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Tous les présidents de la Ve République ont été mal élus !

Les 8 présidents de la Ve république (montage France-Info TV) {JPEG}

Régulièrement, Macron est contesté par ses opposants au motif qu’il a été « mal élu ». Et le fait est qu’avec un score de 18 % des électeurs inscrits au 1er tour de la présidentielle, ce constat s’impose comme une évidence. Macron est-il pour autant unique en son genre ? La réponse est clairement non. L’observation des précédents scrutins est à cet égard édifiante car elle montre que l’actuel chef de l’État est en très bonne compagnie : tous les présidents de la Ve République ont de facto été « mal élus » !

Il est impossible de comparer les différents scrutins présidentiels qui ont été organisés en France depuis que le suffrage universel a été institué – en 1962 – par voie référendaire pour élire le chef de l’État, à l’initiative du général De Gaulle. L’offre politique du 1er tour comme du 2e tour a en effet beaucoup varié au fil du temps, à l’image du paysage électoral de notre pays dans un environnement en profonde mutation, tant sur la scène domestique qu’au plan international. L’observation des scores obtenus par les vainqueurs de ces élections relativement au nombre des électeurs inscrits n’en est pas moins porteuse d’enseignements :

2017 : Macron vs Le Pen 1er tour 18 % 2e tour 44 %

2012 : Hollande vs Sarkozy 1er tour 22 %  2e tour 39 %

2007 : Sarkozy vs Royal 1er tour 25 %  2e tour 43 %

2002 : Chirac vs Le Pen 1er tour 14 % 2e tour 62 % (effet 21 avril)

1995 : Chirac vs Jospin 1er tour 16 % 2e tour 39 %

1988 : Mitterrand vs Chirac 1er tour 27 % 2e tour 44 %

1981 : Mitterrand vs Giscard d’Estaing 1er tour 21 % 2e tour 43 %

1974 : Giscard d’Estaing vs Mitterrand 1er tour 27 % 2e tour 44 %

1969 : Pompidou vs Poher 1er tour 34 % 2e tour 37 %

1965 : De Gaulle vs Mitterrand 1er tour 37 % 2e tour 45 %

Contrairement à ce qui a été affirmé, dès le lendemain de la présidentielle, par des responsables politiques et de très nombreux blogueurs, Macron, s’il a effectivement été « mal élu » n’a pas été le pire de la Ve République : par deux fois, Chirac a réalisé une performance encore plus médiocre au 1er tour, le 2e tour de 2002 ne pouvant être analysé du fait que le favori de l’élection (Jospin) en était absent. À la décharge de Chirac, il faut bien reconnaître que sa tâche n’a pas été facilitée en 1995 par la présence du dissident Balladur, issu comme lui du gaullisme et auteur d’un score assez proche de celui du Corrézien.

Pour ce qui est du 2e tour, Macron se situe à peu de choses près dans les mêmes eaux que Sarkozy, Mitterrand, Giscard, et... De Gaulle lui-même ! Mais il s’agit là d’un résultat en trompe l’œil car si Macron avait été opposé en finale à un candidat labellisé « républicain » en lieu et place de Le Pen, nul doute que sa performance eût été assez nettement plus médiocre relativement au résultat acquis face à une candidate du Front National qui a montré tant de limites au printemps.

Un mot enfin sur Pompidou, si haut au 1er tour et si bas au 2e tour : cela s’explique tout simplement par la personnalité de son adversaire, le centriste Poher, de couleur politique très proche de celle du Cantalien. Les anciens se souviennent d’ailleurs certainement que c’est en cette occasion qu’a été popularisée en politique l’expression « bonnet blanc, blanc bonnet », en l’occurrence utilisée à bon escient ce qui n’est pas toujours le cas.

Cela dit, force est de constater en analysant ces données que tous les présidents de la Ve République ont effectivement été mal élus. Et cela avec un déficit de 5 à 13 points relativement à une majorité absolue qui serait calculée sur le nombre des électeurs inscrits et non sur celui des suffrages exprimés. Doit-on en conclure que le système électoral français débouche sur une légitimité contestable des présidents élus, et cela depuis le référendum de 1962 ? Nombreux sont ceux qui le pensent, y compris parmi les éditorialistes et les politologues. Nul doute que cette question, de nature constitutionnelle, ne manquera pas de revenir dans le débat tant elle devient de plus en plus prégnante, notamment sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites citoyens du web.

Autres données non seulement intéressantes, mais essentielles car elles illustrent le rapport entre la population et ceux qui aspirent à la diriger : celles de l’évolution du cumul des abstentions et des votes blancs ou nuls. Des données qui, scrutin après scrutin, ont permis de mesurer le niveau de la défiance et du rejet ressentis par une partie de la population française à l’égard de l’offre politique du moment :

2017 : Macron vs Le Pen 1er tour 24 % 2e tour 34 %

2012 : Hollande vs Sarkozy 1er tour 22 %  2e tour 24 %

2007 : Sarkozy vs Royal 1er tour 18 %  2e tour 20 %

2002 : Chirac vs Le Pen 1er tour 31 % 2e tour 25 %

1995 : Chirac vs Jospin 1er tour 24 % 2e tour 29 %

1988 : Mitterrand vs Chirac 1er tour 20 % 2e tour 19 %

1981 : Mitterrand vs Giscard d’Estaing 1er tour 20 % 2e tour 17 %

1974 : Giscard d’Estaing vs Mitterrand 1er tour 17 % 2e tour 14 %

1969 : Pompidou vs Poher 1er tour 23 % 2e tour 36 %

1965 : De Gaulle vs Mitterrand 1er tour 16 % 2e tour 18 %

Là encore, il convient de mettre à part l’élection de 1969, le fort taux d’abstentions du 2e tour étant dû à la proximité idéologique du gaulliste Pompidou et du centriste Poher, duel qui a démobilisé un grand nombre des électeurs de gauche, orphelins d’un candidat en finale.

En réalité, ce tableau montre clairement qu’il y a eu en 2017 une nette progression du rejet des candidats opposés au 2e tour, à tel point que Mélenchon a pu, le 7 mai, souligner ce fait exceptionnel : « Madame Le Pen arrive la troisième de ce deuxième tour après monsieur Macron, l’abstention, les bulletins blancs et nuls  » ! Une progression d’autant plus significative des abstentions et votes non exprimés en 2017 qu’elle relègue à plus de 5 points le taux pourtant très élevé du scrutin de 1995, année où l’offre politique avait déjà suscité un évident manque d’enthousiasme des électeurs.

En conclusion, si tous les présidents de la Ve République ont effectivement été « mal élus », Macron est très probablement celui dont l’élection aura été la plus contestée et la moins assise sur une adhésion à sa personne. Une élection par défaut, face à une candidate du FN décrédibilisée par son pathétique débat d’entre-deux tours après que la droite républicaine se soit suicidée en maintenant au 1er tour la candidature de Fillon.

On dit souvent, et ce n’est pas un banal cliché, qu’en politique il faut avoir de la chance pour parvenir à ses fins. Et sans faire injure aux réelles qualités de stratège de Macron – le timing du lancement de son mouvement puis celui de sa démission du gouvernement ont été des coups de maître –, force est de reconnaître que cette chance lui a très largement souri avec les déboires judicaires du candidat estampillé Les Républicains et la décomposition du Parti Socialiste.

Une chance, il est vrai, très largement aidée par les grands médias. Faute de pouvoir porter une candidature crédible du PS ou une candidature morale de LR, ceux-ci ont en effet largement soutenu ce joker si bien taillé pour servir les intérêts des puissances industrielles et financières. Tout à la fois propre sur lui, cultivé, résolument moderne, porteur d’un dynamisme à l’anglo-saxonne, Macron avait de facto tout pour faire le job aux yeux des éditorialistes libéraux et des patrons de presse.

« Mal élu », Macron ? Sans aucun doute, mais peut lui chaut : il est à l’Élysée, et il n’y a que cela qui compte à ses yeux car il sait que les Français sont légitimistes. Dès lors, il estime pouvoir faire passer dans ses premiers semestres de mandat les principales contreréformes attendues par le Medef et les puissances capitalistes. Et de fait il n’y a guère de réactions dans une population nettement plus caractérisée par le fatalisme que par l’esprit de résistance. Ce serait pourtant le moment de s’opposer à la casse sociale en marche car demain il sera trop tard !


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103 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 16 novembre 16:16

    Fergus bonjour,

    désolé si tu te sens offusqué comme tu me l’as indiqué, là où je n’aurai pas du effectivement laissé mon commentaire.

    Tu le constate toi-même ton propre article et je les valide toujours avec u mot. Agora Vox devient de pire en pire. J’ignore si tu as lu mon article ou pas ? Je prends le soin de lire tous ceux que je valide. L’avis sur ton article 1/5 cherchez l’erreur, les pourritures de la modération sèment un tel bordel que ce qui représente une affaire d’état ne passe pas. J’en suis écœuré......Je reviens pour te parler de ton article.

    Je suis de plus très fatigué (problème de santé) puis tu verras il y a quoi 15 ou maxi 20 rédacteurs qui tiennent la route. Donc je vais chercher un autre lieu ou publier tellement c’est démoralisant dans tous les sens. Bien à toi


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 16 novembre 16:20

      Demain il sera trop tard ?

      Le Medef et le capitalisme ont le vent en poupe ?

      A la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux ont décidé d’imposer leurs idées en utilisant une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée : « il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc ». Cette idéologie a infesté les sociétés occidentales, provoqué le déclassement social du plus grand nombre et engendré des profits gigantesques pour quelques-uns.

      Une oligarchie a alors confisqué le pouvoir, mais quand la crise financière de la fin des années 2000 a mis en péril sa fortune et son patrimoine, elle a redécouvert les vertus de l’état. Ceux qui hier ironisaient sur l’ »état-providence » ont réclamé son intervention à grands cris : « Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! » Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont les plus démunis qui ont été rançonnés.

      Ce serait quoi l’alternative ? Le personnel politique présent depuis trente ans nne semble pas pouvoir convaincre un électorat échaudé qui dans le pire des cas vote pour ses prédateurs, mal élus, certes, mais élus, et s’abstiennent dans le meilleur des cas.

      C’est ça la situation. Si vous avez une proposition, faites-la.


      • Le Panda Le Panda 16 novembre 16:26

        @Jeussey de Sourcesûre
        Bonjour,

        lorsque j’ai quelque chose à dire, je le fais, dont acte,

        Demain il sera trop tard ?

        Le Medef et le capitalisme ont le vent en poupe ?

        Vous avez raison, ne comptez plus sur moi et je ne vous dis pas merci pour votre attitude. Il est très facile de voir la paille dans l’œil de l’autre et de ne pas constater ses propres et diverses latences bon courage.


      • Fergus Fergus 16 novembre 16:39

        Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

        Entièrement d’accord : la référence au « Tina » est devenue particulièrement prégnante dans la société française et explique assez largement la passivité de nos concitoyens ; j’ai d’ailleurs déjà mentionné cet acronyme dans différents commentaires.

        « un électorat échaudé qui dans le pire des cas vote pour ses prédateurs, mal élus, certes, mais élus, et s’abstiennent dans le meilleur des cas. »

        En effet, là se trouve le blocage de notre société, et l’on ne voit malheureusement pas les prémices d’une sortie de cet état d’apathie.


      • Ratatouille Ratatouille 16 novembre 20:03

        @Jeussey de Sourcesûre
        c’est bien, l’essencier est dit ,pas de petit chipotage à faire ,je me repose ,
        après c’est sur la distance qu’il faut tenir ,en tous cas je suis content de laisser ma place à des esprits éclairés,comme vous et d’autres ,enfin du repos bien mérité ,merci donc ,et une grosse bises (lol)  smiley


      • Laulau Laulau 17 novembre 09:23

        @Jeussey de Sourcesûre
        Ceux qui hier ironisaient sur l’ »état-providence » ont réclamé son intervention à grands cris : « Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! »

        Comme l’a dit Mélenchon hier à l’assemblée nationale ce TINA là risque de se reproduire sous peux. La bulle financière est au même niveau qu’en 2008 et la déflagration semble très proche. Macron va nous expliquer que ses « réformes » ne donne pas de résultat à cause de cette nouvelle crise mais qu’il faut continuer les sacrifices à ce Minotaure bancaire.


      • Fergus Fergus 17 novembre 09:38

        Bonjour, Laulau

        Mélenchon a raison : si une nouvelle crise survient - et cela semble être une réelle possibilité -, nul doute que Macron utilisera à son tour la même argumentation.

        La question qui se pose est : les Français, échaudés et instruits par la précédente expérience, seront-ils aussi passifs ? Pas sûr !


      • Le Panda Le Panda 16 novembre 16:23

        Fergus,

        Je peux toujours te passer mon article et tu verras il passeras. revenons à ton article, à l’époque ou De Gaule fut élu, les français ne connaissaient pas le suffrage universel. Ensuite cette Vème République c’est lui qui l’a crée de toutes pièces à sa main d’accord. De plus c’est lui qui a donnée le droit de vote aux femmes. Il prenait à sa charge ses propres frais personnels. Il ne faut pas voir un homme d’état uniquement par le nombre de suffrages obtenus ok, mais ce qu’il apporte à la nation qu’il dirige. Plus nous avons avancé dans les délectations présidentielles , plus nous avons sombrés. Voilà je tente d’ouvrir le débat et je pense que je connais l’histoire de France et sa politique. Cordialement à te lire


        • Fergus Fergus 16 novembre 16:50

          Re-bonjour, Le Panda

          « Plus nous avons avancé dans les délectations (?) présidentielles , plus nous avons sombrés. »

          A ce détail près que - les tableaux le montrent de manière éloquente - les électeurs vont toujours aux urnes et reconduisent le même type de prédateur libéral scrutin après scrutin.

          Par adhésion ? Non. Par fatalisme ? Oui, et en cela Jeussey a raison de rappeler ci-dessus le fameux « Tina » qui sonne comme un slogan incontournable de la doxa libérale.

          Curieuse société que la nôtre, serait-on tenté de dire. Et pourtant non : il se passe grosso modo la même chose chez nos voisins. Ce qui pose une question : est-ce nous qui sommes incapables de mesurer les bienfaits du libéralisme triomphant ? ou bien est-ce la masse de ceux qui reconduisent les prédateurs qui est victime d’une grave cécité ? 


        • francois 16 novembre 16:56

          @Fergus

          Ma y est croit quest vous zetes aveugle.

          Le scrutin électoral non proportionnel en pays libéral qualifie toujours un minoritaire.

          Sur les dernières élections, l’abstention est notoire.

          Donc pas d’adhésion, pas de fatalitate mais un effet cliquet qui sera très très ardu à supprimer.

          Révolution mais pour aller où ?


        • Fergus Fergus 16 novembre 17:08

          Bonjour, francois

          Je sais parfaitement à quoi m’en tenir sur le système, mais comme je l’ai indiqué dans l’article, c’est un autre débat.

          Mon texte a été simplement motivé par la notion de « mal élu » si souvent utilisée depuis le printemps. D’où ce regard dans le rétroviseur qui m’a éclairé sur les réalités électorales de la Ve République.

          « Sur les dernières élections, l’abstention est notoire. »

          Oui, mais pas forcément plus importante qu’à d’autres moments. En réalité, ce qui caractérise la présidentielle de 2017, c’est moins le niveau de l’abstention que celui des votes non exprimés (les blancs et les nuls) qui, lors du 2e tour, a triplé par rapport aux taux les plus hauts enregistrés jusque-là. C’est un fait signifiant car cela concerne des électeurs qui ont fait l’effort d’aller voter et de manifester ainsi leur profond désaccord avec l’offre politique.


        • Le Panda Le Panda 16 novembre 17:08

          @Fergus
          « Plus nous avons avancé dans les délectations (?) présidentielles , plus nous avons sombrés. »

          Précisions pour les intelligents ou les nuls comme moi, autant que la Vème ne sera pas remplacé et que la délectation au pluriel fasse la gloire des candidats nous sommes effectivement plus qu’en pleine cécité. Les votes blancs sont prits en compte non. Je ne parle pas à Jeussey l’auteur de l’article de ,l’article c’est toi et tu affirmes des choses qui vont tout à fait à contre courant des réalités. Les animaux sont souvent des prédateurs ils ne sont pas nuisibles pour autant. Notre société est aussi bizarre, que le fait de pouvoir dire vous dit étrange. Il est évident qu’il faut constater ce qu’il reste des autres sorti de de Gaule, une sinistre masse de saloperies. Je le constate presque en tous lieux sauf dans l’associatif réel. Prouves le contraire avec des références non avec des chiffres.


        • francois 16 novembre 17:12

          @Fergus
          Est bien élu un dictateur. Faut choisir son camp


        • Le Panda Le Panda 16 novembre 17:27

          @Fergus

          Erratum pas

          De Gaule , mais De Gaulle, frappe trop rapide !


        • Fergus Fergus 16 novembre 17:33

          @ Le Panda

          Syndrome du pêcheur ? Ou du pécheur ? smiley


        • Le Panda Le Panda 16 novembre 17:54

          @Fergus

          Syndrome du pêcheur ? Ou du pécheur ? 

          Les syndromes que je présente doivent êtres bien plus grave que cela. J’en rigole en plus de 12 ans c’est la 1ere fois que je me fais bloquer et j’en suis content. Mais expliques moi ton jeu de mots, car je ne suis ni l’un ni l’autre. 
           smiley
          Dommage qu’à ton article il manque ce que tous les présidents de la Vé ont coûtés à la France, tu avances pour savoir ou comprendre quoi que je n’arrive à saisir ?  smiley


        • Fergus Fergus 16 novembre 18:40

          @Le Panda

          « expliques moi ton jeu de mots »

          Rapport à la « gaule ».


        • Le Panda Le Panda 16 novembre 20:21

          @Fergus

          « expliques moi ton jeu de mots »

          Rapport à la « gaule ».

          Merci en la circonstance, elle ne plonge pas dans l’eau et indique 18h


        • Bernie 2 Bernie 2 16 novembre 22:27

          @Le Panda

          J’ai envie de tirer une balle entre les deux yeux de chaque panda qui refuse de baiser pour sauver son espèce.

          Edward Norton (Tyler Durden si je spoile, bon d’accord,film de 1999, y a prescription) Fight Club


        • zygzornifle zygzornifle 16 novembre 16:26

          C’est de la faute aux mougeons qui broutent leur appétissantes fausses promesses comme de l’herbe bien grasse et finalement se font tondre jusqu’à la moelle , on les entend déjà bramer moins d’un mois après l’élection , ils gueulent comme des putois en chaleur et quand on leur demande pour qui ils ont veautés ils n’ont même pas le courage d’avouer, tout ce qu’ils font c’est écarter le cul pendant 5 ans attendant la prochaine fourrée car ils se feront une fois de plus fourrer , haaa le crétinisme de masse du aux perturbateur endocriniens fait des ravage dans leurs troupeaux ......


          • Fergus Fergus 16 novembre 16:54

            Bonjour, zygzornifle

            Quand vous avez dit cela, vous n’avez malheureusement rien dit ! Car, de fait, ce « mougeonisme » - si je puis dire - touche bel et bien toutes les catégories de la société, des CSP+ aux classes populaires. Comment l’expliquer ? Personnellement, je n’ai pas de réponse.


          • Cateaufoncel 16 novembre 17:11

            @Fergus

            « Comment l’expliquer ? Personnellement, je n’ai pas de réponse. »

            Moi, j’en ai une : la perte complète de crédibilité des idéaux enthousiasmants d’une époque très dure à la majorité des prolétaires : la seconde moitié du XIXe siècle


          • Fergus Fergus 16 novembre 17:20


            @ Cateaufoncel

            Et peut-être aussi cela, qui rejoint votre observation : 1953 vs 2013 : paradoxe des conditions de vie.


          • Cateaufoncel 16 novembre 18:30

            @Fergus

            Très intéressant, au point que j’ai copié-collé le texte pour conserver dans mes archives.

            Cela dit, il resterait à analyser les raisons pour lesquelles les Perret, tout en votant Mélenchon, ne croient plus ni au Grand Soir, ni aux lendemains qui chantent...


          • Fergus Fergus 16 novembre 18:44

            @ Cateaufoncel

            Même relatif, c’est à mon avis un phénomène d’embourgeoisement qui est en cause.


          • kirios 16 novembre 16:42

            bravo pour l’ensemble de votre commentaire !

            « haaa le crétinisme de masse du aux perturbateur endocriniens fait des ravage dans leurs troupeaux ...... »

            ... et fait de nous tous des victimes de ce pouvoir de plus en plus fasciste .

            • francois 16 novembre 16:51

              @kirios
              monsieur decouvre la ploutocratie.


            • Fergus Fergus 16 novembre 16:58

              Bonjour, kirios

              Désolé, mais je ne vois pas de « fascisme » dans l’exercice du pouvoir en France, ne serait-ce qu’en raison de l’absence de la dimension nationaliste qui le caractérise.

              En revanche, je suis d’accord avec François pour parler de « ploutocratie ».


            • Cateaufoncel 16 novembre 17:03

              Ce genre d’argumentation n’est rien d’autre qu’une contestation de la démocratie par des individus qui ne peuvent s’en servir pour atteindre leurs objectifs largement minoritaires - des gauchistes pour simplifier.

              On ne l’entendrait jamais en Suisse - un pays dont je suis attentivement le fonctionnement de la démocratie directe -, où les résultats légitimes sont beaucoup moins « légitimes » qu’en France.

              La construction de minarets, par exemple, a été approuvée par 57.5 % de 53.76% des inscrits,soit par 30.9 % des inscrits, mais il ne s’est pas trouvé un seul Plenel ni même un seul barbu pour contester ce qui est considéré comme une décision du peuple suisse.

              Et on peut, sans mauvaise foi, considérer que lorsque 2,7 millions de citoyens s’expriment, leur choix est beaucoup fiable que celui d’un millier de sondés, « scientifiquement » sélectionnés.

              « Mieux », si j’ose dire : la dernière initiative contre l’immigration de masse (vote du 9.2.14) n’a été approuvée que par 50.33 % de 56.57 % des inscrits, soit 28.5 % des inscrits, et là non plus, personne n’a mis en cause la légitimité de cette majorité du peuple suisse, et en dépit d’une différence de voix minime (19’000 sur 2’900’000)

              Je rappelle aussi que le Brexit a été accepté par 51.89 % de 72.21 % des inscrits,soit par 37.5 % des inscrits.

              En démocratie, la majorité est faite par ceux qui se prononcent, et ceux qui ne le font pas ont tort. Ils n’ont aucune excuse et ne méritent aucune considération arithmétique. Ils sont censés se ranger à la décision de ceux qui se sont déplacés et qui, de ce fait, sont le peuple souverain. Ce sont ceux qui s’en mettent volontairement en marge, qui n’ont aucune légitimité.

              J’ajoute que dans le cas des présidentielles françaises, on se trouve en présence d’équivalents-sondages portant sur des dizaines de millions de personnes.

              Dans cette optique, il m’apparaît que l’article de Fergus n’a d’autre but que de provoquer l’indignation infondée de marginaux exhalant leur rancoeur de n’être que ce qu’ils sont, c’est-à-dire des marginaux condamnés à le rester.

              P.S. - Il est inutile de me taxer de macrolâtrie, je considère ce bellâtre comme une anomalie dont j’espère que la France se débarrassera avant la fin du quinquennat. Mais en attendant, je respecte le choix des urnes.


              • Fergus Fergus 16 novembre 17:16

                Bonjour, Cateaufoncel

                En écrivant cet article, je n’avais pour objet ni d’alimenter les « rancœurs » de qui que ce soit, ni d’argumenter pour ou contre la légitimité des présidents successifs, mais tout simplement de voir qui avaient été les plus « mal élus » - mais pas forcément les moins légitimes - des chefs d’état de la Ve République.

                Pour aller dans votre sens, Pompidou n’a pas été le moins légitime des présidents français, et cela malgré des statistiques électorales calamiteuses.


              • francois 16 novembre 17:17

                @Cateaufoncel
                « En démocratie, la majorité est faite par ceux qui se prononcent, et ceux qui ne le font pas ont tort. Ils n’ont aucune excuse et ne méritent aucune considération »

                Monsieur ou Madame confond démocratie et plebsicite. Les gens comme vous qui dévoyaient le mot démocratie et qui le confondent avec ploutocratie ne mérite aucune blablablabla : complice du systéme.


              • Fergus Fergus 16 novembre 17:31

                @ francois

                Désolé, mais je rejoins Cateaufoncel sur ce point : personnellement, j’ai toujours milité pour les votes blancs contre l’abstention.

                L’abstention met en effet dans le même sac ceux qui refusent d’aller voter pour des motifs respectables de rejet de l’offre politique et ceux qui ne vont pas voter pour toutes les mauvaises raisons possibles. Cet amalgame non contestable contribue à décrédibiliser la démarche.

                Les votes blancs et nuls sont en revanche une manifestation de rejet d’autant plus pertinente qu’ils sont le fait d’électeurs qui font l’effort de se déplacer vers les bureaux de vote. En 2017, pour la première fois, l’on a entendu des politologues analyser les causes de ces votes non exprimés, eu égard à la forte progression de leur nombre. C’est pourquoi l’on doit aller plus loin encore dans le soutien au vote blanc, et si possible à une véritable reconnaissance de celui-ci pouvant possiblement influer sur le résultat du scrutin.


              • François Vesin François Vesin 16 novembre 18:00

                @Cateaufoncel

                «  En démocratie, la majorité est faite par ceux qui se prononcent, et ceux qui ne le font pas ont tort. Ils n’ont aucune excuse et ne méritent aucune considération arithmétique. Ils sont censés se ranger à la décision de ceux qui se sont déplacés et qui, de ce fait, sont le peuple souverain. Ce sont ceux qui s’en mettent volontairement en marge, qui n’ont aucune légitimité. »

                Le peuple souverain s’est prononcé en 2005.
                En 2008, les ploutocrates ont annulé son vote.
                Le peuple qui participe aux pantalonnades électorales
                depuis cette date se soumet à cette caste mafieuse.

                Le peuple qui a choisi l’abstention est souverain et,
                ne vous en déplaise, il a choisi légitimement de ne
                plus venir étaler sa soumission plutôt que de prendre
                les armes et de dégager les tyrans (et leurs complices).

                Vos leçons de civisme sont indécentes et résonnent
                comme autant de bêlements dans un troupeau désorienté.
                Si le sens du mot souverain vous échappe, ayez au moins
                l’élémentaire correction de ne pas le déshonorer !




              • Aristide Aristide 16 novembre 18:25

                @François Vesin

                Le peuple a choisi l’abstention, serait-ce donc que ceux là même qui ne s’expriment pas porteraient tous vos fantasmes sur la soumission, les armes et tout cela ...

                Vous voilà donc auto proclamé porté parole de ceux qui refusent de la donner. Bravo, ... 





              • Cateaufoncel 16 novembre 18:32

                @Fergus

                « En écrivant cet article, je n’avais pour objet ni d’alimenter les « rancœurs » de qui que ce soit, ni d’argumenter pour ou contre la légitimité des présidents successifs. »

                Peut-être, mais votre chapeau est en forme de contestation de la légitimité de Macron et je ne cautionne pas la formule « mal élu ».

                Du moment qu’il y a, en lice et a priori, cinq grands candidats qui se partageront 90 % des votants, quel pourcentage des inscrits faudrait-il rassembler pour être « bien élu » ?

                Et, question complémentaire, dans un tel contexte, et compte tenu des divisions profondes de la société française sur l’identité, sur la préférence nationale, sur l’Europe, sur l’Islam, sur les musulmans, sur l’immigration allogène, être « bien élu » - au sens où vous l’entendez – au premier tour, est-ce seulement possible ?


              • Cateaufoncel 16 novembre 18:34

                @francois

                « Monsieur ou Madame confond démocratie et plebsicite. »

                Je crains que votre définition du plébiscite ne corresponde pas à la réalité, je ne vois donc pas la possibilité d’entrer en matière.


              • Cateaufoncel 16 novembre 18:40

                @François Vesin


                « Le peuple souverain s’est prononcé en 2005. En 2008, les ploutocrates ont annulé son vote. »

                Il a été trahi par les défenseurs du NON, et lui-même ne s’est pas révolté pour faire respecter son vote. C’est tout ce que je peux dire.

                « Le peuple qui a choisi l’abstention est souverain et,ne vous en déplaise, il a choisi légitimemede neplus venir étaler sa soumission plutôt que de prendreles armes et de dégager les tyrans (et leurs complices). »

                Par nature, je pense que la politique du chien crevé au fil de l’eau est un non-choix, vous, vous pensez le contraire, nos points de vue sont donc inconciliables.

                Tant pis smiley


              • Fergus Fergus 16 novembre 18:56

                Bonsoir, François Vesin

                « Le peuple souverain s’est prononcé en 2005.
                En 2008, les ploutocrates ont annulé son vote. »

                C’est vrai, indiscutablement. Mais qui est descendu dans les rues pour empêcher ce déni du vote des citoyens ? Quasiment personne ! Dès lors, les élus du Congrès ont eu les coudées franches, ce qui n’aurait pas été le cas s’ils avaient dû affronter des masses de manifestants ou des vagues de protestation dans leurs circonscriptions.

                « Le peuple (...) a choisi légitimement de ne plus venir étaler sa soumission »

                Certes, mais en amalgamant son abstention avec celle des marginaux, des dilettantes, des désinvoltes et des irresponsables. Se rendre au bureau de vote pour déposer un bulletin blanc est un acte beaucoup plus fort car il sanctionne sans ambiguïté le rejet de l’offre politique.

              • gruni gruni 16 novembre 17:39

                Bonsoir Fergus


                Ce qui ne me console pas, c’est que dans moins de 5 ans nous aurons un(e) autre Président qui sera certainement « mal élu ». Le plus grave à mon avis serait que le jour de l’élection venu, le pays se retrouve dans la même situation sociale et économique qu’aujourd’hui. C’est là que nous verrions s’il n’y a pas d’autres alternative que Macron. 

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