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Accueil du site > Actualités > International > Sortez le Satrape ! Assassinat de J. Khashoggi. Arabie Saoudite : vers le (...)

Sortez le Satrape ! Assassinat de J. Khashoggi. Arabie Saoudite : vers le remplacement du prince Mohammed ben Salman ?

"Un homme ce n'est rien après tout que de la pourriture en suspens"

L-F. Céline

L'Arabie Saoudite a donc reconnu samedi 20 octobre 2018 que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dont la disparition le 2 octobre avait eu un retentissement mondial, avait été tué à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul. La confirmation de la mort de Khashoggi a été donnée dans les premières heures de samedi par l'agence de presse officielle saoudienne, SPA, laquelle a rapporté de manière sybilline, citant le parquet saoudien, que "Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu'il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul (...) ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort".

http://www.arabnews.com/node/1390736/saudi-arabia

Comme chacun sait, n'importe quel citoyen entrant dans un service consulaire afin d'y accomplir une formalité administrative peut être conduit à rencontrer une quinzaine de tueurs venus par hasard en visite par avion spécial et repartant sans encombres après quelques heures passées sur le Bosphore.

Disons les choses très clairement : malgré de sérieuses et constantes imperfections, l'idée même de sauvegarde des fondements de l'Etat de droit et des libertés publiques dans la société civile, le droit pénal et la protection des citoyens, est et restera une invention occidentale sinon européenne. L'idée même de libertés publiques, de droits de l'homme, de protection de la personne humaine et de protections civiques, d'attentes légitimes qu'un citoyen ou un ressortissant quel qu'il soit est en droit d'espérer et de recevoir des structures politiques, judiciaires, administratives du pays dont il a la nationalité - et notamment le droit de ne pas être assassiné pour motifs politiques -, est en réalité peu répandue, comprise et encore moins admise dans une grande partie du monde où règnent la sauvagerie, l'arbitraire et ce trio maléfique que forment l'absolutisme, le fait du Prince et la raison d'Etat.

On objectera avec raison que l'assassinat politique a été et continue d'être pratiqué partout, y compris en Europe, mais il n'en demeure pas moins que dans cette zone géographique existent malgré tout des réactions et des organismes qui s'y opposent fermement malgré le nombre ahurissant que représente celui des...954 personnalités politiques assassinées entre 1945 et 2013 !

Disons encore les choses de la manière la plus précise qui soit : peu de pays savaient sans doute exactement de quoi il retournait à propos de "l'affaire Khashoggi". On retiendra, et pour cause, parmi ces pays qui ont tout de suite su de quoi il retournait, l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis, la Russie, la Turquie et à un degré moindre sinon différent, Israël, le Royaume-Uni et la France. Les informations et supputations relayées par des agences de presse étant intenables sur la longueur la vérité - une vérité - a donc fini par s'imposer sur fond d'indignité de circonstance affichée par la fameuse "communauté dite internationale", en réalité un ramassis de "faux-derches" et de politicards de rencontre.

Soucieux de recouvrir un semblant de respectabilité, le royaume saoudien a donc simultanément annoncé la destitution d'un haut responsable du renseignement, Ahmad al-Assiri, et celle d'un important conseiller à la cour royale, Saoud al-Qahtani.Tous deux proches collaborateurs du prince héritier Mohammed ben Salman, sur lequel la pression était montée ces derniers jours à propos de l'affaire Khashoggi, ces deux hommes étaient les fusibles utiles et nécessaires dans une chaîne de commandement interne. "Ahmad al-Assiri, vice-président du service général de renseignement, a été renvoyé de sa fonction", a indiqué SPA, citant un décret royal. Ryad - la capitale du royaume -, a également annoncé que 18 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l'enquête saoudienne. Parions que figurent dans la liste les tueurs du journaliste et le consul dont on risque fort de ne plus jamais entendre parler, la vocation des amortisseurs étant d'encaisser les coups.

 

I- Crise internationale

La disparition mystérieuse de Khashoggi, qui était entré le 2 octobre au consulat d'Istanbul pour une démarche administrative et n'était pas reparu depuis, a curieusement suscité une crise internationale rythmée notamment par les accusations de responsables turcs affirmant sous le couvert de l'anonymat (on y reviendra) que le journaliste avait été tué sur ordre au consulat. Toujours désireux d'effacer ce regrettable incident, le roi Salman d'Arabie saoudite a par ailleurs ordonné la création d'une commission ministérielle présidée par le prince héritier Mohammed ben Salman (son fils...) pour restructurer le service saoudien du renseignement et "définir précisément les pouvoirs" de ce service, ont encore annoncé samedi les médias officiels.Il est vrai que de la simple rixe à l'étranglement dont Kashoggi a finalement été la victime il devenait urgent de calmer le jeu pour éviter que surgissent d'autres détails tels que le découpage à la scie chirurgicale et autres joyeusetés, ainsi que le rapporte le quotidien Libanais L'Orient-Le Jour.

https://www.lorientlejour.com/article/1139819/larabie-saoudite-reconnait-que-khashoggi-a-ete-tue-dans-son-consulat-distanbul.html

 

II- Radio Riyad

On sait désormais que l'annonce de l'agence SPA confirmant la mort du journaliste au consulat est intervenue peu après une nouvelle conversation téléphonique sur l'affaire Khashoggi entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le roi Salman. Les deux dirigeants, qui se sont entretenus vendredi soir, "ont souligné l'importance de continuer à travailler ensemble en complète coopération", selon une source à la présidence turque parlant sous le couvert de l'anonymat. Précisons ici que cette manière de parler (le fameux "anonymat") ne confirme absolument en rien l'existence réelle de cette conversation et encore moins la véracité de la source. M. Erdogan et le roi Salman ont très certainement échangé des informations sur les enquêtes respectives de leurs pays sur l'affaire Khashoggi, mais à ma connaissance rien d'officiel ne vient confirmer ni détailler pour le moment les termes précis de cet entretien, même si M. Erdogan et le roi ont eu dimanche dernier une première conversation sur la disparition du journaliste.

 

III- Un étrange grain de sable

Critique envers le prince héritier, Jamal Khashoggi vivait en exil aux Etats-Unis depuis 2017. Des responsables turcs ayant affirmé que la victime avait été assassinée par un commando spécialement envoyé de Ryad, jusqu'à ce samedi matin, la direction saoudienne avait toujours démenti être impliquée dans sa disparition.

La reconnaissance de sa mort est toutefois finalement intervenue alors que l'administration de Donald Trump avait adressé vendredi une nouvelle mise en garde à l'Arabie saoudite, évoquant de possibles sanctions s'il s'avérait qu'elle était d'une manière ou d'une autre responsable de la disparition du journaliste, ce qui était déjà en soi un secret de Polichinelle. Interrogé vendredi, M. Trump avait prévenu qu'"il pourrait" y avoir des "sanctions" contre son allié saoudien, précisant alors, manière de laisser officiellement une marge de manoeuvre, qu'il était encore trop tôt pour tirer quoi que ce soit comme conclusions.

 

IV- Les cancrelats en pleine lumière

Après l'annonce de Ryad, les Etats-Unis ont réagi rapidement mais avec prudence. "Nous sommes attristés d'apprendre que la mort de M. Khashoggi a été confirmée", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. "Les Etats-Unis prennent note de l'annonce par le royaume d'Arabie saoudite que l'enquête sur le sort de Jamal Khashoggi progresse et que le royaume a entrepris des actions à l'encontre des suspects qui ont été pour l'instant identifiés", a ajouté la porte-parole. Le lecteur sera pleinement rassuré.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est à son tour déclaré dans un communiqué "profondément troublé par la confirmation de la mort" de Khashoggi. Que dire de plus ? Il ne manque plus à ce tableau touchant que la propre contrition du Saint-Père.

Ménageant dans un premier temps le royaume sunnite au nom des intérêts stratégiques communs, Donald Trump avait admis pour la première fois jeudi que ce journaliste était très probablement mort, menaçant l'Arabie saoudite de "très graves" conséquences.

"Nous allons certainement envisager une large gamme de réponses potentielles" si Ryad est responsable, avait précisé vendredi dans une interview à Voice of America, Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat américain revenu d'une visite à Ryad et qui a donc jugé utile de préciser que l'important était "que les faits apparaissent au grand jour". Tant de bonne volonté pour ne pas aborder pour le moment les éventuelles sanctions qui pouvaient être prises par les Etats-Unis alors que les dirigeants américains ont manifesté leur intention de travailler de concert avec le Congrès, où plusieurs élus républicains se sont dits outrés par les circonstances de la disparition du journaliste. Mais voilà, tout cela était la position adoptée avant la confirmation de la mort de J. Khashoggi. Et ensuite, demandera-t-on ?

 

V- Business as usual ?

Entre dénégations et protestations officielles, perquisitions, preuves recueillies et non communiquées, fausses pistes ou spéculations technologiques sur un enregistrement des circonstances de l'assassinat de l'intéressé par une équipe de tueurs venus pour "traiter" celui qui apparaît comme un opposant politique ou à tout le moins un personnage devenu gênant, les spéculations sont donc allées crescendo. On aura ainsi vu dans la balance les promesses de l'Ami Américain expliquant qu'il ne tolèrerait pas de tels dérapages brusquement mises en sourdine au regard d'un contrat d'armement qu'il importe de sanctuariser au nom de raisons économiques et financières.On aura entendu les cris d'indignation poussés par de multiples intervenants soucieux d'éviter de se commettre avec des partenaires économiques devenus infréquentables en décidant de ne pas se rendre à un "Davos des sables", sorte de forum économique organisé par le prince Mohammed ben Salman (dit MbS), puissance montante et maître officiel du royaume - pour le moment -, animé d'une volonté de modernisation incarnée par une "Vision" à l'horizon 2030 de la situation économique de l'Arabie Saoudite.

Le fait est que l'Arabie Saoudite est actuellement sous les feux de l'actualité et que toutes les tentatives de normalisation ne réussiront pas à effacer la réalité rampante et sordide d'un crime curieusement distingué parmi de multiples autres actes de cruauté sanglante, des décapitations en public, par exemple.

 

VI- Une question intéressante

N'est-il pas anormal qu'un assassinat soit venu fausser l'ordonnancement d'une passation de pouvoir dans l'ordre dynastique et remettre très probablement en cause l'avenir immédiat de l'Arabie Saoudite ?

C'est à l'heure actuelle et par-delà le caractère sensationnel de la disparition de l'intéressé le seul élément tangible dont dispose une analyse de la situation dont les ramifications et les conséquences à venir sont toutes autres.

Empêtrés dans une diplomatie qu'ils ne maîtrisent pas, pris dans les rêts d'intérêts contradictoires avec la Syrie, la Russie, la Turquie, Israël, les Etats-Unis, le Qatar et l'Iran, soumis à des pressions américaines paralysantes en matière de production d'hydrocarbures, courant à la ruine financière avec le désastre militaire d'une guerre impitoyable qui conduit le Yémen à un état de debellatio affreux sur fond de querelle avec l'Iran, le prince saoudien et son royaume sont en réalité dans une situation critique désormais teintée de réprobation internationale pour des agissements qui ne peuvent être que criminels et qui n'ont rien de surprenant dans un pays où la vie ne vaut rien.

Le Satrape étant devenu insortable, il est donc fort possible que les autorités tutélaires de l'opulent royaume aient très probablement décidé d'effectuer un changement de décor et de personnage en trouvant appui chez le propre père de l'intéressé, sans doute âgé mais suffisamment rusé pour savoir que malgré une poigne de fer, la royauté ne saurait tolérer tous les excès, sauf à vouloir courir à sa perte.

On se souvient en effet que le président des États-Unis, Donald Trump, particulièrement en verve et n'ayant aucun scrupule pour parler comme un suzerain à son feudataire, a déclaré lors d’un rassemblement organisé dans le Mississippi que l’Arabie saoudite et son roi ne dureraient pas “deux semaines” sans le soutien militaire américain.

“Nous protégeons l’Arabie Saoudite. Diriez-vous qu’ils sont riches ? Et j’aime le roi, le roi Salman. Mais j’ai dit " Ô Roi - nous vous protégeons – vous pourriez ne plus être là en deux semaines sans nous – vous devez payer pour votre armée ! ”, a en effet déclaré le président.

L'allocution et la vidéo valent le détour et illustrent bien ce que "parler vrai" ou dire les choses "cash", signifient dans le concert international :

https://www.islametinfo.fr/2018/10/08/video-vous-ne-tiendrez-pas-2-semaines-sans-nous-vous-devez-payer-pour-cela-donald-trump-au-roi-darabie-saoudite/

S'il convient de préciser que D.Trump n’a pas dit quand il a tenu ces propos devant le monarque saoudien, on notera toutefois qu'ils ont été prononcés dans un contexte de hausse des prix du pétrole aux États-Unis.

L’Arabie Saoudite est en effet le premier exportateur mondial de pétrole et le leader de facto du bloc des producteurs de pétrole, l’OPEP, qui a été critiquée par D.Trump pour les prix élevés du pétrole.

D.Trump ayant appelé le roi Salman pour discuter des efforts déployés pour maintenir les approvisionnements afin d’assurer la stabilité du marché pétrolier et la croissance économique mondiale, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman s’est rendu au Koweït pour s’entretenir avec l’ émir koweïtien Cheikh Sabah al-Ahmad al Jaber Al Sabah, afin de travailler sur l’accroissement de la production de pétrole.

S’exprimant lors de l’ Assemblée générale des Nations Unies à New York au mois de septembre, M. Trump a aussi déclaré que les membres de l’OPEP étaient “comme d’habitude en train d’arnaquer le reste du monde”.

Les prix du pétrole sont à la hausse. Le baril de pétrole coûte actuellement environ 75 dollars, une augmentation par rapport à l’année dernière. Le prix du baril était d’environ 50 dollars en octobre 2017. Il devient donc urgent de ne pas laisser les choses s'envenimer.

"Never Let a Serious Crisis Go to Waste", pour reprendre ici le titre d'un ouvrage passionnant ou citer les propos d'E. Rahm, l'ancien Chief of Staff du président B. Obama.
 

VII- Une onde de choc ingérable ou quand la satrapie a décidé de chasser le satrape

 Il y a en effet le feu aux puits et voilà que le quotidien le Figaro note dans sa livraison du 17 octobre que les grandes manoeuvres ont très probablement commencé en coulisses. La visite éclair de Mike Pompeo dépêché par Donald Trump en visiteur plénipotentiaire et extraordinaire aura très probablement permis de prendre la température et d'aboutir à une conclusion à laquelle on ne sait si le principal intéressé aura participe bon gré ou malgré.

Comme l'écrit en effet le journaliste G. Malbrunot : " face aux pressions après la disparition de Jamal Khashoggi, les Sages de la famille régnante se penchent sur le cas MBS." Depuis plusieurs jours, le comité des sages de la famille régnante saoudienne est réuni dans la plus grande discrétion, affirme au Figaro une source diplomatique à Paris. Une information confirmée par un Saoudien contacté à Riyadh."

Si pareille information relève de l'approche toujours discutable rangée sous la forme habituelle du "une source bien informée" ou "un correspondant qui a décidé de garder l'anonymat", moyen bien commode usé jusqu'à la corde pour parler de quelque chose sans disposer de source ou de source fiable, il n'en demeure pas moins qu'il se passe effectivement quelque chose à Riyad. Composée d'un délégué représentant chacun des clans - sept au moins - de la famille royale, cette instance, chargée des problèmes de succession, et qui n'a pu se réunir que sous décision et autorité du vieux monarque Salman ben Abdulaziz, examine la situation créée par la "disparition" de J. Kashoggi dont on finit par comprendre qu'il est devenu un opposant, "frère musulman" devenu insupportable aux yeux des wahabbites qui ont décidé de l'éliminer, mais aussi et peut-être agent d'influence au service de la Turquie et des Etats-Unis.

La fiction qui voudrait, selon Donald Trump, que le roi Salman et son fils, le prince héritier, Mohammed Ben Salman (MBS), « ignorent » quel est le sort de l'opposant, comme la promesse faite au secrétaire d'État américain Mike Pompeo d'une « enquête approfondie et rapide qui n'exempterait personne », est intenable.

Alors que les pressions internationales s'intensifient, la famille royale se pencherait donc sur le "cas MBS", vers lequel convergent les soupçons et qui a amplement montré qu'il était devenu le "usual suspect" susceptible de répondre de ses agissements excessifs devenus dangereux pour la sécurité et le pérennité du royaume.

 

VIII- Arrivée du prince Khalid ben Salman ?

 Plus jeune que son frère, âgé de 28 ans, pilote de chasse engagé en combat aérien sur près de cinquante missions en Syrie et au Yémen, conseiller auprès du Ministre de la Défense et ambassadeur à Washington depuis avril 2017, le prince Khalid ben Salman qui a été rappelé en urgence a semble-t-il assisté à l'entretien entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et le prince héritier en place.

On formulera ici une pré-conclusion en forme d'hypothèse. Il y a probablement eu avec l'affaire Khashoggi qui aurait servi de "plastron" une sorte de "coup d'Etat" interne, l'idée étant que la continuité du développement économique de l'Arabie Saoudité ne peut plus être sérieusement menée avec le "prince héritier" MbS, devenu trop impétueux, trop imprévisible, trop dangereux pour le contexte géopolitique, géostratégique et géofinancier des seuls intérêts qui comptent dans une monarchie dont la sécurité est née du Pacte du Quincy conclu sur le croiseur du même nom entre le président américain F.D. Roosevelt et le roi Ibn Saoud, fondateur du royaume d'Arabie saoudite, le 16 février 1945 : ceux des Etats-Unis.

 

IX- Le véritable enjeu : perspectives économiques et financières d'un royaume en difficulté

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Pacte du Quincy

 Le pacte du Quincy (du nom du navire USS Quincy où se sont rencontrés Roosevelt et Abdelaziz ibn Saoud), datant de 1945, est donc à l'origine de "l'alliance" entre les deux maisons, blanche et Saoud, autour d’un accord tout aussi simple qu’il était informel  : pétrole contre protection militaire. Le pacte du Quincy a fait de l’Arabie « un pays dhimmi (protégé) qui paye en retour un tribut, une capitation sous forme d’avantages pétroliers », capitation devenue encore récemment un piètre moyen de résistance ou de chantage vis-à-vis de l'encombrant "Allié".

Comme l'explique Cynthia Fleury dans un article intéressant , trois éléments feront la puissance de l’Arabie  : le pétrole, l’avion et les médias. L’avion fournira les pèlerins en quête de spiritualité, le pétrole lui offrira une surface financière des plus enviables, et la stratégie communicationnelle et d’irrigation de subventions tous azimuts… le reste. L’Arabie sponsorise en effet pléthore d’instituts académiques, cultuels, culturels, scientifiques, dans le monde entier.

On y ajoutera les menées politiques empreintes de terrorisme.

En fait, le pacte du Quincy est fort utile pour couvrir un autre pacte, plus ancien celui-là, celui de Nadjd (1745) entre Muhammad ibn Saoud et Muhammad ibn Abd Al Wahhab.

L'historien Hamadi Redissi écrit à ce propos : « Né à l’abri des interférences étrangères, le wahhabisme est la dernière secte médiévale par sa forte immersion dans l’imaginaire médiéval, son univers langagier, ses hantises et ses caprices. Mais le wahhabisme est aussi la première des hérésies modernes. (…) En fait, on ne peut comprendre l’entente entre le wahhabisme et l’islamisme sans expliquer que les liaisons dangereuses, loin d’être accidentelles ou fortuites, se ressourcent dans une matrice commune. D’un mot, les thèses de l’islam millénariste, misanthrope, indompté, belliqueux, antichrétien, antisémite et misogyne se trouvent à l’état brut dans le wahhabisme. »

Au XIXe siècle, une relation s'est donc nouée entre le wahhabisme, le salafisme et le nationalisme. L’intuition de Redissi est que ces trois mouvements se sont fédérés autour d’une triple hostilité, celle contre le colonialisme, la cléricature et les confréries. Enfin, entre wahhabisme et islamisme, le dernier chaînon manquant est celui des Frères musulmans d’Hassan Al Banna, apparu et monté en puissance tout au long du XXè siècle, lui-même bâtissant son programme autour de propositions intégristes de réislamisation.Les tensions demeurent aujourd'hui, à ceci près qu'elles se heurtent ou doivent composer aux XXIè siècle avec la nécessité vitale pour le royaume d'Arabie saoudite, travaillé de l'intérieur par un tropisme intégriste et psychologiquement médiéval, d'investir et d'utiliser intelligemment et efficacement - pour un futur immédiat - tout en essayant de mettre les gens au travail en les coupant d'une économie de rente -, des ressources fossiles et financières qui ne seront pas éternelles.

 

X- Protéger les piliers et regarder vers l'avenir : une délicate équation

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 L'un des objectifs clés de Vision 2030, le projet du prince héritier MbS, http://vision2030.gov.sa/en , est donc d'élargir le rôle du secteur privé dans l'économie du royaume. Pour que cela se produise, les autorités saoudiennes doivent attirer des investissements massifs à l'étranger afin de stimuler les industries manufacturières et d'autres secteurs.

">Dans le cadre du processus visant à attirer des entreprises et des gouvernements étrangers, l’Arabie saoudite organise une grande conférence sur les investissements plus tard ce mois-ci, dénommée officieusement « Davos dans le désert ».

Depuis que Khashoggi n’a pas réussi à sortir du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul et que des accusations de plus en plus sinistres se sont fait jour sur son sort, la liste des participants à la conférence sur l’investissement s’est réduite.

">Un certain nombre de sociétés internationales clés ont déclaré qu’elles ne participeraient plus.

Cela ne veut pas dire que "Davos dans le désert" ne se produira pas, d'une manière ou d'une autre, maintenant ou plus tard. Les gouvernements et les entreprises qui investissent déjà en Arabie saoudite, notamment dans le secteur de la défense, ne songeront certainement pas à se retirer.

">Le président Trump a souligné l'importance du royaume en tant qu'acheteur d'armes et le danger que la Chine ou la Russie interviennent si les États-Unis se retiraient.

Mais la liste embarrassante des absents, avec plusieurs autres entreprises qui n'ont pas encore confirmé leur présence, signifie que la conférence sur l'investissement ne sera pas en mesure d'envoyer un signal fort d'un engagement international solide en faveur du programme de réformes de l'Arabie saoudite.

">L'hésitation des entreprises étrangères ne veut pas de la vision 2030.

Si, au cours des prochains jours, une explication sans équivoque de la disparition de Khashoggi, est susceptible de dissiper le soupçon de suspicion sur l'Arabie saoudite, les parties qui choisiraient d'éviter la conférence sur l'investissement pourront peut-être reconsidérer leurs décisions.

">Mais tant que l’affaire du consulat d’Istanbul demeure un sujet de mystère et de spéculation, il est peu probable que les principaux dirigeants économiques et financiers reviennent à récipiscence.

Bon nombre d'objectifs du programme national de transformation intermédiaire à l'horizon 2020 sont déjà en train de déraper, et certains objectifs plus ambitieux de Vision-2030 semblent ttout d'un coup trop ambitieux. Il y a urgence.

 

Y a-t-il eu avec l'affaire Khashoggi une sorte de "coup d'Etat" interne, l'idée étant que la continuité du développement économique de l'Arabie Saoudite ne peut plus être sérieusement menée avec le "prince héritier" MbS, incontrôlable et trop dangereux pour le contexte géopolitique, géostratégique et géofinancier des seuls intérêts qui comptent et qui sont ceux des Etats-Unis ?

L'hypothèse ne peut être écartée.

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On verra prochainement ce qu'il en est avec la montée ou non aux affaires du prince Khalid, arrivé dans les valises américaines, et qui sait ? la déposition de son frère aîné.

A moins que tout ne soit désormais rentré dans l'ordre une fois reconnu le décès d'un grain de sable gênant et l'élimination de ceux qui l'ont tué, à défaut des commanditaires. L'ordre doit régner à Riyad. On peut continuer à pomper et à exporter.

“The Kingdom expresses its deep regret at the painful developments that have taken place and stresses the commitment of the authorities in the Kingdom to bring the facts to the public opinion, to hold all those involved accountable and bring them to justice,” a statement on the SPA said.

"Le Royaume exprime son profond regret devant les développements douloureux qui ont eu lieu et souligne l'engagement des autorités du Royaume de porter les faits à l'opinion publique, de s'emparer de tous les responsables concernés responsables de leurs actes et de les traduire en justice", selon un communiqué du l'agence SPA.

 

Sources et notes :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/interactif-les-assassinats-politiques-depuis-1945-02-03-2015-4570005.php

https://ctc.usma.edu/ctc-sentinel/

https://www.goodreads.com/book/show/16284953-never-let-a-serious-crisis-go-to-waste

https://english.alarabiya.net/en/News/gulf/2018/10/09/Saudi-ambassador-to-US-addresses-malicious-grim-rumors-on-Khashoggi.html

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/disparition-d-un-journaliste-saoudien/le-boycott-du-davos-du-desert-est-un-mauvais-coup-parce-que-l-arabie-saoudite-a-un-besoin-vital-de-se-diversifier-explique-didier-billon-iris_2992811.html

https://www.humanite.fr/les-deux-pactes-nadjd-et-quincy-619725

http://vision2030.gov.sa/en

http://www.petroleum-economist.com/articles/politics-economics/middle-east/2018/saudi-arabias-vision-2030-looks-blurry-in-khashoggi-aftermath

Hamadi Redissi, le Pacte de Nadjd. Ou comment l’islam sectaire est devenu l’islam (Seuil, 2016) http://www.seuil.com/ouvrage/le-pacte-de-nadjd-hamadi-redissi/9782020960816


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97 réactions à cet article    


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 octobre 17:28

    Peut être simplement sentiment d’impunité , de toute puissance, bref d’ imbécilité profonde .


    • OMAR 20 octobre 19:54
      Omar9
      .
      @Aita Pea Pea
      .
      Israél, Arabie-Saloperie : même combat, même idéologie, même protecteur....

    • redneck redneck 20 octobre 19:58

      @OMAR

       
      Iran, Syrie, Gaza, Libye, Algérie, Yémen, Égypte etc... meme idéologie, meme prophète.


    • mmbbb 21 octobre 11:12

      @OMAR Le roi d Arabie Saoudite a signe un chèque de 100 milliards de dollars aux USA Ce n etait que le premier , Cette affaire sera vite oubliee Quant aux barbouzeries de la sorte , soyons honnête, regardons notre histoire, nous avons ete fort. Les amerloque aussi d ailleurs les Britichs idem


    • velosolex velosolex 21 octobre 13:48

      @Aita Pea Pea
      Tout est fou dans cette affaire. La cible, la façon, le traitement. 

      La cible : Bien que critique envers le régime, ce journaliste exilé restait respectueux, et après avoir applaudi à l’arrivée d’un monarque qui semblait réformiste, avait perdu la langue de bois, mais n’était en rien un danger pour les saoudiens, se contentant d’exhorter la venue de réformes, de la liberté de presse, et davantage d’ouverture au monde.

      La façon : Sans commentaire. Les barbouzes issus des pays de l’est avec leur parapluie semblent des gentilhommes éduqués à coté des mœurs affichés par ces « sopranos »... L’horreur du crime, où les exécuteurs se sont délectés de la souffrance d’un homme dont on coupé vivant les membres, puis la tête, nous plonge dans l’indicible et l’interrogation la plus complète..On est clairement dans les techniques de la mafia sicilienne la plus abjecte, la plus acculturée, en lien avec le moyen age. Le fait que cela se soit passé dans une ambassade, un lieu évoquant les parquets cirés, les convenances, l’éducation, les lois, et qui plus est dans un pays étranger, nous montre clairement qu’on dépasse là toutes les limites, politiques, morales, et même de la cohérence. .

      Le traitement : Plus ou moins à la Fourniret. On fait le coup, puis on nie à fond, au delà de la vraisemblance. Ce type à la tête d’un état fait penser à Caligula. Ou à un clown sadique. On peut penser que ce pays qui n’avait pour richesse que ses troupeaux de chèvres, avant qu’on y trouve par miracle du pétrole, n’était vraiment pas mûr pour assumer la modernité, l’argent tombant à flot, devenant finalement comme une malédiction. Qu’en restera t’il quand la dernière goutte de pétrole sera pompée ; Babylone qui avait une autre gueule et une vraie culture a disparu dans la nuit des sables. Vite, qu’on se mette au solaire pour hâter le processus

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 octobre 16:36
      @velosolex

      Bonjour. Bonne analyse.Il existe une expression terrible mais réaliste pour résumer ce que vous décrivez avec justesse, celle de...Sandniggers.

      Pour le reste, et pour répondre à votre interrogation (Qu’en restera t’il quand la dernière goutte de pétrole sera pompée ? Babylone qui avait une autre gueule et une vraie culture a disparu dans la nuit des sables. Vite, qu’on se mette au solaire pour hâter le processus.« ), je vous approuve.

      Il ne restera que les ruines d’un immense désastre de gaspillages monstrueux de ressources naturelles, des villes hallucinées qui prétendirent un temps devenir des cités modernes, sortes d’Elysium revues à la mode bédouine, des carcasses rouillées d’immeubles abandonnés, jamais habités. Des épaves de bagnoles américaines, des malls ensablés aux vitrines fracassées et pillées. Des réseaux autoroutiers effondrés et ensablés eux aussi. Des tentes trouées, quelques groupes électrogènes tombés en panne, comme tout le reste et, broutant une maigre paille jaunie, des chèvres et des dromadaires faméliques.

      Lisez ce très bon livre intitulé Le Stade Dubaï du Capitalisme ».



    • Jonas 23 octobre 18:06

      @OMAR

      L’Arabie Saoudite est la gardienne des lieux saints de l’islam , celle qui a financée tous les chefs d’Etats Arabo-musulmans et musulmans non arabes, et à construit partout des mosquées dans le monde musulmans avec leur accord et le consentement des masses " Arabo-musulmans analphabètes et incultes. 
      L’Arabie saoudite a rendu riche des chefs d’Etats Arabo-musulmans et Africains à coups de pétrole-dollars , tous ont courbé l’échine et fermé les yeux sur la propagation du Wahhabisme. 

      L’Arabie saoudite , fait toujours partie de la Ligue Arabe, et de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) , pas de réunions ni de prises de positions de ces pays musulmans. 
       
      Ce journaliste saoudien fait tant parler de lui, pour une simple raison , il s’est réfugié aux Etats -Unis et non dans un pays Arabo-musulmans où musulmans non arabes, parce qu’il sait par expérience ce que valent ces pays. Car L’Arabie saoudite gardienne de la Mecque et Médine , ces lieux saints de l’islam , a déjà assassiné un carton de personnes : Nassir Al-Saïd a Beyrouth en 1979. En 2003, le prince Sultan ben Turki, a été kidnappé à Genève. En 2015 , le Major général Ali Al-Qahtani , officier de la garde nationale est mort pendant sa garde à vue etc. 

      C’est la Turquie , du sultan Erdogan compagnon et Frère musulman, qui a emprisonné + de 200 journalistes , des milliers de fonctionnaires , d’intellectuels et d’opposants , qui veut jouer au démocrate. CELA PROUVE QUE L’ON SOIT ARABO-MUSULMAN Ou MUSULMAN NON ARABE , Rien ne change. 



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 octobre 17:40

      La consequence la plus grave de cet événement est que Trump, qui en est le maquereau-en -chef, vient de confirmer que l’Amérique est une pute, puisque elle est prête à tout si on y met le prix. Le prix de l’Amérique pour renoncer à tous ses principes, fermer les yeux sur la torture et l’assassinat et cautionner un régime anti-démocratique c’est 110 G$ cash et des promesses...


      Quant à la « Saoudie », elle déshonore l’humanité et une intervention musclée des nations civilisées devrait IMMEDIATEMENT la sortir du Yemen, puis mettre en marche dans ce pays-martyr une opération humanitaire dont on enverra la facture à Rydad

      PJCA

      • Jeekes Jeekes 20 octobre 19:57

        @Pierre JC Allard

         
         
        Grand A :
        Je me permets de corriger (ou plutôt de simplifier) votre phrase un poil alambiquée.
        Ceci dit, je ne pense pas la dénaturer en écrivant :
         
        ’’l’Amérique est une pute, puisque elle est prête à tout si on y met le prix. à renoncer à tous ses principes’’
         
        Et je fais les deux remarques suivantes :
         
        1 - L’amérique est une pute : dans ce cas, OUI
         
        2 - Elle est prête à renoncer à tous ses principes : NON
         
        Et j’ajoute :
         
        1 - Où avez-vous vu que l’amérique aurait eu des principes, une seule fois ?
         
        2 - A moins que vous ne confondiez avec ce qu’elle imagine être son dieu, sa seule raison de vivre et d’exister, faire du $
         
        Et là, effectivement...
         
         
         
        Grand B :
        Vous vous bercez d’illusions et vous êtes gravement à coté de vos pompes sur le problème de la ’’saoudie.’’ Franchement dire :
         
        ’’la « Saoudie » déshonore l’humanité et une intervention musclée des nations civilisées...’’
         
        1 - Vous croyez réellement que ’’l’humanité’’ ait, un jour, eut besoin de la saoudie pour se déshonorer ?
         
        2 - Votre souhait d’une intervention musclée me laisse perplexe. Et qui donc, selon vous devrait intervenir ?
         
        3 - Parce que si vous espérez que ce que vous appelez les ’’nations civilisées’’ puissent se bouger le cul quand il n’y a pas de pognon à se faire, vous me faites bien marrer (jaune).
         
        D’ailleurs, auriez-vous l’obligeance de nous préciser qui seraient, dans votre esprit, ces soit-disant ’’nations civilisées ?’’
        Celles qui pillent, celles qui tuent, qui massacrent impunément, celles qui détruisent, qui bombardent, celles qui volent les terres, celles qui se goinfrent sur le dos des nations ’’pas civilisées ?’’
         
         
        Allez, j’vous taquine. Je pense avoir compris le sens de votre intervention et je ne suis pas loin d’en partager le constat.
        Mais comme je sais que vous vous exprimez mieux que ça d’habitude, je me suis permis cette petite ’’réprimande’’.
         

        N’en soyez pas vexé, vous le savez tout comme moi ; ce qui se conçoit bien, tsétéra, tsétéra...




      • Le Panda Le Panda 20 octobre 20:15

        @Pierre JC Allard
        Bonsoir,

        C’est avec beaucoup de plaisirs, que je te trouve à nouveau en commentant un article. Je n’arrive pas à te joindre sur « Skype » depuis quelques mois..

        Je t’espère surtout en bonne santé et en forme, nous pourrions parler de cet article plein de bon sens comme ta réponse.

        Au nom de notre amitié depuis des décennies j’attends de tes nouvelles en privé ou ici à ta convenance mon cher Pierre.

        Ton Ami Patrick Le Panda

        Avec toutes mes amitiés et ma grande affection, nous qui nous avons partagé notre amitié en divers continents.

        A bientôt


      • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 22:56
        @Pierre JC Allard

        Une intervention musclée du même type s’imposerait aussi d’urgence en Iran, et dans toutes les régions sur lesquelles l’islamo-nazisme des mollahs a pu étendre son hégémonie.

        Par ordre d’urgence : Gaza, Syrie, Liban.

        Dans le même temps, on confisquerait les fortunes des ayatollahs, converties en dollars, qui dorment dans les banques européennes et s’élèveraient à plusieurs centaines de milliards de dollars. Cela permettrait de financer l’entreprise. Il faut dire ça à Macron, de toute urgence.

      • pemile pemile 20 octobre 23:22
        @Christian Labrune « Une intervention musclée du même type s’imposerait aussi d’urgence en Iran »

        Dans vos interventions vous avez cité environ 1600 fois l’Iran et 70 fois l’Arabie Saoudite, et là, sur un article concernant l’Arabie Saoudite vous détournez encore le débat vers l’Iran ! smiley

        Condamnez tous les financiers du terrorisme islamique, pourquoi cette pudeur de gazelle dès qu’il s’agit de l’AS ?

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 octobre 23:33

        @pemile

        Le prix a la pompe .


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 octobre 04:35

        @Jeekes.


        Reprenant vos objections dans l’ordre.

        a) s’il en est un, quel est le principe auquel l« Amérique ne renoncerait à aucun prix ?

        b) l’humanité n’a pas eu besoin des Saoudiens pour se déshonorer, mais je ne vois pas qu’elle y soit parvenue récemment avec si peu d’effort, une telle bassesse et une telle effronterie.

        c) En principe, une intervention musclée sera sous l’égide de ONU ; en pratique, une nation de moyenne envergure suffirait a éliminer d’une seule frappe »chirurgicale" la petite caste qui la dirige. 

        d) Pour les fins qui nous intéressent, une nation civilisée est toute nation qui juge impardonnable le comportement de la Saoudie.

        e) J’adore être réprimandé : ce sont les seuls moments où l’on est sûr d’avoir suscité un intérêt.

        PJCA


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 octobre 04:43

        @Le Panda


        Je vieillis. Je ne me lance donc au combat que quand je suis TRES indigné.... smiley Pour le reste, comme disait le Grand Roi, - mais avec plus humilité  smiley  - " Sachez, Monsieur, que je vous garde toute mon amitié.

        PJCA

      • Le Panda Le Panda 21 octobre 11:50

        @Pierre JC Allard
        Bon dimanche

        Je vieillis. Je ne me lance donc au combat que quand je suis TRES indigné....  Pour le reste, comme disait le Grand Roi, - mais avec plus humilité  - " Sachez, Monsieur, que je vous garde toute mon amitié.

        Je te remercie de ta réponse et je tente de te joindre dans la semaine à partir de ce mardi à venir, merci pour ton humour que je te retourne et sachez aussi Monsieur Monseigneur que tu as toute mon amitiés

         smiley

         smiley

        Patrick je te contacte par courriel privé mes excuses à l’auteur de l’article que j’apprécies !


      • CORH CORH 21 octobre 15:12

        @Le Panda
        je decouvre qu’Avox est un lieu opportun pour avoir des conversations privées pour ne pas dire intimes


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 octobre 15:39
        @CORH
        Une boîte aux lettres. Panda s’est excusé. Tout à fait normel.
        RB

      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 octobre 16:48
        @Pierre JC Allard
        Bonjour Pierre et merci pour votre visite comme pour votre commentaire.

        Vous écrivez :

        "La consequence la plus grave de cet événement est que Trump, qui en est le maquereau-en -chef, vient de confirmer que l’Amérique est une pute, puisque elle est prête à tout si on y met le prix. Le prix de l’Amérique pour renoncer à tous ses principes, fermer les yeux sur la torture et l’assassinat et cautionner un régime anti-démocratique c’est 110 G$ cash et des promesses...

        Quant à la « Saoudie », elle déshonore l’humanité et une intervention musclée des nations civilisées devrait IMMEDIATEMENT la sortir du Yémen, puis mettre en marche dans ce pays-martyr une opération humanitaire dont on enverra la facture à Ryad."

        Et une Cour pénale internationale présidée par de vrais juges intègres - il en existe - pour juger, condamner et mettre en prison à perpétuité, après avoir confisqué tous leurs avoirs, ces criminels internationaux.

        On peut toujours rêver...

        La seule consolation tient au fait que 28 à 30 millions de propres à rien qui n’ont jamais travaillé et ne vivent que d’une économie de rente sont condamnés à très court terme, partagés entre une société médiévale, une religion féroce, un mode de vie artificiel, des smartphones, de la pornographie et une américanisation dans tous les aspects les plus néfastes qu’elle peut présenter.

        Il faut en effet savoir, mais je sais que vous le savez, qu’aux Etats-Unis mais aussi en Arabie Saoudite, certaines élites intellectuelles sont parfaitement conscientes de ce désastre et souffrent de voir leurs pays respectifs courir à l’abîme.

        Cordialement,
        Renaud Bouchard

      • Le Panda Le Panda 21 octobre 20:16

        @CORH
        Bonsoir

        Le jour où vous aurez la politesse et les relations que je puis avoir avec certains rédacteurs vous aurez droit de paroles à mon égard àl’avenir merci de vous abstenir 


      • Le Panda Le Panda 21 octobre 20:19

        @Renaud Bouchard
        Bonsoir,

        Je vous remercie de votre intervention et je vous présente à nouveau toutes mes excuses. Je vous pense suffisamment censé et intelligent pour avoir compris ma démarche vis à vis de Pierre Allard. Vous savez je le pense que la brosse à reluire n’est pas mon style, il suffit de rester honnête,bonne soirée.

        Bien à vous

        Le Panda


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 22:02
        @pemile

        C’est que l’Arabie Saoudite, surtout ce qu’elle paraissait devenir avec Ben Salmane, et en dépit de toutes les casseroles qu’elle traîne à cause d’un islam jihadiste qu’elle a trop longtemps nourri, n’est pas actuellement notre ennemie. A la différence de l’Iran, elle n’envisage pas de fabriquer des missiles éventuellement nucléarisés qui lui permettraient de frapper l’Europe. Elle ne menace pas non plus notre allié israélien, et comme je suis admirateur autant qu’on peut l’être de la grande aventure du sionisme, c’est pour moi quelque chose de tout à fait essentiel.

        Vous pouvez, si cela vous amuse, préférer un Iran qui rêve de ratatiner tout le monde ; je ne comprends pas du tout qu’on puisse être masochiste mais il faut bien, quand même, tolérer les perversions ; du moins, tant qu’elles ne prétendent pas devenir la norme qui s’imposerait à tout le monde.

      • Cyrus l’ hermite 21 octobre 22:24

        @Christian Labrune

        Sort toi la tète du sable , le Pakistan a déjà la bombe ...
        Ben Laden dormais tout prêt avec la complicité des généraux .

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 octobre 23:17

        @Christian Labrune


        Il est toujours interessant que vous nous donniez ainsi le point de vue d’Israel sur chaque problàme auquel le mode est confronté.

        PJCA

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 octobre 23:35



        • Pierre JC Allard 21 octobre 04:35

          @Jeekes.


          Reprenant vos objections dans l’ordre.

          a) s’il en est un, quel est le principe auquel l« Amérique ne renoncerait à aucun prix ?

          b) l’humanité n’a pas eu besoin des Saoudiens pour se déshonorer, mais je ne vois pas qu’elle y soit parvenue récemment avec si peu d’effort, une telle bassesse et une telle effronterie.

          c) En principe, une intervention musclée sera sous l’égide de ONU ; en pratique, une nation de moyenne envergure suffirait a éliminer d’une seule frappe »chirurgicale" la petite caste qui la dirige. 

          d) Pour les fins qui nous intéressent, une nation civilisée est toute nation qui juge impardonnable le comportement de la Saoudie.

          e) J’adore être réprimandé : ce sont les seuls moments où l’on est sûr d’avoir suscité un intérêt.

          PJCA

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 octobre 23:48

        @Renaud Bouchard

        « La seule consolation tient au fait que 28 à 30 millions de propres à rien... » 

        Heureusement, au moins 95% de la population de l’Arabie Saoudite est composée de victimes, locaux ou travailleurs immigrés. Les vrais coupables sont peu nombreux, bien identifiés... Il suffirait de presque rien pour qu’ils soient mis hors d’État de nuire.

        PJCA

      • Christian Labrune Christian Labrune 22 octobre 10:23
        Il est toujours interessant que vous nous donniez ainsi le point de vue d’Israel sur chaque problàme auquel le mode est confronté.
        ============================
        @Pierre JC Allard

        Je ne vous le fais pas dire, et je ne saurais que vous approuver. Il va de soi que dans la France de ces dernières années, si on veut avoir la possibilité de comprendre quelque chose à ce qui se passe au Moyen-Orient, - et même en Europe, voire ici, chez nous, ce qui est un comble !- il vaut mieux aller voir du côté de ce qui se pense en Israël, où l’information est beaucoup moins truquée et où il se trouve bien des gens qui ont encore les yeux en face des trous.

        Ce qui se raconte en France sur le conflit Israélo-palestinien dépasse en connerie tout ce qu’on peut imaginer. Je n’ai donc même pas regardé tel documentaire crapuleux d’Antenne 2 diffusé récemment, qui faisait apparaître les pauvres pantins Gazaouis manipulés par un Hamas téléguidé par l’Iran comme de pauvres victimes de l’armée de défense israélienne. J’aurais eu encore une fois honte d’être un Français gouverné par des collabos, et cela m’aurait rendu malade.

        Ce qui se raconte en France à propos de l’Iran est d’une telle stupidité que si demain le bazar de Téhéran s’emploie - ce qu’on peut aisément prévoir -, à renverser le régime des mollahs comme il avait renversé le shah en 79, le gouvernement de Macron pourra mettre à la disposition de Khomeini et de ses sbires quelques compagnies de CRS ou de gardes mobiles sous la direction de quelque Benalla pour aider à massacrer l’opposition sans qu’une opinion française parfaitement crétinisée s’en émeuve beaucoup.

        Ce régime islamique est pourtant le dernier avatar du IIIe Reich, installant ses Pétain en Syrie et au Liban, rêvant à voix haute de pouvoir un jour achever ce programme de Wannsee qui a fait toute l’horreur très particulière du nazisme et que les nazis n’avaient même pas osé publier.

      • Christian Labrune Christian Labrune 22 octobre 10:40
        ERRATUM
        « pourra mettre à la disposition de Khomeini »

        KhamenEI et non Khomeini. Excuses

      • pemile pemile 22 octobre 12:22
        @Christian Labrune "C’est que l’Arabie Saoudite, surtout ce qu’elle paraissait devenir avec Ben Salmane, et en dépit de toutes les casseroles qu’elle traîne à cause d’un islam jihadiste qu’elle a trop longtemps nourri, n’est pas actuellement notre ennemie« 

        Vous pensez donc qu’elle ne »nourrit" plus un islam jihadiste et que MBS est en train de pacifier la région ??!!


      • Jonas 23 octobre 18:34

        @Jeekes


        Pourquoi , les pays Arabo-musulman ou musulman non Arabes doivent compter sur les pays non musulmans pour prendre position sur une affaire qui regarde en premier lieu , les pays musulmans ? 

        Presque tous les pays Arabo-musulmans et musulmans non arabes soutiennent l’Arabie saoudite. 

        Avez-vous entendu leurs désapprobations et leurs critiques ? 

        1) C’est un journaliste arabo-musulman , qui est assassiné par d’autres arabo-musulmans dans un pays musulmans. 

        2) Que fait la Ligue Arabe ?
        3) Que fait l’Organisation de la Coopération islamique ?
        3) Que fait la Ligue islamique mondiale ?

        Par ailleurs , ce n’est pas le premier saoudien assassiné , par la monarchie wahhabite , d’autres le furent sans attirer au tant de protestations des pays Occidentaux. 

        Je rappelle qu’un pays arabo-musulman est détruit et sa population massacrée au Yemen , par l’Arabie saoudite et d’autres pays arabo-musulmans , sans avoir au tant de retentissement que ce journaliste ancien apparatchik obscurantiste. 

         Pour mémoire + de 10 000 morts , 14 millions de personnes affamées dont un million d’enfants au Yemen. 

        Les Etats Unis sont une démocratie , même si le Président peut faire des bêtises, la presse, le Congrès ,l’opinion publique , la Cour suprême tiennent leurs rôle. Ce qui n’est pas le cas , de la Russie, de la Chine , des pays Africains sans parler des pays musulmans. 
        Voyez et apprécier le jeu du Frère musulman Erdogan, qui a transformé son pays en une prison pour journaliste , mais veut se présenter comme un défenseur d’un journaliste. 



      • Jonas 23 octobre 19:26

        @Pierre JC Allard


        L’Arabie Saoudite est née en 1932 et depuis cette date , elle a répandu son venin wahhabite dans tous les pays arabo-musulmans et musulmans non arabes avec leur consentement . Ce wahhabisme s’est propagé en Europe avec le flux migratoire incessant. 

        Vous n’allez pas me dire que c’est en 2018, que les arabo- musulmans ou musulmans non arabes viennent seulement d’ouvrir les yeux, soit 86 ans après la création de cette monarchie wahabbite crapuleuse ? Pour constater : Excisions , mutilations corporelles, peines de mort avec exécutions publiques, esclavages, assassinats des opposants, des journalistes , exportation du wahhabisme avec achats des consciences des responsables musulmans à coups de millions de pétrodollars. 

        Combien de responsables musulmans et leurs familles doivent leur richesse au pays du wahhabisme/ 

        Ces mêmes arabo-musulmans et musulmans non arabes qui critiquent , aujourd’hui l’Arabie saoudite sont ceux qui chaque année enrichissent l’Arabie saoudite de près de 17 millards de dollars pour le Hajj. 

        Un autre Arabo-musulman qui n’a pas eu la chance de fuir aux Etats-Unis , comme le journaliste apparatchik du régime Khashoggi , c’est le blogueur RAIF BADAWI arrêté , puis condamné a 10 ans de prison et mille coups de fouet pour « injures envers l’islam ». Pas de tapages , pas de protestations.

        Quant à l’Arabie saoudite , elle déshonore d’abord l’islam et les pays musulmans , pour leur silence complice. Ce sont les pays Occidentaux et leurs presses qui montent au créneau , pas la Chine , pas la Russie , pas l’Inde pas les pays Africains . 


      • BlackListed BlackListed 20 octobre 19:06

        Jamal Khashoggi, membre d’une famille puissante a été proche d’Oussama ben Laden et donc proche de factions islamistes menant le djihad en Afghanistan et ailleurs. Il est devenu membre des Frères Musulmans, organisation désormais classée comme terroriste en Arabie Saoudite.

         
        Il a eu des activités politiques islamiques et été impliqué dans des actions de déstabilisation de Mohamed ben Salman.
         
        Qu’on présente sans cesse Jamal Khashoggi comme un dissident, et comme un journaliste du Washington Post est mensonger. Jamal Khashoggi n’était pas un dissident, mais un islamiste très radical.
         
        Un islamiste très radical est sans doute mort, éliminé par un monarque absolu musulman.
        C’est fréquent dans un monde musulman très violent.

        Combien d’articles sont-ils consacrés aux dizaines de journalistes qui sont simplement journalistes et qui sont emprisonnés arbitrairement dans les geôles turques ?
        Combien d’articles sont consacrés aux exécutions sommaires qui se déroulent par dizaines en Iran ? Combien d’articles incriminent les mollahs iraniens pour les ravages subis par la population du Yémen ?
        Combien d’articles incriminent les abjections commises par le Hamas à Gaza et en Israël depuis Gaza ?


        • Christian Labrune Christian Labrune 20 octobre 22:44
           Il a eu des activités politiques islamiques et été impliqué dans des actions de déstabilisation de Mohamed ben Salman.
           Qu’on présente sans cesse Jamal Khashoggi comme un dissident, et comme un journaliste du Washington Post est mensonger. Jamal Khashoggi n’était pas un dissident, mais un islamiste très radical.
           Un islamiste très radical est sans doute mort, éliminé par un monarque absolu musulman.
          ===========================================
          @BlackListed

          Ces informations que vous apportez sont sont tout à fait essentielles et vous répondez à une question que je posais, plus bas, à Renaud Bouchard, avant d’avoir lu votre intervention. Pourriez-vous nous apporter quelques précisions sur ces questions ?

          J’ai aussi depuis le début l’impression qu’on est en train de s’émouvoir du sort de l’un de nos islamistes auteurs ou complices d’attentats en France, et qui aurait péri, le pauvre, dans une rencontre imprévue avec le GIGN !

        • leypanou 21 octobre 11:32

          @BlackListed
          Combien d’articles sont consacrés aux exécutions sommaires qui se déroulent par dizaines en Iran ? Combien d’articles incriminent les mollahs iraniens pour les ravages subis par la population du Yémen ? : tiens, un clone de Christian Labrune.


        • Zolko Zolko 21 octobre 13:38
          @leypanou  : « BlackListed (...) tiens, un clone de Christian Labrune »
           
          c’est probablement Massada, ça fait un moment qu’on ne l’a plus vu, son compte a du être fermé. D’où le pseudo d’ailleurs. Et le style d’ « argumentation » est identique : ne pas répondre, détourner la question, toujours tout ramener à l’Iran et le Hamas.


        • Massada Massada 21 octobre 13:53

          @Zolko

           
          Chenit Matzada lo tipol (Massada ne tombera pas une nouvelle fois)
          Toujours présent pour démentir vos mensonges smiley


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 octobre 06:17

          @BlackListed

          « Combien d’articles incriminent les mollahs iraniens pour les ravages subis par la population du Yémen ? » 

          Ce ne sont pas les Iraniens, mais des Saoudiens qui créent au Yemen la pire crise humanitaire du siècle et y ciblent les autobus scolaires. ANATHEMA SINT !

          PJCA

        • Massada Massada 22 octobre 08:25

          @Pierre JC Allard

           
          L’Iran a violé l’embargo sur les armes de l’ONU au Yémen en laissant des rebelles Houthis s’approvisionner en drones et missiles balistiques.
           
          Yémen : les Houthis sont « fournis en armes par l’Iran » (Le Drian)

        • Christian Labrune Christian Labrune 22 octobre 10:37
          Ce ne sont pas les Iraniens, mais des Saoudiens qui créent au Yemen la pire crise humanitaire du siècle et y ciblent les autobus scolaires.
          =================================
          @Pierre JC Allard

          Le Hezbollah, vecteur de l’hégémonie iranienne, est partout. La semaine passée, le gouvernement américain qui l’a toujours mis au nombre des organisations terroristes l’a classé aussi, non sans raison, au nombre des organisations criminelles transnationales : trafic de la drogue, blanchiment d’argent, crime organisé.

          Ci-dessous, un article intéressant de Mediapart (un organe de presse pourtant salement compromis dans la collaboration avec l’islamisme en France) fait le point partiellement sur les activités de cette abominable mafia en Amérique du Sud.

          https://blogs.mediapart.fr/otrava-gamas/blog/151117/venezuela-infos-les-tentacules-du-terrorisme-hezbollah

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 octobre 15:28

          @Christian Labrune

          Je vous parle du choix de bombarder sciemment un autobus scolaire et pour tuer une quarantaine d’enfants.. Y trouver des excuses est une infamie. Vite une solution.

          PJCA

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