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Accueil du site > Actualités > Environnement > La face cachée des Blockchains

La face cachée des Blockchains

La blockchain, derrière l’effet de mode des cryptomonnaies telles que le Bitcoin ou l’Ethereum, est une technologie de stockage et de transmission d’informations décentralisée utile dans bien des domaines. À première vue, la blockchain semble la technologie miracle qui donne tout le monde gagnant, mais y a-t-il une face cachée à cette révolution ?

 

Des calculs toujours plus complexes

La majorité des blockchains reposent sur un principe de preuve de travail. Cela revient à résoudre un problème mathématique complexe afin d’éviter les fraudes sur la chaine. Pour le résoudre, des millions de processeurs calculent sans relâche en échange d’une fraction de cryptomonnaie, on parle de mineurs.

Le problème mathématique doit être résolu sur un temps régulier. Ainsi, avec la multiplication des processeurs, le problème doit se complexifier. Cela à amener à créer des machines dédiées au minage, créant un nouveau marché parallèle aux cryptomonnaies (et souvent spécifique pour une cryptomonnaie).

Complexité (difficulté) de la résolution du problème du Bitcoin de sa création à 2016.

Il s’agit d’un cercle vicieux. Pour être rentables, les mineurs doivent être de plus en plus performants. La complexité du problème doit augmenter pour que les blocs soient validés sur une fréquence donnée. Donc les mineurs doivent être encore plus performants pour être rentables. Certaines sociétés se sont spécialisées dans la conception d’ASIC dédié au bitcoin, avec une rentabilité (attention aux variations du Bitcoin) parfois en une année.

Un autre effet pervers du Bitcoin et des cryptomonnaies en général est la grande volatilité de leur valeur marchande. La rentabilité des ASIC dépend de la puissance donnée pour le calcul du problème mathématique et de la valeur de la monnaie. Les mineurs étant récompensés par des jetons de la cryptomonnaie, il faut que la dépense de leur dispositif soit compensée par la valeur des gains. Bien que la rentabilité soit toujours d’actualité, un effondrement brutal des cours peut inverser la tendance.

Il est alors facile de voir la face cachée de la blockchain : une consommation énergétique en pleine explosion et une rentabilité incertaine.

 

Le gouffre énergétique des cryptomonnaies

Continuons sur l’exemple du Bitcoin. Karl O’Dwyer avait publié en juin 2014 un papier montrant l’empreinte énergétique du Bitcoin. Son analyse a déterminer à partir de la complexité la consommation énergétique du Bitcoin représentait autant que la consommation nationale d’Irlande. Il existe des milliers d’autres cryptomonnaies ou d’utilisation de la blockchain. Le Bitcoin est de loin la plus consommatrice, mais l’Ethereum (10 TWH par an, autant que la Lithuanie), le Ripple, le Litecoin ou le Dash sont des monnaies en pleine croissance demandant toujours plus d’énergie.

Si l’on prend les valeurs de complexité de ce lundi 8 janvier 2018, le Bitcoin se rapproche des 40TWh par an se rapprochant de la consommation de la Hongrie, pour un total de 336 KWh par transaction. Si l’on compte en termes de nombre de foyers – d’après la moyenne Américaine – cela représente la consommation journalière de 11.3 foyers par transaction. Si l’on parle d’empreinte carbone, une transaction produit 165 kg de CO2.

Équivalent énergétique d’une année de consommation énergétique pour le Bitcoin d’après les chiffres du 6 janvier 2018, convertie par l’EPA Equivalencies Calculator

Bien que le minage prenne part à la valorisation des cryptomonnaies, certaines alternatives permettent de réduire drastiquement l’empreinte énergétique de la technologie. La preuve d’enjeu ne demande pas la résolution d’un problème mathématique complexe, mais une preuve de participation dans la cryptomonnaie. Certaines cryptomonnaies fonctionnent par preuve d’enjeu comme le Peercoin ou prochainement les monnaies Etherium.

Une autre solution se situe du côté des mineurs. La plupart des ASIC et CPU sont obsolètes (et parfois à perte pour leur utilisateur). L’estimation de l’empreinte énergétique effectuée par Karl O’Dwyer possède un facteur d’erreur de x100. Cela signifie que si les mineurs possédaient les meilleures technologies de 2014, alors la consommation énergétique du Bitcoin serait divisée par 100.

Étude de la consommation énergétique des principaux CPU et ASIC en 2014 par Karl O’Dwyer

C’est pourquoi les ASIC sont préférables aux CPU, leur utilité étant uniquement le minage d’une blockchain, leur performance énergétique sont bien meilleurs à un bidouillage fait maison. De plus, toute cette puissance de calcul crée un fort dégagement de chaleur. Cette énergie calorifique est réutilisable à d’autres taches comme le chauffage d’une pièce ou de l’eau.

Une amélioration de la taille des blocs du bitcoin permettrait de réduire leur nombre par jour. Bien que le nombre d’utilisateurs de Bitcoin ait explosé, atteignant 11,5 millions de comptes avec plus de 1$ de valeur en 2016, le nombre de blocs généré a pour but de rester fixe, privilégiant alors les grosses transactions et laissant le reste en attente. Le Bitcoin est devenu un marché de spéculation, l’augmentation de la taille des blocs (proposition SegWit) aura donc un impact sur la consommation sans toucher à son utilisation.

 

Entre croissance économique et écologie

De nombreuses études récentes, notamment par Alex De Vries, montrent du doigt l’énorme impact énergétique des cryptomonnaies. Entre engouement économique, fièvre du marché et effet de mode, les blockchains prennent de plus en plus d’ampleur sans dévoiler leur côté noir. Dans un monde prenant conscience de notre impact environnemental, les technologies du numérique et leur utilisation nous cachent bien souvent des côtés sombres : haute consommation énergétique, surutilisation des métaux rares, disruptions économique et social.


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49 réactions à cet article    


  • Panoramix Panoramix 7 février 10:47

    Tout ceci parait bien surréaliste au commun des mortels, qui se demande comment des particuliers peuvent avoir une quelconque légitimité à s’attribuer le droit de créer une forme de monnaie, qui conduit à une envolée spéculative.


    • bibou1324 bibou1324 7 février 11:56

      @Panoramix
      L’important n’est pas la création de la nouvelle monnaie, mais son utilisation. Une monnaie virtuelle techniquement intraçable et anonyme répond à une demande qui n’est pas comblée par les monnaies classiques.


    • bibou1324 bibou1324 7 février 11:59

      @bibou1324
      Au passage, un bon d’achat, un avoir, un programme de fidélisation basé sur des points, les jetons de casinos, un ticket de kermesse ou de loto sont autant de « monnaies ». Sans compter les monnaies locales.


      Il n’existe dans la loi aucune restriction, chacun est libre de créer sa monnaie.

    • Paul Leleu 7 février 13:53

      @Panoramix


      une monnaie sans stabilité de sa valeur n’a que peu d’intérêt (sauf pour quelques traders spécialisés)... en effet, la monnaie est un principe de stockage de la valeur.... sa valeur faciale est essentielle... sans quoi ni le commerçant ni le travailleur n’acceptera votre monnaie, qui peut perdre toute sa valeur... on reviendrait au troc pour stocker une valeur matériellement... 

      on nous dit que les mafieux utilisent le Bitcoin... sans doute ça fait rêver les zazous de s’encanailler 2.0, mais franchement, on n’a aucune preuve... j’imagine mal un trafiquant d’arme ou de drogue accepter de se faire payer en monnaie de singe... 

      Sur le côté anonyme, je vois pas à quoi ça sert. Pour le péquin moyen, ce n’est pas utile. Pour le malfrat, ça fait longtemps qu’il dispose de circuits opaques... C’est pipo... 

      Moi, il me semble que le Bitcoin c’est une secte, façon « vente pyramidale » des années 1990... sa seule valeur est sa valeur spéculative... il ne fonctionne que tant que des gogos y croient... et comme dans la vente pyramidale, ce sont les derniers venus, et les plus petits porteurs, qui serviront de dindons de la farce... d’ailleurs, qui paye tous ces sites internet, ces conférenciers et autres apôtres qui nous font la retape depuis quelques mois ??? Ca demande pas mal de thunes... C’est louche... 

      Dernier point : l’anonymat des créateurs du Bitcoin... je ne peux pas croire que la NSA américaine ou le MSS chinois ignorent qui a créé le Bitcoin qui menace d’emporter toutes les monnaies de la planète ! C’est se foutre de la gueule du monde ! ...donc, si on entretient le grand public dans l’anonymat, c’est qu’on nous joue une mauvaise comédie : celle d’apprendre à nous soumettre à une Block-Chain messianique, numérique, totalitaire, anonyme et autoritaire... liquider les dernières interfaces entre le Peuple et le Pouvoir Capitaliste : les états, les banques centrales, les institutions financières... le début de l’enfer intégral.... 



    • Paul Leleu 7 février 14:00

      @bibou1324


      à l’heure où l’on peut craquer une centrale nucléaire (comme en Iran en 2009), comment pouvez vous croire que le Bitcoin est intraçable et anonyme ???? Aucun système informatique n’est sûr... et d’ailleurs, vous ne connaissez même pas le créateur du Bitcoin !! vous vous fiez à sa parole, alors qu’on sait que tous les fabriquants d’informatique ont trufé leurs inventions de failles et de « back-door »... 

      D’autre part, je ne vois pas en quoi le citoyen lambda a besoin d’une monnaie intraçable ? ...ça fait sourire... Votre sécurité ne tient pas à votre « inviolabilité » numérique, mais au peu d’intérêt que vous représentez pour un policier ou un voleur... c’est moins sexy, mais c’est la réalité... 

      Quant aux malfrats, mafieux, et autres délinquants légaux (off-shore, policitien, etc.), ça fait longtemps qu’ils ont des circuits financiers opaques... ils n’ont pas attendu le Bitcoin... Par contre, je vois mal un mafieux accepter de se faire payer en monnaie de singe, une monnaie qui peut perdre toute sa valeur en quelques jours ou quelques heures... 

    • Hervé Hum Hervé Hum 7 février 15:01

      @Paul Leleu

      Vous devriez plus faire attention avant d’écrire !

      Le bitcoin ne sert pas pour acheter de la drogue, il sert à ce qu’on appelle « blanchir » l’argent récolté par la vente de drogue.

      Le problème du mafieu n’est pas de récolter l’argent, mais de le faire passer pour de l’argent légalement gagné.

      vous écrivez

      d’ailleurs, qui paye tous ces sites internet, ces conférenciers et autres apôtres qui nous font la retape depuis quelques mois ??? Ca demande pas mal de thunes... C’est louche...

      Vous donnez vous même la réponse !

      C’est l’utilisateur, celui qui a investit dans cette pseudo monnaie qui paye, est le conférencier, car pour qu’il gagne de l’argent en monnaie officielle, il faut qu’il y ait absolument de nouveaux demandeur. C’est la règle de toute pyramide de Ponzy ou cavalerie.


    • foufouille foufouille 7 février 15:17

      @Hervé Hum
      « Le bitcoin ne sert pas pour acheter de la drogue, »
      ben si sur le darknet. des armes aussi.


    • Hervé Hum Hervé Hum 7 février 15:52

      @foufouille

      Alors c’est peut être moi qui ait un train de retard.


    • Panoramix Panoramix 7 février 16:44

      @Paul Leleu
      je suis d’accord avec votre propos sur la valeur explicite d’une monnaie, et ceux qui parlent d’un « besoin spécifique » pour ce genre de support ne précisent pas lequel. Il y a eu à l’origine un aspect idéologique d’échapper au système bancaire, mais cela a créé comme vous l’indiquez une sorte de secte, avec ses mystiques et ses opportunistes, et on voit mal celui qui fait des affaires honnêtes le faire en catimini avec un moyen virtuel et ésotérique.
      Et encore, si cela ne servait qu’à des transactions avant d’être reconverti, passe encore, mais on voit que cela conduit à une thésaurisation spéculative, car la « création » de cette pseudo-monnaie n’est en aucun cas corrélée au besoin, mais à des critères fixés arbitrairement une fois pour toutes.
      Certainement, les services de renseignement connaissent les initiateurs et mécanismes, mais tant que c’était marginal il ont laissé faire, si ça devient gênant pour le système économique mondial ils le torpilleront, et s’ils le laissent en place, ce sera par complaisance de même nature que les paradis fiscaux.


    • foufouille foufouille 7 février 17:44

      @Hervé Hum
      des hackers, black hat, ont aussi pirater et voler plusieurs millions de crypto monnaies.


    • Paul Leleu 7 février 21:45

      @Hervé Hum


      bon d’accord... c’est un moyen de blanchissement... ok... mais enfin, ça fait des siècles que les mafieux ont des moyens de blanchir aussi leur argent... et puis sur le fond, ça change rien, c’est quand même hyper instable comme valeur... faut vraiment que le mafieux entre et sorte tout de suite sa thune... bon... pourquoi pas... même faudrait encore nous prouver que c’est vraiment aussi anonyme qu’on veut nous le faire croire... mais bon... 

      mais sur le fond, nous sommes d’accord... c’est une arnaque, une cavalerie, une pyramide... je me demande à quoi jouent les autorités... qui est derrière cette équivoque... 

    • banban 7 février 22:57

      @Paul Leleu
      Quelque Mafieux..... non le marché d’une monnaie intrassable c’est des millions de français. sur le dark net la valeur des échange(uniquement libellée en bitcoins) pour les seul français doit se situer en dizaine de milliards.


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 février 09:59

      @Paul Leleu

      D’accord avec vous, ce que veut un mafieux, c’est blanchir son argent, pas investir dans la cryptomonnaie.

      Sinon, je reste effaré par la confusion totale qui règne autour de la notion d’anonymat.

      Je veux dire par là que personne ne réagit au fait que l’anonymat est la condition pour permettre à tout système mafieux de rester intouchable et pourtant, tout ceux qui défendent le principe de l’anonymat se disent honnêtes et voulant combattre la mafia.

      Autrement dit, ils défendent les outils nécessaire à la mafia pour exister, tout en prétendant les combattre par ailleurs. Ce contre sens, aussi évident soit t’il, est refusé, nié par la plupart des gens.

      Il n’y a de secret, que là où il y a malversation. Que là où il y a dictature obligeant les citoyens au secret de leur convictions. La liberté ne consiste pas à vivre caché, mais au contraire, à vivre au grand jour. Si vous devez vous cacher, c’est que le système ne vous laisse pas libre. Le problème n’est donc pas que toutes ses actions soient ou non visible par autrui, mais que cet autrui soit un ennemi. Car si un ennemi vous espionne pour vous nuire, un ami veille sur vous pour vous venir en aide si nécessaire. Un ami vous aime libre, un ennemi, vous aime esclave. Si on ne peut pas demander que tout le monde soit votre ami, on peut faire en sorte que le système le soit. Pour cela, il ne doit pas être dominé par une élite faisant les lois, mais faites de lois dominant les élites. Autrement dit, ce n’est pas l’humain qui doit faire les lois, mais la raison pure seule, car seule cette dernière est totalement impartiale et juste.

      Pour répondre à votre question, on peut émettre plusieurs hypothèses. L’une d’elle, c’est de laisser faire jusqu’à ce que le système s’effondre et qui alors servira de justification à l’interdiction de telles monnaies. En attendant, c’est un sujet d’étude grandeur nature, servant à la mise en place de leur propre crypto monnaie.

       


    • Paul Leleu 8 février 14:10

      @banban


      expliquez-moi comment vous êtes au courant des transactions des français sur un système anonyme... ça me semble assez contradictoire... 

    • Paul Leleu 8 février 14:25

      @Hervé Hum


      oui... votre hypothèse d’étude grandeur nature me semble valable... pour autant que j’y comprenne quelque chose... 

      sur l’anonymat, je crois quand même que la sûreté du citoyen face à la surveillance étatique est un des pilliers de la démocratie... mais je crois que cette sûreté tient plus au rapport de force civique dans la société, plutôt qu’à une hypothétique inviolabilité numérique (ou même législative)... 

      Et puis c’est vrai comme vous dites, que ces outils, tout comme les paradis fiscaux et autres circuits opaques, vont plus servir une poignée de voleurs qu’une masse de gens honnêtes... mais je crois que ça excite beaucoup les jeunes zazous contemporains à barbichette de s’imaginer « inviolables » grace au numérique... (Lacan se régalerait de ces mots !)

    • izarn izarn 8 février 17:29

      @Paul Leleu
      Non la monnaie n’est pas un stockage de valeur à l’origine. C’est un moyen d’échange, et cela est le fondement meme de son existence.
      Le stockage de valeur !
       smiley
      Achetez plustot de l’or, c’est plus prudent !
       smiley
      Donc le bitcoin est un moyen d’échange, qu’il soit spéculatif est secondaire, et meme dangereux.
      Les « cryptomonnaies » (sic) n’ont pas pour but la spéculation, mais l’échange.
      Je suis content que les connards qui spéculent sur le bitcoin se soient faits enc....
      Bien fait pour leur sale tronche !


    • izarn izarn 8 février 17:32

      @Hervé Hum
      « La liberté ne consiste pas à vivre caché, mais au contraire, à vivre au grand jour »

      Vous vivez à Dysney Land dans le parc des bisonours ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 février 08:56

      @izarn

      Non, être bisounours, c’est de croire le contraire. Croire qu’être libre, c’est de vivre caché, car si vous ne pouvez pas vivre au grand jour, vous ne vivrez pas plus libre caché. Vous pourrez effectivement construire votre petit monde bisounours vous croyant à l’abri des regards, mais c’est juste une illusion. Vous vivrez toujours avec la peur d’être vu, découvert, dénoncé.

      Inverser le sens d’un mot est un déni et ce que vous dites consiste alors à prendre votre prison pour votre espace de liberté... Absurde !!!


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 février 09:36

      @Paul Leleu

      Tous les gouvernements, les dirigeants des banques et multinationales ont des bureaux d’études concernant les crypto monnaies. Une fois ces études terminés et décidés du mode opératoire pour permettre le contrôle total des crypto monnaies, n’en doutez pas, le bitcoin sera dévalorisé et remplacé par LEUR crypto monnaie. Le bitcoin sert donc aussi à habituer les citoyens.

      Sur la notion de l’anonymat, elle est incompatible avec la démocratie, mais uniquement avec la dictature. Car il me semble que parler du citoyen, n’est pas parler du mafieux ! On ne peut pas faire l’amalgame comme le font ceux qui nous gouvernent. Lorsqu’on évoque le citoyen, on ne pense pas au citoyen délictueux, criminel, car alors, défendre son anonymat, c’’est tout simplement se faire complice et donc, défendre la mafia !

      Si donc il faut défendre l’anonymat du citoyen honnête contre l’appareil d’état, cela veut dire que les dirigeants de l’état en questions sont des mafieux ! Mais on se retrouve alors face à un état dirigé par des malfrats, des criminels, donc en dictature et non en démocratie.

      Je le résume avec trois aphorismes,

      la transparence est le baromètre de la démocratie, plus elle est grande, plus la démocratie est vrai, plus elle petite, moins la démocratie est vrai

      En démocratie, la transparence est à double sens (citoyen, état), en dictature la transparence est à sens unique (état sur le citoyen, mais pas l’inverse).

      Et enfin, si la démocratie est la souveraineté du peuple, alors, tout ce qui lui est caché viole sa souveraineté.

      L’anonymat n’est donc pas la preuve de démocratie, mais la preuve de la dictature, car par définition, l’anonymat ne sert que les actes délictueux et non les actes honnêtes. Car est anonyme, celui qui ne peut être identifié, donc, poursuivie pour quoi que ce soit. Mais peut on être honnête dans un pays dominé par des mafieux ?

      Il faut respecter le sens des mots et la logique qui en découle, sinon, plus rien n’a de sens et on peut écrire tout et son contraire et plus personne ne peut plus rien comprendre et tout le monde de se faire manipuler aussi facilement qu’une girouette par le vent.

      Pour finir, réfléchissez donc au fait que les paradis fiscaux sont précisément fait pour protéger l’anonymat des clients. Donc, si on suit la logique que la vertu du bitcoin est de permettre l’anonymat des transactions, alors, vous devriez militer pour que la France soit elle aussi un paradis fiscal, garantissant l’anonymat des transactions et donc, la suppression de toutes fiscalité sur l’activité économique, donc, l’impôt sur les revenus puisque l’anonymat ne permet plus de connaître les revenus des personnes et donc, les plus riches n’auront vraiment plus rien à payer. Mais aussi, c’est militer pour que le travail au noir soit légal, puisque reposant sur l’anonymat de la transaction vis à vis des services de l’état et donc, supprimer les prélèvement sociaux.
       

      Voyez où votre raisonnement vous mène si on le suit par le seul principe de relations de causalité.


    • Hervé Hum Hervé Hum 7 février 11:50

      Le bitcoin bénéficie surtout de la crédulité et de l’ignorance de ses utilisateurs.

      Ce n’est pas une monnaie pour échanger, mais pour spéculer. Le hic, c’est qu’il faut quand meme que la monnaie circule, donc s’échange pour soutenir sa valeur et donc sa croissance.

      Le principe est élémentaire, mais contrairement à ce que croient la plupart des utilisateurs, il n’y a pas de différence quand à la capacité de faire « tourner la planche à billet » du bitcoin, mais au contraire, c’est la condition pour que la valeur du bitcoin augmente !

      Autrement dit, si dans les monnaies courantes, faire tourner la planche à billet diminue la valeur unitaire de la monnaie, avec le bitcoin, c’est exactement le contraire qui se passe, plus on fait tourner la planche à billet, plus sa valeur unitaire augmente !

      C’est sans doute ici la difficulté à saisir les petites subtilités du bitcoin, le fait que la planche à billet ne consiste pas à multiplier les unités de comptes, mais à multiplier leur fractionnement.

      Mais ce n’est que de la poudre aux yeux, car le principe de la planche à billet reste le meme, multiplier la monnaie. Peu importe que le sens soit celui de multiplier le nombre d’unité de compte ou de multiplier son fractionnement, ou division en sous unités.

      Bon, j’arrete là le développement, car pour aussi simple que c’est, je me demande si quelqu’un suit !

      Parce qu’à partir de là, on comprend assez vite que le dindon de la farce est celui qui achète la monnaie à son cours le plus haut, parce qu’à un moment donné, il devient difficile de trouver de nouveaux acquéreurs et alors, le cours de la monnaie ne peut plus évoluer, stagne et risque l’effondrement.

      Le bitcoin est donc bel et bien un système de cavalerie ou pyramide de Ponzy car ce sont les derniers arrivés qui payent la totalité des prises de bénéfices des premiers.


      • infraçon 7 février 13:59

        Ben si on suit (pas la peine de nous jouer du pipeau. Pourquoi écrire si c’est pour prendre tout le monde pour des « innocents » ? Pas très fraternel tout ça) d’autant que le 15 décembre 2017 14:02 (https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-l-or-au-bitcoin-199693#forum5079668) je commentais déjà par :

        Sur le tarrissement, on pourra toujours échanger des milliardièmes de bitcoins (lorsque celui-ci aura atteint des sommets inaccessibles).

        Bon, pour rejoindre votre sentiment de « suivi », c’est quand même dommage qu’il y ait si peu de réactions parmi les milliers de lecteurs de chaque article.


      • JL JL 7 février 14:19

        @infraçon
         
        ’’Ce n’est pas une monnaie pour échanger, mais pour spéculer.’’
         
        Tiens, ça me rappelle les pantalons à une jambe, d’Attali.


      • gardiole 7 février 18:23

        @Hervé Hum
        L’or est disponible à la vente sous forme de pièces et de lingots. A poids égal, son prix est plus élevé pour les premières que pour les seconds (la différence s’appelle la « prime »), car l’or est plus aisé à négocier sous forme de pièces. Donc, un moyen d’augmenter la valeur d’un avoir en lingots d’or est de les fondre en pièces. A condition que cela ne coûte rien, ou moins que la prime...
        Je suppose que, pour Bitcoin, c’est quelque chose de voisin  ?
        Encore faut-il que les conditions du marché le permettent, qu’il y ait suffisamment d’acheteurs et pas trop de vendeurs par rapport les uns aux autres.


      • vesjem vesjem 7 février 18:57

        @Hervé Hum
        « le dindon de la farce est celui qui achète la monnaie à son cours le plus haut »
        mais justement, nul ne sait où va se situer sa valeur à l’avenir ; c’est presque comme l’histoire d’attali : « j’achète, je vends, j’achète, je vends ... »


      • Hervé Hum Hervé Hum 8 février 10:26

        @vesjem

        tant qu’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs, sa valeur augmente, dans le cas contraire, sa valeur baisse. C’est donc le mécanisme inverse d’une monnaie conventionnelle pour qui la planche à billet diminue la valeur,

        Autrement dit, lorsque la crypto monnaie aura finit sa croissance en volume, alors, plus personne ne pourra en retirer un intérêt et je serais curieux de voir comment les détenteurs de la monnaie vont réagir. Continuer à utiliser une monnaie relativement instable, nécessitant une attention continu pour son utilisation ? La monnaie pour l’instant à surtout bénéficiée de campagnes favorables ou neutres.

        Face à une bonne campagne de dénigrement, je doute que la crypto monnaie y survive, car cela devrait avoir pour effet de stopper sa croissance.

        Mais son plus gros problème, c’est d’être une monnaie secondaire, dont la valeur est calculé par rapport aux monnaies principales et pouvant être soit taxé, soit carrément interdite, donc, trop aléatoire.


      • izarn izarn 8 février 18:29

        @Hervé Hum
        je ne crois pas à votre démonstartion. Le bitcoin ne repose sur rien. Aucune valeur réelle autre que la sécurité des échanges. Si le cours augmente : Et alors ? Donc avec 1bc j’aurais une mémoire SD.
        Il baisse ? Et alors ? Avec 100 bc j’aurais une mémoire SD.
        Cela dépends du change avec votre monnaie, c’est tout.
        Pourquoi le change varie autant ? Pour quelle raison ?
        Il y a un truc bizarre dans l’algo du bitcoin, au niveau de son échange avec le dollar....


      • Hervé Hum Hervé Hum 9 février 09:00

        @izarn

        Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas quelque chose que cela n’a pas de sens !

        Ainsi, la réponse de savoir pourquoi il y a tant de fluctuation est connue, mais si vous ne la comprenez pas, cela ne veut pas dire que c’est l’explication qui soit mauvaise, mais plutôt que vous ne la comprenez pas. Si l’explication est mauvaise, alors, vous devez être en mesure d’expliquer pourquoi !


      • zygzornifle zygzornifle 7 février 13:14

        Bientôt la monnaie du veau d’or .....


        • Spartacus Spartacus 7 février 13:44

          Comparé aux Banques Centrales, à la production de monnaies (nationales), aux réseaux de distribution de billets de pièces (fourgons, guichets, des distributeurs automatiques de billets, bureaux, agences), aux réseaux informatiques et centres de serveurs des banques, aux réseaux et centre de serveurs des cartes bancaires, Visa ou Mastercard avec tous les services interbancaires de compensation.

          Les contraintes physiques des monnaies nationales n’existent pas dans la blokchain, et l’énergie dépensée soit disant élevée de la blokchain est bien moindre que les systèmes traditionnels qui trimbalent dans leur face cachée des couts énergétiques bien supérieurs. 

          Quand à la rentabilité, vous croyez qu’elle est plus certaine avec les monnaies physiques ?

          Sur un marché d’acquisition no mature, a 2 -5ans la rentabilité est quasi certaine..

          Achetez donc cette semaine des Bolivars et moi de l’autre la même somme en Bitcoins...

          On se retrouve dans 2 ans, on les échange en €uros et on voit « l’incertitude ».. smiley  smiley


          • samuel 7 février 16:07

            @Spartacus

            y a rien de nouveaux avec le bitcoin qu’avec tout autre produit spéculatif.

            Tant que peu de monde en a, ça marche. En revanche si tout le monde veut retourner à l’euro, le bitcoin perdra tout suite sa valeur spéculative.

          • banban 7 février 23:23
            y a rien de nouveaux avec le euro qu’avec tout autre produit spéculatif.

            Tant que peu de monde en a, ça marche. En revanche si tout le monde veut retourner àu bitcoin, l’euro perdra tout suite sa valeur spéculative.

          • phyto 7 février 14:23

            Merci votre analyse semble pertinente toutefois attention le $ peut aussi chuter car ’impression de faux est impressionnante !


            • vesjem vesjem 7 février 19:09

              @phyto
              d’ailleurs, la création des blockchain (parce qu’il y a eu de toute évidence création), n’est-il pas un subterfuge à l’affaiblissement progressif du dollar et du risque de son écroulement, comme une multitude de bouées empêchant le navire amiral de sombrer ? je dis çà, mais je ne comprends pas trop ni l’origine, ni le fonctionnement, ni la finalité


            • Cyril22 7 février 17:03

              C’est un peu comme le « commerce des indulgence » au Moyen age, basé sur la confiance dans le système.
              Dans le cas présent, le système est affirmé être inviolable, mais les hackers du monde s’attachent certainement à le parasiter, au moindre hic, la valeur sera celle des billets de monopoly. Les spéculateurs chevronnés prendront leur plus-value à temps, ce seront les suivistes de la 25ème heure qui plongeront, selon l’usage pluriséculaire.


              • banban 7 février 23:02

                @Cyril22
                Non le bitcoins n’est pas parasitable par des hackers. bien moins que l’euros en tout cas. toute les monnaie sont basé sur la confiance du système, la c’est un peu un des principe d’une monnaie d’ailleurs.


              • Cyril22 8 février 10:08

                @banban
                ben, vous avez donc la « foi du charbonnier » concernant l’inviolabilité de cette monnaie
                https://www.challenges.fr/finance-et-marche/la-tres-longue-liste-de-vols-de-bitcoins-par-des-hackers_518541

                https://www.csoonline.com/article/3241121/cyber-attacks-espionage/hacking-bitcoin-and-blockchain.html
                « Both bitcoin and blockchain are vulnerable to attack. »


              •  C BARRATIER C BARRATIER 7 février 18:31

                Il faut mettre ces commerces dans le giron de nos règles. Avec les mêmes impots, y compris ceux sur les plus values, sur les taxes en place pour les valeurs boursières. Le bitcoin est d’abord spéculatif.


                • banban 7 février 23:17

                  @C BARRATIE

                  désir louable, mais impossible. c’est un des principe des crypto-monnaie de ’n’être pas dans le « girons » de nos règles. c’est aussi se qui donne sa valeur.
                  autant légiférer sur la hauteur des marée....
                  Apres le bitcoins permet de mettre a porté l’évasion fiscae,l la fraude, et le blanchiment a porté de n’importe quel quidam qui n’a pas les avocat de Betancourt et macron.

                • Cyril22 8 février 10:11

                  @banban
                  ouaih, ce genre de monnaie échappe au système fiscal et aux contrôles publics, on va nous dire que c’est de l« ’économie sociale et solidaire », terme qui recouvre parfois du travail au noir et les activités occultes !


                • banban 7 février 23:10
                  Beaucoup de personne parle de spéculations, comme si le bitcoins ne servait que à cela. non le bitcoins est une monnaie, 
                  après on peu spéculé sur tout ; la monnaie, le blé, les bulbes de tulipes..ect. le fait que le bitcoin est un terrain de jeux pur pour les speculateur, n’enlevent pas sa valeur ; elle peux la biaisée un temps c’est tout.


                  Le bitcoins reste la seul monnaie(oui cette une monnaie) que n’est pas soumis a la planche a billet. quoiqu’il en soi sa valeur ne peut que monter. mais elle peu le faire irrégulièrement, donc c’est un terrain de jeux pour les spéculateurs.

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