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Accueil du site > Actualités > Environnement > EPR : Le risque d’un scandale d’Etat est-il une raison (...)

EPR : Le risque d’un scandale d’Etat est-il une raison suffisante pour prendre le risque de lancer l’exploitation ?

EPR : ces responsables du désastre que l'ASN évite de désigner 

Faut-il dissimuler plus longtemps les responsabilités impliquées dans les défaillances de fabrication du réacteur de Flamanville et lancer l’exploitation d’un dispositif nucléaire défaillant dont personne ne peut évaluer les conséquences en cas de fissure du réacteur (copie de ma réponse à la consultation publique lancée par l'ASN)

L’EPR de Flamanville est déjà un scandale d’Etat qu’il démarre ou non. L’exposé qui suit le prouve. Faut-il éluder l’historique des manquements, connivences, maquillages et du sous-jacent corruptif qui sont à l’origine de ce scandale. Le fait que ce scandale mette en péril la crédibilité industrielle du pays est-il une raison suffisante pour prendre le risque de lancer l’exploitation d’un dispositif défaillant présentant un risque, même minime, pour les populations ?

C’est en fait le sens de la consultation qui est proposée, car autrement elle pourrait apparaître saugrenue. La population du pays dont l’avis est sollicité n’a assurément pas dans son immense majorité la technicité nécessaire à pour se prononcer sur la validité ou la dangerosité de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville. Car pas plus à Flamanville qu’à Fukushima ou Tchernobyl, en l’état des connaissances, aucun expert n’est en mesure d’évaluer le périmètre sinistré avant que l’incident n’ait lieu.

C’est donc sur les responsabilités impliquées dans la réalisation des éléments de la cuve ainsi que son sous-jacent corruptif, sur la base de mes propres questionnements et de mon expérience personnelle des ateliers du Creusot que j’apporterai ma contribution à la consultation lancée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

 

Jean-François VICTOR

Président et Directeur Général d’UIGM qui devient CREUSOT MECANIQUE

Cannes le 31 Juillet 2003

 

A quelles dates ont été fabriquées les calottes du réacteur de Flamanville 3 et par qui ?

 

La Note ASN en vue de la réunion du 23 mars 2016 avec le HCTISN présente un historique de fabrication sur la base des indications du Groupe AREVA, historique sur lequel l’ASN n’est jamais revenu. Les dates de coulée, probablement indiquées par AREVA, sont le 23.1.2007 pour le fond de cuve et le 5.9.2006 pour le couvercle. Mais dans une Note du 26 Septembre 2016, le Cabinet John Large & Associates (diligenté par Greenpeace) indique une fourchette de dates plus large de 2004 à 2007 p 20 « Creusot commenced manufacturing of the upper and lower head components in or around 2004 with the manufacturing process extending through to 2007. Around that time, ASN expressed ‘situation préoccupante’ (ie “worrying situation”) about the state of the technical documentation of the RPV QT,[ 33 ] warning AREVA of the risk of manufacturing these components in the absence of an approved QT.[34] This suggests that at the time of manufacturing the FA3 upper and lower heads, the Creusot manufacturing route had not been assessed and approved by ASN and that, it follows, no Certificate of Conformity was in place for the manufacture of the RPV upper and lower head shells.[35]

 

Les dates proposées par John Large sont beaucoup plus vraisemblables car on ne prend pas la décision de lancer la fabrication le matin même de la coulée initiale, la réalisation impliquant trois sites industriels Industeel (Arcelor) Creusot Forge (pour les opérations de forge proprement dite) et Creusot Mécanique (pour l’usinage de la pièce).

 Géographie des sites AREVA et INDUSTEEL au Creusot

 

Ce qui suppose de nombreuses dispositions préalables, la mobilisation et la coordination de plus d’une vingtaine de corps de métier (ajusteur, chauffeur de four, chef de projet, contrôleur, coordinateur qualité, forgeron, fraiseur, ingénieur R&D, presseur, usineur…), la numérisation des opérations du projet et une planification qui peuvent prendre plusieurs mois avant qu’on ne procède à la fonte de ferraille automobile recyclée et à la coulée initiale (par Industeel).

 

fabrication-pieces-forgees-creusot

 

 

Par ailleurs la plaquette de Creusot-Forge et Creusot Mécanique, imprimée en Janvier 2011, propose bien en page 3 un historique de ces ateliers mentionnant en 2005 la fabrication des premières pièces du réacteur EPR Génération III+.

 

Plaquette "L'Energie est notre avenir" AREVA 2011Plaquette "L'Energie est notre avenir" AREVA 2011

                                                                  Plaquette AREVA 2011 page 3

Or Creusot Forge et Creusot Mécanique de Juillet 2003 à Octobre 2006 sont filiales à 100% du Groupe SFARSTEEL lui-même filiale à 100% du Groupe FRANCE-ESSOR lui-même propriété à quelques 97% de Michel Yves Bolloré (frère de Vincent). La même plaquette précité précise bien dans sa même page 3 que l’intégration de ces deux sociétés intervient en 2006, plus précisément en Octobre 2006.

D’une manière ou d’une autre la fabrication chevauche la date d’une cession dont il est nécessaire de souligner ici la singularité.

Michel Yves Bolloré a obtenu Creusot Mécanique (alors appelé UIGM) à la suite d’un dépôt de bilan/reprise assimilable à une captation d’entreprise, après qu’AREVA (actionnaire à 30 %) ait refusé de participer à une augmentation de capital de 1M€. La connivence entre AREVA et Michel Yves Bolloré est donc dès 2003 on ne peut plus explicite : premier cadeau. Pour ce qui est de la Forge dont AREVA était le principal client, la pression n’avait pas besoin d’être très forte pour qu’Arcelor accepte l’idée de s’en séparer, probablement avec une prime de fonctionnement assez conséquente : deuxième cadeau.

Michel Yves Bolloré qui, à l’initiative d’AREVA, a obtenu Creusot Mécanique par Jugement du Tribunal de Commerce de Chalon sur Saone le 31 Juillet 2003 pour 800.000 €, va revendre en Octobre 2006 (trois ans plus tard) ces deux ateliers (Creusot Mécanique et Creusot Forge) à ce même AREVA pour 170 M€. Montant qui implique un goodwill de près de 100M€ : troisième cadeau, toujours aux frais du contribuable.

Propriétaire et dirigeants de SFARSTEEL/France-ESSOR sont bien responsables du lancement de cette fabrication, probablement très avancée lors de la cession de SFARSTEEL à AREVA. Et Michel Yves Bolloré avait de bonnes raisons de ne pas tenir compte des avertissements de l’ASN au Groupe AREVA et de se lancer dans la fabrication de pièces (déterminantes pour les projets et l’avenir de l’industrie nucléaire française) puisqu’il était en train de négocier avec AREVA la vente de ses installations du Creusot. Il offrait ainsi à AREVA la possibilité de justifier auprès de ses actionnaire (essentiellement l’Etat) une évidente et presque ridicule survalorisation des usines constituant SFARSTEEL.

 

Le Nouvel Obs 21 Octobre 2015Le Nouvel Obs 21 Octobre 2015

                   Nouvel0bs Caroline Michel Octobre 2015

 

Et les dirigeants du « géant du nucléaire » avaient probablement d’autres raisons de fermer les yeux, car tous les indices d’un sous-jacent corruptif (au détriment du contribuable) sont réunis. 

L’abandon de Creusot Mécanique (UIGM) à Michel Yves Bolloré autant que le montant du Goodwill lors du rachat de SFARSTEEL sont éminemment suspects. Et le Ministre de l’Economie et des Finances dans une récente prise de position exceptionnellement colérique est tout à fait fondé à parler « connivences sans contrôle de l’Etat ». Et Bruno Lemaire de préciser à cette occasion que le sauvetage d’AREVA correspondait à des montants "supérieurs à l'intégralité des économies que le ministre des Comptes publics doit trouver en 2017 pour nous ramener sous les 3% (de déficit public par rapport au PIB)".

Inutile de dire que l’état-major d’AREVA n’a aucune envie qu’on s’en vienne procéder à l’exégèse de ses relations avec Michel Yves Bolloré. La dissimulation de son rôle s’impose, ce n’est qu’une dissimulation parmi tant d’autres. Il faut noter que son nom n’est nulle part mentionné dans les documents soumis par l’ASN à la consultation du public.

Mais au-delà de la responsabilité du lancement de cette réalisation, les ateliers du Creusot étaient-ils en mesure de lancer cette fabrication ?

Affirmativement non. D’abord pour un problème bien établi de capacité de production, clairement indiqué par … EDF.

Actu Environnement 7.7.2016 Les experts s’inquiètent depuis 2016

« Areva et EDF ont confirmé qu'elles n'étaient pas en mesure de fabriquer le couvercle et le fond de la cuve de l'EPR au Creusot. A l'avenir, la fabrication de ces pièces devrait être confiée à Japan Steel Works (JSW). Cette confirmation soulève des commentaires qui dépassent le mandat du groupe de travail, explique un participant.

Quel est l'avenir de la filière nucléaire française si Areva ne peut pas fabriquer ces équipements ? Réaliser l'ensemble de la cuve au Japon n'est-il pas plus pertinent ?

D'autant que pour l'EPR de Flamanville, JSW a fabriqué le corps de la cuve et Creusot Forge les deux pièces défectueuses (l'usine française n'ayant pas la capacité technique de fabriquer les autres parties, explique la note d'EDF). » (sic)

 

La décision de réaliser ces pièces au Creusot était donc une aberration, mais il faudrait aussi tenir compte de l’état de délabrement dans lequel AREVA a trouvé les ateliers qu’il venait d’acheter disons « au prix fort, à moins que ce ne soit à un prix de complaisance » où la fabrication des fond et couvercle de cuve étaient très probablement assez avancée.

« En 2006, André-Claude Lacoste , président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, se rend au Creusot. Il en revient absolument effondré. Les procédures de fabrication ne sont pas aux normes du nucléaire. (…) une fois dans les murs, AREVA découvre une usine en mauvais état, avec beaucoup de choses à redresser. Il n’y avait pas de bureaux, pas de chauffage, les toits fuyaient se souvient un ancien cadre (…) le groupe lance aussitôt un audit. Ses conclusions sont alarmantes. Des roumains ont été employés au noir : ils venaient travailler la nuit. Leur équipement était si peu conforme aux normes de sécurité que les auditeurs ont retrouvé des traces de semelles fondues au sol. Un dirigeant peu scrupuleux a favorisé des fournisseurs amis, gonflé ses notes de frais et émis de fausses factures… » Le NouvelObs 24.11.2016

 Une seule explication à la décision de fabriquer au Creusot couvercle et fond de cuve bien que ces ateliers soient en limite de capacité, justifier par cet artifice l’exorbitante survalorisation dont a bénéficié Bolloré. C’est la raison évidente pour laquelle ces fabrications ont été validées en interne, malgré les avertissements et mises en garde de l’ASN.

Et pour mieux évaluer cette survalorisation, il est éloquent de suivre à travers les bilans et Documents de Référence des années suivantes l’évaluation et le devenir de ces entreprises. Le Bilan 2011 de AREVA NP SAS fait état page 13 d’un ajustement à la baisse de SFARSTEEL déprécié de 80 M€ et page 27 de pertes de 9.124.000 € confirmées par le rapport de gestion annexé du Président Knoche. Pour un € de chiffre d’affaire, CREUSOT FORGE et CREUSOT MECANIQUE génère un € de perte. Tableau du rapport de gestion

 

Le Directeur Financier d’AREVA va devoir faire disparaître dès 2012 les traces d’une acquisition dont la profitabilité s’est révélée immédiatement très discutable et catastrophique à terme. En page 14/43 du Bilan 2012 d’AREVA NP SAS on peut lire :

« Trois fusions ont été réalisées au cours de l’exercice 2012 visant à rassembler sous la même entité juridique, AREVA NP SAS, les sociétés AREVA CREUSOT FORGE SAS et CREUSOT MECANIQUE SAS afin d’utiliser au mieux les capacités en terme d’efficacité industrielle(sic), de flexibilité et de pérennité (resic). Ces fusions avaient également pour objectif de donner davantage de lisibilité (reresic) aux activités de la ligne des produits forgés-usinés-moulés.

…une première fusion-absorption de CREUSOT FORGE SAS par AREVA CREUSOT FORGE SASa té réalisée avec effet au 1er Juillet 2012 et une rétroactivité fiscale et comptable au 1er Janvier 2012

Une seconde fusion entre CREUSOT MECANIQUE SAS et AREVA CREUSOT FORGE SAS a été réalisée avec effet au 31 décembre 2012 minuit et une rétroactivité fiscale et comptable au 1er janvier 2012

La troisième fusion a consisté en l’absoption par AEVA NP SAS de la société AREVA CREUSOT FORGE SAS réalisée avec un effet au 31 décemnte minuit et une rétroactivité fiscale et comptable au 1er décembre 2012. »

 

Les pertes du Creusot vont donc se faire oublier et se perdre dans les pertes d’AREVA NP SAS, sytématiquement « épongées » par … le contribuable.

Cette malencontreuse fabrication va rapporter quelques 132 M€ net après impôts à Michel Yves Bolloré qui n’hésite pas à s’en féliciter dans la presse en se prévalant d’une décision relevant du pur patriotisme dans la tradition industrielle du gaullisme Interview dans le Journal de Saône et Loire (16 Juin 2006). Mais elle coûtera à travers EDF et AREVA des milliards d’euros au contribuables français en raison des retards de mise en service de l’EPR de Flamanville et de l’inévitable remplacement à terme du réacteur.

 

lettrea

 

D’un égarement à l’autre.

Dès 2008, AREVA va éprouver le besoin d’acquérir 1,3 % du capital de JAPAN STEEL WORKS ce qui pourrait sembler contradictoire avec la récente reprise de SFARSTEEL puisque JSW en est à ce moment-là l’unique et direct concurrent.

On notera le revirement franchement paradoxal de la position du Groupe à travers les Documents de Référence du Groupe.

 

PAGE 206 du DDR AREVA 2007

« Le 8 février 2006, AREVA NP et France ESSOR ont signé un accord finalisant le rachat de

Sfarsteel, l’un des principaux producteurs mondiaux de très grandes pièces forgées, situé

dans le bassin du Creusot (Bourgogne). L’intégration de Sfarsteel à la Business Unit

Équipement permet de conforter l’offre d’AREVA sur le marché des réacteurs de nouvelle

génération en sécurisant les délais de livraison et la qualité des pièces forgées. Impact de +

33,8 millions d’euros en 2006. »

 

DDR d’AREVA en 2009 dans lequel on peut lire :

« 4 novembre 2008 : AREVA et Japan Steel Work (JSW) ont signé un accord permettant

d’assurer jusqu’en 2016 et au-delà les approvisionnements d’AREVA en pièces forgées de

grande taille, essentielles pour la fourniture des équipements nucléaires. Le groupe a

également annoncé une prise de participation amicale, à hauteur de 1,3 %, dans le capital

de JSW »

 

Dans le DDR AREVA de 2014 on peut lire :

« Le marché des pièces forgées nucléaires a longtemps été bi-polaire avec Creusot Forge et

son principal concurrent, le Japonais JSW (Japan Steel Works), qui assurent la couverture

d’une large partie des besoins du marché occidental pour les produits forgés. Depuis 2006,

l’offre s’est accrue avec des investissements importants en Allemagne, Italie, Corée du Sud,

Chine et Inde. »

 

Acquisition pour un montant de 47M€, sur une base une fois encore très survaloriséepuisque ce que le Groupe de Michel Yves Bolloré a vendu 170.063.586 € ne représente, à secteur comparable, que 4,7 % de son concurrent JAPAN STEEL WORKS

 

Survalorisation qui se confirme bien au fil des années, si on analyse la Valorisation entre 2008 et 2015 des titres JAPAN STEEL WORKS telle qu’elle apparaît dans les documents de référence du Groupe AREVA, le nombre d’actions détenues 4 830 000 restant stable avant de se « volatiliser »

 

DDR 2008  page 295 47 000 000 €

DDR 2009  page 291 43 000 000 €

DDR 2010  page 249 38 000 000 €

DDR 2011  page 251 26 000 000 €

( le 3 octobre 2011 AREVA cède l’ex SFARTSEEL de MY Bolloré pour l’euro symbolique)

DDR 2012  page 240 24 000 000 €

DDR 2013  page 239 20 000 000 €

DDR 2014  page 221 14 000 000 €

DDR 2015  page 218 ZERO pas de justification

 

Pourquoi avoir attendu que la participation de JAPAN STEEL WORKS ne vaille plus rien pour se désengager ?

 

En résumé,

Les turpitudes du groupe AREVA compromettent aujourd’hui la crédibilité industrielle du pays et les équilibres budgétaires de la Nation. Bruno Le Maire a d’ailleurs souligné que les besoins d'Areva étaient « supérieurs à l'intégralité des économies que le ministre des Comptes publics doit trouver en 2017 pour nous ramener sous les 3% (de déficit public par rapport au PIB) ». Challenges 12 .7.2017

Michel Yves Bolloré prétendait pendant les négociation de l'été 2006 vendre ses installations à AREVA par un patriotisme inspiré par une sorte de gaullisme industriel. Je doute pour ma part que de Gaulle ait apprécié un tel pillage (en réunion) de l'argent public. Sa réplique aurait même été - disons par euphémisme - assez brutale.

Le Parquet Financier dispose de toutes ces informations (Courrier du Juge Renaud Van Ruymbeke 1.9.2015) Pourquoi ne lance-t-il pas l’instruction ? En raison de la prescription pénale des faits ? Quelle date doit être retenue pour faire courir la date de départ de la prescription des faits, celle des faits ou celle à laquelle ces faits sont apparus ?

Faut-il dissimuler plus longtemps les responsabilités impliquées dans ce désastre et lancer l’exploitation d’un dispositif nucléaire défaillant dont personne ne peut évaluer les conséquences en cas de fissure du réacteur dont l’hypothèse n’est pas à écarter ?

 

La réponse est dans la question

 


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115 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 18 août 12:55
    EPR : Le risque d’un scandale d’Etat ?
    Mais c’est un scandale depuis le début..un montage « pourri » fait par des voyous en col blanc...

    • Le421 Le421 18 août 18:08

      @bob14
      Qui seront peut-être condamnés par un tribunal à l’aube de leur 90 printemps...
      Donc, non enfermables !!
       smiley


    • JMBerniolles 18 août 13:09

      On a du mal à voir ce qu’il y a de décisif dans ce commentaire, lié à des règlements de compte personnels, sur un soi-disant scandale EPR.

      ’Le vrai scandale est qu’ avec tous les freins administratifs et idéologiques qui sont mis en œuvre, les chinois vont démarrer bien avant nous des EPR dont les cuves primaires ont été fabriquées par Areva.

      Areva qui selon ce témoignage n’est pas capable de fabriquer une cuve primaire en a ainsi réalisé 3.

      La référence à John Large *expert* anglais utilisé à profusion par Greenpeace traduit bien l’origine et l’orientation de ce témoignage manipulé.


      • pemile pemile 18 août 13:21

        @JMBerniolles « La référence à John Large »

        Quels sont vos griefs contre cet expert ?


      • jfvictor jfvictor 18 août 13:29

        @JMBerniolles

        Vous vous trompez Berniolles, je n’ai aucun parti-pris sur le nucléaire. Je pense même que pour assurer le développement du tiers-monde, il sera difficile de ne pas mettre en œuvre une technologie aujourd’hui en attente utilisant la fusion nucléaire et non plus la fission. A moins que d’autres technologies permettent de s’en dispenser, pour l’instant j’en doute.

        Pour ce qui est de la date et de la responsabilité de la réalisation des couvercles et fond de cuve, elle figure en toutes lettres dana la plaquette du Groupe AREVA page 3

        https://www.dropbox.com/s/p27shcyleyy6dxh/Grandes%20dates%20de%20Creusot-Forge.jpeg?dl=0


      • jfvictor jfvictor 18 août 14:54

        @pemile
        Je doute que Bergniolles ait mis le nez dans la Note de John Large & Associés. Bien qu’ayant une grande habitude des documentations techniques et n’ayant aucun parti-pris sur le nucléaire, j’en ai rarement vues de cette qualité et je pense que même à l’IRSN, ils partagent mon avis.

        Inutie de contrargumenter là-dessus... smiley


      • sls0 sls0 18 août 15:46

        @pemile
        Contre la personne rien.

        Pour ce qui de l’accès aux documents c’est autre chose.
        Dans un rapport de fin de fabrication ce n’est pas ça qui manque des noms de rédacteur ou intervenant, de contrôleur et parfois de vérificateur.
        Noms, signatures et dates, des dates il y en a des dizaines, pour l’ASN pas de problème pour situer le début de chantier.
        John Large est très imprécis sur la date, rien qu’avec ça on peut voir qu’il n’a pas foutu son nez dans le rapport de fin de fabrication.
        Ce rapport n’est pas en accès public mais facilement accessible pour le personnel qui a accès au service documentation, pas loin de 200-400 personnes sur Flamenville, ce n’est pas un secret d’état.

        C’est protégé comme tout par la propriété intellectuelle mais une date ce n’est pas le cas, il l’aurait demandé à une des 200-400 personnes il l’aurait eu.
        Le seul problème c’est que c’est environ 1m50 de papier format A4, on trouve tout les détails mais il faut chercher si c’est la première fois qu’on y fout le nez, ça prend du temps.

        La référence de la date de John Large indique qu’il n’avait pas accès aux documents valables.
        Ca été prouvé que le témoignage n’est fiable qu’à 16%, il vaut mieux aller chercher ses éléments dans de l’écrit qu’au bistrot du coin.
        Le copain du copain qui à vu c’est 16%X16%= 2,56%.

        Le plus comique c’est que l’article se base sur cette erreur de dates pour écrire son scénario.



      • pemile pemile 18 août 17:14

        @sls0 « La référence de la date de John Large indique qu’il n’avait pas accès aux documents valables. »

        Développez, je ne comprends pas sur quoi vous vous basez pour affirmer cela ?


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 août 17:14

        @JMBerniolles


        Depuis que Schneider Premier y a introduit un grenouillage de calibre international, le Creusot est le haut-lieu emblématique de ce qui est l’essence du capitalisme en France... s’attarder sur le dernier épisode est une simple distraction. Pour abattre l’hydre, il faut couper toute les têtes d’un seul coup. On n’en est pas là, hélas..

        PJCA .

      • Le421 Le421 18 août 18:13

        @Pierre JC Allard
        Mr Berniolles, avec tout le respect que je lui dois, est un lobbyiste pro-nucléaire ferme et définitif. Un intégriste de l’atome. Tout ce qui va à l’encontre de ses idées est rigoureusement nul et non avenu.
        Je lui ai posé une simple question, un jour. Combien d’années pour qu’une centrale soit trop vieille pour être encore utilisée ?
        10, 20, 100, 1.000 ans ?
        Et après, on fait quoi ?
        Si on n’est pas très nombreux, on se la montre ??


      • sls0 sls0 18 août 18:13

        @pemile
        J’ai déjà mis le nez dans un rapport de fin de fabrication.

        C’était pour un point de soudure pour bloquage en rotation.
        Rien que pour ce petit point de soudure de 3-4gr j’avais 4 noms et 4 dates d’indiqué.
        J’avais le lot de métal d’apport, l’intensité de soudage, les références d’habilitations du soudeur ainsi que la personne pour les contrôles non destructifs.
        Ce n’est que pour 3-4gr de soudure sans trop d’importance fonctionnelle et dont la rupture n’engendrait aucune problème au niveau fonctionnement.

        Pour du plus important ce n’est pas les dates qui manquent.
        Si John Large n’a pas vu ces centaines de dates c’est qu’il n’a pas eu accès à du concret sur le sujet.

        J’avais un journaliste écolo comme ami à l’époque, il m’aurait demandé la date il l’aurait eu sans problème, ce n’est pas un secret de fabrication. 

        Pour info, au moment où le financier a mis son nez au Creusot, au niveau humain avec un épée de Damocles au dessus de la tête, pas sûr que la sérénité était de mise. Pour rappel dans certains conflits sociaux ça allait jusqu’aux menaces de faire exploser la boutique.

        On parle de pourris qui ont joué avec l’argent du contribuable, mais ces mêmes pourris ont saccagé socialement une entreprise.
        Ca n’excuse nullement le travail salopé mais est une partie de réponse du pourquoi.

        Il n’est arrivé de virer des chefs de chantier qui jouaient un peu trop à l’adjudant de compagnie, la raison c’était l’ambience sociale qui ammenait un risque sûreté.
        Ca c’est de l’intervention directe de sous traitants. Dans le cas de la fabrication on a pas le même pouvoir au niveau social surtout s’il y a du politique et du financier derrière.
        J’ai commencé au bas de l’échelle, je sais qui est important au niveau du geste technique, c’est rarement le décideur.
        C’est le geste technique qui fait la sûreté. Quand on se pose des questions par rapport à son avenir et celui de sa famille, il y a des chances que le geste technique en patisse.
        Je répète ça n’excuse nullement mais une hiérarchie qui pense plus plan social et restructuration que qualité porte aussi une responsabilité.

        Oui il y a des scandales de restructuration, habituellement ça fout des ouvriers dans la merde et fait des actionnaires heureux.
        Si ça touche du statégique vu les contrôles ça ressort.
        Il y a eu une commission d’enquête des députés, sauf Areva les autres sont droits dans leurs bottes.
        Ils ne sont pas responsables mais sont concernés pour rectifier le tir. EDF paie et double sa charge de travail, l’ASN son travail est décuplé aussi, Il y a IRSN et bien d’autres.
        Ils font ce boulot mais les ressources impliquées dans ce boulot ne sont pas sur leur boulot principal, c’est un gâchis.
        Ca a fait des actionnaires heureux, c’est toujours ça.

        Le financier a tellement de pouvoir maintenant que foutre la terre en l’air est à leur portée maintenant.

        Le nucléaire a encore les reins assez solides pour rectifier le tir, qu’en est il du médical, scolaire, alimentaire,...
        Le nucléaire peut leur ammener de l’inconfort en haut de leur tour d’argent et sans énergie pas de production, pour le reste ils n’ont pas lieu de s’inquiéter.


      • JMBerniolles 18 août 18:42

        @jfvictor

        Je ne vois pas dans votre discours ce qui concerne directement L’EPR. Et pourrait se rattacher à un scandale qui lui serait propre.

        J’imagine que vous avez vu l’avis détaillé de L’ASN et notamment les considérerations d’un collège d’experts, où ne figure pas monsieur John Large qui ne fait ici que reprendre une vérité non niée, c’est qu’il y a un vrai problème d’assurance qualité chez Areva. L’avis clair est que l’ensemble des essais et calculs définis en juillet 2015, a fourni l’assurance que les couvercle et fond de cuve primaire tiendraient.

        Le risque de propagation de fissure est liée, comme vous le savez, à la tenacité. Il a logiquement été vérifié que la légère déviation en concentration carbone, qui pour ce type d’acier se trouve aux joints de grains, dans des ségrégations limitées pour lesquelles il a sans doute été vérifié qu’il n’y avait pas d’accumulation de contraintes, ne joue pas sur la plasticité.

        Expliquez nous aussi pourquoi les chinois ont rapidement compris qu’il n’y avait pas de problème puisqu’ils ont effectué les essais en eau sur L’EPR n1 de Taïshan àl’automne 2015 ?

        Il serait aussi bien que vous nous donniez les vraies raisons de cette intervention dont on a vraiment l’impression qu’elle s’inscrit dans des règlements de compte personnels.


      • pemile pemile 18 août 18:43

        @sls0

        Toujours votre habitude de pondre une tartine de 3 pages pour ne pas répondre ! smiley


      • JMBerniolles 18 août 18:48

        @pemile

        Je vous retourne vos questions. Quelles sont les compétences réelles de John Large ?

        Pourquoi quelqu’un du Creusot va se référer à ce cabinet de frime ? Il n’y a pas d’experts au Creusot. La référence sur ce sujet en France est Yves Brèche. Il n’est pas le seul, mais son avis n’est en aucun cas négatif.

        Apparemment les anglais qui achètent des EPR se moquent de l’ avis technique de John Large.


      • JMBerniolles 18 août 18:49

        @JMBerniolles

        Yves Brechet


      • JMBerniolles 18 août 18:53

        @jfvictor

        Donnez quelques détails techniques.

        J’ai déjà lu des rapports de John Large pour Greenpeace si on le paie pour cela tant mieux pour lui.


      • JMBerniolles 18 août 18:58

        @Pierre JC Allard

        Je connais bien l’empire, ou ex, Schneider et son rival Banque Paris et Pays Basque sur le nucléaire, mais ce qui etait reconnu c’était la grande qualité des aciéristes du Creusot. Depuis on a détruit et pillé (notamment l’Inde) tout cela avec des gouvernements incompétents et corrompus.


      • JMBerniolles 18 août 19:04

        @Le421

        Vous êtes complètement inféodé à votre engagement politique d’ailleurs férocement anti nucléaire.

        Je ne fais pas du lobbying, je défends notre électronucleaire et son industrie.

        Vous vous faites du lobbying pour le business vert, l’éolien et le PV entièrement dans les mains du privé. C’est d’ailleurs pourquoi la crédibilité de votre mouvement a du mal à dépasser le cercle des inféodés ou ralliés par manque


      • pemile pemile 18 août 19:06

        @JMBerniolles « Yves Brechet »

        Son rapport sur l’usine du Creusot est justement aussi cinglant, non ?

        "Le défaut de compétence dans toute la chaîne hiérarchique est probablement le constat général le plus partagé par les personnes rencontrées« , indique ainsi le rapport.

         »Le défaut de compétence dans toute la chaîne hiérarchique est probablement le constat général le plus partagé par les personnes rencontrées« 

         »pression sur les messagers de mauvaises nouvelles pour qu’ils se taisent ou, à défaut, qu’ils n’écrivent pas" sur les précédents déboires de l’usine.

        « que la situation actuelle est le résultat d’une lente mais constante dégradation de la compétence technique de la forge depuis 1995 »


      • pemile pemile 18 août 19:16

        @JMBerniolles « Je ne fais pas du lobbying, je défends notre électronucleaire »

        Le défendre c’est accepter de se mettre en cause et reconnaitre ses erreurs, non ?

        Le chantiers de l’EPR de Flamanville et sa cascade de sous traitants n’a rien à voir avec le sérieux du nucléaire français d’il y a 30 ans.


      • JMBerniolles 18 août 21:55

        @pemile

        Mais je ne nie nullement les problèmes d’assurance qualité, de compétences, de pertes de connaissances... Tout cela n’est pas spécifique à l’industrie nucléaire, d’ailleurs il y a des papiers d’Yves Brechet sur la dégradation générale du domaine scientifique. C’est vrai au CEA, à L’EDF... le secteur du climat joue à fond l’arme du réchauffement climatique, Jouzel se transforme en madame soleil si j’ose dire, c’est à dire qu’il y a une bonne dose de corruption passive chez les scientifiques, un peu moins que chez les journalistes...

        Yves Brechet dénonçait a juste titre la situation actuelle. En 2005 c’était un peu moins.

        Yves Brechet n’a pas dit que la cuve de L’EPR ne tiendrait pas. Le sujet a été largement étudié, deux ans, le verdict est clair et sans surprise.


      • pemile pemile 18 août 22:16

        @JMBerniolles « le verdict est clair et sans surprise. »

        Le verdict c’est qu’il va falloir mettre des procédures de surveillances supplémentaires en place pour la cuve et que la surveillance du couvercle n’étant pas possible, qu’il faut lancer la fabrication d’un nouveau couvercle, non ?


      • Le421 Le421 19 août 09:07

        @JMBerniolles
        Vous êtes complètement inféodé à votre engagement politique d’ailleurs férocement anti nucléaire.

        Démonstration faite de la véracité de mes dires.
        Vous mentez de façon éhontée à mon sujet.
        Vous voyez un « phi » à mon pseudo, vous me voyez en baba cool manifestant hirsute et chevelu à NDDL avec le tee-shirt « peace & love ».
        Ben non, cher Monsieur.
        J’ai été, à l’époque, plutôt pour le nucléaire, dans la mesure où il a atténué de façon artificielle le choc pétrolier.
        Figurez-vous que mes parents, plutôt « cocos », votaient pour le Grand Charles, et si je me posais la question, aujourd’hui je les comprends...
        Mais je ne connais pas de système qui soit éternel. Même le soleil finira en naine blanche.
        Ensuite, le prix du nucléaire est complètement faussé.
        Les ressources en matières premières sont pillées dans des pays instables et je ne pense pas qu’Areva soit une réussite financière.
        On ne sait pas quoi faire des déchets, certains sont disséminés dans des containers métalliques sous les mers...
        Vous ne faites que balancer des peaux de bananes sous les pieds des générations à venir au lieu de travailler à la recherche de solutions nouvelles efficaces.
        Le nucléaire n’est pas et ne sera jamais un fin en soi.
        Il y a l’avant, le pendant, et nous, nous cherchons l’après.
        Je suis au regret de vous ramener au rang des dinosaures, les vestiges du passé...


      • Le421 Le421 19 août 09:09

        @Le421
        Et vous ne répondrez jamais à ma question...
        Les centrales nucléaires vont durer encore combien de temps ??


      • JMBerniolles 19 août 09:12

        @pemile

        Vous n’êtes pas suffisamment naïf pour ne pas comprendre que ce sont des mesures que L’ASN prend pour sauver la face.

        Les couvercles cuves des REP ont le même problème. Je veux dire de complexité de la structure à cause des traversées. Sur 58 couvercles il n’y a pas eu de problèmes.

        C’est aussi une mesure pour pénaliser à nouveau L’EPR, montrant que c’est une des missions de L’ASN. Augmenter son coût et ses délais.


      • Le421 Le421 19 août 13:09

        @JMBerniolles
        Les centrales nucléaires vont durer encore combien de temps ??

        (Bis)


      • JMBerniolles 19 août 13:15

        @Le421

        Je constate depuis le début, constitution du PdG, que Melenchon, qui par ailleurs ne comprend rien dans le domaine de l’énergie et en économie non plus d’ailleurs, est un anti nucléaire primaire farouche. C’est pourquoi j’associe Phi à cette position idéologique.

        Au delà de 40 années de fonctionnement un réacteur REP peut être autorisé à fonctionner plus longtemps. A chaque dizaine d’années on examine la possibilité de fonctionner encore dix ans. La limite aujourd’hui semble être fixée à 80 ans. Cela dépend du fonctionnement et de l’état d’usure si je peux dire de la cuve primaire.

        Vous serez étonné d’apprendre que L’ASN a donné son accord pour un fonctionnement de dix années supplémentaires pour au moins un réacteur nucléaire de Fessenheim.


      • JMBerniolles 19 août 13:23

        @Le421

        Écoutez je vous respecte en tant que personne, vous avez droit d’avoir vos opinions, il faut juste les assumer.

        Le prix du combustible, le yellow cake, est très faible dans le coût global du MWh. Donc on peut acheter cette matière première à sa juste valeur. C’est ma position personnelle. Après il faudrait mettre en œuvre la filière plutonium avec les réacteurs rapides type Super Phénix. Qui reste toujours un réacteur du futur. Astrid est bâti sur le même principe. Ma position de fond est que si vous voulez faire du social, améliorer l’emploi, il faut de l’énergie et un secteur productif opérationnel.


      • pemile pemile 19 août 13:50

        @JMBerniolles "Ma position de fond est que si vous voulez faire du social, améliorer l’emploi, il faut de l’énergie et un secteur productif opérationnel."

        Raison de plus pour ne pas refuser le développement des énergies renouvelables, comme vous avez souvent tendance à le faire !


      • Le421 Le421 19 août 15:21

        @JMBerniolles
        Et ma position est extrêmement claire.
        Il faut arrêter de gaspiller à qui mieux mieux.
        La Terre vu de l’espace la nuit, ressemble à une lampe de chevet allumée, sur la face nuit...


      • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 25 août 18:24

        @JMBerniolles
         les pronucléaires comme Berniolles sont tellement habitués à mentir qu’ils finissent par croire eux-même à leurs âneries. Par exemple ici « Les anglais achètent des EPR ». Or, outre le fait que ces deux EPR ne seront jamais commencés ou au pire jamais terminés, QUI est l’acheteur ? Les Anglais ? NON, l’acheteur est EDF !
        En effet, devant l’absence de clients pour acheter des EPR, EDF a trouvé une « solution » : acheter (avec notre argent !) les clients, en l’occurrence British energy, et ensuite commander des EPR. Les Français achètent des EPR aux Français, ça c’est de la réussite commerciale !!!


      • jfvictor jfvictor 18 août 13:16

        Oui et on peut se demander par quel égarement une entreprise du secteur public a aidé un affairiste (c’est en language clair le métier des frères Bolloré) s’introduire dans la filière de fabrication de pièces hautement sensibles.


        Pourquoi aussi la Cour des Comptes qui a bien dénoncé le scandale URAMIN dans des délais raisonnables est restée inerte 

        - lors des acquisitions du Creusot (dont l’atelier d’usinage appartenait à FRAMATOME avant 2000, cad jusqu’à l’arrivée d’Atomic Anne ?
        - lors de la prise de participation dans Japan Steel works dont la sur valorisation sautait aux yeux ???

        Centralisant à peu près toutes les infos sur cette affaire, par ailleurs passionné d’histoire industrielle, je crois pouvoir affirmer que c’est le plus grand scandale de l’histoire industrielle mondiale, depuis IG FARBEN en 1946. Et encore, l’IG FARBEN à l’origine de la construction et de l’exploitation d’Auschwitz aurait-elle fait prendre de risque aux populations civiles... par simple cupidité ? Pas certain...

        • JMBerniolles 18 août 21:59

          @jfvictor

          Vous étiez un PDG naïf ?

          Le secteur public mis au service du privé.... C’est la Loi NOME par exemple,...


        • zygzornifle zygzornifle 18 août 14:00

          EDF c’est comme les partis politiques tous les tiques buveurs de sang y font bombance.....


          • francois 18 août 14:35

            Titre égnimatique, quel complot se cache derrière ce tiitre !


            • jfvictor jfvictor 18 août 15:10

              @francois
              aucun complot, simplement le pillage entre amis des deniers publics...sans discontinuité jusqu’à l’affaire URAMIN (tu sais les mines d’uranium sans uranium achetées à prix d’or) smiley


            • nono le simplet nono le simplet 19 août 04:18

              @jfvictor
              oué, un peu comme les avions renifleurs de Giscard ...


            • jfvictor jfvictor 18 août 14:42

              Un scandale concernant une entreprise du secteur national, obligeant l’Etat à renflouer la dite entreprise pour un montant supérieur au déficit public (sic Bruno LEMAIRE https://www.youtube.com/watch?v=dD4xX2aIpqI), ça s’appelle tout simplement un SCANDALE D’ETAT.


              • francois 18 août 14:59

                @jfvictor
                Le risque d’un scandale d’Etat est-il une raison suffisante pour prendre le risque de lancer l’exploitation ?

                Désolé mais le risque du risque c’est obscur.


              • jfvictor jfvictor 18 août 15:25

                @francois
                Si tu préfères :

                 « FAUT-IL EXPOSER LES POPULATIONS ENVIRONNANTES AU PERIL D’UN INCIDENT NUCLEAIRE SOUS LE PRETEXTE DE FAIRE OUBLIER LES RESPONSABILITES EN CAUSE DANS LES MALFACONS DE FLAMANVILLE 3 »
                ça te va comme ça, mais je pense que tout le monde avait compris. smiley

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