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Quand les espaces verts deviennent des éléments primordiaux de promotion de la santé

     Parler de promotion de la santé, c’est sans ambages faire appel à l’idée de création d’un environnement favorable au bien-être des populations. Parmi l’ensemble des politiques d’aménagement du territoire participant à donner aux individus un plus grand contrôle sur leur santé, la création d’espaces verts semble se présenter comme l’un des éléments primordiaux de promotion de la santé...

Depuis une trentaine d’années, la notion de promotion de santé est au cœur des démarches et politiques de santé publique dans le monde. Selon l’OMS dans son glossaire de la promotion de la santé, le concept de promotion de la santé s’inféode à « un processus social et une politique globale, qui comprend non seulement des actions visant à renforcer les aptitudes et les capacités des individus mais également des mesures visant à changer la situation sociale, environnementale et économique, de façon à réduire ses effets négatifs sur la santé publique et sur la santé des personnes ». 

C’est donc un processus qui confère aux individus, les moyens de mieux maîtriser les déterminants de la santé et ainsi de l’améliorer. Sa mise en œuvre passe par l’application de cinq grands principes d’action prioritaire définis par la charte d’Ottawa. Il s’agit de la création des milieux favorables à la santé, du renforcement de l’action communautaire, du développement des aptitudes personnelles, de la réorientation des services de santé et de l’élaboration des politiques conditionnant la santé. 

En lien avec notre sujet, nous nous focaliserons essentiellement tout au long de notre réflexion, sur un domaine d’action prioritaire, en l’occurrence « la création des milieux favorables à la santé ». Promouvoir la santé sur un territoire, c’est avant tout modifier ou transformer les milieux de vie et non pas se limiter à un changement des comportements de santé (Avoir une alimentation saine, manger équilibrer, faire du sport…). De ce fait, agir sur la santé passe au préalable par un choix d’aménagement et de planification favorables à la santé. 

De tous les aménagements créant des conditions adéquates à la santé populationnelle, notre regard s’est porté sur les espaces verts. Désignant selon Géoconfluence« des terrains non encore bâtis, végétalisés ou arborés, boisés ou agricoles », les espaces verts sont considérés aujourd’hui comme des ressources indispensables de promotion de la santé. De nombreux travaux de recherches et études s’accordent à démontrer la relation étroite entre la présence des espaces verts et la santé physique, mentale et sociale.

Les espaces verts, facteur de promotion de la santé physique

  • Iphone prenant en photo un palmier

Credit : Achraf/Iwaria.org

Les maladies non transmissibles y compris les cancers, les maladies cardio-vasculaires, les maladies respiratoires chroniques, le diabète ainsi que les troubles mentaux et neurologiques constituent une menace importante pour la santé humaine. Selon Nathalie Röbbel, spécialiste de l’OMS, ces maladies représentent actuellement 68 % de la mortalité mondiale chaque année. Une telle situation alarmante a conduit la communauté internationale, à la recherche de solutions et à l’élaboration des politiques de santé publique dans l’optique de réduire ce taux de mortalité inquiétant lié aux différentes pathologies.

Parmi les nombreuses recherches menées, l’importance de la présence des espaces verts en milieu urbain, fait partie des palliatifs majeurs pour atteindre une meilleure santé. De nombreuses études dans le monde ont souligné les effets positifs qu’engendrent les espaces verts sur la santé physique (La santé physique se définissant comme l’état corporel d’un individu, prenant tout en considération, de l’absence de maladie jusqu’au niveau de condition physique). Selon une étude écossaise réalisée au sein de huit villes européennes, le risque d’être atteint d’obésité est inférieur à 40% dans les quartiers disposant d’un ou plusieurs espaces verts. 

En outre, se penchant sur le lien entre le végétal et la mortalité, une étude américaine a permis de montrer que les espaces verts seraient un facteur de réduction (40%) des décès prématurés en milieu urbain. En Australie, un sondage postal adressé par des chercheurs (Sugiyama et Al, 2008) à plus de 1000 adultes , a démontré le lien étroit entre perception positive de la santé et la présence de la verdure. Se focalisant sur la relation entre longévité et présence des espaces verts, une étude prospective réalisée par Takano et Al en 2002, au japon, est parvenue à prouver l’impact des espaces verts sur la longévité. Selon les auteurs, la survie augmente de façon significative en fonction de la disponibilité des parcs, des rues bordées d’arbres, des forêts… 

En somme, toutes ces études transversales à grande échelle suggèrent une relation positive entre santé autodéclarée et présence des espaces verts. Bien qu’étant insuffisantes pour établir des liens de causalités, ces études peuvent permettre d’affirmer que les espaces verts constituent un facteur prédictif d’une meilleure perception de la santé.

Les espaces verts, des espaces thérapeutiques

  • Femme avec une branche entre les mains

Crédit : Nappy/pexels.com

Sur tous les territoires du monde, les troubles mentaux sont à l’origine de plusieurs décès précoces et de mauvais états de santé. Le fardeau associé à cette réalité s’est accru de plus d’un tiers entre 1990 et 2010 selon les experts. La nature chronique de certaines maladies mentales ainsi que leur incidence sur la capacité à trouver et à maintenir un emploi à temps plein, constitue un véritable défi pour plusieurs États. Résultant des facteurs biologiques, socio-économiques et environnementaux, les maladies mentales sont au cœur d’une multitude d’études scientifiques. 

A cet égard, un ensemble important de travaux de recherche a été colligé afin d’évaluer la résonance des milieux bâtis et naturels sur la santé mentale des populations. L’une des caractéristiques communes à ces milieux, est la présence d’espaces verts. Des études épidémiologiques révèlent que les espaces verts sont associés à une meilleure santé mentale voire une réduction de la dépression. 

En 1991, Ulrich et Al développant la théorie de la réduction du stress, ont pu affirmer « qu’une vue de végétation ou l’usage d’un espace d’apparence naturelle susciteraient des émotions positives bloquant les pensées et les émotions négatives et amélioraient ainsi la réponse au stress ». Soutenant une telle réflexion, plusieurs auteurs comme Brown et Al en 2013, considèrent les espaces verts comme des milieux thérapeutiques en raison de leurs capacités à promouvoir le bien-être et à améliorer l’humeur des individus. En outre, des études statistiques dont certaines randomisées, ont démontré que l’exposition à des espaces verts ou à des photographies d’espaces verts participerait à une réduction de la fatigue et du stress (Hartig et Staats, 2006). 

Enfin, d’après les études transversales réalisées au Danemark par Nielsen et Hansen en 2007, l’accès et la proximité des espaces verts engendrerait des niveaux de stress moindres. En résumé, ces différentes études mettent en exergue les propriétés réparatrices des espaces verts et leurs capacités à procurer une meilleure santé mentale.

Les espaces verts, geste-barrière contre la pollution de l’air

  • Allée d'espace vert
     

Crédit : German Korb/Pexels.com

Le rôle des espaces verts dans la réduction de la pollution de l’air et de l’atténuation de l’exposition est un sujet très complexe en raison des multiples phénomènes à prendre en considération. Globalement, l’ensemble des données empiriques ne suggèrent pas que les espaces verts soient des moyens efficaces pour réduire durablement la pollution de l’air, mais ils peuvent contribuer à atténuer l’exposition des populations à la pollution par différents mécanismes (Markevych et Al, 2017). 

Dans une étude réalisée en 2019, des chercheur.es de France à l’instar de Pascal et Al soulignent que la végétation participerait à éliminer certains polluants de l’air, à absorber des polluants gazeux et à piéger les particules nocives pour la santé. De ce fait, une surface foliaire importante se positionne comme une barrière efficiente contre la pollution atmosphérique. En parallèle, Nathalie Röbbel, spécialiste de l’OMS, soutient ces propos en affirmant que l’augmentation du nombre d’espaces verts et de leur qualité est susceptible d’atténuer les polluants atmosphériques à courte durée, responsables de la mort prématurée de 7 millions de personnes chaque année. 

En substance, les espaces verts se positionnent comme de véritables moyens de lutte contre la pollution atmosphérique et les effets des changements climatiques.

Sources de réflexion

Takano, T., Nakamura, K. et Watanabe, M. (2002). Environnements résidentiels urbains et la longévité des seniors dans les mégapoles : l’importance des espaces verts piétonniers. J Epidemiol Community Health, vol. 56, non 12, p. 913-918.

Ulrich, R.S., Simons, R.F., et collab. (1991). Récupération du stress lors d’une exposition à la nature et les environnements urbains. Journal of Environmental Psychology, vol. 11, non 3, p. 201- 230.

Roué-Le Gall A., Porcherie M., Deloly C., Jabot F., Thomas M-F. (2019) Des espaces verts urbains favorables à la santé : de la théorie à l’action, p32-34.

Institut National de Santé Publique du Québec, les espaces verts urbain et la santé, Rapport 2011


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45 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Schrek 3 février 10:27

    Il parait que lorsqu’on est sorti du jardin d’Eden, on ne peut pas y retourner.


    • Joséphine Joséphine 3 février 10:31

      @Schrek

      Tout ça à cause d’une foutue pomme ! 


    • Clocel Clocel 3 février 10:34

      @Schrek

      On s’en fout ! On préfère se laisser boulotter la friandise à l’extérieur ! smiley


    • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 11:22

      @Schrek
      Merci pour votre commentaire. L’objectif n’est pas d’y retourner mais de créer des conditions similaires à celle du santé d’Eden, chose qui favoriserait le bien-être et la santé. 


    • zygzornifle zygzornifle 4 février 09:31

      @Timothé ATTIA

       Alors il faut des bosquets de Cannabis ....


    • Aristide Aristide 3 février 10:42

      Selon une étude écossaise réalisée au sein de huit villes européennes, le risque d’être atteint d’obésité est inférieur à 40% dans les quartiers disposant d’un ou plusieurs espaces verts. 


      Corrélation n’est pas causalité. Cette histoire d’espaces verts et d’obésité !

      Cela me rappelle l’étude qui prétendait que la vie sous les lignes de HT était néfaste pour la santé, même type de raisonnement, plus de malades si on vit sous un ligne HT.

      Et bien pour éviter le biais de corrélation-causalité, d’autres chercheurs ont simplement comparé l’état général de santé pour cette population avec d’autres mais en prenant en compte la situation sociale, le niveau de revenu, l’éducation des populations à comparer ... Et surprise, il n’y avait aucune différence notable entre des populations de caractéristiques identiques.

      Je suis sur que si vous faites cette étude sur l’obésité ou la santé en comparant les populations autour de Central Park et par exemple du Bronx, vous allez aboutir à la conclusion que l’état de santé est bien meilleur près de Central Park. Pour Paris par exemple, comparer entre la population du XVIIIème et les habitants autour du bois de Vincennes.

      Méfiance donc pour ces études souvent biaisés qui ne prennent pas en compte tous les paramètres qui pourrait être les causes potentielles de ce que l’on étudie.


      • Clocel Clocel 3 février 10:51

        @Aristide

        A Central Park, même les écureuils sont obèses...


      • Joséphine Joséphine 3 février 10:52

        @Clocel

         smiley


      • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 11:20

        @Aristide
        Merci pour votre commentaire. Seulement j’aimerais préciser une chose importante de cette étude. L’objectif n’était pas d’établir une corrélation cause-effet être espace vert et obésité mais de montrer comment la présence d’espace peut se révéler comme un facteur protecteur contre l’obésité dans le sens où les espaces verts favorisent la promotion de l’activité physique et la réduction de la sédentarité. 


      • Aristide Aristide 3 février 11:49

        @Timothé ATTIA

        Le lien de causalité entre activité physique, sportive ou simplement récréative est établi sans aucun problème et là les etudes ne souffrent d’aucun biais.

        Promouvoir la santé sur un territoire, c’est avant tout modifier ou transformer les milieux de vie et non pas se limiter à un changement des comportements de santé (Avoir une alimentation saine, manger équilibrer, faire du sport…).

        Il me semble que laisser penser que la seule proximité d’espaces verts est primordial me semble cacher le vrai sujet qui est l’activité physique raisonnée. Après que cela soit proche de son domicile ou dans un quartier sans espaces verts importe peu, si on insiste bien sur cette nécessité d’une activité physique.

        C’est à mon sens cela qui est faux. Non, même s’il est plus facile de se maintenir en santé si on a un espace proche agréable, des revenus suffisants, une éducation .... le changement de comportement est essentiel et primordial.

        Votre article transforme l’annexe en primordial sur ce sujet de la santé. Allant même à évoquer des causes d’autres natures telles que la pollution ou la santé mentale qui serait facteurs important sur ce sujet de la santé ...

        Il me semble que les conditions sociales que sont le logement, l’environnement proche, le niveau de revenus, les conditions de travail, l’éducation sont surement plus essentiels pour la protection de la santé que la présence d’espèces verts proches.


      • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 11:59

        @Aristide
        Je pense que vous me comprenez de travers. Je ne dis pas que les espaces verts sont les seuls éléments primordiaux de promotion de la santé. Pas non du tout. J’essaie de montrer comment une nouvelle manière de penser l’aménagement du territoire peut éventuellement favoriser notre santé. La simple prise en compte des espaces verts dans les politiques est nécessaire pour promouvoir la santé tout comme l’éducation à la santé ; l’accroissement du niveau de vie ou encore la disponibilité des ressources utiles pour notre bien-être. 

        Je ne fais aucune hiérarchisation dans cette réflexion. Maintenant pensez-vous qu’un territoire pollué sans présence d’espaces verts pourraient favoriser la pratique de l’activité physique ? 


      • Aristide Aristide 3 février 12:16

        @Timothé ATTIA

        Vraiment là, nous sommes dans la politique des villes. Il me semble que l’urgence se pose plus dans l’amélioration de l’habitat urbain, tant en superficie des logements que de leur équipement comme le chauffage , l’aération, ;.., des conditions de vie, le bruit, etc ... , le transport, des équipement sociaux, des centres de santé et des crèches ... Les espaces verts, oui mais l’urgence n’est pas là !!!

        Maintenant pensez-vous qu’un territoire pollué sans présence d’espaces verts pourraient favoriser la pratique de l’activité physique ?

        Bien sur que oui, mais vous laisser penser que la solution est de verdir les villes. Là n’est la problème, les urgences ne sont pas là. Vous pouvez mettre un jardin public, cela ne réglera pas les problèmes dont vous parlez pour la mère de famille qui fait des ménages la nuit, vit avec 4 enfants dans un appart minuscule, n’a pas accès à des produits alimentaires de qualité, dans un quartier où les places en crèches n’existent pas, ... C’est tout ces faits qui sont la cause de la mauvaise santé ...

        Ce que vous proposez est bon pour les écolos bobos qui croient que tout problème a une réponse écologique. Que l’écologie soit une bonne réponse pour la répondre à la disparition des espèces, des espaces naturels à protéger, la protection de la qualité de l’air, ... est une évidence. 

        Transformer l’écologie en panacée est un leurre ...


      • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 12:24

        @Aristide
        Le problème avec vous est que vous prenez la promotion de la santé en regardant un seul aspect (l’environnement social). Pourtant la promotion de la santé vise à une vision intégrée et globale englobant divers facteurs tels que le social, le spatial, l’économie, le génétique, la politique et j’en passe. 

        On ne peut se limiter à une seule vision pour garantir la santé. L’accroissement du niveau de vie est certes nécessaire, mais à lui seul il ne peut pas garantir une bonne santé. Il faut vraiment faire attention.

        Une chose, je ne suis pas une écolo, je suis juste une personne passionnée de promotion de la santé, dont la dimension écolo est importante. 

        Je reviendrai très prochainement dans un autre article sur les facteurs sociaux favorisant la santé. Je pense que vous vous serez mieux à l’aise. Merci 


      • Aristide Aristide 3 février 12:38

        @Timothé ATTIA

        C’est bizarre tout de même, vous écrivez mot pour mot "Promouvoir la santé sur un territoire, c’est avant tout modifier ou transformer les milieux de vie et non pas se limiter à un changement des comportements de santé (Avoir une alimentation saine, manger équilibrer, faire du sport…).

        C’est vous qui parlez de se limiter !!! Au contraire toute mon intervention a pour seul objectif deux choses :
          mettre en évidence le biais consistant à faire un lien de causalité entre espaces verts et santé, loin d’etre évident d’ailleurs, il faudrait comparer des populations de conditions identiques vivant dans des milieux différents. Je ne suis pas sûr que la part soit infinitésimale, mais bon ...
         le second est surtout de désigner les vraies causes qui influent directement sur la santé, conditions de vie, education, conditions de travail, transport, ...

        Visiblement vous ne voulez pas entendre que les conditions sociales et économiques soient essentielles. Entre parenthèse, les conditions sociales regroupent beaucoup plus que ce que vous laisse entendre, la spatial par exemple comme vous dites est un des discriminants social le plus prégnant.



      • pemile pemile 3 février 12:40

        @Aristide « Ce que vous proposez est bon pour les écolos bobos qui croient que tout problème a une réponse écologique »

        Ne pas tout bétonner en ville ? Vraiment ?


      • pemile pemile 3 février 12:43

        @Aristide « mettre en évidence le biais consistant à faire un lien de causalité entre espaces verts et santé, loin d’etre évident d’ailleurs »

        Moi, c’est d’imaginer un lien inverse qui me semble « loin d’etre évident »


      • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 12:45

        @Aristide
        Tout est dans l’affirmation... Ne pas se limiter ne veut pas dire que cela est à exclure. 

        Moi également, mon seul objectif est de vous faire sortir de cette vision « La santé passe uniquement par des conditions sociales économiques satisfaisantes ». On ne peut pas se limiter à une telle perception car elle est contraire aux principes de la promotion de la santé. 


      • Aristide Aristide 3 février 12:49

        @pemile

        Qui dit le contraire ? Bien sur qu’il faut essayer de fournir à tous des conditions de vie en ville les plus agréables. Mais laisser penser que la priorité est sur les espaces verts en place des équipements sociaux défaillants comme des centres de soins, des moyens de transport, des équipements de loisirs, de sports, ... 

        Ce que je désigne là, c’est les écolos qui croient que tout problème trouve une solution écologique. Pa exemple, on voit ici les désastres de certains « naturalistes » qui tapent sur des vaccins. Les mettre en accusation sur ce point précis, n’est pas s’opposer à ce qu’ils disent par ailleurs de la vertu de l’hygiène alimentaire, de l’activité physique, ...


      • Aristide Aristide 3 février 12:54

        @Timothé ATTIA

        mon seul objectif est de vous faire sortir de cette vision « La santé passe uniquement par des conditions sociales économiques satisfaisantes  »

        Ce que vous faites est malhonnête, jamais, jamais je n’ai écrit cela !!!

        J’ai écrit  :

        Visiblement vous ne voulez pas entendre que les conditions sociales et économiques soient essentielles. 


        Essentielles pas unique !!!

        PS : Si vous consultez quelues uns de mes messages, vous verrez que souvent je m’oppose à ces visions simplificatrices ... 


      • pemile pemile 3 février 12:55

        @Timothé ATTIA "mon seul objectif est de vous faire sortir de cette vision « La santé passe uniquement par des conditions sociales économiques satisfaisantes »"

        Oui, un enfant CSP+ ne supporte pas mieux un environnement pollué, la seule différence c’est que sa condition de CSP+ lui permet d’éviter les zones les plus polluées ?


      • pemile pemile 3 février 13:00

        @Aristide "Mais laisser penser que la priorité est sur les espaces verts en place des équipements sociaux défaillants comme des centres de soins, des moyens de transport, des équipements de loisirs, de sports, ... « 

        Vous pensez sérieusement que c’est ce que l’auteur fait dans cet article ??!! smiley

        Le même genre d’exagération que votre précédent  »Transformer l’écologie en panacée est un leurre" !


      • Aristide Aristide 3 février 13:17

        @pemile

        Ce qu’il a écrit 

        Promouvoir la santé sur un territoire, c’est avant tout modifier ou transformer les milieux de vie et non pas se limiter à un changement des comportements de santé (Avoir une alimentation saine, manger équilibrer, faire du sport…).

        Pas un mot sur les conditions sociales et économiques qui sont les discrimants les plus évidents sur la santé !!! J’ai même donné un lien sur l’espérance de vie en fonction de la richesse. J’ai remis simplement à leur place ces préoccupations écologiques par rapport aux conditions essentielles qui influent sur la santé. Pas les seules mais essentielles ... compris ???

        De toute façon , vous ne cessez de surinterpréter mes propos. Vous me cherchez assez bêtement comme vous le faites quand il parle d’un écosystème dans lequel nous sommes actuellement !!!


      • PascalDemoriane 3 février 10:57

        Quelque chose gêne à la lecture de cet exposé un peu scolaire qui enfonce une porte ouverte sur la base d’une inversion typiquement technocratique du sens et des causalités :
        avant de promouvoir des « espaces verts » pour la santé publique faudrait peut-être prioritairement cesser l’urbanisation toxique qui détruit le milieu biologique-écologique sain existant ! Et par voie de conséquence détruit les solidarités communautaires humaines.

        Faire carrière dans la technocratie mondialiste type OMS, la pseudo « communauté internationnale » en fait américano-impérialiste, c’est l’art de déplorer les effets dont on chéri les causes, d’obtenir des crédits pour les étudier, y pallier artificiellement et bureaucratiquement sans remedier ni contrer le moins du monde les pouvoirs destructeurs qui y trouvent profits.

        Vivement que les africains des diverses Afriques s’autonomisent de la tutelle néo-colonnialo-mondialiste pour se réapproprier, non pas leurs « territoires » (horreur administrative !), mais leur terres-mères. Nous aussi d’ailleurs.
        Mais bon je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas... quoique.


        • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 11:16

          @PascalDemoriane
          Merci de votre réponse. Mais il est important que vous prenez en compte un élément très important. A l’heure actuelle des choses, on ne peut pas se plonger dans une vision naturaliste qui vise à séparer l’espace naturel et la présence humaine. Cette vision du monde est totalement caduque et désuète voire même impossible car la présence humaine est nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème. 

          L’objectif de cette réflexion n’est pas de valoriser une certaine pensée technocrate mais de montrer le lien étroit entre espaces verts et santé. Elle prône le principe de l’adaptation ou de réparation dans un monde qui sombre. 

          Après le lien que vous faites avec les africains n’a pas vraiment son sens car toute pensée n’est que la somme d’un ensemble d’idée. 


        • pemile pemile 3 février 11:51

          @Timothé ATTIA « la présence humaine est nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème. »

          Ou l’inverse, c’est le bon fonctionnement de l’écosystème qui est nécessaire à la présence humaine ?


        • sylvain sylvain 3 février 11:54

          @PascalDemoriane
          Il y a une différence fondamentale entre un espace vert a la sim city et un espace sauvage, au niveau de ressenti ça n’a absolument rien a voir, même sans parler de forêt primaire.
          Pour quelqu’un comme moi qui a toujours vécu dans des coins sauvages, la ville diffuse un malaise permanent, qui ne me quitte nullement quand je suis dans un espace vert .Il existe quelques coins en villes qui y échappent un peu, des terrains vagues ou quelques frênes ont trouvés une place, des espaces oubliés quelues temps ou quelque chose arrive a s’installer... mais pas les espaces verts


        • Aristide Aristide 3 février 12:01

          @Timothé ATTIA

          le lien étroit entre espaces verts et santé

          Et bien non, c’est le lien étroit entre niveau de vie et santé.

          D’ailleurs les statistiques non contestables sur l’espérance de vie en bonne santé par catégories sociales le démontre assez facilement.

          Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Ainsi, parmi les 5 % les plus aisés, l’espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5 % les plus pauvres, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet écart est plus faible : 8 ans séparent les plus aisées des plus pauvres.

          Que tout le monde sache qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et sans le sou, n’est pas nouveau. Qu’il soit primordial de vivre dans le vert est au mieux une erreur ... au pire une escroquerie.

        • Timothé ATTIA Timothé ATTIA 3 février 12:02

          @pemile
          Dans les deux cas, cela est pertinent. On ne peut pas les séparer car l’espèce humaine fait partie de l’écosystème. 


        • eau-mission eau-pression 3 février 12:08

          @sylvain

          Y’en a qu’aiment les fleurs de béton, pas Dutronc


        • PascalDemoriane 3 février 12:15

          @Timothé ATTIA
          Merci de ce retour. Vous avez bien raison sur l’illusion naturaliste, mais reste à démontrer que l’artificialisation galopante de la biosphère aménagée par la présence humaine techno-sociale totalitaire n’est pas, elle, une utopie dont les voyants, sanitaires compris, sont déjà tous au rouge et en état d’emballement incontrôlé.
          C’est un vaste thème de réflexion anthropologique, on compte sur vous pour l’alimenter. Et un point de vue africain est toujours précieux, nous sommes sur le même radeau...


        • pemile pemile 3 février 12:15

          @Timothé ATTIA « On ne peut pas les séparer car l’espèce humaine fait partie de l’écosystème. »

          Mais l’un a un antécédent sur l’autre, c’est bien l’espèce humaine qui a besoin d’un écosystème sain et pas l’inverse.


        • pemile pemile 3 février 12:57

          @Aristide "Qu’il soit primordial de vivre dans le vert est au mieux une erreur ... au pire une escroquerie. "

          Mais déclarer qu’il soit idéal de vivre dans un environnement entièrement bétonné serait aussi une erreur et un escroquerie, non ?


        • Aristide Aristide 3 février 13:25

          @pemile

          Mais qui déclare à part vous cela ? Pas moi !!! Vous êtes un manipulateur !!!

          Les conditions sociales et économiques et leurs corolaires sont primordiales pour le niveau de santé. Simple et compréhensible ???!!! Et toutes autres causes sont moins primordiales mais pas inutiles !!!???


        • pemile pemile 3 février 13:41

          @Aristide « Les conditions sociales et économiques et leurs corolaires sont primordiales pour le niveau de santé »

          Un air sain, une nourriture saine et l’absence de stress resteront toujours les critères primordiaux (et cachés derrière votre simplification socio-économique)


        • Aristide Aristide 4 février 08:04

          @pemile

          C’est exactement ce que je dis et qui n’est en rien caché, tout le monde sait que dans les villes les quartiers les moins pollués pour l’air, le bruit, ... sont les plus chers et leurs habitants ont les revenus qu’il faut !!!!

          Ce ne sont pas les espaces verts .... Comique !!!

          Et je maintiens que ce sont les pauvres, qui sont soumis à TOUTES les nuisances qui influent directement sur la santé.


        • pemile pemile 4 février 08:58

          @Aristide "tout le monde sait que dans les villes les quartiers les moins pollués pour l’air, le bruit, ... sont les plus chers et leurs habitants ont les revenus qu’il faut !!!!« 

          En coeur de métropole, la pollution s’arrête à l’entrée des quartiers bourgeois ? La qualité de l’air est un critère d’information donné aux acheteurs ?

           »Ce ne sont pas les espaces verts .... Comique !!!"

          Tu peux le répéter autant que tu veux, il te reste toujours à le démontrer.


        • pemile pemile 4 février 09:05

          @Aristide « et qui n’est en rien caché »

          Si, car non dit explicitement, se limiter à dire que la santé est corrélée au niveau socio-économique est absurde si on n’analyse pas les multiples causes sous-jacentes (air, nourriture, stress, etc.)


        • 6russe2sioux cyrus 4 février 09:41

          @pemile

          Et c’ est un friqué qui fait la leçon aux pauvre des villes ...
          Le genre de bobo qui veut interdire la viande et la voiture au gens pour leur santé .

          T’ en as vraiment rien a foutre des pauvre .


        • Aristide Aristide 4 février 09:41

          @pemile

          Si, car non dit explicitement, se limiter à dire que la santé est corrélée au niveau socio-économique est absurde si on n’analyse pas les multiples causes sous-jacentes (air, nourriture, stress, etc.)

          Déjà c’est pas corrélé, faut que tu apprennes la différence entre corrélation et causalité. Tous les instituts, chercheurs ont publiés de multiples études sur le lien de cause à effet entre le niveau social et le niveau de santé.

          Et ce n’est pas seulement tes causes : air, nourriture, stress, ... ou espace vert mais l’accès aux soins, les conditions de vie, la précarité, les conditions de transport, l’éducation,..et bien sur que la nourriture, l’air, le stress, à sa part.

          Vous êtes un vrai comique, allez lisez cela et vous comprendrez, peut être ...

          la conclusion

          Les facteurs qui entraînent les inégalités sociales de santé forment un ensemble. Un bas niveau de qualification à la sortie de l’école conduit le plus souvent à un emploi dans lequel les contraintes du travail sur la santé sont fortes, qu’il s’agisse des rythmes imposés ou de la charge physique du métier. Ce travail contraignant est souvent mal rémunéré. La faiblesse des revenus joue, à son tour, sur les conditions de logement, les loisirs, les comportements alimentaires… Ces facteurs finissent par se combiner entre eux, ce qui accroît les inégalités.



        • eau-mission eau-pression 4 février 10:00

          Bonjour @Aristide

          Je fais juste un petit tour.
          Il y a un autre signe : les banlieues friquées sont en amont des vents dominants (sauf à Beauvais où ils ont mis Spontex en amont). Et si vous faites un tour du côté de Levallois, vous trouverez encore la trace de la vie des mécanos de la bourgeoise de Neuilly.


        • pemile pemile 4 février 10:01

          @Aristide « et bien sur que la nourriture, l’air, le stress, à sa part. »

          Et défini mieux les causalités primordiales que de se limiter au niveau socio-économique ?

          "Tous les instituts, chercheurs ont publiés de multiples études sur le lien de cause à effet entre le niveau social et le niveau de santé."

          Oui, mais toutes descendent plus bas et cherchent les causes premières non ?


        • Aristide Aristide 4 février 10:18

          @pemile

          Et défini mieux les causalités primordiales que de se limiter au niveau socio-économique ?


          Et l’accès aux soins, l’éducation, le lieu de vie, les conditions de logement, les conditions de travail ne sont pas fonction du niveau socio-économique  ??

          Oui, mais toutes descendent plus bas et cherchent les causes premières non ?

          Vous êtes fatigant, lisez les articles en lien et revenez ici après !!!??? Renseignez vous, ...


        • pemile pemile 4 février 11:10

          @Aristide "Et l’accès aux soins, l’éducation, le lieu de vie, les conditions de logement, les conditions de travail ne sont pas fonction du niveau socio-économique ??"

          Si, il y a multitude de critères à prendre en compte, et puisque l’article parle d’élément primordiaux pour la santé, tu me fais l’effort de les classer pas ordre d’importance et de définir les causalités sous-jacentes ?


        • 6russe2sioux cyrus 4 février 11:13

          @pemile

          t’ est pas le maitre d’ ecole pemile , c’ est pas toi qui ordonne au autre de « Faire leur devoir » et de te macher tout cru le boulot que toi tu ne fait jamais ...

          c’ est a toi d’ apporter les preuve pemile pas aux autre , sinon tu perd tout credit en envoyant les autre a la peche pour distiller ta propagane venimeuse .


        • zygzornifle zygzornifle 4 février 09:30

          Les espaces verts sont bien souvent un lieu de repos pour nos clochards et un lieu de deal pour d’autres et entre les 2 les employés mal payés vont sandwicher le midi .....

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