré en février dans un vaste plan de relance de l’économie. Les sénateurs ont décidé de le prolonger jusqu’au 30 avril 2010. »

                                                                                                          http://www.lepoint.fr/bourse/2009-11-05/usa-le-congres-adopte-une-extension-de-la-duree-des-allocations/2037/0/392723

                                                                                                          L’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

                                                                                                          Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?


                                                                                                          • Proudhon Proudhon 8 novembre 2009 18:49

                                                                                                            La solution a tous nos maux est simple, je la preconise depuis de longues annees. Au passage, j’aimerais savoir si les prevaricateurs du liberalisme (Eleusis et autres) qui n’a de liberal que le nom seront d’accord avec ma reforme de fond, a savoir :

                                                                                                            Transformer toute entreprise ou autre administration ou autre systeme d’entreprise existant en Societe Cooperative de Production. L’appellation peut etre changee, le fond est que l’entreprise ou administration etc, n’appartient plus seulement a une ou des personnes mais a tous les salaries qui deviennent de ce fait associes a part entiere, inscrits sur les statuts de la societe. Un homme une voix.
                                                                                                            Le pouvoir est enfin àtous.


                                                                                                            • gege061 gege061 8 novembre 2009 21:03

                                                                                                              Bonsoir,
                                                                                                              permettez moi avant d’aller plus avant dans ce débat de rappeler que ces « fameux économistes » n’ont rien vu venir , ou en tous cas n’ont rient dit, pour demander modestement de mettre leur prévisions là ou elles doivent être.

                                                                                                              ps ; il existe de plus en plus d’ouvrier qui achètent leur entreprise et la font vivre sous forme de coopérative et en plus ca marche.
                                                                                                              @+


                                                                                                              • dom y loulou dom 8 novembre 2009 22:34

                                                                                                                voici les tout premiers remèdes contre les pires maux qui nous assaillent en permanence

                                                                                                                l’amour au lieu de l’ignorance
                                                                                                                la joie au lieu de la souffrance
                                                                                                                l’humilité au lieu de la convoitise
                                                                                                                la maîtrise de soi au lieu de la démesure
                                                                                                                l’honnêteté au lieu de la jalousie
                                                                                                                la bonté au lieu de la ruse et de la malice
                                                                                                                la vérité au lieu de la cruauté et du désespoir

                                                                                                                chanter la gamme est un puissant moyen de réaxer nos énergies, les remettre à l’endroit.


                                                                                                                c’est la base de la compréhension des équilibres qui régissent le vivant, les fléaux et leurs remèdes. Les qualités et leurs aliénations.


                                                                                                                On rappelle aussi que le terme de chômage est une invention de l’ère industrielle !! 

                                                                                                                Il y a d’autres voies, des voies qui ne dépendent pas du système financier ni des multinationales ni des gouvernements, mais qui n’existeront pas si nous ne les mettons pas en oeuvre.



                                                                                                                www.ludus.ch ou  lulu.com Ludus - le jeu de perles de verre

                                                                                                                http://bubbledom.wordpress.com/2009/10/06/reve-eau-lu-sion/

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Fredon


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