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Les mini-réacteurs nucléaires

Profitant du contexte conjoncturel et provoqué d'une pénurie d'énergie dans le monde, le gouvernement français vient de révéler au grand public son engagement dans la course aux mini-réacteurs nucléaires, que l'Agence Internationale de l'Energie Atomique appelle petits et moyens, soit d'une capacité inférieure ou égale à 300 mégawatts (les systèmes actuels commencent à 1000 MW). Cet engagement, censé se décider à l'EDF l'année prochaine, était déjà bien perceptible lors d'une conférence technique à laquelle la France participa du 8 au 11 décembre 2014, et la silhouette du projet de centrale nucléaire modulaire sous-marine Flexblue de la Direction des Constructions Navales est connue depuis dix ans.
 
Le concept de mini-réacteur nucléaire, présenté pour la première fois par l'Argentine en 1984, n'a commencé à être développé qu'à partir des années 2010, d'abord dans la dizaine de pays exportateurs de centrales nucléaires, puis plus récemment dans quelques pays asiatiques émergents. En 2017 l'AIEA recensait une cinquantaine de projets à divers stades de développement, menés par l'Argentine, l'Afrique du Sud, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la France, l'Inde, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie (le programme de l'Indonésie est conduit par l'agence russe, celui de l'Arabie par l'agence coréenne et celui du Pakistan semble ignoré par l'AIEA). A peine trois ans plus tard l'AIEA recensait soixante-dix projets de par le monde (www.iaea.org/nuclear-power-and-the-clean-energy-transition/small-reactors-great-potential). Les plus grandes puissances comme la Russie, la Chine et les Etats-Unis développent plusieurs projets, relevant essentiellement de quatre technologies dictinctes, à savoir refroidissement par eau, par gaz, par métal (liquide) ou par sels (fondus). D'ailleurs tout producteur d'un réacteur nucléaire embarqué pour la propulsion d'un sous-marin ou d'un porte-aéronefs devrait pouvoir le sédentariser, comme le KLT-40 des brise-glaces russes.
 
Trois programmes sont déjà opérationnels d'après l'AIEA, l'un russe, connecté au réseau électrique en 2019 et entré en production commerciale l'année dernière, le deuxième argentin, dont la connection est imminente (l'AEIA l'annonçait pour 2019), et le troisième chinois, attendu pour l'année prochaine. Le gros du peloton suivant (dont les Etats-Unis qui développent plusieurs programmes et le Canada) annonce une entrée en service de ses premières unités en milieu de décennie et une commercialisation à l'export à l'horizon 2030, au moment où le peloton de queue (France, Royaume-Uni…) mettra en service ses premières unités, et où le peloton de tête devra consolider ses marchés extérieurs.
 
Car le marché visé est immense, les centrales nucléaires modulaires à base de mini-réacteurs étant, toute objection idéologique écartée (de gré ou par nécessité), le constituant principal de la stratégie énergétique mondiale préparée en ce moment par les instances décisionnelles technocrato-politiques planétaires pour la deuxième moitié du siècle (on y reviendra).
 
On pense évidemment au complément nécessaire aux générateurs à temps partiel du coûteux confort moral des pays riches, notamment ceux qui brassent du vent, car l'un des nombreux avantages des centrales modulaires constituées de petites unités est leur flexibilité. On peut ajouter, dans ces pays, la substitution de toute la production électrique aujourd'hui majoritairement (sauf en France) basée sur les combustibles fossiles, plus la production additionnelle nécessaire au passage au tout-électrique (consommation "propre" d'une électricité encore salement produite) et au beaucoup-hydrogène, notamment pour les transports. Mais les pays riches à bonne conscience géophile envisagent tous plus ou moins un plafonnement ou une réduction de leur consommation d'énergie, quand ce n'est pas une réduction plus ou moins drastique de leur activité (par deux d'ici huit ans dans le cas de l'Union Européenne) voire de leur population.
 
Cependant l'enjeu principal se situe dans le tiers-monde, qui d'une part n'a pas les mêmes objectifs malthusianistes (et n'y est pas forcé par la gouvernance mondiale), et d'autre part a un énorme retard d'électrification à rattraper. Si l'on prend l'exemple d'un pays comme l'Indonésie, il prévoit de multiplier sa capacité de production d'électricité par 6 à 8 dans les trente ans à venir, pour atteindre entre 430 et 550 GW au lieu de 70 GW en 2020 (déjà doublée par rapport aux 37 GW de 2010), et cet accroissement vertigineux est essentiellement prévu au moyen de centrales thermiques (charbon et gaz mais aucune nouvelle centrale à pétrole), la crémation de fossiles devant alors représenter 70% de la production électrique (contre 95% en 2010). En clair, un tel pays projette ouvertement de brûler en 2050 de l'ordre de dix fois plus de combustibles fossiles qu'en 2010, ou cinq fois plus qu'en 2020, et il le fera si on ne lui propose pas d'alternative. Le potentiel de développement électrique de l'Afrique ou de l'Inde est similaire, mais l'exemple de l'Indonésie est plus illustratif du potentiel des mini-réacteurs nucléaires pour les petits réseaux électriques de régions isolées, un seul réacteur pouvant, selon sa puissance, fournir en électricité une communauté de 20000 à 100000 habitants. Les archipels, comme les pays très étendus aux centres de population très distants, ont besoin d'une production électrique décentralisée, locale, et n'ont souvent pas de réseau électrique national unifié (pas de câbles entre les îles) ; d'autres pays sont continentaux mais ont un réseau électrique ténu et incapable de supporter un accroissement significatif de la charge.
 
Les mini-réacteurs y sont particulièrement adaptés. De plus leur achat coûtera moins, par mégawatt installé, que la construction d'une grosse centrale conventionnelle. Car les mini-réacteurs ne sont pas construits individuellement sur site, ils sont conçus pour être produits industriellement en usine, par dizaines ou centaines d'exemplaires annuels ensuite transportés prêts à être connectés. Selon leur taille, ils peuvent être acheminés par voie maritime, ferroviaire ou routière. Fabriqués en modules encapsulés étanches, ils disposent de plusieurs niveaux de contention aux dernières normes de sécurité, et leur taille comme leur température interdit l'emballement. Bien que la plupart fonctionnent à l'uranium enrichi autour de 5%, certains utilisent un combustible enrichi jusqu'à 20% mais difficile à détourner à des fins de prolifération militaire. En effet les projets les plus sérieux pour l'exportation (c'est moins crucial à usage national) consistent en modules approvisionnés et scellés, c'est-à-dire que le fournisseur mettra en place un mini-réacteur déjà chargé de combustible puis le reprendra pour rechargement (et extraction des déchets) après consommation de celui-ci, en le remplaçant immédiatement par un nouveau réacteur auprès du pays client ; selon le degré d'enrichissement de l'uranium, l'autonomie peut aller de un à douze ans. En la matière le traité de non-prolifération facilite le refus du transfert de technologie, c'est-à-dire la mise en place d'une centrale nucléaire équipage d'exploitation compris, en général une salle de commande pour une batterie de plusieurs réacteurs, la maintenance étant donc assurée, comme le rechargement, dans le pays constructeur.
 
Un certain nombre de systèmes sont installés à terre voire enterrés, donc fixes. Mais d'autres sont prévus pour être flottants, voire mobiles (barges ou navires), comme le premier entré en service, l'Académicien Lomonossov. Le dépannage du Liban en 2013 par la centrale électrique flottante turque Fatmagül Sultan, et les polémiques actuelles au Sénégal autour de la Ayşegül Sultan (qui pour une location de cinq ans a brûlé du fioul pendant deux ans avant l'arrivée de son premier méthanier le mois dernier) illustre les possibilités et la demande pour de tels systèmes à réacteur nucléaire. La Russie compte d'abord affranchir son arctique de la dépendance des combustibles fossiles puis soutenir le peuplement et le développement de la Sibérie profonde et du fin fond de l'Extrême-Orient, certains pays envisagent d'électrifier de la sorte leurs plateformes en mer. La demande est déjà là.
 
Les mini-réacteurs nucléaires, de par leur système de refroidissement, produisent également de la chaleur, avec en l'occurrence une capacité de production thermique triple de leur capacité de production électrique. Cette énergie peut être utilisée, selon l'environnement et les nécessités, pour des industries à grosse demande thermique localisée comme la métallurgie ou la verrerie, pour la production d'hydrogène carburant de l'après-pétrole, ou encore pour le dessalement de l'eau de mer, qui intéresse de plus en plus de pays disposant de villes ou envisageant de l'agriculture en région désertique côtière, comme le Chili, Israël et la péninsule arabique.
 
La France a encore là la capacité scientifique et industrielle de jouer son rôle dans le monde, en dérogation à la politique gouvernementale de déclassement stratégique et technologique du pays.

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75 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 16 octobre 10:00

    Après s’être auto-proclamé virologue, Tarlouzette s’auto-proclame ingénieur du nucléaire.  smiley


    • Le421... Refuznik !! Le421... Résistant 16 octobre 18:22

      @troletbuse
      Et prévoit une mini-guerre au Mali pour assurer des mini-approvisionnements en matière radioactive.
      On remplace bien les hélicoptères Tigre par des drones !!

       smiley


    • sophie 16 octobre 10:16

      On en a dèja construites notamment en Egypte dans les années 80

      mais aujourd’hui la France ne peut construire un EPR faute de compétences ( pas 1 mais 3 EPR)


      • Schrek Docteur Faustroll 16 octobre 10:16

        Les miniréacteurs nucléaires sont à la République en marche ce qu’étaient les « petits hauts fourneaux » villageois au grand bond en avant en RPC de 1958 à 1961.

        lien


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 16 octobre 10:24

          De plus leur achat coûtera moins, par mégawatt installé, que la construction d’une grosse centrale conventionnelle. 

          Bien que la plupart fonctionnent à l’uranium enrichi autour de 5%, certains utilisent un combustible enrichi jusqu’à 20%

          C’est assez fallacieux comme analyse. Coût à l’achat réduit, soit. Mais si le taux d’enrichissement est bien celui indiqué (il n’y a aucune source citée dans l’article), le coût de production du MW risque d’être supérieur. Les centrales française utilisent pour la plupart des assemblages de combustible dont les taux sont mixés de 1.5 à 4%. Or le prix de l’uranium enrichi est directement proportionnel à son taux (c’est ce qui avait motivé la construction des réacteurs type Tchernobyl d’ailleurs, utilisant des carburant peu enrichis). Il faudrait étudier les rendements, les coût du carburant, les coûts logistiques, les coûts de raccordement etc pour aboutir à une conclusion. 



          • Stratediplo 16 octobre 15:21

            @Opposition contrôlée
            Ceci n’est pas une analyse pour spécialistes capables de trouver les détails comme vous, mais une synthèse pour le grand public. Le combustible est enrichi à 3,1% pour le CAREM argentin, de l’ordre de 4% pour le KAERI coréen, 4,95% pour le Nuscale et le Mpower étatsuniens, 8,5% pour le HTR-PM chinois, 14,1% pour le KLT40S russe. Un projet étatsunien dont j’ai oublié le nom utilise du 18,5%. Mais je ne suis pas compétent pour juger les arguments éventuellement fallacieux de l’AIEA où j’ai puisé l’essentiel de mes informations.


          • zygzornifle zygzornifle 16 octobre 13:42

            On devrait rouvrir Fessenheim qui est encore d’actualité plutôt que d’installer des chiures un peu partout ....

            Quelle connerie des socialistes (une de plus) de l’avoir fermé ....

            Après le mariage pour tous, le nucléaire pour tous ...


            • zygzornifle zygzornifle 16 octobre 13:43

              Si on pouvait utiliser la connerie de ce gouvernement on aurait pas besoin du nucléaire ....


              • Le421... Refuznik !! Le421... Résistant 16 octobre 18:23

                @zygzornifle
                Sûr !! Y’aurait de la ressource...  smiley


              • exocet exocet 16 octobre 14:24

                Et donc, EdF était dans les années 50-60 un acteur de pointe pour le nucléaire.

                .

                Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Finie, l’époque Gaulliste, ou les grandes entreprises Françaises devaient être excellentes pour survivre.

                .

                Ensuite sont venues les « trente glorieuses » ou tout était facile dans notre Pays. Si bien que tous se sont relâchés : salaires et avantages de Ministres, personnel pléthorique, embauches de parents et amis et amis d’amis...au point ou EdF a été surnommé « le Pôle-emploi des fils à papa »...

                .

                Bref, de nos jours, ce sont précisément ces « grandes entreprises Françaises » qui, bien que puissamment soutenues par les pouvoirs publics, sont les plus en difficultés :

                .

                -la SNCF, d’abord, qui malgré des tarifs du train très élevés et le comblement de dizaines de milliards de dettes par l’état, et la prise en charge de ses retraités par le régime général des retraites, est toujours dans le rouge....

                .

                -Air France ensuite, complètement dépassée à la fois par les nouvelles compagnies à bas coût, moins chères et aussi confortables, et les autres compagnies Nationales Européennes plus luxueuses...

                .

                -EdF et ses satellites, dont ErdF, Areva, noyés sous une montagne de dettes et confrontés au vieillissement -non-anticipé des centrales nucléaires.

                EdF qui augmente ses tarifs de vente d’électricité plusieurs fois par an.

                Et aussi la concurrence non-anticipée des énergies renouvelables, l’absence d’innovation réaliste et performante (ça fait 40 ans que Areva vivait sur la vente du Mox...depuis Fukushima c’est fini)...les erreurs stratégiques passées, délires irréalistes de Polytechniciens(SuperPhénix) et présentes (Uramin, l’achat de mines d’uranium sans uranium, sous la Présidence d’Anne Lauvergeon pour Areva, le pitoyable échec du réacteur EPR Français qui coutera plus de quatre fois le prix de départ et plus de quinze ans de construction...

                .Bref, chez EdF, apparemment on ne sait plus construire et fabriquer de réacteurs nucléaires...

                Alors, faire de « petits » réacteurs surs et performants...ce n’est pas plus facile que de faire de gros réacteurs surs et performants.

                .

                Si on ne crée pas les conditions d’une saine et vraie concurrence dans le domaine de l’électricité, en démantelant EdF et ses satellites, rien ne changera, nous resterons sous le signe de la médiocrité et ne reviendrons plus jamais au niveau des concurrents Européens et Mondiaux.


                • uleskiserge uleskiserge 16 octobre 14:39

                   

                   

                  la production du nucléaire c’est 17% de l’énergie consommée alors qu’il nous faut nous débarrasser de 70% d’une énergie carbone qui seule, pour l’heure, permet de faire tourner le pays. Le nucléaire, avant d’être une solution, c’est d’abord un lobby : carrière de génération en génération, le fils reprenant le flambeau du père, son poste et son salaire. L’élément indispensable associé au nucléaire, c’est l’eau. Trois fleuves sont capables de refroidir une centrale : le rhône, la loire et la seine... multipliez les centrales par 10 par 100 pour remplacer les 70% d’énergie consommée quotidiennement et vous tuerez toute vie aquatique dans ces fleuves ( température de l’eau à 25 degrés) ; de plus, crise climatique aidant, cette énergie deviendra au fil des décennies intermittente car il n’y aura jamais assez d’eau pour refroidir toutes les centrales qui devront alors être éteintes à tour de rôle.

                   


                  • pierrot pierrot 16 octobre 14:52

                    @uleskiserge
                    En France 1/3 des réacteurs sont refroidis par l’eau de mer, 1/3 par des aéroréfrigérants (dont 2/3 sans apport d’eau d’un fleuve).
                    De plus les réacteurs fonctionnent principalement l’hiver et moins en été où le débit des fleuves est plus bas.


                  • uleskiserge uleskiserge 16 octobre 15:02

                    @pierrot

                    sur les 32 centrales.... seules quatre sont situés sur un bord de mer ( la manche et la mer du nord).... actualisez vos données !


                  • pierrot pierrot 16 octobre 15:44

                    @uleskiserge
                    Voici la iste des réacteurs nucléaires français refroidis par l’eau de mer :
                     Gravelines : 6
                     Penly : 2
                     Paluel : 4
                    Framanville : 2
                     Blayais : 4

                    soit total 18 mais soir 1/3 en terme de puissance électrique.


                  • Le421... Refuznik !! Le421... Résistant 16 octobre 18:29

                    @uleskiserge
                    J’veux pas jouer l’arbitre mais Pierrot a parlé de « réacteurs » et vous vous dites « centrales ».
                    L’un parle des roues et l’autre des voitures...
                    Et le blayais, effectivement, n’est pas exactement en bord de mer.
                    Mais avec la montée des eaux (la Gironde subit la marée), ça commence à craindre « grave ta mère ».
                    En Périgord noir, on a « un peu » de recul, mais bon... Je ne sais pas si les nuages radioactifs s’arrêteront à Bergerac !!  smiley


                  • uleskiserge uleskiserge 16 octobre 19:09

                    @Le421... Résistant

                    J’y crois pas : un contributeur de gauche sur agoravox : on est deux. Agoravox c’est trompeur ; on jurerais que zemmour recueille 95% d’avis favorables en France et qu’il sera le prochain président ... alors qu’il est le pire des candidats contre macron : 43%


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 octobre 19:40

                    @uleskiserge
                    Si pisser a la raie de tous est être de gauche , alors vous êtes plus de deux sur Avox .


                  • CN46400 CN46400 17 octobre 08:16

                    @pierrot
                    Vous avez raison, mais il faut ajouter les centrales gaz et charbon qui ont aussi besoin d’eau pour évacuer 2/3 (théorème de Carnot)de l’énergie thermique, y compris lorsque ces centrales relaient les éoliennes en panne de vent....


                  • pierrot pierrot 16 octobre 14:49

                    A mon avis, les réacteurs nucléaires dit SMR n’ont aucun avenir car du fait de la sûreté ils seront extrêmement chers, n’ont jamais été réalisés hors réacteurs de sous marins et de porte avions où le cout n’a aucune importance.

                    On ne sait pas retraiter le combustible usé en forme de boulets de couches de Sic/U sauf à les considérer come déchets ultimes et à risque de prolifération.

                    Il est préférable de construire 6 à 8 EPR 1650 MW en France entre 2028 et 2040, une dizaine en Inde et une cinquantaine en Chine ..


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 octobre 15:17

                      @pierrot
                      Là entièrement d’accord. Et disséminer, sûreté et sécurité ça va couter bonbon

                      ..


                    • sophie 16 octobre 15:35

                      @pierrot
                      commençons par en construire un d’EPR ce sera déja bien


                    • exocet exocet 16 octobre 15:44

                      Pour l’EPR,

                      le seul en activité, l’EPR Chinois, a tourné quelques mois.

                      Il est actuellement à l’arrêt pour cause de fuite massive sur les gaines de combustible, ayant nécessité d’abord le relèvement des normes de rejets radioactifs dans l’environnement, puis la mise à l’arrêt du réacteur.

                      Il semblerait que l’érosion des gaines de combustible soit un phénomène déja connu chez EdF, mais c’est la première fois qu’une corrosion généralisée si importante est observée, et de surcroît si précocement, avec du combustible presque neuf.

                      Il semblerait que ce phénomène  non-anticipé  soit dû aux plus fortes conditions de température et de pression à l’intérieur d’un réacteur de type EPR.

                      ....Bravo, EdF


                    • pierrot pierrot 16 octobre 15:49

                      @exocet
                      L’EPR chinois est le réacteur qui a produit le plus d’électricité au monde.
                      Le phénomène de rupture de quelques crayons de combustibles (sur plusieurs dizaines de milliers) est un phénomène connu et sans risque d’émission de radioactivité à l’extérieur du réacteur.

                      Seuls quelques gaz rare xenon 135 et Krypton 85 ont été recueillis dans le circuit primaire et traités.


                    • chantecler chantecler 16 octobre 15:56

                      @pierrot
                      Ah ben oui !
                      Me v’ la rassuré ....
                      Tout va bien alors ...
                      Et puis la qualité chinoise, c’est une référence !


                    • Mellipheme Mellipheme 16 octobre 16:00

                      @exocet
                      He Ho doucement, pour le coup EdF n’y est pour rien.
                      Le design des EPR était confié EdF + Siemens + Framatome, ce dernier ayant joué le rôle principal.

                      Pour la réalisation, L’EPR chinois a été construit par des entreprises chinoises avec des composants chinois, et sous contrôle de l’agence de l’énergie chinoise.
                      EdF n’y était que comme conseiller technique pour du « transfert de savoir-faire », pas comme maitre d’œuvre si mes sources sont exactes.

                      Par ailleurs, il y a deux EPR en service à Taishan, un seul a connu récemment un gros problème, l’autre semble fonctionner.

                      Bon, Flamanville avec ses dix ans de retard c’est un vrai échec EdF, pas la peine de leur mettre en plus sur le dos tous les problèmes du monde, ils ont assez avec les leurs !


                    • exocet exocet 16 octobre 16:02

                      @pierrot

                      .

                      https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/nucl%C3%A9aire-possible-fuite-sur-le-premier-epr-chinois-edf-demande-des-explications/ar-AAL12Y3

                      .

                      « Framatome alerte les Américains d’une »menace imminente« 

                      Lundi 14 juin, CNN, a signalé que le gouvernement des États-Unis avait procédé la semaine précédente à des vérifications d’informations faisant état d’une fuite radioactive à la centrale nucléaire de Taishan, dans la province de Guangdong, dans le sud de la Chine.

                      CNN indique que le département de l’Énergie américain a été averti le 8 juin par Framatome d’une possible »fuite« dans la centrale de Taishan. Framatome se serait adressé aux États-Unis pour demander une autorisation d’assistance technique pour résoudre  »une menace radiologique imminente« .

                      Framatome aurait également indiqué aux Américains que les régulateurs chinois avaient relevé le seuil acceptable de radiations détectées autour de la centrale de Taishan afin d’éviter de devoir la fermer. »


                    • exocet exocet 16 octobre 16:11

                      @Mellipheme
                      Le combustible de l’EPR Chinois a été fabriqué en France et vendu par Orano (ex-Areva, ils ont changé de nom après Fukushima)....
                      .
                      De plus, les conditions de Température, Pression, flux radioactif au sein du réacteur EPR ont été définies en France, lors de sa conception, la fabrication en Chine n’y change rien...


                    • pierrot pierrot 16 octobre 16:21

                      @exocet
                      C’est exact.

                      Cependant la fabrication du combustible des premières charges a été effectuée par Framatome.

                      Je réitère que la rupture de quelques crayons n’est pas un problème de sûreté ni d’émission de radioactivité, cependant cela montre qu’il est souhaitable de savoir pourquoi ?


                    • pierrot pierrot 16 octobre 16:22

                      @Aita Pea Pea
                      Exact, ce sera très cher.


                    • itsy-bitsy reptile 16 octobre 16:38

                      @pierrot

                      Les cout depende de la quantitée produite , et dans le cas des PRM il seront produit en usine , puis assemblé comme un kit .. 

                      Non en fait ce qui te gene vraiment , c’ est que ca va gener les vieux con du nucleaire qui se gave d’ action sur les connerie des mega centrale impossible a demantelé ... 

                      On devrais d’ ailleur faire payer a ces polueur le cout des rammassage de leur crotte ....


                    • Le421... Refuznik !! Le421... Résistant 16 octobre 18:31

                      @chantecler

                      Et puis la qualité chinoise, c’est une référence !

                      Ben, là, y’a peut-être à dire.
                      Ils sont peut-être nuls mais du Cheng-Du J20 aux voyages dans l’espace, les chinois savent faire autre chose que de remplir les Gifi...


                    • pierrot pierrot 16 octobre 20:40

                      @reptile
                      L’IRSN et l’ASN comme les autres organismes indépendants de sûreté examineront les réacteurs SMR selon la m^me rigueur que pour un EPR et donc pur une production inférieure de 5 à 10 fois, cela sera automatiquement très cher.

                      De plus le retraitement du combustible boulets insoluble de SiC est inconnue pour plusieurs décennies.


                    • itsy-bitsy reptile 16 octobre 21:06

                      @pierrot

                      dans la mesure ou on as 30 ans de retard sur ces technologie , et que les americain ferons pression pour vendre la leur , les organisme feront comme d’ habitude et fermerons les yeux ne serais ce que pour laisser une chance a la technologie francaise de se developer (modele nuward )...

                      https://www.usinenouvelle.com/editorial/framatome-developpe-un-mini-reacteur-nucleaire-smr-avec-l-americain-general-atomics.N1016484

                      De plus le retraitement du combustible boulets insoluble de SiC est inconnue pour plusieurs décennies.

                      la non plus ca va pas faire un plis , qu’ on entere des dechet classique a la bure pendant que l’ ASN ferme les yeux , ou de nouvelle saloperie ca va pas changer grand chose ... (a moins que tu veulent demontrer chimiquement que c’ est pire ?)

                      Certe c’ est malheureux pour une industrie qui nous as beaucoup servit ( mais qui as aussi laisser des ite non depoluer ) , mais comme je te le dit on as louper le coche il y a 30 ans quand on s’ est tourner vers des eloienne absolument insufisante .

                      La on as peut etre une petite chance de sauver certaine branche de l’ industrie come framatome , ou navalgroupe ..https://fr.wikipedia.org/wiki/Flexblue

                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Petits_r%C3%A9acteurs_modulaires#Concepts_de_r%C3%A9acteurs

                      Enfin , si le passé nous sert de lecon c’ est le moment de reprendre le concet de « brulage » de dechet dans les surgenerateur , et d’ investir dans la fusion , puis dans un cycle fission/fusion propre et renouvelable ...


                    • chantecler chantecler 17 octobre 08:16

                      @Le421... Résistant
                      Oui il y a à dire .
                      Mais on en reparlera ...
                      En attendant nos importateurs préfèrent globalement la qualité « GIFI » .
                      Car pour le reste , nous n’aurons plus les moyens d’importer .
                      Le pain blanc a été consommé .
                      Déjà paraît il qu’on a du décider des mesures d’urgence pour empêcher le déboisement de notre pays pour nourrir les appétits chinois , au détriment d’ailleurs de nos filières et industries du bois .


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 08:35

                      @Le421... Résistant
                      Les chinois en pointe, même sur le nucléaire...
                      https://www.causeur.fr/les-reacteurs-nucleaires-thorium-chine-209513


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 08:39

                      @chantecler
                      Les chinois n’achètent que ce qui est en vente....


                    • chantecler chantecler 17 octobre 08:44

                      @CN46400
                      D’après ce que j’ai entendu ce sont de grandes sociétés spéculatives qui raflent les marchés .
                      On a besoin de bois ?
                      Pouf pouf ces sociétés achètent en très gros juste pour le pognon et revendent au plus offrant .
                      Le plus offrant aujourd’hui ce sont les pays riches ...
                      Y’ en a plus bezef.
                      Cépanou .


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 09:04

                      @chantecler
                      Reste que le marché n’existe que s’il y a des vendeurs. Il suffit de parcourir les forêts privées françaises, bien plus vastes que les publiques, pour comprendre que l’entretien a tout à gagner des tronçonneuses, seraient-elles chinoises....


                    • chantecler chantecler 17 octobre 09:12

                      @CN46400
                      Voui voui CN ,
                      Mais plus tu déboises et plus tu tues les écosystèmes et la nature .
                      Après arrivent les vilains virus recombinés .
                      Cela dit t’inquiète pas , à la campagne pour tronçonner ça tronçonne .
                      Il y a même des engins qui t’abattent un arbre en 5 secondes !
                      30 hectares en une journée ... !
                      Je les ai vus , de mes yeux vus ...
                      Après l’eau se tire ...
                      Faut puiser profond ...
                      Et puis il faut bien nourrir les poèles à granulés .
                      Au départ ils sont été inventés pour récupérer les déchets des scieries .
                      Aujourd’hui il faut abattre des forêts pour les transformer en granulés ....... !


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 09:22

                      @chantecler
                      Une forêt, ça se cultive comme une prairie, sinon ça devient un « capharnaum ». Partout existent encore des arbres tombés de la tempête de 1999.....


                    • chantecler chantecler 17 octobre 09:26

                      @CN46400
                      Oui mais pour monter un chêne il faut du temps .
                      Pour le couper : 30 secondes ?


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 09:41

                      @chantecler
                      Vous avez raison, sauf que les forestiers ne coupent que les arbres d’un diamètre minimum, qui, en fait, empêchent la croissance des voisins...


                    • pierrot pierrot 17 octobre 10:53

                      @reptile
                      Enterrer des déchets de combustibles usés des réacteurs SMR sans les traiter (comment dissoudre le SiC ?) reviendrait à entreposer les matières nucléaires telles que l’uranium 235 et 238 ainsi que les isotopes du plutonium 239, 240, 241 et les actinides Np, curium 244 etc ; tandis que le projet de Bure ne concerne que des déchets non fissiles et non utilisables tels que les produits de fission encapsulés dans une matrice vitreuse stable à très long terme comme l’obsidienne.

                      Aucun pays, organisme de recherche n’ a proposé comment retraiter les boulets de Sic contenant le combustible.

                      C’est impossible, alors on fait l’impasse, mais les lois de la physique sont éternelles.


                    • CN46400 CN46400 17 octobre 11:51

                      @exocet
                      « Il semblerait que ce phénomène — non-anticipé — soit dû aux plus fortes conditions de température et de pression à l’intérieur d’un réacteur de type EPR. »
                      Sauf que c’est les mêmes que dans les PWR (75bars)


                    • itsy-bitsy reptile 17 octobre 15:58

                      @pierrot

                      mais les lois de la physique sont éternelles.

                      > eternelle mais pas immuable, la preuve justement avec le developpement de la physique nucleaire .

                      Les boulet TRISO peuvent etre ouvert et laver au solvant avec une amachine adapter , https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b9/TRISO.gif

                      Et enfin , il y a du carbure de silicium partout dans nos société , celui ci traité a haute temperature peut etre convertit en graphene pour le carbonne et en sable pour la silice .

                      c’ est un fondant parfait pour les acierie

                      dire que ce n’ est pas recyclable , c’ est juste tenter de preserver « areva/cogema/orano » , et autre polueur a grande echelle ...

                      tandis que le projet de Bure ne concerne que des déchets non fissiles et non utilisables tels que les produits de fission encapsulés dans une matrice vitreuse stable à très long terme comme l’obsidienne.

                      >En fait non , on y enferme ce que l’ on ne sait pas encore traiter , ou qui coute trop cher a neutraliser ... tout cela dans une structure qui ne tiendra pas 4000 ans alors que certain dechet ont une durée de vie bien plus longue ...

                    • exocet exocet 16 octobre 16:03

                      ça, c’était avant la fermeture de la centrale...


                      • ETTORE ETTORE 16 octobre 21:55

                        Alleeeeeez le pierrot, il connait son affaire !

                        On le voit bien ! C’est une sommité, en ce qui concerne tous les « préceptes » d’éliminations des insolubles que nous ne maitrisons pas.

                        Faut vous dire, qu’ il est allé à Tcherno, et que la radioactivité n’en a pas voulu, rien à imprégner, et déjà mutagène.

                        Alors le schtroumpf bleuté, qui allume les néons à distance, c’est pas une lumière, mais qu’elle boite à salades.


                        • LeMerou 17 octobre 08:03

                           smiley

                          C’est très étrange cette proposition de mini-réacteurs, elle va à l’encontre du « nucléaire-bashing » formulé par l’idéologie des écolos en tout genre et la gauche associée, qui eux prônent un retour aux bienfaits du soleil et du vent comme au moyen âge.

                          Le coup de « mini-réacteur » est un concept qui n’est pas stupide en soit, car cette source d’énergie dont nous avons tant besoin est quand même techniquement la plus décarbonée. Reste le problème du refroidissement de la bête, donc obligatoirement une implantation proche de source d’eau permanente quelle qu’en soit la saison.

                          Elle peut aussi résoudre en partie le problème technique de la distribution à grande échelle, les lignes THT ayant des limites et des contraintes. Elles pourraient aider à l’électrification automobile.

                          Après va rester le problème crucial du savoir faire, car ce n’est pas parce que nous avons sur construire fut une époque bon nombre de réacteurs, que nous saurions le faire encore aujourd’hui. Beaucoup de savoir ont disparus de notre Pays, au profit du made in China, et beaucoup de brillants jeunes cerveaux chez notre cher fournisseur d’électricité sont plus aptes à faire du calcul de prix, que de prendre des décisions techniques et rapides lors de la construction de tels ouvrages.

                          L’expérience ne se mettant pas dans les livres, mais se vivant.


                          • CN46400 CN46400 17 octobre 11:20

                            @LeMerou
                            « Le coup de « mini-réacteur » est un concept qui n’est pas stupide en soit »
                            Mais peu de sites en France métropolitaine, hormis sur une barge près de Nice, pour éviter les risques telluriques, ou près de Brest où le kw partant de Flamanville ne fait plus que 500w en arrivant à Brest.... Reste l’export ou les DOM-TOM


                          • pierrot pierrot 17 octobre 11:34

                            @CN46400
                            Les réacteurs smr seraient des produits d’exportation pour des pays isolés, à faible réseaux électriques, spécifique pour des grosses usines (pétrochimie, cimenteries, ), désallement de l’eau de mer (Moyen Orient...), production d’hydrogène « vert », chauffage d’ne région de l’article ... mais pas pour la France où les EPR 1650 MW à 85 % du temps sont les plus pertinents.


                          • sylvie 17 octobre 11:40

                            @pierrot
                            Vous dites : « où les EPR 1650 MW à 85 % du temps sont les plus pertinents. »
                            peux être, mais il faut déjà en construire un.


                          • pierrot pierrot 17 octobre 12:34

                            @sylvie
                             2 EPR sont en fonctionnement en Chine, 2 en fin de réalisation en Finlande et en France, 2 en cours de réalisation en Angleterre, 6 en projet très avancé en Inde, 6 proposés à la Pologne.
                            etc.


                          • Stratediplo 17 octobre 14:44

                            @pierrot
                            Ou encore pour l’électrification rapide de sociétés technologiquement sous-développées et sous-équipées en infrastructure, comme l’Afrique et l’Inde, d’où mon exemple assez significatif de l’Indonésie, qui d’ailleurs n’est que le plus gros parmi d’autres archipels, comme la Malaisie, les Philippines, les Caraïbes... Et en effet ce n’est certainement pas une nécessité interne immédiate (sauf électrification accélérée des transports) pour la France, ce qui ne lui interdit pas de positionner ses technologies sur les immenses marchés à l’exportation, dont le volume est sur le point d’exploser (transposez mes chiffres de l’Indonésie à l’Afrique). Un pays comme l’Argentine, par exemple, a construit bien plus de centrales dans le monde entier que sur le territoire national.


                          • pierrot pierrot 17 octobre 14:50

                            @Stratediplo
                            Nous sommes d’accord sur l’essentiel.


                          • ETTORE ETTORE 17 octobre 14:02

                            Et bien le pierrot qui rote......

                            On passeras Commande à la chine, et vous viendrez faire la maintenance.

                            Vu que niveau Radiation, vous êtes déjà bien allumé.

                            Dites l’huitre de service, vous pouvez me communiquer les débuts des travaux de

                            « celui construit en France » Le coût initial, le coût actuel, la date opérationnelle de mise en fonctionnement et de mise en production d’énergie ?

                            Ah ! Vous ne voyez rien, parce que vous êtes au fond de la cuve à cuver vos idioties ? Le pôôôôvre !

                            Le nul dans toute sa splendeur, qui saute sur n’importe quel lien technologique pour faire valoir ses miasmes de connaissances.


                            • Ouvert 17 octobre 14:51

                              Les mini-réacteurs nucléaires changent la vision énergétique mondiale

                              Le très bon article de Stratediplo publié dans Agoravox et Le Saker francophone sur ce sujet révèle un changement profond dans la politique énergétique mondiale. La réalité énergétique va prendre le pas sur l’idéologie énergétique des énergies renouvelables subventionnées. Pour l’essentiel c’est du vent au plein sens du terme. Depuis que le pétrole a remplacé les moulins à vent cette résurgence d’une technique utile en son temps n’a plus d’avenir devant les possibilités d’une utilisation d’une puissance énergétique infiniment supérieure obtenue en brisant les atomes d’uranium avant d’être en mesure d’utiliser industriellement la fusion des isotopes de l’hydrogène énergétiquement encore 100 fois supérieure à la fusion. En attendant à part l’utilisation dans la quille des bateaux et dans des projectiles perforants pour les armes, l’uranium n’a pas d’utilisation importante autre que la production de chaleur et d’électricité. De plus il est abondant sur terre et beaucoup mieux réparti sur le globe que le pétrole. On a même arrêté sa prospection et les réserves ultimes ne sont pas connues. De plus la France sait réutiliser une partie du combustible « brûlé » dans les réacteurs actuels sous la forme du plutonium. La France avait même 20 ans d’avance avec le réacteur au plutonium Superphénix arrêté pour des raisons politiques vu la pression écologique. Enfin le thorium lui-même fissile est le métal le plus répandu sur terre et est très peu utilisé dans l’industrie.

                              Mais revenons aux mini-réacteurs dont la politique énergétique mondiale s’empare et pour lesquels Macron semble vouloir faire un argument politique. S’il s’agit de placer la France dans la course économique, c’est une orientation louable. Comme le montre l’article publié dans Le Saker francophone le volume réduit et le conditionnement extérieur pour les plus petits à de nombreuses utilisations possibles. Le marché mondial va être important dans beaucoup de pays. La France qui est toujours le pays le plus nucléarisé du monde par habitant pour la production électrique a perdu par sa faute la place commerciale de seconde puissance nucléaire derrière les Etats-Unis. Nos déboires sur la construction de l’EPR à Flamanville, alors que la Chine vient de mettre en production ses deux EPR de technique française, sont l’illustration de la perte de savoir-faire de notre ingénierie dans ce domaine faute de commandes pendant un temps trop long. Avec les mini-réacteurs nous avons une bonne occasion de refaire surface. Mais si la politique nucléaire est basée désormais sur la construction et la mise en œuvre de mini-réacteurs pour faire face à un déséquilibre énergétique entre la production et la consommation électrique française, c’est une autre affaire. L’avantage des réacteurs nucléaires sur le prix de l’électricité produite augmente avec la taille de ceux-ci d’où l’augmentation de la puissance installée entre les 2 réacteurs de 900 MW chacun à Fessenheim et l’EPR de 1600MW à Flamanville.

                              Il y aurait dans ce choix alors une attitude essentiellement politique destinée à moins effrayer le mouvement écologique anti-nucléaire en lui faisant miroiter une régulation nucléaire de la production d’électricité intermittente et aléatoire des fermes d’éoliennes au plus près des sites de production. Plus la ficelle est grosse plus cela marche dans l’opinion. Mais cette politique du en même temps fait fi du coût plus élevé de l’électricité produite par ces mini réacteurs et par une énergie éolienne subventionnée et néanmoins plus coûteuse. Macron prépare l’opinion à l’acceptation de la poursuite de l’augmentation du parc éolien en lui cachant que le coût de l’électricité va continuer inexorablement à monter par ce choix politique du « en même temps ». Seule la construction de nouveaux réacteurs de plus en plus puissants à la place de l’accroissement continue de l’énergie éolienne peut contenir l’augmentation du prix au consommateur de l’électricité ou (et) celle des subventions à l’éolien dans des marchés avec l’industrie privée voire étrangère. Les Chinois l’ont bien compris. Ils vendent des éoliennes, en implantent chez eux pour faire vitrine, construisent en hâte des centrales à charbon, et prévoient la construction d’une vingtaine de réacteurs nucléaires dans les 10 prochaines années. Par-dessus le marché ils ridiculisent nos efforts pour diminuer nos émissions carbonées alors qu’ils émettent plus de 30 fois plus que nous, et qu’ils ne sont en réalité pas enclins à les diminuer mais plutôt à leur faire suivre leur croissance économique en plein essor. Arrêtons la politique de gribouille en fermant Fessenheim pour des raisons politiques et en pratiquant une politique énergétique incohérente. L’indépendance énergétique a un prix mais pas n’importe lequel. L’écologie a de beaux jours devant elle mais pas celle de perte de bon sens. Les meilleures idées peuvent être dévoyées si elles se nourrissent d’objectifs politiques de captation de voix ou d’idéologismes.


                              • pierrot pierrot 17 octobre 15:02

                                @Ouvert
                                Mon opinion, comme celle de tous les experts sérieux et compétents sur le sujet, est que l’avenir du nucléaire est dans les réacteurs dits de IV génération dont 6 types sont en cours d’étude, principalement les surgénérateurs fonctionnant avec un combustible qui permet d’utiliser la totalité des isotopes de l’uranium en transformant l’isotope 238 transformé en Neptunium puis en plutonium, principalement le radionucléide fissile 241.

                                Ce sera pour les années 2035 à 2100 permettant ainsi de faire la liaison avec les réacteurs de fusion deutérium/tritium générant un neutron très énergétique de 14 Mev et de l’hélium 4.


                              • ETTORE ETTORE 17 octobre 15:14

                                @pierrot
                                Mon opinion, comme celle de tous les experts sérieux et compétents sur le sujet,

                                La vache ça pose son homme !!!!
                                Nous avons une sommité nucléaire sur AVOX
                                Mais on s’en br... de votre avis de fossile !
                                Si seulement vous voudriez bien vous en rendre compte.
                                On as du mal, à vous croire autre que CONpétant ! Mais si ! Mais si !
                                PFFFF !!!!


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 octobre 15:26

                                @ETTORE
                                Ben vouais mais il raconte pas de conneries , et met au fait que l’abandon de la recherche nucléaire par la France est d’une débilité profonde .


                              • Ouvert 18 octobre 19:11

                                @pierrot
                                Totalement d’accord avec vous, d’où mon évocation de Superphénix à neutrons rapides qui plaçait la France en tête de l’évolution mondiale des réacteurs en 1996. Sa fermeture a été une catastrophe financière mais plus encore un recul scientifique impardonnable. La Russie a pris le relais et va se présenter la première sur le marché des surgénérateurs. Nous avons perdu un leadership et perdu beaucoup d’argent en recyclant le plutonium dans les combustibles Mox par rapport à la consommation du plutonium dans les surgénérateurs. Il serait temps que la France se remette au travail sur cette 4ème génération pour être prête en 2035. Il faudra que les écologistes anti-nucléaires reviennent à la raison sinon la France perdra toute indépendance énergétique et le prix du kWh flambera toujours plus. Ils nous auront fait perdre 40 ans d’évolution technologique.


                              • pierrot pierrot 17 octobre 14:54

                                Le cout d’un EPR prototype de 12 milliards d’euros n’est pas cher ramené au cout du KWh correspondant à une puissance de 1650 MW et un fonctionnement à 85 % pendant 60 ans.

                                Je vous laisse faire le calcul, du nombre total de KWh produit sur 60 ans, c’est élémentaire du niveau de la classe de sixième des collègues, vous devriez y arriver ????


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 octobre 15:10

                                  @pierrot
                                  De toute manière vos arguments logiques ne tiennent pas sur un plateau d’info tv , où les incultes journaleux posent des questions aux incultes politiquars ...Il faudra un black out de plusieurs journées pour que ces cons daignent se renseigner .


                                • exocet exocet 19 octobre 02:27

                                  @pierrot
                                  Synthèse du Rapport 2020 de la cour des comptes concernant l’EPR :
                                  https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-07/20200709-synthese-filiere-EPR.pdf
                                  .
                                  Quelques passages choisis :
                                  .
                                  "Les conséquences de ces dérives pèsent évidemment sur les coûts et la rentabilité de l’EPR de Flamanville. Son coût de construction est estimé par EDF à 12,4 Md€2015, auxquels s’ajouteront des coûts complémentaires qui pourraient atteindre près de 6,7 Md€2015 (soit 19.1 Mds) à la mise en service du réacteur, toujours prévue mi 2023, dont environ 4,2 Md€ de frais de financiers. Dans ces conditions, il est regrettable que ni EDF ni les autorités publiques concernées n’aient calculé la rentabilité prévisionnelle de l’EPR de Flamanville 3... En l’absence de données produites par l’entreprise, la Cour a estimé, sur la base d’hypothèses exposées dans le rapport, que le coût de l’électricité produite par l’EPR de Flamanville pourrait se situer entre 110 et 120 €/MWh.".
                                  .


                                • exocet exocet 19 octobre 02:40

                                  @exocet
                                  Toujours selon le même rapport :
                                  "Le chantier d’Olkiluoto, en Finlande, a été lancé en 2005 par Areva, avec une mise en service prévue en 2009. Il a connu des déboires, retards et surcoûts qui ont contribué à la disparition de l’ancien groupe Areva. La réception provisoire du chantier était, en mars 2020, prévue pour la fin mai 2021, mais des incertitudes persistent.....près de 4 fois le montant prévu au contrat initial (2,28 Md€ pour le consortium associant Areva et Siemens)« 
                                  .
                                   »Les investissements du groupe EDF au Royaume-Uni et le chantier de Hinkley Point sont des opérations à risque élevé. EDF a décaissé 15,7 Md€ pour l’acquisition de British Energy et devra débourser 16 à 17 Md€ pour la construction des deux réacteurs d’Hinkley Point C (HPC), s’il n’y a pas de nouvelles dérives de coûts. Des risques demeurent, après l’annonce d’une augmentation de 3 Md£ du coût de construction et de l’allongement des délais de construction des réacteurs, en 2019. La rentabilité du projet Hinkley Point a été revue à la baisse plusieurs fois depuis le lancement du projet Le financement en est assuré par EDF, à concurrence de sa participation au capital de la société de projet, ce qui pèse lourdement sur sa situation financière.« 
                                  .
                                   »Les réacteurs EPR de Taishan 1 et Taishan 2 ont été mis en service avec succès en Chine en 2018 et 2019, mais avec un retard de cinq ans sur le calendrier prévu lors de la commande et un surcoût de 60 % par rapport au budget prévisionnel. Des interrogations demeurent quant à la fixation du tarif d’achat de l’électricité produite par ces réacteurs et sur la rentabilité du projet pour EDF"
                                  Notons qu’en 2020 la Cour des comptes ne pouvait connaître les récents problemes de l’EPR Chinois, gaines des combustibles précocement déteriorées, ayant imposé les relèvement des normes de rejets radioactifs à l’extérieur de la centrale de Taishan puis l’arrêt du réacteur. (actuellement à l’arrêt).
                                  Ce rapport, du moins sa synthèse vaut le coup d’être lue...


                                • exocet exocet 19 octobre 02:43

                                  @exocet
                                  et enfin :
                                  "Les autres projets d’exportation d’EPR sont empreints d’incertitudes. Malgré les efforts commerciaux d’EDF et ceux consentis par le Gouvernement français pour proposer à l’Inde des conditions financières très favorables, les négociations, engagées depuis longtemps, ne progressent guère. Quant aux projets de construction de réacteurs EPR à Sizewell au Royaume-Uni, leur réalisation est subordonnée à la possibilité d’en assurer le financement, EDF n’en ayant plus les capacités"


                                • ETTORE ETTORE 17 octobre 15:10

                                  Pire héro

                                  des collègues  ?

                                  Devez avoir bien plus qu’un cheveu sur la lange vous ! lol

                                  A force !!!

                                  Sinon, pour quelque chose de plus raisonnable que les vomissures à pitre hero....

                                  Qui en France seras d’accord pour une dissémination de ces modules énergétiques ?

                                  Dans un pays qui se bat déjà pour la pose d’éoliennes, « chez mon voisin, mais pas dans mon jardin »

                                  Des forets en projet de déforestation pour des fermes solaires.....Sic, par les mêmes qui ne supportent pas les sapins de NoEL.

                                  Des centrales opérationnelles, démantelées....Pour laisser de la marge électorale...

                                  Simplement, la question sécuritaire, la question de partage de l’énergie de ces micros centrales, la gestion financière, l’état, ou des sociétés privées ?

                                  Libre choix des implantations ? Obligation environnementale ?

                                  Il y a une foule de questions qui peuvent être posées, face à cette idée que je trouve personnellement tardive et non opportune, à voir les progrès réalisées par la chine, et les retards que nous avons accumulés,y compris, la perte de notre savoir faire.


                                  • pierrot pierrot 18 octobre 10:12

                                    @ETTORE
                                    La France envisage de construire 6 réacteurs nucléaires de puissance électrique unitaire de 1650 MW.

                                    L’équivalent en SMR d’une puissance unitaire de 170 MW serait de 60 réacteurs ! irréaliste.

                                    Concernant l’exportation, il est aussi irréaliste de les vendre à un pays de disposant pas d’autorités de sûreté nucléaire équivalentes à l’ASN et à l’IRSN et leur création demanderaient plusieurs décennies.
                                    La faisabilité technique est une chose, mais les autorisations sont plus longues et complexes.
                                    Il serait, de plus, irréaliste qu’un pays sous traite à l’étranger, ses droits régaliens.

                                    Nous en reparleront dans 20 ans.




                                      • pierrot pierrot 18 octobre 10:13

                                        @pierrot
                                        Nous en reparlerons dans 20 ans


                                      • ETTORE ETTORE 18 octobre 11:37

                                        PIRE HERO

                                        Vous ne serez plus là, et heureusement pour les générations futures, qui s’interrogeront bien justement, sur votre droit de vivre, que vous déniez aux autres.


                                        @Ben Schott
                                        Je suis trop jeune, mais dès que j’aurai l’autorisation, j’y courrais.
                                        Je veux continuer à protéger mes semblables, avoir une vie sociale riche, voyager à l’étranger et continuer à avoir une bonne santé.

                                        les anti vaccins malades, en réanimation ou morts ne nous casseront plus les pieds avec leur prosélytisme obscurantiste.


                                        • alinea alinea 19 octobre 15:46

                                          D’après Stéphane Lhomme, c’est pas avant les années cinquante ; on a le temps de virer tous les malfrats du gouvernement, s’apercevoir que nous sommes de passage sur cette planète, que nous pouvons être frugaux et, surtout, que le nucléaire ne pourra jamais être « maîtrisé » aussi, nous avons le temps de cultiver la sagesse qui nous dicte de l’abandonner.


                                          • CN46400 CN46400 20 octobre 07:46

                                            @alinea
                                            « surtout, que le nucléaire ne pourra jamais être « maîtrisé » »
                                            Et pourtant, elle tourne...
                                            Quand Dieu parle, il suffit d’écouter, et de prier.....


                                          • Marengo 22 octobre 15:26

                                            @alinea
                                            .
                                            D’après Stéphane Lhomme...
                                            .
                                            Oui, bon, comment dire...


                                          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 22 octobre 16:45

                                            "La capacité intellectuelle de TESLA et sa persévérance conduisirent à des inventions révolutionnaires dont on ne mesure pas encore la portée. Elles peuvent aider à transformer le monde positivement ou au contraire à le précipiter dans la chute. Il était tellement en avance sur son temps qu’on est en droit de se demander s’il était un génie du bien ou alors...

                                             

                                            Lors de sa célèbre conférence du 20 Mai 1891, il prétendait que les machines seraient à l’avenir alimentées par une énergie disponible en tout point de l’espace : « Les hommes réussiront à connecter leurs machines aux grands rouages de la nature ».

                                             

                                            La grande difficulté pour poursuivre ses travaux est le manque de documents et de justifications théoriques de ses découvertes, qui interdisent la prise de brevets, ainsi que les persécutions dont sont victimes les rares chercheurs."

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